11 décembre 201921:50

Sur les consultations concernant la sécurité et la stabilité en Transcaucasie

2580-11-12-2019

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Communiqué de presse

 

Les 10 et 11 décembre à Genève s'est déroulé le 50e cycle des Discussions internationales de Genève sur la sécurité et la stabilité en Transcaucasie avec la participation des représentants de l'Abkhazie, de la Géorgie, de l'Ossétie du Sud, de la Fédération de Russie et des États-Unis, sous la coprésidence de l'UE, de l'Onu et de l'OSCE. La délégation russe était dirigée par le vice-Ministre russe des Affaires étrangères Andreï Roudenko.

Tous les participants ont réaffirmé la nécessité des Discussions de Genève, qui demeurent une plateforme de négociations sans alternative assurant un dialogue direct entre Tbilissi, d'une part, et Soukhoum et Tskhinval de l'autre. L'existence de ce format depuis onze ans permet de maintenir une certaine stabilité dans la région, ce qui peut déjà être perçu en soi comme un élément important de renforcement de la confiance en Transcaucasie.

La délégation russe a mis l'accent sur la nécessité de reprendre le travail sur la déclaration des participants aux Discussions sur le non-usage de la force. Son adoption serait une contribution réelle à la garantie de la stabilité et de la sécurité en Transcaucasie. Les partenaires abkhazes et sud-ossètes sont solidaires de notre approche. Malheureusement, la délégation géorgienne soutenue par les États-Unis campe sur ses positions négativistes.

Les interlocuteurs ont exprimé leur inquiétude concernant la tension qui persiste à la frontière entre la Géorgie et l'Ossétie du Sud, notamment près du village de Tselis. La délégation russe a appelé une fois de plus les parties à faire preuve de retenue, à chercher une solution aux litiges avant tout dans le cadre du Mécanisme de prévention et de réaction aux incidents d'Ergneti, et s'est prononcée pour l'ouverture au plus vite des négociations entre la Géorgie et l'Ossétie du Sud sur la frontière.

Les participants ont réaffirmé l'importance du règlement des problèmes humanitaires, notamment la facilitation des contacts entre les gens et la simplification du régime de franchissement de la frontière.

La délégation russe a de nouveau souligné la nécessité de garantir aux représentants de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud un accès aux plateformes internationales spécialisées, notamment du système de l'Onu. Le règlement de ce problème et le refus de la Géorgie de promouvoir sa résolution annuelle de l'Assemblée générale des Nations unies sur les déplacés internes et les réfugiés contribueront au déblocage de l'examen objectif de ces questions dans le cadre des Discussions de Genève.

En marge de ce cycle, au format trilatéral (Russie-Géorgie-Abkhazie) et avec la médiation de l'Onu, s'est tenu un échange d'informations sur "l'affaire Irakli Kvaratskhelia".

Il a été convenu d'organiser la prochaine réunion des Discussions de Genève fin mars-début avril 2020.

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