19 août 202119:41

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 19 août 2021

  • de-DE1 en-GB1 es-ES1 ru-RU1 fr-FR1

 

Sur la partie finale de la catégorie Internationale du concours Leaders de Russie

 

Ce samedi 21 août se déroulera la partie finale de la catégorie Internationale du concours Leaders de Russie.

Le concours de cadres supérieurs Leaders de Russie se déroule sur directive du Président de la Fédération de Russie depuis 2017.

L'objectif de la catégorie Internationale consiste à attirer des cadres supérieurs compétents du monde entier, à montrer l'ouverture et les avantages de notre pays pour un grand nombre de personnes dans d'autres pays, ainsi que la volonté de la Russie de soutenir la population russophone qui réside à l'étranger. Cette année, cette catégorie a attiré plus de 10.000 requêtes de 150 Etats. La plupart des participants étrangers sont des citoyens de pays ayant des liens historiques, culturels et parentaux étroits avec la Russie. Parmi les prix de cette catégorie, une bourse d'étude de 1 million de roubles et la possibilité d'obtenir la citoyenneté russe ou le titre de séjour en Fédération de Russie.

179 participants de 29 pays ayant obtenu le plus grand nombre de points à l'issue du concours à distance sont invités à participer à la finale de cette catégorie. Les participants y subiront une évaluation globale de leurs compétences professionnelles et de gestion en accomplissant des exercices se présentant sous la forme d'une simulation de situations de gestion réelles et qui permettent d'évaluer les compétences des participants.

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'adressera aux participants de cette catégorie. Son message vidéo sera diffusé à tous les participants et sera également accessible sur notre site.

 

Sur la visite de travail de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, en Hongrie

 

Mardi 24 août, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra en visite de travail à Budapest à l'invitation du Ministre hongrois des Relations économiques extérieures et des Affaires étrangères Peter Szijjarto.

Il est prévu d'évoquer l'agenda bilatéral en mettant l'accent sur la mise en œuvre des accords conclus plus tôt au niveau du Président russe Vladimir Poutine et du Premier ministre hongrois Viktor Orban, ainsi que d'échanger les avis sur l'agenda international, notamment la lutte contre les conséquences de la pandémie du nouveau coronavirus, les relations de la Russie avec l'UE et l'Otan, la situation en Ukraine et au Haut-Karabakh.

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov tiendra un discours devant les participants à la réunion des ambassadeurs et représentants permanents hongrois auprès des organisations internationales.

 

Sur la visite de travail de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, en Autriche

 

Les 25 et 26 août, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra en visite de travail à Vienne où il s'entretiendra avec le Chancelier fédéral autrichien Sebastian Kurz, avec le Ministre des Affaires étrangères et européennes Alexander Schallenberg, ainsi que rencontrera les responsables et les participants au forum social russo-autrichien Dialogue de Sotchi et des représentants du milieu d'affaires autrichien. Sa visite du siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) est également prévue.

Il est prévu d'évoquer les points clés de l'agenda bilatéral, notamment les perspectives et les axes principaux du développement des liens commerciaux, économiques, culturels, sociaux et intersociaux avec un accent sur la réalisation d'accords conclus plus tôt, ainsi que l'agenda international.

 

Sur la visite de travail de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, en Italie

 

Les 26 et 27 août, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra en visite de travail en Italie.

Il s'entretiendra avec le Ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Luigi Di Maio, ainsi qu'avec le Président du Conseil des ministres de l'Italie Mario Draghi.

Il est prévu d'échanger en profondeur les avis sur l'agenda régional et international, notamment l'interaction dans le G20 et dans d'autres formats internationaux, les relations avec l'UE et l'Otan, la situation en Ukraine, en Afghanistan, le processus de paix en Libye et en Syrie, la situation en Méditerranée.

Il est également prévu d'évoquer l'état et les perspectives des relations bilatérales dans le domaine politique, commercial, économique et socioculturel.

 

Sur les discours à venir de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, au lycée Primakov et pendant la réunion avec les étudiants et les enseignants du MGIMO du Ministère russe des Affaires étrangères

 

Le 1er septembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov visitera traditionnellement ce jour-là l'université dépendant du Ministère des Affaires étrangères pour organiser une réunion traditionnelle avec les étudiants de première année et les enseignants du MGIMO du Ministère russe des Affaires étrangères. Il y aura non seulement une allocution de bienvenue pour les étudiants mais également une partie interactive, devenue en quelques années populaire et très intéressante grâce à une communication vivante entre les étudiants et le chef de la diplomatie russe.

Ce jour-là également, avant la visite du MGIMO du Ministère russe des Affaires étrangères, est prévu un discours du Ministre russe des Affaires étrangères dans l'organisation autonome éducative à but non lucratif Lycée régional Primakov dans le cadre de l'activité consacrée à la Journée de la connaissance.

 

Sur l'ouverture de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations unies

 

Le 14 septembre s'ouvre la 76e session de l'Assemblée générale des Nations unies. Nous espérons que les activités principales dans son cadre, notamment la semaine de haut niveau prévue du 21 et 27 septembre, se dérouleront en présentiel. Malgré tous les exploits du progrès technique, il n'existe aucune alternative à la communication de confiance dans le domaine de la diplomatie. Bien que, selon les informations rapportées, de nombreux dirigeants soient enclins à préparer des messages vidéo qui seront diffusés pendant la semaine de haut niveau.

Nous continuons de suivre attentivement la situation épidémiologique à New York qui est susceptible d'apporter des correctives aux modalités de la semaine. De l'évolution de la situation de coronavirus dépend également la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la discussion politique générale de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations unies. Cette question est encore à l'étude. Nous vous tiendrons informés ultérieurement.

La session à venir de l'Assemblée générale se tiendra dans les conditions d'accumulation continue dans le monde du potentiel conflictuel et d'accroissement de menaces globales qui exigent une élaboration immédiate de décisions collectives de la communauté internationale. Dans ce contexte, la Russie fera tout pour créer un ordre mondial multipolaire, promouvoir un agenda unificateur positif et chercher des réponses appropriées aux défis de notre époque.

Nous continuerons de prôner le renforcement du rôle de coordination central de l'Onu dans les affaires mondiales et le respect rigoureux de sa Charte, y compris les principes d'égalité souveraine des Etats, de non-ingérence dans leurs affaires intérieures et de règlement des conflits par des moyens politiques et diplomatiques. Il est prévu d'accorder une attention particulière à la lutte contre les tentatives insistantes de plusieurs pays de saboter et de reformater les normes universelles du droit international, ainsi que d'imposer des approches alternatives sans consensus afin de régler les problèmes en contournant l'Onu dans le cadre du concept douteux d'un "ordre mondial basé sur des règles".

Pendant la session nous dérouleront un travail d'envergure pour promouvoir les priorités principales de notre pays. Il est question du renforcement de l'architecture de la maîtrise des armements, du désarmement et de la non-prolifération, de la prévention de la militarisation de l'espace, de la création de règles universelles de conduite dans l'espace de l'information, de la lutte contre la glorification du nazisme et la réécriture de l'histoire, de l'élargissement de la coopération dépolitisée dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé.

