8 novembre 201921:29

Commentaire du Département de l'Information et de la Presse du Ministère russe des Affaires étrangères concernant l'événement thématique fermé sur les problématiques de l'OIAC

2299-08-11-2019

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Notre attention a été attirée par les publications de toute une série de médias occidentaux en ligne concernant un événement thématique fermé sur les problématiques de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui a eu lieu en octobre dernier à Bruxelles et a réuni des représentants éminents des milieux scientifiques, sociaux et politiques de différents pays. Cette rencontre a abouti à l'adoption d'une déclaration contenant une critique parfaitement argumentée de l'enquête - menée par la Mission de l'OIAC d'établissement des faits d'utilisation d'armes chimiques en Syrie - sur l'incident chimique résonant du 7 avril 2018 dans la ville syrienne de Douma.

Nous partageons complètement les doutes émis par ce texte concernant le bien-fondé des conclusions de la Mission tirées sur la base de cette enquête. Nous sommes d'accord avec l'affirmation selon laquelle l'analyse chimique et toxicologique, les études balistiques et l'interrogatoire des témoins, menés par la Mission, étaient peu convaincants du point de vue de l'approche professionnelle et montraient tous les signes d'un penchant politique. Nous sommes solidaires de l'opinion des experts internationaux indépendants estimant que tout cela remet en question l'objectivité du rapport établi sur les événements de Douma.  

La Russie a, à plusieurs reprises, souligné les défauts majeurs de l'activité de la Mission menée, dans tout un nombre de cas, avec des violations des hauts standards de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques. Les rapports de la Mission s'appuient sur les témoignages transmis à distance par des groupes qui s'opposent au gouvernement syrien, elle ignore les informations présentées par les autorités officielles du pays, et ses enquêtes sont organisées sans tenir compte de la séquence d'actions en matière de collecte des preuves matérielles fixée par la Convention. La composition de la Mission, dominée par les représentants des pays occidentaux et de leurs alliés, soulève elle aussi des questions.

Nous rejoignons l'appel au Secrétariat technique de l'OIAC lancé par les experts internationaux qui demandent de donner à tous les membres de la Mission - sans aucune exception - qui ont participé à l'investigation sur l'incident la possibilité de répondre aux questions des pays membres de l'Organisation lors de la prochaine session de la Conférence des pays participants à la Convention qui se déroulera du 25 au 29 novembre 2019 à la Haye. Nous savons bien que certains de ces derniers ont des choses à dire.  

Compte tenu des signaux de ce type, émis non seulement par des pays signataires de la Convention mais aussi par des experts internationaux reconnus, il est grand temps que les dirigeants du Secrétariat technique de l'OIAC en tirent les conclusions qui s'imposent sur les raisons réelles de la crise actuelle de l'Organisation, littéralement scindée à cause d'une politisation exorbitante du "dossier chimique" syrien monté de toutes pièces et des décisions imposées par un groupe de pays occidentaux qui non seulement dépassent les limites de la Convention, mais aussi s'ingèrent dans les pouvoirs du Conseil de sécurité de l'Onu.

 

 

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