Briefings du ministère des Affaires Etrangères

23 juin 202120:20

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 23 juin 2021

 

Sur la visite de Kaïrat Abdrakhmanov, Haut Commissaire de l'OSCE pour les minorités nationales

 

Vendredi 25 juin, dans le cadre de sa visite en Fédération de Russie, le Haut- Commissaire de l'OSCE pour les minorités nationales Kaïrat Abdrakhmanov s'entretiendra avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Il s'agit de sa première visite dans notre pays en cette qualité.

Il est prévu, en particulier, de mettre l'accent sur l'oppression de la population russophone en Ukraine et dans les pays baltes, notamment sur la toile de fond des initiatives législatives discriminatoires de Riga, de Tallinn et de Kiev, de soulever les questions relatives aux persécutions des activistes d'ONG défendant les droits des minorités nationales dans ces pays pour des raisons politiques, ainsi que d'évoquer les problèmes auxquels sont confrontées les agences de presse russes et les médias russophones sur place.

 

Sur l'entretien entre Sergueï Lavrov et Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés

 

Lundi 28 juin, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra à Moscou avec le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés Filippo Grandi, qui se rendra en visite de travail dans notre pays. Il s'agira de sa seconde visite en Russie à la tête du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). La première s'était déroulée en février 2017.

Pendant cet entretien, il est prévu d'évoquer un large éventail de questions relatives à la protection internationales des réfugiés, des déplacés internes et des apatrides, notamment dans le contexte de la pandémie de Covid-19, ainsi qu'aux différents aspects de l'interaction du HCR avec notre pays.

Les interlocuteurs se focaliseront sur l'éventuelle adhésion du HCR au processus de garantie du retour des réfugiés et des déplacés internes au Haut-Karabakh et dans les régions attenantes, la mobilisation des efforts de la communauté internationale pour contribuer au rapatriement des citoyens syriens, l'aide accordée aux réfugiés et aux déplacés internes du Donbass, et la lutte contre la non-citoyenneté de masse dans les pays baltes.

Nous considérons le HCR comme une agence de l'Onu efficace pour apporter une aide aux réfugiés, aux déplacés internes et aux personnes sans citoyenneté. Sa sphère de responsabilité inclut au total près de 83 millions de personnes. Le HCR dispose d'un large réseau de représentations dans 135 pays, dont la Russie.

La Russie est un donateur stable du HCR. Conformément au décret du gouvernement russe de 2004, la cotisation annuelle volontaire de notre pays au budget du Programme du Haut Commissariat de l'Onu s'élève à 2 millions de dollars.

La visite du Haut Commissaire en Russie contribuera indéniablement au développement de la coopération globale et multidimensionnelle avec le HCR.

 

Sur la réunion à venir de la Commission gouvernementale pour les expatriés

 

Jeudi 1er juillet, le Ministère russe des Affaires étrangères accueillera une nouvelle réunion de la Commission intergouvernementale pour les expatriés sous la présidence du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

A cet événement participeront des membres de la Commission, parmi lesquels les représentants des organes du pouvoir exécutif régionaux et fédéraux concernés, des députés de la Douma d’État et des sénateurs de la Fédération de Russie, ainsi que des responsables de plusieurs associations et fondations.

Il est prévu d'aborder les questions relatives à la préparation du 7e Congrès mondial des expatriés (Moscou, 15-16 octobre 2021), de valider le Plan complexe des principales activités pour la mise en œuvre de la politique étatique de la Fédération de Russie à l'égard des compatriotes pour 2021-2023, d'analyser les résultats du suivi public en matière de relations avec les compatriotes réalisé par les établissements diplomatiques russes à l'étranger en 2020, de se familiariser avec l'expérience de travail du gouvernement de Moscou et de l'Association des avocats de Russie avec la diaspora russe, entre autres.

 

Sur l'entretien à venir entre Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, et Abdullatif bin Rashid Al Zayani, Ministre des Affaires étrangères du Royaume de Bahreïn

 

Vendredi 2 juillet, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra à Moscou avec le Ministre bahreïni des Affaires étrangères Abdullatif bin Rashid Al Zayani, qui se rendra dans notre pays en visite de travail.

L'entretien à venir entre les deux chefs de diplomatie contribuera au maintien d'un dialogue politique de confiance sur l'ordre du jour régional et international, et permettra d'évoquer les questions d'actualité relatives au développement des relations russo-bahreïnies.

