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9 septembre 202120:43

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 9 septembre 2021

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Sur le report de la visite en Russie de Vincent Biruta, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Rwanda

 

L'entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Vincent Biruta, prévu le 10 septembre dans le cadre de la visite de travail de ce dernier à Moscou, a été reporté sur entente mutuelle.

 

Sur l'entretien à venir entre Sergueï Lavrov et Mohammed al-Thani, vice-Président du Conseil des ministres et Ministre des Affaires étrangères du Qatar

 

Samedi 11 septembre se déroulera un entretien entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et Mohammed al-Thani, vice-Président du Conseil des ministres et Ministre des Affaires étrangères du Qatar, qui effectuera une brève visite de travail à Moscou.

Les deux chefs de diplomatie évoqueront l'ordre du jour du développement global des relations russo-qataries. Ils échangeront en profondeur leurs avis sur l'évolution de la situation en Afghanistan et autour. Les deux interlocuteurs aborderont les problèmes régionaux et internationaux d'intérêt mutuel en mettant l'accent sur le règlement politique et diplomatique des conflits et des situations de crise qui perdurent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

 

Sur l'entretien à venir entre Sergueï Lavrov et Luca Beccari, Secrétaire d'État pour les Affaires étrangères, la Coopération économique internationale et les Télécommunications de Saint-Marin

 

Lundi 13 septembre se déroulera un entretien entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et Luca Beccari, Secrétaire d'État pour les Affaires étrangères, la Coopération économique internationale et les Télécommunications de Saint-Marin, qui effectuera une visite officielle à Moscou du 12 au 15 septembre.

Au programme de cet entretien figure notamment un échange d’avis sur l'état actuel et les perspectives de la coopération russo-saint-marinaise au format bilatéral et multilatéral, ainsi qu’une discussion détaillée sur l’ordre du jour international.

 

Sur la participation de Sergueï Lavrov à la réunion conjointe du Conseil des ministres des Affaires étrangères, du Conseil des ministres de la Défense et du Comité des secrétaires des conseils de sécurité de l'OTSC, et à la session du Conseil de sécurité collective de l'OTSC

 

Mercredi 15 septembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la réunion conjointe du Conseil des ministres des Affaires étrangères, du Conseil des ministres de la Défense et du Comité des secrétaires des conseils de sécurité de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC). Cet événement se tiendra à Douchanbé en prévision de la session du Conseil de sécurité collective de l'OTSC (16 septembre).

Les participants feront le bilan de l'activité de l'Organisation en période d'intersession sous la présidence du Ministre tadjik des Affaires étrangères Sirodjidin Aslov. Il est prévu d'échanger les avis sur la situation militaro-politique dans les espaces de sécurité collective de l'OTSC en mettant l'accent sur la situation en Afghanistan. Dans le format de réunion conjointe, il est prévu d'approuver les documents qui seront soumis au Conseil de sécurité collective de l'OTSC, notamment la Déclaration du Conseil de sécurité collective de l'OTSC.

Les participants à la réunion étudieront un grand nombre de décisions relatives à la coopération en politique étrangère, militaire et antiterroriste dans le cadre de l'OTSC.

Nous vous informerons en temps voulu des activités qui s’ajouteront au calendrier du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

 

Sur le gazoduc Nord Stream 2

 

Le soudage du dernier tuyau de la seconde ligne du gazoduc Nord Stream 2 a été terminé récemment. Il ne reste plus qu'à connecter les sections du gazoduc, dont l'une part du littoral allemand et l'autre des eaux territoriales du Danemark, ainsi qu'à effectuer les travaux de lancement. Les représentants de la compagnie Gazprom ont confirmé que les premières livraisons de gaz via le gazoduc NS-2 sur le marché européen pourraient avoir lieu d'ici la fin de l'année.

En d'autres termes, la construction de l'un des plus grands sites d'infrastructure énergétique du monde touche à sa fin. Tout le monde, y compris les opposants au NS-2 qui tentaient désespérément d’en empêcher la construction, comprend qu'il est impossible de l'arrêter. Il est temps de cesser de causer des obstacles à ce projet important. L'heure est venue de s'entendre sur des paramètres raisonnables et mutuellement avantageux d'exploitation du gazoduc.

Les délais du début des livraisons commerciales dépendent de la position du régulateur allemand. Nous espérons que des millions de consommateurs européens pourront rapidement recevoir du gaz russe via l'itinéraire le plus court, le plus économique et écologique. L'empreinte carbone du transport de gaz via le NS-2 est plus de cinq fois inférieure par rapport aux itinéraires alternatifs. Toutes les informations à ce sujet ont déjà été présentées. Sur le plan stratégique, le NS-2 renforcera la sécurité énergétique de l'Europe des décennies à l'avance. Le gazoduc a été construit en utilisant des technologies de pointe et correspond à toutes les normes internationales.

Nous avons expliqué pendant plusieurs années, en répondant aux questions, en réagissant à la critique et en désavouant les fakes, que le NS-2 était un projet purement économique, que la Russie n'avait aucune intention de l'utiliser à d'autres fins. Nous espérons sincèrement que le Nord Stream 2 cessera de faire l'objet de différentes spéculations politiques, de désinformation, de campagnes médiatiques, de servir de prétexte à des restrictions illégales, et qu'il sera rayé de l'agenda conflictuel.

Compte tenu de la participation au financement du projet des plus grands groupes énergétiques européens et de l'implication dans la construction de centaines de sous-traitants européens, le NS-2, comme son prédécesseur le NS-1, est en réalité un exemple positif du partenariat mutuellement avantageux entre la Russie et l'Europe, que nous voudrions bâtir sur la base des principes de respect des intérêts et de profit mutuel.

Nous voudrions que les Européens, les habitants de différents pays, des villes européennes, nous entendent vraiment. Parce qu'ils ont été tant de fois victimes de leurs médias déformant les informations, malheureusement, faisant le jeu des campagnes médiatiques organisées par des structures lobbyistes, nous espérons à l'étape actuelle que les habitants de l'Europe, les citoyens des États européens entendront, comprendront et prendront vraiment conscience du fait qu'ils reçoivent un profit direct de ce projet international commun.

En ce qui concerne les tentatives d'associer le début du fonctionnement normal du NS-2 à d'autres sujets, premièrement, nous continuons à les considérer comme des exemples de politisation illégitime de la coopération énergétique, qui est foncièrement contraire aux principes du marché. Deuxièmement, comme l'a confirmé le Président russe Vladimir Poutine lors de son entretien avec la Chancelière allemande Angela Merkel, nous sommes prêts à poursuivre le transit de gaz via l'Ukraine. Mais cette question est purement commerciale et dépend de plusieurs facteurs, notamment la quantité des futurs achats européens et la compétitivité des itinéraires alternatifs.

 

Sur le gouvernement provisoire en Afghanistan

 

Dans la soirée du 7 septembre ont été annoncées les nouvelles nominations au sein du gouvernement provisoire en Afghanistan, incluant des représentants talibans. Le chef du nouveau cabinet et ses membres possèdent un statut intérimaire, ce qui témoigne manifestement de l'inachèvement de la constitution du gouvernement et, dans l'ensemble, de la verticale du pouvoir dans le pays. Il pourrait inclure à terme d'autres structures qui assureraient l'inclusivité des nouveaux organes de pouvoir. Nous suivrons cela attentivement.

