7 octobre 202118:44

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 7 octobre 2021

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Sur la participation de Sergueï Lavrov à la réunion anniversaire de haut niveau du Mouvement des non-alignés

 

Lundi 11 octobre, dans le cadre de sa visite de travail à Belgrade, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la réunion anniversaire de haut niveau du Mouvement des non-alignés, à l'occasion des 60 ans de cette structure.

Pour la première de l'histoire, notre pays sera présent au Mouvement des non-alignés en sa nouvelle qualité d'observateur - statut obtenu en juillet dernier à l'initiative du Président russe Vladimir Poutine. Cette démarche a clairement montré la proximité des approches de notre pays et du Mouvement vis-à-vis de nombreux problèmes mondiaux et ouvre de vastes opportunités pour renforcer le partenariat mutuellement avantageux, notamment au niveau de l'Onu.

Pendant cet événement, Sergueï Lavrov lira les salutations du Président russe Vladimir Poutine, ce qui souligne la signification particulière accordée par la Russie à l'activité du Mouvement des non-alignés réunissant 120 États et promouvant les principes de coopération interétatique équitable.

 

Sur la participation de Sergueï Lavrov à la réunion des ministres des Affaires étrangères de la Conférence pour l'interaction et les mesures de confiance en Asie

 

Mardi 12 octobre à Noursoultan, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la 6e réunion des chefs de diplomatie des pays membres de la Conférence pour l'interaction et les mesures de confiance en Asie (CICA).

L'ordre du jour de la réunion prévoit une discussion sur les perspectives de développement de la coopération pratique régionale, notamment dans le contexte de son incorporation au travail d'intégration multivectoriel dans l'espace eurasiatique.

Pendant la Conférence, il est prévu de lancer un nouvel axe à l'initiative de la Russie: la coopération dans le secteur de la cybersécurité internationale.

En tant que l'un des coordinateurs de la dimension économique de l'activité de la CICA, notre pays a également préparé des propositions complexes pour intensifier les efforts communs visant à soutenir les petites et moyennes entreprises.

 

Sur l'entretien à venir entre Sergueï Lavrov et Olga Algayerova, Secrétaire exécutive de la CEE-Onu

 

Mercredi 13 octobre à Noursoultan, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra avec la Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Europe de l'Onu (CEE-Onu), Olga Algayerova, qui se trouvera à Moscou pour participer au forum international Semaine russe de l'énergie. Il est prévu d'évoquer les aspects pratiques de notre coopération avec cette commission régionale de l'Onu, ainsi que l'activité à venir de la CEE-Onu dans les pays de la CEI avec un soutien financier et d'experts de la Russie.

 

Sur l'entretien à venir entre Sergueï Lavrov et Téte Antonio, Ministre des Affaires étrangères de l'Angola

 

Mercredi 13 octobre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra avec le Ministre angolais des Affaires étrangères Téte Antonio, qui se rendra à Moscou en visite de travail.

Les deux chefs de diplomatie comptent évoquer l'état et les perspectives de l'intensification des liens bilatéraux diversifiés dans les domaines politiques, commercial, économique, social et d'autres, conformément aux objectifs formulés à l'issue des pourparlers entre les présidents de la Russie et de l'Angola à Moscou et à Sotchi en 2019.

Un échange d’avis sur l’ordre du jour régional et international est également au programme. Une attention particulière sera accordée au maintien de la paix, à la garantie de la stabilité et de la sécurité, ainsi qu’à la lutte contre les menaces terroristes en Afrique.

 

Sur la réunion à venir du Conseil des ministres des Affaires étrangères de la CEI

 

Jeudi 14 octobre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de la Communauté des États indépendants (CEI), qui se déroulera à Minsk (cette année, la CEI est présidée par la Biélorussie).

Pendant la réunion, les chefs de diplomatie échangeront leurs avis sur l'ordre du jour international, sur l'interaction au format de la CEI, et aborderont les projets de déclarations soumis au Conseil des chefs d'État de la CEI (15 octobre) à l'occasion des 30 ans de la Communauté sur le développement de la coopération dans le domaine de la migration et sur la garantie de la sécurité biologique. Une déclaration commune sera adoptée au niveau des ministres sur le renforcement de la Convention sur l'interdiction des armes biologiques.

Dans le contexte des tentatives incessantes de falsifier l'histoire, les ministres approuveront le Règlement sur l'Association (commission) internationale des historiens et des archivistes des pays de la CEI, qui auront pour mission principale d'évaluer de manière objective et impartiale les événements de notre passé commun, de contribuer à l'élargissement de l'accès aux documents d'archives et de coordonner le travail des chercheurs.