Dans ce contexte, une attention particulière sera accordée aux objectifs de renforcer progressivement les échanges commerciaux et le partenariat d'investissement, d'intensifier le travail de la Commission intergouvernementale russo-bahreïnie pour la coopération commerciale, économique, scientifique et technique, et de resserrer les liens interrégionaux et socioculturels. Les deux interlocuteurs aborderont également le perfectionnement de la base juridique des relations bilatérales.

Sergueï Lavrov et Abdullatif bin Rashid Al Zayani "remettront les pendules à l'heure" sur la situation en Syrie, le processus de paix israélo-palestinien, les perspectives d'une stabilisation durable dans le Golfe et sur d'autres aspects de l'ordre du jour régional, et évoqueront les questions centrales de l'interaction russo-bahreïnie à l'Onu et sur d'autres plateformes multilatérales.

 

Sur les voyages à l'étranger dans le contexte de la pandémie de coronavirus

 

Plusieurs citoyens de la Fédération de Russie planifient leurs vacances, notamment à l'étranger. Nous demandons instamment de vous référer avant toute chose aux informations du Centre opérationnel pour la prévention de l'entrée et de la prolifération du nouveau coronavirus sur le territoire de la Russie. Lors de la planification et pendant les voyages à l'étranger, nous préconisons de suivre les informations accessibles sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères, du Service consulaire de notre Ministère, sur les sites et les pages officielles du Ministère russe des Affaires étrangères et de nos Ambassades à l'étranger.

Je rappelle que l'application "Assistant à l'étranger", disponible sur toutes les plateformes, fonctionne. Vous y trouverez des informations d'actualité constamment mises à jour.

Nous attirons de nouveau l'attention des citoyens russes sur la nécessité de maintenir un niveau opérationnel élevé par rapport à un éventuel changement de la situation épidémiologique et logistique à l'étranger, notamment en ce qui concerne les critères relatifs aux déplacements transfrontaliers. Les recommandations du Ministère russe des Affaires étrangères déjà publiées sur les ressources du Ministère restent d'actualité.

 

Sur la violation de la frontière territoriale par un destroyer britannique en mer Noire

 

Le Ministère russe de la Défense a déjà exprimé son avis professionnel sur les actions dangereuses d'un destroyer de la marine britannique en mer Noire.

Nous le qualifions de grossière provocation britannique allant à l'encontre du droit international et de la législation russe.

L'Ambassadeur britannique sera convoqué par le Ministère russe des Affaires étrangères.

 

Sur le 20e anniversaire de l'OCS

 

Cette année, l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) fête son 20e anniversaire. La déclaration sur la création de l'OCS a été signée par les dirigeants du Kazakhstan, du Kirghizistan, de la Chine, de la Russie, du Tadjikistan et de l'Ouzbékistan le 15 juin 2001 afin de renforcer la confiance mutuelle, l'amitié et le bon voisinage, et d'encourager une coopération multidimensionnelle efficace.

En un délai court à l'échelle historique, l'Organisation s'est affirmée en tant qu'actrice des relations internationales faisant autorité, comme une partenaire fiable et prévisible. Son activité se construit sur la base du non-alignement et n'est pas dirigée contre d'autres pays. L'OCS est fermement attachée aux principes fondamentaux du droit international fixés dans la Charte de l'Onu, et elle est attachée inconditionnellement à la politique de transparence, d'égalité, de profit mutuel et de confiance réciproque.

A l'heure actuelle, dans l'espace de l'OCS qui regroupe 18 États membres, observateurs et partenaires de dialogue, vit près de la moitié de la population de la planète, qui produit environ un quart du PIB mondial. Ces échelles impressionnantes ouvrent des perspectives multidimensionnelles pour une large coopération productive. C'est pourquoi de plus en plus de pays font part de leur intention de se joindre à l'activité de l'OCS sous telle ou telle forme.

L'OCS a créé une base juridique solide, a accumulé une riche expérience de travail conjoint dans le domaine de la politique et de la sécurité, a créé de bonnes prémisses pour un développement successif des liens commerciaux, économiques et sociaux. Les élaborations de la présidence russe de l'organisation en 2019-2020 sont appelées à contribuer à la progression sur tous ces axes.

La garantie de la sécurité et de la stabilité dans la région reste une priorité immuable de l'Organisation. Il est possible d'affirmer que dans ce secteur, l'OCS devient un élément systémique en Eurasie. La structure régionale antiterroriste de l'OCS fonctionne efficacement, tout comme de nombreux autres mécanismes de coopération pratique visant à lutter contre les nouveaux risques et défis. Précisément aujourd'hui à Douchanbé se déroule la Réunion des secrétaires des conseils de sécurité des États parties de l'OCS, pendant laquelle toutes ces questions seront évoquées en détail.

