14 novembre 201113:33

Interview de S.V.Lavrov, Ministre des affaires étrangères de la Russie, accordée aux médias russes "en marge" du sommet de la CEAP, Honolulu, le 13 novembre 2011

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Question: Comment commenteriez-vous l'exclusion de la Syrie de la Ligue des états arabes ?

S.V.Lavrov: Nous avons plusieurs fois dit que l'administration de la Syrie fait des erreurs, tarde à procéder aux réformes. En tant qu'amis, nous avons donné à Damas de bons conseils d'accélérer le processus des transformations. Le président B. al-Assad a adopté plusieurs lois importantes, créé le comité, qui s'occupe de la réforme de la constitution, y compris la liquidation du monopole du parti «BAAS». Parallèlement l'opposition, ainsi que nos collègues européens et américains, refusaient catégoriquement de reconnaître les réformes, déclarant de manière politisée que le Président de la Syrie ne faisait rien du tout. C'est faux.

Malheureusement, l'administration syrienne avait fait trop d'erreurs. L'une d'elles était son absence de désir d'ouvrir le pays plus largement aux médias. Y ont travaillé plusieurs agences d'information, y compris «RIA Novosti» et les chaînes TV «Al-Jazeera», «Al-Arabia», «Russia al-Yaoum», «Russia 24». Cependant, les reportages, qui reflétaient l'image équilibrée et objective, étaient «couverts» par les flux informationnels plus engagés.

Nous avons toujours appelé à faire pression sur Damas, incitant parallèlement l'opposition radicale intransigeante, surtout la partie située en Turquie, en France, aux USA et dans d'autres pays, à ne pas boycotter le processus, mais à y participer activement. Si tu veux être entendu, mets-toi à la table des négociations, défends ta position, cherche les concessions et les changements démocratiques que tu défends publiquement. Mais comme on sait, l'opposition y était gênée par tous les moyens, y compris ces mêmes pays, où elle se trouvait. Nous avons dès le début cherché à nous faire entendre : organisé des rencontres au niveau de la diplomatie parlementaire, des contacts au niveau des experts du Ministère des affaires étrangères de la Russie. Mais quand l'opposition entend les dures déclarations de Washington et de Bruxelles, qu'il est impossible de dialoguer avec B. al-Assad et qu'il doit partir de son propre gré, cela ne les incite pas au dialogue constructif.

Nous avons aussi travaillé avec la Ligue des états arabes. Comme on sait, il y a environ deux semaines, avait été adoptée la décision très importante. Les dirigeants de la LEA ont mis au point avec les Syriens le plan, qui prévoyait l'arrêt de toute violence, d'où qu'elle vienne. C'est le moment très important, car il existe les faits irréfutables des livraisons de contrebande des armes en Syrie, y compris par le territoire du Liban, de la Turquie, de l'Irak et, selon toute probabilité, des autres pays. Personne ne nie ces faits, bien qu'ils soient peu commentés. Les extrémistes armés utilisent les manifestants pacifiques pour provoquer les autorités à la violence, une fois glissé dans leurs rangs. Sont fixés les cas confirmés des attaques contre les commissariats de police et les militaires. Dans certaines villes, il n'y a un certain temps, les bâtiments administratifs étaient tout simplement occupés, ce qui a servi de prétexte pour que l'administration syrienne utilise l'armée dans les localités.

Le plan de la LEA prévoyait l'arrêt de toute violence, après quoi la Ligue soutiendrait le dialogue national. Mais le problème que j'ai mentionné – le refus de l'opposition de tout contact avec le régime – était toujours là. Quand le plan de la LEA a été adopté, j'ai spécialement appelé le Secrétaire général N. Arabi, envoyé un message à vingt adresses – aux ministres de tous les pays membres de la LEA, de même qu'à Ankara, Washington, Paris, Berlin, Londres, Bruxelles, à C. Ashton, Haute représentante de l'UE. J'ai appelé à utiliser cette possibilité unique, où enfin, est concerté un plan, proposé par les pays arabes et soutenu par la Syrie, et à ne pas le laisser «mourir». J'ai appelé mes collègues à travailler avec l'opposition, avec ses groupes, qui se trouvent sur les territoires de ces pays, et sur lesquels ils peuvent influer directement.

