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23.09.1411:03

POSITION DE LA RUSSIE À LA SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES

23-09-2014

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Traduction non-officielle

 

1. Dans le contexte de l'aggravation des processus dans les relations internationales, qui a été provoquée par les tentatives des certains pays d'imposer leurs approches aux autres participants, la soixante-neuvième session de l'Assemblée générale des Nations Unies a vocation à poursuivre le travail de la formation des réponses collectives aux défis globaux et régionaux sur la base des principes de la sécurité égale et indivisible, d'un dialogue inclusif, avec le respect du droit des peuples de choisir eux-mêmes leur avenir.

2. L'objectif du respect du droit international, en premier lieu de la Charte de l'ONU, devient d'actualité, ainsi que la consolidation du rôle coordinateur central de l'ONU en tant que mécanisme sans alternative pour assurer la stabilité globale. Le strict respect des pouvoirs exceptionnels du Conseil de sécurité de l'ONU dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales est toujours un impératif. Les décisions du Conseil de sécurité ne permettent pas des interprétations arbitraires et sont obligatoires pour tous les membres de la communauté internationale.

3. L'objectif de la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU est d'augmenter son caractère représentatif sans porter atteinte à son action efficace et expéditive. Il est nécessaire de continuer à chercher un modèle de réforme sans fixation d'un délai artificiel. Il doit jouir d'un appui maximal des États Membres de l'ONU (considérablement plus large que les deux tiers de voix des États Membres).

Les prérogatives des membres permanents actuels, y compris le droit de veto, doivent rester intactes.

4. Nous soutenons les initiatives réalistes visant à renforcer l'efficacité des activités de l'Assemblée générale des Nations Unies. Nous mettons au premier plan l'amélioration des méthodes de travail, le rajustement de l'ordre du jour surchargé. Toutes les innovations doivent se baser sur un strict respect de répartition des prérogatives parmi les ses organes principaux.

5. Les mécanismes des sanctions du Conseil de sécurité doivent être orientés vers la facilitation du règlement des conflits par les voies politiques et diplomatiques. Les sanctions doivent être ciblées et doivent minimiser les dépenses pour la population civile. Le recours à des sanctions unilatéralesqui contestent le caractère collectif des efforts politiques et diplomatiques internationaux est illicite et s'est avéré absolument contre-productif.

6. Nous condamnons le blocus économique et commercial imposé à Cuba par les États-Unis et nous nous prononçons pour son annulation le plus rapidement possible.

7. La coopération de l'ONU avec les organisations régionales est un trait inaliénable de l'étape actuelle de relations internationales. Notre priorité est le resserrement de la collaboration de l'ONU avec l'OTSC, l'Union économique eurasiatique, la CEI et l'OCS. Nous accordons une importance particulière au développement de la coopération pratique entre l'ONU et l'OTSC dans le domaine du maintien de la paix.

8. Dans le domaine du maintien de la paix de l'ONU nous estimons qu'il est nécessaire de respecter strictement ses principes de base en adaptant ses activités aux réalités d'aujourd'hui. Les mandats des opérations de maintien de la paix doivent être précis et réalistes. Nous appelons au dialogue transparent entre les États Membres et le Secrétariat des Nations unies visant à élaborer le cadre de la consécration des nouvelles tendances dans les opérations de maintien de la paix (multiplicité des composantes, nouvelles technologies etc.).

La Russie est parmi les dix les plus grands contributeurs de l'Organisation mondiale (plus de 3%) et apporte une contribution pratique aux actions de paix de l'ONU: participation des artisans du maintien de la paix aux missions, préparation du personnel étranger et de la police, les rôles de premier plan dans le marché des services de transport pour les opérations de maintien de la paix.

