12 septembre 201312:36

La réponse du Ministre des Affaires étrangères de la Russie Sergueï Lavrov à la question des médias sur les négociations russo-américaines à Genève sur le problème d'armes chimiques syriennes, Astana, le 12 septembre 2013

1728-12-09-2013

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Question: Aujourd'hui, vous prendrez l'avion pour Genève afin de participer à une réunion avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry. Le représentant spécial de l'ONU et de la Ligue arabe sur la Syrie Lakhdar Brahimi y sera également présent. Pouvez-vous préciser dans quel format aura lieu la prochaine réunion et si cette rencontre sera tripartite? Prévoyez-vous une conversation séparée d'experts russes et américains sur les armes chimiques syriennes?

Lavrov: Tout d'abord nous avons convenu de discuter à Genève l'initiative - qui a, d'ailleurs, recueilli un large soutien dans le monde entier - sur la nécessité de se mettre d'accord sur le placement des arsenaux d'armes chimiques syriennes sous le contrôle international, en entendant par cela le réfus d'utiliser la force militaire contre la Syrie. La Russie et les Etats-Unis ont envoyé à Genève des groupes d'experts ayant des connaissances et de l'expérience nécessaires pour trouver des moyens pour résoudre ces problèmes. Il s'agit d'aspects plutôt techniques.

Nous devons, bien evidemment, assurer l'adhésion de la Syrie à la Convention sur l'interdiction d'armes chimiques, ce qui présume le dévoilement des zones de stockage d'armes chimiques et la divulgation de son programme chimique par le gouvernement syrien. Sur cette base, les experts détermineront quelles mesures seront nécessaires pour sécuriser les zones de stockage et arsenaux. Ceci, je le répète encore une fois, est le côté technique des choses, et une telle expertise est nécessaire pour élaborer des plans appropriés.

Bien sûr, nous n'allons pas usurper le travail préparatoire dans le format russo-américain. Cela devrait impliquer des experts internationaux, des spécialistes de l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), avec qui nous et nos collègues américains ont déjà entamé une discussion concrète. Donc, cela fait partie de notre ordre du jour.

Nous avons également convenu avec John Kerry de saisir cette rencontre à Genève pour parler de la préparation de la conférence «Genève -2». Comme nous avons une chance d'éviter un scénario militaire avec une intervention extérieure, nous avons donc une chance que notre travail de plusieurs mois sur la convocation de «Genève 2» peut entrer dans la phase pratique, étant entendu que nos partenaires occidentaux et nos partenaires dans la région assureront une attitude constructive de la part de l'opposition syrienne envers l'initiative russo-américaine de convoquer une conférence internationale. Dans ce contexte, étant donné que Brahimi et son équipe sont basés à Genève, nous ne pouvons pas exclure la possibilité d'une réunion trilatérale, pour parler des perspectives de «Genève 2» en plus du problème d'armes chimiques, qui est maintenant une priorité absolue et urgente.

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