21 septembre 202120:21

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 21 septembre 2021

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Sur les contacts de Sergueï Lavrov en marge de l'Assemblée générale des Nations unies

 

Le programme du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en marge de l'Assemblée générale des Nations unies est encore en cours d’élaboration. Nous recevons de nombreuses demandes de rencontres aussi bien bilatérales que multilatérales avec le Ministre russe. Près de 25 contacts sont prévus actuellement avec les dirigeants des délégations étrangères ainsi qu'avec le Secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, et le Président de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations unies, Abdulla Shahid. Plusieurs activités multilatérales sont également programmées.

Samedi 25 septembre est prévue une allocution du Ministre à l'Assemblée générale des Nations unies. Le jour même sera organisée une conférence de presse pour les journalistes accrédités à l'Onu.

Il est prévu qu'en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, Sergueï Lavrov s'entretienne avec ses homologues égyptien, syrien, slovaque, polonais, français, britannique et cubain. Ce ne sont que quelques rencontres qui sont confirmées ou en train d’être planifiées, mais elles seront bien plus nombreuses. Nous vous en informerons en temps voulu.

 

Sur l'entretien à venir entre Sergueï Lavrov et Bùi Thanh Son, Ministre des Affaires étrangères du Vietnam

 

Pendant la dernière conférence de presse, nous avions déjà annoncé l'entretien prévu pour le 27 septembre entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Ministre vietnamien des Affaires étrangères, Bùi Thanh Son, dans le cadre de sa première visite officielle en Russie en tant que chef de diplomatie.

Pendant cet entretien, il est prévu d'évoquer l'ordre du jour de la coopération bilatérale et les principaux aspects de la coopération dans le cadre des organisations et forums régionaux et internationaux.

 

Sur la réunion du Conseil d'affaires auprès du Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie

 

Mardi 28 septembre, sous la présidence de Sergueï Lavrov, se déroulera une réunion du Conseil d'affaires auprès du Ministre russe des Affaires étrangères consacrée au débat sur les nouvelles tendances et les priorités de la coopération internationale dans le cadre de l'ordre du jour climatique international.

Des représentants des institutions russes compétentes ainsi que des compagnies russes intéressées et des associations d'affaires participeront à cette activité.

Je rappelle que le Conseil d'affaires auprès du Ministre a été créé en mai 2006. Ses missions principales sont le renforcement de l'interaction avec les entreprises russes afin de protéger les intérêts politiques et économiques du pays à l'étranger, d'utiliser le potentiel du Ministère russe des Affaires étrangères et des établissements diplomatiques russes à l'étranger pour soutenir l'activité économique extérieure des milieux d'affaires russes, et de lutter contre la discrimination portant atteinte à leurs intérêts légitimes.

 

Sur la participation de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, à la 29e Assemblée du Conseil pour la politique étrangère et de défense

 

Samedi 2 octobre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera traditionnellement au travail de l'Assemblée annuelle du Conseil pour la politique étrangère et de défense. Ce Conseil est la plus ancienne ONG russe, un club intellectuel d'experts qui réunit des spécialistes des relations internationales et de la politique étrangère. Le thème de cette année est "Des idées? Où va la Russie en période de mouvements internationaux majeurs".

Le Ministre partagera avec les membres du Conseil ses idées sur l'étape actuelle du développement mondial, sur les tâches de notre pays en politique étrangère et les moyens de les accomplir. Dans le cadre d'une discussion interactive, Sergueï Lavrov répondra aux questions des membres du Conseil. Cette forme de communication permet non seulement d'informer cette assemblée prestigieuse du point de vue du Ministère des Affaires étrangères et des approches russes des questions centrales de la vie internationale, mais également d'obtenir un "retour" sous la forme d'idées, de propositions, de recommandations, voire de critiques constructives. Nous tenons en grande estime le niveau et la qualité du dialogue avec la communauté russe d'experts et apportons une grande importance à son implication dans la politique étrangère.

 

Sur certains résultats des élections à la Douma d'État de l'Assemblée fédérale de la Fédération de Russie à l'étranger

 

Nous avons déjà formulé un commentaire à ce sujet. Vous avez pu suivre pratiquement en temps réel, suivre (comme de véritables observateurs) le déroulement du vote dans les établissements diplomatiques à l'étranger. Certes, à certains endroits cela s'est déroulé sans interactivité. Il est question des élections anticipées organisées à l'étranger. Nous pouvons à présent faire un bilan.

Les élections se sont déroulées dans tous les bureaux de vote préalablement annoncés - 348. Le nombre de participants s'élève à 192.194 personnes (contre 205.200 aux législatives de 2016 et 474.400 à la présidentielle de 2018).

Je voudrais attirer l'attention sur une différence de taille: il s'agit du vote des citoyens dans le contexte de la pandémie. Il existe des restrictions dans chaque pays en la matière. Malgré cela, nos établissements diplomatiques ont réussi à accomplir leur objectif. Les élections ont eu lieu. Elles se sont déroulées de la manière la plus transparente et ouverte que possible aussi bien pour les observateurs que pour les médias et en principe pour le grand public, sachant que nous publiions les informations pratiquement 24h/24.

