6 mars 202015:48

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 6 mars 2020

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Sur la réunion du Conseil de tutelle du Fonds de soutien de la diplomatie publique Gortchakov

 

Mercredi 11 mars, sous la présidence du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se tiendra la réunion annuelle du Conseil de tutelle du Fonds de soutien de la diplomatie publique Gortchakov. Il est prévu de faire le bilan de l'activité de l'organisation en 2019, ainsi que d'approuver la liste des axes prioritaires du travail pour 2021.

Le Fonds Gortchakov a été créé en 2010 conformément au décret du Président de la Fédération de Russie afin de soutenir la diplomatie publique, contribuer à la participation d'ONG à la coopération internationale et l'implication active des institutions de la société civile dans la politique étrangère.

 

Sur la participation de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, à la présentation de la région de Kemerovo

 

Jeudi 12 mars, dans le cadre de la contribution aux régions russes dans le développement et le renforcement de la coopération avec les pays étrangers et la communauté d'affaires dans la Maison de réception du Ministère russe des Affaires étrangères se tiendra une présentation de la région de Kemerovo – Kouzbass.

Avec la participation des représentants du corps diplomatique accrédité à Moscou, des organes de pouvoir régionaux et fédéraux, des milieux d'affaires, des médias russes et étrangers. Cet événement vise à présenter les opportunités économiques et le potentiel d'investissement de la région de Kemerovo, ainsi que les plans des autorités du Kouzbass pour accroître les liens d'affaires avec les partenaires étrangers. Différents projets seront présentés à la réalisation desquels pourraient participaient des entrepreneurs et des structures intéressés de pays étrangers.

Traditionnellement sont prévus les discours du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et du Gouverneur de la région de Kemerovo Sergueï Tsivilev.

 

Sur la situation actuelle concernant le coronavirus Covid-19

 

Récemment, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté le niveau "très élevé" de la menace de propagation globale de la nouvelle maladie, appelant tous les pays à renforcer les mesures sanitaires et préventives. Vous êtes régulièrement et rapidement informés des actions de la Russie par le Siège opérationnel de contrôle et de suivi de la situation du coronavirus sous l'égide du gouvernement russe.

Le Ministère russe des Affaires étrangères continue de surveiller l'évolution de la situation avec la propagation du coronavirus, à prendre les mesures et les actions nécessaires pour contribuer aux citoyens russes. Les établissements diplomatiques étrangers vérifient les cas d'infection de citoyens russes à l'étranger, sont en contact permanent avec eux, organisent des rencontres avec les représentants des autorités locales à ce sujet.

Dans ces conditions, en planifiant les voyages à l'étranger les touristes et les citoyens russes doivent tenir compte des recommandations publiées, surveiller les nouvelles consignes des autorités compétentes, y compris le Ministère russe des Affaires étrangères, l'agence Rostourisme et Rospotrebnadzor.

Je voudrais une nouvelle fois attirer votre attention sur le travail de nos établissements à l'étranger sur les réseaux sociaux (pages uniquement officielles et vérifiées). Elles indiquent toutes les informations nécessaires pour les citoyens se trouvant à l'étranger et qui ont besoin d'aide, des numéros verts ont été mis en place.

 

Sur la situation concernant la Bolivie

 

La situation en Bolivie, en prévision de la présidentielle et des législatives prévues pour le 3 mai, reste difficile. Nous voyons que la préparation pour les élections se déroule sous la forme ouverte et dans plusieurs cas "en coulisses" d'affrontement entre les différentes forces politiques, notamment lié à la procédure d'inscription des candidats.

Sur cette toile de fond, plusieurs médias mondiaux ont rapporté que les événements initiant l'instabilité politique intérieure en Bolivie n'avaient pas de fondements légitimes, notamment les prétendues nombreuses infractions et falsifications lors du dépouillement des bulletins aux élections du 20 octobre 2019. En d'autres termes, en résumant tous ces articles et publications sensationnels de ces derniers jours, on peut dire: ce qui s'est produit l'automne dernier comportait des traits de coup d'Etat. On voudrait également dire brièvement: Bonjour! Où étiez-vous en octobre 2019? Pourquoi a-t-il fallu autant de temps pour annoncer ou au moins énumérer les faits évidents à l'époque déjà?

Je voudrais souligner que la dynamique positive se manifeste dans le sens où la vérité fait surface, mais elle le fait avec du retard. Je voudrais attirer votre attention sur tous nos commentaires faits par le Ministère russe des Affaires étrangères. Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, nos représentants et la direction du Ministère en ont parlé. Simplement relisez-les et tirez-en des conclusions.

En parlant de publications centrales, notamment de médias américains, l'article paru dans le journal Washington Post a été un scoop. Nous l'avons lu et éprouvons des sentiments controversés. D'un côté, tout est écrit correctement, avec conviction. La même chose a été dite plus tôt par les observateurs de l'UE et de l'Organisation des Etats américains (OEA). De l'autre, et nous l'avons remarqué à plusieurs reprises, ont eu lieu des actions basées non pas sur le droit international et la législation bolivienne, mais uniquement sur les principes d'utilité politique au profit de certaines forces. Des actions ayant entraîné une forte déstabilisation du pays, ayant négativement affecté sa croissance économique, ayant provoqué la tâche de faire revenir la situation dans le cadre du droit, d'élire des dirigeants à qui la plupart des Boliviens font confiance.

Je voudrais encore une fois attirer votre attention sur le fait qu'en principe la situation se répète. Dans le feu de l'action, malheureusement, notamment les médias sont utilisés comme porte-voix, comme mécanisme de lutte ou de pression extérieure. La prise de conscience a lieu plus tard. Je répète, en général, quelques mois plus tard tout reprend sa place parce qu'il est impossible de ne pas remarquer l'évidence.

Je voudrais également attirer l'attention sur le fait que les autorités boliviennes actuelles possèdent un mandat limité pour préparer les élections et constituer à l'issue un gouvernement légitime. C'est pourquoi nous lisons avec grand regret et voyons leurs déclarations infondées et parfois mensongères sur une prétendue "mafia russe", "implication russe" et une prétendue implication dans des processus illégaux en Bolivie. Il n'existe aucune information ni preuve de délits commis, que ce soit par l'Etat russe ou des citoyens russes, cirées par le gouvernement de transition bolivien. Les autorités boliviennes n'ont adressé aucune note ni requête à l'Ambassade de Russie ou via d'autres canaux.

Si c'est fait intentionnellement, je voudrais dire à tous ceux qui le font: vous n'arriverez pas à nous brouiller avec les Boliviens. Si c'est fait inconsciemment, alors c'est simplement signe d'une bêtise, tout est déjà clair.

La Russie et les citoyens russes éprouvent envers les Boliviens les meilleurs et sincères sentiments d'amitié et de respect. Nous espérons qu'ils sont réciproques.

Je voudrais une fois de plus attirer l'attention sur un grand nombre de fausses informations qui, malheureusement, circulent actuellement en Bolivie au sujet de la Russie.

 

Sur le durcissement de la rhétorique agressive des Etats-Unis vis-à-vis de la Russie concernant le Traité Ciel ouvert

 

Je voudrais vous informer que jusqu'à présent aucune déclaration officielle n'a été faite concernant une éventuelle sortie des Etats-Unis du Traité Ciel ouvert (TCO).

