Agrégateur de contenus

5 août 202116:46

Conférence de presse d'Alexandre Bikantov, directeur adjoint du Département de l'information et de la presse du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 5 août 2021

1550-05-08-2021

  • de-DE1 en-GB1 es-ES1 ru-RU1 fr-FR1

 

Treize ans après les événements d'août 2008 dans le Caucase du Sud

 

Treize années se sont écoulées depuis le début de l'agression militaire du régime de Mikhaïl Saakachvili contre la population de l'Ossétie du Sud et les casques bleus russes de la Force mixte pour le maintien de la paix dans la zone du conflit sud-osséto-géorgien. Nous nous souvenons tous que dans la nuit du 7 au 8 août 2008, sur ordre du président géorgien de l'époque, les forces armées de ce pays ont bombardé massivement des communes de l'Ossétie du Sud, après quoi elles ont lancé une offensive avec l'appui des chars et de l'aviation. Le caractère prémédité des actions bien planifiées de Mikhaïl Saakachvili a été souligné dans le rapport publié en 2009 par la Mission d’enquête internationale indépendante sur le conflit en Géorgie créée sous l'égide de l'UE.

La Russie a sauvé la population de l'Ossétie du Sud de l'extermination: elle a d'abord stoppé l'invasion géorgienne par une opération d'imposition de la paix à l'agresseur, puis elle a assuré la sécurité des citoyens de l'Ossétie du Sud, ainsi que de l'Abkhazie en reconnaissant, le 26 août 2008, l'indépendance des deux républiques.

Actuellement, la Russie développe avec succès une coopération d'alliés avec la République d'Abkhazie et la République d'Ossétie du Sud dans différents domaines. Elle s'appuie sur une base juridique solide composée de plusieurs accords bilatéraux interétatiques et interministériels.

La coopération russo-abkhaze et russo-sud-ossète est devenue depuis longtemps un facteur stabilisateur dans le Caucase du Sud. La participation constructive de nos pays aux Discussions internationales de Genève sur la sécurité et la stabilité en Transcaucasie vise à renforcer les réalités géopolitiques dans la région. L'objectif principal de ce format de dialogue consiste à déboucher sur un accord juridiquement contraignant sur le non-usage de la force entre la Géorgie, d'une part, et l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud de l'autre. Cette mesure est appelée à constituer une garantie fiable pour empêcher la répétition des aventures militaires géorgiennes. La pertinence de l'adoption d'un tel document grandit à l'heure où Tbilissi suit une ligne visant à accélérer son intégration euro-atlantique et adhère aux projets des États-Unis et de l'Otan pour "endiguer" Moscou.

La Russie n'a jamais mis sur le même plan le régime criminel de Mikhaïl Saakachvili et le peuple géorgien. Nous sommes prêts à relancer les relations entre nos États dans la mesure dans laquelle les autorités géorgiennes seront prêtes à le faire. Nous espérons que le bon sens prévaudra à Tbilissi et que nos partenaires géorgiens commenceront à construire les relations avec leurs voisins en tenant compte de l'équilibre des intérêts.

Cela concerne également, et à part entière, les "superviseurs" extérieurs de Tbilissi. Il est grand temps qu'ils renoncent à la ligne sans perspective de "réintégration" de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud à la Géorgie. Au lieu de réitérer des thèses détachées de la réalité, tel que c'était le cas dans la récente déclaration commune de plusieurs pays occidentaux à l'issue de la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies à l'occasion de la date anniversaire des événements d'août 2008, ils devraient inciter Tbilissi à établir et à entretenir un dialogue équitable et respectueux avec Soukhoum et Tskhinval.

 

Sur la situation actuelle en Afghanistan

 

La situation en Afghanistan se dégrade. Cette situation est liée en grande partie à la décision des États-Unis et de l'Otan de retarder le retrait total de leurs forces d'Afghanistan. Au final, les talibans ont nettement renforcé leur activité pratiquement dans tout le pays. Lors d'une vaste offensive cet été, ils ont pris le contrôle de 80-100 nouveaux districts. Début août sont constatées de nombreuses incursions des talibans aux abords de grands centres provinciaux à l'Ouest du pays (Hérat, Kandahar et Lashkar Gah).

Les forces afghanes ne parviennent pas à contenir la pression des talibans, l'opérationnalité des unités régulières reste basse. On constate de nombreux passages de militaires sur le territoire ouzbek et tadjik. Les sections de milice populaire créées sur place ne se distinguent pas non plus par leur efficacité.

Néanmoins, les talibans ne disposent pas des ressources nécessaires pour prendre et retenir des grandes villes, dont la capitale Kaboul. Leur offensive commence à s'essouffler, les forces gouvernementales ont réussi à reprendre le contrôle de districts perdus plus tôt, notamment dans les provinces de Balkh, Kapisa, Ghazni, Parwan, et Hérat.

Sur cette toile de fond, nous continuons d'exiger de toutes les parties en Afghanistan qu'elles entament des négociations de paix substantielles. A cet effet, il est prévu que Zamir Kaboulov, représentant spécial du Président russe pour l'Afghanistan et directeur du 2e Département Asie du Ministère russe des Affaires étrangères, participe à la prochaine réunion du "trio" élargi Russie-USA-Chine-Pakistan à Doha prévue le 11 août.