En tant qu'Etat fondateur de l'Onu et membre responsable de la communauté internationale, la Russie continuera de contribuer au renforcement de l'autorité de l'Onu en tant que pierre angulaire du véritable multilatéralisme et plateforme universelle pour une interaction interétatique équitable et efficace. Nous sommes prêts à travailler en ce sens avec tous ceux qui partagent ces idées.

Les approches russes plus détaillées concernant l'ordre du jour de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations unies sont reflétées dans le communiqué publié sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères.

 

Sur la situation en Afghanistan

 

En addition aux propos de représentants officiels de la Russie et en réponse aux questions liées au changement de la situation politique en Afghanistan, nous voudrions ajouter le suivant.

L'arrivée des talibans au pouvoir à Kaboul le 15 août 2021 est un fait accompli, une réalité, dont toute la communauté internationale devra certainement tenir compte dans le cadre du développement de ses relations avec l'Afghanistan dans le futur. Les talibans ne contrôlent pas que la province centrale de Panshir, où les Tadjiks afghans menés par l'ancien vice-président Amrullah Saleh et le son d'Ahmad Shah Massoud ont formé une résistance armée.

Le président Ashraf Ghani qui a quitté le pays et a été récemment trouvé aux Émirats arabes unis, est certainement responsable pour la situation. Il avait pendant les trois dernières années tous les moyens pour assurer le succès du processus de paix afghan et favoriser la formation d'un gouvernement inclusif réunissant toutes les forces ethniques et politiques du pays. Il a cependant laissé tomber cette opportunité. 

Nous constatons que les talibans démontrent activement leur volonté de mettre l'ordre dans le pays et de dialoguer avec les hommes politiques afghans influents, notamment avec l'ancien président Hamid Karzai, au sujet de la future structure de l'État, et sont prêts à prendre en considération les intérêts des citoyens, y compris des femmes.

Je voudrais attirer votre attention aux propos de Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, tenus aujourd'hui au cours d'une conférence de presse. Il a notamment souligné qu'à l'époque où tout l'Afghanistan faisait face à la guerre civile, nous promouvions la nécessité de lancer d'urgence le dialogue national réunissant toutes les forces opposées et tous les groupes ethniques et religieux du pays. Aujourd'hui, quand les talibans ont pris le pouvoir à Kaboul et dans la plupart des autres villes et provinces du pays, la Russie souligne la nécessité du dialogue national qui permettrait de former un gouvernement représentatif. Ce dernier devrait assurer - avec le soutien des citoyens afghans - l'élaboration des ententes sur la structure définitive de ce pays multiethnique.

En ce qui concerne les modalités de ce processus, il faut souligner le rôle de la "troïka" élargie (la Russie, les États-Unis, la Chine et le Pakistan) et du format de Moscou qui sont mondialement reconnus comme le mécanisme le plus efficace de promotion du règlement afghan. La Russie a demandé depuis des années de lancer ces négociations le plus rapidement possible. Le gouvernement et le président afghans, qui avaient des ententes à ce sujet, n'entreprenaient pas beaucoup d'efforts afin de les mettre en œuvre. Nous l'avons déjà souligné à plusieurs reprises, notamment au cours de nos conférences de presse. Aujourd'hui, nous avons donc affaire à un fait accompli. Il s'agit d'une réalité, dont il faut tenir compte. Il est nécessaire d'utiliser la diplomatie, les connaissances de l'histoire et tous les outils du savoir-faire diplomatique. Nous confirmons encore une fois notre politique cohérente visant à créer les conditions extérieures nécessaires pour le soutien universel au dialogue national en Afghanistan. Je voudrais également rappeler notre attachement aux décision appropriées du Conseil de sécurité de l'Onu. Nous estimons - le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov l'a déjà mentionné aujourd'hui - que le format de Moscou est le plus prometteur. La situation a déjà atteint le niveau régional et suscite la réaction des pays voisins qui se trouvent plus loin de l'Afghanistan. Le format de Moscou réunit tous les cinq pays d'Asie centrale, ainsi que la Chine, le Pakistan, l'Iran, l'Inde, la Russie, les États-Unis et les parties au conflit. Nous n'avons pour l'instant fait aucune offre officielle, mais, comme l'a fait remarquer Sergueï Lavrov, l'efficacité de ce "groupe d'accompagnement" des négociations afghanes était toujours reconnue par tout le monde. La Russie serait prête à relancer les travaux du format de Moscou, si cela était considéré comme une initiative utile. Nous faisons attention à toutes les déclarations actuelles des talibans sur leur volonté de dialoguer avec les autres forces politiques de l'Afghanistan. Ils ont déjà annoncé plusieurs rencontres avec les représentants de ces dernières.       

L'ambassade russe à Kaboul et notamment son département consulaire continuent de travailler normalement. Ils établissent les liens de travail avec les représentants de nouvelles autorités, y compris afin d'assurer la sécurité des citoyens russes et le fonctionnement ininterrompu de notre mission diplomatique. Le travail consulaire fait face à certaines difficultés liées à l'effondrement de l'ancien système étatique. Il s'agit notamment de la suspension de la légalisation de documents pour des raisons évidentes (à cause de la chute des structures de des services qui ont travaillé par le passé sur le territoire afghan).

La liste consulaire comprend environ 100 citoyens russes, principalement d'ethnicité afghane, qui ont fait leurs études en Russie ou en union soviétique, ont y créé des familles et ont obtenu la nationalité russe, mais sont revenus ensuite en Afghanistan. Le service consulaire de l'ambassade se focalise sur le travail avec eux et sur les requêtes d'autres citoyens russes. Il s'agit dans la plupart des cas des demandes de concourir à l'évacuation vers la Russie. Toutes les requêtes seront dument examinées.

Je voudrais souligner qu'il ne s'agit pas de l'évacuation du personnel de l'ambassade ou des citoyens russes présents en Afghanistan. Nous travaillons actuellement de manière normale sur l'organisation de plusieurs vols charters. Nous l'avons déjà fait par le passé dans le contexte de la pandémie du coronavirus en impliquant la compagnie locale Ariana. Comme cela n'est plus possible, nous envisageons d'organiser des vols spéciaux, y compris pour les citoyens russes qui ont envie de quitter l'Afghanistan. Les représentants des talibans nous ont assurés de l'absence d'obstacles sur cette voie, et nous ont offert les garanties de sécurité nécessaires.

Nous n'avons aucunes informations sur les victimes russes éventuelles des événements récents survenus à l'aéroport de Kaboul ou dans les jours précédents.

Il est à notre avis encore prématuré de faire des pronostics sur les perspectives des relations commerciales et économiques entre la Russie et l'Afghanistan sous le nouveau régime. Mais nous n'avons non plus aucune raison de penser que ces dernières n'obtiendront aucun encouragement de développement futur suite au rétablissement du fonctionnement des structures étatiques et du calme dans la société afghane. L'agenda actuel pose d'autres questions que nous évoquerons certainement au fur et à mesure de nouvelles informations. 