La Russie prône systématiquement la prise en compte des intérêts de toutes les forces ethno-politiques en Afghanistan dans la construction du nouvel État. Nous partons du principe que c'est le seul moyen pour parvenir à une paix durable et à l'entente au sein de la société afghane, ainsi que pour garantir un rétablissement pacifique du pays.

 

Sur la réunion de haut niveau sur la situation humanitaire en Afghanistan

 

L'Afghanistan fait traditionnellement partie des bénéficiaires de l'aide humanitaire russe, notamment au niveau de l'Onu.

Depuis 2018, dans le cadre du Programme alimentaire mondial (PAM), nous avons apporté une aide de 9 millions de dollars sous la forme de livraisons de produits alimentaires vitaux, qui ont été distribués par le personnel humanitaire de l'Onu aux couches de population les plus vulnérables.

Entre autres, notre pays a joué un rôle important dans le développement du potentiel logistique des agences humanitaires de l'Onu en Afghanistan en transmettant au total plus de 70 véhicules au parc du PAM à titre de cotisation en nature (40 véhicules Kamaz en 2011 et 31 véhicules Kamaz en 2015).

Nous comprenons que la situation militaro-politique, difficile à l'heure actuelle, en plus de l'impact négatif de la pandémie de Covid-19, a entraîné des difficultés supplémentaires dans le secteur de l'économie, de la santé et de la garantie de la sécurité alimentaire de la population.

Nous jugeons utile de rappeler que la Russie a réussi à ajouter à la résolution 2593 du Conseil de sécurité des Nations unies sur l'Afghanistan, adoptée le 30 août, un appel à tous les donateurs et organisations humanitaires internationales à fournir une aide à l'Afghanistan et aux principaux pays où se dirigent les réfugiés.

Force est de constater avec regret que, malgré les propositions russes, les auteurs américains, britanniques et français du document ont absolument refusé d'inscrire dans la résolution le renvoi à l'obligation de respecter rigoureusement les principes fondamentaux de l'Onu pour l'aide humanitaire, prévus par la résolution 46/182 de l'Assemblée générale des Nations unies, ainsi que les thèses sur l'impact néfaste du blocage des actifs financiers nationaux sur la situation économique et humanitaire en Afghanistan.

La Russie a l'intention de participer à la réunion de haut niveau sur la situation en Afghanistan, qui se tiendra le 13 septembre à Genève au niveau du Représentant permanent auprès de l'Office des Nations unies à Genève.

 

Sur les propos du ministère allemand des Affaires étrangères concernant des "cyberattaques" contre des structures parlementaires de l'Allemagne

 

Notre attention a été attirée par un nouveau lot de fantaisies antirusses lors d'une conférence de presse gouvernementale tenue le 6 septembre par Andrea Sasse, porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères. Il s'agit de l'attaque - prétendument dirigée par des structures étatiques russes - d’un certain groupe de hackers, Ghostwriter, contre les députés des parlements fédéral et régionaux de l'Allemagne.

L'histoire des accusations d’implication de la Russie dans des cyberattaques contre les députés allemands ne date pas d'hier. L'Allemagne avait déjà lancé des sujets similaires en 2015 et en 2017. Internet n'oublie rien. Vous pouvez facilement trouver toutes les informations correspondantes via des moteurs de recherche et apprendre que, suite à la campagne électorale de 2017, Thomas de Maizière, ministre allemand des Affaires étrangères de l'époque, avait été obligé de reconnaître l'absence d'une influence quelconque de la Russie sur les élections. Mais Berlin n'a visiblement aucune envie de tirer les conclusions qui s’imposent de ces leçons et de ces erreurs.

Nos partenaires allemands n'ont toujours présenté aucune preuve de l'implication de la Russie dans ces cyberattaques, malgré nos demandes répétées via les canaux diplomatiques. Je voudrais souligner que nous avons utilisé les canaux diplomatiques existants à ces fins.  Les Allemands ont ignoré les propositions russes d’organiser une enquête conjointe. Parallèlement, l'Allemagne a initié deux séries de sanctions antirusses de l'Union européenne sur la base de ces accusations.

Nous sommes convaincus que l'affaire Ghostwriter est motivée par des raisons de politique étrangère, sur la toile de fond des accusations infondées similaires en provenance des États-Unis. Il s'agit visiblement d'un nouveau coup de com’ dans le contexte de la lutte électorale en Allemagne à l'approche des législatives du 26 septembre 2021.

Ce faisant, Berlin, comme un mauvais élève, tente de copier le travail de son tuteur d'outre-mer afin d'obtenir une bonne note et des louanges politiques.

Les propos de ce genre n'ont rien à voir avec la lutte réelle contre les menaces dans le secteur informatique et le renforcement de la coopération internationale en matière de sécurité de l'information.  

Face à cette rhétorique et à ces accusations infondées qui forment une véritable campagne, la Russie riposte par une politique cohérente visant à établir des relations égalitaires et professionnelles avec tous les États au niveau bilatéral, ainsi que sur les plateformes régionales et globales.

Récemment (le 3 septembre 2021) nous avons organisé, dans une ambiance constructive et professionnelle, des consultations sur la sécurité de l'information internationale en marge du Groupe de travail interministériel russo-allemand de haut niveau sur la politique de sécurité, et nous sommes entendus pour que ce travail devienne systémique. Un communiqué de presse à ce sujet est disponible sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères.

C'est pourquoi nous considérons ces propos comme la volonté de certains politiciens allemands de montrer à leur allié principal, vers lequel s'oriente ce lobby, qu'ils se distanciaient des Russes et ne permettraient pas qu’une brèche se forme dans la solidarité transatlantique. Ils veulent également promouvoir encore une fois le sujet usé de la "menace de l’Est" à l'approche des élections législatives en Allemagne. Nous recommandons à nos partenaires allemands de reprendre le train de la publicité électorale civilisée, dénuée d'insinuations et d'accusations infondées contre des États étrangers. Si vous dénoncez, accusez ou présentez des prétentions concernant des États étrangers, veuillez montrer des faits. C'est un élément très important car, comme nous le voyons clairement, Berlin n'aime pas les faits. 

 

Sur le financement de projets d'Alexeï Navalny via des missions diplomatiques étrangères en Russie

 

Il arrive que des représentants de la diplomatie allemande tiennent des propos en tandem avec leurs alliés américains. L'ambassade des États-Unis en Russie s'est fait entendre en réponse aux informations présentées sur le financement de projets d'Alexeï Navalny via des employés des missions diplomatiques des États-Unis et de l'Allemagne à Moscou. Cela concernait également plusieurs pays de l'Otan, mais nous avons attiré l'attention sur les ambassades des États-Unis et de l'Allemagne.

Les Allemands imputent ouvertement aux institutions officielles russes des tentatives de "construire des accusations de financement direct" du blogueur. Nous ne construisons rien, mais signalons des faits établis. Qui plus est, nous le faisons en répondant aux questions des médias qui nous contactent. Et les faits sont les suivants: des ambassades étrangères à Moscou ont employé des citoyens russes - de différentes manières, chaque ambassade dispose de ses propres pratiques - et leur payaient des sommes d'argent que ces personnes transféraient plus tard aux structures concernées. Il s'agit de faits, que nous avons confirmés.