 

Sur la prétendue implication de "hackers russes" dans des activités "malveillantes" aux États-Unis

 

Nous avons noté de nouvelles accusations infondées visant la Russie, qui aurait commis des attaques de piratage. C'est le résultat d'une prétendue investigation de la société californienne RiskIQ, sans que les "investigateurs" expliquent qui a été attaqué et comment. C'est tout à fait dans l'esprit du fameux "highly likely" qui a déjà servi à décrire "l'ingérence" de la Russie dans tous les processus possibles et imaginables en Occident. Même les représentants de l'administration de Joe Biden ne cessent de répéter qu'ils n'associent pas les attaques contre les sites d'infrastructure critique américains au gouvernement russe, mais les journalistes et le secteur privé - à contre-courant de leur gouvernement - continuent de jouer à la rhétorique antirusse par inertie. Nous voudrions souhaiter à la presse américaine de trouver de nouveaux prétextes intéressants et d'actualité, car la prétendue "cybermenace russe" s'est clairement épuisée.

Il et réjouissant que sur ce fond, l'interaction sectorielle russo-américaine en matière de sécurité de l'information ne soit pas confiée aux auteurs de telles publications, mais à des professionnels. Des consultations bilatérales sectorielles sont organisées entre les experts conformément à l'entente entre nos dirigeants conclue au sommet de Genève le 16 juin. Nous espérons que les contacts dans le cadre de ce format nous permettront d'obtenir des résultats pratiques en avançant vers le rétablissement du dialogue interministériel à part entière avec les États-Unis dans l'esprit de la déclaration du 25 septembre 2020 du Président russe Vladimir Poutine. Nous sommes profondément convaincus que la normalisation de la coopération russo-américaine dans ce domaine est parfaitement dans l'intérêt des deux parties.

 

Sur l'avis du Ministère français des Affaires étrangères concernant l'activité de groupes néonazis en Ukraine

 

Notre attention a été attirée par la récente réponse du Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères de la France à la question de la sénatrice Nathalie Goulet, qui s'est rendue personnellement à Kiev et a été choquée par le déchaînement du néonazisme et l'emprise de l'idéologie fasciste qui fait partie des réalités ukrainiennes contemporaines.

Malheureusement, Paris a décidé de camoufler le problème plutôt que de s'exprimer clairement sur ces phénomènes dangereux qui sont devenus flagrants non seulement en France mais également dans toute l'Europe. En tentant de les minimiser ou, plus exactement, de les ignorer, le Ministère français des Affaires étrangères a déclaré que le niveau de popularité et d'influence des groupes néonazis en Ukraine "ne [dépassait] pas le taux moyen en Europe".

Cette affirmation est étrange. Il est difficile de s'imaginer que dans les rues des villes françaises on organise des marches en hommage à la division SS Charlemagne composée de volontaires français, qu'on vende des objets avec ses symboles ou qu'on glorifie le travail du gouvernement de Vichy. Malheureusement, de tels phénomènes sont devenus la norme en Ukraine.

Aussi décalée de la réalité est l'affirmation optimiste des diplomates français selon laquelle les "groupuscules" extrémistes violents ont pratiquement disparu en Ukraine. Hélas, c'est loin d'être le cas. Le monde entier assiste aujourd'hui en Ukraine à une glorification ouverte des criminels nazis. L'idéologie nationaliste radicale devient la base pour éduquer la jeune génération. Les crimes inhumains commis par les groupes extrémistes ne font l'objet d'aucune enquête et restent impunis. Les "groupuscules" extrémistes violents mentionnés par le Ministère français des Affaires étrangères, responsables de crimes de guerre dans le Donbass, sont intégrés dans les structures de force de l'Ukraine.

Nous sommes certains que nos collègues du Quai d'Orsay n'ont pas oublié l'histoire de l'occupation nazie de la France, se souviennent des combattants de la Résistance et de la mission de libération de Charles de Gaulle. Nous espérons que les autorités françaises, qui déclarent leur attachement aux droits de l'homme, ne fermeront pas les yeux sur les événements en Ukraine, ne défendront pas les groupuscules nationalistes qui y sévissent et exprimeront un avis clair sur tous les phénomènes néonazis dans l'espace européen.

 

Sur le "syndrome havanais" des diplomates américains à Vienne

 

Nous avons remarqué de nouvelles publications de médias américains sur ce qu'on appelle le "syndrome havanais des diplomates américains". Selon le magazine The New Yorker, près de vingt collaborateurs de la représentation diplomatique américaine dans la capitale autrichienne se plaindraient de maux de tête permanents, de vertiges et d'incapacité à se concentrer.

De telles désinformations font périodiquement leur apparition dans les médias depuis cinq ans. Tout a commencé en 2016 par des plaintes de diplomates américains à La Havane, ainsi que de leurs collègues de l'ambassade canadienne à Cuba. Toutefois, les Canadiens ont rapidement "fait marche-arrière" quand, à l'issue d'une investigation menée conjointement avec les Cubains, il s'est avéré que cette réaction était due aux cigales caribéennes et aux fumigateurs utilisés contre les moustiques.

Mais, avec une obstination qui mériterait un meilleur usage, Washington continue de rapporter aux médias des "scoops" exagérés concernant une trace russe dans les impacts nuisibles contre les cerveaux de leurs diplomates à l'aide d'ondes sonores, radio ou "énergétiques". A présent c'est la mission diplomatique américaine en Autriche qui se retrouve à l'épicentre. On déplore des attaques dont la nature est même ignorée "pour l'instant" par les renseignements occidentaux.

Dans l'ensemble, la propagande russophobe continue de propager des fakes. Nous exprimons notre compassion à nos collègues et leur souhaitons une bonne santé. Nous pensons qu'il est immoral et bas de lancer des spéculations antirusses se référant à des malaises. Les inventions concernant de prétendues "rayons psychologiques" dépassent le bon sens. Il est évident que la passion des tabloïds occidentaux pour le conspirationnisme est inextirpable. Nous suggérons aux médias de qualité d'éviter ce terrain glissant. Sinon, la prochaine fois, il faudra accuser les Russes des éclipses ou des chutes de neige.

