8 novembre 201919:27

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 8 novembre 2019

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Sur la visite officielle de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, en République d'Arménie

 

Conformément aux accords en vigueur, les 10 et 11 novembre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra en visite officielle à Erevan. Le programme du séjour du chef de la diplomatie russe prévoit des entretiens avec le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, le Président arménien Armen Sarkissian et le Ministre arménien des Affaires étrangères Zohrab Mnatsakanian, ainsi qu'un dépôt de fleurs devant la flamme éternelle au Mémorial Tsitsernakaderb en hommage aux victimes du génocide arménien.

Sergueï Lavrov et son homologue Zohrab Mnatsakanian participeront au vernissage de l'exposition consacrée au 75e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique. Le chef de la diplomatie russe prononcera un discours devant les enseignants et les étudiants des universités d'Erevan. Il est également prévu de signer le Plan de consultations entre les ministères des Affaires étrangères de la Russie et de l'Arménie pour 2020-2021.

Durant leur entretien, les deux ministres des Affaires étrangères évoqueront un large éventail de questions relatives à la coopération bilatérale, à la coopération au niveau de l'Union économique eurasiatique (UEE), de l'OTSC et de la CEI, la coordination des positions à l'Onu, à l'OSCE, au Conseil de l'Europe, et à l'Organisation de coopération économique de la mer Noire (OCEMN) et au sein d'autres forums internationaux. Les deux interlocuteurs se focaliseront également sur la sécurité régionale, notamment les perspectives du processus de paix du Haut-Karabakh.

Nous espérons que la visite officielle de Sergueï Lavrov à Erevan donnera une impulsion supplémentaire au développement de la coopération russo-arménienne d'allié diversifiée et mutuellement bénéfique.

 

Sur la visite de travail de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, en France

 

Les 11 et 12 novembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra en France pour une visite de travail, dans le cadre de laquelle il participera au 2e Forum de Paris sur la paix et se familiarisera avec les projets russes présentés. Des stands thématiques y seront mis en place.

En marge du Forum, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov rencontrera le Ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. Les deux chefs de diplomatie évoqueront l'agenda de la coopération bilatérale et les principaux thèmes internationaux, notamment la stabilité stratégique, la sécurité européenne, la situation en Syrie, le maintien du Plan d'action global commun sur le nucléaire iranien et les perspectives du règlement de la crise ukrainienne.

 

Sur la situation autour du Venezuela

 

La situation au Venezuela et autour reste tendue. Les forces d'opposition, aux dispositions radicales, continuent d'essayer d'intensifier l'activité de rue. De nouvelles protestations sont prévues mi-novembre sur l'ensemble du territoire vénézuélien.

Sur cette toile de fond, le gouvernement et l'opposition constructive poursuivent un travail laborieux dans le cadre de la "table ronde du dialogue national". Ils évoquent les questions politiques, économiques et électorales, notamment la préparation des législatives l'an prochain. Des signes rassurants de l'implication de l'Assemblée nationale d'opposition dans ce processus se manifestent. Avec la participation de ses députés, une entente a été conclue sur le renouvellement conjoint de la composition du Conseil électoral national. Nous le considérons comme un premier pas réel pour surmonter la crise institutionnelle et rechercher collectivement des solutions de consensus aux questions politiques intérieures conformément à la Constitution.

Ces accords ont été soutenus par la société. L'église catholique nationale a dit espérer qu'ils permettront de garantir le caractère démocratique et transparent du prochain cycle électoral.

Nous sommes certains que l'implication maximale des forces politiques du pays dans les négociations contribuera à trouver une entente nationale, qui est nécessaire pour régler les problèmes actuels, et notamment économiques. Nous espérons que tous les observateurs extérieurs s'abstiendront de faire des commentaires contreproductifs et permettront aux Vénézuéliens de s'entendre entre eux.

Ceci étant dit, en parlant du "front international", un travail subversif se poursuit afin d'empêcher à tout prix la stabilisation de la situation politique au Venezuela. Par exemple, la Maison blanche utilise régulièrement ses leviers de pression favoris: les restrictions unilatérales illégales décrétées, malheureusement, très souvent, de manière non système pour l'objectif non dissimulé de renverser le gouvernement vénézuélien légitimement élu. De manière absolument cynique d'une main le Département américain des Finances accorde des exceptions dans les sanctions économiques pour les compagnies et les particuliers américains interagissant avec les structures publiques vénézuéliennes, et de l'autre décrète de nouvelles restrictions personnelles contre les chavistes. Sachant que dans son élan de sanctions Washington menace ses propres alliés pour les moindres tentatives d'établir des relations constructives avec Caracas.

Nous avons également noté la déclaration du Groupe de contact international pour le Venezuela. Je rappelle qu'elle a été publiée le 1er novembre dernier. Nous sommes ravis qu'elle note l'absence d'alternative à la détermination de l'avenir du Venezuela par les Vénézuéliens eux-mêmes. Malheureusement, il est également indiqué que la sortie de la crise n'est possible qu'en transférant le pouvoir après une élection présidentielle "convaincante".

Nous avons dit à plusieurs reprises que l'imposition de conditions à l'une des parties de la confrontation politique intérieure au Venezuela, et où que ce soit, ne pouvait pas contribuer à la réconciliation nationale, à déboucher sur un dialogue, à trouver des solutions de compromis pour régler la crise. Je voudrais réitérer notre position, qui consiste en ce que la tâche de la communauté internationale soit d'aider à trouver une entente entre les différentes forces politiques au Venezuela.

 

Sur la situation autour de la Bolivie

 

Nous suivons attentivement l'évolution de la situation autour de la Bolivie. Actuellement, conformément à l'invitation des autorités boliviennes, la mission d'experts de l'Organisation des États américains (OEA) procède à l'audit des résultats du dépouillement des bulletins de l'élection présidentielle dans ce pays (elles se sont déroulées le 20 octobre 2019). En même temps, des manifestations se poursuivent dans plusieurs villes, des routes sont bloquées et il y a des affrontements entre groupes de citoyens. Malheureusement, il y a des victimes et des blessés. A cet égard, le Centre des situations de crise du Ministère russe des Affaires étrangères a préconisé aux citoyens russes de planifier avec responsabilité leurs éventuels voyages dans ce pays.

Nous avons remarqué que des médias locaux avaient relayé des spéculations sur une nouvelle "ingérence russe" prétendue, cette fois en Bolivie. Comme dans tous les autres cas, ces allégations sont complètement gratuites. Elles sont infondées. Cette fois la source de la désinformation est le site de la compagnie Project, enregistrée dans les pays baltes, et qui, financée par des sponsors étrangers, publie des articles commandités d'orientation antirusse. Cette compagnie cherche à se positionner comme un média russe, mais ne l'est pas. Nous rejetons fermement toute insinuation de ce genre. Nous le percevons comme une provocation, comme un exemple de fake news - que tout le monde combat. Nous partons du principe que si quelqu'un est en possession d'informations concrètes concernant des violations de la législation bolivienne, ces preuves doivent être examinées dans le cadre des mécanismes bilatéraux existants d'aide juridique.