La situation est très intéressante. Quand on accuse la Russie, on ne présente rien que des accusations pour inventer immédiatement des punitions et tenter de les mettre rapidement en pratique. Mais si nous révélons des faits, sans avancer aucune accusation, cela provoque immédiatement une hystérie. Deux poids, deux mesures. Quant à nos collègues américains, non seulement ils affirment que les données présentées sont "catégoriquement mensongères", mais nous accusent aussi de "tentatives d'intimider les citoyens en raison de leur soutien à l'opposition politique". C'est ridicule. Mes chers collègues du Département d'État, il existe certainement une note qui vous permettrait de vérifier vos nouveaux propos pour qu'ils ne contredisent pas directement votre ancienne position. Il est étrange d'entendre des propos de ce genre de la part des "champions de la démocratie" d'outre-mer, qui, dans les meilleures traditions des "chasses aux sorcières" de la guerre froide, ont de fait lancé en janvier dernier - et pas il y a dix ans - une véritable persécution des opposants dans leur propre pays. Vous vous souvenez parfaitement des licenciements, des publications de listes, des arrestations, des emprisonnements… Des insinuations en tout genre. Les médias et les structures officielles américains ont présenté pendant des années des schémas imaginés, y liaient des citoyens russes ou originaires de l'espace postsoviétique, les analysaient sous un microscope, expliquaient les objets et les modalités de leur soutien, de leur financement et de leur vote. Il y avait des photos, des noms, une chaîne incessante d'affirmations infondées.  

Pourquoi avons-nous soulevé ce sujet? Parce que nos diplomates ont été expulsés d'un très grand nombre de pays sous des prétextes fallacieux d'ingérence dans les processus électoraux et de soutien à un parti d'opposition etc. Nous évoquerons plus tard un autre article commandité à ce sujet, publié dans la presse occidentale. Les accusations contre nos diplomates n'ont jamais contenu aucun fait réel. Sinon, cela aurait été connu. C'est pourquoi nous posons à nos partenaires occidentaux la question suivante: comment est-ce possible? Pourquoi de tels doubles standards?

 

Sur l'évolution de la situation en République de Guinée

 

Nous continuons de suivre attentivement l'évolution de la situation en République de Guinée, où un groupe de militaires mené par le colonel Mamady Doumbouya, commandant d'un bataillon de forces spéciales, a organisé un coup d'État militaire, a arrêté le président Alpha Condé, a dissous le gouvernement et a annulé la Constitution le 5 septembre dernier.

Moscou exprime sa préoccupation vis-à-vis de ce changement de pouvoir musclé en Guinée. Nous exigeons de libérer Alpha Condé et d'assurer son intégrité physique. Il est crucial d'éviter une escalade des tensions et d'adopter les mesures nécessaires afin de faire revenir la situation dans le domaine constitutionnel. Il n'existe, selon nous, aucune alternative au règlement de la situation par le rétablissement de la loi et de l'ordre, ainsi que par le lancement d'un dialogue national.

Selon l'ambassade russe à Conakry, la situation en Guinée est globalement calme, les établissements étatiques continuent de travailler normalement, on constate le transfert des pouvoirs au niveau local. A été formé le Comité national de rassemblement et de développement, destiné à assurer une transition pacifique du pouvoir. Conakry a accueilli le 6 septembre une rencontre entre les leaders du coup d'État militaire et les dirigeants des structures étatiques, au cours de laquelle Mamady Doumbouya a annoncé la future formation du gouvernement d'unité nationale. Il a également assuré que les entreprises minières étrangères pourraient librement poursuivre leur travail et que les frontières maritimes de la Guinée resteraient ouvertes aux exportations de produits miniers. Les autorités ont également annoncé le même jour l'ouverture des frontières aériennes et le rétablissement des vols humanitaires et commerciaux.

Selon notre mission diplomatique à Conakry, la situation autour de l'ambassade russe reste calme, on ne dénote aucun incident lié à des citoyens russes et des employés d'entreprises russes présentes dans le pays. L'ambassade maintient des contacts permanents avec les compatriotes russes et met en œuvre toutes les mesures nécessaires pour assurer leur sécurité. Nous recommandons toujours aux citoyens russes de s'abstenir de voyager en République de Guinée avant la normalisation complète de la situation.

 

Sur les activités de commémoration des victimes des attentats du 11 septembre 2001 prévues au niveau des établissements diplomatiques russes aux États-Unis

 

En hommage aux victimes des attentats du 11 septembre 2001, l'Ambassade de Russie aux États-Unis, conjointement avec l'ONG Institut de Schiller, compte organiser le 12 septembre une cérémonie devant le monument "À la lutte contre le terrorisme mondial" (To the Struggle Against World Terrorism), également connu sous le nom de "Larme de chagrin", situé à Bayonne (État du New Jersey) en face de Manhattan de l'autre côté du Hudson. Cette sculpture inaugurée le 11 septembre 2006 a été créée par le Président de l'Académie des beaux-arts de Russie, Zourab Tsereteli, et a été offerte par la Fédération de Russie au peuple américain.

Pendant la commémoration cette année seront lues les salutations solennelles de Zourab Tsereteli, le Consul général de Russie à New York Sergueï Ovsiannikov prononcera un discours, des représentants de la police et des pompiers, ainsi que des parents des défunts s’exprimeront également. Le chœur de l'Institut Schiller chantera les hymnes de la Russie et des États-Unis.

 

Sur le 25e anniversaire de la fondation du Conseil de l'Arctique

 

Le début de la seconde présidence russe du Conseil de l'Arctique coïncide cette année avec le 25e anniversaire de cette organisation. L'histoire du Conseil de l'Arctique peut être considérée en grande partie comme une histoire de succès. Né au début des années 1990 dans la ville finlandaise de Rovaniemi sur la base d'une coopération environnementale régionale, et formellement fondé en 1996 à Ottawa, le Conseil s'est transformé en forum influent de dialogue intergouvernemental entre les pays de l'Arctique sur le développement durable de l'Arctique. Depuis un quart de siècle, six "membres permanents" du Conseil de l'Arctique font partie intégrante de ce dialogue: les organisations qui représentent les intérêts des peuples autochtones du Nord.

Dans le cadre de la célébration de l'anniversaire du Conseil, plusieurs initiatives et projets sont réalisés cette année: de la création d'un documentaire sur l'histoire et les exploits du Conseil de l'Arctique à l'organisation de tables rondes et de séminaires sur l'avenir de la région de l'Arctique dans les pays membres et observateurs du Conseil. Des activités médiatiques sont également prévues sur les réseaux sociaux du Conseil et de ses membres. Des informations plus détaillées sont disponibles sur le site officiel du Conseil de l'Arctique. Cette organisation est un exemple primordial et très important de la coopération des États avec des ONG dans un tel format de structure internationale.

 

Sur l'ouverture de la 48e session du Conseil des droits de l'homme des Nations unies

 

La 48e session du Conseil des droits de l'homme des Nations unies (CDH) se déroulera à Genève du 13 septembre au 8 octobre.

Il est prévu d'évoquer un large éventail de questions d'actualité en matière d'encouragement et de protection des droits de l'homme, notamment la lutte contre le racisme et les formes d'esclavage moderne, la situation des peuples autochtones, les droits de l'homme dans l'activité des sociétés militaires et de sécurité privées, le problème des disparitions violentes et des interpellations illégales, des mercenaires, du respect du droit à l'accès à l'eau et au réseau d’assainissement, ainsi que la garantie des droits des personnes âgées.

