23 juillet 202022:23

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 23 juillet 2020

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Sur la situation actuelle du coronavirus

 

En une semaine, le nombre de contaminés par la Covid-19 sur notre planète a approché de 15 millions de personnes. Les avis d'experts antérieurs concernant l'intensification de la prolifération de la maladie se confirment – la dynamique journalière moyenne d'augmentation du nombre d'infectés s'est stabilisée ces derniers jours à hauteur de plus de 200.000 personnes. Le pathogène mute, notamment avec l'apparition de ses versions plus agressives. Dans certains pays et régions où la morbidité semblait diminuait on constate de nouvelles épidémies et récidives de la maladie.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) continue d'insister sur l'impérativité de rester extrêmement vigilant face aux risques tout à fait réels. Ses représentants officiels, notamment le Directeur général Tedros Adhanom, ont plusieurs mis fois l'accent sur le fait qu'il était trop tôt pour se rassurer, pour omettre les règles de sécurité simples et pour lever hâtivement les restrictions coronavirales. Selon l'OMS, le gage de succès réside uniquement dans l'adaptation objective des efforts nationaux pour la "libéralisation" au fond épidémiologique réel chez soi et autour. En même temps il est primordial d'unir les démarches collectives de la communauté internationale pour combattre efficacement la menace épidémiologique actuelle d'envergure planétaire.

 

Sur l'aide au rapatriement des citoyens russes

 

Je voudrais faire un compte-rendu sur le travail effectué depuis une semaine pour contribuer au rapatriement des citoyens russes. La situation des gens change. Sachant que notre aide et notre soutien accordés en unissant les efforts de plusieurs institutions russes et des représentants de la société civile se poursuivent. Nous avons récemment franchi un nouveau cap – quatre mois de travail du programme d'aide au rapatriement des citoyens russes qui se sont retrouvés dans une situation difficile à l'étranger à cause de la pandémie de coronavirus. A l'heure actuelle, le nombre total de compatriotes rapatriés depuis la mise en œuvre de l'algorithme adopté début avril a dépassé 61.000 personnes. Dont plus de 49.000 ont été rapatriés par des compagnies aériennes russes et plus de 11.000 par des vols spéciaux de compagnies étrangères. Nous sommes en contact étroit avec nos partenaires étrangers.

L'opération pour le retour en une fois de nos citoyens de 8 pays d'Afrique et de Jordanie unique sur la forme et le fond a représenté un accord symbolique, mais pas finale, car les vols de rapatriement se poursuivent. Ce vol est déjà entré dans l'histoire comme l'"Anneau d'Afrique", il a été la quintessence des efforts de tous ceux qui travaillaient constamment, 24h/24 depuis plus de 120 jours pour que nos compatriotes se retrouvent chez eux malgré toutes les circonstances.

En quatre jours un avion de la compagnie Royal Flight a effectué 9 décollages et 9 atterrissages, dans le cadre de cette opération en une journée l'avion a décollé et atterri 6 fois dans 7 pays: en Tanzanie, au Liberia, au Ghana, au Cameroun, en Ouganda, au Kenya et en Jordanie. Tout cela pour faire monter à bord 205 passagers, dont 197 Russes, ainsi que des citoyens du Kazakhstan, de l'Ukraine, de l'Ouzbékistan et de l'Irak. Nous avons déjà effectué plusieurs vols compliqués. Quand je dis "nous", je souligne qu'il s'agit d'efforts communs de plusieurs institutions russes du pouvoir exécutif, de notre société civile, y compris les activistes, les volontaires et les hommes d'affaires. Des vols compliqués ont été organisés en Afrique et en Amérique latine, mais une telle logistique est vraiment sans précédent. Je voudrais remercier en particulier l'Union russe des industriels et des entrepreneurs, sans l'aide financière de laquelle la réalisation de ce projet n'aurait pas été possible. C'est un exemple marquant de la coopération entre l'Etat et les entreprises socialement responsables.

Hormis l'Afrique, notre attention permanente se focalise également sur d'autres Etats où nous constatons à ce jour la nécessité de rapatrier des citoyens russes. Nous avons organisé des vols devenus habituels de Thaïlande (à la fois de Bangkok et de Phuket), d'Alicante, de Belgrade, de Paris, de Douchanbé, de Bichkek et de Tachkent, de Séoul, de New York. Un vol très attendu a été organisé en provenance de Bakou. La semaine prochaine, hormis les vols dans les capitales des pays de la CEI et d'Europe, ainsi qu'à New York et à Séoul, nous organiserons un autre vol retour pour les compatriotes qui restent aux Philippines.

C'est une histoire dramatique: auparavant nous avons déjà organisé deux rapatriements des Philippines, mais un mois plus tard il s'est avéré qu'il y restait encore un grand nombre de gens qui ont besoin de rentrer et qui ne pouvaient pas le faire pour différentes raisons. Nous partons du principe que tous ceux qui souhaitent quitter les Philippines profiteront de cette possibilité parce qu'il n'y aura pas d'autres chances avant la reprise de la communication aérienne à part entière à court terme.

 

Sur la situation des citoyens russes détenus dans des établissements pénitentiaires étrangers dans le cadre de la pandémie

 

Je voudrais aborder un thème d'actualité et dire quelques mots sur la situation de nos citoyens détenus dans des établissements pénitentiaires étrangers dans le cadre de la pandémie. Sur fond de pandémie globale de coronavirus les établissements diplomatiques du Ministère russe des Affaires étrangères à l'étranger surveillent de près la question concernant les conditions de détention des citoyens russes dans des établissements pénitentiaires étrangers. En présence de prémisses appropriées nous étudions avec les autorités locales la possibilité de changer leur peine, y compris la libération sur parole (notamment dans le cas de crimes mineurs), notamment compte tenu des aspects humanitaires et de la nécessité de respecter les règles sanitaires au vu de la brusque détérioration de la situation épidémiologique.

Dans la plupart des cas les décisions prises par les autorités compétentes d'amnistier ou de libérer sur parole des détenus ne concernent pas les condamnés pour des crimes graves ou très graves. Sachant que dans certains cas la possibilité d'une décision favorable à l'égard de citoyens étrangers qui purgent une peine pour des crimes mineurs est associée à l'obligation de leur rapatriement immédiat dans leur pays (avec une interdiction de séjour pendant plusieurs années). Au vu des restrictions pour la circulation transfrontalière il est très problématique de respecter cette condition à l'heure actuelle.

Néanmoins, nous recevons également des signes positifs, notamment des pays proches. Début juillet, nos établissements diplomatiques à l'étranger ont annoncé l'amnistie d'un citoyen russe en Azerbaïdjan, ainsi que la réduction des peines non purgées pour 21 citoyens russes au Kirghizistan (dont 10 personnes condamnées pour des crimes mineurs, 3 – crimes graves et 8 – très graves).

La plupart des établissements diplomatiques notent l'absence d'un sursaut de plaintes des citoyens russes concernant les conditions de détention dans la situation actuelle, notamment en ce qui concerne le respect des normes épidémiologiques et l'aide médicale en temps utile.

En même temps, la situation aux Etats-Unis reste particulièrement alarmante: les autorités américaines esquivent intentionnellement leur obligation dans le cadre de la Convention consulaire bilatérale de 1964 de notifier les responsables consulaires russes de l'arrestation ou de l'interpellation d'un citoyen russe. Les requêtes de l'Ambassade au Département d'Etat américain pour demander de fournir la liste des noms de citoyens russes qui font l'objet d'une enquête ou purgent une peine dans les prisons américaines restent traditionnellement sans réponse.