Ces fantaisies malsaines n'ont pas de limite quand les propagandistes washingtoniens s'en mêlent.

 

Sur les résultats de la 26e réunion du Partenariat russo-américain du Pacifique

 

La 26e réunion du Partenariat russo-américain du Pacifique (PRAP) s'est déroulée du 27 au 30 juillet 2021 en visioconférence. Ce forum créé en 1995 a réuni une nouvelle fois un grand nombre de représentants officiels, d'experts et d'entrepreneurs de l'Extrême-Orient russe et de l'Ouest américain.

Cette année, le PRAP s'est focalisé sur un large éventail de questions, notamment la coopération dans le domaine du commerce et des investissements, de l'énergie et de l'efficacité énergétique, du transport, du tourisme, du climat et de la culture. Une attention particulière a été accordée à la conquête de l'Arctique en mettant l'accent sur le potentiel économique et les défis environnementaux de la région polaire. Il a été noté qu'au fur et à mesure de la fonte des glaces dans la région du détroit de Béring s'ouvriront de nouvelles opportunités pour la coopération dans le domaine de la navigation maritime.

La présentation du climat d'investissement des régions russes de l'Extrême-Orient, ainsi que du développement de la communication aérienne et maritime directe entre les deux pays via l'océan Pacifique, a suscité un grand intérêt chez les participants. La préservation du patrimoine ethnographique a été une question importante de la discussion. Une entente a été préalablement conclue sur la reprise des festivals annuels des peuples autochtones "Journées de Béringie", bien évidemment après l'amélioration de la situation épidémiologique.

Comme auparavant, les activités du forum se sont déroulées dans une atmosphère parfaitement amicale. Cela confirme une nouvelle fois la nécessité réciproque d'une plateforme unique telle que le PRAP, ainsi que la volonté des parties de régler des problèmes pratiques concrets et importants pour les populations des deux pays. De notre côté, nous continuerons de soutenir les organisateurs et les participants au Partenariat russo-américain du Pacifique.

 

Sur le 12e Sommet économique international "Russie - Monde islamique: Sommet de Kazan 2021"

 

Le 12e Sommet économique international "Russie - Monde islamique: Sommet de Kazan 2021" s'est déroulé du 28 au 30 juillet à Kazan, l'une des villes les plus anciennes et les plus belles de la région de la Volga et de toute la Russie.

Il a réuni des représentants d'organisations spécialisées russes et internationales, d'organes du pouvoir public, ainsi que des investisseurs et hommes d'affaires éminents, y compris des hauts responsables de compagnies russes et étrangères. Le sommet s'est déroulé dans le cadre de l'activité du Groupe de vision stratégique "Russie - Monde islamique", présidé par le Président du Tatarstan Roustam Minnikhanov.

Des rencontres thématiques ont été organisées sur la coopération économique et financière entre la Russie et les pays musulmans, sur des projets d'investissement dans le secteur de la médecine, de l'écologie et des objectifs de développement durable de l'Onu, ainsi que sur la production dans les secteurs de l'industrie Halal et de la "mode décente".

En marge du Sommet a été organisé pour la première fois le Forum sectoriel international de la construction mécanique avec un accent sur l'échange d'expérience dans le domaine de la numérisation de l'industrie, ainsi que des forums de jeunes entrepreneurs et de jeunes diplomates des pays de l'Organisation de la coopération islamique.

Dans le cadre de cet événement a également été organisée une discussion sur la "Mise en œuvre de la coopération en matière d'information entre la Russie et les pays musulmans" avec la participation des représentants du Groupe de vision stratégique, du Ministère russe des Affaires étrangères, des principaux médias russes - la chaîne RT, TASS, Rossiya Segodnya - ainsi que de l'Association des correspondants étrangers dans notre pays.

Pendant la session sur le secteur de l'information ont été évoqués les problèmes d'actualité de l'interaction médiatique entre la Russie et les pays de l'Orient musulman, des ententes importantes ont été conclues sur l'intensification de l'accompagnement médiatique de la coopération entre la Russie et le Monde islamique, la stimulation de contacts au niveau des médias entre les parties, la coordination des démarches au sein des forums et des plateformes multilatérales importantes pour régler les problèmes relatifs à la liberté d'expression, aux droits des journalistes, à l'accès à l'information, à l'élimination de l'inégalité numérique et d'autres sujets similaires.

Pendant le Sommet, le Ministère russe des Affaires étrangères a organisé un voyage de presse à Kazan pour les journalistes étrangers accrédités à Moscou pour le compte de médias des pays orientaux.

Le 12e Sommet économique international "Russie - Monde islamique: Sommet de Kazan 2021" s'est déroulé de manière fructueuse, et a constitué une nouvelle démonstration claire de la priorité du vecteur islamique de la politique étrangère de notre pays.

 

Sur le voyage de presse dans la région de l'Amour

 

Je voudrais m'écarter aujourd'hui des standards habituels et annoncer un nouveau voyage de presse organisé pour les correspondants étrangers par le Ministère russe des Affaires étrangères.

Ce voyage se déroulera du 10 au 13 août dans la région de l'Amour et sera très différent de toutes les tournées précédentes dans les régions russes.