L'un des thèmes centraux de la session à venir sera l'impact négatif des restrictions unilatérales sur les droits de l'homme, auquel sera consacrée une discussion à part. De plus, un dialogue aura lieu avec le rapporteur spécial du CDH qui présentera une analyse détaillée des notions, des types et des qualifications de telles sanctions illégales en mettant l'accent sur leurs conséquences extraterritoriales.

Les participants analyseront traditionnellement la situation dans différents pays, notamment la situation des droits de l'homme au Yémen, en Libye, au Myanmar, en Syrie et en Ukraine.

Pendant cette session du CDH, la délégation russe poursuivra sa ligne visant à développer un dialogue constructif dans le respect mutuel, à surmonter la confrontation et à promouvoir un agenda unificateur sur les questions d'actualité des droits de l'homme.

 

Sur une publication du quotidien américain The New York Times concernant la Catalogne

 

J'ignore comment définir ce à quoi l'article est consacré. D'un côté, au sujet catalan, de l'autre, au fait qu'une fois de plus le média The New York Times, avec son histoire et ses traditions, est devenu soit l'otage de sa propre incompétence, soit une arme entre les mains des structures lobbyistes. Jugez vous-mêmes.

Le site du Ministère des Affaires étrangères a publié il y a deux jour dans la rubrique des exemples de publications qui propagent de fausses informations sur la Russie notre démenti de l'article du NYT intitulé "Un couple d'espions du Kremlin, une mission secrète à Moscou et des émeutes en Catalogne". En principe, si ce n'était pas aussi long, ce titre conviendrait pour un volet de la saga James Bond, mais ce sont des gens "talentueux" qui y travaillent et inventent des titres créatifs. Cela pourrait être qualifié de "mauvais roman". Difficile de l'appeler "article" car c'est un fake du début à la fin.

Il est question du "scoop" relayé par tous (tous ceux qui ont pu appuyer sur le bouton "copier") concernant des liens entre des représentants officiels catalans avec la Russie. Nous voudrions comprendre à quel point sont véridiques les sources utilisées par la rédaction du NYT, notamment sur fond du démenti des allégations de l'article par les Catalans eux-mêmes. Les auteurs se réfèrent à un prétendu "rapport secret du renseignement européen" contenant une flagrante désinformation. De cette manière, il est possible d'inventer tout et n'importe quoi, même un rapport secret du renseignement martien. L'article évoque de prétendues rencontres entre le conseiller en chef de l'ancien chef du gouvernement catalan Carles Puigdemont, Josep Lluis Alay, et Oleg Syromolotov, vice-ministre russe des Affaires étrangères (qui n'ont jamais eu lieu et ni ne pouvaient avoir lieu: ni en Russie ni ailleurs dans le monde). Je crois qu'Oleg Syromolotov a appris l'existence de Josep Lluis Alay dans cet article et qu’il était très surpris et indigné. Je le comprends. Ce même article parle d'une rencontre avec le chef de Rossotroudnitchestvo Evgueni Primakov. Il a déjà commenté cette "information perverse" sur Telegram.

En voici le résumé si vous ne l'avez pas vu. Evgueni Primakov a croisé Josep Lluis Alay une fois (mais en tant que journaliste et non à titre de responsable de Rossotroudnitchestvo). Le fait est qu'il a été nommé à la tête de cette structure bien plus tard. A cette époque, il l'avait croisé en tant que journaliste car il était l'idéologue, le responsable et le présentateur de l'émission "Revue internationale" sur la chaîne Rossiya. Ils avaient parlé d'une interview éventuelle de Carles Puigdemont à Evgueni Primakov en tant qu'auteur et présentateur de cette émission. L'interview de Carles Puigdemont a été effectivement enregistrée à Bruxelles, mais sans la participation d'Evgueni Primakov. Elle a été diffusée presque un mois plus tard, après les élections espagnoles, ce qui est impossible à associer avec une influence quelconque sur la situation en Catalogne. Elle a même été diffusée en version réduite (sans relayer des slogans politiques) afin d'éviter toute accusation de tentative d’ingérence dans les affaires intérieures de l'Espagne.

Malheureusement, ce n'est pas la première fois que certains médias espagnols (cette fois à l'initiative du quotidien américain) relaient le thème provocateur de la prétendue "ingérence" de la Russie dans les affaires intérieures espagnoles par rapport aux événements catalans. Les auteurs de telles publications ne se distinguent pas par une imagination particulière. Aux réflexions obsolètes concernant une prétendue "trace russe" dans les processus séparatistes en Catalogne s'ajoutent de nouveaux détails fantasmagoriques. La base est la même, ils cherchent à ajouter de nouveaux détails. Cela ressemble à un mauvais polar.

Le Ministère russe des Affaires étrangères a exprimé plusieurs fois sa position fondamentale et claire selon laquelle la situation en Catalogne est une affaire purement intérieure de l'Espagne, et que l'évolution de la situation autour du dossier catalan doit se dérouler dans le cadre rigoureux de la législation espagnole. Tous ces commentaires et déclarations ont été publiés sur notre site. Nous avons dit plusieurs fois que dans nos relations avec l'Espagne nous nous basions sur le respect inconditionnel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de ce pays. Les partenaires espagnols le savent.

En ce qui concerne la désinformation mentionnée du NYT, de notre côté nous y avons rapidement réagi en publiant un démenti. Le problème étant qu'il est difficile de démentir des absurdités. Là, ils sont vraiment forts. Ils publient ce qu'il est difficile de réfuter. Il est possible de réfuter un fait mal présenté, une fausse citation, une mauvaise date. Mais il est impossible de démentir des absurdités. C'est apparemment le point fort des deux journalistes. Leurs noms sont connus. Ils sont déjà inscrits dans l'histoire des fakes mondiaux: Michael Schwirtz et José Bautista. Cela fera bientôt une semaine qu'ils sont devenus des "gaffeurs" de niveau mondial.

Maintenant, parlons des traditions du NYT. Notez la publication, l'an dernier dans le Cosimo Classics, d'une ancienne étude "Test of the News", publiée initialement à titre d'annexe au magazine The New Republic en 1920. C'est une étude des journalistes Walter Lippmann et Charles Merz consacrée à la couverture de la Révolution d'octobre en Russie par le journal New York Times. Les auteurs indépendants ont découvert de nombreuses inexactitudes et déformations dans les reportages. Ils déclarent ouvertement au lecteur: "Les nouvelles sur la Russie, ce n'est pas ce que l'on voit, mais ce que l'on veut voir." Ainsi, selon les estimations de Walter Lippmann et Charles Merz, entre fin 1917 et fin 1919, le NYT a rapporté 91 fois que le gouvernement soviétique était tombé ou était sur le point de tomber. Sur cet aspect le NYT a inventé 91 fois une histoire inexistante. 100 années se sont écoulées, mais, comme on dit, si la tradition est bonne, pourquoi y renoncer. Après tout, il existe des standards journalistiques, il y a des erreurs pour apprendre: les siennes et celles des autres. Il faut changer. Il est temps.

Je voudrais souligner que nous attendons un démenti du NYT. Nous surveillerons la publication ou non de ce démenti. Nous n'abandonnerons pas ce thème.