Nous sommes également préoccupés par l'accomplissement par les autorités américaines des engagements en termes de respect des délais de cette notification (1-3 jours), ainsi que des délais pour fournir au consulat la possibilité de rendre visite et de communiquer avec les personnes placées en détention (2-4 jours après l'interpellation ou l'arrestation en fonction de son emplacement). Une nouvelle fois nous appelons nos collègues américains à respecter les termes de la convention consulaire mentionnée.

 

Sur l'aide humanitaire russe accordée à l'Abkhazie pour lutter contre le coronavirus

 

Je voudrais également dire quelques mots sur l'aide humanitaire que nous apportons à différents pays à leur demande. Depuis le début de la pandémie, suite à la requête de l'Abkhazie, nous fournissions gratuitement des tests Vektor pour le diagnostic en laboratoire du nouveau coronavirus. Une contribution régulière, y compris le diagnostic, est apportée par le centre de l'Institut de recherche sur la peste de Stavropol dans le cadre duquel des spécialistes abkhazes ont suivi une formation pour travailler avec les tests.

De plus, à la demande de Soukhoum, du 18 avril au 18 mai, la section médicale du 4e détachement de protection radioactive, chimique et biologique de la flotte russe de la mer Noire a mené des opérations pour la désinfection des sites sur le territoire de l'Abkhazie (hôpitaux, marchés, établissements publiques, postes frontaliers, etc.).

Nous sommes prêts à continuer d'apporter l'aide nécessaire.

 

Sur l'aide humanitaire russe accordée au Kirghizistan pour lutter contre le coronavirus

 

La Russie apporte également une aide au Kirghizistan dans la lutte contre le coronavirus. Rospotrebnadzor a transféré aux autorités kirghizes 3 laboratoires mobiles, 1570 lots de tests pour diagnostiquer la maladie (pour effectuer 157.000 examens) avec le nombre nécessaire d'agents réactifs, ainsi que 10 appareils pour mesurer la température corporelle à distance. Un soutien scientifique, méthodique et conseiller est apporté. Début juillet, une délégation de Rospotrebnadzor s'est rendue au Kirghizistan pour consulter les autorités kirghizes dans l'organisation des activités antivirales.

Compte tenu de la détérioration de la situation épidémiologique au Kirghizistan, le gouvernement de la Fédération de Russie a décidé d'apporter une aide humanitaire urgente à la population de ce pays.

Ce 22 juillet, un avion du Ministère russe de la Défense a fait venir au Kirghizistan 6 brigades médicales (19 personnes), des équipements médicaux spéciaux, ainsi que des moyens de protection individuelle, de désinfection et des médicaments.

Dans la matinée du 23 juillet, un avion du Ministère russe des Situations d'urgence a fait venir 58 médecins qui travailleront dans les établissements médicaux kirghizes. Très prochainement (approximativement le 25 juillet) un vol spécial du Ministère russe des Situations d'urgence acheminera à Bichkek des médicaments et des équipements médicaux.

 

Sur la possibilité d'obtenir un visa gratuitement après la levée des restrictions sur l'entrée en Russie

 

A l'heure actuelle, la délivrance de visas dans les établissements consulaires russes a été temporairement suspendue conformément au décret 635-r du gouvernement de la Fédération de Russie du 16 mars 2020.

Après la reprise du travail des établissements diplomatiques à l'étranger pour la délivrance de visas les citoyens étrangers auront la possibilité de les obtenir gratuitement sans cotisations consulaires pour amortir les frais en respectant toutes les conditions ci-dessous:

- le passeport du demandeur doit comporter un visa à entrée unique (double) non utilisé qui ne commence pas avant le 15 mars 2020;

- le demandeur doit fournir des documents qui justifient la délivrance d'un visa avec le même nombre d'entrées ou moindre pour une nouvelle période;

- la durée du visa délivré expire dans un délai de six mois après l'annulation du décret 635-r du gouvernement de la Fédération de Russie du 16 mars 2020. Ces trois conditions doivent être respectées pour bénéficier du service en question.

Avec les documents justifiant la délivrance d'un nouveau visa, le demandeur doit adresser au nom du chef de l'établissement consulaire une demande écrite (forme libre) pour être exempt des frais mentionnés compte tenu des circonstances de force majeure. En l'occurrence, nous partons des décisions des autorités russes de restreindre l'entrée en Fédération de Russie qui ont empêché d'y venir avec un visa obtenu plus tôt.

 

Sur la publication sur le site du Ministère d'un texte sur la position de la Russie pour la prochaine 75e session de l'Assemblée générale des Nations unies

 

Vous le savez, la 74e session de l'Assemblée générale des Nations unies se termine. Nous sommes dans l'attente de la 75e session qui commencera le 15 septembre. A cet égard, le Ministère des Affaires étrangères a publié les positions de la Russie à la prochaine 75e session anniversaire de l'Assemblée générale des Nations unies. Ces publications reflètent les approches de notre pays sur tout l'éventail des problèmes internationaux à l'ordre du jour.

 

 Sur les résultats de la 44e session du Conseil des droits de l'homme de l'Onu

 

Autre thème lié à l'Onu. Si la 75e session anniversaire reste encore à venir, la 44e session de l'Onu sur les droits de l'homme vient de s'achever à Genève. Elle se déroulait du 30 juin au 17 juillet. Les restrictions adoptées dans le système de l'Onu à cause de la pandémie de coronavirus ont impacté le déroulement et la nature du travail de la session. Cette dernière s'est déroulée sans la participation des délégations des capitales. A l'issue de son travail le Conseil a adopté 23 résolutions, ont été approuvés les résultats de l'accomplissement par l'Espagne et Bahreïn de la procédure de l'Examen périodique universel. Quatre experts ont été désignés aux postes vacants de procédures spéciales du CDH.

Force est de constater que la session a également mis en évidence l'incapacité des pays occidentaux, des économies développées face aux défis globaux tels que la Covid-19, de surmonter leurs aspirations conjoncturelles et de faire preuve de solidarité, qui ont choisi au lieu de cela la voie de la confrontation.

Résultat des courses – une extrême politisation et émotivité des débats sur la situation aux Philippines, au Venezuela, en Erythrée, au Belarus, en Birmanie, au Nicaragua et au Burundi. Le Conseil a "tamponné" de nouveau les résolutions sur la situation des droits de l'homme en Syrie et en Erythrée, qui sont détachées depuis longtemps de la situation réelle sur place.

 Je voudrais m'arrêter en particulier sur l'adoption par le CDH à l'initiative de Bruxelles d'une résolution sur la situation des droits de l'homme au Belarus en prévision de l'élection présidentielle du 9 août dans ce pays. Sur fond d'accusations incessantes venant des partenaires occidentaux concernant la prétendue trace russe dans les élections dans leurs pays, comme toujours sans aucune preuve, c'est consternant que leur propre ingérence réelle, et non fictive, dans les affaires intérieures d'un Etat souverain par le biais de telles décisions du Conseil est pris pour acquis. Nous trouvons cette approche inadmissible.