En particulier, les journalistes visiteront le cosmodrome Vostotchny où ils recevront des informations exhaustives des responsables de Roskosmos et des directeurs du service de lancement. C'est une opportunité unique pour évaluer le potentiel scientifique et technique de notre pays sur l'exemple du site d'un secteur économique qui affiche l'une des plus grandes dynamiques de développement: l'industrie aérospatiale.

Outre la familiarisation avec le potentiel touristique et économique de la région, un accent notable sera mis sur la présentation des succès de la coopération frontalière russo-chinoise. A cet égard, le programme de ce voyage prévoit la visite du passage frontalier sur le pont du fleuve Amour entre les villes de Blagovechtchensk (Russie) et de Heihe (Chine).

Il est prévu que le Gouverneur de la région de l'Amour, Vassili Orlov, s'entretienne avec des journalistes locaux.

Nous appelons les journalistes et le personnel technique des postes de correspondance des médias étrangers à participer plus activement à de tels événements que nous organisons spécialement pour vous. De notre côté, nous sommes prêts à tenir compte au maximum des souhaits qui seront exprimés aussi bien en ce qui concerne le programme que les itinéraires.

 

Sur le Forum de jeunesse international des expatriés russes "20.20"

 

Le 30 juillet à Moscou, à la Maison Soljenitsyne des Russes à l'étranger, s'est déroulée l'inauguration solennelle du Forum de jeunesse international des expatriés russes "20.20", qui fonctionnera jusqu'au 6 août à Moscou, Samara et Volgograd. Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a envoyé aux participants à l'événement des salutations, dans lesquelles il a noté la cohésion et l'optimisme de la jeune "aile" de la diaspora, ainsi que son activité publique active, notamment pour préserver la mémoire historique commune.

Le Forum, dont l'initiative a été avancée par des jeunes compatriotes, se déroule avec le soutien de la Commission gouvernementale pour les expatriés. Les organisateurs de l'événement sont l'Agence fédérale pour la jeunesse et l’Établissement budgétaire fédéral d’État "Centre de ressources de jeunesse".

Le Forum se déroule au format hybride, d'actualité aujourd'hui. Plus de 85 représentants de jeunesse de 50 pays y participent en présentiel. Pendant le segment moscovite de l'événement, les délégués ont rencontré les membres du Conseil interministériel de jeunesse auprès de la Commission gouvernementale pour les expatriés, ont organisé des réunions d'affaires et ont évoqué les perspectives du travail de la Communauté des jeunes compatriotes. De plus, dans le cadre du programme chargé du forum, les jeunes représentants de la communauté étrangère ont réussi à échanger leur expérience et à établir l'interaction avec la jeunesse russe, leurs pairs de différentes régions de notre pays.

Dans le cadre de la partie culturelle et éducative de l'événement, les participants au forum ont visité les principales curiosités de la capitale russe et les lieux commémoratifs de la Grande Guerre patriotique. Vendredi 6 août sera organisée pour eux une excursion sut les sites commémoratifs de Volgograd, notamment au musée-réserve Bataille de Stalingrad, ce qui est particulièrement symbolique l'année des 80 ans du début de la Grande Guerre patriotique.

 

Sur le concert "Chansons de l'unité - Chansons de la Victoire" à Madrid

 

Le 25 juillet, dans le cadre du marathon musical "Chansons de la Victoire" destiné à perpétuer la mémoire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique, qui s'est tenu à Madrid sur la place faisant face au palais royal, a été organisé un concert festif des célèbres collectifs russes Chœur Touretski et Soprano sous la direction de l'artiste populaire de Russie Mikhaïl Touretski.

A ce concert ont assisté des représentants des organes publics espagnols, des milieux politiques et sociaux, des membres du corps diplomatique accrédité en Espagne, des personnalités culturelles espagnoles et, évidemment, des compatriotes russes.

Le concert du Chœur Touretski et de Soprano sous la devise commune "Chansons de l'unité - Chansons de la Victoire" a constitué un événement musical marquant de la vie culturelle de la capitale espagnole et a permis à un public nombreux de se familiariser avec la culture russe via le langage universel de la musique.

 

Réponses aux questions:

Question: Que pouvez-vous dire du refus du BIDDH de participer à l'observation des élections parlementaires en Russie?

Réponse: Matteo Mecacci, Directeur du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH) de l'OSCE, dans une lettre adressée à la Présidente de la Commission électorale centrale de la Fédération de Russie Ella Pamfilova, a fait part du refus du BIDDH de participer à l'observation des élections des députés de la Douma d’État de l'Assemblée fédérale de la Fédération de Russie en septembre 2021.

L'invitation russe envoyée à nos partenaires étrangers pour participer à l'observation a été transmise en temps voulu et en parfaite conformité avec nos engagements dans le cadre de l'OSCE. Hormis au BIDDH, de telles invitations ont été envoyées à d'autres organisations et structures internationales dont le mandat inclut l'observation électorale.

Le BIDDH motive son refus d'envoyer sa mission en Russie par le fait que le Bureau détermine lui-même les paramètres d'observation (tels que la durée de l'observation, le nombre d'observateurs, leur procédure de travail) conformément à sa méthodologie, qui n'est pas approuvée par les États participants de l'OSCE, ce qui exclut de facto la possibilité de s'entendre à ce sujet avec le pays d'accueil, en l'occurrence la Russie.

Le prétexte formel pour les reproches venant du BIDDH est la décision collective des autorités russes, due à la lutte contre le coronavirus, de limiter le nombre total d'observateurs électoraux étrangers pouvant suivre les élections des députés à la Douma d’État en septembre 2021. Il est évident que cette mesure est forcée, qu'elle est objectivement liée à l'évolution de la situation épidémiologique en Russie et dans le monde en général.