Nous sommes profondément déçus qu'encore au stade précoce, où moins d'une semaine a passé après que le plan adopté ait été rendu public, A.Juppé, Ministre des affaires étrangères de la France, ait publiquement déclaré que le plan de la Ligue des états arabes était «mort», et Washington avait instamment et publiquement conseillé à l'opposition de ne pas répondre à l'appel de B. al-Assad de rendre les armes en échange de l'amnistie. Et ce, malgré le fait que le que document prévoyait un délai de deux semaines pour stabiliser la situation en Syrie.

Ainsi, en appelant un chat un chat, je dirai qu'il y a eu et continue l'instigation de l'opposition radicale à mettre le ferme cap sur le changement du régime et le refus de toute invitation au dialogue.

Nous ne cessons pas nos efforts. Ce 15 novembre, chez nous à Moscou viendra B.Galyuna, dirigeant du Conseil national syrien, un des groupes de l'opposition les plus irascibles. Nous essaierons de lui faire comprendre notre préoccupation. La lutte pour le pouvoir devient très souvent le but en soi. Mais il vaut bien quand même penser à son pays et à son peuple. Nous avons déjà l'exemple libyen, qui a montré que si le plan de l'Union Africaine avait été adopté, qui supposait les pourparlers, on aurait pu sauver des dizaines de milliers de vies. Selon les informations, y sont mortes trente mille personnes.

La situation en Syrie est compliquée. Je répète, le plan prévoyait le délai de deux semaines pour évaluer le développement des événements. Mais la Ligue a déclaré que la situation ne s'améliorait pas, et que le Président B. al-Assad ne faisait rien. Dans le même temps, quelques jours avant cette décision, Damas avait invité les observateurs de la LEA à venir en Syrie et à visiter n'importe quelle partie pour se faire un avis objectif. En y répondant par la suspension de la participation de la Syrie en tant que membre - et nous ne le croyons pas correct, - les auteurs de cette décision ont laissé passer une très importante possibilité de faire basculer la situation dans un lit plus transparent. Dans tous les cas, la présence des observateurs de la LEA aurait joué le rôle stabilisateur, tranquillisant.

En énumérant tous ces faits, force m'est de constater que d'aucuns ne veulent point du tout que les Syriens s'entendent entre eux, tout comme ils n'aimeraient pas que l'Union Africaine aide les Libyens à s'entendre.

Question: Comment évaluez-vous la perspective du transfert du dossier syrien au Tribunal pénal international ?

S.V.Lavrov: Je ne pense pas que l'évolution des événements suivra ce scénario. A l'étape actuelle nous espérons que nos partenaires, qui ont de l'influence sur différents groupes de l'opposition, comprendront tout de même leur responsabilité pour ce qui se passe. Nous allons faire tout pour obtenir ce cours des choses.

Le Tribunal international est l'instance, à laquelle on peut s'adresser en conformité avec son statut. En l'occurrence, comme en cas de la Libye, le statut prévoit un appel de la part du Conseil de Sécurité de l'ONU. Concernant la Libye, nous nous sommes adressée au Tribunal international, qui, a son tour, a déclaré qu'il allait instruire les crimes ou accusations de crimes non seulement de la part du régime, mais aussi de l'opposition. Là aussi, les groupes des guerriers ont fait pas mal de choses, qui puissent tomber sous le mandat du TPI. M. Kadhafi était aussi un des figurants de la résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU, cependant, il n'avait été jugé par aucun tribunal. Maintenant, le Tribunal international doit instruire les circonstances de son assassinat, ce qui tombe sous la compétence de cette structure. On ne peut pas assassiner les prisonniers, il faut garantir leur sécurité. En cas de l'assassinat des prisonniers, un crime de guerre est commis. C'est une des raisons, pour lesquelles le Tribunal pénal international peut et doit intervenir.

