Briefings du ministère des Affaires Etrangères

9 juillet 202114:48

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 9 juillet 2021

Sur l'entretien à venir entre Sergueï Lavrov et Subrahmanyam Jaishankar, Ministre des Affaires étrangères de l'Inde

 

Aujourd'hui, littéralement dans une heure, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra avec le Ministre indien des Affaires étrangères Subrahmanyam Jaishankar.

Les deux ministres évoqueront les axes principaux des relations russo-indiennes compte tenu des ententes antérieures concernant des contacts à venir, notamment à haut niveau et au sommet.

Les deux ministres "remettront les pendules à l'heure" concernant la coopération à l'Onu, dans le groupe des Brics et dans l'OCS, au format Russie-Inde-Chine, ainsi que sur les principaux problèmes régionaux et internationaux, dont le processus de paix en Afghanistan, en Syrie, la situation autour du programme nucléaire iranien, les approches pour la création d'une architecture de sécurité fiable et indivisible dans les océans Pacifique et Indien.

 

Sur l'entretien à venir entre Sergueï Lavrov et Mariam al-Mahdi, Ministre des Affaires étrangères du Soudan

 

Lundi 12 juillet, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra avec la Ministre soudanaise des Affaires étrangères, qui se rendra en visite en Russie.

Les deux diplomates échangeront leurs avis sur les principaux aspects des relations russo-soudanaises. Une attention particulière sera accordée au développement de la coopération commerciale et économique, à l'élargissement des possibilités pour la participation de compagnies russes à la réalisation de projets stratégiques sur le territoire soudanais.

Ils aborderont à part les problèmes d'actualité régionaux et internationaux en mettant l'accent sur la nécessité de trouver des solutions politiques et diplomatiques aux situations de crise au Moyen-Orient et sur le continent africain.

 

Sur l'entretien à venir entre Sergueï Lavrov et John Kerry, envoyé spécial du Président américain pour le climat

 

Lundi 12 juillet, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra avec l'envoyé spécial du Président américain pour le climat John Kerry dans le cadre de sa visite de travail à Moscou.

Il est prévu d'évoquer en détail l'agenda climatique international dans le contexte de la préparation de la 26e session de la Conférence des parties de la Convention-cadre de l'Onu sur les changements climatiques prévue pour cet automne et compte tenu de la présidence actuelle de la Fédération de Russie dans le Conseil de l'Arctique.

Il est également prévu d'échanger les avis sur les priorités nationales des deux pays et les possibilités d'actions conjointes pour atteindre des objectifs climatiques réalistes, avant tout dans le cadre de l'Accord de Paris de 2016.

 

Sur la réunion à venir du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de coopération de Shanghai

 

Les 13 et 14 juillet, à Douchanbé le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

La rencontre des chefs de diplomatie ouvrira l'étape finale de la préparation de la réunion du Conseil des chefs d'Etats parties de l'OCS les 16 et 17 septembre à Douchanbé qui sera consacrée au 20e anniversaire de l'organisation. Il est prévu d'analyser l'état et les perspectives de l'avancement de la coopération multidimensionnelle dans les domaines de la politique, de la sécurité, de l'économie et des liens sociaux. Les ministres discuteront également les projets de documents qu'il est prévu de soumettre aux dirigeants.

Les participants échangeront leurs avis sur l'agenda régional et international.

Plusieurs entretiens bilatéraux sont prévus entre Sergueï Lavrov et des partenaires étrangers.

 

Sur l'entretien des ministres des Affaires étrangères de l'OCS et de l'Afghanistan au format du Groupe de contact OCS-Afghanistan

 

Mercredi 14 juillet, à Douchanbé est prévue une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de l'OCS et de l'Afghanistan au format du Groupe de contact OCS-Afghanistan avec la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Les chefs de diplomatie évoqueront en détail l'ordre du jour régional et international. Une attention prioritaire sera accordée à la situation en Afghanistan dans le cadre du retrait des contingents étrangers de ce pays.

Le représentant de Kaboul partagera son avis sur la situation, la vision par les autorités afghanes des aspects concrets de l'interaction avec les pays de l'OCS dans les conditions actuelles.

A l'issue de la réunion les chefs de diplomatie des Etats membres de l'OCS devraient adopter une déclaration conjointe.

 

Sur la Conférence internationale de haut niveau "Asie centrale et du Sud: interconnexion régionale. Défis et opportunités"

 

Les 15 et 16 juillet, à Tachkent le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la Conférence internationale de haut niveau "Asie centrale et du Sud: interconnexion régionale. Défis et opportunités". L'initiative d'organiser cette conférence a été avancée par le Président de l'Ouzbékistan Shavkat Mirziyoyev.

A cet événement ont été invités les ministres des Affaires étrangères et d'autres institutions des pays d'Asie centrale et du Sud, de la Russie, de la Chine, des Etats-Unis, de l'UE, d'Israël, de la Malaisie, de l'Arabie saoudite, du Royaume-Uni, du Japon et d'autres Etats, ainsi que des dirigeants de grandes organisations internationales, de compagnies et d'institutions financières, de centres de recherche et analytique mondiaux.

Pendant ce forum, il est prévu d'évoquer un large éventail de questions relatives à la coopération interrégionale, et à la mise en œuvre des opportunités de transport, d'innovation, technologiques, socioculturelles et touristiques.

La Russie attirera l'attention sur l'importance de travailler sur un ordre du jour de coopération unificateur et dépolitisé, évoquera l'expérience de travail avancée dans cette direction dans le cadre de l'Union économique eurasiatique (UEE), de la CEI et de l'OCS, notamment par l’union des initiatives commerciales, économiques, d'investissement et de transport principales dans l'espace eurasiatique.

 

Sur la quatrième réunion ministérielle à venir au format "AC5 + Russie"

 

Vendredi 16 juillet à Tachkent, en marge de la Conférence internationale de haut niveau "Asie centrale et du Sud: interconnexion régionale. Défis et possibilités" se déroulera la quatrième réunion des ministres des Affaires étrangères du Kirghizistan, du Kazakhstan, de la Fédération de Russie, du Tadjikistan, du Turkménistan et de l'Ouzbékistan.

Dans le contexte de la situation qui s'aggrave en Afghanistan à mesure du retrait accéléré des contingents des Etats-Unis et d'autres pays de l'Otan, une attention particulière sera accordée à l'interaction entre nos pays dans le secteur de la sécurité régionale, ainsi qu’aux menaces liées au trafic de stupéfiants et de combattants terroristes étrangers émanant des organisations terroristes internationales.

Les ministres comptent également aborder les questions centrales de l’ordre du jour régional et international, la coopération et l'entraide dans le contexte de la pandémie de Covid-19 qui perdure et les mesures visant à renforcer la résistance de nos pays à ces défis.

 

Sur la libération d'un marin russe du navire Atlantic Princess

 

La semaine dernière a été libéré le citoyen russe Valeri Vassiliev, qui avait été kidnappé suite à une attaque de pirates, le 20 mai, dans la zone économique exclusive du Ghana avec quatre membres d'équipage du navire de pêche Atlantic Princess appartenant à la compagnie Pionner Food Cannery enregistrée à Tema (Ghana). L'état de santé du marin russe est satisfaisant.