Il est également prévu d'accorder une attention particulière au domaine socioculturel. En particulier seront approuvés les projets de décision pour proclamer la ville de Comrat (Moldavie) capitale culturelle de la Communauté en 2023, et le Plan d'activités pour organiser en 2022 l'Année de l'art populaire et du patrimoine culturel.

Pendant la réunion, les chefs de diplomatie approuveront le Plan de consultations interministériels à différents niveaux dans le cadre de la CEI pour 2022.

 

Sur le début du travail de la Première commission de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations unies

 

La Première commission de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations unies a commencé son travail la semaine dernière. A l'ordre du jour figure un vaste éventail de questions d'actualité liées au maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Il est réjouissant que, dans les conditions difficiles des restrictions en vigueur sur le territoire américain, il a été possible d'assurer une présence physique des délégations dans la salle de réunion, y compris des experts des capitales. Nous comptons sur un dialogue professionnel intéressé sur l'ensemble du problème de la maîtrise des armements, du désarmement et de la non-prolifération. L'une des priorités porte sur les mesures pratiques pour empêcher une course aux armements dans l'espace.

La délégation de la Fédération de Russie est prête à une interaction constructive avec les États membres de l'Onu dans l'intérêt de tous.

 

Sur le 3e Forum féminin eurasien

 

A l'initiative de la Présidente du Conseil de la Fédération, Valentina Matvienko, le 3e Forum féminin eurasien se déroulera à Saint-Pétersbourg du 13 au 15 octobre (le premier s'était tenu en 2015, le deuxième en 2018).

Le Forum, sous l'égide de l'Assemblée interparlementaire des États membres de la CEI et du Conseil de Fédération de l'Assemblée générale de la Fédération de Russie, est un grand événement international. Y participent de hautes responsables des États membres de la CEI et d'autres pays (plus de 100 États), des députées, des représentantes du pouvoir exécutif, d'organisations internationales, du monde des affaires, de structures sociales et caritatives, ainsi que des personnalités du mouvement féminin international.

Cette plateforme a fait ses preuves en tant que mécanisme efficace d'interaction et de dialogue entre les femmes qui influencent la prise de décisions sociales, politiques et économiques. Elle contribue à une implication de plus en plus large des mouvements féminins dans le règlement des problèmes globaux de notre époque.

Le programme d'affaires du 3e Forum inclut des réunions plénières, des sessions d'experts organisées par des associations et des organisations internationales, des plateformes de discussion, une réunion délocalisée du G20 féminin et de nombreuses autres activités. Les discussions principales seront consacrées au rôle des femmes dans la garantie de la sécurité mondiale, le passage à de nouveaux modèles de croissance économique, le progrès social, l'élimination des conséquences négatives de la pandémie de coronavirus, le développement de la santé, l'équilibre dans les conditions de numérisation générale, ainsi que le règlement des problèmes écologiques et climatiques mondiaux.

Le Ministère russe des Affaires étrangères apporte toute la contribution nécessaire à la préparation de cet événement international important et compte y participer activement.

 

Sur le IVe Forum global des jeunes diplomates "La diplomatie de la Victoire"

 

Le Conseil des jeunes diplomates du Ministère russe des Affaires étrangères, l'Agence fédérale de jeunesse et l'Académie diplomatique du Ministère organiseront du 13 au 15 octobre à Moscou le IVe Forum global des jeunes diplomates "La diplomatie de la Victoire". Les événements-clés du Forum seront la session plénière, la présentation des Statuts de l'Association internationale des jeunes diplomates, et une table ronde qui réunira de jeunes experts des ministères des Affaires étrangères de la Russie et de la Biélorussie.

La séance plénière "La Grande Victoire sur le nazisme: protéger la mémoire et l'histoire, renforcer les bases de l'avenir pacifique" devrait réunir Mikhaïl Chvydkoï, Vladimir Soloviev, Valentin Kouznetsov et beaucoup d'autres personnalités russes liées directement à l'activité internationale, notamment à la politique étrangère de la Russie.

Les sections de travail porteront sur les sujets suivants: le rôle des médias dans la couverture des événements historiques; le facteur de la désinformation et des fake news dans les médias contemporains; la falsification de l'histoire; le bilan de la formation du système de relations internationales Yalta-Potsdam; les décisions du Tribunal de Nuremberg formant la base de la politique mémorielle; un nouvel ordre mondial prévoyant un rôle central et coordinateur de l'Onu; les défis et menaces contemporains.

Le forum devrait réunir plus de 100 diplomates étrangers. Des informations plus détaillées seront publiées sur le site du Ministère.

