Commentaires et déclarations du porte-parole ministère des Affaires Etrangères

16 décembre 201921:37

Commentaire du Département de l'information et de la presse du Ministère russe des Affaires étrangères concernant le récent rapport de la Mission d'observation de l'ONU concernant les droits de l'homme en Ukraine

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Nous avons pris connaissance du 28e rapport de la Mission d'observation de l'ONU concernant les droits de l'homme en Ukraine pour la période du 16 août 2019 au 15 novembre 2019, qui a été diffusé à Genève.

Malgré une baisse du nombre de victimes par rapport à la période précédente, la situation reste tendue. Des enfants continuent de mourir et d'être blessés, notamment à cause des mines. Depuis avril 2014, le conflit armé intérieur a emporté la vie de 147 enfants.

En cinq ans, des dizaines de milliers de familles ont perdu leur foyer. Peu d'entre elles ont obtenu des indemnisations ou un foyer provisoire. Les militaires ukrainiens continuent d'occuper sans vergogne (et, dans bien des cas, de détruire) les maisons des civils, d'utiliser des services communaux à leurs frais. Ceux qui vivent le long de la ligne de contact sur les territoires contrôlés par Kiev éprouvent de sérieuses difficultés vis-à-vis de leurs droits socioéconomiques à cause des restrictions de circulation.

Il est surprenant que les experts continuent de saluer et de croire les promesses des députés de Kiev concernant le versement inconditionnel des retraites à tous les citoyens ukrainiens. En réalité, un tel mécanisme social n'a toujours pas été mis en place et des centaines de milliers de retraités ne peuvent pas recevoir les prestations auxquelles ils ont droit.

Nous partageons les préoccupations de la Mission de surveillance concernant les grossières violations, systématiques et continues, des autorités ukrainiennes. En particulier, le rapport mentionne des cas d'exécutions sommaires, d'interpellations arbitraires, de détention isolée, de torture et de traitement violent de la population civile sur les territoires contrôlés par Kiev. Les droits à un procès honnête ne sont pas respectés dans les affaires ayant un rapport avec le conflit armé. La liberté de réunion et d'expression reste bafouée, les journalistes et les militants des droits de l'homme subissent des attaques.

Nous partageons également la préoccupation de la Mission de surveillance concernant le sort des procès sur les assassinats commis à Odessa en mai 2014. La présence aux audiences de représentants de groupuscules d'extrême-droite réduit l'indépendance judiciaire par la pression psychologique que ces derniers exercent sur les juges. Nous ne sommes pas surpris par l'absence de progrès dans la détermination des coupables du meurtre des manifestants et des agents des forces de l'ordre sur le Maïdan.

Tous ces faits témoignent de l'incapacité de Kiev à faire preuve de volonté politique et à mener des enquêtes rigoureuses et impartiales sur les violations des droits de l'homme commises par les collaborateurs des forces armées et du Service de sécurité de l'Ukraine.

Nous constatons avec regret l'indisposition et la réticence flagrante des autorités ukrainiennes à garantir les droits des minorités linguistiques. Nous espérons que Kiev entendra enfin les recommandations contenues dans la Conclusion de la Commission de Venise du Conseil de l'Europe concernant la loi sur le fonctionnement de l'ukrainien en  tant que langue nationale, et reverra ses approches envers les minorités nationales qui vivent sur le territoire ukrainien.

L'avis de la Mission d'observation sur les résultats de la libération réciproque de personnes détenues qui a eu lieu le 7 septembre 2019 interpelle. Nous rejetons les accusations gratuites selon lesquelles un prétendu traitement violent aurait été infligé aux citoyens ukrainiens par le Service de sécurité fédéral de la Fédération de Russie. Nous appelons les experts à s'appuyer sur les sources officielles d'information dans la préparation des rapports.

Force est de constater une nouvelle fois que le mandat de la Mission de surveillance des droits de l'homme en Ukraine n'implique pas l'étude de la situation dans les pays tiers. La République de Crimée et la ville fédérale de Sébastopol sont le territoire de la Fédération de Russie, et cette nouvelle tentative d'inclure un avis sur la situation des droits de l'homme dans cette région russe dans un rapport sur l'Ukraine est illégitime.

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