Néanmoins, nous sommes sérieusement préoccupés par les déclarations de certains hauts responsables et députés américains, qui tentent de faire du Traité une "monnaie d'échange" dans les jeux politiques.

Nous considérons le TCO comme un mécanisme important de garantie de la sécurité européenne et de transparence dans le domaine militaire, au même titre que le Document de Vienne sur les mesures de confiance et de sécurité de 2011.

Nous exprimons ouvertement notre position aux partenaires lors des contacts, nous apportons un avis objectif sur la situation autour du TCO. Nous espérons que le bon sens et l'approche constructive de tous les Etats parties du Traité permettront d'empêcher son effondrement.

Dans l'ensemble, je voudrais noter que les actions des Etats-Unis visant à saper la base contractuelle de la maîtrise des armements sur le plan réel ne peuvent pas infliger un préjudice irréparable à notre sécurité globale. Nous espérons qu'il sera possible de faire revenir cette situation dans le cadre du droit.

 

Sur une nouvelle requête budgétaire du Pentagone

 

Nous avons remarqué que la requête budgétaire du Pentagone et du Ministère américain de l'Energie pour l'année fiscale 2021 prévoit une augmentation des subventions concernant l'armement nucléaire et le complexe nucléaire afin de parer les "menaces" qui émaneraient de la Russie et de la Chine. Tout cela sur fond de ce que je viens de dire – le retrait des Etats-Unis de tous leurs engagements. Cette tendance était flagrante bien avant la période actuelle qui leur liait les mains et d'une certaine manière laissant cet Etat dans le cadre des accords directement relatifs à la sécurité et à la stabilité stratégique.

A cet égard nous remarquons que Washington ne modernise pas simplement ses forces nucléaires, mais cherche à leur attribuer de nouvelles capacités, ce qui élargit significativement la probabilité de leur usage. Nous sommes notamment préoccupés en ce sens par les actions des Etats-Unis visant à accroître l'éventail des armes de puissance réduite dans leur arsenal nucléaire, y compris l'élaboration et le déploiement de telles munitions pour des vecteurs stratégiques. Cela conduit clairement à la réduction du seuil d'usage de l'arme nucléaire.

Cela donne l'impression que Washington a décidé sciemment de considérer un conflit nucléaire comme une option politique réelle et crée pour cela le potentiel approprié. Mais afin d'apporter à de tels actes destructifs un aspect de "légitimité", ils se réfèrent traditionnellement aux menaces extérieures sous la forme de la Russie et de la Chine, en disant que ces pays "menacent les Etats-Unis".

Nous voudrions souligner: s'il y a bien une chose que menace les Etats-Unis c'est leurs propres tentatives de réanimer le concept de "la paix s'appuyant sur la force" et de reformater les relations internationales dans l'esprit de "la rivalité entre les grandes puissances" où, selon leur entendement, l'Amérique devra évidemment gagner. Cette logique en soi est préjudiciable et très dangereuse.

Nous trouvons de telles idées déstabilisantes. Leur réalisation entraîne une hausse de la confrontation militaire, ce qui risque d'entraîner des conséquences très négatives. Le renforcement sans retenue de la puissance militaire, qui plus est hors d'un cadre juridique de maîtrise, est une voie sans issue. Alors que la poursuite de la politique de maîtrise des armements et l'établissement de la coopération avec d'autres Etats, ce à quoi nous appelons les Etats-Unis de nouveau, est un moyen bien plus efficace de garantir la sécurité nationale.

 

Sur le 2e anniversaire de l'incident de Salisbury

 

Cela fait deux ans que le "mystère de Salisbury" a été intentionnellement utilisé par les autorités britanniques pour compliquer les relations bilatérales, et dans un sens plus large, en tant que faux argument pour effrayer la communauté internationale. En dépit des nombreux appels de la Russie à un dialogue responsable, ils étaient réellement nombreux, le Royaume-Uni refuse à ce jour une discussion objective et une enquête conjointe sur ce qui s'est passé. Je rappelle que des citoyens russes ont été touchés. Sachant que le gouvernement britannique continue d'utiliser "l'affaire Skripal" en tant qu'instrument de pression sur notre pays, tout en attisant les sentiments antirusses au sein de la société britannique.

Nous condamnons résolument toutes les tentatives de Londres de rejeter sur Moscou la responsabilité pour les événements à Salisbury. Nous insistons sur une enquête professionnelle, objective et impartiale sur les faits. Nous réaffirmons notre disposition à une coopération objective entre les forces de l'ordre et les experts compétents.

Il est fondamental d'organiser au plus vite un accès consulaire aux Russes. Je voudrais souligner en particulier (j'espère que cette information ne sera pas bloquée et parviendra jusqu'à la société britannique) que toutes ces années (deux années se sont écoulées depuis l'incident) nous n'avons jamais cessé ni renoncé à nos exigences insistantes d'organiser une rencontre avec les citoyens russes touchés, selon ce qui a été dit à nous et au monde entier durant cet incident. Nous avons envoyé des notes diplomatiques, fait des déclarations, cette question a été soulevée lors des contacts via les canaux diplomatiques. Aucune réponse.

Les autorités britanniques ignorent de manière infondée les exigences russes, négligent leurs engagements juridiques internationaux, notamment dans le cadre de la Convention consulaire bilatérale de 1965.

Nous estimons que l'approche des autorités britanniques est contraire au droit international et aux normes de tout droit. Nous sommes convaincus que seulement un dialogue ouvert dans le respect réciproque entre les professionnels basé sur le droit, se trouvant dans le cadre du droit permettra de mettre un terme aux spéculations britanniques et d'établir la vérité, en réglant ainsi toutes les questions, les fakes qui étaient très nombreux depuis deux ans. Je pense que ces événements entreront dans des documents historiques en tant qu'exemple d'une vaste campagne médiatique basée sur la désinformation.

 

Sur les tentatives des autorités néerlandaises de faire pression sur la Cour de district de La Haye à la veille du procès sur l'affaire du vol MH17

 

Nous constatons aux Pays-Bas l'accélération de la campagne médiatique à mesure qu'approche le début du procès, prévu pour le 9 mars, à la Cour de district de La Haye sur "l'affaire du crash du vol MH17" dans l'Est de l'Ukraine en juillet 2014. Tout cela se déroule notamment à l'initiative du Parquet néerlandais, qui supervise le travail du Groupe d'enquête conjoint (JIT).

L'objectif consiste à orienter l'opinion publique dans le sens désiré, la préparer pour mettre en avant et probablement sécuriser dans un certain sens leurs "succès" en presque six ans de travail. C'est évidemment très éloigné des hauts standards auxquels se référaient nos partenaires occidentaux.

N'ayant aucune nouvelle information par rapport aux accusations déjà proférées, le JIT a récemment fait un "coup très efficace", selon lui, assez étrange (une fois de plus dans le cadre de la campagne médiatique qui prend de l'ampleur) – il a annoncé la présence de prétendus témoins, dont les noms et les identités sont confidentiels. Je me souviens même que nous avions plusieurs questions à ce sujet pendant une conférence de presse. Tout cela rappelle l'utilisation de la formule magique: "Nous savons exactement ce que vous avez fait parce que des sources secrètes, dont nous ne pouvons pas vous communiquer les informations, nous l'ont dit." Cela donne l'impression que cette formule est déjà devenue un outil de travail dans plusieurs affaires résonnantes, événements et incidents, et il est utilisé de plus en plus largement.