La libération de Valeri Vassiliev a été rendue possible par la coopération entre les représentants du propriétaire du navire, les autorités du Ghana et du Nigeria et les diplomates russes au Ghana et au Nigeria. Nous remercions tous ceux qui ont contribué à la libération sécurisée du Russe des pirates.

Nous voudrions une nouvelle fois appeler nos compatriotes qui comptent travailler à bord de navires étrangers à peser minutieusement tous les risques et à tenir compte du fait qu'au vu des attaques de piraterie de plus en plus fréquentes, le golfe de Guinée représente un véritable risque pour les membres d'équipage des navires qui naviguent dans ses eaux.

 

Sur la 16e Réunion internationale sur la Syrie au format d'Astana

 

La 16e Réunion internationale sur la Syrie au format d'Astana s'est déroulée à Noursoultan les 7 et 8 juillet. Hormis les délégations du gouvernement syrien et de l'opposition syrienne, de hauts représentants de la Russie, de la Turquie et de l'Iran en tant que pays garants du format d'Astana, ainsi que des délégations de la Jordanie, de l'Irak, du Liban, de l'Onu et du Comité international de la Croix-Rouge ont participé à cet événement important.

Je rappelle que le format d'Astana est, de par son efficacité, un mécanisme unique de contribution internationale au processus de paix en Syrie.

A l'issue de la réunion a été adoptée une Déclaration conjointe qui a été publiée sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères. Elle est accessible, il est possible d'en prendre connaissance.

 

Sur le 20e anniversaire de la signature du Traité de bon voisinage, d'amitié et de coopération entre la Russie et la Chine

 

Le 16 juillet marque le 20e anniversaire de la signature du Traité de bon voisinage, d'amitié et de coopération entre la Fédération de Russie et la République populaire de Chine, qui a posé les fondations juridiques pour créer le modèle actuel des relations russo-chinoises de partenariat et de coopération stratégique, ainsi que le format de développement global de la coopération dans le secteur pratique. Selon une entente entre les dirigeants de la Russie et de la Chine, l'anniversaire de ce document est un événement majeur dans le dialogue politique entre les deux pays cette année.

L'expérience de vingt ans d'approfondissement des relations bilatérales montre que le Traité a fait ses preuves et que ses termes continuent de rester d'actualité dans les conditions actuelles.

Le rôle important de cet acte international a été confirmé pour nos pays par la Déclaration conjointe des deux chefs d'Etat adoptée à l'issue de leur entretien en visioconférence le 28 juin dernier. Le Président de la Fédération de Russie et le Président de la RPC ont exprimé leur grande estime de la signification historique et pratique du Traité, et ont signifié leur accord de le prolonger de cinq ans conformément au paragraphe 25.

La Russie est immuablement disposée à poursuivre la réalisation du potentiel du Traité et à approfondir les liens avec la Chine sur le plus large éventail de domaines en s’orientant sur le concept central de notre document bilatéral de base: la détermination à transmettre l'amitié entre les peuples des deux pays de génération en génération.

Je voudrais m'adresser à nos amis chinois avec une citation qu'ils connaissent probablement: "我们撸起袖子加油干,使两国人民间的友谊世代相传" (Traduction de l'expression de Xi Jinping: Nous travaillons en retroussant nos manches pour transmettre l'amitié entre les peuples des deux pays de génération en génération).

 

Sur la situation à la frontière entre l’Afghanistan et le Tadjikistan

 

Ces derniers temps, nous notons une forte hausse de la tension à la frontière entre l’Afghanistan et le Tadjikistan. Les talibans ont rapidement occupé une grande partie des districts frontaliers et, à l'heure actuelle, contrôlent près de deux tiers de la frontière avec le Tadjikistan. Sachant que de multiples franchissements de la frontière tadjike par des forces afghanes ont été constatés suite à des affrontements contre les talibans.

La hausse de la tension à la frontière sud de notre allié de l'OTSC suscite forcément de l'inquiétude. Moscou et Douchanbé entretiennent des contacts actifs au niveau des ministères de la Défense, des services frontaliers et des canaux diplomatiques. Nous suivons très attentivement la situation à la frontière.

La 201e base militaire russe au Tadjikistan possède tout le nécessaire pour aider la république à contrôler la situation à la frontière. Si besoin, des mesures supplémentaires seront prises avec toute la détermination nécessaire dans l'esprit de l'alliance russo-tadjike afin d'empêcher l'agression et les provocations territoriales.

Je voudrais attirer votre attention sur le commentaire détaillé du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pendant son discours d'hier à Vladivostok, dont le texte peut être consulté sur notre site.

Nous appelons les belligérants du conflit afghan à faire preuve de retenue et à éviter de répandre la tension en dehors du pays.

 

Sur la situation en Ukraine

 

La situation en Ukraine reste inquiétante. Les négociations sur le règlement du conflit dans le Donbass continuent de s'enliser. Le Groupe de contact et ses sous-groupes de travail ont organisé des réunions en ligne, qui n'ont débouché sur rien. La raison principale en est la position de la délégation ukrainienne, qui est devenue encore plus destructive qu'au cours des rencontres précédentes alors qu'il semblait qu'il était impossible de faire pire.

Afin de détourner l'attention de leur propre sabotage des Accords de Minsk, les représentants ukrainiens font des déclarations publiques franchement provocatrices. Récemment, un membre de la délégation ukrainienne au sein du Groupe de contact, Alexeï Arestovitch, a déclaré que les Accords de Minsk conclus n'étaient pas obligatoires et que leur accomplissement relevait uniquement de la bonne volonté des parties. Selon lui, en 2015, le Conseil de sécurité des Nations unies n'a pas validé mais a seulement "salué" les Accords de Minsk comme une sorte de "feuille de route". Ce n'est pas la première "découverte" étonnante de nos collègues ukrainiens, mais elles et marquante. On se demande également pourquoi les collègues ukrainiens ont traduit les engagements fixés dans les langues officielles de l'Onu comme une "salutation". Je voudrais citer en exemple les propos et les termes de la résolution 2202 qui, à l'étonnement de la délégation ukrainienne, y restent présents. Il y est écrit "approuve" et non "salue", "endorses" (en anglais), et c'est fixé en français, en espagnol, en arabe et en chinois, si le russe ne leur suffit pas. La délégation ukrainienne a porté atteinte au droit international pas seulement dans son interprétation, elle a induit en erreur son propre public concernant la langue de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies.

Un autre moyen de détourner l'attention du sabotage par Kiev des Accords de Minsk est l'omission permanente de différentes initiatives. Nous avons déjà entendu les idées de Kiev concernant un référendum sur le Donbass, le transfert des négociations de Minsk, la participation des Etats-Unis et du Royaume-Uni au Format Normandie. Plusieurs idées. Une autre a été avancée par le Président Vladimir Zelenski. Il l'a exprimée, comme toujours, non pas en dialoguant avec les partenaires mais dans les médias: il s’agirait de créer un format de négociations supplémentaire parallèle au Format Normandie.

Tout cela indique que l'Ukraine mène intentionnellement le processus de négociations dans une impasse. Elle le fait intentionnellement, sciemment et systématiquement. Pendant ce temps, Kiev continue d'accumuler de nouvelles forces le long de la ligne de contact dans le Donbass et de durcir le blocus économique et social de la région, détériorant la situation déjà difficile de ses habitants.