C'est regrettable que de nombreuses démocraties dites développées aient profité des paramètres organisationnels restreints du travail du Conseil, quand un travail à part entière sur les initiatives est impossible, afin de fixer dans l'agenda de la session des concepts aussi controversés, qui n'ont toujours pas été dûment reflétés dans le droit international, comme la responsabilité pour la protection, les manifestations pacifiques, ainsi que l'avancement de sa propre interprétation des objectifs et des principes de la Charte de l'Onu visant à remanier toute l'architecture des relations internationales.

Nous sommes déçus par la réticence persistante de certains collègues du Conseil à mener un dialogue ouvert et équitable, à tenir compte des préoccupations et des intérêts d'autres pays. Nous voudrions appeler une nouvelle fois les partenaires occidentaux à faire revenir par les efforts communs le CDH dans le cadre de la coopération équitable et dans le respect mutuel en matière des droits de l'homme.

 

Sur les machinations financières du fondateur des Casques blancs James Le Mesurier

 

Je voudrais dire quelques mots aujourd'hui sur la Syrie, non pas dans le contexte de l'avis sur la situation apporté régulièrement, mais sur une chose que nous n'avons pas évoquée depuis assez longtemps – les Casques blancs. Pour faire comprendre à la communauté internationale qu'il ne s'agit pas d'activistes humanitaires ni d'ONG qui cherche à aider les gens, mais une simple histoire mensongère, un fake, une désinformation qui a dépassé depuis longtemps le cadre juridique.

Cet avis a été reflété, aussi étrange que cela puisse paraître, dans les médias des pays occidentaux. Même si pendant une longue période c'est les médias occidentaux qui imposaient obstinément des avis engagés et exclusivement positifs sur l'activité de l'organisation pseudo-humanitaire Casques blancs en Syrie. Ils attribuaient à ces derniers le rôle de prétendus héros sauveteurs impartiaux qui risquent leur vie pour la vie de la population civile victime, disaient-ils, du "régime du Président syrien Bachar al-Assad et de ses alliés". Dans l'ensemble, cette ligne n'a pas changé. Les sponsors occidentaux n'ont toujours pas renoncé au soutien des Casques blancs et des structures affiliées à cette organisation.

De notre côté, nous avons fait remarquer plusieurs fois que la façade démonstrativement pieuse de cette "marque" humanitaire cache un véritable maraudage, racket, pillage, désinformation intentionnelle, mise en scène d'attaques chimiques, frappes aériennes et d'artillerie, complicité directe avec le terrorisme. Apparemment tout cela a intéressé à présent les journalistes qui ont décidé de voir plus en profondeur non seulement le côté apparent de la propagande imposée par la communauté occidentale depuis des années. Ils ont mené leur propre investigation.

L'un des principaux journaux néerlandais, de Volkskrant, a récemment publié un article sur les machinations financières du fondateur des Casques blancs et ancien patron de l'ONG Mayday Rescue James Le Mesurier, décédé le 11 novembre 2019 à Istanbul. Selon le quotidien, il vivait très aisément – avec un salaire mensuel de 24.000 euros, des appartements et une villa luxueuse à Istanbul, un appartement luxueux à Amsterdam de plus de 1,5 million d'euros. Il y avait beaucoup de "fabuleux" dans sa vie, ce qui ne s'inscrit pas dans la notion de l'activité déclarée de Mayday Rescue et des Casques blancs.

L'investigation du journal a révélé que James Le Mesurier n'était pas particulièrement méticuleux dans les questions financières. Par exemple, en été 2018, il a été pris en flagrant délit de tentative de vol de 50.000 euros lors de l'évacuation des casques blancs en Jordanie. Toutefois, les contrôleurs néerlandais ont même sans cela une longue liste de questions pour l'activité du Britannique: les salaires élevés injustifiés et les larges privilèges de la direction de l'ONG Mayday Rescue, l'absence d'une transparence financière nécessaire, le conflit d'intérêts, la fraude fiscale aux Pays-Bas. C'est donc une vision extérieure qui a permis non seulement de voir ce que faisaient les casques blancs, mais également l'activité intérieure non pas des employés de cette structure pseudo-humanitaire, mais de sa direction.

Tout cela confirme une fois de plus que la direction des Casques blancs, plongeant sa main dans la poche du contribuable des pays qui les subventionnent, avait pour priorité ses propres intérêts criminels mercantiles. Les commanditaires et les organisateurs de ce projet n'étaient en réalité jamais préoccupés par les attentes des Syriens pacifiques derrière lesquels ils se cachaient. Ils ne se préoccupaient pas de ce qui se passait en Syrie, si la situation était stable dans ce pays. Pas étonnant que leurs subordonnés, gagnant de l'argent sur le sang, aient directement coopéré avec les terroristes en contribuant à leurs crimes violents.

C'est inimaginable qu'après la résonante investigation du journal de Volkskrant on retrouve parmi les propagandistes occidentaux ceux qui continueront de tenter de blanchir la réputation entachée des pseudo-humanitaires, les faire passer pour des pieux. Leurs casques ne sont pas blancs depuis longtemps.

 

Sur les efforts des Etats-Unis pour lutter contre l'influence russe en Afrique

 

Nous avons remarqué l'attribution par le Département d'Etat américain aux journalistes, aux établissements éducatifs et aux ONG des pays africains de bourses pour lutter contre la prétendue propagande russe dans l'espace de l'information. Sous prétexte de renforcement de la transparence des institutions publiques et de meilleure stabilité du système judiciaire sur le continent il finance une activité pour rechercher la "main du Kremlin" dans l'esprit d'une véritable "chasse aux sorcières". Selon moi, ce n'est pas le meilleur moment aux Etats-Unis pour remettre de l'ordre sur le continent africain. Il vaut mieux commencer par soi-même. Il y a de quoi s'occuper.

Nous ne pouvons pas ne pas le commenter parce que nous y voyons effectivement l'aspiration de Washington à entraver le fond sociopolitique positif par rapport à notre pays dans la région, qui est devenu flagrant après le sommet Russie-Afrique à Sotchi en octobre 2019. Cela donne l'impression que les Etats-Unis alimentent intentionnellement des publications antirusses dans plusieurs médias africains, tentent de présenter notre pays comme une force déstabilisante. Nous sommes convaincus que ces moyens de concurrence déloyale et de désinformation sont signe d'une absence totale de confirmation factuelle de la prétendue politique russe de propagande et de désinformation, que cela résulte de la faiblesse des approches américaines dans la diplomatie publique.

L'attribution de bourses s'inscrit dans les efforts de la Maison blanche pour promouvoir la thèse d'absence d'alternative aux directives occidentales en matière de gouvernance publique, d'imposition aux Etats souverains des valeurs qui leur sont étrangères. Nous le considérons comme un nouveau signe de néocolonialisme, un élément d'affirmation cachée de l'inégalité dans le système global des liens internationaux. Compte tenu du 60e anniversaire de l'adoption de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux célébré en décembre, nous appelons nos collègues américains à respecter l'esprit de ce document crucial dans l'histoire et à renoncer définitivement à une attitude pédante envers les pays émergents.