 

Sur la possibilité d'évacuer des citoyens afghans qui souhaitent quitter leur pays

 

Au vu de la situation actuelle à l'aéroport de Kaboul et de l'incapacité de certains pays occidentaux d'évacuer d'Afghanistan leurs diplomates, militaires et civils, sans parler des Afghans ayant coopéré avec eux et leurs familles, qui souhaitent quitter le pays et n'en ont pas la possibilité, je voudrais dire ce qui suit.

Afin d'empêcher la détérioration de la situation humanitaire en Afghanistan, nous sommes prêts à mettre à disposition des services de l'aviation civile russe pour assurer le transfert du nombre nécessaire de citoyens afghans, y compris des femmes et des enfants, dans n'importe quel pays étranger qui témoignerait son intérêt pour les accueillir et loger.

Comme nous l'ont affirmé les représentants des nouvelles autorités en Afghanistan, il n'existe aucun obstacle fondamental à l'arrivée à Kaboul et au décollage d'avions russes. La sécurité des avions, des équipages et des passagers est garantie.

 

Sur les communiqués de presse concernant des sous-marins russes au large de l'Irlande

 

Nous avons remarqué un récent article publié dans le quotidien britannique Times à propos de sous-marins russes au large de l'Irlande qui tenteraient d'obtenir un accès à l'infrastructure internet sous-marine à des fins d'espionnage.

Nous considérons cette publication comme une nouvelle désinformation malveillante dans le cadre de la campagne médiatique propagandiste qui perdure en Grande-Bretagne. Ces affirmations infondées, qui restent dans le style de "highly likely", n'ont qu'un seul but évident: donner au public occidental non averti le sentiment d'une prétendue et grandissante "menace russe". Il reste à savoir pendant combien de temps ils tiendront dans l'ignorance les spectateurs et les lecteurs britanniques de cette mythologie.

Nous avons noté les déclarations faites par les autorités britanniques au plus haut niveau au sujet de leur disposition à aider les citoyens afghans, à les recueillir, à les soutenir financièrement. Peut-être que les citoyens afghans (qui seront accueillis à présent par la Grande-Bretagne) parleront aux Britanniques des véritables menaces et de la situation dans le monde et pourront dissiper par leurs propres histoires de la vie le mythe interminable comme quoi la menace émanerait de la Russie et parfois de la Chine.

Il est très révélateur que les auteurs cherchent à masquer l'absence de preuves concrètes par des déclarations de prétendus experts, des vétérans des structures de force britanniques.

Nous appelons Londres à renoncer à la diffusion d'informations déformées et mensongères sur la Russie. Nous voudrions attirer l'attention et rappeler de nouveau l'absence de perspectives de l'élévation et de l'attisement des sentiments russophobes et de la russophobie en général au fang de la politique d'Etat, ainsi que l'importance de construire un dialogue basé sur le respect mutuel et la prise en compte des intérêts réciproques.

 

Sur la situation concernant la correspondante de la BBC à Moscou Sarah Rainsford

 

Nous ne pouvions pas passer à côté de nombreuses questions et publications appelant à revenir sur la décision soi-disant infondée d'annuler l'accréditation et le visa de la collaboratrice de la BBC Sarah Rainsford, activement relayées à l'initiative des autorités britanniques par des ONG étrangères compatissantes.

Nous considérons les publications faites sur ce ton et contenant un tel message, qui volontairement n'ont pas l'intention d'expliquer au public le fond du problème, comme une tentative intentionnelle et cynique d'induire en erreur le grand public pour savoir qui en réalité est entièrement responsable pour la situation autour de la correspondante de la BBC.

Puisque la situation est aussi "attisée", nous rappelons encore une fois. Afin de faire entrave à de telles spéculations, je voudrais souligner que les explications très détaillées publiées samedi dernier sur les véritables dessous de la situation, liée au refus sans motif depuis des années de Londres de délivrer des visas aux journalistes russes, ainsi que sur les méthodes pour débloquer cette impasse sont une réponse universelle à tout message de ce genre. La surprise simulée des autorités britanniques, que nous avons averties plusieurs fois depuis deux ans que c'est Londres qui nous poussait vers un tel scénario en maltraitait les correspondants russes, ainsi que la réticence obstinée de différents médiateurs à déterminer à qui il faut adresser ses réclamations nous renforce dans l'idée que ce "concert" est orchestré.

Dans une situation où toutes les tentatives de surmonter l'arrogance des autorités britanniques envers les médias russes et la violation de la liberté d'expression par Londres sont de facto épuisées, des contremesures réciproques visant leurs compatriotes semblent être le seul moyen restant pour réaliser les droits des médias russes en Grande-Bretagne. C'est peut-être le seul moyen qui permet d'attirer l'attention du public britannique sur l'arbitraire de Londres envers les journalistes. Cet objectif est visiblement atteint vu l'agitation dans la couverture médiatique. Sauf que les accents sont déplacés. Il sera impossible de mettre cette situation sens dessus dessous et donner l'impression qu'il s'agit de persécutions contre des journalistes britanniques en Russie. Ce n'est pas le cas. C'est une réponse à deux ans de persécutions des journalistes russes travaillant ou ayant travaillé sur le territoire britannique par les autorités britanniques. On refusait de leur délivrer ou prolonger les visas, on les forçait à quitter le pays refusant de délivrer les documents sans aucun motif, sans explication.

Nous tenons toujours notre promesse. Nous avons promis de répondre, nous avons répondu. Mais cela s'applique au processus inverse. J'espère que Londres l'entendra: dès que les visas britanniques seront délivrés et prolongés pour les correspondants russes, les visas britanniques seront prolongés, Sarah Rainsford pourra demander un visa russe dans un établissement diplomatique russe. Il n'y aura pas d'obstacles. Je souligne une nouvelle fois que c'est une voie à double sens.

Ceux qui s'inquiètent pour le rétablissement des droits de certains journalistes, tout en fermant les yeux sur l'oppression des autres par définition, ne peuvent pas se faire appeler défenseurs de la liberté d'expression, des médias et du pluralisme d'opinions. Puisque vous prenez la défense, défendez tout le monde.

 

Sur le renforcement de l'infrastructure militaire des États-Unis et de l'Otan à proximité de la frontière russe

 

Notre position de principe n'a pas changé: à nos yeux, il n'existe en Europe aucun problème militaro-politique impossible à régler qui nécessiterait une solution militaire ou une présence conséquente d'alliances militaro-politiques sur le terrain. Néanmoins, la situation réelle et la tendance à renforcer la présence militaire de l'Otan à l'Ouest de notre frontière indiquent que l'Alliance n'est pas de cet avis.

En attisant la thèse propagandiste selon laquelle il serait nécessaire d'"endiguer Moscou par la force", la direction de l'Otan, nous le voyons à présent, ne tient pas compte des menaces réelles et ne les prend en charge qu'après une crise mondiale. Vous savez pourquoi? La réponse est simple. Pendant des années, ils étaient focalisés et investissaient d'immenses ressources pour que leur public, les citoyens de leur pays se concentrent sur la seule menace prétendue - la Russie. Dans cette situation, il est logique qu'ils n'aient pas vu les réalités, les menaces réelles. Maintenant, c'est de notoriété publique.