Malheureusement, non seulement les autorités ukrainiennes ne remplissent pas les accords sur le Donbass et les engagements internationaux, mais également les normes de leur législation nationale. Cela a été confirmé par les études de plusieurs centres ukrainiens menées à l'occasion du 25e anniversaire de la Constitution ukrainienne célébré la semaine dernière. Selon eux, sur les 161 articles de la Constitution 125 sont systématiquement enfreints, soit 78%. Les garanties de l'utilisation et de la protection du russe et d'autres langues sont ignorées. Je voudrais souligner que ce n'est pas un avis russe mais ukrainien.

Le déchaînement du néonazisme en Ukraine suscite une inquiétude particulière. Aujourd'hui, guidés par un sentiment d’impunité, les néonazis ukrainiens ont entamé la préparation de la célébration du 80e anniversaire de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne créée le 14 octobre 1942. Leur objectif consiste à afficher la "continuité" entre les anciens et les nouveaux nationalistes, qui se proclament "combattants pour l'indépendance de l'Ukraine". Le projet d'un tel décret a déjà été soumis au Parlement ukrainien. Il a été rédigé par toutes les fractions à l'exception de la Plateforme d'opposition - Pour la vie. Plusieurs initiatives sont proposées, notamment celle de renommer les rues et les places en hommage aux collaborationnistes fascistes, d'ériger de nouveaux monuments en leur hommage. Il a été suggéré au Président Vladimir Zelenski de rendre le titre de Héros de l'Ukraine à des personnages aussi odieux, ayant dépassé le cadre de la loi et de la morale, que Stepan Bandera et Roman Choukhevitch. La complaisance permanente envers de telles tendances (tout se déroule activement) des autorités de Kiev et de la communauté internationale pourrait avoir les conséquences les plus graves non seulement pour l'Ukraine, mais également pour d'autres pays d'Europe et du monde.

Nous avons l'intention de poursuivre notre politique en ce sens, comme nous le faisons déjà. Nous appelons les organisations internationales et les partenaires étrangers à exiger des autorités ukrainiennes de respecter leurs engagements pour régler le conflit dans le Donbass et les libertés et les droits fondamentaux de l'homme étant donné que Kiev a pris ces engagements.

 

Sur les élections législatives anticipées du 11 juillet en Moldavie

 

Les élections législatives anticipées se dérouleront en Moldavie le dimanche 11 juillet. Plus de 20 partis et groupes politiques se disputeront 101 places dans la nouvelle composition de l'organe législatif du pays. Certains d'entre eux prônent un développement équilibré des relations avec la Russie, avec les pays de l'UEE, de la CEI et les pays occidentaux. D'autres sont adeptes d'une ligne seulement occidentale au détriment des liens traditionnels avec d'autres partenaires de la Moldavie.

La Russie suit attentivement la préparation des élections comme un événement politique primordial dans la vie de la Moldavie, qui est une république parlementaire. Nous espérons que toutes les conditions nécessaires pour un vote honnête, libre et transparent seront garanties pour les électeurs moldaves. Les observateurs russes veilleront au respect de la législation électorale moldave et des actes internationaux au sein des missions du Comité exécutif de la CEI, de l'Assemblée interparlementaire de la CEI, de l'Assemblée parlementaire de l'Union du Bélarus et de la Russie et du BIDDH de l'OSCE.

Force est de constater avec regret que la campagne électorale moldave s'accompagne d'une ingérence sans précédent des représentants des Etats-Unis et de l'UE dans les processus politiques du pays. Le Ministère russe des Affaires étrangères a attiré plusieurs fois l'attention sur le caractère inadmissible des déclarations et des commentaires franchement engagés contenant des attaques tendancieuses contre les opposants politiques. Malheureusement, nos appels n'ont pas été entendus. Ce qui a conduit à l'aggravation de la situation politique en Moldavie et à la polarisation de la société.

La Russie a toujours soutenu et soutient encore aujourd’hui la souveraineté étatique, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Moldavie, pays avec lequel nous avons une histoire commune, des liens historiques, culturels et sociaux étroits. Nous prônons le maintien d'une politique étrangère équilibrée et la neutralité de la Moldavie fixée dans la Constitution. Nous serons prêts à travailler de manière constructive avec le nouveau parlement et gouvernement de la Moldavie qui seront constitués à l'issue des élections.

Nous espérons que les élections se dérouleront dans une atmosphère calme conformément aux normes de la législation nationale et du droit international.

 

Sur les déclarations des autorités tchèques concernant l'affaire des explosions de Vrbetice

 

Je voudrais dire quelques mots sur les nouvelles "révélations" de Jan Hamacek, Ministre des Affaires étrangères et premier vice-Premier ministre tchèque. A chaque fois, il fait des déclarations étincelantes, de plus en plus étonnantes.

Jeudi 8 juillet, il a accordé une interview à un média en ligne de son pays dans laquelle il a déclaré qu'en expulsant des diplomates et des "agents" russes, les autorités tchèques avaient "réalisé le rêve de la communauté de sécurité, rendu difficile le travail pour les renseignements russes et égalisé le nombre de diplomates dans les deux pays". Alors était-ce une enquête sur l'incident de Vrbetice ou le rêve de quelqu'un qui a enfin été réalisé? A en juger par les déclarations du Ministre tchèque de l'Intérieur, c'était un rêve.

Il a visiblement fait cette déclaration en tant que représentant officiel. Par conséquent, tout cela était donc planifié, délibéré et, c'est clair à présent, malveillant. Il est évident maintenant que tout cela a été fabriqué à la va-vite. On ne sait pourquoi, dans cette histoire, ont été impliqués Alexandre Petrov et Rouslan Bachirov. Apparemment la version des hackers russes semblait moins pompeuse et efficace.

Nous continuerons de suivre les révélations des représentants politiques tchèques. Même si après de telles déclarations il est difficile de les prendre pour des politiciens sérieux. Toute cette histoire témoigne de l’irresponsabilité totale de ses inventeurs et d'une stupidité flagrante.

 

Sur les résultats de la 2e Semaine de la lutte contre le terrorisme de l'Onu

 

Du 24 au 30 juin à New York s'est déroulée la 2e Semaine de la lutte contre le terrorisme de l'Onu, consacrée aux défis auxquels la communauté internationale fait face dans la lutte contre le terrorisme. Cette série de réunions était organisée par le Bureau de lutte contre le terrorisme dirigé par notre compatriote, le Secrétaire général adjoint de l'Onu Vladimir Voronkov. Nous trouvons positifs le niveau de préparation et les résultats de l'activité, qui a confirmé une nouvelle fois la grande efficacité du travail du Bureau de lutte contre le terrorisme.

L'événement central de la Semaine de la lutte contre le terrorisme, la 2e Conférence de haut niveau des chefs des organismes antiterroristes des Etats membres de l'Onu, a réuni plus de mille représentants du corps diplomatique, d'organismes compétents, d'organisations régionales et internationales et d'ONG. Dans le cadre de la réunion ont été évoqués des sujets tels que les mesures contre l'incitation, le recrutement et d'autres activités d'organisations terroristes internationales, le recueil et l'échange d'informations entre les forces de l'ordre, l'entrave aux déplacements et la poursuite pénale des combattants terroristes étrangers, ainsi que le rapatriement, la réhabilitation et la réintégration des combattants terroristes étrangers et des membres de leurs familles.