 

 

Sur les accusations visant la Russie concernant de prétendues tentatives de pirater l'accès aux élaborations occidentales d'un vaccin contre la Covid-19

 

Nous réfutons fermement la nouvelle désinformation médiatique absurde de nos "amis" anglo-saxons des Etats-Unis, du Canada et du Royaume-Uni concernant un prétendu "piratage" afin d'obtenir les élaborations occidentales d'un vaccin contre le coronavirus. Comme nous l'avons souligné à plusieurs reprises, il n'y a aucun lien des structures publiques russes avec ces accusations et il ne peut y avoir. En réalité, cela fait longtemps que nous coopérons avec succès sur ce problème existentiel pour toute l'humanité avec de nombreux pays du monde, y compris les pays mentionnés. Or il est indécent et perfide d'essayer de jouer sur un thème aussi sensible.

On ignore pourquoi on déclenche de nouveau une hystérie antirusse autour du sujet de "piratage" si lassant. C'est tout simplement absurde, c'est une nouvelle attaque russophobe.

Nous voudrions suggérer au Centre national de cybersécurité du Royaume-Uni, qui relaye si activement ce fake, de s'appuyer la prochaine fois sur les informations appuyées par des preuves concrètes et irréfutables, au lieu de crier au monde entier sur une "probabilité de 95%". Nous avons déjà connu le "highly likely", ainsi que le nouveau terme "presque exactement". C'est visiblement une nouvelle élaboration – "probabilité de 95%". Venez quand vous serez à 100%.

 

Sur les sanctions américaines contre des compagnies étrangères

 

Autre acte de la politique étrange des Etats-Unis. Nous avons noté la déclaration du Secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo du 15 juillet sur l'interdiction d'entrer sur le territoire américain pour les hauts responsables du célèbre géant informatique Huawei, ainsi que de plusieurs sous-traitants de la compagnie.

Les compagnies chinoises sont accusées de choses absolument absurdes qui n'ont rien à voir avec l'activité commerciale, comme la contribution à la censure, la poursuite de dissidents, l'établissement du contrôle total sur les citoyens, le recueil illégal de leurs informations personnelles.

Cela donne l'impression que Washington s'efforce de recourir aux méthodes non marchandes et extraterritoriales pour évincer un puissant concurrent dans le domaine des hautes technologies en utilisant des méthodes interdites. Sachant qu'elles sont interdites par les Etats-Unis eux-mêmes. Souvenez-vous des déclarations de Washington il y a dix ans quand il promouvait ses technologies informatiques à travers le monde. Un groupe de politiques américains cherche à accuser ceux qui sapent le monopole américain d'antan sur le marché mondial grandissant des technologies d’informations et des communications de cinquième génération. Aux sanctions financières s'ajoutent à présent différentes restrictions de visa basées sur une application sélective par les autorités américaines de leur propre loi sur la migration et la citoyenneté envers des citoyens étrangers indésirables pour différentes raisons.

La ligne dangereuse de Washington visant à évincer brutalement les concurrents du secteur des hautes technologies des marchés internationaux est regrettable. Qui plus est dans les conditions actuelles difficiles de la pandémie quand des centaines de milliers de gens perdent leur emploi. C'est les technologies informatiques qui sont venues en aide au monde, aux gens en cette période difficile quand ils devaient rester à la maison pendant des mois et ne pouvaient pas communiquer, étant donné que les familles et les proches sont éparpillés à travers le monde. Ces actions irresponsables ne contribuent certainement pas à sortir de la crise économique qui a éclaté dans le monde.

Dans le même cadre de la politique de contention, de sanctions et de pression agressive s'inscrit l'exigence des Etats-Unis envers la Chine de fermer son consulat à Houston. On a l'impression que si un pays défend ses intérêts, développe son économie et le fait légalement sans se plier sous les actions illégitimes des Etats-Unis, ils utilisent immédiatement des mécanismes automatiques – les menaces, les sanctions, les intimidations, les listes noires, les arrestations et les saisies immobilières, la fermeture des ambassades et des consulats. Nous le voyons depuis plusieurs années sous différentes administrations. Tout cela est contraire aux valeurs inculquées par Washington pendant des années dans la conscience mondiale.

 

Sur le rapport de la Commission des droits inaliénables auprès du Département d'Etat américain

 

Nous avons étudié attentivement le rapport préparé par la Commission des droits inaliénables auprès du Département d'Etat américain. Nous notons un caractère assez autocritique de l'objectif déclaré de cette étude: Washington peut-il continuer de revendiquer le rôle de leader mondial dans l'avancement de l'agenda des droits de l'homme dans d'autres pays. A quoi servent les études et les rapports, demanderez-vous. Nous vous répondront brièvement et clairement. 

Cette formulation de la question nous semble plus audacieuse que jamais, résolue sur fond d'émeutes incessantes et de nombreuses manifestations après le meurtre de George Floyd par des policiers de Minneapolis. 

Malheureusement, force est de constater que les résultats du travail de la Commission sur 60 pages ne comportent pas la moindre allusion à une analyse des problèmes qui existent aux Etats-Unis en matière des droits de l'homme. Ces problèmes n'existent pas d'après ce rapport. Il y a des vidéos sur ce qui se passe, mais pas de problèmes dans le rapport. Sachant que le rapport en soi et ces résultats sont un exemple flagrant de propagande non dissimulée de l'exclusivité américaine concernant la formation et la promotion de leur propre vision "juste", nous y sommes habitués, du concept des droits de l'homme. En fait, la commission est arrivée à une conclusion intéressante que sans les Américains les principaux droits et libertés n'auraient pas bénéficié d'un tel développement, et que l'Onu avec ses mécanismes des droits de l'homme n'aurait pas été créée.

Cette conclusion semble pour le moins étrange vu la participation "molle", et c'est peu dire, de Washington aux outils internationaux des droits de l'homme – les Etats-Unis participent dans seulement trois des neuf principaux accords sur les droits de l'homme, et ce avec de nombreuses réserves. Par exemple, contrairement à la Russie, Washington ne permet pas à ses citoyens de déposer une plainte aux organes conventionnels contre la violation de leurs droits. C'est aussi très "libéral" et "démocratique". Semble illogique le boycott démonstratif par le "leader mondial en matière des droits de l'homme" du travail de l'organe principal de l'Onu en ce sens – du Conseil des droits de l'homme, dont nous avons parlé aujourd'hui. C'est effectivement un boycott. Il serait utile de tirer les choses au clair ave la réserve faite par les Etats-Unis, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies assumant une responsabilité particulière pour le maintien de la paix et de la sécurité internationale, à l'article 20 du Pacte international relatifs aux droits civils et politiques interdisant toute propagande de guerre.

De nombreuses questions, notamment purement juridiques, sont suscitées par la ligne de Washington exprimée dans le rapport visant à établir une hiérarchie des droits et des libertés de l'homme. 

Cette omission et négligence sans appel des fondements du droit international, notamment sur fond de vastes violations systémiques des droits de l'homme aux Etats-Unis mêmes et leur irrespect par rapport aux citoyens d'autres pays privent Washington du droit moral d'avancer des revendications quelconques aux gouvernements d'autres pays. A cet égard, nous suggérons aux partenaires américains de s'occuper du règlement de problèmes réels chez eux – nous en parlons souvent ces derniers temps. Il existe notamment le problème de discrimination raciale. Tous ces problèmes ont attiré l'attention des organes internationaux tels que le Conseil des droits de l'homme, qui a organisé à ce sujet une réunion spéciale en adoptant une résolution à part.