La présence "en rotation" dans les pays baltes et en Pologne se traduit en réalité par une présence permanente sur le terrain de quatre bataillons de l'Otan qui, dans l'ensemble, pourraient être comparés au niveau d'une brigade d'infanterie motorisée renforcée avec du matériel lourd. Même sur fond de pandémie de Covid-19, l'Alliance organise des exercices sur le "flanc Est", notamment selon le scénario d'affrontement contre un ennemi "comparable" - sous-entendu la Russie. Nous trouvons que de telles manœuvres sont provocatrices et pour le moins imprévoyantes dans les conditions actuelles.

Les pays baltes se retrouvent souvent parmi les principaux partisans de la ligne antirusse en soutenant activement le mythe d'une éventuelle "invasion" de la Russie. Comme le reconnaît Bruxelles, actuellement dans cette zone "sont déployées plus de forces que jamais".

La mission de l'Otan consistant à patrouiller l'espace aérien des pays baltes se poursuit, ses vols se déroulent à proximité immédiate de la frontière russe. Cela concerne également la présence navale. Des navires de l'Otan dotés de missiles guidés entrent régulièrement en mer Baltique près de la région de Kaliningrad. Les pilotes de l'Alliance, tout comme les équipages de navires de guerre, provoquent intentionnellement les forces de réaction russes et, selon les spécialistes militaires, testent notre capacité à réagir en adéquation.

Nous sommes préoccupés par les perspectives d'une hausse de la présence militaire américaine en Pologne. Il est prévu d'y renforcer significativement les effectifs militaires américains en plus des 4.500 hommes déjà déployés. L'infrastructure en train d'être mise en place permettra de renforcer rapidement le contingent américain dans ce pays pour le porter à 20.000 hommes. Ces plans sont contraires aux termes de l'Acte fondateur sur les relations, la coopération et la sécurité mutuelles entre la Fédération de Russie et l'Otan de 1997 déterminant l'objectif global visant à renforcer la stabilité dans la région euro-atlantique.

Nous constatons également le renforcement de l'activité militaire à proximité de la frontière Sud de la Russie. Kiev organise régulièrement des exercices suivant des scénarios agressifs et faisant appel aux forces des pays de l'Otan, modernise activement les sites d'infrastructure militaire. La déclaration du vice-Premier ministre ukrainien Alexeï Reznikov du 10 août dernier selon lesquelles des systèmes américains de défense antiaérienne peuvent être déployés sur le territoire du pays est une nouvelle preuve de la réticence de Kiev à remplir les Accords de Minsk, dont le paragraphe 10 force les autorités ukrainiennes, en tant que partie du conflit, à retirer tous les contingents étrangers, les mercenaires, et tout le matériel militaire du pays. Nous voyons que le beau monde politique de Kiev et ses superviseurs occidentaux préfèrent suivre la voie de la militarisation de l'Ukraine, éloignant ainsi la perspective du règlement pacifique du conflit ukrainien.

Tout cela conduit inévitablement au changement de l'équilibre des forces en Europe et provoque une nouvelle course aux armements. Nous avons l'intention de suivre attentivement cette situation et, en cas de nouvelles actions des États-Unis et de l'Otan pour saper les fondements de la sécurité sur le continent, nous serions forcés de prendre les mesures nécessaires pour garantir nos intérêts nationaux légitimes, comme l'a déclaré à plusieurs reprises le gouvernement de notre pays.

Nous appelons les pays membres de l'Alliance à respecter les principes de retenue militaire. Nos propositions constructives concrètes pour la désescalade de la tension en Europe, transmises plus tôt à la direction de l'Otan, restent en vigueur.

 

Sur le renvoi de la note de protestation du Ministère ukrainien des Affaires étrangères

 

Le 17 août dernier, le Ministère russe des Affaires étrangères a retourné sans examen la note du Ministère ukrainien des Affaires étrangères qui exprimait une protestation contre la visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Crimée pour participer au festival d'art Tavrida. Cette note a été retournée car elle contient des termes inacceptables par lesquels le Ministère ukrainien des Affaires étrangères tentait de remettre en question l'appartenance russe de la Crimée.

Il est grand temps pour les collègues ukrainiens de comprendre que la République de Crimée et la ville de Sébastopol sont des entités de la Fédération de Russie. Cette question a été définitivement réglée en 2014 par les Criméens eux-mêmes par référendum, conformément au droit d'une nation à l'autodétermination fixé dans les documents de l'Onu, de l'OSCE et dans la législation ukrainienne. Cette décision, prise après le coup d’État à Kiev, a permis aux Criméens d'éviter la discrimination de la part des autorités ukrainiennes. Leurs droits sont garantis aujourd'hui par la Constitution de la Fédération de Russie. La situation socioéconomique et humanitaire sur la péninsule s'est nettement améliorée. D'ailleurs, la Russie est le seul pays dans le monde où, dans deux de ses régions, l'ukrainien possède le même statut qu'en Ukraine. Malheureusement, Kiev ne fait pas preuve d'une telle réciprocité.

Nous appelons les autorités ukrainiennes à cesser les atteintes à l'intégrité territoriale de notre pays. Nous réaffirmons que nous continuerons de retourner de telles notes de protestation concernant la Crimée et d'autres entités de la Fédération de Russie.

 

Sur les monuments en hommage aux collaborationnistes nazis au Canada

 

En dépit des protestations du public, des organisations juives et de nos collaborateurs au Canada, Ottawa refuse de faire quoi que ce soit pour lutter contre le honteux phénomène des monuments en hommage aux criminels nazis parmi les collaborationnistes ukrainiens ayant servi dans la 14e division SS Galicie.

Il est question de monuments dans différentes villes, notamment dans la capitale de la province de l'Alberta, Edmonton, où a été érigé un buste du capitaine de la SS Roman Choukhevitch, commandant du 201e bataillon SS Schutzmannschaft et rendant hommage aux punisseurs de la division Galicie. Quand des inconnus ont écrit sur ce "mémorial" en rouge "un vrai nazi" et "monument nazi", cela a ranimé les discussions sur l'inadmissibilité de la glorification des bourreaux hitlériens au Canada, pays ayant combattu le fascisme au sein de la coalition antihitlérienne.

Nous voudrions noter en particulier que la plupart des Canadiens ne partagent pas la déférence envers les chefs ukraino-banderiens (fascistes) qui ont été accueillis par les autorités après la Seconde Guerre mondiale. Mais parmi les hommes politiques, dont des membres du gouvernement, certains soutiennent ouvertement l'ultranationalisme russophobe professé par le régime de Kiev actuel. Il n'est donc pas étonnant que les appels de la communauté juive canadienne, des ONG connues telles que B'nai B'rith et les Amis du Centre Simon Wiesenthal à se débarrasser des symboles nazis restent une voix dans le désert.

De plus, les médias et les manuels d'histoire imposent le "seul point de vue juste" selon lequel les adeptes nazis dirigés par Stepan Bandera et Roman Choukhevicth combattaient soi-disant pour l'indépendance de l'Ukraine. Et au niveau officiel, un signe d'égalité est perfidement mis entre l'Allemagne hitlérienne et l'Union soviétique, ce qui offense la mémoire des 27 millions de Soviétiques qui ont donné leur vie pour la Victoire contre le nazisme et empoisonne les relations russo-canadiennes.