Nous prônons le règlement au plus vite des différends entre les forces politiques boliviennes dans le cadre de la Constitution. Nous tenons en grande estime l'ouverture des autorités du pays à l'initiative sur le déroulement de l'audit international des résultats des élections. Nous nous souvenons que cette demande a été initialement formulée par l'opposition bolivienne, et La Paz est allé dans son sens. Nous partons du principe qu'à l'étape actuelle il est nécessaire de garantir à la mission de l'OEA les conditions pour remplir ses fonctions de manière calme et impartiale. Dans ce contexte, nous trouvons inadmissibles les tentatives de certaines forces politiques d'attiser la tension autour du travail des experts internationaux, d'exercer sur eux la moindre pression qui, selon nous, pourrait compliquer la prise d'une décision objective. Nous sommes convaincus que les déclarations faites par l'opposition bolivienne hors système sur la non-reconnaissance préalable des résultats de l'audit, l'ultimatum fixé aux autorités et les appels à renverser par la force le gouvernement bolivien en place, ne contribuent pas à l'objectif de normaliser la situation dans le pays et sont contraires aux intérêts du peuple bolivien.

Nous voudrions souligner une fois de plus que la Russie souhaite une Amérique latine politiquement et économique stable. Nous développons avec tous les pays de la région, y compris la Bolivie, une coopération mutuellement bénéfique basée sur l'équité, le respect et la non-ingérence dans les affaires intérieures conformément à la Charte de l'Onu et au droit international.

 

Sur la situation à Haïti

 

Je voudrais m'arrêter spécifiquement sur la situation à Haïti car des questions ont été posées à ce sujet. Nous sommes préoccupés par la hausse significative de la confrontation à Haïti, où depuis trois mois perdurent des manifestations (les affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre depuis le début de l'année ont fait 70 morts, dont 34 policiers). Il est évident que les problèmes à l'origine de la crise actuelle à Haïti sont complexes: la situation socioéconomique déplorable couplée à la crise alimentaire, la situation humanitaire gravissime, et la longue paralysie institutionnelle (plus de six mois sans gouvernement fonctionnel à Haïti). Tout cela est la cause de l'atmosphère de chaos et d'anarchie qui règne dans le pays.

Dans ces circonstances, l'objectif de trouver un consensus sociopolitique autour d'un agenda unificateur passe au premier plan. Nous soutenons de manière immuable les efforts constructifs de toutes les forces politiques responsables dans ce pays, qui visent à initier un dialogue intérieur inclusif. Pour la Russie, en tant que pays qui respecte à la lettre le droit international et le principe de respect de la souveraineté nationale, il n'existe aucune alternative au règlement politique des différends. A l'étape actuelle, il est surtout nécessaire d'apporter une contribution internationale responsable à Port-au-Prince afin de réduire le degré de la tension sociale et d'empêcher un conflit intérieur à part entière à Haïti. Nous exprimons notre soutien aux initiatives dans le cadre de l'Onu, nous poursuivrons notre activité dans le cadre du Bureau intégré de l'Organisation à Haïti.

Nous sommes convaincus que les situations de crise doivent être surmontées dans la région uniquement dans le champ constitutionnel, à la table des négociations, que ce soit à Haïti ou au Venezuela. La pratique des doubles standards et de l'ingérence extérieure dans les affaires des Latino-Américains est inadmissible pour nous.

 

Sur la situation actuelle au Liban

 

Nous suivons attentivement la situation au Liban, qui est très tendue. Une certaine dynamique positive est observée ces derniers jours, même s'il est impossible de parler d'une normalisation totale. Le nombre de participants aux actions de rue s'est nettement réduit. En même temps, la partie des manifestants restante, bien organisée, continue d'essayer de bloquer les bureaux des ministères afin d'empêcher leur fonctionnement normal, comme nous le comprenons. Les blocages de routes sont devenus plus rares - ce problème est réglé rapidement par les actions efficaces des forces de l'ordre et de l'armée. A certains endroits ont eu lieu des affrontements entre les manifestants et les militaires mais, heureusement, sans conséquences sérieuses.

Il est inquiétant que la crise politique intérieure, qui a entraîné la démission du gouvernement de coalition dirigé par le premier ministre Saad Hariri, ait aggravé les différends entre les forces politiques libanaises, qui s'appuient sur différents groupes ethno-confessionnels de la population.

A cet égard, nous constatons avec satisfaction la confirmation par le Président libanais Michel Aoun de sa disposition à recevoir et à entendre les activistes du mouvement protestataire. Nous comptons sur le succès des contacts intensifs en cours entre le leader du mouvement Moustakbal, le premier ministre par intérim Saad Hariri et le chef du Mouvement patriotique libre Gebran Bassil, ministre des Affaires étrangères par intérim, afin de trouver une issue optimale à la situation qui permettrait de constituer un nouveau cabinet et d'appliquer les réformes visant à redresser la situation dans l'économie et les finances, et à lutter contre la corruption.

Réaffirmant notre position fondamentale en soutien à la souveraineté, à l'unité et à la stabilité de la République libanaise, au règlement de toutes les questions de l'agenda national par les Libanais eux-mêmes dans le cadre légal à travers un dialogue inclusif, nous soulignons en particulier l'inadmissibilité de toute forme d'ingérence extérieure dans les affaires libanaises - que ce soit médiatique, logistique, financière ou autre. Seuls les citoyens de ce pays doivent s'occuper de la construction de l'avenir de ce pays. Les tentatives d'utiliser des méthodes d'ingénierie sociale, connues dans le monde entier sous le nom de "maïdans" ou "révolutions de couleur", risquent d'entraîner au Liban des conséquences imprévisibles pour la sécurité de ce pays et de tout le Moyen-Orient.

 

Sur la résolution pour la lutte contre la glorification du nazisme adoptée par la Troisième commission de la 74e session de l'Assemblée générale des Nations unies

 

Jeudi 7 novembre, à New York, la Troisième commission de la 74e session de l'Assemblée générale des Nations unies, à l'initiative de la Fédération de Russie, a adopté la résolution sur la lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d'autres pratiques contribuant à l'escalade des formes de racisme contemporaines, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée.

Le document a été coécrit par 61 Etats. 121 Etats ont voté pour la résolution, deux pays ont voté contre (Etats-Unis, Ukraine), 55 pays se sont abstenus.

Les résultats du vote témoignent clairement du soutien devenu immuable par la communauté internationale de l'initiative russe traditionnelle soumise chaque année à l'Assemblée générale des Nations unies.

L'adoption de cette résolution pendant la 74e session de l'Assemblée générale des Nations unies prend une importance particulière au vu de la célébration en 2020 du 75e anniversaire de la Victoire dans la Seconde Guerre mondiale. C'est dans la lutte contre le nazisme que s'est formée la Coalition antihitlérienne, et ses membres ont commencé à s'appeler pour la première fois Nations unies. Le large soutien à cette initiative confirme que la Victoire remportée en 1945 est un exploit commun de la communauté internationale, de tous les Etats membres de l'Onu, qui a été formée compte tenu des conséquences catastrophiques provoquées par la Seconde Guerre mondiale.