Les élections se sont déroulées en parfaite conformité avec la législation électorale, en respectant les mesures de sécurité particulièrement d'actualité en période de pandémie. Dans plusieurs pays (Pays-Bas, États-Unis) ont été organisées des manifestations de partisans russes de "l'opposition non systémique" qui n'ont pas affecté le fonctionnement des bureaux de vote.

Ioulia Iliinskaïa, connue après le vote l'an dernier sur l'approbation des amendements à la Constitution, s'est "distinguée" une nouvelle fois par un double vote au bureau d'Ashdod (Israël), malgré la signature, à l'exigence des membres de la commission électorale, de l'attestation qu'elle était informée des poursuites administratives et pénales pour une telle infraction. Aucune autre provocation majeure n'a été constatée. Une photo d'un établissement diplomatique en République tchèque a été diffusée. Elle était présentée pour un scoop sans qu'il n'y en ait un. Des signalements ont été envoyés par la Commission électorale centrale à nos établissements étrangers pour empêcher des provocations de double vote. Tout cela a été faussement présenté comme une sorte de scoop, mais nous l'avons démenti.

Il n'y avait pas non plus de risques pour la sécurité des établissements diplomatiques à l'étranger.

Les élections dans les bureaux de vote à l'étranger se sont déroulées sous le contrôle d'un grand nombre d'observateurs de toutes les catégories: des partis politiques, des candidats législatifs, de la Chambre civique de la Fédération de Russie. Leurs réclamations mineures ont été examinées et des explications ont été données. Des malentendus se sont fait jour avec des observateurs du parti Iabloko. Malheureusement, ils n'ont pas déposé à temps leurs requêtes aux commissions électorales territoriales et étaient donc présents à titre officieux aux élections.

Dans les bureaux de vote travaillaient également des observateurs internationaux, notamment de l'Assemblée interparlementaire de la CEI. Ils n'ont fait aucune remarque.

Toutes les informations concernant le vote ont été transmises à la Commission électorale centrale. Vous pouvez adresser vos questions à cette dernière.

 

Sur les déclarations du Département d'Etat américain concernant les élections en Russie

 

Je ne peux pas passer à côté de la réaction de nos partenaires étrangers, principalement de "l'Occident collectif". Nous l'avons déjà commenté en temps réel, mais le Département d'Etat américain s'est exprimé. Comme on dit, "pas une journée sans écrire sur la Russie". Le Département d'Etat américain (sans surprise) était préoccupé par le respect des engagements dans le cadre de l'OSCE par notre pays pendant les législatives. On notera la rapidité avec laquelle les partenaires américains ont rejoint le "chœur" russophobe du Parlement européen - ou alors c’est le Parlement européen qui a adhéré à la ligne américaine. Tout le monde sait que les résultats officiels du vote n'ont pas encore été rendus publics, mais cela n'arrête pas ceux qui aiment critiquer notre pays.

Je voudrais rappeler avant tout à nos partenaires occidentaux que nos élections se sont déroulées en parfaite conformité avec les lois russes et les normes du droit international. Malgré un nombre sans précédent de cyberattaques contre la Commission électorale centrale russe (qui l'a elle-même rapporté), dont la moitié a été enregistrée depuis le territoire américain, ainsi qu'une ingérence flagrante des plateformes internet américaines dans le déroulement des élections, nos ennemis n'ont pas réussi et ne réussiront pas à discréditer le système électoral russe.

Bien évidemment, en faisant ses déclarations antirusses, traditionnellement Washington ne prend pas la peine d'apporter la moindre preuve pour appuyer ses fantaisies. Il refuse de reconnaître non seulement l'objectivité des résultats des élections, mais également en principe le système électoral russe en tant que tel. Sachant qu'en même temps les États-Unis se disent intéressés par un dialogue "constructif" avec la Russie. Un conseil aux partenaires: soit du verbiage, soit un dialogue constructif. Il faut choisir. Et si vous voulez tant parler de nos élections, le Département d'Etat américain peut partager les résultats de l'analyse des informations transmises par Moscou concernant l'ingérence que nous avons constatée depuis le territoire américain.

 

Sur la situation actuelle en Afghanistan

 

Nous saluons la reprise du fonctionnement de l'aéroport international de Kaboul, annoncée le 20 septembre. Cela crée des conditions favorables pour le retour du pays à la vie normale.

La reprise socioéconomique de l'Afghanistan et la normalisation de la situation humanitaire dans le pays deviennent de plus en plus d'actualité. À cet égard, nous notons la visite à Kaboul du directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus et sa rencontre du 20 septembre avec le chef du gouvernement taliban provisoire, Mohammad Hassan. Nous vous tiendrons informés de notre avis concernant la situation dans ce pays.

 

Sur la décision de la Cour européenne des droits de l'homme concernant l'affaire Carter vs Russie

 

La décision de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) du 21 septembre concernant la plainte de la veuve d'Alexandre Litvinenko (Carter vs Russie) soulève plusieurs questions non seulement sur le fond des conclusions de cet organe international, mais également du point de vue de la procédure et des approches de la Cour.

En particulier, cette décision constitue une preuve de plus que la CEDH, qui se positionne comme un organe judiciaire international, cherche à jouer un rôle politique et à apporter sa contribution à cultiver une atmosphère de russophobie, devenue si populaire dans certains pays occidentaux. Nous ne comprenons pas non plus la position de la Cour qui a, de facto, décidé de relayer les conclusions clairement politisées - et plus que douteuses du point de vue juridique - de l'organe judiciaire national d'un État membre du Conseil de l'Europe.

