5 septembre 201218:20

Intervention et réponses de S.V. Lavrov, Minstre des affaires étrangères de la Russie, aux questions des médias au cours du briefing «en marge» de la session des ministres des affaires étrangères et du commerce des pays - membres de l’APEC Vladivostok, le 5 septembre 2012

1624-05-09-2012

  • de-DE1 en-GB1 es-ES1 ru-RU1 fr-FR1

Bonjour, chers collègues

Aujourd'hui, s'est ouverte la session des ministres des affaires étrangères et du commerce des économies - membres de la coopération économique de l'Asie - Pacifique C'est une étape finale des préparatifs au sommet qui aura lieu les 8-9 septembre à Vladivostok. Cette année, sous la présidence de la Russie se déroulait sous le slogan «Intégration dans le but de développement, innovations dnas les buts de prospérité».

Nos priorétés qui sont devenues les priorités de l'APEC ont été soutenues par tous les autres membres. Elles incluent des directions comme la libéralisation des régimes des échanges et des investissements, le renforcement de l'intégration économique, les mesures supplémentaires pour assurer la sécurité alimentaire, les mesures pour perfectionner les chaînes logistiques de transport dans la région et l'utilisation plus efficace des possibilité pour l'essor innovatif.

La partie reusse a tenu plus de 100 actions pendant l'année de sa présidence à l'APEC. Lors des rencontres des ministres des secteurs différents, des hauts fonctionnaires, des sessions des autres organes de travail, des colloques, des conférence on a examiné près de 50 initiatives et projets russes. Toute l'activité de l'APEC s'inscrit dans le cadre des efforts de la communauté internationale pour surmonter les conséquences de la crise économique et financière mondiale.

Lors de la session plénière ce matin nous avons discuté deux thèmes. Premièrement, nous avons fait le bilan de travail dans le domaine de la sécurité alimentaire fait cette année. Deuxièmement, nous avons examiné les bilans de l'activité visant à augmenter l'état de disponibilité des économies des pays de la région dans le cas des situations d'urgence. Au cours du déjeuner de travail on a entendu des exposé du president du collège de la Commission économique eurasienne V.B. Khristenko et Directeur-Général Adjoint de l'Organisation Mondiale du Commerce R. Yerxa sur les problèmes auxquels s'est heurté le cycle des pourparlers de Doha de l'OMC.

Cet après-midi aussi aura lieu la discussion sur les problèmes de développement du système de commerce multilatéral, de la libéralisation des régimes des échanges et des investissements et de l'intégration économique régionale. Demain les ministres vont examiner les problèmes des systèmes logistiques de transport et du développement d'innovations. Les bilans de ces discussions seront reflétés dans le projet de la Déclaration du sommet qui sera soumise à l'approbation des leaders et dans la Déclaration conjointe des ministres. Aujourd'hui tous les participants ont fait preuve qu'il sont disposé à mener un travail sérieux, constructif. Je crois que nous allons tout faire à temps et à un haut niveau de qualité.

Question: La Russie a déclaré comme une de ses priorités l'intégration économique régionale dans l'espace de la région Asie - Pacifique. Pourtant elle est aussi membre de l'Union Douanière et de l'Espace économique unie. Comment ses partenaires de l'APEC apprécient-ils ces processus? Est-ce qu'on peut considérer l'Union Douanière comme une exemple pour l'intégration dans l'espace de la région Asie - Pacifique.

S.V. Lavrov: Premièrement, toutes les économies des pays - membres de l'APEC font partie de l'OMC. L'Union Douanière, l'Espace économique unie et la future Union Économique Eurasienne correspondent pleinement aux normes et règles de l'OMC, dans ce sens aucunes questions ne surgissent.

Deuxièmement, comme j'ai déjà dit, le president du collège de la Commission économique eurasienne V.B. Khristenko au cours du déjeuner de travail a parlé en détail des processus qui ont lieu dans le cadre de L'Union Douanière, l'Espace économique unie, et par les exemples et arguments concrèts a montre que ces processus sont compatibles avec les processus de l'intégration dans la région Asie - Pacifique

D'autant plus que le lieu ou se déroule le sommet - Vladivostok, détroit de Bosphore d'Est, ce sont, au fond, des symboles de jonction du continent eurasien et de la région du Pacifique. Je pense que du point de vue de l'essence et de la géographie, aucun problème ne se pose.

Question: Primorie (le lottoral Pacifique russe), c'est une des quatre zones réservées en Russie pour les jeux, mais pour le moments peu de gens désirent venir ici. Est-ce que la tenue du sommet de l'APEC, à votre avis, contribuera aux investissements des partenaires étrangers dans ce projet?

S.V. Lavrov: Je ne peux pas répondre à Votre question d'une façon exhaustive, puisque cette question n'est pas dans la compétence du MAE, elle ne figure pas dans l'ordre du jour ni de la session ministérielle, ni du sommet de l'APEC. Je ne suis pas un joueur dans le sens que vous venez de mentionner. Je joue au football et aux autres jeux sportifs.