 

Sur la situation actuelle en Afghanistan

 

Nous sommes préoccupés par l'élargissement des activités du groupe terroriste Daech en Afghanistan. Ses combattants ont récemment organisé un attentat de grande envergure à proximité d'une mosquée à Kaboul, qui a tué 20 civils et blessé encore plus de 30. Le groupe a intensifié les hostilités au Sud du pays, notamment dans la province de Zabol. Nous constatons avec une inquiétude particulière les activités de Daech dans le quartier de l'ambassade russe à Kaboul: cinq combattants de ce groupe terroriste ont été éliminés le 4 octobre dans cette zone.

Nous appelons les autorités afghanes à entreprendre des mesures supplémentaires afin d'assurer la sécurité de la mission diplomatique russe et des citoyens russes séjournant sur le territoire du pays.

 

Sur l'annulation de l'accréditation d'employés de la représentation russe auprès de l'Otan

 

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Alliance atlantique, a décidé d'annuler l'accréditation de huit employés de la représentation russe auprès de l'Otan à Bruxelles. Nous en avons été officiellement informés le 6 octobre dernier. Ainsi, les effectifs de notre mission se réduiront de 50% à compter du 31 octobre 2021.

Cette initiative de l'Otan a surpris, même si elle n’était pas totalement inattendue. Elle a surpris par son caractère négligent, parce qu'aucune explication ni raison officielle n'a été présentée. Qui plus est, nous avons constaté dans les médias le lancement d'une campagne de dénigration se caractérisant par des fake news et des désinformations directes de la part de l'Otan.

Pourquoi tout cela n’était-il pas vraiment inattendu? Parce que les effectifs de notre ambassade avaient déjà été considérablement réduits en 2015 et en 2018. Il s'agit donc d'une politique successive de l'Otan. Il n'y aura bientôt plus à Bruxelles de représentants en mesure de dialoguer au niveau approprié avec le Secrétariat international de l'Alliance et les pays membres. C'est ce que l'Otan veut obtenir, visiblement.

Cette démarche de l'Alliance semble totalement ridicule dans le contexte des propos de ses représentants sur la nécessité de dialoguer, de relancer les réunions du Conseil Russie-Otan. C'est un comportement absolument hypocrite. D'une part, ils nous appellent à la coopération, et d'autre part ils nous informent de la réduction des effectifs de notre mission. En parallèle, ils lancent une campagne de désinformation dans les médias sans vouloir nous informer des véritables raisons de leurs actions.

Il s'agit d'une nouvelle preuve du caractère infondé des propos de l'Otan. L'Alliance a, à plusieurs reprises - notamment il y a peu de temps -, demandé de nommer un représentant permanent de la Russie à Bruxelles au lieu de se limiter aux contacts au niveau du représentant par intérim. Puis nous constatons la démarche que je viens d’évoquer.

Il est désormais absolument évident que l'Otan n'est pas prête à coopérer. Nous nous laisserons guider par ce fait en élaborant notre réponse, qui ne se fera pas attendre.

     

Sur la conférence "La sécurité de la mer Baltique à l'horizon 2035" à Copenhague

 

Force est de constater une nouvelle fois la promotion systématique, par les autorités danoises, d'approches antirusses dans le contexte de l'établissement de l'interaction dans la région de la mer Baltique.

Pendant la conférence "La sécurité de la mer Baltique à l'horizon 2035" à Copenhague en septembre dernier, la Ministre danoise de la Défense Trine Bramsen a noté qu'en 30 ans la sécurité s'était nettement dégradée dans la région de la mer Baltique. La cause, selon elle, en serait que la Russie aurait "choisi un autre chemin que l'Europe" et se comporterait "de manière agressive". Comme toujours, les autorités danoises n'ont apporté aucun argument pour appuyer leurs accusations infondées.

Nous trouvons que de telles déclarations sont un exemple très révélateur de déformation intentionnelle des faits. Au lieu de tenter d'inventer une nouvelle fois une histoire qui n'existe pas, nous suggérons aux partenaires danois de s'efforcer de rétablir la coopération russo-danoise, pratiquement détruite par leurs efforts, de prendre des initiatives concrètes pour renforcer la confiance et de réduire le potentiel conflictuel dans la région de la mer Baltique, notamment compte tenu de l'intensification sans précédent de l'activité de l'Otan dans cette région.

 

Sur la présentation de la Crimée en tant que partie de l'Ukraine dans le cadre de la présentation du Championnat d'Europe de l'UEFA de football 2024

 

Nous constatons avec regret que les sentiments antirusses sont arrivés jusqu'à l'UEFA, organisation qui s'engage dans sa charte à "développer et promouvoir le football, sans aucune discrimination religieuse, raciale ou politique". De plus, aucune organisation sportive n'est compétente pour qualifier l'appartenance d’un territoire. Dans les faits, nous constatons que la situation est différente.