En faisant abstraction du contenu du document en soi et des conclusions erronées de la justice strasbourgeoise (un avis juridique sera apporté par le Parquet russe dans le cadre de ses pouvoirs pour représenter notre pays à la CEDH), il est impossible de ne pas remarquer l'omission arbitraire par la Cour de sa propre pratique sur les plaintes individuelles liées aux litiges interétatiques. Plus tôt, la CEDH s'était engagée à ne pas examiner de telles affaires avant de prononcer une décision sur les questions centrales dans le cadre d'une plainte interétatique "connexe".

Je rappelle que le 23 février 2021, l'Ukraine a déposé une neuvième plainte contre la Russie concernant les "opérations visant à éliminer des personnes considérées comme des opposants de la Russie en Russie et dans d'autres pays". C'est une plainte formulée par l'Ukraine. Puisque la plainte "Carter vs Russie" tombe directement sous le coup de cette plainte interétatique, nous sommes consternés par l'incohérence de la Cour, qui aurait dû suspendre son examen (comme dans le cadre de milliers d'autres plaintes liées aux affaires interétatiques). En laissant entre parenthèses la question du bien-fondé ou non de la plainte de Kiev, notamment sur le plan juridique, nous trouvons inadmissible l'application par la Cour européenne d'approches différenciées de situations identiques.

 

Sur le "paragraphe catalan" de la résolution du Parlement européen sur la Russie

 

Le 16 septembre, le Parlement européen a approuvé une résolution évoquant de nouveau les prétendus liens des séparatistes catalans avec la Russie.

Ce sujet a été inclus dans le document sur la seule base de l'article mensonger récemment publié dans le journal américain The New York Times relayé par les médias espagnols. Je souligne que nous n'avons reçu aucune demande du journal américain avant la publication, alors qu'il était question des liens internationaux de la Russie, de la politique étrangère de notre pays. Nous avons immédiatement démenti ces publications. Nous avons également exigé du quotidien américain qu’il écrive et publie un démenti.

Sachant que la majorité des députés européens a complètement ignoré la position de l'État espagnol exprimé par la Chambre judiciaire nationale, qui a classé sans suite en 2020 l'enquête sur la prétendue ingérence de la Russie dans la préparation du référendum illégal sur l'autodétermination de la Catalogne, ainsi que la déclaration du Parquet espagnol qui a officiellement reconnu "sans perspectives" et "infondée" l'enquête sur une "trace" russe dans le dossier catalan.

C'est de la sauvagerie. Selon le quotidien américain, le Parlement européen adopte des résolutions à l'encontre des positions des structures officielles et des forces de l'ordre du pays directement mentionné dans ce document. Comment est-ce possible? Qui est responsable, au sein de cette structure, de la vérification des renseignements et des informations initiales?

Nous pensons que les structures européennes appliquent depuis longtemps la règle suivante: quand il s'agit de critiquer la Russie, tous les moyens sont bons, toute invention, tout mensonge. Car ceux qui siègent au Parlement européen ne se représentent pas seulement personnellement ou des groupes lobbyistes, qui leur transmettent de telles aberrations: ils représentent également leur population, les citoyens de leur pays. Mais quand ils inventent de telles aberrations, ils ne les représentent pas. Ils les mettent en porte-à-faux.

Je voudrais rappeler qu'un pays de l'UE (la Belgique) a accordé l'asile aux dirigeants fugitifs du séparatisme catalan en refusant leur extradition à Madrid. Je n'ai pas entendu qu'à l'ordre du jour du Parlement européen était examiné un document condamnant Bruxelles. Ce n'est pas que nous insistions, mais il faut avoir une certaine logique en relayant tout cela. Même si elle était erronée, mais une logique tout de même. Là, il n'y en a pas en principe.

Nous avons exprimé plusieurs fois la position officielle de la Russie. La situation en Catalogne est une affaire purement intérieure de l'Espagne. Madrid est parfaitement au courant de notre position. Dans nos relations, nous nous basons sur le respect inconditionnel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de ce pays.

 

 Sur la réaction des pays occidentaux aux exercices russo-biélorusses Zapad-2021

 

Nous avons constaté que les médias occidentaux, tout comme les discours des responsables des pays de l'Otan au cours de différents événements, notamment pendant la rencontre des chefs d’états-majors du 17 au 19 septembre, soulevaient activement la question de la non-conformité prétendue des exercices russo-biélorusses Zapad-2021 aux clauses du Document de Vienne de 2011 sur les mesures de confiance et de sécurité. Nous sommes accusés d'avoir présenté des informations incorrectes sur l'envergure des manœuvres et d'avoir dépassé le seuil quantitatif d'avertissement prévu par le Document de Vienne. Comment peut-on nommer ces démarches? Nous sommes obligés de constater que nos partenaires tentent évidemment d'induire tout le monde en erreur.

Nous avons souligné à plusieurs reprises que la Russie respectait absolument ses engagements dans le cadre du Document de Vienne, et assurait le niveau nécessaire de transparence des activités militaires sur son territoire, ainsi que dans le cadre des événements impliquant nos alliés. On peut donc affirmer que la Russie est depuis longtemps le pays qui fait face au contrôle le plus strict dans le cadre du Document de Vienne de 2011.