Question: Est-ce qu'on prévoit dans le cadre de l'APEC de résoudre les questions visant à faciliter les déplacements des habitants des pays-membres? En particulier, y a-t-il un progrès dans le processus de la suppression du régime des visas entre la Russie et la Corée du Sud?

S.V. Lavrov: Il ya plusieurs dimensions de cette situations. Premièrement pour les hommes d'affaires on a déjà introduit le régime simplifié du passage des frontières des pays -membres de l'APEC. Il existent des cartes spéciales qu'utilisent des hommes d'affaires, ce ce méchanisme fonctionne déjà (la Russie vient de le rejoindre).

Aujourd'hui quand nous discutions les problèmes de renforcement de l'état de disponibilité pour les situations d'urgence, pour prédire des cataclysmes probables et la réaction à eux, pour surmonter les conséquences des désastres, on a a examiné une idée avancée par notre collègue indonésien. Il s'agit de se mettre d'accord sur les procédures simplifiées des livraisons de l'assistance humanitaire et de l'envoi du personnel qui se charge d'éliminer des conséquences des situations d'urgence. Je pense que cette idée aura le soutien et nous allons concerter des accords pareils dans le cadre de l'APEC.

À part le côté multilatéral des problèmes du régime des visas, nous menons des pourparlers avec plusieurs États sur l'allègement de régimes de visas bilatéraux. Vous avez bien noté que la République de Corée a proposé de discuter le projet sur la suppression des demandes de visas pour les voyages à court terme de nos citoyens. Nous sommes prêts de mener de négotiations pareilles avec pratiquement tous les pays de la région Asie - Pacifique.

Question: Aujourd'hui le Secrétaire Général de l'OTAN A. Fogh Rasmussen a visité l'Arménie. Comment appréciez-vous cette visite?

S.V. Lavrov: Le Secrétaire Général de l'OTAN se rend non seulement dans les capitales des pays membres de l'OTAN, mais aussi dans les capitales des autres États, en particuliers ceux qui ont des relations de partenariat avec l'OTAN. Il vient aussi en Russie. Cela est conforme à la pratique qui existe dans les relations entre l'OTAN et les pays partenaires.

Question: Comme nous savons, «en marge» du sommet vous aurez une rencontre bilatérale avec le Secrétaire d'État des USA H. Clinton. Ne pourriez-vous pas nous informer plus en détail quels sujets vous allez discuter et si vous metterez un accent sur les problèmes du systéme de défense anti-missiles?

S.V. Lavrov: Cela ne serait pas convenable de ma part d'exposer en public les problèmes que nous prévoyons de discuter, deux jours avant la rencontre. Nous ne manquerons pas de vous informer des bilans de la rencontre.

Question: On parle partout en Russie de la nécessité du développement accéléré de l'Extrême-Orient et de la Sibérie d'Est. Cetrains experts disent déjà que la Russie devient orientée vers l'Est, c'est-à-dire la région Asie - Pacifique. Comment pouvez-vous le commenter?

S.V. Lavrov: Les dirigents russe et moi, nous avons été obligés de répondre à cette question plusieurs fois. Il ne s'agit d'aucun changement d'orientation, puisque par la volonté des destins, de la géographie, de l'histoire, grâce aux faits de nos ancêtres nous sommes déjà orientés vers l'Ouest, l'Est, le Sus et le Nord. Il est de nos intérêts d'utiliser au maximum la situation géographique, géopolitique et géoéconomique unique de la Russie, d'autant plus que, comme vous savez, le développement économique et social accéléré de l'Extrême-Orient et de la Sibérie d'Est, c'est une des priorités de l'État russe. Le Président de la Russie, les dirigeants du Gouvernement de notre pays en ont parlé à plusieurs reprises. C'est une tâche primordiale. On a adopté non seulement les documents à l'échelle de la Russie, mais aussi des programmes respectifs visant à l'essor de ces régions. Nous avons avec la République Populaire de Chine aussi un document biltéral sur le développement de la coopération économique et d'investissements pour les régions de la Sibérie Orientale, l'Extrême Orient et les régions limitrophes de la Chine.

Il ne s'agit pas de faire tout cela en oubliant le reste, ce qui se passe dans les relations avec nos partenaires de l'Europe et de l'Asie du Sud. Nous voulons avoir un développement harmonieux, utiliser nos avantages comparés.

Question: Ces derniers temps se sont manifestés d'une façon plus aîgue les problèmes territoriaux du Japon avec la Russie, la Chine et la République de Corée. Comment l'appréciez-vous ?

S.V. Lavrov: Je ne crois pas que j'ai le droit de donner des commentaires sur les relations du Japon avec les autres États. En ce qui concerne les négotiations qui ont lieu entre la Fédédration de Russie et nos voisins japonais, j'en ai déja parlé à plusieurs reprises. Nous sommes intéressés à la coopération la plus large et profonde dans tous les domaines – dont se sont mis d'accord auparavent les leaders de la Russie et du Japon – dans ceux d'économie, commerce, investissements, culture, dans le domaine humanitaire. Nous sommes intéressés à ce que nos pays coopèrent plus étroitement dans l'arène internationale aux intérêts du raffermissement de la sécurité et la stabilité dans la région de l'Asie – Pacifique.