Nous soulignons que cette décision ne discrimine pas le BIDDH, qu'elle concerne tous les observateurs étrangers. Sachant que parmi d'autres structures internationales, le Bureau s'est vu offrir la possibilité d'envoyer la plus grande mission d'observation.

Nous regrettons la décision du BIDDH de l'OSCE de renoncer à envoyer en Fédération de Russie sa mission d'observation des élections. Nous sommes franchement déçus par l'attitude de facto négligente du Bureau envers nos efforts visant à lutter contre la prolifération du nouveau coronavirus. Dans son récent rapport sur les résultats de son travail en Russie, la Mission d'évaluation des besoins du BIDDH a refusé de constater que "le nombre de la mission d'observation doit être étudié, si besoin, en fonction de la situation liée à la pandémie de coronavirus".

Nous ne pouvons pas non plus être d'accord avec les arguments du Directeur du BIDDH selon lesquels l'observation indépendante et digne de confiance des élections dépend du nombre d'observateurs. La Russie était prête à accepter un groupe d'observateurs du Bureau avec le même effectif que le groupe envoyé observer les élections, par exemple, aux États-Unis l'an dernier.

Tout cela témoigne une nouvelle fois de la nécessité de longue date de faire passer l'activité d'observation du BIDDH sur une base non-discriminatoire solide et convenue avec tous les États participants de l'OSCE. La Russie a proposé plusieurs fois de déterminer clairement les modalités de formation et de travail des missions d'observation. A l'heure actuelle, le seul engagement convenu est l'invitation des observateurs étrangers aux élections, ce que la Russie respecte rigoureusement.

Étant donné que le BIDDH de l'OSCE a lui-même refusé de participer à l'observation des élections des députés à la Douma d’État de l'Assemblée fédérale de la Fédération de Russie en septembre 2021, tous les avis, déclarations ou commentaires du Bureau concernant l'organisation du vote pendant ces élections et le processus électoral dans l'ensemble ne mériteront aucune attention et ne seront pas pris en compte.

Nous sommes convaincus que d'autres observateurs étrangers seront prêts à profiter du quota du BIDDH.

Question: Le Département d’État américain a réfuté les propos de l'Ambassadeur de Russie aux États-Unis concernant le caractère fallacieux des causes invoquées pour expulser des diplomates russes, et souligné qu'il ne cherchait pas l'escalade. Que pensez-vous de la situation dans le domaine des échanges diplomatiques? Voyez-vous des perspectives d'amélioration?

Réponse: Quand il commente la situation actuelle - regrettable - dans laquelle se sont retrouvées les missions diplomatiques de nos pays, le Département d'État américain met traditionnellement en avant ses propres problèmes en passant sous silence le fait que les relations bilatérales se sont détériorées d'une manière sans précédent précisément à cause de Washington.

Ce n'est pas la Russie qui a initié le mécanisme de confrontation en expulsant des diplomates et en décrétant des restrictions contre eux, ce qui nous a poussés à prendre des contremesures réciproques. Ce n'était pas notre choix.

A partir de 2016, à l'encontre du droit national et international, les autorités américaines ont envahi illégalement six biens diplomatiques russes aux États-Unis, en refusant à notre Ambassade à Washington le droit même de les visiter pour évaluer l'état technique des bâtiments et des communications.

En plus de ce raid ont été décrétées des restrictions supplémentaires, notamment une limite de trois ans au séjour des diplomates russes envoyés aux États-Unis. L'Ambassadeur de Russie à Washington Anatoli Antonov, à la demande des médias américains qui comprennent mal les nuances de la situation, a expliqué en détail comment le Département d'État américain expulsait nos diplomates et le personnel technique du pays en utilisant des manipulations de visa.

Les visas de 60 collaborateurs de l'Ambassade et de deux Consulats généraux de Russie, à New York et à Houston, ont déjà expiré, et leurs demandes de prolongation restent sans réponse. Avec les membres de leur famille, cela représente près de 150 personnes. 24 autres collaborateurs d'établissements diplomatiques russes à qui le Département d'État américain a ordonné de quitter les États-Unis d'ici le 3 septembre ont dû interrompre leur mission pour rentrer. Et surtout, les États-Unis ne s'empressent pas de remplir leur partie de l'entente convenue afin de ne pas faire s'effondrer les liens bilatéraux, déjà fragiles. La Russie est ouverte au dialogue, elle est prête à prendre en compte les préoccupations américaines, notamment à délivrer rapidement des visas aux nouveaux collaborateurs de la mission diplomatique américaine envoyés à Moscou pour remplacer le personnel auparavant recruté localement parmi des citoyens russes et de pays tiers.

Mais un travail constructif n'est possible que sur une base mutuelle sans tenter d'obtenir des concessions unilatérales. Nous espérons que Washington commencera enfin à être guidé par le bon sens et pas des illusions de "jeu à somme nulle", dangereux, qui risquent de provoquer un nouveau cycle de confrontation.

Question: Des médias ont rapporté que 10 pays d'Afrique et d'Asie projetteraient de retirer leur reconnaissance du Kosovo. Les diplomates russes sont-ils au courant de cette initiative? Quel rôle la Russie a-t-elle l'intention de jouer dans le règlement du problème du Kosovo?

Réponse: La position de la Russie concernant le Kosovo est bien connue: nous prônons un accord viable et mutuellement acceptable entre Belgrade et Pristina basé sur la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies. Il doit être conforme au droit international et recevoir l'approbation du Conseil de sécurité des Nations unies, car il s'agit de la garantie de la paix et de la sécurité internationales. Nous serons d'accord seulement avec une décision qui conviendra aux Serbes. Nous avons l'intention de nous tenir à cette ligne.