Rappelons que nous avions présenté à l'avance à nos partenaires toutes les informations nécessaires concernant les exercices Zapad-2021. Nous l'avons fait au niveau des ministères russe et biélorusse de la Défense, à Moscou et à Minsk, au Forum de coopération et de sécurité de Vienne. Nous avons assuré une couverture détaillée de l'organisation et du déroulement des manœuvres dans les médias. Nous avons invité des diplomates militaires accrédités à Moscou en tant qu'observateurs. Qu'est-ce qu'il aurait fallu faire de plus pour rassurer nos partenaires occidentaux?

Il faut souligner que le nombre maximal de militaires impliqués dans les exercices russo-biélorusses sous un commandement d'opération uni, régulé par le Document de Vienne, était inférieur à 6 400 personnes sur le territoire russe, ce qui est considérablement inférieur au seuil prévu d'avertissement des activités militaires. Quant à ceux qui tentent de mettre en doute ce chiffre, nous leur recommandons de relire attentivement le Document de Vienne de 2011 pour mieux comprendre quelles forces sont couvertes par ce texte.

Malheureusement, nous ne constatons toujours pas la même transparence de la part de l'Alliance. L'Otan a adopté il y a longtemps la politique de division de ses exercices en étapes isolées afin d'éviter le seuil d'avertissement, bien que ces manœuvres soient liées à un contexte d'opération uni et soient organisées par les mêmes forces et moyens, sous l'égide des pays de l'Otan ou des forces armées américaines en Europe. Cela concerne notamment les exercices les plus importants des États-Unis organisés en mai-juin dernier sur le territoire de 16 pays, de la Baltique aux Balkans. L'Otan n'y a pas invité nos observateurs.

En ce qui concerne les propos de représentants de l'Alliance atlantique sur la nécessité de moderniser le Document de Vienne, ils n'ont rien à voir avec la réalité. Cela n'a pas de sens car ce texte a été signé et mis à jour dans un contexte absolument différent d'un point de vue militaire. Aujourd'hui, l'Alliance veut visiblement modifier le Document de Vienne afin de compenser ses pertes d'information résultant de la suspension du Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe par la Russie et assurer une "radiographie" unilatérale des activités des forces armées russes. Nous ne pouvons pas accepter une telle mise à jour dans le contexte de la politique "d'endiguement" de la Russie.   

 

Sur les 75 ans de la clôture du procès de Nuremberg

 

Le procès de Nuremberg, resté dans les livres d'histoire sous le nom de Tribunal militaire international, a pris fin le 1er octobre 1946. Le "tribunal des peuples" a scellé la défaite définitive du nazisme.

Ce procès a été l'un des résultats les plus marquants de la défaite de l'Allemagne nazie d'un point de vue politique et juridique. Il est difficile de surestimer l'importance de cet événement pour le sort de l'humanité. C'est la première fois dans l'histoire que les préparatifs, la planification, le déclenchement et le déroulement d'une guerre agressive ont été considérés comme des crimes contre l'humanité, qu'on a reconnu la responsabilité personnelle de hauts responsables pour ces crimes, et qu’on a formulé une définition juridique du génocide.

Il est très important que l'objectif historique du procès était d’appliquer la justice contre les principaux auteurs et responsables des atrocités nazies. Le tribunal ne visait donc en aucune façon à se venger contre le peuple allemand qui était, dans une certaine mesure, l'otage de la politique d'Hitler.

L'unanimité des alliés de la coalition antihitlérienne a été un facteur-clé du succès du tribunal de Nuremberg.

Ce procès a profondément influé sur la pratique juridique internationale et le développement du droit international contemporain. Les décisions conceptuelles du tribunal, reprises par les Nations unies comme un principe du droit humanitaire et pénal international d'après-guerre, conservent toujours leur valeur juridique et politique.

Le verdict du tribunal de Nuremberg reste d'actualité aujourd'hui, à l’heure où nous constatons de plus en plus souvent des tentatives de réviser l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, de mettre sur le même plan la responsabilité des agresseurs et des libérateurs, des victimes et des bourreaux, d'héroïser des criminels de guerre. Les tentatives de ce genre méritent une résistance décisive. Il est inacceptable de réécrire l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, de réévaluer son bilan, de légitimer les nazis, leurs collaborateurs et leurs atrocités. L'importance historique du tribunal de Nuremberg est éternelle et son bilan est intouchable. 

 

Sur les allocations individuelles forfaitaires versées aux survivants au siège de Leningrad

 

Vous le savez, le Président russe Vladimir Poutine a signé le 17 septembre 2021 un décret sur la versement d'allocations forfaitaires aux citoyens russes décorés de la médaille "Pour la défense de Leningrad" ou de l'insigne "À l'habitant de Leningrad assiégée". C'est une autre démarche importante rendant hommage au courage et à l'héroïsme des habitants et des défenseurs de Leningrad, qui ont défendu leur ville pendant un siège d'une brutalité et d’une inhumanité sans précédent de la Wehrmacht, qui a duré presque 900 jours. Cette décision est très symbolique le jour des 80 ans de l'attaque perfide de l'Allemagne fasciste contre l'URSS et du début du siège criminel de la ville sur la Neva par les fascistes, qui voulaient l'anéantir complètement.