Le discours du directeur adjoint du FSB russe Igor Sirotkine, chef de l'appareil du Comité antiterroriste national, a imprimé une tonalité pragmatique à toute la discussion de la réunion principale de la Conférence. Il a exprimé les approches fondamentales de la Russie en matière de lutte contre le terrorisme.

La présentation de la Déléguée aux droits de l'enfant auprès du Président russe Anna Kouznetsova, dans le cadre de la session sur le rapatriement des femmes et des enfants des zones de conflit, a été traditionnellement accueillie de manière positive. Les importants acquis dans le retour rapide des citoyens russes mineurs depuis les conditions très difficiles des camps pour déplacés internes en Syrie et en Irak ont été reconnus par la grande majorité de participants, qui ont fait part de leur volonté d'adopter l'expérience russe.

Outre la Conférence de haut niveau, plusieurs dizaines d'activités se sont déroulées en marge de la Semaine de la lutte contre le terrorisme. Avec le Directorat exécutif du Comité contre le terrorisme du Conseil de sécurité des Nations unies, nous avons co-organisé une réunion sur une thématique prioritaire pour notre pays dans la lutte contre le terrorisme: la nécessité d’empêcher les fournitures d'armes illégales aux groupes terroristes.

Le briefing du conseiller du président du Comité antiterroriste national russe Evgueni Iliine sur le développement de centres de coordination antiterroristes a également rencontré un franc succès, son équilibre comme son orientation pratique ont été notés par les délégations étrangères présentes. Il a notamment présenté l'expérience russe de mise en place d’un système national pour lutter contre le terrorisme, de création de mécanismes de coordination interministérielle et d'échange d'informations.

La fin de la Semaine de la lutte contre le terrorisme a été marquée par l'adoption par consensus d'une résolution de l'Assemblée générale des Nations unies consacrée au 7e examen de la mise en œuvre par les pays de la Stratégie antiterroriste mondiale de l'Onu. Malgré les difficultés et les contradictions constatées pendant sa mise au point, le document reflète les approches russes fondamentales de la lutte contre le terrorisme et de la coopération internationale en la matière.

 

Sur l'inauguration du Groupe des amis pour la défense de la Charte des Nations unies

 

Mardi 6 juillet à l'Onu a été organisé un événement en ligne à l'occasion du lancement formel du Groupe des amis pour la défense de la Charte de l'Onu créé à l'initiative du Venezuela. La Russie, en tant qu'Etat fondateur de l’Onu et membre responsable de la communauté internationale, a participé à l’événement en sa qualité de cofondatrice du mouvement.

Le grand nombre de participants à la réunion - plus de 60 délégations - témoigne de l’immense signification accordée par les Etats membres au respect rigoureux des objectifs et des principes de ce document fondamental du système actuel du droit international. Le leitmotiv de la plupart des discours était la nécessité de renforcer les initiatives multilatérales dans les affaires mondiales en s'appuyant sur la Charte de l'Onu, et d'élargir la coopération équitable pour surmonter les défis mondiaux. Le recours aux restrictions unilatérales en contournement de l'Onu a été fermement critiqué.

De notre côté, nous avons mis l'accent sur le caractère inadmissible des tentatives de substituer à l'architecture actuelle du droit international des structures odieuses telles qu’un "ordre mondial basé sur des règles" (concept occidental). Nous avons souligné que la défense des idéaux de l'interaction interétatique revêtait une actualité particulière face à l'aspiration de l'Occident collectif à freiner les processus objectifs de formation d'un ordre mondial polycentrique et à retrouver sa domination d'antan.

Nous comptons nous opposer activement, avec les partisans des mêmes idées, à la ligne visant à briser les normes du droit international fondamentales fixées dans la Charte de l'Onu, et contribuer pleinement au renforcement de l'autorité de l'Onu en tant que forum sans alternative pour chercher des solutions collectives aux problèmes mondiaux.

 

Sur le déroulement de l'enquête concernant l'assassinat du Président d'Haïti

 

Nous continuons de suivre le déroulement de l'enquête autour de l'assassinat éhonté et démonstratif du Président d'Haïti Jovenel Moïse, qui résulte avant tout de l'instabilité intérieure dans ce pays.

Pendant l'enquête sur ce crime, la police d'Haïti a arrêté une vingtaine de suspects, dont la plupart sont des citoyens colombiens. Au moins deux des assaillants possèdent la citoyenneté américaine. Cette information nous inquiète sérieusement. Elle indique qu'une nouvelle fois, un conflit purement intérieur est utilisé par des forces extérieures à leurs fins égoïstes. Nous assistons constamment à ce genre de choses dans d'autres pays, notamment chez nos voisins.

Nous espérons que les forces de l'ordre d'Haïti pourront élucider les véritables causes de l'incident et traduire en justice non seulement les exécutants, mais également les commanditaires ainsi que les complices éventuels de ce crime.

Ce qui a surpris est qu'hier, à une question des journalistes en conférence de presse, les représentants officiels des autorités américaines n'ont pu ni confirmer ni réfuter ce fait et ont esquivé complètement la question de l'implication de citoyens américains dans ce crime.

Pourquoi cette attitude est-elle surprenante? Car quand il est question des prétendus "hackers russes", des Russes mythiques qui s'ingéreraient partout dans les élections - du point de vue de certaines forces politiques américaines - et influenceraient les processus mondiaux en les sabotant, les représentants officiels de ces structures et organes américains sont bien plus bavards. De plus, ils avancent "à chaud" des verdicts d'accusation, décrètent des sanctions et appellent la communauté internationale à la solidarité dans la lutte contre la "menace" russe.

Mais quand il est question de vos citoyens américains arrêtés à Haïti (ce pays a fait une déclaration officielle à ce sujet) pourquoi ne voulez-vous pas le commenter? Pourquoi êtes-vous aussi discrets? Pourquoi ne trouvez-vous pas utile d'y accorder une signification particulière quand bien même le président d'un Etat souverain a été tué?

 

Sur l'ingérence des Etats-Unis dans les affaires intérieures du Nicaragua

 

Nous voudrions commenter en détail l'évolution de la situation autour du Nicaragua. A l’approche des élections du 7 novembre, une puissante vague de pression extérieure s’élève contre le gouvernement légitime du Président Daniel Ortega. Cette pression a peu à voir avec la préoccupation que ses initiateurs disent nourrir vis-à-vis de l'organisation d'un vote démocratique libre, et commence à se transformer en "combat sans règles" avec l’objectif flagrant et non dissimulé d'écarter les sandinistes du pouvoir en déstabilisant le pays.

On remarquera que cette grossière ingérence non dissimulée dans les affaires intérieures du Nicaragua, y compris son financement, est clairement prescrite dans la base normative et législative des Etats-Unis. En novembre 2018 déjà, le président américain de l'époque avait adopté une directive qualifiant la situation dans ce pays d'Amérique centrale ni plus ni moins de "menace urgente pour la sécurité nationale et la politique étrangère des Etats-Unis". En décembre 2018, les Etats-Unis avaient adopté la loi sur les conditions d'investissement au Nicaragua, conformément à laquelle les Américains ont bloqué le financement du Nicaragua par les banques internationales et les organisations monétaires (FMI, Banque mondiale et d'autres), ont décrété des restrictions de visa et autres contre des représentants nicaraguayens, ont annulé le "statut de protection temporaire" pour les migrants de ce pays.