Dans le cadre de l'OCS est mis en œuvre le Programme de coopération dans la lutte contre le terrorisme, le séparatisme et l'extrémisme, ainsi que la Stratégie antidrogue. La Convention de l'OCS sur la lutte contre l'extrémisme revêt une pertinence particulière. Les exercices conjoints Antiterror, les exercices militaires antiterroristes de commandement Mission de paix, l'opération antidrogue internationale Toile d'araignée et l'opération frontalière conjointe Solidarité sont organisés une fois par an.

Parmi les objectifs prioritaires: l'approfondissement de la coopération commerciale et économique. Il existe d'importantes prémisses en matière d'interconnexion de transport, logistique, d'infrastructure et numérique, ou encore dans le secteur de l'agriculture, entre autres. Ainsi, fin 2020 ont été ouverts tous les itinéraires prévus par l'Accord sur la mise en place des conditions favorables pour le transport automobile international des États parties de l'OCS.

Le plan d'action dans ce secteur est élaboré dans le prolongement de l'adoption, à l'initiative de la Russie, du Concept de développement des territoires éloignés et ruraux à l'ère numérique au sommet de l'OCS le 10 novembre 2020. Le travail est en cours sur le projet de feuille de route pour un passage progressif aux transactions en monnaies nationales. De nouvelles opportunités se sont ouvertes avec le lancement du Forum des dirigeants des régions de l'OCS, qui a organisé le 29 octobre 2020 sa première réunion en ligne. Le Conseil d'affaires et l'Union interbancaire de l'OCS restent des mécanismes de coopération efficaces.

Dans le secteur social, l'accent est mis sur la garantie du bien-être épidémiologique de la population. Au sommet du 10 novembre 2020 a été validé le Plan complexe d'actions conjointes des États parties de l'OCS pour lutter contre les menaces liées aux épidémies dans la région. Un plan d'actions prioritaires est en cours d'élaboration pour surmonter les conséquences socioéconomiques, financières et alimentaires de la pandémie de coronavirus.

La coopération se renforce dans les domaines de la santé, de la culture, du tourisme, de l'éducation, de la science et des technologies. L'Université de l'OCS fonctionne et regroupe dans son réseau éducatif près de 80 universités des pays membres de l'Organisation. Les contacts humains s'élargissent activement, notamment entre les représentants de la jeune génération. Le Conseil de jeunesse de l'OCS joue un rôle de coordination dans ce processus.

A l'étape actuelle, les efforts se concentrent sur la préparation de la réunion du Conseil des dirigeants des États membres de l'OCS à Douchanbé les 16 et 17 septembre 2021. Les dirigeants se concentreront sur les questions figurant à l'ordre du jour régional et international, ainsi que sur les objectifs prioritaires pour le renforcement et l'élargissement de la coopération pratique dans le cadre de l'OCS. Dans cette optique sont étudiés les projets de Déclaration de Douchanbé et de plusieurs autres documents et décisions. La réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États parties de l'OCS prévue les 13 et 14 juillet 2021 à Douchanbé est appelée à contribuer au contenu substantiel du sommet.

 

Sur la déclaration de Jen Psaki, porte-parole de la Maison Blanche, selon laquelle "Washington n'a pas l'intention d'avertir Moscou des cyberattaques"

 

Les propos tenus par la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki en réponse aux journalistes pendant une conférence de presse le 21 juin, selon lesquels Washington "n'avertira pas de ses attaques" contre les cibles en Russie en réponse aux cyberattaques contre les États-Unis, ne suscitent rien d'autre qu'une profonde confusion. Ils sont d'autant plus surprenants dans le contexte des résultats du sommet du 16 juin pendant lequel les deux présidents ont fait part de leur intention d'organiser des consultations d'experts russo-américaines sur la garantie de la cybersécurité internationale afin de relancer le dialogue dans ce domaine. Et voilà qu'on entend de telles déclarations, comme détachées de la réalité. Il faut tenter de deviner: les États-Unis reviennent-ils en arrière sur l'accord de la semaine dernière conclu au sommet?