9. Le règlement de la crise intérieure en Ukraine n'est possible que par la voie politique et diplomatique sous condition de la cessation de toute violence et sur la base d'un vaste dialogue national sur un pied d'égalité qui permettra de tenir en compte au niveau constitutionnel les espoirs de toutes les régions du pays, de tous les groupes linguistiques, ethniques et confessionnels. Nous insistons sur une enquête objective et impartiale des incidents qui ont amené à une sévère violence et aux victimes, nous insistons que les coupables doivent répondre de ses actes. Il est essentiel de renoncer à l'idéologie de néonazisme, à la glorification des criminels de guerre et des complices des fascistes dans le territoire de l'Ukraine. La Russie est prête à contribuer dans la mesure de ses possibilités au règlement de la crise intérieure en Ukraine pour détendre le climat, renforcer la confiance en Ukraine et rétablir une stabilité durable.

10. Il faut absolument trouver une solution pacifique au conflit en Syrie à l'aide d'un dialogue inclusif sur la base du Communiqué adopté en 2012 à Genève et de l'ordre du jour convenu. La conférence internationale à Montreux a mis au point les conditions nécessaires. Le rassemblement des efforts du gouvernement et de l'opposition dans la lutte contre la menace terroriste, qui crée les risques de la déstabilisation régionale, reste un des nos objectifs prioritaires.

Nous saluons l'aboutissement du processus de démantèlement de l'arsenal chimique syrien conformément aux décisions du Conseil exécutif de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et à la résolution 2118 du Conseil de sécurité de l'ONU.

11. Nous avons l'intention de persévérer dans notre travail visant à parvenir au règlement de la situation au Moyen-Orient par des canaux bilatéraux ainsi que sur les plates-formes internationales, tout d'abord dans le cadre du Quartet pour le Moyen-Orient avec l'engagement des acteurs régionaux clés et la Ligue arabe. Il doit être basé sur le cadre juridique international convenu au sein de l'ONU. Nous sommes en faveur de la création d'un État Palestinien souverain, viable et territorialement intégral dans les frontières de 1967 avec des échanges de terre coordonnés et ayant Jérusalem-Est pour capitale, coexistant en paix et en sécurité avec Israël. Nous appelons les Israéliens et les Palestiniens à renoncer à la violence et aux démarches unilatérales anticipant les résultats des négociations. Nous soutenons les efforts visant à assurer l'unité interpalestinienne sur la plate-forme de l'Organisation de libération de la Palestine.

12. Nous soutenons la transition politique au Yemen et les réformes realisées par les dirigeants de ce pays qui sont basées sur les recommendations faites par la Conférence du dialogue national.

13. Nous sommes gravement préoccupés par la brusque détérioration de la situation en Iraq. Nous soutenons les efforts des autorités iraquiennes dans la lutte contre les terroristes et les extrêmistes. Les problèmes de la politique interieure doivent être résolus par la voie pacifique compte tenu des intérêts de tous les groupes ethniques et confessionnels de la population.

14. La crise en Libye peut être surmontée si on arrive a un vaste consensus sur la future structure de l'État. La violence répandue et la désagrégation, de fait de l'État en Libye – c'est le résultat évident de l'intervention illégitime musclée qui a eu lieu dans ce pays en violation des résolutions correspondantes du Conseil de sécurité de l'ONU. Nous sommes préoccupés par le fait que la Libye est en train de devenir une source de la propagation d'armes illicites dans la région et au-delà.

15. Nous appuyons les efforts deployés par le gouvernement de l'Afghanistan pour faire avancer la réconciliation nationale et le dialogue avec l'opposition armée. La création des structures étatiques fonctionnelles sur tout le territoire du pays et l'accroissement des capacités des structures de force afghanes restent les conditions importantes pour la normalisation de la situation. Nous sommes gravement preoccupés par la prolifération des activités terroristes en provenance de la République islamique d'Afghanistan vers l'Asie centrale. La Mission de l'ONU doit rester le coordinateur principal des efforts civiles internationaux. Il faut que la communauté internationale réagisse d'une manière consolidée au problème de la production des drogues en Afghanistan, qui met en péril la paix et la stabilité dans le monde entier. La collaboration régionale des structures de maintien de l'ordre dans ce domaine devient d'actualité.