Ces dernières années nous nous sommes adressés aux partenaires allemands, qui ne versaient des réparations humanitaires qu’aux victimes juives du siège. C'est impensable à prononcer au XXIe siècle. Il est impossible de séparer une nation d'une autre lorsque nous parlons de tels événements mais nous y sommes poussés parce que c'est un fait. Nous voudrions que vous soyez au courant. Nous avons appelé les partenaires allemands, qui ont versé des réparations humanitaires uniquement aux victimes juives du siège, à ne pas faire de distinction entre les personnes qui ont vécu de la même manière les horreurs des événements de l'époque.

Nous avons souligné qu'à titre de reconnaissance de sa responsabilité Berlin devait trouver une solution basée sur des principes de non-discrimination, de justice et de morale, sans tenter de se cacher derrière des excuses pseudo-juridiques. Malheureusement, le refus était systématique. Alors laissons cette position immorale sur la conscience de ceux qui ont pris ces décisions.

 

Sur la situation dans le domaine de la liberté des médias en Ukraine

 

La situation en matière de liberté de la presse en Ukraine continue de se dégrader rapidement. Les autorités de Kiev appliquent continuellement et ouvertement une politique de nettoyage total de leur espace de l'information de tout média dont le point de vue ne coïncide pas avec les nouveaux canons ukrainiens.

Cette fois, les cibles de ces attaques ont été les chaînes Nach 365, Inter et Pervy nezavissimy. La première fait l'objet d'une procédure de retrait de licence de diffusion initiée par le Conseil national de la radiotélédiffusion en Ukraine, qui risque de bloquer entièrement son signal, notamment par satellite. Inter subira des vérifications inopinées pour "non-respect des quotas linguistiques" et la diffusion de films soviétiques avec la participation d'acteurs "représentant une menace pour la sécurité nationale de l'Ukraine". Le même sort attend Pervy nezavissimy, dans le collimateur du Service de sécurité de l'Ukraine (SBU) pour sa création "sur les vestiges" des chaînes 112 Ukraine, ZIK et NewsOne déjà bloquées. Sans cacher pour autant que ces inspections inopinées pour des raisons incohérentes et fictives s'accompagneront d'une persécution administrative et judiciaire de ces opérateurs médiatiques parmi d'autres devenus indésirables - une pratique devenue habituelle dans ce pays. Voilà la merveilleuse démocratie qui se développe chez nous en Europe.

Sur cette toile de fond, nous sommes très préoccupés par le fait que l'établissement continu d’une dictature médiatique en Ukraine ne suscite toujours aucune réaction appropriée des États qui se font passer pour des "superviseurs" de la liberté de penser en Ukraine, qui sont également des cosponsors du règlement de la crise intérieure en Ukraine. Les institutions internationales gardent également le silence. Elles sont visiblement occupées par notre pays. Tout en ignorant tout ce qui est lié aux faits.

En particulier, la lettre ouverte des journalistes des chaînes et des sites d'information ukrainiens fermés, publiée le 14 septembre et adressée au Secrétaire général de l'Onu, au Haut-Commissaire de l'Onu aux droits de l'homme, au rapporteur spécial de l'Onu pour protéger et promouvoir la liberté d'opinion et d'expression et au porte-parole du Bureau des droits de l'homme de l'Onu concernant la destruction de la liberté d'expression en Ukraine, a été ignorée par ces derniers. La requête adressée au Président américain Joe Biden fin août via l'ambassade américaine à Kiev par les correspondants des médias frappés par les sanctions, lui demandant de soulever avec son homologue ukrainien Vladimir Zelenski l'inadmissibilité de faire pression sur les médias et de réprimer la liberté d'expression, a été également ignorée à en juger par les communiqués de presse finaux.

Nous appelons les institutions internationales compétentes, notamment le Représentant de l'OSCE pour la liberté des médias, l'Unesco et d'autres structures spécialisées à s'exprimer clairement sur la situation dans ce secteur en Ukraine et à exiger de Kiev de respecter ses engagements en matière de protection de la liberté d'expression et de pluralisme d'opinions. Et nous exigeons des autorités ukrainiennes de cesser les persécutions contre le journalisme ukrainien indépendant et de renoncer à la persécution de la dissidence.

 

Réponses aux questions:

Question: Des informations ont été rapportées concernant un troisième "suspect" dans l'affaire Skripal. Que pouvez-vous dire à ce sujet? Londres affirme que cet individu est lié aux renseignements militaires russes.

Réponse: Nous avons vu les communiqués de Scotland Yard concernant l'accusation par contumace d'un troisième Russe soi-disant soupçonné de l'attentat ayant visé les Skripal.

Cela faisait longtemps que ce thème n'avait pas été évoqué. J'ignore pourquoi il a refait surface aujourd'hui. Peut-être est-ce ainsi que Londres prépare la rencontre de son ministre avec son homologue russe.