Nous percevons derrière tout cela la volonté insistante de Kiev d'utiliser n’importe quelle plateforme internationale pour exprimer une fois de plus son rejet des réalités et empêcher ne serait-ce qu’une reconnaissance géographique du statut russe de la Crimée.

L'UEFA (organisation respectée) ne doit pas se laisser impliquer dans les actions provocatrices des représentants ukrainiens du football. Leur caractère provocateur est évident pour tous. Je rappelle l'histoire scandaleuse, pendant l'Euro 2020, autour de l'équipe d'Ukraine, dont les joueurs portaient des maillots floqués du slogan des collaborationnistes fascistes parmi les nationalistes ukrainiens ayant combattu du côté de l'Allemagne hitlérienne. Il faut empêcher la pénétration dans le sport d'idées agressives, revanchardes et extrémistes. Nous attirons l'attention de la direction de l'UEFA sur ce point.

Quoi qu’il se cache derrière ces "exercices topographiques" de l'UEFA, il est impossible de changer le fait que la Crimée fait partie de la Fédération de Russie - ni par des présentations ni par des déclarations ni par des dessins sur les maillots de l'équipe d'Ukraine ni par des provocations.

Nous prônons un sport juste et honnête excluant la politisation et les tentatives de l'utiliser comme instrument de pression et de concurrence déloyale. Les sportifs, y compris ceux qui vivent en Crimée russe, ne doivent pas être pris en otage de jeux conjoncturels, d'intrigues ou de chantage.

 

Sur le Forum des directeurs de musée des pays de l'OCS

 

La Russie poursuit son travail visant à promouvoir de nouveaux axes de coopération au sein de l'Organisation de coopération de Shanghai. Aujourd'hui à Toula, en format hybride, se déroule le premier "sommet des musées" des pays de l'OCS organisé par le Ministère russe de la Culture. Y participent des représentants des organes compétents et des directeurs des plus grands musées des États membres et des pays observateurs de l'organisation - de la Biélorussie, de l'Iran et de la Mongolie.

Au centre de la discussion figureront les questions relatives à l'établissement de liens horizontaux entre les musées, à la réalisation de projets communs et à l'échange d'expérience dans le marketing muséal. Il est prévu d'évoquer les perspectives de création d'une alliance de musées dans le cadre de l'OCS.

Cet événement est considéré à l'unanimité comme un élément important des efforts systémiques de l'OCS visant à renforcer l'entente entre les populations et à sauvegarder le patrimoine culturel et historique dans l'espace eurasiatique. Nous sommes certains que cette réunion sera un exemple marquant d'attitude respectueuse et tolérante envers les traditions nationales et les valeurs réciproques, et contribuera à l'enrichissement mutuel des cultures à travers le développement des liens dans le secteur de la culture et de l'art.

 

Sur les projets d'exposition franco-russes

 

La situation épidémiologique difficile qui persiste et les restrictions unilatérales de Paris pour le développement des contacts franco-russes ne peuvent pas stopper l'aspiration de la communauté culturelle de nos pays à un dialogue actif et à la coopération. En témoignent les grands projets d'exposition lancés à Moscou et à Paris.

Ainsi, le 16 septembre, les Musées du Kremlin de Moscou ont inauguré des expositions "France et Russie. Dix siècles ensemble". Y sont présentés plus de 200 artefacts de très grande valeur des collections des musées et des établissements de recherche des deux pays, permettant non seulement de s'immerger dans l'histoire séculaire des relations bilatérales, mais également de se familiariser avec le sort des personnalités éminentes qui ont exercé une grande influence sur celle-ci.

À Paris, dans le cadre des Saisons russes en France, le 21 septembre s'est déroulée le vernissage de l'exposition intitulée "La collection des frères Morozov. Icônes de l'art moderne". Y sont présentées plus de 200 œuvres de peintres français et russes éminents de la fin du XIXe sicèle du début du XXe, notamment des collections du Musée des beaux-arts Pouchkine, de l'Ermitage, et de la galerie Tretiakov. À noter que grâce à ce projet, la collection unique de Mikhaïl et d'Ivan Morozov a quitté la Russie pour la première fois depuis sa création, ce qui souligne la grande qualité de la coopération franco-russe au niveau des musées, et sur le plan culturel dans l'ensemble.

L'exposition rétrospective des œuvres d'Ilia Repine "Peindre l'âme russe" qui s’est ouverte le 3 octobre dans la capitale française, est également appelée à constituer un événement marquant des Saisons russes. Ce célèbre peintre, qui a assisté aux profonds changements historiques et sociaux en Russie, aimait tout particulièrement la France, avec laquelle sont liées les différentes périodes de sa biographie. L'exposition réunit plus de 100 tableaux, notamment de la galerie Tretiakov, du Musée d'État russe, et du Musée d'art finlandais Ateneum.