Une nouvelle fois la résolution a condamné la glorification du mouvement nazi et le blanchiment des anciens membres de l'organisation SS, notamment l'unité Waffen SS, reconnus criminels par le procès de Nuremberg.

Une sérieuse préoccupation a été exprimée concernant la "guerre" incessante dans certains pays contre les monuments aux combattants contre le nazisme et le fascisme, qui a acquis ces dernières années le caractère de politique nationale dans plusieurs pays. Dans le même rang se trouvent l'ouverture de mémoriaux et le changement de noms des rues, des écoles et d'autres sites sociaux en hommage à ceux qui ont combattu aux côtés des nazis et qui ont collaboré avec eux.

Tout ne exprimant une inquiétude au vu des tentatives d'ériger au rang d'héros nationaux ceux qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont combattu contre la Coalition antihitlérienne, ont collaboré avec les nazis, ont commis des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité. Il est souligné en particulier que de tels actes profanent la mémoire d'innombrables victimes du nazisme, affectent négativement la génération grandissante et sont complètement incompatibles avec les engagements des pays membres de l'Onu conformément à la Charte de l'Organisation.

Nous sommes persuadés que l'anniversaire de la Victoire l'an prochain est un bon et juste prétexte d'unir les efforts contrairement aux différends qui existent concernant la lutte commune contre la glorification du nazisme et des manifestations du néonazisme, afin d'empêcher la falsification de l'histoire et la révision des résultats de la Seconde Guerre mondiale.

 

Sur la profanation d'un monument aux guerriers soviétiques à Chisinau

 

Malgré les documents adoptés annuellement et cette année, nous constatons de nouvelles manifestations d'un véritable vandalisme historique. Le 7 novembre, au mémorial de la gloire "Éternité" à Chisinau, a été cassé le monument au Héros de l'Union soviétique Gueorgui Tchernienko. Ces actes scandaleux des vandales suscitent une indignation particulière étant donné que la préparation globale et mondiale de la célébration du 75e anniversaire de la Victoire - dans notre cas dans la Grande Guerre patriotique, dans le monde dans la Seconde Guerre mondiale - est en cours.

Nous attendons des autorités moldaves une réaction adéquate à de tels actes cyniques conformément à l'Accord du 3 septembre 2011 signé et ratifié par le Parlement moldave sur l'immortalisation de la mémoire de la bravoure et de l'héroïsme des peuples des États membres de la CEI dans la Grande Guerre patriotique de 1941-1945.

 

Sur le 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin

 

Samedi 9 novembre, vous le savez, l'Europe célébrera une date importante: le 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin. C'est un événement clé dans l'histoire contemporaine du continent. Bien sûr, il a une importance particulière pour les Allemands et a constitué en grande partie un prologue au rétablissement de leur unité nationale.

Le mur de Berlin a longtemps été le symbole le plus marquant de la scission de l'Europe à l'époque de la Guerre froide. Sa disparition est un événement émotionnel reflétant les profonds changements qui se sont opérés dans le monde à la fin des années 1980 et au début des années 1990, ce qui a engendré chez les gens - à raison - de grandes attentes quant à la formation d'une Europe pacifique et prospère sans aucune ligne de démarcation. Malheureusement, ces espoirs ne se sont pas réalisés. Les espoirs s'effondrent aujourd'hui comme a chuté le mur de Berlin à l'époque.

Il convient de se souvenir de cette opportunité manquée et d'empêcher l'affirmation, sur le continent, de nouvelles barrières qui s'expliquent par les intérêts géopolitiques et de bloc. La paix et la sécurité en Europe doivent être universelles et indivisibles.

Vous le savez, la Russie a suivi et suivra ces principes dans sa politique étrangère. Nous comptons sur la même attitude de la part de nos partenaires.

Nous avons reçu des questions pour savoir si la Russie avait reçu une invitation aux festivités à cette occasion, savoir qui représenterait notre pays. Des invitations ont été envoyées. La Russie sera représentée par l'Ambassadeur de la Fédération de Russie en Allemagne Sergueï Netchaev.

 

Sur les déclarations anti-iraniennes des représentants américains

 

Plusieurs questions ont été posées sur l'Iran. Nous observons avec inquiétude comment les États-Unis, dans leur tentative de justifier la pression militaire et de sanctions sur Téhéran, déploient une nouvelle campagne médiatique ciblée et diabolisent l'image de l'Iran. Washington, à haut niveau, s'est remis à accuser l'Iran d'une prétendue activité terroriste, le proclamant de "principal sponsor du terrorisme dans le monde".

Les représentants officiels américains non seulement jugent inutile d'appuyer leurs allégations par des preuves concrètes, mais ignorent même l'avis de leurs propres experts. Je rappelle qu'en décembre 2017, un groupe de vétérans des renseignements américains qui s'opposaient à l'approfondissement de la crise dans les relations avec l'Iran s'est adressé à travers les médias à leur Président avec une lettre ouverte. Cette dernière pointait directement que la grande majorité des groupuscules du Moyen-Orient menaçant l'Amérique, à savoir 13 sur 14, se composaient de forces anti-iraniennes.

A première vue, la conclusion est donc évidente: il est étrange et illogique d'accuser l'Iran de financer ses propres ennemis jurés. Mais ces nuances n'intéressent pas l'establishment politique de Washington.

D'ailleurs, cela donne l'impression que les États-Unis perçoivent la lutte contre le terrorisme à travers le prisme de leurs objectifs géopolitiques. Cette impression ne fait que grandir. D'où les doubles standards, notamment la répartition des organisations terroristes internationales en "mauvaises", c'est-à-dire opposées aux États-Unis, et "acceptables", qui font exactement la même chose mais ne qualifient pas ouvertement l'Amérique d'ennemi. Les dernières agissent contre les pays et les gouvernements indésirables pour Washington, que ce soit l'Iran ou les autorités légitimes syriennes, par les mêmes méthodes terroristes. Nous en avons beaucoup parlé. Nous constatons cette tendance depuis au moins dix ans.

C'est pourquoi les États-Unis blanchissent activement le groupe Hayat Tahrir al-Cham. Je rappelle qu'il s'est retranché dans la province syrienne d'Idleb et continue de commettre des exactions à partir de cette zone. Et ce même si, en 2018, les États-Unis avaient inscrit ce groupe en tant qu'héritier d'Al-Qaïda sur la liste nationale des organisations terroristes et avaient soutenu cette inscription à l'Onu.

 

Sur l'organisation pseudo-humanitaire "Casques blancs"

 

C'est un autre thème auquel nous revenons constamment. J'ai remarqué la déclaration du vice-Ministre britannique des Affaires étrangères pour le Moyen-Orient Andrew Marrison. Il a affirmé que l'ONG Défense civile syrienne (plus connue sous le nom de "Casques blancs") était devenue l'objet d'une campagne de désinformation des autorités syriennes et russes. Comme l'indique un communiqué du Foreign Office, il l'a déclaré mardi pendant sa rencontre avec le leader de l'organisation Raed Saleh qui visait à évoquer la situation dans la région syrienne d'Idleb.