Il est important que la nouvelle mission de l'OTAN dans la RIA se fonde sur la base du droit international sous forme des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, ce qui permetrait à d'autres pays de coopérer pleinement avec elle.

16. Le règlement à long terme de la situation avec le programme nucléaire iranien ne peut être éffectué que par des moyens politiques et diplomatiques, par étapes et sur la base de réciprocité par la voie d'un accord universel entre le groupe des Six et l'Iran dans le cadre du Plan d'action de Genève de 2013 ainsi que par la voie de règlement des relations entre Téhéran et l'AIEA.

17. En ce qui concerne la péninsule Coréenne, il est nécessaire de relancer immédiatement et sans conditions préalables les Pourparlers à Six afin de régler le problème nucléaire et créer en Asie du Nord-Est des mesures de confiance qui soient vraiment performantes. Nous avons toujours revendiqué la dénucléarisation de la péninsule Coréenne. Le renforcement de la présence militaire étrangère dans la région sous prétexte de la réponse aux actions de Pyongyang est inacceptable.

18. Le règlement à Kosovo doit reposer sur la résolution 1244 du Conseil de sécurité. Le dialogue politique entre Belgrade et Pristina doit avoir pour objectif la sécurité et la protection des droits des minorités, la protection de la patrimoine culturelle et religieuse. Nous nous prononçons pour une investigation objective et impartiale des cas du trafic illicite d'organes humains au Kosovo.

19. La principale résponsabilité et le rôle dirigeant dans la prévention et règlement des conflits en Afrique reposent sur les Africains eux-mêmes. Nous constatons les progrès dans la mise en place d'une architecture africaine de la paix et de la sécurité. Nous nous prononçons pour le développement du partenariat onusien avec l'Union africaine et les organismes sous-régionaux de l'Afrique.

20. Dans les relations entre le Soudan et le Sud-Soudan, il est important de poursuivre les efforts visant à trouver des accords de compromis sur les problèmes irrésolus, y compris la définition du statut des territoires contestés, premièrement de la région d'Abyei.

21. Nous saluons le lancement par le gouvernement soudanais du dialogue national sur le Darfour. Les groupes d'insurgés qui refusent de participer au dialogue doivent être sanctionnés par le Conseil de sécurité de l'ONU.

22. Nous nous prononçons pour le règlement par la voie politique du conflit au Sud-Soudan et la mise en oeuvre des accords du janvier 2014. Nous soutenons les efforts de médiation appliqués par l'IGAD afin de renforcer le régime du cessez-le-feu.

23. La violence interconfessionnelle en République Centrafricaine nous inquiète particulièrement. Nous appuyons les efforts par les acteurs africains visant à assister la RCA dans le règlement de la crise et le rétablissement effectif du pouvoir de l'État. La mission onusienne de paix doit devenir un élément important de la stabilisation dans le pays.

24. Un règlement durable de la crise au Mali qui a été la conséquence de la crise libyenne n'est possible que sur la base du dialogue national inclusif. Le succès des efforts de la communauté internationale visant à la stabilisation dans toute la région Sahara et Sahel sera largement déterminé par le développement de la situation au Mali.

25. En Somalie, il faut non seulement mettre fin aux activités transfrontières des extrémistes d'Al-Chabab mais aussi poursuivre la création des institutions d'État opérationnelles et faire avancer la reconciliation nationale et les principes de fédéralisme.

La clé du succès dans l'éradication de la piraterie somalienne sont les actions visant à mettre bon ordre sur terre, couper court les circuits du financement et engager des poursuites contre les chefs des pirates.

26. En ce qui concerne le désarmement, nous souhaitons que les mécanismes correspondants de l'ONU deviennent plus efficaces et qu'ils ne soient pas démantelés. Nous appelons nos partenaires avec des dispositions radicales à modifier leur position et à participer d'une manière constructive à la recherche des solutions mutuellement acceptables.

