12 septembre 201323:10

Déclaration du Ministre des Affaires étrangères de la Russie Sergueï Lavrov avant le début des négociations avec la secrétaire d'Etat américain John Kerry sur la Syrie, Genève, le 12 septembre 2013

1733-12-09-2013

  • en-GB1 es-ES1 ru-RU1 fr-FR1

Mesdames et Messieurs !

Merci pour votre l'attention à notre réunion d'aujourd'hui. J'espère que ce grand intérêt n'aura pas d'impact négatif sur notre travail avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry et les délégations qui nous accompagnent.

Certes, nous voulons que vous ayez une vision objective de ce que nous allons faire. Je suis sûr que vous comprenez également qu'avant de partager quelque chose avec vous, nous devons faire un travail très sérieux consacré à un accord de principe pour régler une fois pour toutes la question d'armes chimiques en Syrie, à travers l'adhésion de la Syrie à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

Aujourd'hui, ces documents ont été officiellement deposés par Damas. Avec la participation des experts, ayant toutes les connaissances et l'expérience nécessaires, nous devrons voir comment agir, de sorte que le processus soit mis en œuvre sans retard et en pleine conformité avec les règles strictes de l'OIAC.

Nous supposons que la solution de ce problème élimine le besoin d'une frappe militaire contre la Syrie. Je suis convaincu que nos partenaires américains, comme l'a dit le président américain Barack Obama, préfèrent la voie pacifique de réglement du problème des armes chimiques en Syrie.

La deuxième chose que je voudrais dire aujourd'hui. Nous avons plusieurs fois parlé au téléphone avec John Kerry pour préparer cette réunion. Nous croyons que l'évolution de la situation nous donne une chance supplémentaire d'essayer de créer des conditions pour convoquer la rencontre «Genève -2», afin de faire sortir la situation actuelle de la confrontation militaire, d'arrêter l'expansion de la menace terroriste en Syrie et dans la région, de convoquer une conférence lors de laquelle les parties syriennes doivent, d'après le communiqué de Genève du 30 juin 2012, s'entendre sur la création d'un organe de transition, qui prendrait en charge toutes les fonctions exécutives, à la base d'un accord général. C'est notre objectif commun. J'espère que notre travail d'aujourd'hui et nos autres efforts, que nous continuerons, aideront à nous avancer vers sa réalisation.

(Ajoute après la déclaration des John Kerry): Aujourd'hui je n'ai pas préparé de déclaration politique développée sur la question syrienne, parce que nos approches sont clairement énoncées dans la récénte déclaration du Président de la Russie Vladimir Poutine, ainsi que dans son article publié dans le "New York Times". Je suis sûr que vous l'avez tous lu. Je ne vais pas dévoiler ici nos positions de négociation. La diplomatie aime le silence. Nous sommes déterminés à trouver un compromis, et je suis heureux que dans sa présentation détaillée de la position américaine John Kerry a également confirmé l'intention de chercher un consentement mutuel. Si nous suivons cette règle, alors, je l'espère, nous allons réussir.

Documents supplémentaires

Vidéo

Photos

x
x
Outils supplémentaires de recherche