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6 septembre 201318:10

Commentaire par le ministre des Affaires étrangères de la Russie Sergueï Lavrov aux médias, résumant les résultats de la rencontre avec les ministres des Affaires étrangères des pays du G20 et l'envoyé spécial de l'ONU/ LEA pour la Syrie Lakhdar Brahimi en marge du sommet de Saint-Pétersbourg, le 6 août 2013

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Sergueï Lavrov: Nous avons profité de la participation des ministres des Affaires étrangères des pays clés au sommet du G20 à Saint-Pétersbourg , ainsi que du fait que l'envoyé spécial de l'ONU / LEA pour la Syrie Lakhdar Brahimi faisait partie de la délégation du Secrétaire général de l'ONU Ban Ki -moon, pour organiser un petit déjeuner de travail, où nous avons échangé d'une manière informelle des opinions sur le problème syrien, comme suite de la conversation les dirigeants qui avait eu lieu hier lors du dîner final.

Les positions sont bien connues, elles ont été reproduites aujourd'hui. La chose principale est que nous avons essayé (comme les chefs d'Etat hier au dîner) de non seulement écouter, mais aussi d'entendre les uns les autres.

Je ne peux pas dire que c'était une opinion dominante, mais il me semble que de nombreux pays responsables démontrent une compréhension claire que l'usage de la force en contournant le Conseil de sécurité de l'ONU mettera effectivement une croix sur les efforts de règlement politique et la convocation de la Conférence internationale de Genève-2, ce qui est la tâche immédiate de notre collègue et ami, M. Lakhdar Brahimi. Par conséquent, la conclusion générale de notre réunion d'aujourd'hui, c'est que nous devons faire tout notre possible pour trouver un moyen de ne pas laisser le scénario de force enterrer le scénario politique. Nous avons encore du temps pour cela.

Comme vous le savez, nos parlementaires ont proposé à leurs collègues américains d'avoir une réunion et d'échanger des vues, des opinions et des positions, d'autant plus que le Congrès américain est en train de décider si la force sera utilisée contre la Syrie ou non. Il est dommage que les membres du Congrès des États-Unis n'aient pas pu trouver une occasion pour cette rencontre. Cependant, je suis convaincu qu'avant que le pire n'arrive, nous devons utiliser chaque jour, heure et minute pour faire apprendre, publiquement ou en utilisant des canaux confidentiels, l'idée de la nocivité du scénario de force à tout le monde. J'espère que tous les participants à la réunion d'aujourd'hui l'ont bien compris. Nous allons essayer de continuer ce travail.

Sergueï Lavrov (ajoute au commentaire par Lakhdar Brahimi): Je tiens à soutenir pleinement les paroles de Lakhdar Brahimi sur la nécessité de respecter la Charte des Nations Unies. En dehors de la responsabilité juridique, chaque pays doit respecter ses accords politiques conclus dans différents formats. À cette fin, je voudrais rappeller encore une fois que lors du sommet du G8 à Lough Erne en juin dernier les leaders de huit pays, dont quatre membres permanents du Conseil de sécurité - les Etats-Unis, le Royaume Uni, la France et la Russie, ont adopté une déclaration commune. Premièrement, il a été déclaré qu'ils condamnaient toute utilisation d'armes chimiques par qui que ce soit. Deuxièmement, il a été déclaré que tous les rapports de l'utilisation d'armes chimiques devraient être soumis aux enquêtes professionnelles et objectives, leurs résultats dervaient être présentés au Conseil de sécurité de l'ONU. En conséquence, il y a une responsabilité politique concrète à l'égard de la crise syrienne, de ne pas de contourner le Conseil de sécurité de l'ONU, notamment dans la question de savoir si et par qui des armes chimiques ont été utilisées.

Maintenant nous entendons que nos collègues américains disent qu'ils ont tout défini pour eux-mêmes et qu'ils ont des preuves irréfutables (qu'on ne nous montre par dans l'intégrité), donc ils n'ont pas besoin d'attendre les résultats du travail des inspecteurs ou les résultats d'examen fait par le Conseil de sécurité de l'ONU. Cependant, nous suivrons le principe énoncé dans le plus sage proverbe russe, qui a été respecté et utilisé comme un guide par Ronald Reagan - "Confier mais vérifier". Mais on peut vérifier que sur la base de faits objectifs et uniquement par des organismes légitimes comme le Conseil de sécurité.

Question: Est-il connu quand l'examen effectué par l'ONU pour enquêter sur les allégations de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie sera terminé?

Sergueï Lavrov: Comme Lakhdar Brahimi a noté, il existe des normes scientifiques, qui sont utilisés comme un guide par les inspecteurs.

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