C'est étonnant. 100 ans après, les principes de travail restent les mêmes. Les standards journalistiques de certains journaux ne changent pas. Bravo, le New York Times! Nous espérons tout de même que vous tirerez des conclusions de cette leçon.

 

Sur les nouveaux points dans la régulation des plateformes en ligne au Royaume-Uni

 

Nous avons remarqué que des règles plus strictes de régulation de l'activité des plateformes en ligne, notamment des plus grands réseaux sociaux, étaient entrées en vigueur début septembre au Royaume-Uni. Le document, intitulé "Code de conduite conformément aux catégories d'âge", a été présenté par les autorités comme visant la prévention et la lutte contre les différents modèles indésirables d'interaction des opérateurs de réseau avec les utilisateurs mineurs. Il est désormais interdit de suivre l'emplacement des enfants, d'utiliser la publicité ciblée et d'autres contenus personnalisés, ou encore d'"imposer une longue présence sur internet". Malgré le nom assez inoffensif du Code de conduite du point de vue des conséquences juridiques supposées, en l'occurrence les contrevenants risquent des amendes allant jusqu'à 4% du chiffre d'affaires de la compagnie. Ce qui implique des sommes colossales dans le cas des géants de l'internet.

Cette initiative, noble à première vue, a engendré une vague de débats dans le milieu gouvernemental britannique, principalement au sein des structures sécuritaires, concernant l'utilité du durcissement des exigences pour les compagnies informatiques. Bien évidemment, uniquement pour protéger le bien-être des enfants. Parmi les idées formulées: la nécessité d'interdire le chiffrement de bout en bout des données, la garantie d'un accès aux services secrets, l'adoption de la pratique de confirmation de l'identité pour s'enregistrer et utiliser les réseaux sociaux. Curieusement, cet éventail de propositions avait été formulé récemment pour accompagner un argument légèrement différent: la nécessité de contrôler la migration et de lutter contre le terrorisme.

Dans ces circonstances, nous pensons que les nouveautés législatives britanniques ne sont pas le plus important en soi. Au contraire, dans l'ensemble, elles s'inscrivent dans la tendance mondiale liée à l'aspiration des États à déterminer le cadre du permis pour les géants d'internet. Il suffit de rappeler les récentes nouveautés législatives de ce genre en Australie, en Allemagne, en France, en Chine, aux États-Unis, notamment au niveau de certains États. De plus en plus souvent sont rapportées des amendes infligées à de tels opérateurs, comme dans le cas de l'amende record de 225 millions d'euros imposée par le régulateur irlandais à la compagnie Facebook pour l'information insuffisante des utilisateurs sur le recueil et l'utilisation de leurs données personnelles.

On notera la facilité avec laquelle les représentants officiels britanniques et les ONG qui suivent leur sillage refusent ce droit aux autres. Nous nous souvenons de l'hystérie à différents niveaux (structures gouvernementales, organisations non gouvernementales, forums journalistiques) organisée par nos partenaires britanniques à l'occasion de plusieurs projets de loi et de lois en Fédération de Russie. Il faut se décider: soit ils désapprouvent en principe de tels principes et thèses qu'ils jugent impossibles à utiliser, soit ils le trouvent normal, mais dans ce cas il faut cesser de critiquer constamment notre pays. Il faut être cohérent dans ses actes. Il est impossible de se considérer comme seul digne, et tous les autres indignes, en associant toute démarche visant à instaurer une interaction civilisée avec les monopoles d'internet à "l'atteinte à la liberté d'expression". Cela nous est dit constamment. Ce qui relève une fois de plus des doubles standards ou du registre "vous ne comprenez pas, c'est différent".

Il semblerait que dans la situation actuelle difficile dans le secteur informatique mondial, qui s’apparente à une anarchie totale des plateformes en ligne, ce problème ne peut être réglé qu’en adoptant une régulation nationale et régionale de leur activité (dans ce cas nous devons rappeler aux partenaires que chaque État a le droit d'élaborer ses propres normes et lois nationales), ou en élaborant des approches universelles homogènes reconnues par tous les acteurs intéressés par une codification dans ce secteur. Nous préférerions la seconde option. Nous avons lancé plusieurs appels en ce sens. A l'initiative de nos législateurs du Conseil de la Fédération ont été publiées des propositions qui ont été diffusées sur les plateformes internationales. Nous voudrions attirer l'attention sur l'incohérence de l'approche des collègues britanniques.

A l'étape actuelle, nous les appelons à s'abstenir d’utiliser vis-à-vis d’autres pays des qualificatifs déplacés concernant des mesures qu'ils adoptent largement dans leur propre pays.

 

Sur l'ouverture à Tskhinval du nouveau bâtiment d'une école avec le soutien de la Fédération de Russie

 

Lundi 6 septembre à Tskhinval s'est déroulée l’inauguration officielle d'un nouveau bâtiment à l'école n°3, à l'endroit où l'établissement scolaire avait été endommagé pendant l'agression de la Géorgie en août 2008. Ce bâtiment a été construit avec un soutien financier de la Fédération de Russie.

A cette cérémonie ont participé des dirigeants de l'Ossétie du Sud menés par le Président Anatoli Bibilov, l'Ambassadeur de Russie en Ossétie du Sud Marat Koulakhmetov, d'anciens élèves de l’école parmi des hommes politiques sud-ossètes, ainsi que des représentants du corps diplomatique, du public et des médias. Dans son discours, le dirigeant sud-ossète a remercié la Fédération de Russie pour son immense aide apportée à la république, notamment pour la modernisation de l'infrastructure sociale.

Cette inauguration est une contribution importante à la mise en place en Ossétie du Sud d'un État progressiste et à orientation sociale. La Fédération de Russie continuera d'apporter une aide globale à la république fraternelle dans son développement économique.

 

Sur les ambulances russes offertes au Tadjikistan

 

Mardi 7 septembre à Douchanbé s’est déroulée la cérémonie officielle de remise gratuite, par la Russie, de 10 ambulances russes au Tadjikistan.

A cette cérémonie ont participé l'Ambassadeur de Russie au Tadjikistan Igor Liakine-Frolov, l'adjointe du Délégué aux affaires du Président russe Olga Liakina, la vice-Première ministre du Tadjikistan Matluba Sattorova et d'autres représentants officiels.

Ce n'est pas la première fois que la Russie apporte son aide au Tadjikistan pour renforcer le système national de santé. Notre coopération dans ce secteur évolue de manière dynamique, notamment dans le cadre de la lutte conjointe contre le coronavirus. A l'heure actuelle, presque 2.700 jeunes hommes et femmes tadjiks suivent leurs études en Russie dans des cursus médicaux. C'est également une grande contribution de la Russie au développement du système de santé du Tadjikistan.

Ce don d'ambulances dotées d’équipements médicaux modernes, notamment des respirateurs artificiels portatifs, des moniteurs-défibrillateurs, des électrocardiographes, des inhalateurs réducteurs à oxygène et bien d'autres, est la preuve que la Russie tient en grande estime ces relations stratégiques. Il est symbolique que cet événement se soit déroulé en prévision d'activités internationales importantes pour nos pays et de la visite du Président russe Vladimir Poutine au Tadjikistan, pays ami.