"Les volontaires des Casques blancs continuent de faire l'objet d'une campagne massive de désinformation du régime syrien et des autorités russes, affirme Andrew Marrison. Ces méthodes induisant en erreur sont une tentative éhontée de détourner l'attention de la vague d'attaques choquantes avec l'arme chimique contre le peuple syrien." Andrew Marrison a également "réaffirmé le soutien immuable du Royaume-Uni à cette organisation". Il n'aurait peut-être pas fallu mentionner aujourd'hui les Casques blancs parce que nous avons évoqué en détail ce sujet plus tôt, sans le "merveilleux" communiqué des autorités britanniques visant la Russie. Mais puisque cela a été exprimé, nous allons forcément le commenter.

Ainsi, pendant la conférence de presse précédente, nous avons dit qu'une nouvelle tranche américaine d'aide avait été approuvée pour les Casques blancs. Ces individus qui se sont proclamés "agents humanitaires" ont reçu 4,5 millions de dollars. Voyons qui est à l'origine de cette structure. Je vais prendre appui sur les informations des experts en accès libre sur internet. Elles pourraient être réfutées, mais pour l'instant personne ne l'a fait.

Grâce aux investigations, notamment de journalistes étrangers, il est avéré que l'un des créateurs des Casques blancs est James Le Mesurier, ancien officier du MI6 britannique. Coïncidence? Je ne pense pas. Il s'est fait remarquer dans de nombreux conflits à travers le monde, notamment dans les Balkans et au Moyen-Orient. Compte tenu du rôle de l'Occident dans l'ébranlement de la stabilité dans ces régions, on devine facilement ce que l'agent du renseignement britannique y faisait.

De plus, plusieurs investigateurs (je répète, ce n'est pas une analyse russe, mais étrangère) pointent les liens de James Le Mesurier avec des organisations terroristes dès l'époque de son travail au Kosovo, où, selon certaines informations, son équipe incluait des membres d'Al-Qaïda. Nous voudrions vraiment entendre des explications sur ces faits de la part de Londres. Il est également le fondateur d'une ONG danoise, Mayday Rescue, financée par le Royaume-Uni, l'Allemagne, le Danemark, le Canada, le Qatar, les Pays-Bas et les États-Unis. Officiellement cette structure s'occupe de "la protection de la population civile pendant les conflits et les catastrophes naturelles", mais en réalité elle a participé à la formation et au financement des Casques blancs. Aujourd'hui, elle assure l'accompagnement médiatique propagandiste de leur activité dans les médias occidentaux.

Hormis la participation au conflit syrien, Mayday Rescue s'est fait remarquer par des projets en Somalie et au Liban (je viens de dire ce que se passe au Liban), où, sous prétexte de créer un réseau de sauveteurs volontaires, l'organisation apportait un soutien aux forces et aux organisations antigouvernementales locales. Les Casques blancs ont été utilisés dans plusieurs pays d'Amérique latine au format local pour une agression médiatique massive contre les autorités légitimes.

Ces tentatives ont échoué, mais rien ne garantit que cela ne se reproduira pas. En fait, les Casques blancs testés en Syrie sont devenus un instrument de l'Occident pour promouvoir les révolutions de couleur, déstabiliser la situation et créer des conflits artificiels dans des pays "indésirables".

La Russie a déclaré à plusieurs reprises que les Casques blancs étaient des provocateurs, des complices de groupes terroristes extrêmement dangereux. Nous avons cité des exemples, des accusations ont été exprimées par les autorités russes et par la société civile occidentale et dans notre pays, des preuves tangibles ont été apportées, que personne n'a démenti - hormis l'expression typique devenue populaire "c'est faux, ne les croyez pas". Alors que des rapports, des présentations, des films, des extraits vidéo, des photos, etc. ont été présentés à la communauté internationale à ce sujet. Nous pensons que les Casques blancs sont des opposants aux efforts antiterroristes du gouvernement syrien et des pays qui coopèrent avec ce dernier. Ce sont les auteurs et les exécutants d'une série de fakes cyniques, pas seulement médiatiques mais également appliqués, réels, appelés à créer un prétexte pour désinformer un large public international et poursuivre la déstabilisation de la situation en Syrie, pour ne pas stabiliser la situation en Syrie ni régler les tâches humanitaires prioritaires.

Je pense que l'histoire de la création de cette structure et ses sources de financement, ainsi que les mécanismes affiliés qui l'aident, pointent vers un soutien de la part du Foreign Office britannique dont j'ai parlé au début en parlant de ce thème.

 

Sur le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris sur le climat

 

Un autre thème a suscité un grand intérêt et des demandes de commenter et d'exprimer notre position. Il est question du retrait des États-Unis de l'Accord de Paris sur le climat.

La décision du Président américain Donald Trump à ce sujet suscite un profond regret. Le refus de l’État qui représente près de 15% des émissions mondiales de gaz à effet de serre de participer à un accord international universel pourrait restreindre significativement le potentiel des efforts internationaux collectifs visant à réduire le fardeau anthropogène sur le système climatique de notre planète. En même temps, nous voudrions espérer que le retrait de l'Accord de Paris sur le climat n'entraînera pas un refus de l'administration américaine de mettre en œuvre les mesures climatiques au niveau national. Bien que nous ayons vu de nombreux communiqués à ce sujet dernièrement.

Cette situation montre une fois de plus à quel point le problème du changement climatique, qui impacte les intérêts fondamentaux de chaque État en matière d'environnement, d'économie et de politique sociale, est complexe et multifacette. De nouvelles études scientifiques à ce sujet sont menées pour compléter les positions officielles des États.

Il est clair qu'il est impossible de régler le problème climatique en s'orientant uniquement sur les slogans politiques. A toutes les étapes des négociations, la Russie a appelé à l'approche la plus pragmatique possible de l'élaboration du régime climatique à long terme. Nous continuons de penser que le gage du maintien du développement du processus climatique international est la suppression de la politisation du thème du changement climatique. Il faut également tenir compte des informations scientifiques objectives et des particularités socioéconomiques, naturelles et géographiques de tous les pays sans exception.

 

Sur la proposition des congressistes américains d'inscrire l'unité spéciale ukrainienne "Azov" sur la liste des organisations terroristes

 

Fin octobre, des législateurs américains ont soumis l'initiative d'inscrire l'unité spéciale du Ministère ukrainien de l'Intérieur "Azov" sur la liste des organisations terroristes. En cas de décision positive du Département d’État américain, elle se retrouverait ainsi au même rang qu'Al-Qaïda et Daech. Plusieurs membres de la Chambre des représentants du Congrès américain ont exigé du Département d’État américain qu'il explique pourquoi une "organisation ukrainienne militarisée ultranationaliste largement connue et acceptant ouvertement des néonazis dans ses rangs", impliquée dans des violations des droits de l'homme et la torture, n'a toujours pas été inscrite sur cette liste, ce qui aurait permis au gouvernement fédéral d'utiliser des instruments supplémentaires pour neutraliser la menace qui en émane.