Cela devient un style distinctif quand on utilise la désinformation se référant à des preuves mythiques "irréfutables", aux informations confidentielles de témoins, à des sources qui ne peuvent pas être divulguées. Sachant que le discours public omet les questions sérieuses directement liées à la tragédie, notamment la non-fermeture de son espace aérien par l'Ukraine en été 2014 pour l'aviation civile dans les conditions d'un conflit intérieur, qui a été soulevée entre autres par des députés néerlandais. On continue d'ignorer les nombreuses informations et données transmises par la Russie concernant les circonstances des faits. Les enquêteurs ne souhaitent pas savoir pourquoi c'est à la veille du procès sur l'Ukraine qu'ont été renvoyés tous les collaborateurs du Parquet en charge de l'enquête sur le crash.

En revanche, la campagne médiatique prend une ampleur sans précédent. Elle se distingue par un penchant accusateur envers la Russie et, ce qui est inadmissible, ses citoyens. Ces derniers jours avec les audiences, tout cela a été lancé afin de compenser les lacunes dans la base de preuves, cacher la manipulation des faits pour s'adapter à la version préalablement choisie. Probablement, entre autres, pour inculquer l'idée sur la nature irréprochable de l'enquête menée, pour prédéterminer le verdict et empêcher tout écart de la ligne fixée il y a six ans.

Une question. Est-il admissible d'organiser une telle campagne médiatique avant un procès? A-t-on vu de tels précédents?

Nous considérons tout cela comme une grossière tentative de faire pression sur le tribunal.

 

Sur l'opération navale Agénor

 

Nous qualifions la situation dans le golfe Persique et dans le détroit d'Ormuz de tumultueuse. Sachant que la présence clairement excessive dans ces eaux de navires étrangers ne contribue pas à la désescalade de la tension et, au contraire, crée un élément irritant supplémentaire. C'est sous cet angle que nous percevons l'opération Agénor – la composante militaire de la Mission européenne de surveillance maritime dans le détroit d'Ormuz (EMASOH), lancée par les efforts communs de la France, de l'Allemagne, de la Belgique, du Danemark, des Pays-Bas, de la Grèce, de l'Italie et du Portugal.

Nous partons du principe que la situation actuelle s'explique par l'aggravation d'un ensemble de problèmes. Nous souhaitons que tous les pays intéressés par la détente et le renforcement de la stabilité régionale étudient la proposition russe concernant l'établissement d'un dialogue sur la mise en place d'un système de sécurité collective dans le golfe Persique.

L'approche russe du règlement de la situation s'appuie sur le principe d'une coopération équitable entre toutes les parties régionales et intéressées, le respect rigoureux des normes du droit international.

 

Sur les projets de construction de nouvelles colonies israéliennes en Cisjordanie

 

Les projets de construction de nouvelles colonies publiés par le gouvernement israélien dans la zone E1 en Cisjordanie sont, de toute évidence, contraires à la base juridique internationale du processus de paix au Proche-Orient. Leur réalisation rendra impossible la continuité territoriale de la Cisjordanie, qui est la condition inaliénable de la viabilité du futur Etat palestinien.

Nous réaffirmons la position intransigeante de la position de la Russie reflétée dans la résolution 2334 (2016) du Conseil de sécurité des Nations unies, conformément à laquelle la création de colonies par Israël sur le territoire palestinien, occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, ne possède pas de force juridique, est une violation du droit international et l'un des principaux obstacles pour régler le conflit israélo-palestinien sur la base du principe de deux Etats, ainsi que l'établissement de la paix juste, solide et globale au Proche-Orient.

Nous appelons toutes les parties à s'abstenir de toute démarche susceptible de provoquer une nouvelle escalade dangereuse dans la région et empêcher la création des conditions pour relancer les négociations israélo-palestiniennes directes sous l'égide internationale.

 

Sur les provocations des autorités italiennes concernant le biathloniste Alexandre Loginov

 

Une protestation italienne a été exprimée par les autorités italiennes concernant la perquisition dans la matinée du 22 février chez le biathloniste Alexander Loginov et son entraîneur personnel Alexander Kasperovitch aux championnats du monde de biathlon dans la ville italienne d'Anterselva. Les autorités russes ont déclaré l'inadmissibilité et la disproportionnalité de telles mesures vis-à-vis des sportifs russes et l'influence négative de cet incident sur le développement de la coopération sportive entre nos pays.

La perquisition dans la matinée le jour même d'une étape des Championnats du monde s'est forcément reflétée sur l'état de nos sportifs. Vous le savez, Alexander Loginov a dû annuler sa participation au départ du 23 février.

En réponse à nos requêtes les autorités compétentes italiennes ont déclaré que l'heure aussi matinale de la perquisition, à savoir 6 heures du matin, a été choisie soi-disant pour "permettre à l'athlète russe de participer à la compétition prévue plus tard dans la matinée". En effet, la course s'est déroulée à 14:30. Ces explications des autorités italiennes sont complètement inconsistantes.

J'attire votre attention sur le fait que les représentants du corps italiens des Carabiniers ont confirmé à nos diplomates qu'aucune preuve matérielle n'a été découverte à l'issue de la perquisition d'Alexander Loginov.

Etant donné que l'enquête préliminaire sur nos sportifs se poursuit sur le territoire italien, nous appelons les autorités italiennes à respecter rigoureusement les droits et les intérêts légitimes des sportifs russes et des représentants de notre équipe nationale. Nous espérons que des mesures exhaustives seront prises pour empêcher à terme de tels incidents, et que les responsables des abus contre les sportifs seront sanctionnés.

 

Sur le décret du Président ukrainien Vladimir Zelenski, qui a proclamé le 26   février en Ukraine Journée de résistance contre l'occupation de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol

 

Récemment, le Président ukrainien Vladimir Zelenski a signé un décret proclamant le 26 février en Ukraine Journée de résistance contre l'occupation de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol. Cet acte peut être décrit par un seul mot – pantomime, parce que c'est ridicule et inutile.

En dépit d'une telle qualification de ce qui a été inventé une nouvelle fois en Ukraine dans le contexte de la Crimée et de Sébastopol, une chose reste sûre – c'est la date choisie. Le 26 février n'a pas été associé par hasard en Ukraine à la Crimée et à Sébastopol. Savez-vous pourquoi cela a été fait? Je pense que Vladimir Zelenski lui-même l'ignore.

Le 25 février 2014, l'un des leaders du mouvement radical-nationaliste ukrainien, interdit en Russie, Pravy Sektor, Igor Mossiïtchouk, a exprimé son idée pour retenir la Crimée (l'idée existait déjà à l'époque): "Les tentatives de rompre l'intégrité territoriale de l'Ukraine seront fermement réprimées. Si le gouvernement en est incapable, le Pravy Sektor formera un "train de l'amitié". Comme l'Assemblée nationale ukrainienne – Autodéfense ukrainienne (UNSO) en 1990, nous irons en Crimée. A l'époque, le public comme celui-ci fuyait comme des rats quand la colonne de l'UNSO entrait à Sébastopol…" Six ans plus tard une nouvelle fête a été instaurée en Ukraine – la Journée de résistance contre l'occupation de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol.