Cela donne l'impression que malgré le pragmatisme prévu dans les contacts bilatéraux sur ces questions, les États-Unis tentent tout de même de se réserver le droit de lancer des cyberfrappes en s'appuyant sur les accusations infondées, basées sur des fakes, si souvent avancées contre la Russie d'avoir commis des cyberattaques. Dans les faits, il ne s'agira pas d'une réponse du côté américain mais d'une attaque non déclarée et perfide en premier. Nous voulons que Washington prenne ces mots très au sérieux. Ayant commémoré très récemment le 80e anniversaire du début de la Grande Guerre patriotique, notre pays se souvient et sait parfaitement ce qu'est la perfidie. Nous rejetons absolument ne serait-ce que les allusions à la possibilité d'un tel comportement. Peut-être est-ce une étrange initiative "sur place" contournant la décision des deux chefs d’État.

A l'approche de la rencontre au sommet, les Américains avaient laissé entendre que le thème de la cybersécurité internationale était devenu stratégique pour eux, et que l'usage des technologies de l'information et des communications (TIC) à des fins malveillantes impactait directement le maintien de la paix et de la sécurité internationales. Dans ce contexte, nous espérons que la prise de conscience de la nécessité d'un dialogue direct, professionnel et responsable avec la Russie prévaudra. Nous attendons des démarches en ce sens de la part de Washington, dans la continuité de l'entente entre nos deux dirigeants.

 

Sur l'allocution d'Annegret Kramp-Karrenbauer, Ministre de la Défense de l'Allemagne, à l'Académie de la Bundeswehr

 

Nous pouvions difficilement passer à côté du discours enflammé de la Ministre allemande de la Défense devant les futurs officiers de son pays. Il faut dire que la date choisie par les militaires allemands - la seconde moitié de juin, période pendant laquelle les déclarations des militaires allemands nous intéressent tout particulièrement - a contribué à attirer notre attention.

Au lieu de prendre exemple sur sa dirigeante la Chancelière allemande Angela Merkel et, à l'approche de la terrible date des 80 ans du début de la Grande Guerre patriotique déclenchée par les Allemands, de rappeler la nécessité d'un dialogue avec la Russie avec laquelle l'Allemagne possède un lien "historique, social et économique", Annegret Kramp-Karrenbauer a décidé d'appeler le commandement de la Bundeswehr à "gonfler les muscles" pour protéger les "valeurs libérales" face à la Russie. Réfléchissez-y. Il s'avère que pour défendre les valeurs libérales, il faut gonfler ses muscles. Cela frôle l'oxymore. Mais ce n'est pas le plus étrange parmi les éléments illogiques de cette déclaration.

Laissons de côté la thèse de la "défense armée" du libéralisme, qui ferait s'étouffer les classiques de la pensée libérale John Locke, Jean-Baptiste Say et David Ricardo. Sans doute, ils considéreraient de telles déclarations comme une voie vers le diktat et l'autoritarisme. De telles tendances prennent de l'ampleur aujourd'hui dans les pays "libéralistes développés". Examinons le fond du discours de la Ministre.

Mme Kramp-Karrenbauer a appelé depuis la tribune à la suprématie intellectuelle et militaire de l’État allemand face au "menaces émanant de la Russie, de la Chine et de l'extrémisme islamique". Je voudrais poser une question de routine: êtes-vous malade? Tout va bien? Qui vous a donné le droit de "ranger dans le même panier", de comparer et de parler depuis une tribune officielle de prétendues analogies entre la Russie et la Chine, d'un côté, et l'extrémisme islamique de l'autre? Je voudrais rappeler à la Ministre allemande de la Défense que la Russie combat l'islamisme radical en Syrie, contrairement à l'Allemagne.

Toutefois, le discours de la Ministre contenait aussi une thèse avec laquelle nous sommes absolument d'accord. La guerre déclenchée en 2014 dans l'Est de l'Ukraine a été qualifiée par Annegret Kramp-Karrenbauer de "grossière violation des normes du droit international". C'est effectivement le cas, mais il serait bénéfique que la Ministre de la Défense d'un État membre du Format Normandie définisse clairement que cette guerre a été déclenchée par Kiev contre son propre peuple. Il serait même possible de réfléchir à ce qui a été fait par Berlin pour empêcher un tel scénario étant donné que jusqu'en 2014 il contrôlait "en mode manuel" une grande quantité de processus en Ukraine.

Nous nous devons également de mentionner le fait que malgré l'absence de l'objectif de transformer la République fédérale en puissance nucléaire (merci, au moins, pour cela), la Ministre de la Défense a souligné de nouveau l'importance de la coopération avec les États-Unis dans le secteur de la dissuasion nucléaire, tout en demandant de prévoir un financement du réarmement des vecteurs de l'arme nucléaire qui remplaceront les avions Tornado. Ce qui soulève encore une question de logique. Soit les thèses ont été écrites pour la Ministre par des services différents (qui suivent des doctrines de politique étrangère diamétralement opposées), soit, ce qui semble plus plausible, sous couvert de nobles discours sur l'attachement aux objectifs de construire un monde non-nucléaire Berlin continue d'attiser la tension dans les affaires nucléaires en Europe, déstabilisant ainsi la structure déjà peu stable du système de maîtrise des armements nucléaires dans l'espace européen.