 

Sur l'ouverture d'un compte du Ministère russe des Affaires étrangères sur le réseau social Odnoklassniki

 

Vous le savez, le Ministère russe des Affaires étrangères travaille activement sur les réseaux sociaux. Nous y informons le public en Russie et à l'étranger de la politique étrangère et des approches nationales des problèmes régionaux et internationaux, nous communiquons dans le contexte des situations d'urgence et sommes une source supplémentaire d'information utile et intéressante. Nous utilisons pour cela les plateformes numériques.

Nous comprenons qu'aujourd'hui les réseaux sociaux traversent une période de turbulence, voire de transformation. Cela est dû en grande partie à l'absence de régulation internationale et de fondements juridiques pour leur activité en tant que personnes morales étrangères, ainsi que de contacts avec le pays d'accueil. Un très grand nombre de questions exigent des solutions.

Il y a quelques jours, nous avons assisté à une panne de plusieurs plateformes numériques des géants américains (Facebook, Instagram, WhatsApp, etc.). Cet événement a montré au monde entier la complexité et la fragilité de l'architecture de l'information que les compagnies du numérique américaines ont construit et monopolisé depuis vingt ans. En un instant, des milliards de personnes ont été privées d'accès aux informations. Il ne s'agit pas seulement des utilisateurs ordinaires, mais également des entreprises. C'est un moyen de communication qui semblait fiable pour beaucoup de gens, et a cessé de l'être en un instant.

Cette histoire est directement liée à la sécurité de l'information. Nous avons attiré l'attention sur ce point plusieurs fois et avons avancé des initiatives sur la nécessité de consolider les efforts internationaux dans ce secteur. Les monopoles américains du numérique ne se trouvent pas simplement en dehors du cadre juridique (à la fois national et international), mais montrent également leur niveau de compétence. On ignore ce qui est plus effrayant. Cet événement a prouvé une fois de plus la nécessité absolue de développer et de promouvoir le segment numérique national lié aux technologies de l'information et de la communication.

Depuis 2014, nous travaillons sur le réseau social VKontakte, depuis avril 2021 nous sommes sur le service d'hébergement vidéo Rutube. Nous n'avons pas prévu la panne sur les réseaux sociaux étrangers, mais nous nous y préparions. Pas en vain, apparemment. Et le Ministère des Affaires étrangères apparaît désormais sur une nouvelle plateforme numérique.

Je suis ravie d'annoncer que maintenant le Ministère russe des Affaires étrangères possède également un compte officiel sur le réseau social Odnoklassniki. En ce moment même, la conférence de presse actuelle est diffusée en direct sur notre page officielle. Abonnez-vous! Nous comptons publier sur la page notre contenu, avant tout vidéo.

Cette année, Odnoklassniki fête ses 15 ans, et à cette occasion les développeurs ont renouvelé le design et l'interface, ont ajouté de nouvelles fonctionnalités. A l'étape actuelle, il est devenu intéressant pour nous de travailler avec eux. Je pense que notre participation embellira l'anniversaire du réseau social. Nous ferons tout pour soutenir ce producteur national du secteur numérique.

Le réseau social fait partie des leaders non seulement en Russie, mais également dans tout l'espace postsoviétique. Son public mondial s'élève à 70 millions d'utilisateurs. Il est important pour nous qu'Odnoklassniki soit utilisé par des centaines de milliers de compatriotes dans plusieurs pays lointains (Israël, Allemagne, États-Unis, etc.). Il deviendra plus pratique pour beaucoup d'utilisateurs de recevoir nos nouvelles et informations.

Nous partons du principe que notre démarche servira également à développer le segment russe de l'internet, et aidera à mettre en place une nouvelle génération de sites et plateformes russes. C'est effectivement important pour nous.

Abonnez-vous à notre page sur Odnoklassniki (et pas seulement) et suivez l'actualité de la politique étrangère russe en ligne.

 

Réponses aux questions:

Question: Le Secrétaire britannique à la Défense Ben Wallace a déclaré que Londres organiserait des cyberattaques contre des États hostiles, dont la Russie. Que pense le Ministère russe des Affaires étrangères de cette menace?

Réponse: Nous avons remarqué les déclarations du Secrétaire britannique à la Défense Ben Wallace, relayées par des médias britanniques. Il a parlé notamment de la disposition à organiser des attaques informatiques contre des États hostiles, y compris notre pays.

