7 octobre 201920:10

Déclaration à la presse de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, suite à ses pourparlers avec Mohammed al-Hakim, Ministre des Affaires étrangères de la République d’Irak, Bagdad, 7 octobre 2019

2032-07-10-2019

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Mesdames et messieurs,

Tout d’abord, je voudrais exprimer ma reconnaissance au Ministre irakien des Affaires étrangères Mohammed al-Hakim et à tous nos amis irakiens pour leur hospitalité et ces négociations très denses et utiles.

Notre dialogue politique est très intensif. J’ai eu l’honneur d’accueillir Mohammed al-Hakim à Moscou en janvier dernier. Cet échange de visites entre les chefs de diplomatie des deux pays est particulièrement symbolique compte tenu des 75 ans de l’établissement des relations diplomatiques entre la Russie et l’Irak, fêtés en 2019.

Nous avons examiné les perspectives d’approfondissement et d’intensification de notre coopération dans tous les domaines, y compris en matière de dialogue interparlementaire. Nous avons accordé une attention spéciale à la coopération commerciale et économique.

Notre délégation comprend les dirigeants de Gazprom Neft, de Rosneft, de Soyuzneftegaz, de Tekhnopromexport et du Service fédéral pour la coopération militaire et technique.

Nous partageons la compréhension commune de la nécessité de mettre en œuvre les décisions de la dernière réunion de la Commission russo-irakienne pour le commerce et la coopération  économique, scientifique et technique qui a eu lieu en avril dernier, ainsi que de mettre en œuvre les contrats existants pour la livraison de la production russe à caractère militaire vers l’Irak. Comme nous l’avons constaté aujourd’hui, ce travail suit le plan établi.

Les deux parties ont intérêt à développer les échanges culturels, sociaux et éducatifs. Près de 3 000 Irakiens étudient actuellement dans différentes universités russes. Plus d'une centaine de diplomates irakiens suivent cette année des cours de perfectionnement professionnel à l’Académie diplomatique auprès du Ministère russe des Affaires étrangères. Leur nombre devrait passer à 150 en 2020.  

Nous avons évoqué des objectifs concrets liés à l’approfondissement futur de notre coopération dans la lutte contre la menace terroriste via les canaux bilatéraux existants, ainsi que grâce à la création du centre d’information de Bagdad créé en 2015 et réunissant des experts de l’Irak, de la Russie, de la Syrie et de l’Iran.

Nous sommes reconnaissants envers nos amis irakiens pour les informations qu'ils nous ont transmises sur la situation politique intérieure dans leur pays. Nous sommes satisfaits par l’aboutissement de la formation des organes de pouvoir législatif et exécutif, la nomination du gouvernement et des dirigeants locaux de la région autonome de Kurdistan irakien.

La Russie constate avec satisfaction que les relations entre Bagdad et Erbil tendent à se normaliser. Nous espérons que toutes les questions existantes seront résolues. Cela devrait favoriser le développement économique et social et la mise en œuvre d’autres objectifs de l’État irakien.

Nous avons une position commune sur la Syrie. Il est nécessaire de mener à son terme l’élimination des groupes terroristes, qui organisent toujours des raids dans plusieurs régions du pays, de réunir les conditions pour le retour des réfugiés et des personnes déplacées, de lancer un processus politique efficace dans le cadre du Comité constitutionnel formé. Nous nous sommes entendus pour accorder l’attention nécessaire à tous ces éléments du règlement syrien dans le cadre du processus d’Astana incluant depuis peu l’Irak en tant qu’observateur.  

Nous avons des positions similaires sur les moyens de désescalade dans la région du Golfe persique. Tout comme nos amis irakiens, nous estimons qu’il est nécessaire d’agir de manière à ce que les efforts de tous les acteurs soient mis en commun, et de s’abstenir des schémas qui sèment la discorde et désignent d’avance des coupables de tous les maux.

En ce qui concerne le conflit israélo-palestinien, nous défendons fermement l’attachement à toutes les décisions de l’Onu qui poussent les parties intéressées vers un dialogue direct sur un accord selon la solution à deux États. Nous considérons les tentatives de privatiser le règlement israélo-palestinien comme contreproductives.

Voilà les principaux sujets que nous avons évoqués aujourd’hui. Je voudrais exprimer encore une fois ma reconnaissance à mon collègue. Je suis certain que nos pourparlers d’aujourd’hui favoriseront le progrès futur du partenariat russo-irakien vers de nouveaux horizons. 

 

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