Nous respectons la position, énoncée par les défenseurs des droits de l'homme. Mais quand au nom des droits de l'homme (et l'opération militaire en Libye était bien déclenchée au nom de la défense des droits de la population) on tue les gens, disant que tant que le régime n'est pas changé, sera maintenue la menace aux civils, alors les civils deviennent monnaie courante, et leurs vies – le prix de l'obtention des objectifs géopolitiques. Le principal droit de l'homme est le droit à la vie, et il a été très grossièrement foulé aux pieds en Libye.

Question: Après qu'en réponse à de nombreuses accusations d'inaction, le site officiel du MAE a publié les appels de l'Ambassade de la Russie à Douchanbé aux autorités du Tadjikistan, la situation a radicalement changé. Comment, selon vous, les événements vont-ils évoluer ?

S.V.Lavrov: J'ai déjà eu à commenter ce sujet. Malheureusement, parfois les gens s'accrochent aux bribes de l'information et commencent à tirer des conclusions politiques et fulminates.

Voyons la chronologie du développement des événements dès le début. Avant le 16 mai dernier, nous ignorions l'arrestation des Russes, bien que depuis le 12 mars dernier déjà, les pilotes étaient assignés à résidence à l'hôtel, pendant que les organes de la sécurité du Tadjikistan examinaient la situation. Or, le représentant de la «Compagnie aérienne Rolkan» ne nous a informés pour la première fois de l'incident que le 16 mai, deux mois après l'interpellation. Nous ne savons pas, pourquoi il ne l'a pas fait avant. Nous ne savions pas, pourquoi nos citoyens étaient arrêtés et sont soupçonnés de crime contre les lois du Tadjikistan. Nous avons des questions à la compagnie, qui aurait pendant deux mois cherché à régler le problème sans l'ébruiter.

Le lendemain, après que l'Ambassade avait été informée du fait de l'interpellation des Russes, le 17 mai, l'Ambassadeur de la Russie à Douchanbé a écrit des lettres au MAE du pays de séjour et au Comité d'Etat de la sécurité nationale. La partie tadjique ne nous a répondu que deux semaines après, sans donner d'explications directes des événements. La note du Ministère des affaires étrangères du Tadjikistan ne contenait que la liste des articles incriminés aux pilotes. Depuis, notre présence était assurée à toutes les audiences judiciaires. L'Ambassade s'est plusieurs fois adressée à l'administration du Tadjikistan, au MAE, aux organes de la sécurité d'état.

Quand on dit que les diplomates n'avaient rien fait, c'est faux. Il faut toujours penser aux gens et à ne pas les nuire. Si nous avions pour objectif de montrer dans l'espace publique, avec quelle rapidité et courroux nous avons commencé à exiger justice, nous l'aurions fait, nous avons tous les faits. Cependant, comprenant le caractère spécifique de la situation (je ne vais pas donner dans le détail), nous partions de ce qu'en exigeant formellement, fermement les réponses, il ne faut pas «attiser» la situation publiquement. Et nous continuons de procéder ainsi.

Question: «En marge» du sommet de la CEAP a eu lieu la rencontre des présidents de la Russie et des Etats-Unis. Auparavant Moscou a plusieurs fois déclaré que si le rapprochement des positions sur la DAM n'a pas lieu, nous commencerons à réfléchir aux mesures concrètes en réponse. Est-ce que cette position a changé ?