Nous sommes favorables au renforcement de tous les éléments du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Pour nous, l'objectif principal de la Conférence d'examen de 2015 du TNP est la confirmation par tous les États-membres de leur attachement au Traité, à la nature indivisible des engagements y prevus et à la mise en oeuvre du plan d'actions rédigé en 2010. Il est nécessaire de réaliser les décisions prises dans le cadre international afin de renforcer le régime de la non-prolifération au Moyen-Orient, a savoir l'adhésion de tous les pays de la région au TNP et le lancement de la création d'une zone exempte d'armes nucléaires et autres armes de destruction massive et de leurs vecteurs (ZEADM) dans la région.

Nous entendons poursuivre les efforts les plus actifs afin de convoquer d'ici la fin de l'année la Conférence sur la création d'une ZEADM au Moyen-Orient.

Nous avons l'intention de contrecarrer l'extension de la course aux armements à l'espace. Il est évidemment nécessaire d'élaborer un accord international juridiquement contraignant sur la prévention du déploiement d'armes dans l'espace qui pourrait incorporer les mesures visant à promouvoir la transparence et à renforcer la confiance dans les activités spatiales. L'initiative proposée par la Russie qui consiste à ne pas être la première à déployer des armes dans l'espace constitue une démarche importante qui a été déjà appuyée par plusieurs pays.

27. Nous allons poursuivre le travail sur la sécurité internationale de l'information. Il est nécessaire d'intensifier les efforts de la communauté internationale visant à couper court l'utilisation des technologies d'information et de communication aux fins criminelles, terroristes, militaires et politiques ou visant à intervenir dans les affaires intérieures des pays étrangers.

28. En ce qui concerne la responsabilité de protéger la population contre le génocide, les crimes militaires, les purges ethniques et les crimes contre l'humanité nous nous guidons par les dispositions du chapitre pertinent du document final du "Sommet-2005". Ce qui est le plus important ici, c'est que la responsabilité de protéger la population ne soit pas utilisée comme prétexte pour le changement des régimes politiques indésirables.

29. La Fédération de Russie soutient les activités de la Cour internationale de Justice, l'organe judiciaire principal de l'Organisation, et est prêt à faciliter la création des conditions pour une performance efficace et impartiale de ses fonctions. Nous encourageons les États à soutenir M. Gevorgyan, le candidat de Russie, directeur du Département des affaires juridiques du Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie, à l'élection des juges de la CIJ.

30. Nous suivons de près les activités de la Cour pénale internationale. La CPI, travaillant dans le cadre des "dossiers pays", doit maintenir un équilibre raisonnable entre l'administration de la justice et la nécessité de maintenir les processus de paix. L'investigation objective des crimes de tous les parties à un conflit armé est obligatoire.

31. Nous avons une intention forte de contribuer à la terminaison dans les délais des activités du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et du Tribunal pénal international pour le Rwanda et les réduire au format d'un "mécanisme résiduel" en conformité avec la Résolution 1966 (2010) du Conseil de sécurité de l'ONU.

32. Nous nous opposons à l'utilisation de la primauté du droit au sein de l'ONU pour la promotion des doctrines douteuses des droits humains (questions sexospécifiques, LGBT, justice juvénile). Nous y voyons des tentatives de créer un prétexte commode pour s'ingérer dans les affaires intérieures des États.

L'ONU devrait se concentrer sur la primauté du droit au niveau international - le respect des obligations découlant des traités internationaux et la résolution pacifique des différends internationaux. Au niveau national, la primauté du droit devrait tenir compte des particularités politiques, juridiques, économiques, religieuses et éthiques des États.

33. Le terrorisme reste toujours une des menaces les plus graves à la paix internationale et à la sécurité. Les actions de la communauté internationale, coordonnées sous les auspices de l'ONU, sont nécessaires. La réalisation intégrale de la Stratégie antiterroriste mondiale de l'ONU est essentielle.