 

Sur la partie russe du rapport de la Commission sur la liberté religieuse internationale du Congrès américain

 

Nous avons remarqué la publication le 17 juillet d'un nouveau rapport de la Commission sur la liberté religieuse internationale du Congrès américain. Il déborde traditionnellement de raisonnements russophobes et d'avis préconçus sur la situation dans notre pays. Cette fois, les auteurs de cette prétendue "étude" ont décidé de se focaliser sur la législation russe, qui serait trop ferme et violerait, selon eux, les droits et les intérêts de différents mouvements religieux, notamment les Témoins de Jéhovah et l'organisation Hizb ut-Tahrir.

En ce qui concerne les Témoins de Jéhovah, peut-être que les États-Unis l'ignorent mais nous voudrions attirer leur attention sur le fait que récemment en Suisse, en juillet 2019, est entrée en vigueur une décision de justice reconnaissant les méthodes de l'organisation des Témoins de Jéhovah comme violant les droits fondamentaux de l'homme. Ne le savez-vous pas?

Ces méthodes incluent notamment le boycott, de la part des proches ou des parents, des personnes qui ont décidé de quitter la secte ou de ne pas respecter ses consignes, notamment le boycott des enfants; la pression psychologique et sociale sur les dissidents par différentes méthodes de manipulation de la conscience; des punitions. Sans oublier les cas impunis de violences sexuelles. Le refus du droit d'opinion et de conscience aux membres de la secte a également attiré l'attention de la justice suisse. 

En ce qui concerne Hizb ut-Tahrir, rappelons qu'il s'agit d'une organisation terroriste internationale. Son activité est interdite et poursuivie non seulement sur le territoire de la Russie, mais également dans la plupart des pays arabes et européens. Encore récemment, le Département d’État américain décrivait cette organisation comme contribuant à la propagation de l'extrémisme parmi les musulmans. On peut retrouver ce point de vue dans le rapport d'examen de pays sur le terrorisme de 2009. Dix ans plus tard, les États-Unis expriment l'avis contraire. Cela leur arrive souvent. La préoccupation de nos partenaires américains concernant leur sort suscite donc un grand étonnement.

La position de la Russie reste inchangée. Toutes les ONG travaillant sur le territoire de notre pays, y compris religieuses, doivent respecter la législation russe. Malheureusement, les représentants de cette structure continuent d'appeler ouvertement à ne pas respecter les lois de la Fédération de Russie. C'est inadmissible de notre point de vue.

 

Sur le 45e anniversaire du programme Apollo-Soyouz

 

Le 17 juillet 1975 a eu lieu la célèbre poignée de main dans l'espace entre les commandants des équipages soviétique et américain lors de l'arrimage des vaisseaux Soyouz et Apollo. Le succès de ce vol expérimental a posé des fondations solides pour progresser dans la conquête de l'espace en apportant une puissante impulsion au développement de la coopération internationale dans ce secteur. L'expérience acquise durant cette mission a permis ensuite de réaliser le programme spatial Shuttle-Mir, dans le cadre duquel les cosmonautes russes étaient amenés en orbite par des vaisseaux américains Space Shuttle, et les astronautes américains travaillaient sur la station orbitale Mir. Les nombreuses années de coopération russo-américaine productive dans l'étude de l'espace ont débouché sur la création de la Station spatiale internationale (ISS), un projet à l'activité de recherche duquel participent 14 pays à l'heure actuelle.

Il y a 45 ans, en pleine Guerre froide, malgré les différends politiques entre les deux pays, les efforts communs des chercheurs, des ingénieurs, des cosmonautes et des astronautes soviétiques et américains ont ainsi permis de réaliser un projet sans précédent qui a posé des bases solides pour le travail des générations à venir d'explorateurs de l'espace.

Les objectifs des spécialistes soviétiques et américains étaient effectivement compliqués. Il est symbolique que l'équipage du vaisseau Soyouz et que les astronautes à bord d'Apollo respiraient littéralement un air différent. Au vu de la composition chimique différente de l'atmosphère dans les vaisseaux soviétique et américain, il a fallu trouver des solutions d'ingénierie complexes pour créer un compartiment d'arrimage spécial afin de passer d'un vaisseau dans l'autre. De plus, selon les souvenirs du commandant du Soyouz Alexeï Leonov, il était initialement prévu que la poignée de main historique avec son collègue américain Thomas Stafford ait lieu en survolant Moscou, mais d'une manière mystique cela s'est produit quand les vaisseaux arrimés survolaient l'Elbe, où 30 ans plus tôt les troupes de l'URSS avaient rencontré les alliés américains pendant la Seconde Guerre mondiale. D'ailleurs, la tradition de la poignée de main symbolique dans l'espace perdure. Il serait merveilleux que ces excellentes traditions reviennent sur Terre pour devenir fondamentales dans nos relations avec les États-Unis dans différents domaines. 

Cette année, à l'occasion du 45e anniversaire de l'arrimage entre Soyouz et Apollo, a eu lieu un "appel vidéo vers l'espace" où le directeur adjoint du département Amérique du Nord du Ministère russe des Affaires étrangères Vassili Boriak et l'Ambassadeur des États-Unis à Moscou John Sullivan ont félicité l'équipage de la Station spatiale internationale pour cet événement historique. Les deux diplomates ont noté que l'espace restait l'un des axes prioritaires de la coopération entre la Russie et les États-Unis, et que dans сe domaine se maintenait une dynamique positive durable.

 

Sur les nouvelles déclarations antirusses du président lituanien Gitanas Nauseda

 

Nous nous sommes déjà exprimés plusieurs fois sur les tentatives des représentants politiques baltes de falsifier les événements historiques du XXe siècle et d'imposer leur point de vue basé sur le fameux concept d'"occupation soviétique". De nouvelles attaques hostiles ont été lancées par le président lituanien Gitanas Nauseda lors de la récente réunion du Conseil européen à Bruxelles. 

Nous pensons qu'accuser la Russie de "révisionnisme historique" est inadmissible, cynique et amoral, d'autant que le dirigeant lituanien mène systématiquement une ligne visant à glorifier les "frères de la forêt", qui ont été nombreux à collaborer avec les nazis et sont coupables de la mort de dizaines de milliers de civils.

Il est regrettable que le dirigeant lituanien continue de s'alimenter en phobies destructives au lieu de songer à l'amélioration des relations russo-lituaniennes qui se trouvent dans une profonde impasse par la faute de Vilnius.

 

Sur le Livre blanc de la défense du Japon

 

Nous avons noté l'avis formulé dans le Livre blanc 2020 de la défense du Japon sur la politique de défense russe. Nous sommes surpris: ce document n'est pas simplement entièrement détaché de la réalité, mais également imprégné de méfiance et suspicion par rapport à la ligne et aux actions de notre pays, qui visent uniquement à assurer efficacement la sécurité nationale dans les conditions d'une situation politico-militaire tendue dans la région Asie-Pacifique.

Les revendications de Tokyo au sujet des activités de défense dans les Kouriles du Sud  sont complètement inacceptables. Dans cet ouvrage, ces territoires sont nommés "terres séculaires japonaises illégalement occupées".

Nous sommes de nouveau contraints de rappeler que ces îles sont sous la souveraineté de la Russie conformément aux résultats de la Seconde Guerre mondiale, fixés notamment dans la Charte de l'Onu, et que nous avons le droit d'y mener toute l'activité que nous voulons.