Nous pensons qu'aujourd'hui, au vu de la turbulence géopolitique qui perdure, les responsables des institutions militaires allemandes doivent faire preuve de retenue dans leurs discours, appeler à la coopération et à prendre des mesures urgentes pour redresser la situation inquiétante. Aujourd'hui, par exemple, cela a été évoqué à Moscou pendant la Conférence sur la sécurité. Cette discussion se poursuivra. Si l'Allemagne ne sait pas comment écrire de tels discours, nous pouvons partager notre expérience. Consultez le discours du Ministre russe de la Défense à la Conférence de Moscou sur la sécurité pour vous familiariser avec, ça sera utile.

 

Sur les nouvelles sanctions illégitimes de l'UE contre la Biélorussie

 

Plusieurs questions ont été posées sur les sanctions illégitimes et illégales de l'UE contre la Biélorussie. Nous sommes solidaires de nos alliés biélorusses dans le rejet catégorique des restrictions illégitimes unilatérales décrétées par les pays occidentaux en transgression du droit international. En effet, comme l'indique le commentaire du Ministère des Affaires étrangères du Bélarus, cela frôle la déclaration de guerre économique.

Ledit quatrième paquet de sanctions adopté par le Conseil de l'UE contre la Biélorussie le 21 juin dernier constitue une ingérence de l'UE dans les affaires intérieures d'un État souverain, membre de l'Onu et de l'OSCE. Cherchant à parler depuis une position de force et à prendre en charge l'enquête et le jugement, l'UE s'adonne à une anarchie totale. La décision de l'UE est d'autant plus cynique qu'il est fait référence non pas aux normes du droit, mais à une prétendue "position commune aux personnes qui partagent les même idées". C'est probablement le fameux "ordre mondial basé sur des règles" qui nous est proposé par la communauté occidentale en échange de la structure juridique internationale. En remplaçant la primauté du droit international par des "règles" écrites par on ne sait qui, qui s'appliquent à on ne sait qui et qui seront changées on ne sait quand, impliquant un instinct de groupe et "le droit du plus fort", l'UE dévalue ses propres revendications au rôle de gardien du droit international.

La nature illégale et politisée des restrictions de l'UE confirme une fois de plus qu'en les adoptant, Bruxelles n'a même pas attendu les résultats de l'enquête internationale sur l'atterrissage d'urgence de l'avion de la compagnie Ryanair à Minsk, qui se déroule au niveau de l'OACI. C'est à cet incident, à ces actions et événements, que l'UE s'est référée en tant que prétexte selon lequel des mesures et démarches politiques sont déjà prises. Comment cela se fait-il? S'ils se référaient à ce qui est arrivé à l'avion de Ryanair dans le ciel biélorusse, et, dans le cadre de l'OACI, formulaient des exigences et promouvaient leurs approches, alors pourquoi ont-ils décidé de ne pas attendre les conclusions de cette organisation internationale faisant autorité? Nous nous souvenons tous qu'ils insistaient eux-mêmes (dans les "conclusions" du Conseil de l'UE du 24 mai dernier) sur une telle enquête. Où est passé tout cet entrain? Ou tout cela n'est plus intéressant? Ce sont déjà des "cartes abattues" et maintenant, en exprimant simplement la nécessité de mener une enquête avec la participation d'organisations internationales, il est possible de prendre le bâton des sanctions sans savoir quels seront les résultats de l'enquête?

Nous savons parfaitement que l'objectif des sanctions de l'UE consiste à faire chuter intentionnellement le niveau de vie des Biélorusses ordinaires. C'est précisément le but. Je vais citer à cet égard le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, qui a déclaré à la veille de la réunion du Conseil de l'UE des choses très fantastiques: "Ces sanctions infligeront un lourd préjudice à l'économie biélorusse". Il faut bien "punir" les Biélorusses, a noté Josep Borrell, pour qu'ils "changent de comportement". Cette déclaration est révélatrice en soi.