L'étau des restrictions économiques a commencé à se resserrer en pleine épidémie. C'est du cynisme! La Maison Blanche a nettement réduit l'aide financière au Nicaragua pour le développement social, a exclu ce pays de la liste des Etats d'Amérique centrale recevant des vaccins à titre d'aide humanitaire.

Un travail ciblé est mené pour exclure Managua des accords régionaux de libre-échange. Il est question de l'Accord centraméricain de libre-échange - un accord de libre-échange entre les Etats-Unis, l'Amérique centrale et la République dominicaine, comparable à l'Accord d'association entre les pays de l'UE et de l'Amérique centrale.

Des tentatives sont entreprises pour suspendre la participation de Managua à l'Organisation des Etats américains.

En même temps, les efforts prescrits par les lois américains (art. 8 du Nica Act) se renforcent pour impliquer dans ce travail antigouvernemental des ONG contrôlées. Tout cela est fixé dans des actes législatifs des Etats-Unis. L'interaction directe avec les opposants au "régime" est coordonnée à Managua par l'ambassadeur américain en personne, qui organise avec eux des réunions d'orientation régulières. Nous avons déjà assisté à tout cela dans plusieurs pays. Selon les experts, plus d'un milliard de dollars ont été investis dans l'opposition nicaraguayenne au niveau de l'USAID et d'autres "structures humanitaires" américaines. Cet argent n'est pas alloué à l'aide sociale ou humanitaire, à la lutte contre la Covid-19, mais aux forces d'opposition.

En ignorant le principe de séparation des pouvoirs, on provoque un vague hystérique autour des procès visant certains opposants. Sachant que toutes les démarches des autorités légales pour faire entrave à l'ingérence étrangère sont qualifiées par le mainstream occidental de "répression de la liberté", d’"étouffement de la liberté", et ainsi de suite selon la liste que nous connaissons bien. Tout cela reflète les restrictions en vigueur aux Etats-Unis mêmes, par exemple dans le cadre de la loi FARA sur les agents étrangers adoptée en 1938. Quand on constate une telle inquiétude des Etats-Unis, on s’étonne que Washington non seulement ne dise rien mais, au contraire, justifie les passages à tabac et même les assassinats de manifestants dans d'autres pays, notamment en Amérique latine.

La pandémie mondiale et la profonde crise provoquée par celle-ci dans plusieurs régions, dont l'Amérique latine, ont montré qu'aujourd'hui la ligne principale de la protection de la démocratie et des droits de l'homme reposait essentiellement sur la garantie de la contrôlabilité étatique. Mais tout ce qui est fait par l'Occident collectif au Nicaragua est contraire à ce principe, et la liberté de choisir est remplacée par l'adoption du processus électoral au résultat préalablement programmé dans l'intérêt de l'ingénierie politique de l'extérieur.

Nous rejetons fermement les tentatives d'ingérence étrangère dans les affaires intérieures du Nicaragua. Nous sommes certains que les habitants de ce pays ont le droit de déterminer eux-mêmes le sort de leur pays, sans ingérence étrangère. Nous souhaitons sincèrement de la réussite au gouvernement, la paix et la prospérité au peuple du Nicaragua avec lequel nous avons des liens solides d'amitié et de partenariat stratégique.

Nous continuerons de surveiller la situation au Nicaragua. Nous vous informerons de notre avis sur l'évolution de la situation dans ce pays.

 

Sur les "passions d'espionnage" en Albanie

 

Des médias albanais ont lancé ou ont été utilisés pour lancer une attaque médiatique concernant l'ouverture par le parquet d'affaires pénales contre deux citoyens russes soi-disant soupçonnés d'espionnage en prévision et pendant les récents exercices de l'Otan. Les structures officielles albanaises ne se sont pas exprimées à ce sujet, aucune information ne nous a été rapportée via les canaux diplomatiques. L'Ambassade de Russie a envoyé une requête au Ministère des Affaires étrangères de l'Albanie, restée sans réponse pour l'instant.

L'un des Russes s'est adressé au Ministère russe des Affaires étrangères pour se plaindre de sa longue détention et de son traitement extrêmement incorrect lors de la traversée de la frontière de l'Albanie, où il s’était rendu à des fins touristiques. A cet égard, nos diplomates ont envoyé une note à Tirana en mettant l'accent sur la nécessité de respecter rigoureusement, dans ce genre de cas, les normes internationales en vigueur, notamment consulaires et relatives aux droits de l'homme.

De toute évidence, il s'agit du travail d’un dispositif propagandiste de l'Otan sans aucun lien avec la réalité. Tout est exécuté selon les méthodes traditionnelles. Les personnes qui voudraient entrer dans le pays à des fins touristiques ont compris que ce n'était pas sûr parce qu'elles pourraient devenir victimes de telles attaques otaniennes. Ceux qui comptaient y passer des vacances, visiter le pays à des fins touristiques devraient tenir compte de l'évolution de cette situation. Nous allons non seulement surveiller la situation, mais également apporter à nos citoyens l'aide nécessaire pour protéger leurs droits.

 

Sur le nouveau rapport du Ministère russe des Affaires étrangères sur la situation des droits de l'homme dans différents pays

 

Dans le cadre des efforts permanents pour attirer l'attention sur les défis auxquels est confrontée la communauté internationale en matière de droits de l'homme, le Ministère a préparé un rapport sur la situation des droits de l'homme dans différents pays.

Le document reflète la situation en la matière dans plusieurs pays qui se considèrent comme des démocraties développées, des modèles de protection des droits de l'homme, ainsi que chez ceux qui aspirent à rejoindre ce cercle de pays. Force est de constater, avec regret, que malgré de multiples discussions sur le principe d'universalité des droits de l'homme à différents niveaux et, semblait-il, la compréhension générale du fond du problème, la pratique des doubles standards reste largement répandue dans l'évaluation de différents phénomènes et situations en matière de droits de l'homme dans le monde. De plus, une telle approche reste activement utilisée en tant que prétexte pour attiser l'atmosphère de confrontation autour des pays aux régimes jugés "autoritaires". Le plus cynique est que cette méthode est utilisée par des Etats qui ne sont pas simplement confrontés à de graves problèmes en matière de droits de l'homme au niveau national (inhérent à l'Occident collectif), mais ignorent comment les surmonter, et en grande partie ne reconnaissent pas la présence de tendances problématiques tant que la crise n’est pas entrée dans une phase aiguë, comme ce fut le cas aux Etats-Unis avec le problème du racisme.

Nous voyons aujourd'hui que malgré les mécanismes juridiques élaborés et qui fonctionnent dans le cadre de l'Onu, de l'OSCE et du Conseil de l'Europe, organisations qui nient, condamnent et n'admettent pas les manifestations de la glorification du nazisme, du racisme, de la xénophobie et de l'intolérance qui y est associée, dans plusieurs pays se déploie une propagande d'idées et de valeurs racistes, les nationalistes radicaux relèvent la tête. Les tentatives de diviser la société selon la nationalité et la langue s'intensifient. Sur cette toile de fond, dans plusieurs pays des deux côtés de l'Atlantique on constate une hausse durable du nombre de phénomènes xénophobes et racistes, un déchaînement du nationalisme agressif, du chauvinisme et d'autres formes d'intolérance raciale et religieuse. L'inaction vis-à-vis des phénomènes d'intolérance est justifiée par les autorités à l’aide de renvois hypocrites au caractère soi-disant absolu du droit d'expression, de réunion et d'association. Washington le fait traditionnellement en votant contre la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies sur l'inadmissibilité des pratiques associés au racisme. Il le fait sciemment, il incite depuis des années d'autres satellites à voter contre (toutefois, seulement l'Ukraine suit toujours le sillage). L'UE ne soutient pas cette résolution, nous comprenons également qui fait pression sur elle. De plus, les autorités de certains pays commencent à utiliser ces phénomènes comme prétexte pour éliminer des opposants politiques. Le problème a pris une telle ampleur qu'aujourd'hui plusieurs experts constatent des manifestations structurelles de racisme et d'intolérance pénétrant dans tous les secteurs de la vie sociale de plusieurs pays.