Je voudrais rappeler que depuis plus de deux ans et demi, les autorités britanniques utilisent l'incident de Salisbury pour compliquer intentionnellement nos relations bilatérales. Malgré les multiples requêtes de la Russie et les appels à un dialogue responsable, Londres continue de refuser une discussion substantielle et une enquête conjointe sur cet incident qui a touché des citoyens russes. Les Anglais négligent également leurs engagements en matière de droit international, notamment dans le cadre de la Convention consulaire bilatérale de 1965. Le gouvernement britannique continue d'utiliser l'affaire Skripal en tant qu'instrument pour faire pression sur notre pays en attisant les sentiments antirusses au sein de la société britannique et en mettant en place une conception russophobe relayée ensuite par les médias britanniques.

Nous condamnons fermement toutes les tentatives de Londres de rejeter sur Moscou la responsabilité des événements de Salisbury. Nous insistons sur une enquête professionnelle, objective et impartiale sur cet incident. Nous réaffirmons notre disposition à une interaction objective au niveau des forces de l'ordre et des experts compétents.

Notre position n'a pas changé. La Russie reste résolument disposée à rétablir la vérité. Nous continuerons d'exiger des autorités britanniques des informations officielles exhaustives, ainsi que l'accomplissement de leurs engagements en matière de droit international en accordant un accès consulaire à nos concitoyens. Il est temps que Londres dise la vérité à la communauté internationale.

Question: Que fera le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov de son mandat de député à la Douma d'État?

Réponse: Je souligne que les résultats définitifs du vote n'ont pas encore été annoncés. Selon notre législation, nous devons attendre leur annonce par la Commission électorale centrale.

Question: Tous les membres de la délégation russe à l'Assemblée générale des Nations unies ont-ils obtenu des visas américains?

Réponse: Non, pas tous. Nous attendons des États-Unis, en tant que pays hôte de l'Onu, qu'ils tiennent leurs engagements de délivrer des visas à tous les participants russes annoncés à la session de l'Assemblée générale des Nations unies.

Question: Il a été rapporté que des représentants spéciaux de la Russie, de la Chine et du Pakistan avaient rencontré aujourd'hui à Kaboul le Premier ministre afghan par intérim. Quels thèmes ont été évoqués?

Réponse: Le représentant spécial du Président russe pour l'Afghanistan Zamir Kaboulov participe à cette rencontre. Un communiqué sera diffusé sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères à l'issue des pourparlers. Ils ne sont pas encore terminés.

Question: La Commission européenne a déclaré que les élections en Russie s'étaient déroulées dans une "atmosphère d'intimidation" et "sans contrôle international". Que pensez-vous de telles déclarations?  

Réponse: J'ai déjà commenté aujourd'hui une déclaration similaire du Département d'Etat américain. Repassons encore une fois les avis formulés par l’"l'Occident collectif" et les structures européennes concernant nos élections.

La contradiction est flagrante. D'un côté, nous avons entendu hier la déclaration du porte-parole de Josep Borrell, Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, selon laquelle ils ne pouvaient pas s'exprimer sur nos élections à cause de la prétendue absence d'observateurs capables de fournir des informations objectives. S’en est ensuivie une déclaration de Josep Borrell en personne selon qui les élections n’auraient "pas correspondu" à de prétendues "normes". Nous voudrions de la clarté. Les observateurs internationaux étaient absents et ne peuvent pas donner un avis, ou bien des observateurs étaient présents et peuvent donner un avis sur les élections? Il est impossible d'exister dans un mouvement éternel de "balancier" (dont l'amplitude atteint parfois jusqu'à 180 degrés). Où trouvent-ils de telles informations?

La Russie a invité, comme à son habitude, tous les spécialistes de l'observation internationale à assister en tant qu'observateurs aux législatives russes. Vous avez vu toute la "dramaturgie" concernant la décision prise, pour une raison qu'on ignore, par le BIDDH de l'OSCE d'associer des éléments quantitatifs à la venue dans notre pays. On insistait sur la présence de 500 personnes. Compte tenu des exigences épidémiologiques et de la pratique du BIDDH de l'OSCE, nous avons proposé à 50 observateurs de cette structure de venir en Russie. En analysant l'expérience du BIDDH de l'OSCE et du déroulement des élections aussi bien à l'Ouest qu'à l'Est de Vienne, les chiffres sont plus que comparables. Cela n'a satisfait personne. Puis a commencé l'histoire selon laquelle les élections ne peuvent pas être évaluées, sont "incorrectes" en l'absence d'observateurs. Comprenez-vous quel était l'objectif depuis plusieurs mois? C'est ce que nos partenaires inscrivent dans le terme "incertitude constructive" quand à tout moment, à cause des circonstances qu'ils ont créées, il est possible de changer le vecteur et d’"adapter" son avis en fonction de la conjoncture politique. Ce n'est pas comme cela qu'on fait des affaires.

Maintenant parlons des faits. Les véritables observateurs internationaux qui ont effectivement visité les régions russes pour suivre le processus électoral disent ceci. Par exemple, le chef de la Mission d'observation de la CEI Ilkhom Nematov a déclaré que les membres de la Mission avaient visité 623 bureaux électoraux sans constater aucune infraction et ont fait état d'une bonne organisation des élections, ce qui a permis d'organiser le vote au plus haut niveau.

