13 septembre 201316:27

Déclaration à la presse par le Ministre des Affaires étrangères de la Russie Sergueï Lavrov à l’issue de la réunion tripartite avec la secrétaire d'Etat américain John Kerry et le représentant spécial de l’ONU et de la Ligue arabe sur la Syrie Lakhdar Brahimi, Genève, le 13 septembre 2013

1735-13-09-2013

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Mesdames et Messieurs,

Nous avons eu de très bonnes réunions avec le représentant spécial de l'ONU et de la Ligue arabe sur la Syrie Lakhdar Brahimi. Comme vous le savez, nous sommes ici pour discuter la question des armes chimiques en Syrie. Maintenant, après l'annonce du gouvernement de Bachar al-Assad de son adhésion à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, nous devons, ensemble avec des experts et en collaboration avec l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques et l'ONU, élaborer des moyens pratiques de traiter ces problèmes de façon professionnelle et rapide.

Nous remercions beaucoup M. Brahimi pour l'invitation à discuter l'objectif à long terme pour la Syrie - à savoir, la convocation de la conférence internationale «Genève-2». Depuis le début du conflit syrien la Fédération de Russie, le Président de la Russie se prononçait pour sa résolution pacifique. Nous avons fermement soutenu l'initiative de la Ligue arabe d'envoyer ses observateurs en Syrie, ainsi que les offres de Kofi Annan et le travail des observateurs de l'ONU. Nous avons été parmi les initiateurs de la conférence «Genève-1».

L'année dernière, dans ce même endroit, nous avons adopté le Communiqué de Genève, ensemble avec pratiquement tous les principaux «acteurs», y compris les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, les pays de la région, la Ligue arabe, la Turquie, l'UE, l'ONU. A notre grand regret, le document a effectivement été enterré dans l'oubli, et pendant longtemps nous n'avons pas eu la possibilité d'approuver ce communiqué très important au Conseil de sécurité des Nations unies dans la forme dans laquelle il a été convenu.

Je suis reconnaissant à John Kerry pour le fait que, après sa nomination en tant que secrétaire d'État des États-Unis, malgré de son fort engagement dans le règlement du conflit israélo-arabe, il a compris l'importance du travail ultérieur et des mesures à prendre dans la question syrienne. Nous sommes reconnaissants pour le fait qu'il est arrivé le 7 mai dernier à Moscou, où nous sommes arrivés à l'initiative russo-américaine de convoquer une nouvelle conférence internationale «Genève-2» pour l'application complète du communiqué de Genève, ce qui signifie que les parties du conflit en Syrie doivent atteindre un accord commun pour créer un organe de transition, qui aura les pleins pouvoirs exécutifs. Le communiqué a également indiqué que le processus devrait être représentatif de tous les groupes de la société syrienne.

Aujourd'hui, nous avons discuté avec M. Brahimi et son équipe tous ces aspects et d'autres travaux préparatoires. Nous lui sommes très reconnaissants pour l'analyse de la situation et des propositions, qu'il partageait et que nous allons prendre en considération à l'avancement des travaux sur les armes chimiques syriennes.

Nous avons convenu de tenir une nouvelle réunion à New York, «en marge» de l'Assemblée générale des Nations Unies afin de réévaluer la situation et de regarder les attitudes et les actions des parties syriennes. Nous espérons qu'à l'issue de la réunion de New York, nous serons en mesure de donner des commentaires publics plus spécifiques.

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