Nous appelons les autorités canadiennes, qui déclarent leur attachement aux droits de l'homme et à la démocratie, qui condamnent seulement en paroles la xénophobie et l'antisémitisme, à prendre des mesures réelles et efficaces dans le sens de la vérité historique. La tolérance zéro envers le nazisme et ceux qui tentent aujourd'hui de le justifier est une exigence de notre époque et un devoir de mémoire en hommage aux vétérans soviétiques et canadiens qui ont combattu la machine de guerre hitlérienne.

 

Sur les spéculations de l'Ambassade des États-Unis à Moscou concernant Trevor Reed, condamné en Russie

 

La mission diplomatique américaine à Moscou a publié une nouvelle fois de fausses informations concernant des citoyens américains qui purgent une peine dans des établissements pénitentiaires russes pour des crimes commis en Fédération de Russie.

Il s'agit notamment de Trevor Reed, condamné pour avoir attaqué des policiers, présenté comme la victime d'une "justice non libre et injuste". Outre la dramatisation artificielle des faits et les remarques infondées concernant une "sévérité préméditée" de la punition (alors qu'aux États-Unis mêmes la désobéissance et la résistance aux forces de l'ordre sont punies bien plus sévèrement), l'Ambassade induit franchement en erreur le public des réseaux sociaux, affirmant sur les pages officielles que soi-disant, le gouvernement russe n'informerait pas de l'emplacement de l'Américain contrairement à ses engagements.

C'est absolument faux. Une déclaration de l'ambassadeur Jake Sullivan à ce sujet date du 16 août, alors que le 12 août l'Ambassade des États-Unis a été officiellement informée par une note du Ministère russe des Affaires étrangères que le citoyen américain Trevor Reed, après le rejet de l'appel et la confirmation de la condamnation, a été envoyé purger sa peine dans un centre pénitentiaire en Mordovie. Cela vient d'être réitéré aux autorités américaines. Je voudrais souligner que cette information a été officiellement et dûment rapportée aux diplomates américains.

Auparavant, les informations au niveau des forces de l'ordre étaient rapportées tout aussi rapidement à chaque requête de la mission diplomatique concernant son état de santé, l'organisation d'appels téléphoniques, ainsi que les lieux de détention. Le Ministère russe des Affaires étrangères a l'intention de poursuivre sa contribution en ce sens. Nous sommes attachés à l'accomplissement de nos engagements.

Nous voudrions compter sur la même approche du Département d’État américain et des services américains concernés envers les détenus russes dans les prisons américaines, notamment Viktor Bout et Konstantin Iarochenko, où la "sévérité préméditée" est flagrante. Je rappelle qu'il s'agit de peine incomparablement plus grandes (25 et 20 ans). Les requêtes de nos diplomates de leur fournir une aide médicale adéquate ou de les transférer dans un régime pénitentiaire plus humain restent souvent sans réaction ou sont déclinées sans examen. C'est inadmissible. Nous n'avons pas l'intention de nous y résigner.

 

Pour l'anniversaire de la signature du pacte germano-soviétique de non-agression

 

Le 23 août marque les 82 ans de la signature du pacte germano-soviétique de non-agression. Nous constatons avec regret que ces dernières années, cet événement est devenu un prétexte pour des spéculations politisées et pseudoscientifiques de différentes capitales européennes, qui ne cachent pas leur volonté de réécrire l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et redessiner ses causes et leçons au profit des objectifs politiques d'un parti, d'un groupe ou de représentants d'un mouvement, et non des intérêts nationaux. Tout cela ne correspond pas à des perspectives à moyen ou à long terme. C'est fait ici et maintenant, sans songer au passé ni au futur.

Ces jours-ci, Bruxelles appelle traditionnellement à mettre sur le même plan la responsabilité des "régimes totalitaires" pour le déclenchement du conflit mondial. Le cynisme avec lequel on tente de rejeter la responsabilité de la guerre la plus sanguinaire dans l'histoire de l'humanité sur quelqu'un d'autre est consternant. La thèse révisionniste selon laquelle ce serait le traité de non-agression signé le 23 août 1939 entre l'Allemagne et l'URSS qui aurait "plongé l'Europe dans l'obscurité" ne tient pas debout. Cela donne l'impression que l'Europe s'est rapidement plongée dans l'obscurité non pas en 1939 mais aujourd'hui, dans l'obscurité de l'ignorance.

Il convient de rappeler que c'est notre pays et ses diplomates qui ont travaillé pendant la seconde moitié des années 1930 à la création d'un système collectif de sécurité européenne, qui ont tenté d'organiser la résistance contre l'agresseur fasciste encore fragile. Ce sont avant tout les puissances occidentales qui l'ont empêché, et qui tiennent aujourd'hui les propos que j'ai cités.

L'accord de Munich signé en septembre 1938 entre les dirigeants de l'Allemagne, de la Grande-Bretagne, de la France et de l'Italie a définitivement changé le rapport de forces au profit de l'Allemagne, en permettant aux forces allemandes et polonaises d'annexer une partie de la Tchécoslovaquie (Sudètes, région de Teschen (Tesin), etc.). L'occupation de toute la Tchécoslovaquie en 1939 a été un résultat logique de la politique des capitales occidentales pour calmer les appétits d'Hitler et ses adeptes, elle a conduit au renforcement des nazis et à une hausse du potentiel militaro-industriel de l'Allemagne.

De plus, en août 1939, des accords de non-agression avaient été signés avec Hitler par la Pologne (pacte de non-agression, 1934), par la Grande-Bretagne (traité naval germano-britannique, 1935, déclaration de non-agression, 1938), par l'Italie (pacte d'acier, 1939), par le Danemark (pacte de non-agression, 1939), par la France (déclaration de non-agression, 1938), par la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie (pactes de non-agression, 1939).

L'échec des négociations soviéto-franco-britanniques à Moscou pour signer un traité d'entraide - par la faute de Londres et de Paris, qui n'avaient même pas attribué les pouvoirs nécessaires à leurs représentants - et le danger réel d'une guerre sur deux fronts, avec l'Allemagne à l'Ouest et avec le Japon à l'Est (où se déroulaient déjà des combats sur la rivière Khalkha), n'ont pas laissé d'autre choix à l'Union soviétique.

Ainsi, l'URSS a été l'un des derniers pays européens à signer un tel accord avec l'Allemagne. Mais pour une certaine raison, nos partenaires et les médias de masse occidentaux refusent obstinément de voir ce fait en écrivant leurs nombreux articles, qui poursuivent clairement d'autres intérêts. De vastes régions de l'Ukraine occidentale et de la Biélorussie, anciens territoires russes capturés par la Pologne en 1921, ainsi que les pays baltes, ont été libérés de la sphère d'influence allemande grâce à cet accord. L'Union soviétique a évité aux habitants de ces territoires, pour un certain temps, les horreurs de l'occupation allemande et du "nouvel ordre" des nazis, notamment l'Holocauste. De nombreux habitants de ces territoires ont ensuite combattu dans les rangs de l'Armée rouge ou ont travaillé à l'arrière en contribuant à la Victoire commune. Je voudrais rappeler que pendant la guerre, rien qu'en Lituanie, les nazis et leurs complices ont tué près de 96% de la population juive.