S.V.Lavrov: Non, cette position reste d'actualité. Les présidents ont constaté le besoin de négociations ultérieures. Mais la partie russe a franchement fait part de son évaluation, qui consiste en ce que nous sommes déjà dans l'impasse. Le projet unilatéral de création de la défense antimissile globale des USA, qui, bien qu'elle devienne otanienne, fonctionnera d'après les patrons américains, est pleinement mis en pratique : on signe les accords, on crée les objets au sol, y compris les bases des intercepteurs et les radars. On déclare que ce système ne connaîtra aucune limitation. A nos questions sur l'utilité de l'avancement si loin vers le Nord, on nous dit qu'il le faut. A notre raison sur l'absence à l'Iran de la possibilité de lancer les missiles, qui puissent atteindre ces bases de Nord, on nous répond que dans l'avenir, elle peut apparaître, et qu'il faut prévoir toutes les situations.

Nos partenaires n'excluent pas non plus la possibilité de déployer les vaisseaux de guerre avec les systèmes antimissile non seulement en Méditerranée, mais dans les mers Noire, de Barents, du Nord. Cela dit, tout reste dans le cadre de la position, qui nous avait été rendue publique au début – que le système ne vise pas la Russie. Mais cela ne peut pas nous arranger, ce qui a été clairement dit à la rencontre à Honolulu. Si nous avons été entendus, nous voudrions recevoir tout de même les garanties nettes sur le papier. On peut longtemps disserter à propos des soi-disant obstacles existant sur la colline du Capitole. Mais personne n'a encore essayé de nous fournir ces garanties, donc il n'y a pas de sens de parler des hypothétiques difficultés insurmontables au Congrès des USA.

Question: Récemment, la Russie a tout à coup déclaré l'inadmissibilité de la frappe contre l'Iran. Pourquoi c'est précisément à ce moment que la partie russe rend publique cette position dure ? Est-ce que cela a trait à l'apparition de nouvelles données sur la possibilité du règlement militaire du problème iranien ?

S.V.Lavrov: Rien n'a été fait soudainement, nous le disons constamment. Simplement chaque fois que ce sujet est lancé dans l'espace public, par exemple par les déclarations de S.Peres, Président d'Israël, de N.Sarkozy, Président de la France, nous confirmons toujours notre position et appelons à plus de responsabilité envers les déclarations sur l'usage de la force. Sinon, cela est lourd de conséquences catastrophiques.

Le 1er novembre, j'ai participé à la rencontre Russie-Conseil de coopération des états arabes du Golfe à Abu-Dhabi. Mes collègues arabes ne peuvent se représenter la possibilité même hypothétique de frapper l'Iran, comprenant, quelles conséquences cela aura pour eux.

La situation autour de l'Iran se développe suivant la voie que quelqu'un avait évaluée, partant uniquement des objectifs de l'attisement de la confrontation. Tout cela rappelle beaucoup le scénario de changement du régime politique. Le dernier rapport de Y.Amano, Directeur Général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, ne contient rien de nouveau, il ne fait que confirmer de nouveau que pour certains sujets, appelés «recherches militaires supposées», Téhéran ne donne toujours pas d'explications nécessaires. Les sujets de ces recherches ne sont pas nouveaux. Depuis huit dernières années, l'AIEA a l'information que ces questions peuvent avoir lieu. Simplement à chaque fois il était constaté que l'Iran ne donne pas de réponse. A son tour, la partie iranienne répondait qu'elle avait besoin des originaux des documents, qui justifient les soupçons de réalisation du programme nucléaire militaire. Car les documents que l'on présente maintenant à Téhéran ne sont que du texte imprimé à l'ordinateur.

Nous le voyons sérieusement et cherchons à obtenir de nos voisins iraniens d'entrer tout de même en dialogue avec l'Agence et répondre à toutes les questions qui restent. A propos, il y a des documents qui, selon l'AIEA et ceux qui ont fourni à l'Agence ces documents, sont venus des autres pays à l'adresse de l'Iran. Nous appelons l'AIEA à nommer ce pays, car il faut y voir clair.