Nous plaidons pour l'augmentation du nombre des participants des conventions antiterroristes de l'ONU et pour l'assistance pratique aux États dans leur mise en œuvre. Nous soutenons la consolidation des efforts visant à la prophylaxie générale et la prévention du terrorisme, la lutte contre son idéologie, la radicalisation de l'opinion publique sur ses bases, ainsi que l'utilisation d'Internet et des médias à des fins terroristes.

34. Il faut continuer à mobiliser les efforts afin de combattre la menace globale posée par des drogues, maintenir l'intégrité du système international de contrôle des drogues basé sur les conventions de l'ONU contre les drogues. Nous n'acceptons pas les tentatives de décriminaliser le trafic de drogue et d'imposer comme "un standard mondial" des méthodes anti-drogue controversées qui sont incompatibles avec les conventions universelles contre le drogues. Une importance prépondérante est accordée au renforcement du régime international de contrôle du trafic des précurseurs.

La Russie continuera à augmenter sa contribution à la lutte contre le trafic de drogue, particulièrement en participant au processus Paris-Moscou, au mécanisme multilatéral efficace Canal et aux autres initiatives anti-drogue dans le cadre de l'OTSC, l'OCS, le COR et l'OSCE.

35. Nous nous prononçons pour l'augmentation de la participation et l'application efficace des conventions principales de l'ONU contre la criminalité. Nous appuyons les efforts visant à établire une collaboration internationale étroite dans le cadre du mécanisme d'examen de l'application de la Convention des Nations Unies contre la corruption, lancer des procédures efficaces de retour des actifs corruptionnels dans les pays d'origine et intensifier l'assistance technique aux pays concernés. A cet égard, nous accordons une attention particulière à la préparation de la sixième session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption qui se tiendra en Russie en 2015. Nous nous prononçons pour le renforcement de la coopération internationale contre la traite des êtres humains, le trafic illicite des métaux précieux et d'espèces de la faune et de la flore sauvages.

36. La Russie soutient la discussion dans l'ONU des problèmes de l'interaction interreligieuse et interculturelle dans l'intérêt de la paix, y compris dans le cadre de l'Alliance des civilisations (UNAoC). Nous allons prendre une part active aux événements autour de la Décennie internationale du rapprochement des cultures (2013-2023).

37. Nous accordons une grande attention à la coopération des États dans le domaine de la protection des droits de l'homme. Nous estimons que сe sont les États qui ont la responsabilité principale de ce domaine tandis que les institutions et les mécanismes internationaux jouent un rôle secondaire. Nous croyons que l'architecture de l'ONU de la protection des droits de l'homme doit fonctionner sans politisation. L'adoption des résolutions conflictuelles sur les situations en matière de droits de l'homme dans certains pays est déplacée quand le mécanisme de l'Examen périodique universel du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies fonctionne tellement bien. La Russie condamne fermement l'emploi des questions des droits de l'homme comme prétexte pour ingérence dans les affaires intérieures d'un État.

38. Nous avons toujours revendiqué à l'ONU le principe de l'inadmissibilité de la falsification de l'histoire et de la révision des résultats de la Seconde Guerre mondiale, surtout à la lumière du 70me anniversaire de la Victoire. La Russie va de nouveau déposer à l'Assemblée générale le projet de la résolution sur l'inadmissibilité de l'héroïsation du nazisme qui est traditionnellement appayé par la majorité des États. Nous espérons que les délégations qui se sont abstenues ou qui ont voté contre cette initiative dans le passé trouverons le courage nécessaire pour s'élever contre l'héroïsation des criminels de guerre condamnés à Nuremberg et des collaborationnistes et dénonceront d'une façon univoque les nouvelles formes de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance.

39. Nous condamnons fermement toutes les formes et les manifestations de discrimination quelques soient les raisons. L'interdiction de la discrimination fixée dans les actes internationaux sur les droits de l'homme est universelle et s'applique à toutes les personnes sans exception.