Il a été déclaré que les élections s’étaient déroulées "sans contrôle international". Encore des faits. 249 observateurs internationaux de 59 pays et de 10 organisations internationales se trouvaient dans notre pays pendant le scrutin. Qui a donné un droit juridique et moral d'évaluer la présence de ces spécialistes en tant qu'absence de contrôle international? D'où vient un tel mépris? L'époque coloniale est révolue, où les gens étaient séparés en "première" et "deuxième" sorte, en esclaves et en maîtres. La communauté internationale y a mis fin, à ce que l'on sache. De quel droit les gens qui représentent les structures européennes, la "civilisation occidentale", nourrissent-ils un tel mépris envers les gens d'autres régions? Ce sont des spécialistes diplômés ayant une grande expérience, qui occupent des postes de haut rang. Ils ont fait leurs preuves en tant que professionnels non seulement en 2021, mais également plus tôt, ils ont été délégués par leurs États et les structures internationales. Qui a donné le droit à l'Occident de traiter les gens d'autres pays d'une manière aussi snob, hautaine et arrogante? Ne se permettent-ils pas trop de choses? Qu'ils relisent leurs propres doctrines sur le "respect des droits de l'homme" condamnant la ségrégation. Nous n'admettrons pas une telle attitude envers les représentants d'États souverains, indépendants et libres.

Encore une question concernant "l'atmosphère d'intimidation". Comment a-t-elle été mesurée? Existe-t-il un appareil? Comment mesurent-ils leur propre atmosphère quand ils dispersent les rassemblements de leurs propres citoyens, frappent des journalistes, organisent des événements politiques en les contrôlant sévèrement, notamment par des méthodes de force? En parlant sérieusement, une "atmosphère d'intimidation" a été effectivement créée. Pas dans notre pays mais en dehors. Il est notamment question des menaces d'imposer des sanctions à l'issue des élections, laissant clairement entendre de quel côté ils se rangeaient dans le spectre des mouvements politiques (si on peut encore les qualifier ainsi). Il s'agit aussi des déclarations incessantes selon lesquelles les élections et leurs résultats ne doivent pas être reconnus, que des actions et des mesures allaient être entreprises. C'est précisément une "atmosphère d'intimidation". Sachant que derrière celle-ci ne se trouvent pas de prétendues sources anonymes mais des représentants officiels et des structures internationales de "l'Occident collectif". Sans parler des médias de masse occidentaux. C'est une véritable campagne de propagande qui s’est déroulée sur leurs pages et à l'écran, etc.

Question: Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Andreï Roudenko a déclaré que la Russie présupposait le retrait de l'Ukraine des Accords de Minsk. Etant donné que, malheureusement, le régime de Kiev ne cesse pas les bombardements du Donbass et ne respecte pas les Accords de Minsk, le retrait éventuel de l'Ukraine pourrait aggraver la situation davantage. La Russie envisage-t-elle la possibilité de faire revenir Kiev dans le cadre du respect de ses engagements pour régler le conflit ukrainien intérieur?

Réponse: En plus de ce qui a été déclaré par le vice-ministre Andreï Roudenko, je peux dire que la position de la Russie sur le règlement du conflit dans le Donbass reste inchangée. Il ne peut être réglé que par des moyens pacifiques sur la base des Accords de Minsk sans alternative approuvés par la résolution 2202 du Conseil de sécurité des Nations unies. Cela nécessite la volonté politique des belligérants - Kiev, Donetsk et Lougansk -, leur disposition à dialoguer directement afin de remplir les accords conclus et les engagements pris.

Malheureusement, nous voyons que le régime de Kiev n'y est pas disposé. Au contraire, on constate une aspiration à saboter les Accords de Minsk et à essayer d'imposer sa propre logique du processus de paix. Cette ligne est devenue flagrante ces derniers temps.

Le 9 août dernier, un projet de loi a été soumis au parlement ukrainien sur la politique d'État de la période de transition, qui est non seulement contraire aux Accords de Minsk mais prévoit également, en fait, un nettoyage des forces déloyales à Kiev. Au lieu d'un statut particulier, des droits linguistiques et de l'amnistie pour les habitants du Donbass, des pouvoirs pour les organes de pouvoir locaux et des conditions pour organiser des élections conformément aux Accords de Minsk et aux accords de Normandie, cette loi évoque la mise en place d'administrations citoyennes militaires et internationales. L'adoption de cette loi signifierait de facto le retrait de l'Ukraine des Accords de Minsk et la fracture de l'ensemble du processus de négociations.

L'Allemagne et la France, en tant que médiateurs du format Normandie, sont capables de forcer Kiev à tenir ses engagements internationaux pour régler le conflit du Donbass. Un rôle doit certainement être joué par les États-Unis qui ont une grande influence sur Kiev, par l'OSCE en tant que médiateur au sein du Groupe de contact, par l'Onu dont le Conseil de sécurité a approuvé les Accords de Minsk, ainsi que par les autres pays et structures internationales que les perspectives d’un règlement pacifique du conflit ne laissent pas indifférents.

Malgré tout, nous ne cesserons d'exiger de Kiev de tenir ses engagements et d'appeler nos partenaires internationaux à inciter les autorités ukrainiennes à cesser de saboter les Accords de Minsk.

Question: Qu’ont donné les consultations de l'OCS du point de vue de la définition des positions de la Russie et de l'OTSC concernant les contacts avec les talibans?