Le problème relatif à la protection des droits des minorités nationales et des groupes ethniques, avant tout linguistiques et éducatifs, reste très grave. La situation la plus critique concerne la population russophone dans les pays baltes et en Ukraine, où elle subit une pression systémique et une discrimination de la part des autorités nationales.

Il convient de mentionner à part les efforts de l'Occident collectif pour réécrire l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et réviser ses résultats, les tentatives cyniques de blanchir les criminels de guerre et leurs complices, ceux qui ont créé et appliqué dans la pratique la théorie de la supériorité raciale, ainsi que de glorifier les collaborationnistes nazis se faisant passer pour des membres de mouvement de libération nationale en inscrivant les matières correspondantes au programme scolaire obligatoire. Ces tendances négatives, ainsi que plusieurs autres graves problèmes, ont été reflétés dans le rapport actuel publié par le Ministère. Vous pouvez le consulter sur le site.

Force est de constater avec regret qu'à l'étape actuelle, en matière de droits de l'homme dans le monde, certains pays ne montrent pas leur intention de renoncer à une approche conflictuelle au profit d'une coopération internationale constructive pour encourager et défendre les droits de l'homme.

Le texte intégral du rapport a été publié sur le site du Ministère.

 

Sur la médaille du Ministère russe des Affaires étrangères "Ordre consulaire"

 

Des questions ont été posées sur une information annoncée hier dans les médias. Je voudrais confirmer que le Ministère russe des Affaires étrangères a instauré la médaille pour les mérites en politique étrangère "Ordre consulaire" qui sera remise en récompense d’un travail actif pour défendre la ligne de la politique étrangère de la Fédération de Russie et renforcer les liens avec d'autres Etats.

La médaille du Ministère "Ordre consulaire" est remise aux citoyens russes, étrangers et aux personnes sans citoyenneté pour leur travail actif visant à défendre la politique étrangère de notre pays, pour le service diplomatique pendant de longues années et pour la contribution au renforcement des liens amicaux entre la Russie et d'autres Etats.

Sur la face de la médaille se trouve un cavalier tuant un serpent ailé, avec l'inscription "Ordre consulaire" et "Œil de toute la Grande Russie". En bas figure l'année de la fondation du Ministère des Affaires étrangères - 1549. Sur le revers se situe l'image du bâtiment administratif du Ministère russe des Affaires étrangères.

Nous publierons aujourd'hui un texte détaillé à ce sujet sur les réseaux sociaux.

 

Sur l'ouverture à l'Unesco de l'exposition photo "Le monde en visages"

 

Hier jeudi 8 juillet, au siège de l'Unesco à Paris, a été ouverte l'exposition du célèbre photographe russe Alexandre Khimouchine "Le monde en visages". Elle est constituée d’une collection de 170 grands portraits de représentants des peuples autochtones peu nombreux de la Russie et des pays étrangers.

Cette exposition est d'autant plus remarquable qu'hormis ses magnifiques œuvres, elle est devenue une sorte de symbole parce qu'il s'agit du premier événement en présentiel à l'Unesco après une longue interruption due à la pandémie de coronavirus. Son déroulement est assimilé à la célébration de la Journée internationale des populations autochtones (9 août) et symbolise une sorte d'ouverture de la Décennie internationale des populations autochtones (2022-2032).

Cet événement, organisé par la Commission de la Fédération de Russie pour l'Unesco, la Représentation permanente de la Russie auprès de l'Unesco et la compagnie Nornikel, est appelé à attirer l'attention sur les problèmes de la préservation et du développement des langues des populations autochtones, à souligner l'importance du multilinguisme et de la diversité linguistique pour atteindre les objectifs de développement durable et de renforcement du dialogue interculturel.

L'exposition "Le monde en visages" se déroulera à Paris jusqu'au 31 août. Il sera possible de la visiter également en ligne sur le site et les réseaux sociaux de l'Unesco. Nous partagerons ces liens via nos réseaux sociaux.

 

Réponses aux questions:

Question: Cette semaine, la Commission de Venise du Conseil de l'Europe a publié sa conclusion sur les amendements à la loi russe sur les "agents étrangers". Non seulement la Commission de Venise appelle Moscou à revoir ces normes, mais déclare aussi que les "amendements soumis à la Douma d'Etat l'an dernier constituent une grave violation des droits des Russes". Moscou va-t-il répondre quelque chose à cela?

Réponse: Je voudrais préciser que la conclusion publiée le 6 juillet par la Commission de Venise a été préparée à la demande de la Commission pour les questions juridiques et les droits de l'homme de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE). La Russie a fait preuve d'une approche constructive et d'une ouverture maximale pour coopérer avec cette structure consultative auprès du Conseil de l'Europe. Les organes publics russes ont préparé en temps voulu des réponses exhaustives aux questions posées par les rapporteurs de la Commission de Venise dans le cadre du travail sur le projet de conclusion.

Malheureusement, les arguments de la Russie n'ont pas tous été entendus. La conclusion réitère certains termes de la conclusion de 2014 sur ce même sujet. L'analyse de la législation actuelle est parfois très superficielle, de notre point de vue. La pratique de l'application du droit n'est pas prise en compte.

Je voudrais noter qu'un grand volume d'information a été envoyé aux experts de la Commission en réponse à leurs questions. Nous espérons qu'à l’avenir, la Commission de Venise fera preuve d’une attention renforcée et respectera les arguments de la Russie.

Question: Que pouvez-vous dire des résultats de la discussion au Conseil de l'OACI concernant le vol de la compagnie Ryanair dans l'espace aérien biélorusse?

Réponse: Le 28 juin, pendant la réunion de la 223e session du Conseil de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), s'est déroulée une discussion sur le rapport intermédiaire présenté par le Secrétaire général de l'OACI sur l'incident du vol FR4978 de la compagnie aérienne Ryanair dans l'espace aérien du Bélarus le 23 mai 2021. Il contient une description des actions entreprises par le Secrétariat de l'OACI pour lancer une enquête afin de déterminer les faits, et en particulier l’information sur la création d'un Groupe d'enquête pour déterminer les circonstances; sur l’envoi des requêtes pour fournir les informations aux Etats impliqués dans cet événement; ainsi que sur les données obtenues et les axes de travail du Groupe.

Le document constate la nécessité d'obtenir des informations supplémentaire et l'intention du Secrétariat de maintenir le contact avec les organisations et les pays impliqués afin d'obtenir une aide supplémentaire nécessaire pour terminer l'enquête afin d’élucider les faits. La conclusion définitive du Groupe est attendue pour septembre.

Nous partons de la nécessité d'une évaluation professionnelle et globale de la situation, qui ne tolère aucune politisation du problème ou autres avis subjectifs prématurés.