La Russie est l'un des principaux partenaires en matière de renforcement du système de santé et du bien-être sanitaire et épidémiologique du Tadjikistan. Au cours de ces dernières années, grâce au soutien financier russe, le Tadjikistan a reçu quatre cliniques mobiles sur un châssis Kamaz spécialisées dans les traitements primaires et le diagnostic du VIH, des hépatites virales et d'autres maladies infectieuses, un laboratoire mobile de diagnostic rapide sur un châssis GAZ, deux trains routiers médicaux capables d'apporter une aide médicale préventive complexe dans les zones difficiles d'accès.

Dans le cadre de la lutte conjointe contre le coronavirus, la Russie a gratuitement remis au Tadjikistan des systèmes de diagnostic et des agents réactifs, ainsi que 50.000 doses du vaccin Spoutnik V. Depuis le début de la pandémie, Rospotrebnadzor a envoyé dans la république six délégations d'experts pour apporter une aide pratique dans la lutte contre cette maladie infectieuse.

De plus, avec le soutien de la Russie, l'Organisation mondiale de la santé réalise au Tadjikistan des projets visant à réduire la mortalité maternelle, infantile et juvénile, ainsi qu'à identifier les risques liés aux maladies non infectieuses.

 

Sur les résultats de l'élection présidentielle en République démocratique de Sao Tomé-et-Principe

 

Dimanche 5 septembre s'est déroulé le second tour de l'élection présidentielle en République démocratique de Sao Tomé-et-Principe. Selon les informations annoncées par la Commission électorale nationale, la majorité des voix, 57,54%, a été obtenue par Carlos Vila Nova, candidat du parti Action démocratique indépendante. Les observateurs internationaux, notamment de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale, ont noté que le vote s'était déroulé dans une atmosphère calme et pacifique.

Moscou salue le déroulement réussi de l'élection présidentielle en République démocratique de Sao Tomé-et-Principe et compte sur la poursuite du progrès de la société santoméenne sur la voie d'un développement socioéconomique stable.

 

Sur la situation autour des journalistes de la corporation médiatique britannique BBC

 

En dépit de nos multiples explications exhaustives concernant les raisons du refus de prolonger le visa journalistique et le retrait de l'accréditation de Sarah Rainsford, correspondante du média britannique BBC, à titre de contremesure aux persécutions des médias russes par Londres, frôlant l’abus et l’humiliation flagrants, elle continue de faire des déclarations publiques qui ne font que douter davantage non seulement de sa morale professionnelle, mais également de son honnêteté humaine élémentaire. Je voudrais souligner que des médias nous ont demandé de mettre l’accent sur le fait que les journalistes russes se sentaient humiliés par Sarah Rainsford suite à ses déclarations à l'égard de certains médias russes.

Dans une récente interview à un média russe, la Britannique, dont le nom est devenu célèbre, mélange habilement des récits à faire pleurer sur ses émotions à cause de son départ avec des spéculations sur la base de ses "ressentis", des renvois à des "sources anonymes", sans oublier un mensonge flagrant, et continue de prétendre de ne pas comprendre la genèse du problème, se considère comme une victime de "l'atteinte à la liberté d'expression" en Russie, tout en jugeant ses collègues russes. Je trouve que la correspondante devrait penser au fait qu'elle insulte directement les journalistes russes (je ne parle pas, pour l’instant, des organes de pouvoir). Elle exprime des choses fausses et remet en question le travail de ses collègues. De plus, avant de s’exprimer sur les médias russes et leurs représentants, comme nous l'ont rapporté les journalistes, elle ne leur a pas demandé de commentaires, d’explications ou d’interview. Elle est tout de même journaliste à la BBC.

Je voudrais répondre encore une fois à ces fausses déclarations. Son départ est le résultat direct et indirect du refus systématique et infondé des autorités britanniques, depuis des années, de renoncer à la discrimination de visa vis-à-vis des journalistes russes. Londres refuse des visas ou manipule leur délivrance aux journalistes russes. La chaîne BBC le sait bien. Nous leur en avons parlé plusieurs fois, nous avons attiré leur attention sur ce problème. Nous avons également fait remarquer à Londres que nous serions forcés de prendre des contremesures non symétriques. Nous n'avons pas l'intention d'utiliser tout ce qui a été utilisé contre nos journalistes. Cela friserait l’humiliation et l’outrage.

Sarah Rainsford ment lorsqu'elle affirme que le problème des journalistes russes sur le sol britannique est lié à autre chose qu'à la réticence de Londres de voir chez lui des correspondants de l'agence TASS. Si c'est le cas, qu'elle avance des preuves. La Britannique induit intentionnellement en erreur l'opinion publique concernant la nature isolée de tels incidents: les tentatives de TASS d'envoyer des collègues pour remplacer leur correspondant ont échoué parce que leurs documents n'ont pas été acceptés. Je voudrais souligner que plusieurs collaborateurs de TASS se sont vu refuser l'examen des documents nécessaires. De cette manière, Sarah Rainsford, intentionnellement ou non, fait des déclarations diffamatoires en insinuant que le correspondant russe, soi-disant, "ne correspond pas" à de prétendues "normes de vérification britanniques". Il serait intéressant de savoir quelles sont ces "normes" britanniques selon lesquelles les journalistes n'ont pas pu obtenir un visa. Nous avons déjà dit que les Britanniques refusaient de délivrer des visas aux diplomates russes recevant des invitations britanniques pour participer à des forums sur la liberté d'expression. Tout comme les autorités britanniques ne laissent pas les journalistes russes accrédités participer aux événements liés à la liberté d'expression, à la protection des journalistes. Non seulement Sarah Rainsford commente ce à quoi ses collègues ont été confrontés au Royaume-Uni sans aucune objectivité, mais elle se compare également à eux dans ses commentaires, elle montre qu'elle est une meilleure journaliste que ses collègues russes, sans pour autant avancer la moindre preuve. C'est quelque chose de nouveau dans "l'humour britannique". Elle dit être une "journaliste juste parce qu'elle est publique, diffusée à la télévision". Alors que dans le cas des correspondants russes il s'agit de soi-disant "anonymes" sous la "tutelle" de l'État. J'ignore pourquoi la Britannique a décidé qu'ils étaient anonymes, c'est un nouveau mensonge. Leurs noms sont connus par les autorités britanniques et la chaîne BBC. Leurs noms sont connus auprès du grand public.

Parlons maintenant de la tutelle de l'État. Je voudrais expliquer et répondre à ce commentaire de Sarah Rainsford. Deux ministres britanniques ont pris la défense de la journaliste "indépendante" et "publique", selon ses dires: Wendy Morton, sous-secrétaire d'État parlementaire pour le Voisinage européen et les Amériques du ministère britannique des Affaires étrangères, et le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab. Qu'en pense Sarah Rainsford? Si elle estime que la protection de l'État distingue un journaliste de qualité d'un journaliste de mauvaise qualité, démocratique du non démocratique, bon du mauvais, à quelle catégorie se rattache-t-elle aujourd'hui? C'est une bonne question. Qu'elle y réponde, si elle est si publique.

En remettant en question notre disposition clairement exprimée à revoir son cas compte tenu des démarches réciproques du Royaume-Uni, Sarah Rainsford s'exprime de manière irrespectueuse envers les forces de l'ordre russes. Envers le geste de bonne volonté, de notre côté, de ne pas poursuivre cette pratique vicieuse d'"œil pour œil, dent pour dent" et de laisser Londres sauver la face en délivrant un visa au correspondant russe. Dans ce cas nous serons également prêts à délivrer un visa à la correspondante de la BBC.