Le 4 septembre 2020, plusieurs engagements des parties ont été fixés à Washington, notamment le moratoire sur la promotion de la candidature de Pristina au sein des organisations internationales, ainsi que la suspension par Belgrade de son travail avec les capitales mondiales afin qu'elles retirent leur reconnaissance de "l'indépendance" du Kosovo. Les autorités serbes respectent leur partie du "contrat". Si certains membres de la communauté internationale s'apprêtent à revenir sur leur décision inconsidérée de reconnaître "l'entité" du Kosovo, il s'agit d'un choix souverain qui découle, évidemment, d'une analyse lucide de la situation, notamment du comportement de Pristina.

Nous attendons de la part des acteurs occidentaux une approche objective et exigeante de l'évaluation de l'accomplissement des mesures convenues par les autorités albano-kosovares, qui adoptent une approche très sélective de leurs propres engagements restés pendant des années sur le papier, tel que c'est le cas de l'entente de créer la Communauté des municipalités du Kosovo. Pristina sabote ce processus depuis 2013, sans que Bruxelles n'ai réagi de manière compréhensible à ce comportement.

Question: Comment, dans le contexte de la situation en Afghanistan et de l'expansion des talibans, se développent les relations entre la Russie et le Turkménistan, pays qui possède une frontière commune de 804 km avec l'Afghanistan, ne fait pas partie de l'OTSC et n'est pas un membre à part entière de la CEI?

Réponse: Dans l'ensemble, j'ai déjà exprimé notre avis concernant la situation en Afghanistan. Nous trouvons positive la coopération russo-turkmène pour contribuer au règlement pacifique de la situation en Afghanistan. Le dossier afghan et les perspectives de réconciliation nationale dans ce pays ont été évoqués pendant les consultations entre le Représentant spécial du Président russe pour l'Afghanistan Zamir Kaboulov et le vice-Ministre turkmène des Affaires étrangères Vepa Khadjiev (27 novembre 2020 en visioconférence), ainsi que pendant l'entretien entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue turkmène Rachid Meredov (1er avril 2021, Moscou).

L'aggravation de la situation en Afghanistan était le thème principal de la quatrième réunion entre les ministres des Affaires étrangères des pays d'Asie centrale et de la Russie qui s'est déroulée à Tachkent le 16 juillet, à l'issue de laquelle a été adoptée une déclaration commune sur l'Afghanistan.

Le Turkménistan est également membre du Format de Moscou de consultations sur l'Afghanistan, dont font partie tous les voisins de l'Afghanistan et les pays clés de la région, ainsi que les États-Unis. Nous considérons ce format comme l'un des mécanismes les plus prometteurs pour régler la situation en Afghanistan en plus du format du "trio" élargi (Russie-USA-Chine et Pakistan).

De plus, nous entretenons avec le Turkménistan un dialogue bilatéral de confiance dans le domaine de la sécurité, dans le cadre duquel les représentants des autorités compétentes des deux pays échangent leurs avis sur les menaces et les défis communs.

En ce qui concerne la coopération dans le cadre de la CEI, Achkhabad, en tant qu'observateur, participe au travail des organes sectoriels spécialisés de la Communauté en matière de sécurité et de coopération policière.

Question: Le Président ukrainien Vladimir Zelenski a déclaré que le retour de la Crimée était une question de temps. "C'est ma terre, ce n'est pas leur terre. Ils ne se trouvent pas ici, leurs générations ne grandiront pas ici. Et leurs enfants ne s'y trouvent pas et ne mourront pas pour notre terre. Cela ne sera jamais un territoire russe." Bien que le Président russe Vladimir Poutine ait souligné plusieurs fois que l'appartenance de la Crimée était une question définitivement close, des représentants de Kiev continuent de spéculer à ce sujet. Que pense le Ministère russe des Affaires étrangères de la déclaration de Vladimir Zelenski? Est-ce une provocation, une agression politique ou une menace à l'intégrité territoriale de la Russie?

Réponse: Vous avez déclaré à juste titre que la question relative à l'appartenance de la Crimée était définitivement close. Comment peut-on commenter une déclaration de représentants d'autres pays sur un thème inexistant? Ce n'est pas sérieux.

Question: Les médias parlent d'une éventuelle adhésion de l'Azerbaïdjan à l'OTSC en tant qu'observateur. De telles négociations sont-elles menées avec les autorités azéries? Ou s'agit-il d'une désinformation?

Réponse: Les États membres de l'OTSC mènent une politique visant à augmenter la transparence, notamment dans le secteur de l'information, et à élargir les liens extérieurs de l'Organisation. Des documents prévoyant la possibilité de faire participer à l'activité de l'OSCE des pays intéressés en tant que partenaires et observateurs ont été adoptés. De telles décisions sont prises par consensus. L'Azerbaïdjan n'a pas encore déposé de demande officielle d'adhésion.

Nous espérons que le renforcement de la coopération équitable et constructive avec d'autres États et structures internationales contribuera à renforcer la confiance et la sécurité dans l'espace qui fait partie de la sphère de responsabilité de l'Organisation.

Question: Le vice-Ministre lituanien des Affaires étrangères Mantas Adomenas a déclaré que des Russes se trouvaient parmi les migrants à la frontière avec la Russie. Est-ce que le Ministère russe des Affaires étrangères est en contact avec les autorités lituaniennes concernant le rapatriement des migrants?