Nous sommes prêts à discuter toutes questions qui intéressent nos collègues japonais, y compris celles liées à la signature du Traité de la paix. Notre position sur ce compte est bien connue : nous sommes prêts de poursuivre les négotiations afin de rechercher des arrangements qui prendront en considérations les intérêts de nos pays et qui seront acceptés par nos peuples. Un des moments de principe, un des points de départs, c'est la nécessité de s'appuyer sur la loi, y compris, certes, le respect des faits réels confirmés dans le Statut de l'ONU.

Question: Vous avez dit que l'Union Douanière a une ferme intention de mener les négociations et de développer la coopération avec l'APEC. À la base de quel statut de droit l'Union Douanière mène-t-elle les négociations avec l'APEC? S'agit-t-il de l'organisation entière ou des membres séparés de l'UD? Est-ce qu'il y a des problèmes de la part de l'APEC ou de l'Union Douanière?

S.V. Lavrov: Il n'y a pas de négotioacions dans le sens admis de ce terme entre l'Union Douanière et l'APEC actuellement. Il s'est formée une réalité - l'Union Douanière et l'Espace économique unie entre la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan. La signature des documents respectifs intergouvernementaux signifie un nouveau fait du droit international - l'Union Douanière est déjà un sujet du droit international. Les pays l'ayant formée ont délégué de nombreux pouvoirs à l'organisme supranational – la Commission Économique Eurasienne. Et lorsque nous menons des négociations avec certaines économies sur la création de la zone de libre-échange (et des économies qui font partie de l'APEC, ce sont le Viet-Nam et la Nouvelle Zélande avec qui nous menons ces négociations), c'est la Commission de l'Union Douanière qui s'en charge, parce que les États – membres ont déjà transmis leurs pouvoirs à cet organisme collectif supranational.

Question: Vous avez dit qu'on parlait aujourd'hui du développement des hubs de transports. Pouvez-vous expliquer si la route Transsibérienne, c'est à dire la ceinture de Moscou à Vladivostok y est inclue?

S.V. Lavrov: Ce sujet concerne toutes les possibilités qui existent pour accélérer les flux de transport, de transportations des cargaisons et des passagers. Il sera discuté demain et, mon homologue, Ministre du développement économique A.R. Beloussov et moi, nous allons en parler plus en détail à la conférence de presse finale sur les bilans de la session ministérielle.

Question: Je viens à Vladivostok depuis 15 ans et je vois ici moins de visages des Asiatiques, qu'à Vancouver, Seattle, San-Francisco et Los-Angeles. Une des raisons essentielles du dinamisme de l'Amérique du Nord, c'est l'immigration asiatique. Ma question concerne l'immigration intelligente. Nous attirons des gens ayant terminé leurs études supérieures, ils vont, peut-être investir, créer des lieux de travail. Est-ce que la Russie discute sa nouvelle politique d'immigration avec ses voisins?

S.V. Lavrov: Nous avons adopté récemment la Conception de la politique dans le domaine de l'immigration. On a approuvé les décisions qui simplifient considérablement l'octroi des visas multiples, de longue durée, à cinq ans pour les professionnels. Ainsi nous pensons et agissons dans la même direction.

En ce qui concerne votre observation que vous voyez peu de visages asiatiques, vous n'avez pas, peut être, visité tout l'Extrême Orient?

Question: Aujourd'hui un journal de Corée du Sud a écrit que prochainement le Président du Présidium de l'Assemblée Poipulaire Suprème Mr. Kim Yon Nam viendra à Vladivostok où le 9 ou le 10 septembre il aura une rencontre avec le Président V.V. Poutine. Est-ce que vous allez prendre part à cette rencontre. Ne pourriez-vous pas donner un commentaire sur cette rencontre?

S.V. Lavrov: Nous sommes toujours ouverts aux contacts aux niveaux différents avec nos voisins dont l'un est la République Populaire Démocratique de Corée. En ce qui concerne les délais et des lieux des contacts pareils concrets, je vous conseille de ne pas vous guider des annonces des agences d'information, mais de suivre des communiqués officiels des structures d'État.

Question: Quels sont les plans de la Russie pour le développement de la coopération dans le secteur d'énergie, en particulier avec Brunei et des autres économies?

S.V. Lavrov: En ce qui concerne la coopération, nous avons, en effet, une expérience énorme dans ce domaine. Au cours de notre dialogue avec les pays de l'ASEAN qui sera continué dans un mois et demi (aux actions régulières au Cambodge), le sujet de la coopération énergétique sera, certes, examiné

Il y a plusieurs projets avec des certains pays de l'ASEAN. Nous sommes prêts de développer notre interaction dans les formes les plus variées. Il en est de même avec nos relations bilatérales avec le Brunei.

Merci de votre attention.

Documents supplémentaires

Vidéo

Photos

Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)

Conseil de l'Europe (CE)

OTAN

Union européenne (UE)

x
x
Outils supplémentaires de recherche