La nécessité de renforcer les armements offensifs dans l'espace de l'information et le cyberespace est inculquée dans la conscience publique des pays membres de l'Otan depuis des années sous prétexte de lutter contre des menaces qui émaneraient de notre territoire (la Russie est souvent mentionnée, mais ce n'est pas la seule). Nous appelons la partie adverse à ne pas se prendre au jeu et à ne pas provoquer une course aux armements.

Nous soulignons de nouveau que la Fédération de Russie prône systématiquement l'abandon de la militarisation de l'espace de l'information et l'usage des technologies de l'information et de la communication uniquement à des fins politiques. C'est notre priorité.

Nous avons proposé plusieurs fois, notamment aux partenaires britanniques, d'organiser des consultations bilatérales d'experts, mais Londres préfère, aux contacts constructifs compétents, de telles déclarations hostiles, agressives et déséquilibrées, et des attaques infondées contre la Russie.

Au lieu d'une rhétorique agressive, nous proposons une nouvelle fois de coopérer sur toutes les questions relatives à la cybersécurité internationale.

Question: Que pouvez-vous dire de la protestation de 45 pays, États-Unis y compris, à la 98e session du Conseil exécutif de l'OIAC à La Haye concernant la situation relative à "l'empoisonnement" d'Alexeï Navalny, dont les autorités russes sont accusées?

Réponse: Voyons quels sont ces 45 États. Le noyau est constitué par les pays qui sont accablés par la fameuse "solidarité" dans le cadre de l'Otan et de l'UE. Nous avons tous bien analysé cette "solidarité" et comment elle est imposée. Ils ont été rejoints par les pays qui ne voient pas leur propre avenir sans une soumission directe à ces deux structures interétatiques qui cherchent à assurer la domination militaro-politique, financière et économique dans les affaires internationales pour le groupe transatlantique de Washington et des puissances européennes. Le rôle principal y est imparti aux États-Unis - sur leur propre décision.

Je voudrais souligner que l'histoire du prétendu empoisonnement d'Alexeï Navalny par une "arme chimique russe" déborde d'incohérences, de désinformation, de points flous, d'insinuations au plus haut niveau politique et de mensonges flagrants de l'Occident. La campagne médiatique lancée après le 20 août 2020 autour de l'état de santé d'Alexeï Navalny, les métamorphoses et les événements confirment de plus en plus que tout cela est une provocation primitivement planifiée et grossièrement réalisée par les renseignements occidentaux. Elle se basait sur un complot afin de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Fédération de Russie, notamment en prévision des législatives de septembre dans notre pays. Il est très révélateur que la protestation mentionnée a été rédigée par la représentation permanente du Royaume-Uni auprès de l'OIAC.

Je rappelle que c'est ce pays qui a inspiré l'affaire des Skripal clairement liée à l'orientation russophobe et antirusse de la politique de Londres.

Notre réponse à cette nouvelle attaque antirusse sera immédiate. Je voudrais rappeler que les nombreuses requêtes russes (de plus en plus nombreuses) adressées aux acteurs les plus actifs de ce "complot", avant tout en la personne de Berlin, de Paris, de Stockholm et de la direction du Secrétariat technique de l'OIAC, ont déjà été envoyées au niveau du Parquet de la Fédération de Russie pour apporter une aide juridique en vertu de la Convention européenne de 1959 et du Ministère russe des Affaires étrangères en vertu de l'article IX de la CIAC. Aucune réponse n'a été reçue. Nous avons encore beaucoup de questions, y compris nouvelles, en plus de celles auxquelles nous n'avons pas reçu de réponse. Pourquoi est-ce nécessaire? Les réponses sont nécessaires pour terminer l'enquête préliminaire menée depuis plus d'un an par le Ministère russe de l'Intérieur afin de déterminer la présence éventuelle d'un crime dans ce qui est arrivé en août 2020 à Alexeï Navalny pour examiner dûment cette question, comme le prévoit la législation russe.

Notre objectif principal dans cette situation consiste à obtenir une réponse à la question principale: où et dans quelles circonstances en dehors du territoire de la Fédération de Russie, sont apparus dans les échantillons d'Alexeï Navalny des traces d'une substance soi-disant retrouvée par des chimistes militaires allemands, des spécialistes de laboratoire français et suédois, ainsi que les deux laboratoires spéciaux soi-disant choisis à ces fins par le Secrétariat technique de l'OIAC, dont l'appartenance étatique est minutieusement cachée par le Secrétariat technique et les pays en question. Tout simplement on ne dit, on ne confirme pas et on ne réfute pas publiquement quels sont ces laboratoires. A ce que l'on sache, il s'agit de pays qui font partie de la communauté euro-atlantique tellement préoccupée par la situation d'Alexeï Navalny.