A noter que cette solution pour régler cette longue situation causée uniquement par la faute des autorités britanniques reste d'actualité, même malgré les déclarations déplacées et mensongères de la correspondante britannique.

Après la délivrance de visas aux correspondants russes, Sarah Rainsford pourra s'adresser sans problème à un consulat russe. Plus besoin de fantaisies. Nous réagirons à chaque fantaisie de la correspondante britannique avec des faits. Cela pourrait effectivement paraître dur. Mais ce n'est pas nous qui vous avons invitée sur ce "chemin".

 

Réponses aux questions:

Question: La semaine dernière a été publié un communiqué de presse de l'organe exécutif chargé de l’examen des plaintes de la chaîne BBC concernant une émission diffusée en novembre dernier au sujet de l'usage présumé de l'arme chimique à Douma, en Syrie, en 2018. Cette émission de la BBC insinuait qu'un ancien inspecteur de l'OIAC, sous le pseudonyme Alex, aurait été incité à exprimer publiquement ses doutes quant aux conclusions de l'enquête spéciale sur l'incident moyennant 100.000 dollars de la part de WikiLeaks. Il était persuadé que l'attaque avait été mise en scène. Il a coopéré uniquement avec des journalistes qui soutenaient l'avis de Damas et de Moscou.

Après une investigation, la BBC a reconnu que c'était faux, qu'une telle présentation de l'inspecteur était un non-respect de l'exactitude correspondant aux émissions de ce genre diffusées sur leur site officiel.

Qu'est-ce que cela révèle de la narration du média concernant le conflit en Syrie et sur son attitude envers la dissidence?

Réponse: Le sujet mentionné a été diffusé en novembre dernier dans l'émission de la Radio 4 de la BBC. Il a été préparé par la journaliste Chloe Hadjimatheou. L'émission était consacrée à l'épisode résonnant de l'usage présumé de l'arme chimique dans la ville syrienne de Douma le 7 avril 2018. De par son contenu et son orientation, cette émission se distinguait peu des publications des médias de masse occidentaux. Une fois de plus l'objectif, consistait à détourner l'attention de la communauté internationale par tous les moyens (même inacceptables) de la frappe de missiles des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni contre des sites gouvernementaux en Syrie le 14 avril 2018, en se servant de la prétendue attaque chimique des forces gouvernementales.

L'incident de Douma reste un exemple marquant de la manière dont l'opposition syrienne armée et l'ONG pseudo-humanitaire affiliée des Casques blancs, toutes les deux soutenues par les renseignements occidentaux, organisent des provocations interminables avec l'usage de substances toxiques afin de diaboliser le gouvernement syrien légitimement élu. Je rappelle que derrière les Casques blancs se trouvent des "créateurs" britanniques, tout comme derrière la corporation britannique se trouve le gouvernement du Royaume-Uni. La direction du Secrétariat technique de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a contribué à la déformation du tableau réel des faits, comme en témoignent les nombreuses preuves de falsification du rapport final de l'OIAC à l'issue de l'enquête sur cette provocation chimique, dont la responsabilité a été rejetée sur Damas malgré la version initiale de ce document préparé par des - aujourd’hui anciens - collaborateurs de l'OIAC s'appuyant sur des informations objectives. Ils méritent le respect et une attention particulière, notamment des médias, parce qu'ils n'ont pas eu peur de déclarer ensuite publiquement les falsifications commises dans le rapport mentionné sur ordre politique des pays agresseurs ayant commis la frappe de missiles.

Il n’est donc pas étonnant que Peter Hitchens, qu'il est très difficile de soupçonner d'opinions prorusses ou prosyriennes, ait suivi attentivement la position officielle quand le gouvernement syrien était accusé d'utiliser l'arme chimique et ait posé des questions très inconfortables pour son propre gouvernement, tout en tirant les conclusions appropriées. Elles divergeaient souvent avec la manière dont les autorités du Royaume-Uni et d'autres pays occidentaux tentaient de présenter la situation. Ce qui explique l'indignation de Peter Hitchens, qu’une journaliste peu compétente a privé du droit d'avoir son propre avis sur la situation à Douma, et qui a révélé que l'un des anciens collaborateurs du Secrétariat technique de l'OIAC, connu sous le pseudonyme d'Alex, était guidé par des motifs mercantiles dans ses révélations visant prétendument à défendre la véracité scientifique de la première version du rapport sur la provocation chimique à Douma. La réputation professionnelle et la dignité humaine lui ont été également refusées.

L'issue positive de l'examen de la plainte de Peter Hitchens dans un service spécial de la corporation médiatique BBC apporte un certain optimisme, mais je ne suis pas certaine qu'il y aura beaucoup de progrès. Lorsqu'il est question d'une diffamation de bas niveau envers un journaliste très respecté ayant une excellente réputation et un travailleur scientifique qu'il est facile de réfuter au tribunal, c'est une chose. Mais c'en est une autre quand un État, en l'occurrence le Royaume-Uni, n'est pas intéressé par une enquête objective sur l'incident de Douma et continue, par le biais de médias contrôlés, de déformer les faits en cherchant à échapper, avec ses alliés de l'Otan, à sa responsabilité dans l'agression et la violation de la Charte de l'Onu et des normes du droit international.

Nous avons déjà parlé aujourd'hui des campagnes commanditées de falsification. J'ai cité le New York Times, j'ai parlé avant cela d'autres exemples (des hackers russes, etc.). Nous citons des exemples chaque jour. En voici un autre.

Quel est l'objectif? Même si ce mensonge diffusé à la télévision sera désavoué par la suite, s'il sera prouvé que c'est un fake, un certain temps s'écoulera, une image sera créée, une perception sera fixée dans la conscience du public. Qui verra ces démentis? Qui saura que certaines lacunes seront reconnues dans la préparation du sujet ou une couverture indigne de tel ou tel événement? Pratiquement personne n'en parle publiquement, c’est très rare.

Souvenez-vous combien de fois nous avons appelé CNN, après la diffusion d'un sujet commandité, à inclure des faits dans ses émissions? Cela a été fait, mais dans un tel format et après une telle période que ce n'était plus d'actualité.

Question: Dans votre commentaire, vous faisiez allusion à la publication sur le site inagenty.ru, le Comité de protection des intérêts nationaux?

Réponse: Vous le savez, quand nous avons fait des publications à ce sujet, nous réagissions aux questions des médias qui s'étaient adressés à nous. Les journalistes demandaient de confirmer le travail dans des ambassades étrangères de citoyens russes finançant des structures affiliées. Honnêtement, nous jugeons inutile d’évoquer des noms concrets car il s'agit de données personnelles.

Question: De quelle manière avez-vous vérifié cette liste?

Réponse: C'est une question très étrange pour un représentant d'un organe fédéral des structures de force.

Question: Est-ce que les Russes dans les ambassades étrangères, le personnel recruté localement, travaillent via la structure de l'Administration pour le service du corps diplomatique du Ministère des Affaires étrangères Inpredkadry?