Nous constatons avec regret que dans son Livre blanc Tokyo n'a pas fait preuve de transparence dans sa construction militaire en refusant d'expliquer à la communauté régionale les plans de révision de la Constitution "pacifique" d'après-guerre du pays, tout en confirmant le maintien des approches de bloc de la garantie de la sécurité, en ignorant la nécessité de longue date de créer une architecture inclusive et transparente de la coopération en Asie-Pacifique, tenant compte des intérêts et des préoccupations de tous les pays de la région.

 

Sur le lancement de la nouvelle version du portail "Siècle russe"

 

La version mise à jour du portail "Siècle russe", destiné aux compatriotes résidant à l'étranger, a été mise en ligne. Ce site a été créé à la demande du Ministère russe des Affaires étrangères dans le cadre des activités d'information liées au Programme public pour contribuer au déménagement volontaire en Fédération de Russie des compatriotes résidant à l'étranger. Ce projet est mise en œuvre par l'Institut de l'étranger russe.

L'objectif principal du site consiste à informer les citoyens, les organes publics, les ONG et le grand public en Russie et à l'étranger de la réalisation du Programme public, ainsi que des autres activités de la Fédération de Russie pour soutenir les compatriotes résidant à l'étranger, promouvoir les intérêts et renforcer l'image de la Fédération de Russie, développer les liens culturels et économiques avec les compatriotes en utilisant les technologies modernes de l'internet.

Le site publie quotidiennement des communiqués, des analyses et d'autres informations sous la forme d'articles, de reportages, d'interviews sur les événements d'actualité en Russie et dans le Monde russe.

Le site "Siècle russe" présente des informations détaillées sur les fondements juridiques et organisationnels de la participation au Programme public, notamment le Paquet officiel d'information du Programme public, les informations sur les programmes de déplacement régionaux, la liste - régulièrement mise à jour - des offres d'emploi dans les régions d'emménagement, les coordonnées des représentations diplomatiques et des établissements consulaires du Ministère russe des Affaires étrangères, ainsi que des représentants du Ministère russe de l'Intérieur pour la migration et des organisations des compatriotes russes à l'étranger.

Pour la première fois sur le site, dans la rubrique "Déménagement", a été créée une carte interactive des régions qui participent au Programme public avec leur bref descriptif et la possibilité de suivre des liens qui renvoient sur les sites des organes compétents en matière d'emploi, ainsi que des directions territoriales des affaires intérieures.

Dans la nouvelle version du site, l'accent est mis sur l'amélioration de son interactivité, la présentation d'un contenu fonctionnel et accessible.

Nous espérons que la nouvelle version du site, intuitive et ergonomique, sera pratique pour les visiteurs, quelle que soit leur habitude et leur expérience de l'utilisation d'internet.

Si vous avez des commentaires supplémentaires, vous pouvez nous les envoyer. Nous ferons volontiers des mises au point.

 

Sur l'inauguration d'un monument aux guerriers de la Grande Guerre patriotique restauré en Moldavie

 

Le 18 juillet, dans le village de Jevreni (district de Criuleni) en Moldavie, s'est déroulée la cérémonie solennelle d'inauguration d'un monument aux guerriers de la Grande Guerre patriotique après restauration.

Ce site commémoratif avait été inauguré en 1956 et n'avait pas été restauré depuis. Le monument s'est dégradé au cours de toutes ces années, une partie des plaques de marbre était cassée, la stèle de béton était fendue à de nombreux endroits. C'est pourquoi il a été décidé de le restaurer avec un soutien financier de la Fédération de Russie.

Dans le marbre sont gravés les noms de plus de 400 soldats de l'Armée rouge qui ont héroïquement combattu pour la liberté de notre Patrie commune. Parmi eux, des citoyens de Russie, d'Azerbaïdjan, de Biélorusse, de Géorgie, du Kazakhstan, d'Ouzbékistan et d'Ukraine.

En tout, pendant l'année du 75e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique, 16 sites commémoratifs seront restaurés et aménagés sur tout le territoire de la Moldavie avec le soutien du Ministère russe des Affaires étrangères, des régions et des fondations russes.

 

Sur la célébration de la Journée de l'indépendance du Pérou  le 28 juillet

 

Mardi 28 juillet, la République du Pérou célébrera sa Journée de l'indépendance (1821).

Des liens d'amitié et d'entente de longue date lient nos pays. Lima est un partenaire stratégique important de la Russie en Amérique latine. Nous réalisons avec succès des projets communs dans le secteur commercial, économique, scientifique, technique et socioculturel, nous coopérons au sein des organisations internationales. Nous coopérons activement dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. L'éducation représente un secteur important: des centaines de spécialistes péruviens ont suivi des cursus dans les universités russes.

L'aide humanitaire apportée par les autorités russes aux partenaires péruviens pour combattre le nouveau coronavirus a été une preuve supplémentaire des liens étroits en cette période difficile pour tous.

Nous avons récemment commémoré une date tragique pour les deux pays: le 18 juillet, Journée de la solidarité russo-péruvienne. Il y a exactement 50 ans s'est écrasé l'avion An-22 avec des pilotes et des médecins russes qui accompagnaient la cargaison humanitaire destinée aux victimes du séisme destructeur dans le département péruvien d'Ankash. Nous apprécions le fait que nos partenaires n'oublient pas les proches des victimes de cette catastrophe aérienne, et leur apportent une aide directe.

Je voudrais profiter de l'occasion pour adresser, au nom du Ministère, les meilleurs vœux de paix et de prospérité au peuple de ce merveilleux pays.

 

Sur les contradictions dans le règlement du conflit intérieur ukrainien dans le Donbass

 

Nous notons un certain progrès positif dans la mise en œuvre par Kiev, Donetsk et Lougansk des décisions du sommet de Paris au "format Normandie". Hier mercredi 22 juillet, pendant la visioconférence du Groupe de contact, les parties ont signé les Mesures pour renforcer le cessez-le-feu. Ce document prévoit la réalisation, à partir du 27 juillet, de différentes démarches visant à soutenir la trêve sur la ligne de contact dans le Donbass. Cette entente a résulté du dialogue direct entre les représentants de Kiev, de Donetsk et de Lougansk avec la contribution de la Russie et de l'OSCE. Nous espérons que ces mesures seront mises en œuvre.

Dans le même temps, la situation politique est très préoccupante. Elle a été considérablement compliquée par les décisions de Kiev concernant les élections locales prévues le 25 octobre prochain en Ukraine. Selon le décret 3809 du parlement ukrainien du 15 juillet, l'organisation de ces élections dans certaines zones des régions de Donetsk et de Lougansk est soumise à des exigences qui sont directement contraires aux Accords de Minsk. Notamment le rétablissement du régime constitutionnel ukrainien et de l'ordre dans le Donbass (sachant qu'on ignore de quel régime il s'agit: actuel ou prévu, tenant compte de la décentralisation et du statut particulier du Donbass), ainsi que le rétablissement du contrôle de l'Ukraine à la frontière avec la Russie - le 22 juillet ces exigences ont été réaffirmées dans le communiqué de presse officiel du bureau du Président ukrainien.

