6 novembre 202011:01

Commentaire de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, sur la lettre du Département fédéral de la justice de l'Allemagne adressée au Parquet de la Fédération de Russie concernant "l'affaire Navalny"

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Nous attendons toujours des autorités allemandes des réponses de fond aux requêtes officielles russes du 27 août, des 14, 24 et 28 septembre 2020 demandant que les autorités compétentes allemandes apportent une contribution pratique dans le cadre de l'enquête préliminaire menée par le Ministère russe de l'Intérieur sur les raisons de l'hospitalisation du blogueur Alexeï Navalny à Omsk le 20 août 2020. Se cachant derrière différentes raisons et faux prétextes, les autorités allemandes retardent intentionnellement la satisfaction de ces requêtes malgré leurs propres affirmations et engagements dans le domaine de la coopération policière internationale.

Sur ce plan, rien n'a changé. Ainsi, le 30 octobre 2020 seulement, le Parquet de la Fédération de Russie a reçu du Département fédéral de la justice de l'Allemagne une lettre sur l'affaire Alexeï Navalny. Les collègues du Parquet ont déjà commenté cette lettre. Le Ministère russe des Affaires étrangères a également pris connaissance de son contenu. Ce document ne fait que confirmer l'indisposition et la réticence de Berlin à une coopération constructive pour déterminer les véritables circonstances de ce qui est arrivé à notre citoyen. Il est étonnant que les forces de l'ordre allemandes aient eu besoin de presque trois mois pour formuler une telle réponse bureaucratique. Au lieu de réponses aux questions très concrètes posées par la Russie dans quatre requêtes mentionnées, le Département fédéral de la justice de l'Allemagne, sans indiquer quoi que ce soit, ne fait qu'avancer des contre-questions et confirme que les autorités allemandes refusent d'apporter la moindre preuve matérielle de l'empoisonnement d'Alexeï Navalny par le fameux poison "Novitchok", y compris ses échantillons biologiques et les résultats de leurs analyses. Dans ce contexte nous voudrions également rappeler que, plus tôt, sur exigence des autorités allemandes, toutes les informations substantielles avaient été rayées du rapport de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques sur l'assistance technique à l'Allemagne dans cette affaire. Des questions légitimes se posent: que cachent nos collègues allemands et quelles révélations craignent-ils?

Moscou espère qu'au final Berlin tiendra enfin ses engagements juridiques internationaux dans le cadre de la Convention européenne d'entraide judiciaire en matière pénale de 1959 et entamera une coopération bilatérale objective sur l'affaire d'Alexeï Navalny conformément à l'article IX de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques. Nous espérons que le gouvernement allemand s'abstiendra à l'avenir de toute politisation artificielle de la situation autour du blogueur russe, car elle porte atteinte aux relations russo-allemandes.

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