Question: Les autorités ukrainiennes ont récemment adopté la loi sur les populations autochtones selon laquelle les Russes ne font pas partie de la population autochtone du pays. Sachant que la dérussification se poursuit depuis des années et même des décennies en Ukraine, avec plus ou moins d'intensité. Quels sont les instruments de "soft power" utilisés actuellement par la Russie pour y répondre? Est-ce que le Ministère des Affaires étrangères compte changer sa politique envers l'Ukraine pour ne pas perdre son influence et le lien avec la population russophone du pays?

Réponse: Je trouve qu'on peut répondre éternellement à la question de savoir ce qui est entrepris, évaluer les résultats, débattre, etc.

La mesure législative que vous avez mentionnée est indéniablement discriminatoire. Toutes les ethnies rattachées par Kiev aux populations autochtones vivent en Crimée russe et y bénéficient de tous les droits relatifs à la langue, à la culture et aux traditions. Par de tels actes, les autorités de Kiev tentent de détourner l'attention de la communauté internationale de la violation scandaleuse des droits des minorités nationales et de la population russophone dans leur pays. Le plus terrible est qu'on mène une politique de ségrégation, d’éviction de la population, de répression des indésirables, d'intimidation - tout l'éventail d'actions et de politiques reconnues comme sortant du cadre du droit, de la morale et de l'éthique dans le monde civilisé.

Nous avons attiré plusieurs fois l'attention des organisations internationales sur ce point, nous avons soulevé cette question à l'Onu, à l'OSCE, au Conseil de l'Europe. Nous faisons en sorte que Kiev tienne ses engagements dans le cadre des documents juridiques internationaux.

En ce qui concerne le "soft power", Rossotroudnitchestvo et les ONG travaillent sur cet axe. Beaucoup d'actions sont entreprises.

Question: La Biélorussie est activement accusée de laisser passer intentionnellement des migrants clandestins du Moyen-Orient via sa frontière avec la Lituanie. Ce qui a provoqué une crise migratoire dans le pays, selon les autorités lituaniennes. Elles ont même entamé la construction d'une clôture le long de la frontière avec la Biélorussie et ont décrété l’état d'urgence. En même temps, le Ministre lituanien des Affaires étrangères accuse ouvertement Minsk d'utiliser des réfugiés comme une "arme hybride". Est-ce que Moscou surveille cette situation? Que pensez-vous de telles actions de Minsk? Trouvez-vous justes les accusations lituaniennes?

Réponse: Il est ridicule d'entendre des gémissements de l'UE, de Bruxelles et de certains pays de l'Union concernant une prétendue menace migratoire émanant de la Biélorussie. Ce sont des déclarations aberrantes vu ce que les pays occidentaux ont fait en organisant des coalitions et des "croisades", notamment dans les pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord. Ils enfreignent le cours de la vie de la population locale et provoquent d'immenses problèmes migratoires pour le monde entier, notamment pour le continent européen. Après cela, ils accusent la Biélorussie et d'autres pays de prétendument créer des menaces dans le secteur migratoire. C'est ridicule et aberrant d'écouter tout cela.

Ils ont "retourné" tellement de pays! Ils ont enfreint le cours et le mode de vie dans tellement d'Etats! Ils ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes, de réfugiés, de migrants qui n'ont pas réussi à poursuivre une vie normale, à rester sur le territoire des pays soumis à une influence extérieure. Et sous l'influence extérieure s'y déroulaient des phases chaudes de conflits, des guerres civiles.

Il semblait que l'UE, notamment la Lituanie, aurait le bon sens (difficile de parler de conscience) de ne pas ressortir ce thème dans le contexte de la Biélorussie vu ce que Bruxelles a fait dans le secteur migratoire avec les quotas, l'expulsion des gens de leurs propres frontières, non seulement sur terre mais également en mer, la séparation de familles entières. Souvenez-vous des histoires sinistres qui ont fait le tour du monde quand les membres d'une même famille étaient divisés à cause des quotas et des restrictions. Les enfants se retrouvaient dans un pays, le reste de la famille dans un autre. Les gens étaient lancés comme des ballons. Alors que ce sont les pays occidentaux qui sont les responsables directs de l'exode des gens des pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Sud. C'est ainsi qu'ils ont été traités. C'est la "pointe de l'iceberg".

Maintenant en ce qui concerne la Biélorussie. Bien évidemment, la Biélorussie et la Lituanie: ce sont des relations bilatérales. Mais nous surveillons ce thème. Je voudrais rappeler que la Biélorussie est l'un des leaders mondiaux dans la lutte contre la traite d'êtres humains et la migration illégale, elle avance des initiatives utiles dans les organisations internationales. Les efforts de Minsk ont permis en grande partie de faire entrave aux flux migratoires qui cherchent à se rendre dans les pays de l'UE en provenance de régions défavorables. Tout le monde à Bruxelles et en Occident dans l'ensemble l'a oublié aujourd'hui. Selon les forces de l'ordre biélorusses, ce résultat a nécessité des gardes-frontières biélorusses des ressources importantes pour protéger les frontières avec les pays voisins, dont la Lituanie.

Regardons plus loin que les articles parus dans la presse lituanienne et occidentale. Ne savaient-ils pas que ces derniers temps les efforts principaux de la république visaient à lutter contre les tentatives d'ingérence dans ses affaires intérieures, allant jusqu'à empêcher des attentats? Pour qui était-ce un secret? Malheureusement, ces capacités ne sont pas illimitées compte tenu de l'immense pression et de l’influence extérieure exercée sur cet Etat souverain. C'est pourquoi les partenaires occidentaux ne doivent pas être surpris que des problèmes puissent survenir dans d'autres secteurs.

Si les pays voisins de la Biélorussie souhaitent vraiment réduire ces flux de "migration clandestine", comme ils disent, je peux donner un bon conseil. Il faut entrer en contact direct avec Minsk, entamer les négociations. C'est ainsi que font les pays civilisés qui veulent régler un problème, et non l'aggraver. Il ne faut pas détruire les contacts avec les autorités biélorusses, ouvrir des pseudo-ambassades de Biélorussie à travers le monde, mais renforcer la coopération avec Minsk et mener un dialogue approprié.

Question: Avec la signature de la Déclaration de Choucha le 15 juin, la Turquie et l'Azerbaïdjan ont ajouté à leur conception d'"Une nation, deux Etats" la stratégie d'une armée pour deux pays. La plus grande armée des pays de l'Otan et l'Azerbaïdjan, qui est le plus puissant militairement dans le Caucase du Sud, s'unissent, en évoquant la possibilité de créer une base de l'Otan à Gandja. En même temps, le Président azéri Ilham Aliev parle d'une paix définitive au Karabakh et d'un traité de paix en préparation avec l'Arménie. Dans ce cas, qui est visé par cette puissante alliance militaire? Et quelles mesures seront prises par la Russie pour renforcer la parité militaire dans le Caucase du Sud? La Russie identifie-t-elle une menace émanant de l'Azerbaïdjan et de la Turquie en cas d'ouverture éventuelle de sites d'infrastructure militaire à proximité des frontières de la Russie?

Réponse: Nous avons commenté ce thème de manière assez détaillée, je n'ai rien à ajouter sur notre position. De plus, elle a été exprimée en détail par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à l'issue de son entretien avec le Ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu à Antalya le 30 juin. Notre position a été clairement exprimée. Je n'ai rien à ajouter.