Nous voudrions rappeler que les Accords de Minsk fixent un enchaînement complètement différent des démarches. Il faut d'abord adopter des amendements à la Constitution et à d'autres lois dans le contexte de la réforme constitutionnelle avec un accent sur la décentralisation et l'octroi au Donbass du statut particulier permanent fixé dans la Constitution, organiser des élections, et ensuite commencer le processus de reprise du contrôle de la frontière par Kiev. Ce processus doit s'achever seulement après un règlement politique global. De plus, les Accords de Minsk prescrivent la nécessité de mettre au point les questions relatives aux élections dans le Donbass dans le cadre d'un dialogue direct entre Kiev, Donetsk et Lougansk. 

On ignore toujours ce que signifie la dernière directive du parlement ukrainien concernant les élections locales et le communiqué de presse du bureau du Président ukrainien, qui peuvent être interprétés comme un retrait factuel de l'Ukraine des Accords de Minsk. Il faut des explications.

Cette situation préoccupe forcément la Russie en tant que médiateur du processus de paix, membre du Groupe de contact et du Format Normandie. Nous exigeons des autorités ukrainiennes des explications claires à ce sujet. Nous appelons nos partenaires allemands et français du Format Normandie et les structures internationales à se prononcer clairement sur la situation actuelle et à inciter les autorités de Kiev à tenir leurs engagements.

 

Réponses aux questions:

Question: Le gouvernement turc a annoncé la fermeture de zones maritimes en Méditerranée et le lancement prévu de l'exploration géologique sur le plateau dans le cadre d'un mémorandum non reconnu entre Ankara et Tripoli. La Grèce, Chypre, l’Égypte, les dirigeants de l'Est de la Libye et d'autres pays, qui ne reconnaissent pas cet accord et les plans turcs néo-ottomans, contestent ces intentions. Quel regard la Russie porte-t-elle sur ce mémorandum et, dans l'ensemble, sur la hausse notable de la tension dans la région? Compte du droit international et de la mer, ces îles ont-elles un impact sur la délimitation des zones maritimes et du plateau?

Réponse: Nous avons fourni plusieurs fois des explications à ce sujet dans les commentaires du Département de l'information et de la presse du Ministère russe des Affaires étrangères. Notre position n'a pas changé. Nous suivons attentivement et avec inquiétude cette nouvelle montée de tension dans l'Est de la Méditerranée. Nous prônons le règlement de tous les différends par les négociations, sur la base des normes universelles du droit international. Nous appelons les partenaires à travailler au renforcement des mesures de confiance et de bon voisinage, à s'abstenir absolument de commettre des actes unilatéraux irréfléchis.

Il existe une plateforme universelle pour régler les litiges qui surviennent: l'Organisation des nations unies. De plus, le mécanisme de délimitation de la zone économique exclusive et du plateau continental entre les États est défini par les termes de la Convention du droit de la mer de l'Onu de 1982.

Question: Que pouvez-vous dire des sanctions des États-Unis contre le dirigeant de la République tchétchène Ramzan Kadyrov?

Réponse: Nous avons déjà commenté ce sujet. Je peux ajouter ceci. Le Département d’État américain a décidé de renouveler l'interdiction d'entrée aux États-Unis pour le dirigeant de la République tchétchène, initialement adoptée en 2017. Cette fois, elle a été étendue également aux membres de la famille de Ramzan Kadyrov - sa femme et ses deux enfants.

Apparemment, de nombreux représentants politiques américains maintiennent constamment à flot le thème des accusations de tous les péchés possibles et imaginables contre la Russie, les autorités du pays, les politiques, les représentants du pouvoir exécutif et législatif. C'est un nouvel exemple d'action publique. Sachant qu'une partie du "beau monde" politique américain n'a pas renoncé à sa ligne politique. D'où une question très logique: quel est le lien entre les proches de Ramzan Kadyrov et les infractions présumées? On l'ignore complètement. Je n'ai pas l'intention de commenter ces accusations infondées. D'autant que traditionnellement il n'y a ni preuves ni arguments.

C'est une nouvelle tentative de justifier l'allocation de fonds au Département d’État américain pour payer le travail de nombreux "spécialistes" à la recherche de toute information négative, en l'occurrence autour de notre pays, et en principe vis-à-vis des citoyens de tous les pays jugés "indésirables". Cela s'inscrit dans l'idée de "contention" de la Russie, l'idée de l'exclusivité américaine auto-attribuée et, évidemment, dans l'idée de violation du droit international sur la base de ce titre "exclusif". 

Question: Que pouvez-vous dire de la campagne d'agitation déployée à l'approche des élections législatives qui se sont tenues du 13 au 15 juillet en Macédoine du Nord?

Réponse: Il était difficile de ne pas remarquer la succession de communiqués vidéo, largement relayés pendant la campagne électorale en Macédoine du Nord, de représentants politiques occidentaux haut placés, notamment de chefs de gouvernement et de ministres, qui appelaient ouvertement et instamment les électeurs nord-macédoniens à voter pour tel ou tel parti.

Face à ces faits tangibles d'ingérence étrangère flagrante dans les affaires d'un État souverain, les spéculations malhonnêtes et absolument infondées sur la présence d'une prétendue "trace russe" dans toutes les élections à travers le monde paraissent complètement absurdes. Il s'agit clairement d'un usage cynique de doubles standards: les soupçons et les reproches visant la Russie sont régulièrement justifiés par des arguments opaques et flous dans le registre "highly likely", tandis que la pression directe de l'Occident sur les citoyens de la Macédoine du Nord est présentée comme quelque chose de légal, qui s'inscrit dans les fameux "canons démocratiques".

Je trouve que cet exemple illustre l'hypocrisie avec laquelle l'Occident mène sa politique de pression agressive et d'accusation des autres d'ingérence quand il n'y en a pas, et s'attribue des "indulgences" pour l'ingérence partout où il est question de ses propres intérêts. Même quand il s'agit d'un État souverain.

Question: L'escalade qui a éclaté à la frontière entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie s'est apaisée ces derniers jours, mais la situation reste tendue. Bakou juge tout de même insuffisante l'activité des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE pour le règlement du conflit et propose de changer de méthode, ainsi que de réunir le Groupe de Minsk au format élargi avec la participation des 11 États membres. L'Azerbaïdjan pense également que le mécanisme de mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies doit être modifié. Que pouvez-vous dire de la position de Bakou et peut-on dire que la Russie a joué un rôle clé dans la désescalade? Quels accords ont été conclus à court terme pour renforcer la stabilisation de la situation?

L'Azerbaïdjan a récemment proposé d'organiser un sommet du Groupe de Minsk de l'OSCE au format élargi avec la participation de tous les pays membres de ce format. Que pense la Russie de cette initiative pour intensifier le processus de paix diplomatique dans le Haut-Karabakh?

Réponse: Le nombre de cas d'infraction du cessez-le-feu diminue, mais la tension n'est pas retombée.

Afin d'empêcher l'escalade, nous entamons des démarches concrètes dans le cadre du Groupe de Minsk de l'OSCE en tant que coprésident, ainsi qu'indépendamment. 

La semaine dernière, la situation dans la zone de conflit a été analysée pendant la réunion du Groupe de Minsk, puis au Conseil permanent de l'OSCE en présence de tous les membres de l'Organisation. Les coprésidents du Groupe de Minsk sont en contact permanent avec les parties. Ils se sont entretenus plus tôt à distance avec la Présidente en exercice de l'OSCE Edi Rama et le Secrétaire général de l'OSCE Thomas Greminger, et des consultations sont prévues avec le Secrétariat de l'Onu.