La requête souligne que l'unité Azov "recrute, radicalise et forme depuis des années des citoyens américains", en association directement son influence avec les attaques sanglantes dans plusieurs États américains et en Nouvelle-Zélande. Selon eux, "le lien entre l'unité Azov et les attentats aux États-Unis est flagrant". Plus tôt, les services spéciaux américains avaient évoqué les liens d'Azov avec les participants aux émeutes en Virginie en 2018.

Je voudrais rappeler que l'Occident, notamment l'ancienne administration américaine, a activement soutenu et financé le projet politique "Ukraine post-Maïdan" dont l'attribut direct et inaliénable était et reste un soutien ouvert aux idées néonazies. L'idéologie du néonazisme, et nous en avons beaucoup parlé, a été cultivée en Ukraine en grande partie avec l'argent occidental.

L'initiative urgente depuis longtemps d'élucider ce problème n'est pas sortie de nulle part. Fin septembre, les États-Unis ont publié un rapport curieux consacré à l'extrémiste transnational, dans lequel figurait l'unité Azov. C'est une étude de l'ONG américaine Soufan Center dans laquelle l'Ukraine est qualifiée de l'"un des centres du réseau international de partisans de la supériorité de la race blanche attirant des recrues étrangères du monde entier". Selon l'ONG, près de 17.000 ressortissants de 50 pays, États-Unis compris, ont participé au conflit ukrainien. Les ultranationalistes ont transformé l'Ukraine en "polygone" pour entraîner leurs compétences opérationnelles. Le "bataillon Azov" a recruté des étrangers néonazis, testé leur idéologie et les a préparés aux activités militaires irrégulières", stipule le rapport. De toute évidence, la perspective du retour chez eux des combattants ayant une expérience opérationnelle sur le sol ukrainien ne suscite pas l'euphorie au Capitole.

De plus, d'après le rapport, l'unité Azov a établi des liens avec des membres américains de la Division Atomwaffen (AWD, Division de l'arme nucléaire) et des combattants du groupe extrémiste RAM (Rise Above Movement). Leur contact dépasse largement le cadre de la coopération de réseau. Hormis l'entraînement d'extrémistes d'âge adulte, le bataillon Azov "crée supposément des camps de jeunesse et élabore des programmes pour enseigner aux enfants de neuf ans la science militaire et l'idéologie de supériorité de la race blanche".

D'après les auteurs de l'étude, "les partisans de la supériorité blanche représentent une menace terroriste flagrante pour les États-Unis de Pittsburgh à Poway, de Charleston à El Paso", où ont eu lieu des cas récents de terrorisme intérieur. Sachant que la menace est parfaitement réelle: "Au cours de la dernière décennie ces actes ont tué aux États-Unis trois fois plus de personnes que les islamistes".

Nous saluons le fait que les États-Unis ont commencé à attirer l'attention sur le déchaînement des néonazis et des ultranationalistes en Ukraine. Les preuves sont nombreuses. Au cours de ces années se sont accumulés des tonnes de chroniques, de documents, de vidéos, de photos, de déclarations, de programmes et de brochures, etc. Il est temps non seulement de les analyser, mais également d'en tirer des conséquences. Malheureusement, les actions illégales et inhumaines des combattants d'Azov en Ukraine, leurs crimes, les efforts visant à saper les Accords de Minsk (nous l'avons vu dans une vidéo récente) ne reçoivent toujours pas la réaction appropriée au niveau officiel.

La réaction des autorités ukrainiennes, qui se sont empressées de défendre Azov, est révélatrice. L'ancien ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavel Klimkine a qualifié cette initiative, qui menacerait la sécurité nationale du pays, de "knockdown pour l'Ukraine". Le vice-Ministre ukrainien des Affaires étrangères Vassili Bondar a promis de fournir aux Américains les "explications" nécessaires. Or nous pouvons également fournir aux Américains les preuves nécessaires, sachant que nous les publions régulièrement et les transmettons au niveau de l'OSCE, que de nombreux reportages sont réalisés à ce sujet par des journalistes indépendants russes et étrangers, notamment ukrainiens. Le monde entier en parle déjà, et voilà qu'enfin les États-Unis en parlent aussi. Ce qui a conduit à une réaction immédiate pour bloquer le débat à ce sujet. Le Ministre ukrainien de l'Intérieur Arsen Avakov y a vu une "tentative de discréditer l'unité dans la conscience des partenaires internationaux de l'Ukraine et de provoquer une crise dans les relations avec les alliés, d'affaiblir les positions de l'Ukraine dans le monde". Les représentants de l'unité Azov sont allés jusqu'à voir dans la proposition des congressistes une "propagande russe". Les députés ukrainiens ont écrit une note aux membres de la Chambre des représentants du Congrès américain en tentant de réhabiliter Azov, et se sont dit prêts à "aider à découvrir l'information objective et impartiale sur l'unité spéciale Azov", alors que de toute évidence les congressistes ne manquent pas de cette information. Je répète que durant ces années une immense quantité d'informations s'est accumulée. Il est temps de tirer les conclusions qui s'imposent.

 

Sur l'enquête autour de l'assassinat de Pavel Cheremet

 

Je rappelle également que dans le contexte de la situation en Ukraine, des dizaines de crimes liés aux assassinats d'opposants, de journalistes et d'activistes ayant exprimé une opinion différente à cette époque en Ukraine ne sont toujours pas élucidés. Nous avons remarqué la récente information selon laquelle l'enquête sur l'assassinat du journaliste Pavel Cheremet avait enfin bougé du point mort, et que des suspects auraient été arrêtés. Je voudrais rappeler que l'enquête sur ce crime résonnant qui a bouleversé le public ukrainien, russe et mondial dure depuis plus de trois ans. Au cours de cette période, en dépit de la pression des organisations internationales des droits de l'homme, l'enquête n'avait pratiquement pas avancé. Objectivement, selon nos informations, elle était simplement bloquée. On constatait également l'absence notoire à Kiev de toute volonté politique de traduire en justice les coupables. Certains représentants ukrainiens officiels, y compris le Ministre ukrainien de l'Intérieur Arsen Avakov, ont commencé à chercher une "trace russe", ont publiquement parlé d'une prétendue implication des structures et institutions officielles russes dans cet assassinat.

Nous espérons que le progrès qui se profile dans l'enquête conduira non seulement à la condamnation des exécutants, mais également au progrès dans d'autres enquêtes similaires sur les crimes sanglants commis ces dernières années en Ukraine. Je rappelle qu'à ce jour n'ont pas été élucidés les assassinats d'Andreï Stenine, d'Anton Volochine, d'Igor Korneliouk et d'Anatoli Klian commis en 2014.