Réponse: En ce qui concerne l'Ambassade des États-Unis, elle ne recrute plus de collaborateurs via l'Administration générale pour le service du corps diplomatique depuis les années 1980. Cette information est disponible. Il existe des articles intéressants à ce sujet. Vous pourriez les consulter. En ce qui concerne les autres ambassades, citoyens et collaborateurs, cela dépend. Il faut préciser dans chaque cas concret comment l'individu a été embauché et recruté. Il faut préciser ces informations auprès des missions diplomatiques.

Question: Nous avons découvert que dans la liste figuraient des personnes n’ayant jamais travaillé dans des ambassades étrangères mais, par exemple, y avaient obtenu des bourses pour étudier des langues, des cours en ligne ou traduire des livres. Avez-vous séparé ces individus dans vos vérifications?

Réponse: J'ai déjà répondu à cette question en soulignant que nous n'évoquions pas les données personnelles.

Question: Vous qualifiez cette situation de "schéma". Pourquoi? Dans la base des partisans d'Alexeï Navalny qui a "fuité", il y a beaucoup de membres des structures publiques russes, etc.

Réponse: J'utilise le terme "schéma" dans sa définition du dictionnaire d'Ouchakov. Il y est écrit: "Schéma - description de quelque chose en des termes généraux." Il existe le schéma d'un roman, le schéma d'un rapport. C'est dans ce sens que je mentionne le terme "schéma". J’attire votre attention sur le fait que dans nos publications, il est écrit: "Que des gouvernements étrangers aient spécialement inventé une telle forme de transfert d'argent pour Navalny ou qu’il s’agisse d’une coïncidence étonnante des sentiments des recruteurs et des recrutés - que nous activistes et journalistes s'occupent de tout cela. Honnêtement, c'est autre chose qui m'intéresse." J'attire votre attention là-dessus.

Question: Vous comparez cette situation à la réaction des pays occidentaux aux actions des diplomates russes. Cependant, dans le cas présent il ne s'agit pas de diplomates étrangers mais de Russes, du personnel technique, d'enseignants dans les centres linguistiques. Ne pensez-vous pas qu'il est incorrect de comparer un diplomate et un enseignant ordinaire?

Réponse: C'est parfaitement exact. C'est pourquoi il ne faut pas comparer les fonctions. Il faut comparer les sources de revenus. Et elle est la même: le gouvernement d'un État étranger via son ambassade dans un pays souverain finance, paie un salaire, transfère de l'argent.

S'il y a des questions à ce sujet, posez-les. Nous y répondrons volontiers.

Question: Est-il prévu d'organiser à court terme des rencontres avec les nouvelles autorités afghanes? A quel niveau pourraient-elles se dérouler?

Réponse: À l’heure actuelle sont entretenus des contacts de travail avec des représentants talibans au niveau de l'Ambassade de Russie à Kaboul. Aucune autre rencontre n'est prévue. Notre Ambassade en Afghanistan commente et publie régulièrement des informations sur les contacts qui ont lieu.

Question: Cela fait 300 jours que la déclaration trilatérale des dirigeants de la Russie, de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie est entrée en vigueur. De temps en temps, les belligérants s'accusent de transgresser cet accord en citant divers arguments. Que pense actuellement le Ministère russe des Affaires étrangères de la mise en œuvre des termes de ce document?

Réponse: Nous parlons régulièrement de l'activité du contingent russe de maintien de la paix qui assure le cessez-le-feu le long de la ligne de contact des parties et du corridor de Latchine. Les casques bleus russes ne constatent aucune infraction majeure dans leur zone de responsabilité. Cela est confirmé à la fois par Bakou et par Erevan. Nous partageons nos avis sur la situation à la frontière azéro-arménienne, où des incidents armés ont eu lieu ces derniers mois. Nous informons du travail pour le déblocage des liens économiques et de transports dans la région, mené par le Groupe de travail trilatéral sous la coprésidence des vice-premiers ministres de la Russie, de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie.

Nous rapportons au public et aux médias des informations sur tous les efforts de médiation visant à améliorer les relations entre Bakou et Erevan entrepris aussi bien au niveau bilatéral et trilatéral que dans le cadre des formats multilatéraux.

Je pense qu'il ne faut pas faire un bilan simplement à partir de beaux chiffres. Laissez-nous faire une synthèse pour l'anniversaire de la déclaration du 9 novembre et nous partagerons avec vous un avis global.

Question: Ces derniers temps, Erevan a commencé à associer assez activement la signature d'un traité de paix avec l'Azerbaïdjan au statut du Karabakh. A ce que l'on sache, plus tôt, le Président russe Vladimir Poutine et le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avaient souligné à plusieurs reprises que le problème du statut était plutôt une question de long terme et qu'il ne fallait pas le "réveiller" maintenant. Que peut dire le Ministère russe des Affaires étrangères de cette déclaration ou, plutôt, de la condition d'Erevan?

Réponse: Nous suivons attentivement les discussions en Azerbaïdjan et en Arménie concernant la signature d'un accord de paix entre ces deux pays et le règlement du problème du statut du Haut-Karabakh.

Malheureusement, des divergences fondamentales persistent entre les parties sur des questions politiques. C'est pourquoi, à l'étape actuelle, nous jugeons prioritaire le respect rigoureux de tous les termes des accords trilatéraux au sommet du 9 novembre 2020 et du 11 janvier 2021. Cela concerne avant tout le respect du cessez-le-feu, le règlement des problèmes humanitaires et le déblocage des liens économiques et de transport dans la région.

Nous espérons que ces démarches permettront de réunir les conditions nécessaires pour normaliser les relations azéro-arméniennes et déboucher sur un règlement politique définitif.

Question: La Russie soutient-elle les jeunes compatriotes résidant à l'étranger, ainsi que les jeunes étrangers souhaitant recevoir un enseignement dans des universités russes? De quel soutien bénéficient-ils? Je veux parler des bourses, d'un soutien en termes de visa, des préférences pour l'hébergement ou le transport, des soins médicaux, des cursus de russe ou d'autres formes de soutien ou de privilèges. Constate-t-on une tendance à l'augmentation ou à la réduction des admissions à l'université au vu de la pandémie?

Réponse: Ces dernières années, l'intérêt des étrangers et des compatriotes pour l'obtention d'un diplôme d'études supérieures en Russie n'a pas diminué et, au contraire, a augmenté. Si, en 2011, on comptait 150.000 personnes suivant leurs études (aussi bien les boursiers que les élèves admis sur une base payante), en 2021 ils étaient déjà près de 300.000.

Conformément au décret 2150 du gouvernement russe du 18 décembre 2020, le quota d'éducation dans les institutions éducatives russes pour les étrangers et les personnes sans citoyenneté (y compris les compatriotes résidant à l'étranger) grâce aux subventions du budget fédéral pour l'année scolaire 2021/2022 a augmenté jusqu'à 18.000 places, soit 3.000 de plus par rapport aux années précédentes. Cette catégorie d'étudiants suit ses études dans les universités russes gratuitement.

De plus, pour l'année scolaire 2022-2023 est prévu un quota de 23.000 places, et il sera de 30.000 à partir de 2023. Pendant leurs études les étudiants étrangers bénéficient d'une place dans les résidences universitaires, comme les étudiants russes ils reçoivent des bourses mensuelles, et pour les étudiants venus de pays étrangers éloignés sont prévus des cours de russe.

Chaque université possède son site avec des rubriques entières consacrées aux conditions d'enseignement des citoyens étrangers dans chaque établissement concret.

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