Le Président russe Vladimir Poutine a apporté une analyse exhaustive et profonde de ces événements historiques dans son article paru en 2020 intitulé "75e anniversaire de la Grande Victoire: la responsabilité commune devant l'histoire et l'avenir".

Les tentatives de plusieurs capitales européennes de rejeter la responsabilité du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale vont à l'encontre des faits historiques et du bon sens. Elles sont également contraires aux décisions du procès de Nuremberg.

La promotion de concepts pseudo-historiques si radiaux sur fond de complaisance scandaleuse envers les mouvements néonazis, de guerre incessante contre les monuments aux guerriers libérateurs soviétiques, avant tout dans les pays baltes, en Pologne, en République tchèque et en Ukraine, insulte la mémoire des millions de victimes de la Seconde Guerre mondiale et de ceux qui ont donné leur vie pour libérer l'Europe du nazisme, et risque de provoquer les conséquences les plus graves.

 

Sur les 80 ans des convois de l'Arctique

 

Le 31 août marquera le 80e anniversaire de l'arrivée en URSS du premier convoi de l'Arctique de Grande-Bretagne. Ce convoi, composé de 8 navires de transport et de 16 navires militaire d'accompagnement ayant traversé avec succès la baie de Scapa Flow dans les Orcades pour se rendre au port d'Arkhanguelsk, avait le nom de code Dervish.

La Russie se souviendra toujours avec gratitude de la main d'aide tendue à l'Union soviétique au cours des premiers mois les plus difficiles de la Grande Guerre patriotique par les membres de la coalition antihitlérienne. L'évolution de la guerre a montré que la grande contribution des convois de l'Arctique au succès de la bataille conjointe contre l'ennemi commun ne pouvait pas être surestimée.

Ces jours-ci, la Russie et la Grande-Bretagne rendent hommage à l'héroïsme et au dévouement des membres des convois. Leur exploit dans le Nord de l'Atlantique est inscrit à tout jamais en lettres d'or dans l'histoire de la libération de l'Europe du nazisme.

Le 12 août 2021 à Liverpool, à l'occasion des 80 ans des convois de l'Arctique, ont été organisés des événements commémoratifs avec la participation de l'Ambassadeur de Russie en Grande-Bretagne Andreï Keline, de l'attaché militaire auprès de l'Ambassade de Russie, des représentants britanniques officiels et du corps diplomatique. La fille de la Reine d'Angleterre, Princesse Anne, s'est adressée aux invités dans une allocution spéciale.

Les festivités anniversaires consacrées à cette grande date se dérouleront également du 29 au 21 août à Arkhanguelsk. Parmi les activités principales, on notera: la conférence internationale scientifique et pratique "Prêt-bail et convois de l'Arctique: d'une coopération régionale vers une coalition mondiale", le rassemblement solennel "Milles sous le feu de la Victoire", l'ouverture de l'exposition "Port de destination Arkhanguelsk! Pour les 80 ans de l'arrivée du premier convoi des alliés Dervish", ainsi que le festival d'orchestres militaires "Direction Nord. Dervish".

L'histoire des convois de l'Arctique fait partie intégrante des chroniques des relations russo-britanniques, c'est un exemple marquant de coopération fructueuse entre Moscou et Londres basée sur le respect mutuel, l'équité et les intérêts communs.

 

Sur le séisme en Haïti

 

Le 14 août en Haïti, à 12 km de Saint-Louis-du-Sud, s'est produit un séisme de magnitude 7,2 sur l'échelle de Richter. Les communes les plus touchées se trouvent dans le département du Sud, dans les départements de Grand'Anse et de Nippes.

Selon les informations rapportées, à la date du 18 août la tragédie avait fait plus de 1.900 morts et environ 10.000 blessés. Il n'y a pas de citoyens russes parmi les morts ou les blessés. Nous ne disposons pas de telles confirmations. Nous suivons la situation.

Compte tenu de la catastrophe naturelle qui a frappé ce pays, le Président russe Vladimir Poutine a envoyé un télégramme de condoléances au Premier ministre d'Haïti Ariel Henry.

Nous compatissons sincèrement au peuple haïtien en ce moment difficile, partageons avec les proches des défunts l'amertume de leur perte, et souhaitons un rapide rétablissement à tous les blessés.

De notre côté, nous contribuons à l'accélération de l'élimination des conséquences de la catastrophe naturelle: une équipe de pilotes d'hélicoptère russes, qui travaillent dans ce pays selon un contrat du Programme alimentaire mondial, assure avec dévouement l'approvisionnement logistique des régions les plus touchées par le séisme en cargaisons humanitaires et en médicaments.

 

Sur la situation en Éthiopie

 

Nous suivons attentivement l'évolution de la situation militaro-politique en Éthiopie amie, où, ces derniers temps, les affrontements entre l'armée gouvernementale et les unités du Front de libération du peuple du Tigré (FLPT) se font plus fréquents.

Le FLPT poursuit les activités militaires en établissant le contrôle sur plusieurs régions non seulement du Tigré, mais également des provinces voisines d'Afar et d'Amhara, qui n'étaient pas touchées par le conflit auparavant. Les forces du Tigré tentent de prendre sous contrôle la route stratégique qui relie l’Éthiopie et Djibouti, ce qui risque d'aggraver une situation humanitaire déjà difficile et d'accroître le flux de réfugiés et de déplacés internes.

L'atmosphère toxique créée autour de ce conflit par plusieurs médias internationaux suscite également de l'inquiétude. Nous pensons que les commentaires irresponsables de certains journalistes ne contribuent pas au règlement du conflit et ne font qu'attiser les différends actuels, empêchant les belligérants de déboucher sur des solutions mutuellement acceptables.

Nous pensons que la proclamation d'un cessez-le-feu par les deux camps en conflit est la seule solution raisonnable pour stopper l'effusion de sang, pour améliorer la situation humanitaire, pour stabiliser progressivement la situation socioéconomique, et contribuer au retour des déplacés internes dans leur foyer.

Nous appelons la communauté internationale et les organisations régionales à soutenir les démarches du gouvernement éthiopien visant à normaliser la situation au Tigré et à rétablir la paix dans cette région, pour faire revenir la population à une vie normale. Nous partons du principe que c'est aux Éthiopiens eux-mêmes de jouer un rôle décisif dans le règlement du conflit national avec la contribution, avant tout, de la communauté africaine.

 

Sur le Forum économique oriental

 

Du 2 au 4 septembre, Vladivostok accueillera le 6e Forum économique oriental, fondé en 2015 afin de contribuer à une ascension économique accélérée de l'Extrême-Orient russe et d'élargir la coopération internationale dans la région Asie-Pacifique.

Compte tenu des réalités actuelles, l'ordre du jour du Forum sera orienté sur la recherche de nouvelles opportunités de développement de l'Extrême-Orient et de l'Asie orientale dans un monde en perpétuelle évolution. Il est prévu d'évoquer la transformation de l'architecture des relations internationales et la répartition internationale du travail, les stratégies anti-crise pour surmonter les pandémies et leurs conséquences, les défis dans le commerce mondial, la numérisation d'un large éventail de secteurs de la vie, le nouvel agenda environnemental, ainsi que l'établissement des processus d'"intégration des intégrations" (il s'agit d'unir les processus d'intégration), notamment dans le cadre de l'initiative russe de Grand partenariat eurasiatique.