Nous espérons que l'administration du Président actuel Vladimir Zelenski mènera l'enquête jusqu'au bout et mettra un terme, enfin, à la politique systématique de répressions contre les médias jugés indésirables.

Nous continuerons de suivre de près l'évolution de la situation.

 

Sur le 3e Forum mondial des jeunes diplomates

 

Du 13 au 15 novembre 2019 se tiendra un événement clé du Conseil des jeunes diplomates du Ministère russe des Affaires étrangères: le 3e Forum mondial des jeunes diplomates. Ce Forum se déroule pour la première fois à Moscou. Avant cela les rencontres avaient lieu à Sotchi (en 2017 et en 2018). Il marquera un record en termes de représentativité et de géographie avec plus de 130 délégués de 70 pays.

Le thème principal des discussions à venir sera "Le changement de l'ordre mondial global". Pour la première fois dans le cadre du Forum se tiendra la cérémonie de signature d'un Mémorandum de coopération entre les organisations des jeunes collaborateurs du Ministère russe des Affaires étrangères et du Ministère des Affaires étrangères émirati.

Le Forum mondial des jeunes diplomates résulte de l'activité du Conseil des jeunes diplomates du Ministère russe des Affaires étrangères depuis six ans, pour l'organisation et le déroulement d'activités similaires auxquelles participent traditionnellement les jeunes collaborateurs des ministères des Affaires étrangères. Le format clos de la discussion permet d'examiner franchement et objectivement l'agenda actuel, d'échanger les points de vue sur les questions d'actualité des relations internationales.

La couverture médiatique régulière, les rapports élargis, les communiqués de presse et les conférences de presse rendent le Forum intéressant et attractif pour le grand public. Le Forum se compose de trois plateformes: le Ministère russe des Affaires étrangères (réunion prévue avec la direction du Ministère), l'Académie diplomatique (session plénière avec la participation d'Alexandre Iakovenko) et l'hôtel Azimut.

Des représentants éminents de notre diplomatie parlementaire seront les invités spéciaux du Forum: Konstantin Kossatchev, Leonid Sloutski, Evgueni Primakov, et Steven Seagal.

Pour les demandes d'accréditation à l'événement, veuillez vous adresser au service d'information du Conseil des jeunes diplomates en composant le +7 (977) 749-64-70. Contact: Sergueï Spitsyne.

 

Réponses aux questions:

Question: Les 22 et 23 novembre, Moscou accueillera le Forum interrégional russo-azerbaïdjanais. Que pense le Ministère russe des Affaires étrangères du rôle de cette plateforme régulière dans le développement et le renforcement de la coopération entre les deux pays?

Réponse: Le 10e forum interrégional russo-azerbaïdjanais est prévu les 22 et 23 novembre à Moscou. Il est organisé par le Ministère russe du Développement économique et le Ministère azerbaïdjanais de l’Économie.

Le forum a fait ses preuves en tant que plateforme de discussion prisée. Elle réunit les représentants des organes publics, des dirigeants des régions russes, des milieux d'affaires et d'experts pour évoquer les questions d'actualité relatives à la coopération entre nos pays, à la recherche de nouveaux axes de coopération dans différents domaines.

Les liens interrégionaux ont une grande importance dans les relations bilatérales diversifiées entre la Russie et l'Azerbaïdjan; ils continuent de s'élargir. Plus de 70 régions de notre pays y participent. 17 régions de la Fédération de Russie possèdent des accords de coopération commerciale, économique, scientifique, technique et culturelle avec l'Azerbaïdjan. Plus d'un tiers des échanges avec cet État concerne Moscou et la région de Moscou. Dans le top-10 des principaux partenaires commerciaux côté russe se trouvent les régions de Stavropol, de Krasnodar, de Tcheliabinsk, de Sverdlovsk, de Saratov et d'Orenbourg, ainsi que Saint-Pétersbourg et la République du Tatarstan.

Question: En décembre se tiendra une nouvelle rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan à Bratislava. Cependant, certains sont d'avis que de telles rencontres, du moins à cette étape, ne contribuent pas à l'intensification et à l'élargissement du processus de paix. La Russie a-t-elle l'intention, peut-être avec d'autres coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE, pendant la visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Erevan ou en marge de la rencontre à Bratislava, d'inciter les parties à organiser un sommet bilatéral?

Réponse: Je ne suis pas sûre en ce qui concerne "l'incitation", mais la discussion aura lieu, comme je viens de le dire. Je pense que nous utiliserons un terme plus agréable pour la qualifier: "inspiration".

Question: Le chef de la Ligue de protection des intérêts des vétérans des guerres locales et des conflits armés, Andreï Trochev, a envoyé une lettre au Ministère russe des Affaires étrangères exigeant de sanctionner l'agence Reuters et sa journaliste Maria Tsvetkova pour avoir illégalement pénétré dans le centre médical SOGAZ. Se faisant passer pour une visiteuse elle a harcelé des malades et a tenté de s'introduire dans une chambre. Faut-il s'attendre à des sanctions contre cette agence de presse?

Réponse: Le Ministère russe des Affaires étrangères n'est pas un organe policier, mais un département du pouvoir exécutif. Le Ministère travaille avec les correspondants étrangers conformément à la législation russe sur les médias et la procédure d'accréditation des correspondants étrangers.

Je n'ai pas vu la lettre mentionnée. Je vais me renseigner pour voir ce qu'elle dit concrètement. Nous disposons de différents moyens pour exprimer nos préoccupations concernant, par exemple, le comportement indécent de correspondants étrangers dans le pays qui les accueille. D'ailleurs, je peux dire que les violations sont très nombreuses: visa, migration, visite de lieux à accès restreint, notamment de sites militaires sur notre territoire où sont déployées les forces armées russes, et bien d'autres situations quand des journalistes étrangers ne respectent pas ou enfreignent intentionnellement la loi russe. Quand de tels cas sont constatés, nous en informons les correspondants étrangers et leur bureau. Nous travaillons notamment avec les ambassades des pays dont les médias se retrouvent dans de telles situations problématiques. Mais le Ministère russe des Affaires étrangères n'est pas un organe policier. Nous nous orientons sur les décisions des tribunaux russes. Par exemple, si le tribunal prend une décision concernant une infraction de la loi russe par un étranger, un correspondant étranger ou un employé technique du bureau, cela est rapporté entre autres au Ministère russe des Affaires étrangères. Après quoi, nous agissons conformément à la loi. Mais la question de la sentence ne nous concerne pas. Puisque je n'ai pas vu cette lettre, ma réponse restera générale.

Il existe également des cas fréquents quand des journalistes viennent travailler sans posséder de visa de journaliste ni d'accréditation. Il ne s'agit pas de grands événements internationaux où, au niveau interministériel, existent des simplifications appropriées pour le travail des journalistes, mais de l'irrespect des normes migratoires russes et de la violation des règles d'accréditation. Nous en informons également les porte-paroles des ambassades des pays concernés, organisons des conversations. Certaines ambassades ignorent même que l'accréditation existe: nous leur envoyons les informations appropriées. Je ne peux pas le qualifier de punition. C'est le travail d'un organe qui représente le pouvoir exécutif.