En connaissant la vision en Ukraine de la "libération" de la Crimée de l'occupation, faut-il s'étonner que les Criméens ont fait un choix consciencieux au référendum du 16 mars au profit de la réunification avec la Russie?

Un autre conseil à ceux qui inventent de nouvelles fêtes et des prétextes pour célébrer quelque chose en Ukraine – souvenez-vous et relisez au moins l'histoire contemporaine, celle qui date de quelques années, ce que disaient à l'époque ceux qui sont devenus les idéologues de la construction d'une nouvelle Ukraine. Réfléchissez parfois à ce que vous faites et aux conséquences éventuelles.

 

Sur les déclarations antirusses du Président du Monténégro

 

Le Président monténégrin Milo Djukanovic, dans une interview à l'agence de presse Reuters, a jugé utile d'évoquer de nouveau le thème de la prétendue "ingérence" russe dans les processus politiques dans ce pays des Balkans.

Nous rappelons régulièrement aux autorités de Podgorica que la Russie n'a pas pour habitude de s'ingérer dans les affaires intérieures d'autres pays, et le Monténégro ne fait pas exception. Si le gouvernement du Monténégro veut trouver ceux qui s'ingèrent dans ses affaires, il devrait tourner la tête à 180 degrés et à regarder du côté opposé. Il verrait peut-être ceux qui s'ingèrent dans leurs affaires intérieures. La référence à des atteintes "hybrides" à la souveraineté étrangère soi-disant de Moscou sont des tentatives maladroites de régler ses propres problèmes en cherchant un ennemi extérieur et en détournant l'opinion publique de la compréhension qui s'ingère réellement dans les affaires du Monténégro.

La situation autour de la loi sur la liberté de religion adoptée au Monténégro en décembre 2019 suscite évidemment une grande inquiétude. Ce thème avait une signification mondiale et un impact destructif sur l'unité du monde orthodoxe. C'est là qu'il faut chercher le problème, et non dans la position des forces qui critiquent les "contes" législatifs, appellent à un dialogue respectueux et équitable entre les autorités monténégrines et l'Eglise orthodoxe serbe, défendant ses droits et intérêts légitimes séculaires.

En ce qui concerne l'avancement de Podgorica sur le chemin de l'intégration européenne, il est question d'un choix souverain. Nous n'étions jamais opposés à l'élargissement de l'UE, cette question concerne les demandeurs d'adhésion, ainsi que Bruxelles, et la construction des relations de chaque pays concret avec des structures d'intégration.

 

Sur l'interdiction d'entrée en Roumanie pour l'historien russe Alexeï Oumnov-Denissov

 

Le 2 mars, les autorités roumaines ont interdit sans aucune explication l'entrée dans le pays à l'historien russe Alexeï Oumnov-Denissov. Ce qui a sapé le déroulement d'une activité académique visant à développer un dialogue constructif entre les communautés scientifiques des deux pays. Par la suite, le Ministère des Affaires étrangères de la Roumanie a annoncé que cette décision avait été prises soi-disant en conformité avec les normes juridiques et la législation roumaine.

Les actions de Bucarest suscitent un profond regret et confusion. Nous trouvons cette démarche franchement hostile, qui ne contribue pas à l'amélioration de l'atmosphère générale des relations bilatérales.

 

          Sur la situation des citoyens russes Mikhaïl Ivkine et Pavel Kossov

 

Pendant la conférence de presse précédente j'avais promis de revenir sur l'affaire des citoyens russes Mikhaïl Ivkine et Pavel Kossov, placés en détention isolée à Marseille en attente de leur procès. Je rappelle qu'ils ont été interpellés à Munich en février 2018 dans le cadre du mandat français d'Interpol, accusés d'avoir grièvement blessé un citoyen britannique lors des échauffourées entre des supporters en France pendant la Coupe du monde de football de 2016.

En répondant à la question j'avais promis de parler des mesures prises par le Ministère russe des Affaires étrangères pour défendre les intérêts des citoyens russes. Le Consulat général de Russie à Marseille a pris les mesures nécessaires pour défendre les droits et les intérêts des citoyens russes dans le cadre de la législation russe et du droit international. Les suspects bénéficient des visites consulaires, le contact a été établi avec leurs avocats.

Le 3 mars, un collaborateur du Consulat général de Russie à Marseille a rendu visite à Mikhaïl Ivkine en détention. Ce dernier n'a exprimé aucune plainte concernant les conditions de détention et l'infraction de ces droits légitimes. Sur autorisation de la direction pénitentiaire des livres envoyés par ses proches ont été transmis au suspect.

La détermination du niveau de culpabilité dans les délits incriminés et l'annonce du verdict définitif sur cette affaire conformément aux normes internationales en vigueur relève uniquement de la compétence des organes judiciaires locaux. Sachant que le verdict peut être contesté selon les modalités prévues par la loi française.

Les citoyens russes se trouvent en détention provisoire depuis presque deux ans. Sans remettre en question les normes du Code de procédure pénale de la France, nous partons de la nécessité d'une approche proportionnée de leur application, ainsi que de l'inadmissibilité de retarder l'enquête.

De notre côté, nous continuons de surveiller la situation en permanence, notamment pour éviter toute infraction directe ou indirecte qui auraient un impact négatif et affecteraient les droits des citoyens russes. Le Ministère russe des Affaires étrangères et nos établissements diplomatiques en France sont en contact avec les représentants de nos citoyens et contribueront à la protection de leurs droits légitimes.

 

Sur la situation concernant la citoyenne russe Olessia Krassilova interpellée en Espagne

 

Le 14 février, la citoyenne russe Olessia Krassilova a été arrêtée à Tenerife par les autorités espagnoles à la demande des Etats-Unis. Il s'agit d'une collaboratrice d'une structure publique russe qui se trouvait en Espagne en mission de service.

L'interpellation d'Olessia Krassilova est un nouvel exemple de la chasse aux citoyens russes ouverte par les Etats-Unis à travers le monde. Nous espérons que les autorités espagnoles adopteront une position fondamentale et légale dans cette affaire, qui aura des conséquences directes pour les liens bilatéraux. Le Ministère des Affaires étrangères espagnol a déjà reçu une note russe exprimant une sérieuse préoccupation concernant l'interpellation et la détention sans précédent de la citoyenne russe appelant les autorités espagnoles à renoncer à son extradition aux Etats-Unis. Nous prenons toutes les mesures nécessaires pour garantir ses droits et intérêts légitimes, nous appelons les Espagnols à ne pas engager de démarches qui pourraient aggraver davantage la situation, qui se trouve hors du champ légal. Nous avons fermement exigé des autorités américaines de retirer la demande d'extradition d'Olessia Krassilova aux Etats-Unis.

Nous continuerons d'exiger la libération au plus vite de la citoyenne russe. A cet égard, à Madrid s'est rendue une délégation des autorités russes compétentes pour organiser la protection d'avocat de l'accusée. Avec le soutien de l'Ambassade de Russie entre l'organisation-employeur et l'avocat russophone a été signé un contrat en la matière.