Le droit international ne contient pas de normes particulières régissant la protection des personnes en fonction de leur orientation sexuelle, ou soi-disant l'identité de genre. Nous ne pouvons pas accepter les tentatives d'identifier cette catégorie de personnes comme un groupe particulier. Il est inacceptable que sous le prétexte de protéger les représentants des soi-disant minorités sexuelles, au fond, on fait de la propagande agressive et impose une certaine modèle de comportement et un système de valeurs qui peuvent heurter les sentiments d'une grande partie de la société.

40. En général nous soutenons les activités du Bureau du Haut Commissaire aux droits de l'homme. Nous apportons une contribution volontaire annuelle de 2 millions de dollars à son budget. Il est nécessaire de renforcer la transparence de ses activités et la responsabilité devant des organes intergouvernementaux spécialisés.

41. Quant au développement social nous sommes en faveur de l'éradication de la pauvreté, de la promotion de l'intégration sociale, du plein emploi et du travail décent pour tous, de la réalisation des droits sociaux avec un accent particulier sur les problèmes des groupes sociaux vulnérables dans l'intérêt de la mise en œuvre efficace des décisions du Sommet mondial pour le développement social (Copenhague, 1995) et de la 24me session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies. Nous considerons la Commission pour le développement social comme l'organe principal de coordination du système des Nations Unies dans ce domaine.

42. La Commission de la condition de la femme des Nations Unies joue un rôle majeur pour garantir l'égalité des sexes, avec la Déclaration et le Programme d'action de Beijing, ainsi que les décisions de la 23me session extraordinaire de l'Assemblée générale comme les principaux point de répère.

Nous apprécions les activités d'ONU Femmes, dont la présence dans les pays doit se faire en concertation avec les États.

43. Nous nous prononçons pour le renforcement de la coopération internationale dans le domaine de la protection des droits de l'enfant, la promotion des idéaux de la Convention relative aux droits de l’enfant. Le document final de la vingt-septième session extraordinaire intitulé "Un monde digne des enfants" est un guide pratique pour l’action dans ce domaine. Nous attachons une importance particulière à la célébration du 25me anniversaire de l'adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant au mois de novembre 2014.

44. La Russie considère la coopération dans le domaine du sport et la promotion des idéaux sportifs dans le monde comme un moyen efficace de l'éducation dans l'esprit du respect et de la compréhension mutuelle entre les peuples. Les Jeux olympiques d'hiver à Sotchi en 2014 ont donné un grand élan au développement ultérieur du mouvement olympique. Nous nous engageons à organiser le Championnat du monde de football de 2018 à haut niveau.

45. Nous accordons une importance particulière au développement de la coopération multilatérale dans le domaine économique, écologique et humanitaire, à la réalisation des résultats des majeurs forums socio-économiques de l'ONU et à la garantie de la continuité de nouveaux objectifs mondiaux de développement par rapport aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Nous sommes prêts à l'interaction constructive dans le cadre de la préparation du Sommet de l'ONU en septembre 2015 au cours duquel sera approuvé un nouveau Agenda global dans le domaine du développement (AGD) après l’année 2015. Selon les résultats du Sommet on devrait adopter un programme d'action conforme aux défis et menaces modernes et basé sur le concept de développement durable. La priorité principale de l'AGD est l’élimination de la pauvreté

46. Nous saluons l'initiative de Secrétaire général de l'ONU concernant l'organisation le 23 septembre 2014 du "forum climatique", qui doit donner une impulsion aux efforts multilatéraux visant à faire face aux changements climatiques et à l'adoption en 2015 à la conférence de Paris d'un nouveau accord climatique international. Nous sommes convaincus que le but final de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) concernant la stabilisation de la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère n'est réalisable qu'avec la participation de tous les États sans exception sur la base de leurs potentiels réels et en fonction de leur impact sur les changements climatiques.

