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11.11.1917:31

Sur le résultat du vote de la Première commission de l'Assemblée générale des Nations unies concernant les projets de résolutions sur la cybersécurité internationale

2315-11-11-2019

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Communiqué de presse

 

Mercredi 6 novembre, la Première commission de l'Assemblée générale des Nations unies a approuvé à une grande majorité le projet russe de résolution sur la cybersécurité internationale "Sur les progrès de l'informatique et des télécommunications dans le contexte de la sécurité internationale". Elle a été soutenue par 124 États. Plus de 30 pays en sont coauteurs.

En présentant ce document, la Russie cherchait à unir les États membres de l'Onu autour du thème de la cybersécurité internationale, à donner au dialogue international sur ces thèmes un ton constructif et non conflictuel. Avec les pays intéressés de toutes les régions du monde, nous avons élaboré un texte de compromis et objectivement équilibré.

Son idée centrale consiste à empêcher la communauté internationale de "se diviser en différentes cyber-tranchées". En fait, il est question de la prévention d'une "cyberguerre froide" et d'un éclatement du monde en blocs. Il est important pour cela d'assurer la continuité du processus de négociations sur la cybersécurité internationale à l'Onu et son intégrité. C'est dans ce sens que vont les formulations de notre résolution qui salue le lancement, à l'initiative russe, du Groupe de travail de l'Onu sur la cybersécurité internationale à composition non limitée et, à court terme, du Groupe d'experts gouvernementaux de l'Onu pour la cybersécurité internationale relancé à l'initiative américaine. Elle contient également un appel à une coopération constructive des deux groupes afin que leurs efforts soient complémentaires.

La communauté internationale a soutenu pratiquement à l'unanimité les propositions russes. Il est primordial que la dynamique de compréhension et de soutien de nos initiatives en matière de cybersécurité internationale grandisse chaque année aussi bien sur le plan quantitatif que du point de vue de la couverture géographique.

Malheureusement, une fois de plus, les États-Unis se sont opposés à l'avis de la majorité des États. En dépit de nos appels à élaborer une version de compromis de la résolution, ils ont opté pour la voie habituelle: voter contre les propositions russes et avancer en opposition leur propre document entièrement focalisé sur le mécanisme de discussion qu'ils soutiennent sur la cybersécurité internationale à l'Onu: le Groupe d'experts gouvernementaux. Contrairement à notre projet, il met sur le même plan le statut du Groupe de travail de l'Onu sur la cybersécurité internationale à composition non limitée, qui est un organe à part entière de l'Assemblée générale des Nations unies, avec celui du Groupe d'experts gouvernementaux auquel participent seulement 25 experts à titre personnel. De plus, il dévalue le rôle du travail déjà réalisé par le Groupe de travail à composition non limitée lors des deux réunions réussies cette année, tandis que le Groupe d'experts gouvernementaux commencera son travail à part entière seulement en décembre.

Nous remercions les États qui ont soutenu les approches russes du rétablissement du consensus sur la cybersécurité internationale à l'Onu. Nous sommes convaincus que l'opportunité pour le trouver n'a pas été manquée, et nous appelons la communauté internationale à entreprendre à l'avenir un maximum d'efforts pour y parvenir.