Réponse: Selon les informations dont nous disposons, des citoyens russes pourraient se trouver parmi les migrants se trouvant en Lituanie. Ces informations sont en cours de vérification. Si elles étaient confirmées, le rapatriement des Russes devrait se dérouler conformément à l'accord de réadmission entre la Communauté européenne et la Fédération de Russie du 25 mai 2006.

Question: Bakou fait entrave à l'accès de prêtres et de pèlerins arméniens à Dadivank. Ce faisant, l'Azerbaïdjan enfreint l'accord conclu avec la médiation des casques bleus russes conformément auquel les croyants peuvent entrer et organiser la messe au monastère de Dadivank. Le 14 novembre 2020, le Président russe Vladimir Poutine a souligné pendant son entretien avec le Président azéri Ilham Aliev l'importance de garantir la préservation des églises et monastères chrétiens et leur activité religieuse normale dans les régions du conflit du Haut-Karabakh passées sous le contrôle de l'Azerbaïdjan. Malgré cela, non seulement l'Azerbaïdjan continue de détruire le patrimoine chrétien au Haut-Karabakh, mais il empêche également l'organisation des messes à Dadivank. Que pensez-vous des actions des autorités azéries?

Réponse: La Russie accorde toujours une attention particulière au patrimoine culturel et historique au Haut-Karabakh et dans les régions attenantes. Nous sommes certains que c'est un thème humanitaire important, que nous soulevons régulièrement dans nos contacts avec les représentants officiels de Bakou et d'Erevan. Les casques bleus russes accompagnent les groupes de pèlerins qui visitent les monastères de Dadivank, d'Amaras et de Gandzasar.

Nous soutenons l'organisation au plus vite d'une mission de l'Unesco dans la région, qui pourrait exprimer un avis qualifié sur la situation sur place. Le problème est également suivi par les coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE.

Question: Le 28 juillet, à l'approche des négociations à venir à Moscou, les autorités azéries ont lancé une offensive à la frontière arménienne, dans la zone allant de la commune de Sotk jusqu'à Verin Chorja. On dénombre trois morts et quatre militaires blessés côté arménien. Les forces azéries ont tiré en direction des villages de Sotk, de Kout, d'Azat, de Noarabak, de Nerkin Chorja, et de Verin Chorja dans la région de Guegarkounik, troublant et mettant en péril la vie pacifique des civils. Que pensez-vous du fait que les autorités azéries aggravent intentionnellement la situation alors que des forces armées azéries se trouvent illégalement sur le territoire souverain arménien depuis le 12 mai, que leur gouvernement avance des revendications territoriales et historiques, et que l'Azerbaïdjan lance des opérations militaires dirigées contre la paix et la sécurité dans la région?

Réponse: La Russie est sérieusement préoccupée par les incidents armés de plus en plus fréquents dernièrement dans certaines zones de la frontière azéro-arménienne. Le fait qu'ils s'accompagnent de victimes humaines des deux côtés suscite une inquiétude particulière.

Malheureusement, malgré toutes les démarches entreprises, la tension à la frontière ne retombe pas. Nous appelons les parties à éviter toute action susceptible de dégrader la situation. Toutes les questions qui surviennent doivent être réglées uniquement par les moyens diplomatiques et politiques.

La Russie est prête à continuer d'apporter une contribution active à la normalisation de la situation à la frontière azéro-arménienne, notamment à travers les mesures de désescalade et le lancement du travail commun pour la délimitation et la démarcation de la frontière. Ces efforts, couplés au déblocage des liens économiques et de transport dans la région, ainsi qu'à la stimulation du dialogue intercommunautaire, contribueront à la transformation de la Transcaucasie en zone de stabilité, de sécurité et de prospérité conformément aux déclarations des dirigeants de la Russie, de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie du 9 novembre 2020 et du 11 janvier 2021.

Question: Bakou continue de juger des militaires arméniens. La persécution pénale par l'Azerbaïdjan d'Arméniens prisonniers accusés d'avoir illégalement traversé la frontière est une violation de la 3e Convention de Genève. Que pensez-vous du fait que non seulement Bakou continue de ne pas rendre, mais aussi condamne illégalement des prisonniers arméniens, en transgression de la déclaration trilatérale?

Réponse: Nous avons déjà commenté plusieurs fois ce thème. La position russe à ce sujet est bien connue et n'a pas changé. Nous surveillons ce problème en permanence. Les contacts se poursuivent également au niveau des ministères de la Défense des deux pays. Très récemment (le 2 août) ont eu lieu des réunions entre le commandant des casques bleus russes au Haut-Karabakh Roustam Mouradov et des représentants azéris. Pour des informations plus détaillées sur les accords conclus, je vous suggère de vous adresser au Ministère de la Défense de la Russie.

Question: L'Ambassadeur de Russie en Arménie Sergueï Kopyrkine a déclaré le 3 août dans une interview à la télévision publique arménienne, en commentant l'initiative du Premier ministre arménien Nikol Pachinian de déployer des postes de contrôle russes sur tout le périmètre de la frontière azéro-arménienne, que cette idée avait déjà été réalisée en partie dans la région de Siounik. En ce qui concerne les autres zones frontalières problématiques, le chef de la mission diplomatique a déclaré, je cite: "La Russie est prête à prendre les mesures nécessaires, mais c'est une question qui nécessite également d'être discutée au format trilatéral." Est-ce que cela signifie que le déploiement de gardes-frontières russes le long de la frontière azéro-arménienne nécessite l'accord de l'Azerbaïdjan, et qu'en cas de réaction négative de Bakou cette initiative ne pourra pas être réalisée?

Réponse: La question relative au déploiement de postes frontaliers mobiles le long de la frontière relève de la compétence du Service de police des frontières du FSB russe.

