21 octobre 200312:53

STÉNOGRAMME DE L'INTERVENTION D'I.S.IVANOV, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE LA RUSSIE, À LA CONFÉRENCE DE PRESSE À L'ISSUE DU PREMIER JOUR DU SOMMET DES CHEFS DES ÉTATS ET DES GOUVERNEMENTS DE LA CEAP À BANGKOK LE 20 OCTOBRE 2003

2376-21-10-2003

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Traduction non-officielle du russe

Au cours de la séance d'aujourd'hui des chefs des états et des gouvernements de la CEAP, V.V.Poutine, Président de la Russie, a rencontré plusieurs leaders participant à cette séance. Notamment, ont eu lieu les rencontres de travail avec les Présidents des USA, de l'Indonésie, de la Corée du Sud, le leader de la Nouvelle-Zélande.

En plus des sujets de la séance, qui concernaient avant tout la démocratisation ultérieure du commerce et les investissements en Asie-Pacifique, ont été abordés les problèmes internationaux actuels, en particulier la situation sur la péninsule Coréenne. On a parlé de continuer les négociations sextipartites. Il importe qu'au cours des contacts ici à Bangkok, il s'agisse de manière plus ciblée non seulement de la composante nucléaire de la Corée du Nord, mais des préoccupations légitimes de la RPDC en ce qui concerne sa sécurité. Autrement dit, on discute la forme possible de l'octroi de ces garanties de la sécurité à la RPDC en tant que partie de l'ensemble d'ententes sur les problèmes nucléaires sur la péninsule Coréenne.

Il est encore tôt de parler des résultats concrets. La position russe consiste en la nécessité de trouver une solution d'ensemble qui, d'une part, garantisse le statut non nucléaire de la péninsule Coréenne, le retour de la RPDC au sein du Traité de non-prolifération d'armes nucléaires, la reprise de l'interaction avec l'AIEA, et, d'autre part, garantisse ou satisfasse le règlement des questions légitimes de la Corée du Nord concernant sa propre sécurité. Maintenant, on est près d'avancer dans cette direction. Nous croyons important de continuer de soutenir le dialogue actif et de conduire l'affaire à la tenue du deuxième tour du format sextipartite des pourparlers à Pékin, le mieux serait avant la fin de cette année ou, peut-être, au début de l'année suivante. Il importe de ne pas les reporter afin de passer de l'énoncé des positions communes, comme cela se passait au cours du premier tour, à la recherche des points communs pour l'élaboration des solutions d'ensemble correspondantes.

Le deuxième sujet, qui a été également discuté au cours des contacts V.V.Poutine, est le problème nucléaire de l'Iran. Comme vous savez, il existe la résolution correspondante de l'AIEA sur le programme nucléaire de l'Iran. Actuellement, on mène des consultations actives à ce propos. V.V.Poutine, Président de la Fédération de Russie, a rencontré à Kuala Lumpur S.Hatami. Notre position à ce propos est également bien connue, et nous restons en contact le plus étroit avec les dirigeants de l'AIEA. Le 14 octobre à Vienne, j'ai rencontré M.Elbaradei, Directeur général de l'AIEA. Nous sommes aussi en contact avec nos partenaires européens afin de contribuer à l'application de la résolution correspondante de l'AIEA, qui comprend: premièrement – la présentation par l'Iran de toute l'information concernant les programmes nucléaires précédents, qui ont été réalisés dans ce pays et qui sont réalisés aujourd'hui; deuxièmement – la signature du protocole supplémentaire sur les garanties de l'AIEA à propos du TNPAN; troisièmement – le gel du processus de l'enrichissement de l'uranium. Nous croyons que ces trois éléments d'une importance de principe permettraient de détendre la situation autour du programme nucléaire de l'Iran et d'entamer le dialogue qui permettrait de lever les préoccupations qui sont actuellement énoncées à ce propos.

Comme vous le savez, les ministres des affaires étrangères de la France, de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne partent pour Téhéran pour poursuivre les contacts avec le gouvernement iranien sur cette problématique. Nous coopérons et travaillons parallèlement. Récemment, S.I.Kisliak, Vice-Ministre des affaires étrangères de la Russie, s'est trouvé à Téhéran pour ce même problème. Nous espérons pouvoir, par les efforts conjoints, éviter l'aggravation de la situation autour du programme nucléaire de l'Iran, faire cette problématique reprendre le lit de la recherche des solutions qui, comme j'ai dйjà dit, lèveraient la préoccupation de la communauté internationale à propos de ses aspects isolés.

Cependant, certes, l'Iran a les pleins droits de développer son secteur de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, et nous sommes intéressées à continuer, dans le cadre, naturellement, des programmes pacifiques, de coopérer avec l'Iran sous le strict contrôle de l'AIEA.

Le troisième sujet, qui a été également omniprésent au cours des contacts, est l'évolution ultérieure de la situation autour de l'Irak, en particulier compte tenu de la récente prise à l'unanimité de la résolution 1511 du Conseil de Sécurité de l'ONU. Sous peu, se tiendra, comme vous le savez, la conférence à Madrid, à laquelle il est prévu de discuter la situation en Irak et les questions de l'aide de la part de la communauté internationale au devenir économique de ce pays.

Nous croyons que la résolution 1511 a été un nouveau pas en avant en ce qui concerne l'augmentation du rôle de l'ONU dans le règlement irakien et la mise au point du projet du rétablissement de la souveraineté de l'Irak. Néanmoins, je répète, cela ne constitue qu'un premier pas. On a encore beaucoup à faire pour obtenir la mise en pratique des approches de principe qui ont été défendues et le sont toujours par la Russie, notamment: rapide rétablissement de la souveraineté de l'Irak et début du règlement politique global dans ce pays sous l'égide de l'ONU. Nous espérons qu'au cours des contacts ultérieurs, y compris dans le processus de la mise en pratique de la résolution 1511 du Conseil de Sécurité de l'ONU, nous pourrons faire avancer ce processus.

Le 21 octobre 2003

Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)

Conseil de l'Europe (CE)

OTAN

Union européenne (UE)

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