2 octobre 201922:39

Réponses de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, aux questions de la chaîne de télévision Pervyi kanal, Sotchi, 2 octobre 2019

2010-02-10-2019

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Question: Des craintes et une certaine vigilance ont été exprimées concernant le fait que le Président ukrainien Vladimir Zelenski pourrait ne pas toujours tenir ses engagements jusqu'au bout. Existe-il un plan B pour les accords de Minsk?

Sergueï Lavrov: Il ne peut pas y avoir de plan B. Les accords de Minsk sont le fondement sur lequel il faut tout construire. Plus concrètement, la «formule de Steinmeier» constitue déjà un compromis par rapport au texte initial des accords de Minsk approuvés par le Conseil de sécurité de l’Onu. Selon le texte initial, il faut adopter la loi sur le statut spécial et la fixer dans la Constitution avant d’organiser les élections.    

Si une personne se rend dans un bureau de vote pour soutenir un candidat, elle veut naturellement savoir quelles seront les pouvoirs concrets de ce dernier s'il est élu. Par le passé, au cours de l’examen de la nécessité de respecter ce passage, l’ancien Président ukrainien Piotr Porochenko avait déclaré lors d’une réunion du «format Normandie» qu’il ne pouvait pas octroyer ce statut spécial car il ne savait pas quels candidats seraient élus. C’était une approche absolument conflictuelle, contreproductive et - ce qui est le plus important - illégale. Frank-Walter Steinmeier, Ministre allemand des Affaires étrangères à l’époque, a donc proposé cette formule de compromis. Selon cette dernière, la loi devrait être adoptée et entrer en vigueur de manière provisoire le jour des élections, après la fermeture des bureaux de vote, pour devenir permanente suite à la confirmation du caractère honnête et juste du scrutin par le rapport final de l’OSCE. Il s’agit déjà d’un compromis et d’une concession. Il est donc impossible de se distancier des principes de base des accords de Minsk tels que l’amnistie, le statut spécial fixé dans la Constitution, le retrait des forces et du matériel, le rétablissement complet des liens économiques ou la levée du blocus qui contredisait absolument les accords de Minsk. Tout cela reste immuable, sinon on ne pourra rien faire.

Question: Quand pourrait être organisée une rencontre du «format Normandie»?

Sergueï Lavrov: C’est aux présidents de décider.

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