Il sera possible de prendre connaissance de notre protestation et des documents appropriés dans la partie ouverte du site officiel de l'OIAC.

Question: Pouvez-vous commenter la récente interview accordée à la chaîne lituanienne LRT par Eitvydas Bajarunas, ambassadeur de Lituanie en Russie, qui a déclaré que ces dernières années beaucoup de Russes quittaient la Russie pour des raisons politiques? Pouvez-vous commenter cette affirmation?

Réponse: Je trouve que c'est l'erreur principale de nos partenaires occidentaux. Ils ne voient pas leurs propres problèmes et, parfois, les font passer pour ceux des autres ou imposent des réponses qu'ils jugent utiles aux questions que personne ne leur a posées, donnent leur avis sans qu’on le leur ait demandé. C'est précisément le cas en l'occurrence.

En ce qui concerne la déclaration de l'Ambassadeur de Lituanie en Russie, comme il représente ce pays merveilleux, il pourrait parler de la situation. Je rappelle qu'en 30 ans presqu'un million de personnes a émigré de ce pays, soit près d'un tiers de la population. Cet État a de quoi s'occuper.

Question: En outre, l'ambassadeur de Lituanie en Russie a commenté la réunion des ministres de l'Intérieur où a été évoquée la situation à la frontière entre la Lituanie et la Biélorussie. En particulier, on a parlé d'"attaque hybride" venant du gouvernement biélorusse. La Lituanie a appelé à revoir la politique migratoire de l'UE.

Réponse: Si la Lituanie, en tant que membre de l'UE, appelait l'UE à revoir la politique migratoire, vous devriez demander un commentaire à la Représentation permanente de l'UE. Le fait que le problème migratoire dans l'espace de l'UE soit déplorable et atteigne un seuil critique est un véritable défi pour tout le continent européen et pas seulement, nous l'avons constaté plusieurs fois.

Si une telle polémique a commencé au sein de l'UE, cela ne peut qu'être salué. Le plus important est qu'elle se déroule dans un sens constructif, pragmatique et sensé, attaché aux réalités actuelles et aux origines de tous les problèmes engendrés par les pays membres de l'UE dans les relations internationales. Ce sont eux qui ont provoqué cette crise migratoire.

Quand ils parlent des problèmes dans le secteur migratoire, du déplacement des peuples, pour une raison qu'on ignore nos partenaires occidentaux oublient les causes qui en sont à l’origine. Ils ne se souviennent pas, ou peut-être refusent, de se rappeler qu'eux-mêmes ont été la raison directe ou indirecte de l'apparition de tels problèmes globaux. Or sans comprendre les origines, sans analyser les erreurs et sans travailler sur elles, il est simplement impossible d'avancer, ni pour surmonter ces problèmes ni pour les prévenir.

Question: La semaine dernière, le Ministère russe des Affaires étrangères a appelé Douchanbé et Kaboul à trouver des solutions mutuellement acceptables pour régler la situation qui les oppose. Mais le problème n'est toujours pas réglé. Quelle est la position de la Russie à ce sujet? La Russie soutiendra-t-elle le Tadjikistan en cas d'évolution du conflit?

Réponse: Nous partons du principe que le mouvement Taliban fera tout pour mettre en œuvre ses promesses, notamment celle de faire en sorte qu'aucune menace n'émane du territoire afghan pour la sécurité d'autres pays. Évidemment, pour les voisins.

Nous continuons d'utiliser nos contacts avec les talibans pour promouvoir les idées de formation en Afghanistan d'un gouvernement inclusif reflétant les intérêts de toutes les forces ethno-politiques du pays, ainsi que mener une politique responsable et civilisée envers les acteurs extérieurs et la population civile de leur pays.

La situation en Afghanistan et à la frontière afghano-tadjike est suivie de très près. Moscou et Douchanbé entretiennent des contacts intensifs au niveau des militaires, des garde-frontières et des représentations diplomatiques.

Nous poursuivons la coopération dans le renforcement de la capacité défensive du Tadjikistan, de ses garde-frontières, compte tenu de tous les besoins opérationnels.

La 201e base militaire russe possède tout le nécessaire pour apporter une contribution au gouvernement tadjik en cas d'aggravation de la situation.

Si besoin, les mesures les plus décisives seront prises conformément aux principes de l'alliance russo-tadjike et du partenariat stratégique. Cela a été déclaré plusieurs fois par le gouvernement russe.