Dans le cadre du vaste programme du Forum, il est prévu d'organiser les sessions plénières et thématiques "La valeur et les valeurs du Grand partenariat eurasiatique", "Logistique numérique: un transit fiable et rapide entre l'Asie et l'Europe", et "Route maritime du Nord: plus proche, plus rapide, plus sûr". Des dialogues d'affaires sont prévus avec les principaux partenaires de l'Asie-Pacifique, ainsi que des activités dans le cadre du segment de jeunesse du Forum et la 10e Conférence internationale de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC) sur les études supérieures.

Plusieurs dirigeants étrangers ont été invités à participer au 6e Forum économique oriental.

Nous espérons que le déroulement du Forum deviendra un grand pas dans la réalisation de notre ligne stratégique visant à affirmer l'Extrême-Orient russe en tant que l'un des centres de croissance économique dans la région Asie-Pacifique.

 

Réponses à la presse:

Nous avons reçu toute une série de questions des médias au sujet de la situation dans le Haut-Karabakh, à la frontière entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, et dans le Caucase du Sud en général. Je vais les rassembler pour y répondre de manière globale.

Question: Beaucoup d'experts soulignent aujourd'hui que la situation entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie - impliquant des tirs réciproques réguliers - commence à rappeler celle qui avait précédé la guerre dans le Haut-Karabakh en automne 2020, et suscite beaucoup de préoccupations. Quels efforts Moscou entreprend-il afin de régler la situation? Il y a des négociations, mais elles se déroulent à huis clos. Quelle est la raison de l'absence de rencontres tripartites directes entre la Russie, l'Azerbaïdjan et l'Arménie sur cette question? Est-ce qu'on attend des contacts similaires à haut niveau et au sommet? Est-ce que Moscou a réorienté son attention du Haut-Karabakh vers de nouveaux problèmes internationaux? Cette question maintient-elle sa priorité stratégique?

Question: Les forces armées azerbaïdjanaises poursuivent leurs provocations à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Elles ont notamment tiré sur les positions arméniennes le 16 août dernier, tuant deux militaires. Il existe également des preuves irréfutables du fait que les snipers des forces armées azerbaïdjanaises ont tiré sur les localités frontalières, notamment sur les villages de Kout et de Norabak dans la région de Gegharkunik. Que pensez-vous de la fréquence de ces provocations meurtrières de la part de l'Azerbaïdjan et des frappes sur les zones d'habitation?

Question: Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a déclaré dans une interview accordée à la chaîne de télévision CNN Türk qu'il voudrait que la Russie cesse d'armer l'Arménie et mette en œuvre toutes les clauses de la déclaration tripartite sur le Haut-Karabakh afin d'établir la paix. Ainsi, Ilham Aliev est gêné par la coopération militaire russo-arménienne mais pas par les livraisons en Azerbaïdjan d'armes turques, notamment de drones. Que pense la Russie de ces propos, y compris compte tenu du fait que les livraisons d'armes font partie intégrante des relations d'alliés entre la Russie et l'Arménie? Est-ce qu'Ilham Aliev a formulé des prétentions concernant les clauses de la déclaration tripartite qu'il juge "non-appliquées"? De quelles clauses s'agit-il?

Réponse: La situation dans le Caucase du Sud reste au centre de l'attention de la Russie. La priorité absolue est toujours la mise en œuvre des ententes tripartites du 9 novembre 2020 et du 11 janvier 2021 conclues entre les leaders de la Russie, de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie. Nous organisons régulièrement des contacts avec Bakou et Erevan à haut niveau et au sommet. Pendant l'été, le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu à Moscou avec le premier ministre arménien Nikol Pachinian (le 7 juillet 2021) et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev (le 20 juillet 2021). Nos ministères des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi que nos gardes-frontières et ambassades, poursuivent le travail nécessaire. Nous examinons les formats de contact avec les autres parties et prenons des décisions en nous laissant guider par l'efficacité et l'utilité maximales.

Compte tenu de la sensibilité de certaines questions, les détails de leur examen ne sont pas toujours rendus publics, car cela pourrait empêcher un résultat durable. Nous voudrions également souligner le caractère absolument contreproductif de la rhétorique de confrontation, voire belliqueuse, que nous constatons parfois chez certains responsables du Caucase du Sud. Tout cela frappe directement sur un seul point, nuit à l'essentiel: le résultat durable. Les objectifs ont déjà été posés par les ententes susmentionnées.

Bakou et Erevan apprécient grandement, en général, le rôle stabilisateur des forces de maintien de la paix russes déployés dans le Haut-Karabakh le long du corridor de Latchin. Les actions de nos forces sur le terrain ont permis d'améliorer considérablement la situation dans la région et de maintenir un calme relatif. Le ministère russe de la Défense publie régulièrement sur son site les données sur les réfugiés qui reviennent chez eux. Nous arrivons à régler rapidement tous les incidents sporadiques qui se produisent à cause du déficit aigu de confiance dans les relations entre Bakou et Erevan.

La Russie promeut un assainissement complexe des relations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Nous présentons cette position à Bakou et à Erevan, y comprit à haut niveau et au sommet. Nous appelons les deux parties à éliminer le plus rapidement possible les facteurs d'irritation mutuels dans le domaine humain, à procéder à l'échange de prisonniers selon la formule "tous contre tous" et à se transmettre toutes les cartes des champs de mines.

La livraison d'armes russes à l'étranger est un droit souverain de la Russie. Nous avons établi une coopération dans ce domaine avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan, en tenant compte de la nécessité de maintenir l'équilibre des forces dans la région.

En ce qui concerne les estimations de la situation à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan présentées par certains médias, nous voudrions souligner que le ministère russe des Affaires étrangères a plus d'une fois appelé Erevan et Bakou à s'abstenir d'utiliser la force et à se limiter aux moyens politiques et diplomatiques de désescalade. Nous avons mis l'accent sur le caractère contreproductif de la logique de confrontation dans le contexte actuel. Nous estimons toujours que la solution durable est le lancement de négociations sur la délimitation et la démarcation de la frontière. Nous sommes prêts à offrir tout le soutien consulaire nécessaire à ce processus.

En ce qui concerne le groupe de travail tripartite coprésidé par les vice-premiers ministres russe, azerbaïdjanais et arménien, vous avez déjà vu les messages sur la reprise de son travail le 17 août dernier. Une réunion du groupe s'est tenue à Moscou, les informations en ce sens ont été publiées sur le site du gouvernement russe. Nous constatons avec satisfaction que les parties sont arrivées à reprendre l'examen pratique des approches du déblocage des liens économiques et de transport dans le Caucase du Sud, visant à favoriser la mise en pratique du potentiel économique considérable de la région.

Question: La Russie tient en général des propos positifs sur le changement de pouvoir en Afghanistan et s'attend à la stabilisation de la situation dans le pays après l'arrivée des talibans. Quelles sont les raisons de l'optimisme de ses estimations?