Ces propos montrent clairement que du côté de l'UE, il n'est pas question d'équité dans les relations avec l’État souverain biélorusse ni de respect des intérêts légitimes et du libre choix de la voie de développement de ce pays ni de préoccupation pour le bien-être de la population locale. L'hypocrisie d'une telle politique est bien connue de la population russophone de l'Ukraine et des pays baltes, lésée dans ses droits et affectée par les sanctions de l'UE, tout comme elle est familière pour les Syriens et les Vénézuéliens. Malheureusement, ces gens se sont résignés depuis longtemps à la négligence flagrante des structures de l'UE qui agissent conformément à la formule jésuite "la fin justifie les moyens". Je souligne encore une fois que ces sanctions de l'UE ont frappé de manière ciblée les Syriens et les Vénézuéliens alors qu'ils traversaient la période la plus difficile de leur vie ces dernières années.

En pleine épidémie, l'UE n'a pas annulé ni changé d'aucune manière la "punition" contre les citoyens de ces pays. Et inutile de parler des droits de l'homme en principe en l'occurrence. Il n'y a aucune préoccupation ni compréhension générale de ce que sont les véritables droits de l'homme. Des parallèles assez évidents et tragiques se dessinent aujourd'hui, à l'heure où le monde entier se souvient du début de l'attaque de l'Allemagne hitlérienne contre l'URSS il y a 80 ans, à l'Ouest de la Biélorussie.

La Fédération de Russie est attachée aux relations d'alliés avec la Biélorussie fraternelle. Nous continuerons de coordonner nos efforts afin de renforcer la souveraineté étatique et de garantir la sécurité nationale de nos pays dans le cadre des accords juridiques internationaux, de renforcer notre résistance collective face à la pression extérieure et à la politique d'endiguement.

En ce qui concerne l'inscription de citoyens russes sur les listes de sanctions illégitimes de l'UE (sous des prétextes complètement odieux, sans explication logique), comme auparavant, cette démarche ne restera pas sans réponse appropriée.

 

Sur l'affaire Alexeï Navalny

 

Des représentants officiels de plusieurs pays de l'Otan, dont l'Allemagne, continuent d'exiger régulièrement que nous menions une enquête sur le prétendu empoisonnement d'Alexeï Navalny par une certaine toxine chimique "militaire". Nous constatons que de telles déclarations comptent à présent parmi les thèses antirusses à utiliser obligatoirement dans les médias occidentaux. Selon les auteurs, ce sujet, construit, doit coûte que coûte rester à la surface de l'actualité internationale car tant d'efforts, comme nous l'avons déjà fait remarquer plusieurs fois, ont été investis par les superviseurs occidentaux dans sa "promotion" pour que l'on y renonce aussi facilement ou que l'on invente déjà une autre histoire.

Bien que les déclarations mentionnées ne soient rien d'autre que des manipulations rituelles de l'Occident dans le cadre de la "communication stratégique" dont il parle tant (un euphémisme utilisé par l'UE pour désigner la "propagande") sur l'affaire Alexeï Navalny et, au fond, ne nécessitent plus aucune réaction côté russe, nous trouvons tout de même utile de les commenter brièvement pour tirer un trait logique. Nos mots s'adressent avant tout aux autorités allemandes, qui ont joué un rôle central dans l'histoire du citoyen russe.

Étant donné que les forces de l'ordre allemandes n'ont pas donné de réponse substantielle aux huit requêtes d'aide juridique internationale du Parquet russe sur la situation liée à Alexeï Navalny (et laissent ouvertement entendre qu'elles n'ont pas l'intention de les satisfaire) toutes les réclamations de Berlin concernant une enquête dans le contexte de cette affaire sont absolument inconsistantes et tout simplement hypocrites.

Rappelons que les informations et les données demandées aux collègues allemands sont nécessaires pour terminer l'enquête préliminaire menée par le Ministère russe de l'Intérieur sur les raisons de l'hospitalisation d'urgence du citoyen russe à Omsk le 20 août 2020. Sans cela, conformément à la législation russe, comme cela a été expliqué plusieurs fois aux collègues allemands et déclaré publiquement, il est impossible d'ouvrir une potentielle affaire pénale. Berlin le sait parfaitement.

Dans ces conditions, au vu de la non-coopération difficile à expliquer et très suspecte des autorités allemandes, la poursuite du dialogue avec ces dernières sur tous les aspects de cette affaire semble absolument inutile. Nous les appelons à se baser sur ce constat et à ne pas faire de déclarations unilatérales vides.

Ceci étant dit, la Russie (et je voudrais que cette partie ne soit pas supprimée des publications des médias allemands) réaffirme sa disposition à revenir à la coopération pour élucider toutes les circonstances de l'incident arrivé au citoyen russe quand les autorités allemandes auront tenu leurs engagements dans le domaine de la coopération internationale entre les forces de l'ordre et auront fourni toutes les informations et preuves matérielles demandées.