A Tenerife a été envoyé un collaborateur du service consulaire de l'Ambassade, qui a rendu visite à Olessia Krassilova à la prison Tenerife-2 (Canaries). La Russe est disposée à se battre pour sa libération et son retour dans la Patrie.

 

 

Sur l'affaire de Viktoria Ivanova

 

Etant donné que la France enquête depuis deux ans sur une affaire concernant des citoyens russes, je voudrais également commenter l'enquête qui se déroule également en France sur la situation d'une journaliste russe. Le Parquet français a clos l'enquête sur l'affaire des coups et blessures infligés à la journaliste russe Viktoria Ivanova. Le prétexte est plus qu'étrange – "l'impossibilité de déterminer les coupables".

C'est étrange. Dans la situation des citoyens russes Mikhaïl Ivkine et Pavel Kossov l'enquête dure deux ans pour déterminer les coupables. Alors que dans le cas présent deux mois ont suffi pour décider de clore l'enquête parce qu'il est impossible de déterminer les coupables. Je comprends que ce sont des questions très différentes sans rapport entre elles qui ne se déroulent pas dans une dimension parallèle. Mais il existe probablement une certaine compréhension de l'approche commune de l'application des droits sur le territoire français.

Je rappelle que la correspondante de l'agence Rossiya Segodnya Viktoria Ivanova a été victime des actions de la police française pendant les manifestations des "Gilets jaunes" le 1er mai 2019. Malgré une inscription bien visible "Presse" sur son casque et son brassard, un policier l'a frappée deux fois avec sa matraque en causant une contusion du bras gauche et une commotion cérébrale.

Les dossiers de l'enquête comportent des preuves exhaustives que Viktoria Ivanova a été victime dans cette situation. En particulier, en témoignent les enregistrements des caméras de surveillance des coups portés. Les organismes compétents ont vérifié les photos, les communications radio et ont interrogé les commandants des unités présentes sur les lieux – toutes les informations ont été rassemblées et transmises.

Sans contester la responsabilité des forces de l'ordre, le Parquet français a néanmoins décidé de clore l'enquête dans "l'impossibilité d'identifier le coupable". Viktoria Ivanova en a été informée par une lettre le 2 mars.

Un précédent a été créé. Il s'avère qu'en disposant de toutes les informations, des moyens techniques et de l'attachement officiellement déclaré par Paris de la protection des droits des journalistes sur les plateformes des organisations et des manifestations publiques, cela ne fonctionne pas dans la pratique.

Nous estimons que la décision prise à l'égard de Viktoria Ivanova enfreint ses droits, ainsi que les principes de justice et d'inévitabilité du châtiment pour un délit. Nous soutenons l'aspiration du journalisme russe à faire traduire en justice les responsables de ses blessures. Si les structures publiques et les associations françaises organisent sous leur égide des forums, notamment le Forum de Paris sur la paix où cette question est évoquée en théorie, c'est ainsi que tout cela doit être réalisé en pratique.

Nous ne laisserons pas passer ce cas en envoyant toutes les informations à l'OSCE et à d'autres structures internationales.

 

Sur la situation concernant le journal Le Monde

 

Quelque chose d'étrange se produit en France dans le secteur journalistique. Si vous vous souvenez, je disais que nous devons évoquer dans l'espace public le refus des médias français de publier les informations concernant le démenti de fausses informations publiées. Je parlais du Monde.

Seulement après notre requête publique nous avons obtenu une réponse de ce journal. Je rappelle que nous avions demandé simplement de publier une réponse à la fausse information stipulant que la Russie durcit la délivrance ou l'étude de visas pour les journalistes. Des dizaines de correspondants étrangers ici présents n'ont certainement pas été confrontés au durcissement du régime de visa ces dernières années.

Nous avons demandé la possibilité de publier un démenti. Le journal ne nous répondait pas pendant plusieurs semaines. Nous avons reçu une réponse après une requête publique. Elle est stupéfiante. Je cite: "Nous avons lu votre lettre avec intérêt, mais nous ne souhaitons pas la publier." Est-ce normal? C'est un média français – les forums sur la paix, les débats sur la lutte contre les fakes, l'initiative globale de l'Elysée concernant la lutte contre la désinformation. Nous utilisons les moyens légaux pour empêcher la propagation des fakes. Nous le faisons respectueusement, dans le cadre de la loi française – nous avons transmis la lettre avec la demande de la publier via la représentation russe. Nous n'avions même pas insisté sur le format de journal, il était possible de le faire sur le site. Et on nous dit qu'ils ne veulent pas publier notre réponse. Je n'ai jamais vu ça.

Devons-nous adopter la même attitude envers la partie française sur tous les thèmes mentionnés? Ce n'est pas notre choix Je rappelle d'ailleurs que l'obligation des médis de publier un démenti ou accorder à la partie intéressée la possibilité de publier un commentaire sur les pages du média en réponse aux inexactitudes ou les déformations commises à son égard est un principe clé de l'éthique journalistique internationale. Ces principes sont professionnels et démocratiques. La volonté ou la réticence de la direction d'un média d'appliquer ces principes n'ont rien à voir avec la démocratie, la liberté d'expression et les principes liés au respect de la profession.

Conformément à la Déclaration internationale de principe sur la conduite des journalistes adoptée par la Fédération internationale des journalistes en 1954 (je passe le bonjour au Monde), en cas de publication de fausses informations préjudiciables, le journaliste est contraint de "tout faire pour les corriger ou démentir". Nous n'insistions pas pour que ce travail soit fait par les journalistes du Monde, nous l'avons fait nous-mêmes. Nous étions prêts à corriger ensemble l'article, la réduire, simplifier. Nous l'avons traduit et soumis en français. Le droit de réponse, à un commentaire juste et à la critique de ses propres articles, ainsi que la critique privée et sociale est fixé par la Charte d'éthique mondiale du journalisme de 2019. La même position est reflétée dans les principes internationaux de l'éthique professionnelle des journalistes de l'Unesco. Savez-vous où ils ont été adoptés? A Paris, le 20 novembre 1983. Ainsi que par la Charte des droits et devoirs des journalistes de 1971 de la Fédération européenne des journalistes. Si Le Monde n'y est pas attaché, veuillez en informer le public. Nous le saurons.

 

Pour la célébration du Jour de l'indépendance de la République du Ghana

 

Aujourd’hui, vendredi 6 mars, est célébré le Jour de l'indépendance de la République du Ghana. Le peuple ghanéen amical connaît une histoire séculaire, des traditions et des coutumes originales. Les premiers Européens (Portugais) ont débarqué sur le littoral ghanéen fin XVe et ont été frappés par l'abondance de l'or, qui était à l'époque un véritable malheur pour la population locale. Les rumeurs sur les richesses de ce pays d'Afrique occidentale se sont rapidement répandues en Europe éclairée, et les ancêtres des Néerlandais, des Danois, des Français et des Anglais sont partis en direction de la Côte-de-l'Or (ancienne appellation du Ghana) certainement pas avec l'intention de rendre heureux les autochtones avec les exploits de la civilisation européenne. La bataille acharnée pour les ressources (or) s'est soldée par la victoire du Royaume-Uni, qui a établi le contrôle sur tout le territoire du Ghana en 1901. A la conquête barbare des richesses naturelles s'ajoutait traditionnellement la traite d'esclaves. Je ne vais pas décrire toutes les merveilles "moyenâgeuses".