Réponse: Je voudrais souligner que les responsables russes n'ont jamais approuvé le changement de pouvoir en Afghanistan. Nous ne faisons que constater la réalité. Il aurait été étrange d'ignorer ce fait. Il existe des différences évidentes d'estimations, que vous avez mentionnées. Nos estimations n'ont concerné que la situation objective formée à Kaboul après la prise du pouvoir dans la capitale par les talibans. Nous avons également rapporté les messages positifs des dirigeants des talibans sur leurs projets pour l'avenir du pays.

Comme on le sait, les talibans ont déjà commencé à rétablir l'ordre social, ont confirmé les garanties de sécurité de la population et des missions diplomatiques étrangères. Compte tenu du fait qu'il y a des citoyens et des missions russes sur le territoire afghan, les diplomates accomplissent leur devoir professionnel, ce qui est surtout important pour nous.

Les talibans ont annoncé l'amnistie générale au cours de la première conférence de presse de leur porte-parole tenue le 17 août dernier à Kaboul. Le mouvement a promis de respecter les droits des femmes dans le cadre du système juridique islamique, de lutter contre la production de stupéfiants et d'empêcher les groupes terroristes internationaux d'utiliser le territoire afghan en tant que base d'opération contre les pays tiers.  

Question: Que pensez-vous de la montée rapide de la russophobie en Asie centrale? Est-ce que les incidents récents au Kazakhstan et au Kirghizstan reflètent la politique des autorités? Quelles mesures la Russie entreprendra-t-elle pour protéger les intérêts de la minorité russophone?

Réponse: Nous suivons toutes les informations sur les manifestations de nationalisme, y compris religieux ou linguistique, contre nos compatriotes ou les représentants de la population russophone dans les États étrangers. Nous le faisons régulièrement. Quand nous commentons ces incidents scandaleux, il s'agit d'une estimation publique. Cela ne remplace absolument le travail pratiquement quotidien mené dans ce domaine par le ministère russe des Affaires étrangères, nos ambassades et l'agence Rossotroudnitchestvo.

Nous sommes au courant des publications récentes sur internet, ainsi que des incidents survenus au Kazakhstan et au Kirghizstan qui ont provoqué une réaction vive de la société russe. Malheureusement, ce n'est pas la première fois que nous le constatons. Le ministère russe des Affaires étrangères et nos ambassades à Noursoultan et à Bichkek ont rapidement réagi aux incidents susmentionnés. Je voudrais souligner encore une fois que cette réaction implique non seulement des propos publics, mais aussi des mesures pratiques.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'est entretenu par téléphone le 16 août 2021 avec son homologue kirghiz Rouslan Kazakbaïev et a appelé les organes de pouvoir kirghiz à réagir rapidement à tous les incidents de ce genre afin de prévenir les atteintes aux droits et à la dignité des compatriotes russes. Le chef de la diplomatie kirghize a assuré que les autorités du pays continueraient de s'opposer fermement à toutes les manifestations de nationalisme, et de favoriser le renforcement du rôle de la langue russe dans l'intérêt du respect des droits de la population russophone.

L'entretien téléphonique du 18 août dernier entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue kazakh Moukhtar Tleouberdi a confirmé que les activités des "patrouilles linguistiques" seraient dûment vérifiées et susciteraient une réaction appropriée des autorités et des organes de justice kazakhs, tandis que toues les manifestations de nationalisme quotidien seraient résolument réprimées.

La protection des droits et des intérêts des citoyens et des compatriotes russes à l'étranger a toujours été et demeure l'une des priorités de la politique étrangère de la Russie. Nos ambassades y accordent une attention spéciale et sont prêtes à offrir tout le soutien nécessaire aux citoyens et aux compatriotes russes.  

Le nationalisme, sous toutes ses manifestations, constitue un mal et une honte qu'il faut combattre, pour n'importe quel État ou peuple. La position officielle des pays que vous avez mentionnés et de leurs représentants est notoire et ne laisse aucun doute concernant leur attitude.

Question: Les présidents américains - l'ancien et l'actuel - ont tenu des propos contradictoires sur la fuite d'Ashraf Ghani d'Afghanistan. Que pensez-vous de ses actions?

Réponse: J'ai déjà mentionné aujourd'hui la responsabilité du gouvernement afghan pour la mise en œuvre du dialogue national.

Les dirigeants afghans ont malheureusement perdu leur opportunité. Ces événements doivent encore être analysés par la presse, les politologues et les juristes, mais nous avons déjà présenté notre estimation globale: l'élément principal réside dans le dialogue afghan national s'appuyant sur les intérêts communs, la compréhension de l'histoire de l'Afghanistan et la volonté de consolider la société. La position russe sur cette question est absolument cohérente.

Question: Je voudrais que la Russie accorde beaucoup plus d'attention à la nécessité de faciliter l'octroi de la nationalité russe. Beaucoup de compatriotes veulent restituer leur nationalité russe perdue à l'époque où la Russie n'acceptait pas la double nationalité. Les enfants et les petits-enfants de beaucoup de compatriotes, nés après la dissolution de l'URSS, ont souvent été obligés de prendre une nationalité différente, mais voudraient que leurs enfants soient citoyens russes. La Russie a besoin de gens, surtout de patriotes.

Est-ce que le ministère russe des Affaires étrangères pourrait contribuer à la résolution du problème d'octroi de la nationalité russe ou, au moins, du titre de séjour? Dans le contexte des confrontations aggravées, nos compatriotes subissent de plus en plus souvent des attaques grossières et une terreur morale.

Réponse: Je voudrais brièvement expliquer la base juridique que nous utilisons dans ce travail. En ce qui concerne la nationalité, le ministère se laisse guider par la Constitution russe et la loi fédérale "Sur la nationalité de la Fédération de Russie", adoptée en 2002. La condition principale de l'octroi de la nationalité russe est le séjour permanent sur le territoire russe. Les facilités d'octroi de la nationalité à l'étranger ne concernent que les apatrides, les résidents des anciennes républiques soviétiques et les mineurs.

Le décret du président russe № 622 du 31 octobre 2018 a adopté la Conception de la politique migratoire de la Fédération de Russie pour 2019-2025, dont l'objectif principal réside dans l'immigration en Russie des compatriotes résidant à l'étranger et d'autres personnes capables de s'intégrer efficacement à la société russe.

Dans le cadre de la mise en œuvre de cette conception, le ministère russe des Affaires étrangères participe activement à l'élaboration de projets de loi fédéraux visant à faciliter les règles et les procédures existantes pour l'obtention de la nationalité russe. Parmi les dernières modifications, on peut citer notamment l'annulation de l'exigence de renoncer à la nationalité de l'autre État pour obtenir celle de la Russie, des facilités pour les personnes qui ont fait leurs études supérieures en Russie, les spécialistes qualifiés dont les métiers sont demandés dans l'économie russe, ainsi que les citoyens de la Biélorussie, de la Moldavie, du Kazakhstan et de l'Ukraine.

Le ministère a également contribué à l'adoption du projet de loi offrant le titre de séjour (ou, plus tard, la nationalité russe) à certaines catégories d'individus sans exiger au préalable le permis de séjour temporaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Calendar

x
x

Archive

Outils supplémentaires de recherche