Question: L'organisation Reporters sans frontières a publié une liste de 37 chefs d'Etat et de gouvernement qui, selon elle, "répriment fermement la liberté de la presse". Parmi ces dirigeants: les présidents de la Turquie, de la Russie, de l'Azerbaïdjan et de la Biélorussie. Que pouvez-vous dire à ce sujet? La rédaction d'une telle liste s’inscrit-elle dans une campagne médiatique contre la Russie?

Réponse: Vous savez, nous commentons rarement de telles choses. Puisque vous l'avez demandé, je voudrais dire que j'ai effectivement vu cette information. C'est une impolitesse de bas étage dans le style de la presse à scandale.

Mais c'est autre chose qui surprend. Si une structure qui se proclame association journalistique professionnelle fait une telle analyse, elle doit être objective. A 100%.

Pourtant, nous n'avons pas vu dans cette liste les dirigeants ukrainiens qui ont très rapidement fermé trois chaînes indépendantes, ont chassé tous les médias russes du pays. Nous n'y avons pas vu le gouvernement estonien qui a jeté sa police contre la rédaction de Sputnik, le gouvernement lituanien qui a lancé des poursuites pénales contre les collaborateurs de Sputnik et de Baltnews à Riga. Il n'y a personne non plus de la Lituanie dans cette liste, où a été instaurée une censure contre les médias russophones. Il n'y a pas de noms américains. Les médias américains eux-mêmes disaient subir constamment la pression et le comportement inapproprié des autorités. De plus, le monde n'a encore jamais connu une ségrégation des sources d'information telle qu’on la voit sur les réseaux sociaux aujourd'hui. Où sont tous ces gens? Pourquoi n'ont-ils pas eu l'honneur d'être inscrits sur cette liste, ou au moins d’être mentionnés? Où est l'avis objectif sur la loi sur l'enregistrement des agents étrangers (FARA) en vigueur aux Etats-Unis depuis les années 1930, et qui est une épée punitive de l'élite politique américaine?

Pourquoi l’organisation Reporters sans frontières n’a-t-elle rien dit sur le comportement du Palais de l'Elysée, qui accrédite mais ne laisse pas physiquement les journalistes russes assister à ses activités, tout en les qualifiant de "non journalistes"? Je trouve que l'Unesco, l'Onu et le Conseil de l'Europe doivent tirer des conclusions concernant la qualité du travail de cette structure.

Question: Fin juin, Moscou a organisé une nouvelle réunion de la commission interétatique russo-arménienne, pendant laquelle ont été évoquées les questions relatives à la remise de terrains et d'immobilier pour les besoins de la base russe. Est-il question de l'élargissement des capacités de la base actuelle de la Russie à Gumri ou de la création d'une nouvelle base?

Evoque-t-on actuellement, notamment via les canaux diplomatiques, le déploiement de gardes-frontières russes dans certaines zones de la frontière azéro-arménienne? Si oui, à quel stade se trouve le règlement de ce problème? Ce thème a revêtu une actualité particulière en Arménie quand il y a deux mois, le 12 mai, des unités azéries ont pénétré sur le territoire souverain de ce pays en s'avançant sur 2-3 km de profondeur dans certaines zones.

Réponse: Les questions relatives au renforcement de la sécurité régionale sont activement discutées avec les partenaires arméniens dans différents formats, en s'appuyant sur les nombreux accords et ententes au niveau bilatéral, ainsi que sur les déclarations trilatérales des dirigeants.

En ce qui concerne les sites militaires russes sur le territoire de l'Arménie, cela relève des compétences du Ministère russe de la Défense.

Les questions relatives au processus de paix au Haut-Karabakh ont été abordées en détail le 7 juillet à Moscou pendant la rencontre entre le Président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre arménien par intérim Nikol Pachinian. Ils ont réaffirmé l'importance de la mise en œuvre par étapes des Déclarations des dirigeants de la Russie, de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie du 9 novembre 2020 et du 11 janvier 2021.

Nous réaffirmons ce que nous avons déjà dit, et que nous appliquons dans la pratique. La Russie est prête à apporter sa contribution à la normalisation de la vie pacifique au Haut-Karabakh, au renforcement de la confiance entre Erevan et Bakou, ainsi qu'à l’élimination des éléments irritants réciproques. En particulier, pendant la rencontre, le Premier ministre arménien par intérim Nikol Pachinian a remercié le Président russe Vladimir Poutine pour sa contribution personnelle au retour, le 3 juillet, de 15 prisonniers arméniens (depuis décembre 2020, 97 prisonniers de guerre ont été libérés au total avec la contribution russe: 81 sont revenus en Arménie et 16 en Azerbaïdjan).

Néanmoins, ce problème, tout comme la question prioritaire pour Bakou de la remise des cartes des champs de mines, ne peut pas encore être réglé définitivement. La position russe à ce sujet est bien connue: nous prônons ce règlement au plus vite sans conditions préalables.

La situation dans la zone de responsabilité du contingent de maintien de la paix russe reste relativement stable. Les incidents isolés sont rapidement réglés en coopération avec les collègues azéris et arméniens. Aucune provocation n'a été constatée contre les casques bleus russes. Le Ministère russe de la Défense dispose d'informations sur la situation sur le terrain. C'est sa sphère de responsabilité. Nous vous conseillons de vous adresser à lui pour des informations plus détaillées sur le fond des questions évoquées dans le contexte de la situation sur le terrain.

Question: L'Ambassadeur de la Fédération de Russie en Arménie Sergueï Kopyrkine a récemment déclaré, en évoquant les propositions du Premier ministre arménien par intérim Nikol Pachinian pour le retrait des forces armées azéries et arméniennes de la zone de Sotk-Khoznavar à la frontière azéro-arménienne, et le déploiement d'observateurs internationaux, que des consultations substantielles étaient en cours, que ces questions étaient évoquées sur le plan pratique. Quelle information pouvez-vous communiquer sur les discussions actuelles? Quand peut-on s'attendre au retrait des forces azéries qui ont envahi le territoire souverain arménien, ainsi qu’au déploiement de gardes-frontières russes le long de la frontière?

L'unité azérie, qui a pénétré récemment sur le territoire arménien en direction de Verin Chorja dans le district de Guégarkounik de l'Arménie, a provoqué une fusillade qui a fait un blessé parmi les soldats arméniens. Que pouvez-vous dire au sujet de telles démarches destructives de l'Azerbaïdjan?

Réponse: J'ai suffisamment parlé aujourd'hui de l'approche russe, en réaffirmant notre position.

En ce qui concerne la frontière. La situation dans certaines régions de la frontière azéro-arménienne n'est pas liée au processus de paix du Haut-Karabakh et résulte de l'absence d’officialisation de la frontière dans le droit international. Le fond général est également aggravé par un manque de confiance mutuelle entre les parties.

Nous avons souligné à plusieurs reprises que, selon nous, le règlement à long terme du problème résidait dans le lancement au plus vite du travail pour délimiter la frontière entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, suivie de sa démarcation. Nous sommes prêts à apporter une contribution consultative nécessaire.

A l'heure actuelle se poursuivent les contacts au niveau des ministères des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi que des services frontaliers, notamment dans l’objectif de diminuer la tension.

 

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