Rien qu'il y a une semaine, les Iraniens ont déclaré qu'ils étaient prêts à discuter les questions qui restent. C'est un certain changement de leur position – car jusqu'à présent, ils ont refusé de parler à ce sujet. Est aussi important le fait que H.Nackaerts, Vice-Directeur général de l'Agence, se soit rendu ces derniers mois en Iran, où on lui a pour la première fois montré les travaux d'édification du réacteur à eau lourde. Ainsi, le processus avance, bien que lentement. Nous devons être prêts que ce problème ne se résout pas d'un coup. Il ne faut pas adapter les réponses, qui satisfont les pays appropriés, aux campagnes électorales. C'est un long processus, qui ne tolère pas l'agitation et la politisation.

Bien que rien de nouveau n'ait été découvert côté «recherches militaires supposées», tout à coup dans son dernier rapport, le Directeur Général de l'AIEA se décide à qualifier les faits connus depuis huit ans de preuves de l'existence du programme militaire. Vous voyez, quel bruit cela a provoqué. A cause de cela, en Israël, aux USA et en Europe on a commencé à exploiter ce sujet sur la base, qui ne contient rien de nouveau. J'admets que cette campagne est peut-être orchestrée pour dramatiser l'opinion et préparer le sol pour instaurer les sanctions unilatérales. Nous croyons que la piste des sanctions contre l'Iran est épuisée. Dans le cadre du CS de l'ONU il a été fait tout, ce qu'on peut attacher directement ou indirectement au programme nucléaire iranien, et c'est ce qui constitue le but de la pression par sanctions. Tout le reste est fait unilatéralement par les USA, l'Europe, le Japon, l'Australie, le Canada. Cela dit, les Américains adoptent les sanctions unilatérales contre l'Iran dans le contexte exterritorial, citant en fait les compagnies des pays tiers, qui respectent les résolutions du CS de l'ONU, mais ne s'inscrivent pas dans les sanctions unilatérales bien plus sévères des USA.

Il est vrai que dans le cadre de l'AIEA, nous pouvons confirmer notre inquiétude du fait que le problème du PNI n'est toujours pas résolu, et appeler l'Iran à coopérer pleinement avec l'Agence. Nous devrons aussi confirmer que nous sommes prêts aux négociations, quand l'Iran commencera de coopérer. Mais je répète, des punitions supplémentaires ne donneront rien. La Libye, la Syrie, l'Iran, le Soudan, la Côte d'Ivoire – partout nos partenaires occidentaux avaient choisi la ligne de la confrontation, de l'isolement du régime et de son remplacement, mais aucun de ces lieux n'a connu de calme.

La situation similaire a eu lieu en Irak, où l'on a chois dès le début de la guerre la ligne de l'isolement des sunnites. On a liquidé le parti «BAAS», l'armée et la police, puisqu'ils se composaient entièrement de sunnites. Maintenant, la majorité chiite est arrivée au pouvoir, mais les problèmes ne sont pas réglés, car l'Irak se trouve dans une très profonde crise de politique intérieure. Jusqu'à présent, le pays ne peut pas se créer un gouvernement, et les gens commencent de nouveau à penser qu'il faut chercher des compromis, pour que les sunnites se sentent aussi une partie des structures du pouvoir.

Ainsi, la voie de l'isolement et de la confrontation est sans perspective. Il faut impliquer les Iraniens à l'entretien proposé par le «sextuor», qui se compose des membres permanents du CS de l'ONU et de l'Allemagne. On a formulé les positions collectives de ce groupe. La Russie travaille activement avec l'Iran, nous avons eu des rencontres au niveau des présidents et des ministres des affaires étrangères. Nous cherchons à élaborer une «feuille de route» concrète, qui permettrait de commencer à mettre en pratique la position élaborée par le «sextuor». Menacer de sanctions ou de frappes aériennes ne signifie pas rapprocher, mais éloigner la possibilité de la solution par les pourparlers.

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