 

Sur la situation au Tchad

 

Le Tchad, avec lequel la Fédération de Russie entretien des relations amicales, est malheureusement devenu un nouveau foyer d'instabilité. Nous suivons attentivement l'évolution de la situation politique dans ce pays, qui s'est aggravée après la mort tragique, le 20 avril dernier, du Président Idriss Déby Itno.

La gestion du pays a été prise en charge le jour même par le Conseil de transition militaire, qui a annoncé la dissolution du gouvernement et du parlement et a fixé une période de transition de 18 mois afin de transmettre le pouvoir à un cabinet ministériel civil et d'organiser des élections générales. Conformément à la Charte de transition rendue publique, hormis le Conseil de transition militaire, le Conseil national de transition (établissement législatif) et le Gouvernement provisoire ont été constitués en tant qu'organes dirigeants.

Nous trouvons positif le fait que le Conseil national de transition a déterminé parmi ses principaux objectifs le maintien de la paix et de la stabilité dans la République, ainsi que l'adoption de mesures efficaces pour garantir la sécurité nationale et l'intégrité territoriale.

Nous espérons que les organes provisoires de pouvoir engageront des démarches successives pour la transition de la société tchadienne vers une force de gouvernance civile dans les délais établis en organisant des élections libres et démocratiques. Nous soutenons les efforts visant à organiser un large dialogue national et un forum avec la participation de toutes les forces politiques.

La Fédération de Russie souhaite développer la coopération mutuellement avantageuse et équitable avec le Tchad au profit de nos populations, ainsi que de la garantie du développement durable sur le continent africain.

 

Sur l'adoption d'une nouvelle Charte du Groupe Pompidou

 

Mercredi 16 juin, pendant la réunion du Comité des ministres du Conseil de l'Europe, a été adoptée par consensus une nouvelle Charte du Groupe de coopération internationale en matière de lutte contre l'abus et le trafic illicite de stupéfiants à l'occasion de son 50e anniversaire. A l'heure actuelle, le Groupe Pompidou inclut 41 pays dont trois États non européens. La Fédération de Russie a adhéré au Groupe Pompidou en 1999.

Pendant la mise au point de ce document, grâce aux efforts de la délégation russe, il a été possible de réaffirmer le mandat initial du Groupe en matière de coopération entre les forces de l'ordre, et de maintenir son ordre du jour équilibré malgré les tentatives insistantes de plusieurs pays de réorienter l'activité de cette structure vers le seul domaine des droits de l'homme. De plus, nous avons réussi à faire inscrire dans la charte des termes mentionnant la nécessité que la politique antidrogue soit conforme au droit international, composé avant tout des trois conventions antidrogues de l'Onu. Il est important que la Charte reconnaisse le rôle du Groupe Pompidou en tant que mécanisme européen pour la coopération intergouvernementale dans le secteur de la politique de lutte contre les stupéfiants.

Notre pays apporte une grande contribution au travail du Groupe Pompidou, promeut des méthodes nationales dans le domaine de la prévention et du traitement de la toxicomanie dans un milieu exempt de drogues en tant qu'alternative efficace aux pratiques qui ne sont pas universellement reconnues dans l'esprit du concept de "réduction de la nuisance", partiellement interdites par la législation russe.

Nous considérons cet organe comme un mécanisme régional important et demandé pour lutter contre la menace des drogues. Selon nous, il doit être utilisé au maximum pour renforcer la coopération pratique entre les États et non pour subordonner la coopération antidrogue aux normes des droits de l'homme.

L'adoption de la Charte a été un pas concret dans le renforcement du caractère multidimensionnel de l'activité du Conseil de l'Europe, qui travaille sur un large éventail de sujets parmi lesquels la lutte contre les nouveaux risques et défis occupe une place importante.

 

Sur les activités commémoratives à l'occasion du 22 juin (80  ans du début de la Grande Guerre patriotique) dans les établissements diplomatiques russes à l'étranger

 

Les établissements diplomatiques russes à l'étranger ont commémoré les 80 ans du début de la Grande Guerre patriotique aux quatre coins du monde. Là où la situation épidémiologique le permettait ont été organisées des activités commémoratives aussi bien en présentiel qu'en format hybride. Elles ont été accompagnées de nombreuses publications, parfois uniques, sur les réseaux sociaux. Tout cela est accessible sur les pages du Ministère russe des Affaires étrangères.