La population de la Côte-de-l'Or ne s'est pas résignée au pouvoir des colonisateurs, et la lutte nationale de libération menée sous la direction de Kwame Nkrumah a conduit à la proclamation de l'indépendance en 1957. Le nouvel Etat a été baptisé Ghana, et Kwame Nkrumah est devenu son premier président. Etant un fervent défenseur de l'idée de panafricanisme, il menait une ligne visant à accélérer le développement du pays et de tout le continent africain, il a été l'un des initiateurs de la création de l'Organisation de l'unité africaine.

Aujourd'hui le Ghana fait partie des principales économiques de l'Afrique, réalise avec succès la mission du développement socioéconomique, mène une politique étrangère pesée. Nous félicitons nos amis ghanéens avec leur fête nationale, nous comptons sur l'avancement de toute la coopération mutuellement avantageuse entre la Russie et le Ghana, nous souhaitons aux Ghanéens la paix, la prospérité et le bien-être.

 

Réponses aux questions:

Question: Ma question concerne les amendements à la Constitution de la Fédération de Russie concernant l'interdiction d'aliénation des territoires de la Fédération de Russie. Cet amendement a déjà été approuvé par la commission compétente de la Douma d'Etat. Lors des débats des hommes politiques russes influents ont déclaré qu'ainsi ils veulent mettre un point dans les négociations avec le Japon concernant les Kouriles du Sud. Le Président russe Vladimir Poutine a également exprimé sa position. Au final, la formulation est la suivante: à l'exception de la démarcation et de la redémarcation, les actions visant à aliéner les territoires de la Fédération de Russie et les appels à le faire ne sont pas admis. D'où la question de savoir si cet amendement influencera les négociations entre la Russie et le Japon concernant le traité de paix? Selon le Ministère russe des Affaires étrangères, ces négociations concernent l'aliénation des territoires de la Russie ou le travail de démarcation?

Réponse: Il est tout à fait incorrect de dire que cet amendement influencera. Les amendements qui seront adoptés à la Constitution de la Fédération de Russie influenceront tous les secteurs de notre vie. En l'occurrence, je ne fais pas allusion à notre vie, mais à la vie en Fédération de Russie. C'est évident. Les amendements à la Constitution impacteront les différents secteurs de la vie concernés. C'est une première chose. Il est incorrect d'évoquer aujourd'hui les amendements et leur influence ou non. Je pense que cela ne correspond pas aux aspects juridiques de ce thème. Quand les amendements seront adoptés, alors nous les évoquerons en tant que Loi fondamentale en vigueur.

Deuxième point. Concernant les négociations avec le Japon. Votre formulation de la question est intéressante. Je n'ai aucun reproche envers vous parce que d'une manière ou d'une autre c'est la position de nombreux médias japonais, ainsi que de nombreuses forces politiques, et pas seulement au Japon. Est-ce que les futurs événements ou actions influenceront les négociations actuelles? J'ai une question à mon tour: pourquoi nous posons (ou vous posez) cette question de cette manière précise, qu'à terme quelque chose doit influencer les négociations qui se déroulent depuis plus d'un an? Cela fait deux ans que nous avons intensifié et avons fait passer le niveau du dialogue avec le Japon au niveau supérieur concernant la conclusion d'un accord de paix. Pourquoi devons-nous partir du futur alors que nous avons un présent? Malheureusement, chaque jour ce présent se transforme en passé. Je trouve que cette question doit être adressée aux autorités japonaises, aux diplomates japonais, aux politiciens et aux personnalités publiques. Qu'a été fait en trois et surtout en deux ans pour réaliser le plan? Dans le cas présent il ne faut pas partir du futur. Il faut analyser l'approche globale et stratégique, regarder comment elle est réalisée par les autorités japonaises dans la pratique? J'ai une question pour vous: et qu'a été fait par les autorités japonaises concernant la Constitution japonaise dans le contexte des négociations avec Moscou? Je peux vous suggérer la réponse: rien. C'est pourquoi il me semble qu'il ne faut pas parler de ce qui influencera à terme les négociations en fonction des éventuels amendements à la Constitution de la Russie, si au cours de ces dernières années, malheureusement, le Japon n'a rien fait, ce qui serait logique et nécessaire à faire s'il voulait réellement progresser à ce sujet. Il faut une autre philosophie. Et elle doit exister en soi.

Question: Dans le cadre du Mémorandum de Sotchi la Turquie devait séparer l'opposition armée des terroristes. Il a été souligné hier que les terroristes seraient éliminés. A-t-on maintenu l'entente que la Turquie éliminerait elle-même les combattants ou fera-t-on participer l'armée syrienne et les forces russes?

Réponse: Vous savez, je veux attirer votre attention sur le Communiqué conjoint d'hier à l'issue des pourparlers entre les dirigeants de la Russie et de la Turquie, il a été énoncé par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et il est accessible sur notre site, qui énumère les démarches convenues par les parties. En ce qui concerne l'élimination des combattants et des terroristes, sans lien avec les pourparlers d'hier, s'ils sont désignés en tant que tels, ils doivent être éliminés avant tout par l'armée syrienne et les forces, les pays et les contingents qui collaborent légalement avec les autorités syriennes. C'est notre position fondamentale, elle n'a pas changé. Bien sûr, il existe différents mécanismes de coordination des actions avec la communauté internationale, mais avant tout ce n'est pas seulement le droit, mais également l'obligation de l'Etat syrien d'agir et d'y faire légalement participer ceux qui sont prêts à apporter une telle aide. Il faut partir de ce principe de base, il n'a pas changé pour nous.

Question: Récemment, les Etats-Unis et les talibans ont conclu un accord de paix. Dans les jours qui ont suivi la situation n'a fait que se détériorer en Afghanistan. Qu'en pense la Russie? Comment peut-on garantir la paix et la sécurité en Afghanistan?

Réponse: Nous avons déjà exprimé notre avis sur les accords conclus entre les Etats-Unis et les talibans. Comme vous l'avez noté, ils n'ont pas conduit à des résultats progressifs immédiats et, malheureusement, à la détérioration de la situation. Nous espérons que l'accord signé sera entièrement mis en œuvre. Nous sommes certains que l'aspiration à une paix réelle dans la situation actuelle en Afghanistan doit devenir la priorité absolue pour toutes les forces, y compris sociopolitiques. Je comprends, c'est une recette très générale. Mais vous souhaitez une réponse à une question qui ne peut être réglée depuis des décennies. La solution doit bien exister, mais il est assez difficile de l'appliquer, comme nous pouvons le voir.

En parlant brièvement et sans généraliser, ces divergences réciproques ne doivent pas être présentées comme une approche globale. Elles doivent céder la place au plus important – les intérêts du peuple afghan. Et c'est l'avancement vers la paix pour la prospérité et le bien-être du peuple afghan qui doit devenir la priorité absolue. Je répète, je comprends que ce soit un conseil très général, une solution très générale, mais l'histoire de l'Etat montre qu'il faut un jour commencer à le faire. Il faut unir les efforts au lieu de les diviser en partant des divergences qui ne disparaitront pas.