De notre côté, nous avons déjà commenté plusieurs fois la situation à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Je souligne encore une fois que la Russie accorde une attention prioritaire à ce thème, continue de fournir des efforts de médiation actifs visant à régler le litige frontalier. A noter en même temps que l'un des problèmes en ce qui concerne la réalisation du déploiement des gardes-frontières le long de la frontière est l'absence de cadre juridique international, à laquelle s'ajoute un manque de confiance mutuelle. Nous pensons que la désescalade durable à la frontière ne peut être garantie que par un lancement immédiat du travail pour délimiter la frontière entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, puis sa démarcation. La Russie prône le lancement au plus vite de ce processus.

Question: Que pensez-vous de la déclaration du Président américain Joe Biden au sujet de l'économie russe? Et dans quelle mesure la rhétorique américaine de ces derniers jours pourrait-elle faire évoluer les accords conclus à l'issue de la rencontre entre les présidents de la Russie et des États-Unis en juin dernier?

Réponse: La déclaration du Président américain Joe Biden selon laquelle l'économie russe dépend uniquement du pétrole et de l'arme nucléaire s'appuie sur un message erroné et déformé, tout comme l'avis arrogant d'un autre président démocrate, Barack Obama, concernant notre économie soi-disant "déchirée en lambeaux".

La réalité objective, que certains représentants de Washington refusent de voir, témoigne du contraire. L'hégémonie de l'Amérique, qui lui convenait, disparaît sur fond de renforcement des positions géopolitiques de la Russie et de la Chine.

Nous espérons que la communauté américaine du renseignement, à laquelle s'adressait cet avis du président américain, informera objectivement et de manière impartiale leur chef de l’État. C'est crucial du point de vue de la prise de décisions responsables par l'une des superpuissances nucléaires.

La rhétorique russophobe agressive, inhérente à la classe politique américaine indépendamment du parti, empoisonne évidemment l'atmosphère déjà électrifiée dans les relations bilatérales, jouant contre les résultats, positifs dans l'ensemble, de la récente réunion de Genève au sommet.

Nous espérons que le bon sens prévaudra à Washington et qu'au lieu d'exercices verbaux commencera un travail sérieux pour surmonter tout ce qui a été accumulé de négatif entre nos États - ce qui n'est pas la faute de la Russie.

Question: Dans quelle mesure la situation relative aux sanctions et à la pression contre la Russie se reflète-t-elle sur les relations de partenariat entre les pays des Brics?

Réponse: Je pense que nous avons réussi à élaborer une immunité collective contre une telle pression par les sanctions. Nous continuons de renforcer la coopération entre les cinq membres, notamment dans le secteur économique. Les statistiques parlent d'elles-mêmes: au cours des cinq premiers mois de cette année, les échanges russes avec les pays des Brics ont augmenté de 26,7% par rapport à la même période en 2020, pour s'élever à près de 57 milliards de dollars.

Notre union n'admet pas la communication internationale dans le langage des mesures coercitives illégitimes contournant les décisions du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous y percevons des tentatives de concurrence déloyale et d'entrave au développement au profit des intérêts géopolitiques égoïstes de certains pays. Nous voyons que cela fait partie de la ligne de l'Occident collectif visant à construire un "ordre basé sur des règles" qui admet parfaitement une violation des normes fondamentales du droit international, notamment par une ingérence dans les affaires intérieures d'autres États.

Le recours à de telles méthodes malhonnêtes est pour le moins imprévoyant. L'efficacité de tels instruments suscite de nombreux doutes. De plus, cela ralentit la croissance mondiale et réduit les capacités des pays qui recourent à des sanctions injustifiées.

Question: Récemment, le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) a lancé un appel d'offres pour organiser des activités éducatives en Ukraine. Il était question d'un projet censé contribuer à l'élargissement du cercle de jeunes "pro-européens". Ce projet a un grand programme et prévoit un large éventail d'événements et d'activités. Est-ce que cela indique que l'Occident collectif passe à l'offensive dans la bataille pour la jeunesse?

Réponse: Nous avons attentivement pris connaissance des initiatives des collègues européens concernant l'organisation en Ukraine de projets éducatifs afin d'élargir le cercle de jeunes gens dits pro-européens.

Nous trouvons importante l'interaction avec la jeunesse. Le Ministre et la direction du Ministère prononcent régulièrement des discours dans différents forums de jeunesse. Nous essayons de parler aux jeunes dans une langue qu'ils comprennent sur les questions importantes de l'ordre du jour international, sur la préservation de la mémoire historique, sur les changements climatiques, sur les valeurs immuables de l'humanité. Ces dernières années, le Ministère des Affaires étrangères utilise activement les différentes technologies numériques, les plateformes en ligne, les réseaux sociaux. Non seulement nous sommes prêts à aider les jeunes à comprendre la politique mondiale, mais nous apprenons également nous-mêmes des jeunes les nouvelles tendances, nous apprenons à entendre et à écouter l'avis de nos jeunes contemporains.

A cet égard, nous accordons une attention particulière au travail au niveau des associations des compatriotes. Nous avons précisément parlé aujourd'hui du Forum international de jeunesse "20.20" qui a commencé à Moscou fin juillet. Nous continuerons de contribuer à de tels formats, ainsi qu'à l'établissement de contacts directs entre les représentants des organisations de jeunesse de la Russie et d'autres pays.

Nous comptons organiser un voyage de presse dans différentes régions russes pour les médias de nos compatriotes. Nous vous y invitons volontiers.

 

 

 

 

Documents supplémentaires

Photos

x
x
Outils supplémentaires de recherche