Plusieurs déclarations ont été faites, notamment au niveau de l'Administration présidentielle et du Ministère russe des Affaires étrangères, appelant les parties à faire preuve d'un maximum de retenue et à respecter rigoureusement le cessez-le-feu. Des contacts téléphoniques urgents ont eu lieu entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et ses homologues de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan. Cette semaine, il a évoqué la situation avec les ambassadeurs de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie à Moscou. Une coopération est à l’œuvre au niveau des ministères de la Défense.

Erevan et Bakou avancent différentes initiatives visant à renforcer la trêve et à intensifier les négociations. Nous les évoquons avec les parties. Nous espérons qu'après la levée des restrictions sur les voyages internationaux il sera possible de travailler objectivement sur toutes les questions liées au règlement du conflit.

Question: Le gouvernement afghan s'oppose à la libération de 600 talibans prisonniers, motivant sa position par le fait qu'ils ont été condamnés pour des crimes graves. Que pensez-vous de cette position?

Réponse: Nous pensons que ce problème doit être réglé par les belligérants. A ce que l'on sache, les consultations techniques sur les listes de détenus à libérer se poursuivent. Il est important que ce problème ne serve pas d'obstacle artificiel pour entamer les négociations interafghanes directes. De notre côté, nous appelons Kaboul et les talibans à terminer au plus vite la procédure d'échange de prisonniers et à passer au dialogue constructif.

Question: Comment le gouvernement afghan a-t-il réagi à la proposition de la Russie d'accueillir les négociations interafghanes?

Réponse: Actuellement, la Russie n'a pas officiellement avancé sa proposition de recevoir les négociations interafghanes, mais nous n'écartons pas cette possibilité à terme. Nous ne cachons pas que ces négociations seront longues et nécessiteront plusieurs cycles de réunion dans différentes capitales.

Question: Quelle est la réaction du Ministère russe des Affaires étrangères à la résolution soumise par un groupe de démocrates au Sénat américain contre la participation de la Russie au G7?

Réponse: L'initiative d'un groupe de sénateurs démocrates de soumettre une résolution contre la participation de la Russie aux activités du G7 n'a aucune projection pratique sur nos intérêts. Ce n'est qu'une nouvelle tentative d'utiliser le facteur russe dans les batailles politiques aux États-Unis, de marquer des points politiques sur le terrain de la russophobie. Je trouve qu'ils profitent simplement du manque d'expérience de l'électorat américain concernant les problématiques internationales. Ils inventent tout ce qu'ils veulent. Ils ne cherchent même pas à expliquer toute la démesure de ces démarches et, dans l'ensemble, leur absurdité.

En ce qui concerne les propositions du Président américain Donald Trump d'organiser une réunion élargie du G7 avec la participation de la Russie et d'autres pays, nous avons déjà commenté ce thème début juin.

Nous partons du principe que dans le système polycentrique de relations internationales en cours de formation, la recherche aux problèmes de la politique et de l'économie mondiales ne peut se dérouler que selon le principe d'inclusivité. L'époque des "clubs d'élite" est révolue. Et il est parfaitement évident qu'aucune discussion sérieuse sur les problèmes mondiaux cruciaux ne peut être imaginée sans la participation de la Chine.

Nous sommes convaincus que les mécanismes de gouvernance globale tels que le G20,  où sont représentés les principaux centres de croissance économique et d'influence politique, correspondent à l'esprit du temps, tout comme les Brics, l'OCS, et l'UEE où le travail est mené selon le principe collégial, en respectant les intérêts réciproques, en tenant compte des particularités civilisationnelles et culturelles des pays membres.

Question: Le Ministère russe des Affaires étrangères peut-il confirmer l'information selon laquelle une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la Russie et de la France au format "2+2" à Paris serait en cours de préparation?

Réponse: En effet, une telle réunion est à l'étude. Selon l'ordre de succession elle devrait se dérouler à Paris. La date n'est pas encore fixée.

Question: Vous avez qualifié la déclaration du Comité du renseignement et de la sécurité du Royaume-Uni concernant la Russie de "russophobie ornée de fakes". Vous voulez dire que tout cela - des cyberattaques à la désinformation en passant par les meurtres mystérieux de citoyens russes au Royaume-Uni - est une invention? Quelles perspectives voyez-vous pour l'amélioration des relations entre la Russie et le Royaume-Uni?

Réponse: Je ne suis pas d'accord avec l'affirmation selon laquelle, dans un grand nombre de cas, les assassinats de citoyens russes au Royaume-Uni sont réellement mystérieux. Je dirais que parfois ils sont même purement anglais. Il est déjà clair qu'au lieu d'une enquête objective le monde assiste régulièrement à une nouvelle farce. Pourquoi? Parce que, par exemple, des verdicts sont prononcés avant le début d'une enquête. C'est déjà devenu une "bonne vieille tradition" anglaise.

En ce qui concerne le rapport mentionné, nous l'avons effectivement commenté au niveau de l'Appareil central du Ministère russe des Affaires étrangères, l'Ambassade de Russie au Royaume-Uni s'est également exprimée. Depuis des années, nous ne cessons de souligner que les autorités russes s'orientent immuablement sur le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d'autres pays. Nous n'avons pas non plus d'intentions hostiles envers le Royaume-Uni. Nous l'avons dit plusieurs fois. Nous sommes prêts à développer avec lui une coopération équitable. Sachant que nous avons averti plusieurs fois Londres que la campagne hystérique antirusse lancée au Royaume-Uni se retournerait au final contre ses auteurs.

A cet égard, nous voudrions rappeler l'absence de perspective de l'élévation de la russophobie au rang de politique nationale. Cela dévalue les déclarations parallèles de Londres concernant la volonté de normaliser les relations bilatérales et bien d'autres déclarations sur le droit international, le respect de la légalité, etc.

En ce qui concerne, comme l'indique la question, les perspectives d'amélioration des relations entre la Russie et le Royaume-Uni, l'Ambassadeur de Russie à Londres Andreï Keline en a parlé en détail. Lisez son interview.

Je pense que ces phrases modestes dans l'évaluation du rapport en soi reflètent parfaitement son fond: il est vide. Ce rapport ne parle de rien, c'est une publication absolument vide parce qu'il déborde d'accusations sans présenter la moindre preuve. Le style est bien connu: aucune preuve, aucun fait concret n'est cité. Nous avons déjà compris que tout cela est présenté dans l'esprit de "highly likely", "presque exactement" ou, nouvelle trouvaille, "95% de certitude". C'est une nouvelle contribution au fond informationnel négatif qui impacte de manière destructive le dialogue interétatique et le développement normal des liens bilatéraux.

Question: Est-ce que la Russie compte étudier à court terme la possibilité de lever les restrictions pour traverser la frontière avec l'Abkhazie? Mène-t-on des pourparlers avec les autorités abkhazes? Quand pourrait commencer la première étape de la levée de ces restrictions?

Réponse: En effet, début juillet 2020, le gouvernement de la République d'Abkhazie a demandé aux autorités russes d'étudier la possibilité de lever par étapes les restrictions décrétées dans le cadre de la pandémie. Cette question a été examinée au format interministériel. La décision définitive sera prise à partir d'une analyse globale de la situation épidémiologique actuelle en Abkhazie. Les recommandations appropriées seront fournies par les représentants de Rospotrebnadzor qui se sont rendus à Soukhoum.

 

 

 

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