Question: Sur l'exemple de la Libye, de la Syrie, de l'Irak, de l'Afghanistan, du Cachemire et d'autres pays nous voyons que la guerre fait surtout souffrir les femmes et les enfants. Que pouvez-vous souhaiter aux femmes qui fêteront la Journée internationale des femmes dans un camp de réfugiés ou dans un autre endroit désagréable?

Réponse: Si vous posez de cette manière une question sur les femmes qui souffrent de conflits armés et se trouvent dans des camps de réfugiés, je n'ai pas de vœux pour elles. Je veux adresser mes vœux aux hommes qui, malheureusement, oublient les priorités évidentes de la vie pacifique, la nécessité de maintenir la paix en tant que concept global, impératif global. Je n'ai qu'un seul vœu: toujours penser au fait que les ambitions politiques, la conjoncture, les intérêts dans différents secteurs doivent toujours partir des priorités de la vie pacifique et de la population civile.

Aux femmes touchées par les conflits, dont vous parlez, je peux souhaiter des forces et de la patience. Malheureusement, dans une telle situation actuellement se trouvent non pas des centaines de milliers, mais des millions de femmes.

Je voudrais souhaiter aux associations à travers le monde, aux ONG, à la société civile, aux activistes qui s'occupent des projets caritatifs et des problèmes des femmes de différents aspects de déterminer et de voir le plus important au lieu de se focaliser sur les intérêts particuliers mais assez insignifiants. Il est important de voir le problème sous un angle plus large, de garder à l'esprit que dans le monde il existe un très grand nombre de femmes et d'enfants de la population civile, qui dans la vie quotidienne ignore ce que sont les droits de l'homme ainsi que ce qu'est une vie normale, humaine. C'est pourquoi quand je vois de nouvelles initiatives civiles, des mouvements, des campagnes appelées à régler des problèmes existentiels liés aux femmes, je le trouve parfois grotesque et vexant parce que ces objectifs sont si mineurs, et les tâches sont si dérisoires que les ressources utilisées pourraient tout à fait régler des tâches et des problèmes majeurs réels.

Question: En janvier 2020, notre collègue, journaliste de la Cinquième chaîne Andreï Zakharov a publié un reportage sur des légionnaires lettons. En février – de nouveau sur des légionnaires de Waffen-SS, qui organisent des marches annuelles en Estonie. Sous ce prétexte les autorités estoniennes l'ont privé de visa Schengen pour cinq ans et l'ont expulsé de l'UE. Que pouvez-vous dire sur les actions des autorités estoniennes? Peut-on l'interpréter comme une opposition à l'activité professionnelle du correspondant, et donc un effondrement des accords internationaux sur les médias, sur la liberté d'expression?

Réponse: Nous avons déjà commenté ce thème. Le commentaire a été publié sur le site du Ministère, il reste d'actualité. Faisant suite à ce commentaire nous enverrons une lettre appropriée à Harlem Désir, représentant de l'OSCE pour la liberté des médias, en décrivant en détail cette situation, et nous poserons cette question sur le plan pratique sur les plateformes internationales et nous y reviendrons.

Nous demanderons à nos partenaires de l'UE, aussi bien à titre individuel qu'en tant que structure commune, sur les règles et les modalités d'accréditation, d'entrée et de sortie des journalistes et la possibilité d'exercer l'activité professionnelle. Il y a quelques années nous avons essayé de comprendre si l'UE possédait de telles règles générales. A première vue, c'est une structure progressiste en ce sens. On y parle constamment des horreurs de la propagande et de la lutte contre la désinformation. Sachant que nous avons demandé plusieurs fois les règles de travail qu'il faut, selon les structures de l'UE, faire pour être considéré comme un journaliste respectueux de la loi. Il nous a été dit, ce qui m'a beaucoup étonnée, qu'il n'y avait pas de règles générales: l'espace de circulation est commun; la zone Schengen est commune; les décisions notamment dans la lutte contre les journalistes malhonnêtes sont prises de consensus. A titre national aucun pays ne mène une politique individuelle, tout est soumis à une discipline ferme, or les règles qui seraient claires et accessibles pour tous n'existent pas. Il nous a été suggéré de nous adresser à chaque pays individuellement. Nous l'avons fait. Plusieurs pays ne nous ont pas du tout répondu, comme s'ils ne possédaient pas leurs propres règles d'accréditation. Que peut-il y avoir de plus simple. Fournissez des explications.

D'ailleurs, il y a un point qui nous a choqués, même s'il ne concerne pas directement votre question. Nous l'avons appris quand des journalistes russes y ont été confrontés. Il s'avère qu'en demandant un visa qui suppose le travail d'un journaliste à titre permanent au Royaume-Uni il faut passer un examen d'anglais. Et ce faire dans le cadre de stages spéciaux moyennant une grande somme. Il s'avère que cette mesure est appliquée de manière sélective. Elle peut être appliquée ou non. C'est également un élément qui peut être utilisé pour refuser de délivrer un visa à un journaliste, notamment pour des motifs politiques, nous en sommes parfaitement conscients. Je suis certaine que de nombreux journalistes travaillant au Royaume-Uni ignorent complètement qu'il faut passer de tels examens, payer de l'argent pour de tels stages ou pour la possibilité de passer cet examen. Or d'autres y sont confrontés, notamment des journalistes de Moscou qui ont demandé un visa, à qui il a été refusé tant qu'il ne fournirait un tel certificat. Que cela indique-t-il? Cela indique que le mécanisme de délivrance de visas, d'accréditations et d'autorisations de travail est utilisé en tant qu'élément de pression politique sur le journalisme et les journalistes.

En ce qui concerne le cas mentionné, je vous promets que nous ferons tout pour obtenir une réaction internationale adéquate. Parce qu'il est directement lié à la politique. A ce que l'on sache, cela n'a aucune autre explication hormis l'usage de la politique de visa et d'accréditation pour des représailles politiques contre l'activité des journalistes.

Question: L'espace médiatique russe reflète assez modestement le processus du "ménage" anticorruption. Cela est perceptible même avec le départ de différents anciens hauts responsables qui, une fois à l'étranger, s'avèrent être très aisés. Par exemple, il a été révélé récemment qu'un simple colonel du Ministère de l'Intérieur Sergueï Terentiev était le propriétaire de plusieurs maisons, vole à bord de son propre hélicoptère à Monaco. Est-ce que le Ministère russe des Affaires étrangères doit s'occuper des processus tels que le rapatriement de corrompus, la saisie de leurs biens immobiliers? Pouvez-vous dire que ce processus a acquis une certaine dynamique ces dernières années, que le travail en ce sens s'est intensifié?

Réponse: Il y a quelques années nous avons consacré une série de publications à notre vision du recours par nos partenaires occidentaux à l'usage de doubles standards, de standards déformés par rapport à la coopération avec la Russie dans la lutte contre la corruption. D'un côté, nous sommes tous signataires d'accords concernés, membres de structures internationales, notamment sous l'égide de l'Onu. Nous entendons la critique de nos partenaires occidentaux. Sachant que la plupart des requêtes de police restent non seulement sans réponses, mais également complètement ignorées, alors qu'il existe une immense base de preuves sous ces affaires.