Question: Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a rencontré le Ministre iranien des Affaires étrangères. En particulier, selon les communiqués du Ministère des Affaires étrangères, a été évoquée la reprise des négociations sur l'accord nucléaire dont les États-Unis se sont retirés unilatéralement mais auquel ils veulent revenir et sur lequel ils sont en négociations avec l'Iran. Serait-il juste de considérer que la Conférence d'examen sur le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP), prévue pour 2022 à l'Onu, établit en quelque sorte une limite pour terminer ce processus de négociations entre les États-Unis et l'Iran et réanimer l'accord?

Réponse: Nous ne voyons pas de lien entre la Conférence d'examen du TNP prévue pour 2022 et les efforts multilatéraux pour rétablir la réalisation à part entière du Plan d'action global commun sur le nucléaire iranien.

Les consultations actives entre les pays membres du Plan d'action, dont l'Iran et les représentants américains, sont appelées à garantir le respect rigoureux par Washington des termes de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies et le "dégel" par l'Iran de ses engagements, qui ont été suspendus en réponse aux infractions américaines. Ces consultations ont duré d'avril à juin. Maintenant il est question de poursuivre ce processus.

En ce qui concerne les pronostics sur la durée des négociations, leur régularité et continuité, c'est une chose ingrate. Beaucoup de travail reste à venir, il doit viser à rapprocher les visions. Nous partons du principe que le chemin le plus court et le plus efficace de la "relance" du Plan d'action à pleine puissance (nous espérons que ce sera le cas) passe par le respect rigoureux de ses termes par toutes les parties en s'appuyant sur l'équilibre des intérêts initial sans exceptions ni ajouts.

Ces questions ont été évoquées en détail pendant l'entretien de Sergueï Lavrov avec le Ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian à Moscou le 6 octobre.

Nous notons la disposition absolue de tous les acteurs à forcer la mise au point d'un moyen pour relancer le Plan d'action. Nous espérons que le prochain cycle pourra être organisé prochainement, et que les progrès obtenus précédemment serviront de point de départ et de base solide pour déboucher sur une entente qui, nous l'espérons, sera conclue dans un avenir proche.

Question: Pendant la conférence de presse à l'issue des pourparlers à Moscou, le chef de la diplomatie iranienne a déclaré que son pays constatait une tendance de changement de la situation géopolitique en Transcaucasie et une tendance au changement des frontières. Est-ce que Moscou est d'accord avec cet avis de son partenaire?

Réponse: Je voudrais vous rappeler que le Ministère des Affaires étrangères de l'Iran possède son propre porte-parole. Il convient de s'adresser à lui pour obtenir des commentaires. Je comprends que vous vouliez connaître la position de Moscou sur cette déclaration. Nous partons de la priorité de l'objectif de garantir la stabilité géopolitique et la sécurité dans le Caucase du Sud. Notre pays mène une politique globale en ce sens, notamment en maintenant le dialogue avec tous les acteurs régionaux.

Les ministres des Affaires étrangères de la Russie et de l'Iran ont évoqué hier l'initiative de créer le format "3+3": trois pays transcaucasiens et trois "grands" voisins: la Russie, l'Iran et la Turquie. Les amis iraniens sont positifs vis-à-vis de à cette initiative. Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en a parlé en conférence de presse.

Question: La situation en Syrie était l'un des thèmes soulevés pendant les pourparlers entre les présidents de la Russie et de la Turquie à Sotchi. Que pense la Russie du niveau d'attachement de la Turquie à ses engagements par rapport à la Syrie après ce sommet? Dans quelle mesure Ankara a-t-il entendu les préoccupations de Moscou vis-à-vis de la situation dans les régions non contrôlées par Damas?

Réponse: La Syrie est traditionnellement l'un des thèmes centraux du dialogue entre la Russie et la Turquie sur l'ordre du jour international, notamment à haut niveau et au sommet. En particulier, il est question du Nord-Est du pays et de la province d'Idleb. Nous sommes membres et initiateurs du format d'Astana. Ensemble, avec nos partenaires, nous sommes fermement disposés à continuer d'apporter notre contribution à la progression du processus de paix en Syrie sur la base de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies. Il faut des mesures successives pour contribuer à l'activité du Comité constitutionnel, notamment dans le cadre de la préparation de la 6e session de sa Commission de rédaction.

La Russie part de l'importance d'apporter une aide humanitaire à tous les Syriens sans exception en accord avec les autorités syriennes officielles. A cet égard, on notera le début des livraisons humanitaires à Idleb via la ligne de contact conformément aux termes de la résolution 2585 du Conseil de sécurité des Nations unies et du droit humanitaire international.

Nous sommes disposés à poursuivre une coopération étroite et un travail coordonné avec Ankara au niveau diplomatique et militaire afin de normaliser la situation sur l'ensemble du territoire syrien.

  

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