16 octobre 201421:58

Discours du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors de la deuxième séance plénière intitulée « Partenariat Asie-Europe face aux problèmes globaux dans un monde interdépendant » dans le cadre du 10e Sommet de l'ASEM, le 16 octobre 2014

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Merci, monsieur le Président,

Nous nous félicitons de l'adhésion au Forum du Kazakhstan et de la Croatie.

Le niveau d'interdépendance entre l'Europe et l'Asie, ainsi que toutes les autres régions, est aujourd'hui tel que l'avenir de l'humanité dépend de notre capacité à établir des partenariats fructueux et équitables. Dans le contexte de profonds changements structurels dans le monde, on constate une hausse dangereuse du manque de confiance dans les relations internationales, une érosion de la culture de recherche du compromis et de solutions mutuellement acceptables, qui sont la seule base possible pour un travail collectif efficace. Aujourd'hui encore il y a ceux qui tentent de comprendre sous le mot « l'accord », l'adoption unanime de leur propre point de vue, le droit de négliger les intérêts légitimes des partenaires et de dicter les règles du jeu dans l'économie, la politique, les finances et le commerce. Tout cela conduit au renforcement du chaos dans les relations internationales, à l'expansion des zones de crise, y compris les vastes territoires au Proche-Orient et en Afrique du Nord, sans oublier l'Ukraine.

La Russie, seul membre de l'ASEM à se situer à la fois en Europe et en Asie, prône objectivement le début d'un travail sérieux pour le renforcement des mécanismes de gestion globale. Il devra s'appuyer sur le droit international, les principes de sécurité équitable et indivisible et la prise en compte mutuelle des intérêts. C'est le seul moyen d'éviter l'exacerbation de la confrontation aussi bien en Europe qu'en Asie-Pacifique. Nous avons toujours préconisé l'harmonisation des processus d'intégration en Europe, en Eurasie, en Asie et dans le Pacifique. Nous sommes prêts à utiliser à cet effet la situation géographique de notre pays, ses ressources et son potentiel humain. La Russie va augmenter sa contribution au développement de la coopération pratique entre les pays de l'ASEM sur la base d'un équilibre des intérêts, y compris au niveau de l'avancement du programme mondial pour le développement après 2015, l'amélioration de l'efficacité et de la coordination des efforts dans des situations d'urgence, la recherche des solutions durables pour faire face au changement climatique, pour renforcer la sécurité énergétique et développer le dialogue mutuellement respectueux sur les questions des droits de l'homme.

Une tâche importante dans le monde turbulent d'aujourd'hui consiste à renforcer les fondements moraux de relations internationales en s'appuyant sur les valeurs traditionnelles qui constituent la base spirituelle de la solidarité humaine. La conférence de haut niveau de l'ASEM sur le dialogue interculturel et interreligieux, qui a eu lieu en juillet dernier à Saint-Pétersbourg, a été consacrée à ce sujet. Je tiens à remercier tous les participants de cet événement important pour leur contribution active à son succès.

Nous sommes prêts à poursuivre le travail avec tous les partenaires de l'ASEM afin de renforcer le rôle de notre organisation dans la création d'un système international plus sûr, plus démocratique et plus efficace.

Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)

Conseil de l'Europe (CE)

OTAN

Union européenne (UE)

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