De plus, plusieurs personnes dont l'extradition a été demandée officiellement par la Russie se voyaient accorder un asile, un statut de réfugié politique ou d'autres types de protection, voire de tutelle. Certains d'entre eux deviennent des représentants éminents des élites politiques locales. Pour une raison qu'on ignore on leur donne régulièrement la parole, alors que nous ne pouvons même pas publier une réponse à un fake flagrant. Et ces gens enchaînent les émissions sur les chaînes locales.

De cette manière est créée une image très étrange et déformée de la coopération normale dans ce domaine. Nous avons soulevé plusieurs fois ce problème. D'ailleurs, il est possible de mettre à jour les statistiques.

Tout en sachant que des citoyens russes sont capturés, retenus et kidnappés, qui font soit l'objet de réclamations provocatrices faisant partie d'une campagne planifiée, comme ce fut le cas de plusieurs citoyens russes se trouvant dans des prisons américaines, soit d'affaires complètement fabriquées. Parfois ils ne prennent même pas la peine de légitimer leur capture et détention, ils passent simplement plusieurs mois ou années en prison sans aucune explication. On dit simplement que c'est un ennemi du monde occidental et c'est tout.

La deuxième partie de ce problème concerne l'absence d'une coopération normale entre les forces de l'ordre dans le règlement des problèmes de corruption, l'extradition de citoyens accusés de corruption, la création d'une tolérance zéro envers la corruption. Dans ce cas les individus dont les dossiers sont très remplis comprendraient dès le départ qu'ils n'obtiendraient pas un titre de séjour ni un autre statut, qui plus est de réfugié, qu'ils ne seraient pas cachés, dans ce sens la justice et la coopération internationales fonctionneraient de manière nette. Et si ce concept prévalait, cela deviendrait une très grande contribution à la lutte contre la corruption.

Je peux mettre à jour ces statistiques, dans quels pays et sur quelles demandes nous avons des réponses négatives ou aucune réponse. Et les Etats, en ayant les preuves que ces individus ne sont pas blancs comme neige, leur permettent de bénéficier de tous les bienfaits et opportunités offerts par les gouvernements concernés.

Question (traduite de l'anglais): A ce que l'on sache, le gouvernement afghan a refusé de relâcher les talibans emprisonnés? Du coup quel sera le sort de l'accord de paix entre les Etats-Unis et les talibans?

Réponse: J'ai déjà partiellement répondu à cette question. Nous espérons que les accords conclus entre les Etats-Unis et les talibans seront tenus à part entière.

En ce qui concerne les détenus, je dispose de statistiques. Nous espérons que prochainement il sera possible de lever tous les obstacles à la mise en œuvre des accords conclus, notamment en ce qui concerne la libération de 5.000 talibans et 1.000 militaires gouvernementaux à la veille de l'ouverture des négociations interafghanes directes sur la paix et l'ordre post-conflictuel du pays, tel que le prévoit l'accord mentionné.

Question: En République tchèque des monuments sont démantelés, des plaques commémoratives sont enlevées, des places sont renommées. Nous entendons souvent la partie russe dire que cela ne la concerne pas. Par exemple, l'Ambassadeur de Russie en Tchéquie est très souvent invité à participer à de telles actions comme le baptême d'une place en hommage à Boris Nemtsov. Personne n'y vient. Après quoi les médias tchèques s'exclament que malgré les invitations la partie russe ne vient pas et ne participe à ces activités. Sachant qu'il est clair que c'est fait sur un ordre de l'étranger parce que la Tchéquie tente de prendre exemple sur les Etats-Unis, l'Ukraine et la Lituanie. Ce n'est pas une initiative purement tchèque. S'il s'agit d'une "rééducation" de la société tchèque, comme ce fut le cas en Ukraine, comment la Russie compte-t-elle construire à terme les relations avec la Tchéquie, en sachant qu'elle a même commencé à changer sa vision des résultats de la Seconde Guerre mondiale? Les Tchèques disent aujourd'hui que l'Union soviétique a pratiquement déclenché la Seconde Guerre mondiale, et qu'Hitler a attaqué l'URSS pour débarrasser le monde du bolchévisme.

Réponse: Et ils ne se souviennent plus de la capture de la Tchécoslovaquie?

Je ne comprends pas à quoi exactement nous devons participer. Je n'avais pas cru au départ, mais ensuite j'ai lu les déclarations des représentants officiels de Prague, qui étaient à l'origine du changement de nom de cette place. J'ai été frappée par leur motivation. J'ai toujours pensé que l'attribution du nom d'une personnalité à une ville, une rue ou une place, c'est lié à l'éminence de cette personne pour immortaliser sa mémoire dans l'histoire de son propre pays, car il est question des rues et des places d'un Etat souverain, ce qui serait un exemple important et un message pour son propre peuple. Je le pensais parce qu'en faisant des réaménagements chez soi, on le fait pour soi-même, et non pour les voisins. Quand j'ai lu l'explication des autorités de Prague, leur motivation, je ne pouvais pas m'attendre à davantage d'absurdité. L'explication était la suivante: nous le faisons en soutien à l'opposition russe. C'est un non-sens.

Premièrement, toute action dirigée à influencer les processus politiques dans les pays souverains est décrite dans le droit international. Certes, il existe la société civile, des partis politiques et des mouvements qui peuvent exprimer leur soutien. Mais nous parlons de la position officielle de l'Etat.

Deuxièmement, les autorités tchèques ont l'intention de soutenir seulement l'opposition russe? Qu'en est-il de l'opposition allemande, italienne? Peut-être que l'opposition en France a besoin d'un soutien des autorités tchèques? Est-il prévu de soutenir l'installation d'un monument aux "Gilets jaunes"? Pour une raison qu'on ignore seulement la Russie intéresse Prague en termes de soutien de ses processus politiques? C'est un non-sens. Entre autres, une telle explication (officielle, je le répète), selon moi, est un outrage à la mémoire de l'individu dont le nom a été utilisé en l'occurrence. Il s'avère que son nom est un instrument non pas dans une lutte politique, mais dans un "cafouillage". C'est étrange et barbare.

Est-ce que les autorités tchèques éprouvent les mêmes sentiments envers l'opposition d'autres pays? Qu'est-il prévu de faire pour soutenir l'opposition américaine? Qu'en est-il de l'Amérique latine, du Moyen-Orient? Pourquoi aller si loin? Hormis la Russie, qui est un pays voisin sur le continent, mais qui se trouve à une certaine distance, la Tchéquie possède des voisins proches. Qu'en est-il de la Pologne? Son opposition a certainement besoin d'un soutien aussi? Quel monument sera érigé ou quelle rue sera baptisée en hommage aux opposants polonais? Nous voudrions comprendre. De plus, l'opposition peut être différente. A quelle opposition concrète les autorités tchèques ont exprimé un tel respect? Je pense que les différents mouvements d'opposition dans notre pays pourraient demander quand seront rétablis les monuments de Lénine? Chez nous le mouvement communiste se trouve dans l'opposition.

C'est une logique absurde qui est un indicateur de stupidité. Mais ce n'est pas nous qui le leur dirons.

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