Question: Ce matin, Delfi, le plus grand site d'information lituanien, a publié une note d'information à l'attention des Lituaniens qui comptent se rendre à Saint-Pétersbourg avec un visa électronique. Elle contient absolument tout: à commencer par le fait qu'en descendant de l'avion la police peut saisir votre téléphone portable et vous forcer à effacer toutes les photos, jusqu'aux moqueries dont les touristes pourraient faire l'objet parce qu'ils sont venus de Lituanie. Elle affirme aussi que pendant la Coupe du monde de football 2018 tous les clochards avaient été évacués de la ville, mais qu'aujourd'hui Saint-Pétersbourg a montré son véritable visage.

Réponse: Après une telle instruction, je ne peux pas le réfuter - c'est dans l'ordre des choses: si les organes officiels diffusent de telles notes, alors effectivement on rira de ce pays. C'est un fait. J'ignore à qui cela s'adresse, peut-être à ceux qui n'ont pas accès à internet. Il n'est pas exclu qu'une telle situation puisse exister dans le pays mentionné, mais le monde est ouvert, mondialisé et médiatiquement accessible. C'est pourquoi ce n'est qu'une raison de plus de rire de ceux qui ont diffusé cela. Mais ce n'est pas la première fois.

Nous avons vu, j'ai lu moi-même, des notes d'information diffusées sur internet avant la Coupe du monde de football l'an dernier. Nous en avons même parlé pendant une conférence de presse, nous l'avons cité en montrant des extraits sous la forme d'un diaporama. Au final, cela n'a provoqué qu'une attitude ironique envers un tel phénomène honteux, envers ceux qui avaient rédigé ces notes. Tous ceux qui sont venus au Mondial 2018 ont séjourné en Fédération de Russie pendant deux mois, ont visité de nombreuses villes, sachant que les participants, les journalistes, les supporters et les représentants officiels ne visitaient pas seulement les villes accueillant les matchs, mais également bien d'autres. Ils se déplaçaient librement entre ces endroits. Ils quittaient le pays, y revenaient, perdaient et rédigeaient des documents, s'adressaient aux forces de l'ordre, utilisaient les taxis et les transports en commun, arrivaient depuis l'étranger à bord d'avions de compagnies russes, voyageaient en avion en Fédération de Russie, utilisaient le train, s'adressaient aux établissements médicaux, utilisaient le téléphone. Sans parler des hôtels et du secteur privé. Une seule conclusion: tout ce qui était dit sur la Russie sur ce ton était un fake.

Je pense que tout cela doit être vérifié: demandez un visa russe, venez, observez et écrivez votre commentaire au sujet de cette instruction sur le site en question. Il n'y a pas d'autre moyen de comprendre qui a tort ou raison.

Avez-vous remarqué que cette note avait été publiée précisément dans le contexte de la mise en place de visas électroniques? Si l'on adopte le point de vue de ce site - j'ignore qui se trouve derrière, mais auparavant se trouvaient des structures et des représentants officiels - la situation est si dangereuse qu'il aurait fallu en parler avant, et pas seulement au moment d'une simplification manifeste du régime de visa pour les visites de notre pays par les touristes. Il faut évidemment faire peur, faire en sorte que les gens ne viennent pas tout voir de leurs propres yeux.

Question: Selon les experts, pendant le forum Russie-Afrique la Russie a clairement mis l'accent sur le développement des relations avec l'Afrique: la coopération militaire avec le survol de nos bombardiers en Afrique du Sud; le domaine économique avec l'exploration géologique, la construction de centrales, etc. Et surtout, l'échange culturel. Un échange touchant de cadeaux a eu lieu récemment entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Ministre burundais des Affaires étrangères Ezéchiel Nibigira - un accordéon russe contre un ancien tambour africain. Selon le Ministère russe des Affaires étrangères, a-t-on atteint tous les objectifs de ce forum?

Réponse: Plusieurs objectifs fixés ont été atteints: le déroulement de rencontres multilatérales mais aussi bilatérales, le travail global effectué pour faire l'inventaire de l'état des relations de la Russie avec tous les pays de cette région. L'organisation d'un sommet nécessite le travail de tous les ministères, tous les problèmes sont soulevés, de nombreux documents sont demandés et rédigés, un travail analytique est effectué. Or, en l'occurrence, on parle d'un tel nombre d’États! Nous avons procédé à une véritable inspection de toutes les questions relatives à la coopération de la Russie avec les États et les associations régionales africaines représentées. C'est un travail très sérieux.

Du côté de nos partenaires africains a été effectué le même travail, c'est pourquoi toutes les discussions étaient purement objectives. Les délégations étaient très représentatives.

Nous avons réglé des questions pratiques évoquées par le Président russe Vladimir Poutine et les dirigeants africains au cours de nombreuses interviews. Les interlocuteurs ont élaboré des solutions aux problèmes actuels, ainsi que de nombreux plans stratégiques abordés à Sotchi.

Il est impossible de régler toutes les tâches parce que nombre d'entre elles sont à long terme. Mais elles ont été déterminées et des solutions ont été élaborées.

Question: Que pensez-vous du niveau du partenariat stratégique entre la Russie et l'Azerbaïdjan?

Réponse: J'y ai répondu en partie en parlant du forum régional russo-azerbaïdjanais. C'est un regard pratique sur notre coopération.

Les relations se développent progressivement et dynamiquement. Nous sommes liés par une histoire commune, le présent et évidemment l'avenir. C'est pourquoi notre coopération est orientée sur l'avenir et a des perspectives colossales.

Question: Est-ce que Moscou pense que le comportement des États-Unis dans l'Est de la Syrie, notamment vis-à-vis des Kurdes et par rapport aux gisements pétroliers, représente une menace à l'accord de Sotchi conclu entre le Président russe Vladimir Poutine et le Président turc Recep Tayyip Erdogan?

Réponse: Nous commentons ce thème quotidiennement. Je trouve qu'il est pratiquement impossible de répondre à cette question. La situation sur le terrain change tous les jours. Globalement, vous connaissez notre position: on ignore ce que les Américains font dans cette région et précisément dans ce pays, pour quelle raison, quelle est leur stratégie et politique. Tout change quotidiennement sans aucune stratégie qui serait claire même pour les Américains eux-mêmes. Depuis des années les administrations et les orientations changent, mais aucune stratégie n'est apparue.

Plus concrètement, malheureusement, je vous renvoie à nos commentaires précédents et vous demande ce que vous voulez dire concrètement. Y a-t-il un événement concret que je pourrais commenter?

En ce qui concerne la menace pour nos accords, je ne pense pas qu'il faille parler seulement des plans et des actions des États-Unis. Nous signons des accords, notamment ceux que vous avez mentionnés, pour faire face aux tendances destructives sur le terrain. Leur mise en œuvre permet précisément d'empêcher les actions destructives que vous avez évoquées.