Réponse: La situation en Afghanistan a constitué l'un des sujets majeurs des sommets de l'OTSC et de l'OCS organisés à Douchanbé les 16 et 17 septembre, ainsi que de la réunion conjointe des leaders de ces organisations. Ils ont comparé leurs estimations de la situation actuelle en Afghanistan et ont confirmé leur volonté commune de résister aux défis et aux menaces émanant du territoire afghan. Ils ont également mis l'accent sur l'importance de l'intensification des efforts conjoints dans la lutte contre le terrorisme et le trafic de stupéfiants en Afghanistan.

Les leaders de la Russie et d'autres pays ont clairement défini leur position en faveur de la formation d'un gouvernement réellement représentatif et inclusif tenant compte des intérêts de tous les forces ethniques et politiques du pays. La future ligne conjointe dépendra de la volonté des talibans de mettre en œuvre leurs engagements concernant l'aménagement du pays.

Les États membres de l'OCS et de l'OTSC affirment à l’unanimité que les États-Unis et leurs alliés de l'Otan doivent assumer toute la responsabilité du rétablissement socioéconomique post-conflit de l'Afghanistan, avant tout pour améliorer rapidement la situation humanitaire. Dans tous les cas, ce sont les Afghans, les citoyens du pays, qui devront décider du sort de l'Afghanistan.

En ce qui concerne l'OCS, les pays membres envisagent d'impliquer plus activement le groupe de contact OCS-Afghanistan et d'utiliser l'expérience existante de coopération avec ce pays en tant qu'État observateur de l'Organisation.

Question: La Commission électorale centrale a fait état de cyberattaques contre le système de vote en ligne depuis d'autres pays, notamment depuis l'Allemagne. Quelles ont été l'envergure et la durée de ces attaques? Une enquête a-t-elle été lancée?

Réponse: Ces questions sont gérées par les structures mandatées et des organes de justice. Ce n'est pas la commission électorale qui enregistre ces attaques, mais les services compétents. 

Ces informations ont en effet été rendues publiques. Nous sommes prêts à présenter toutes les données à l'Allemagne - si cette dernière s'y intéressait. Je pense que les données que nous avons présentées doivent susciter cet intérêt. Nous avons un canal de communication spécial pour les questions liées à la sécurité de l'information internationale. Nous serons prêts à répondre aux demandes de l'Allemagne.

Question: Nous voudrions remercier le Ministère russe des Affaires étrangères et les missions diplomatiques russes à l'étranger qui ont permis à nos compatriotes de voter, de participer directement à la formation d'un organe de pouvoir suprême. Je voudrais souligner que beaucoup de citoyens de l'Union européenne sont privés d'une telle participation directe. Vous avez permis aux compatriotes de ressentir leur attachement à leur patrie.

Réponse: Nous n'avons pas offert la possibilité de "ressentir leur attachement à la patrie". Il s'agit d'un droit des citoyens, et nous leur avons tout simplement donné les moyens d'en bénéficier. C'est très important. Il ne s'agit pas d'un "service" que l'État rend à ses citoyens. L'État est obligé de réunir toutes les conditions nécessaires. Et il l'a fait. Je suis ravie que les citoyens ont apprécié le niveau élevé d'organisation des élections. C'est important.

Comme vous le savez, nous faisons toujours beaucoup attention à la critique. Nous menons ainsi un travail élargi dans le domaine de l'information et des communications, réagissons toujours à toutes les suggestions et objections. Dans ce cas précis, l'estimation est majoritairement positive. Merci beaucoup.

Question: Que pensez-vous des propos du président monténégrin, qui a accusé la Russie d'ingérence dans les affaires intérieures de son pays?

Réponse: Il s'agit d'une déclaration de l'administration du président monténégrin qui tente de rejeter sur la Russie la responsabilité des troubles liés au torpillage de l'intronisation du métropolite du Monténégro et du littoral Joanikije à Cetinje le 5 septembre dernier. Ces propos présentent de prétendues "intrigues" de Moscou et de l'Église orthodoxe russe comme l'origine du schisme de la société monténégrine. On accuse la Russie d’avoir tenté de "diriger les processus cléricaux et politiques" dans ce pays. De telles attaques personnelles sont regrettables et témoignent clairement du niveau de leurs auteurs.

Le groupe du président monténégrin qui, comme on le sait, était derrière les événements de Cetinje, continue de jouer "la carte cléricale" faisant preuve d'une persévérance qui pourrait évidemment avoir une meilleure application. Son objectif est de créer des troubles, de partager les Monténégrins en amis et ennemis, d'aggraver les tensions au sein de la société afin d'atteindre le but final: restaurer le pouvoir de Milo Đukanović. Il ne tente même pas de le dissimuler. On omet en même temps le fait que c'est le gouvernement précédent, focalisé sur le prétendu choix euroatlantique, qui a ignoré l'opinion d'une partie considérable de la population. À mon avis, il leur faut prendre connaissance de l'opinion des analystes de leur pays à ce sujet. Mais s'ils n'ont pas assez de temps et veulent évoquer la Russie, je vais le leur raconter. La source des problèmes réside dans cette attitude méprisante envers son propre peuple et pas dans une ingérence extérieure imaginée. Le Monténégro n'a-t-il pas encore découvert des "hackers russes" sur son territoire?

Question: Envisage-t-on d'organiser une rencontre entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue américain Antony Blinken en marge de l'Assemblée générale de l'Onu?

Réponse: Non, une telle rencontre n'est pas à l'ordre du jour.

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