47. Nous nous prononçons pour le renforcement des mécanismes de l'ONU dans le domaine de financement du développement dans le cadre du suivi des conférences de Monterrey et de Doha. Nous sommes intéressé dans le succès du prochain round de cette conférence afin de promouvoir la collaboration multilatérale dans ce domaine et le jumelage des processus dans le cadre des Nations Unies et autres.

48. Les questions de développement socio-économique des États africains doivent rester parmi les priorités de l'Assemblée générale. Nous sommes intéressés dans le succès du mécanisme de suivi pour évaluer les progrès accomplis par toutes les parties prenantes en vue d'exécution de leurs obligations dans le domaine du développement de l'Afrique. Nous sommes pleinement attachés à la mise en œvres des obligations internationales dans le domaine de l'assistance à l'Afrique.

49. Nous attachons de l'importance aux activités opérationnelles étant donné le statut de notre pays en tant que donateur du système de développement. Nous sommes favorables au renforcement du rôle de l'ONU dans la promotion du développement international et de l’efficacité de ses agences opérationnelles.

50. Nous envisageons le problème de la santé publique, y compris la lutte contre les maladies non transmissibles et le VIH/SIDA, comme une des priorités. Nous sommes prêts à coopérer étroitement avec toutes les parties prenantes, y compris les ONG spécialisées, pour mettre en œuvre les décisions de la Réunion de haut niveau de l'Assemblée générale sur la prévention et le contrôle des maladies non transmissibles.

Nous sommers disposés au dialogue constructif dans le cadre de la session extraordinaire de l'Assemblée générale du septembre 2014 visant à analyser les progrès accomplis dans la réalisation du Programme d'action de la Conférence internationale sur la population et le développement.

51. Nous soutenons le renforce de la coopération humanitaire internationale y compris dans le contexte de la préparation à l'organisation à l'initiative du Secrétaire général de l'ONU du Sommet mondial humanitaire à Istanbul en 2016. La résolution 46/182 de l'Assemblée générale doit toujours servir de base aux activités de l'ONU dans le domaine humanitaire. Il faut payer une attention particulière au renforcement du rôle de l'ONU dans la coordination de l'aide humanitaire pour certains pays, y compris ceux qui sont en situation de conflit armé.

52. Nous attachons une importance prioritaire aux questions de la réduction des risques de catastrophes (RRC). Nous invitons tous les États membres et autres parties intéressées à faire preuve d'une attitude constructive au cours de la préparation de la troisième Conférence internationale sur la réduction des risques de catastrophes qui doit avoir lieu au mois de mars 2015. Nous sommes favourables au renforcement du rôle de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Programme alimentaire mondial (PAM) dans le domaine de la sécurité alimentaire.

53. En collaboration avec nos partenaires de l'Union douanière et de l'Espace économique unique nous continuerons de promouvoir de manière active à l'échelle internationale l'Union économique eurasienne (UEEA) émergeant. Nous favoriserons de manière consécutive l'établissement et l'élargissement des liens entre l'ONU et l'EURASEC.

54. Les demandes de ressources supplémentaires au titre du budget ordinaire de l'ONU de 2014-2015 doivent être considérées compte tenu de la nécessite de maîtrise des coûts. Les propositions du Secrétaire général sur le financement des missions gardant les mêmes mandats nécessitent une étude méticuleuse. Il convient d'insister sur l'optimisation de l'utilisation des moyens et de l'équipement de l'ONU.

Les réformes dans le domaine de la politique du personnel, des achats, de la logistique des missions de maintien de la paix des Nations Unies doivent être mises en œuvre conformément aux décisions des États membres et à leurs prérogatives de contrôle.

55. Nous considérons le multilinguisme comme un des principes fondamentaux de travail de l'ONU. Il est nécessaire d'assurer une financement équitable de toutes les six langues officielles de l'ONU. En ce qui concerne le travail de l'ONU dans le domaine de l'information, nous sommes favorables à un équilibre raisonnable entre les technologies de communication traditionnelles et innovatrices en vue de couvrir l'audience la plus large possible.