Nous attendons du plus grand acteur mondial au niveau international, les États-Unis, une contribution constructive à la normalisation de la situation dans la région. Nous n'attendons pas seulement la protection des sites pétroliers à leurs propres fins mais, entre autres, une contribution concrète à la normalisation de la situation qu'ils ont eux-mêmes plongée dans une crise. Il ne faut plus agir pour aggraver la situation: il est temps de passer aux actions constructives - le champ pour cela est immense. Avant tout, c'est le domaine humanitaire: il faut reconstruire la Syrie qui a été victime d'intrigues politiques de plusieurs acteurs occidentaux et régionaux. C'est ce qui est à la surface, ce dont on parle aujourd'hui à Genève, au format d'Astana, à l'Onu. C'est l'un des axes à suivre. Mais ces axes sont très nombreux. Objectivement, le plus important est la médecine, l'éducation, la reconstruction de l'infrastructure, l'aide financière non pas à des "humanitaristes" syriens ou à ceux qui sympathisent avec les "collègues" occidentaux, pas le financement des Casques blancs ou des structures qui s'occuperaient d'une "reconstruction de la Syrie" théorique et indirectement, mais la reconstruction directe de l'infrastructure civile nécessaire pour la vie des gens ordinaires, dont l'existence a été transformée en enfer.

Question: Dans le dialogue entre les Kurdes et Damas, évoqué plusieurs fois par la Russie, on passe manifestement aux démarches pratiques, comme l'a annoncé le vice-Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Verchinine. D'après lui, la Russie est prête à contribuer aux négociations entre les Kurdes et Damas sur l'inclusion des Forces démocratiques syriennes à l'armée syrienne. Y-a-t-il des détails? A quoi cela ressemblera-t-il? Est-il prévu de contribuer au dialogue politique en Syrie?

Réponse: C'est à Damas et aux associations mentionnées d'en décider directement, sur le fond et la forme. Notre but consiste à contribuer à ce dialogue, peut-être même le garantir et assurer la réalisation future des accords s'ils étaient conclus. Mais la question du format concerne Damas et les associations.

Quant à la normalisation du dialogue politique en Syrie, ce travail n'a jamais cessé. Nous l'avons toujours prônée et pensons que sans elle l'avenir politique de la Syrie serait difficile. C'est l'une des pierres angulaires de notre position par rapport au processus de paix en Syrie.

Question: Le Président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé hier la Russie, entre autres, de ne pas respecter les accords de Sotchi, de ne pas remplir ses engagements alors que le Ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a déclaré que notre pays les respectait. Y a-t-il un risque que les accords de Sotchi ne soient pas mis en œuvre?

Réponse: Je ne peux que citer une nouvelle fois le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov concernant la tenue des engagements de la Russie. Nous partons du principe que la Russie remplit sa part du travail dans le cadre de cet accord. Nous espérons que nos partenaires tiendront également leur parole. Nous travaillons activement en ce sens.

Question: Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a rencontré avant-hier le Ministre grec des Affaires étrangères Nikos Dendias. La partie grecque a commenté cette rencontre comme marquant un "nouveau chapitre dans les relations russo-grecques". Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet?

Réponse: Pendant la conférence de presse à l'issue de l'entretien, les parties se sont exprimées en détail, avec des faits et des chiffres, concernant la coopération bilatérale.

Si vous demandez pourquoi on parle de "nouveau chapitre", c'est parce qu'il y a eu des chapitres précédents. Il y en a eu de bons et de moins bons, qu'on voudrait tourner au plus vite. Vous vous souvenez, nous nous sommes rencontrés à ce sujet - il y avait des pages étranges dans ces chapitres. Mais nous partons du principe qu'elles ont été tournées. Nous continuerons de construire des relations traditionnellement amicales, mutuellement constructives et dans le respect avec Athènes.

Question: Il y a quelques jours, le Président russe Vladimir Poutine a fermement critiqué le fait que la langue russe était mise à l'écart dans les républiques postsoviétiques. D'après vous, peut-on qualifier l'approche de l'Azerbaïdjan envers le russe de bon modèle, d'exemple?

Réponse: Nous respectons et sommes reconnaissants pour le travail mené par Bakou afin de développer et d'entretenir le niveau de présence du russe sur le territoire de l'Azerbaïdjan.

Question: Un député lituanien a récemment annoncé que d'ici une semaine ou deux pourrait avoir lieu un échange entre des Russes et des Lituaniens condamnés pour espionnage. Est-ce vrai?

Des médias norvégiens rapportent que parmi ces individus pourrait figurer Frode Berg.

Réponse: Je n'en ai pas connaissance. Nous avons déjà commenté ce thème, il est d'actualité. Si de nouvelles informations font leur apparition, comme toujours, nous vous en informerons.

Question: Avec quelles propositions et avec quelle position concernant le processus de paix du Haut-Karabakh le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov rencontrera-t-il le Ministre arménien des Affaires étrangères Zohrab Mnatsakanian? Des mesures humanitaires sont à l'ordre du jour entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Sergueï Lavrov a déclaré plus tôt que la Russie saluait l'échange de tous contre tous.

Réponse: Je ne peux que citer une nouvelle fois la déclaration de Sergueï Lavrov.

Nous ferons une publication plus détaillée sur cette visite sur notre site dans les jours à venir. Nous publierons également l'interview du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov aux médias arméniens. Nous nous sommes entendus pour que cette publication ait lieu demain. Nous la reprendrons sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères. Ces sujets y sont également exposés en détail.

Question: Le vice-Ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que si l'accord nucléaire n'était pas respecté par les participants européens, l'Iran s'en retirerait. Quelles en seraient les conséquences?

Réponse: Peu rassurantes. Nous avons travaillé pendant plusieurs années sur cet accord. Il avait été précédé par une situation de crise - je me souviens très bien de l'incapacité à entamer le dialogue. Les Six faisaient des efforts, il y avait des aggravations interminables. Puis nous avons réussi à faire en sorte que de véritables négociations commencent. Elles ont demandé plusieurs années. Des efforts colossaux ont été entrepris par l'UE (d'ailleurs, un exemple d'efforts actifs de cette structure et de leur efficacité en ce sens), les États-Unis se sont distingués avec leur très ample approche pour régler ce problème. Vous connaissez également notre position.

La rupture de l'accord n'est certainement pas une solution. Malheureusement, nous constatons le retrait unilatéral des États-Unis, qui est illégitime étant donné que cet accord a été approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies. Nous avons déjà parlé de l'incapacité des partenaires européens à garantir les conditions qui ont été proposées à l'Iran. Nous voyons où mène une telle politique irresponsable sans résultats réels des membres de cet accord. Tout cela est préoccupant, évidemment. Je ne suis pas certaine que quelqu'un pourrait refaire tout ce chemin, car rien que les négociations ont pris près de quatre ans. Sans oublier la confiance. Une fois de plus a été détruit ce qui avait été obtenu grâce aux négociations. Qui accepterait de rejouer selon les mêmes règles si elles sont violées si grossièrement et sans appel?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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