L'action la plus lumineuse à l'étranger, dans tous les sens du terme, et la plus vaste, a probablement été l'initiative internationale "Bougie de la mémoire". Des dizaines de milliers de personnes du monde entier ont allumé des bougies en hommage à tous ceux qui ne sont pas revenus de la guerre, qui sont morts dans les camps de concentration sur les territoires de notre Patrie occupés par les fascistes. Les diplomates et les compatriotes russes de plusieurs pays ont pris cette action avec beaucoup de cœur et ont formé des figures symboliques avec des bougies.

La Représentation permanente de la Russie auprès de l'Onu, conjointement avec le Musée de la Victoire, a présenté l'exposition numérique "22.06.1941. Tragédie. Bravoure. Exploit" créée à partir d'informations d'archives sur la première période de la guerre. Des photos et des affiches sont présentées. Une série de publications très intéressantes sur le travail des diplomates soviétiques pendant les premiers jours la guerre, à partir de documents et de témoignages rares, a été également publiée sur les réseaux sociaux par nos Ambassades à Berlin, à Rome et à Copenhague.

Il est réjouissant de voir que des collègues de la CEI ont également participé à plusieurs activités avec les ambassadeurs russes. Notre unité, sur un sujet aussi important, envoie un signal vraiment fort à ceux qui cherchent à réécrire l'histoire de la Grande Guerre patriotique à leur avantage: "Nous nous souvenons de l'exploit héroïque des peuples de l'Union soviétique et nous ne permettrons pas qu'il tombe dans l'oubli."

 

Sur le Forum international de compatriotes russes "22 juin 1941. Nous remporterons la victoire!"

 

Le Forum international de compatriotes russes "22 juin 1941. Nous remporterons la victoire!", consacré aux 80 ans du début de la Grande Guerre patriotique, s'est déroulé du 19 au 23 juin à Minsk et à Brest sous l'égide de la Commission gouvernementale pour les expatriés.

Cet événement, qui a réuni près de 80 représentants de la diaspora russe de 26 pays, a été le premier à pouvoir se dérouler en présentiel après une longue interruption des rencontres de nos compatriotes de différents pays.

Pendant la cérémonie d'ouverture du forum se sont exprimés le vice-Ministre russe des Affaires étrangères Andreï Roudenko, qui a transmis les salutations du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, le premier vice-Ministre biélorusse des Affaires étrangères Alexandre Gourianov, la membre du Comité du Conseil de la Fédération de l'Assemblée fédérale de la Fédération de Russie pour les affaires internationales Elena Afanassieva, le directeur de Rossotroudnitchestvo Evgueni Primakov, des représentants du pouvoir exécutif, des ONG russes et des fonds à orientation patriotique.

Les participants ont placé au cœur de la discussion les questions relatives à la consolidation de la diaspora russe, à la préservation de la mémoire historique commune, à la lutte contre la falsification de l'histoire, ainsi qu'à l'éducation patriotique des jeunes. Comme l'ont souligné tous les orateurs sans exception, le peuple soviétique multiethnique a apporté une contribution décisive à la défaite du fascisme, et il est important aujourd'hui d'empêcher la révision des résultats de la Grande Guerre patriotique et la création d'une "nouvelle vision" basée sur la déformation de la réalité historique. Les organisations de compatriotes ont réaffirmé leur disposition à poursuivre un travail actif pour lutter contre la réécriture de l'histoire et pour le ralliement des communautés russes.

Mardi 22 juin, les participants au forum ont visité la forteresse de Brest où ils ont participé à un rassemblement-requiem à 4 heures du matin.

 

Pour le 80e anniversaire de l'agence de presse Rossiya Segodnya

 

Demain, jeudi 24 juin, sera célébré le 80e anniversaire de la création du Sovinformburo,  que l'on connaît aujourd'hui sous le nom de Rossiya Segodnya.

Le lien de cette date avec l'anniversaire du début de la Grande Guerre patriotique n'est pas une coïncidence. Le Sovinformburo a été fondé le 24 juin 1941, deux jours après l'attaque de l'Allemagne nazie. Son objectif à l'époque consistait à informer les lecteurs et les éditeurs des nouvelles du front. Le vaste travail initié pendant la guerre a été poursuit après la guerre. Le Sovinformburo a joué un rôle important dans la couverture des axes principaux de la politique nationale et étrangère de l'Union soviétique.

Le profil de cet organe de presse vraiment stratégique ne se limitait pas à la politique. Au sein de son service littéraire ont travaillé des écrivains célèbres de l'époque: Korneï Tchoukovski, Mikhaïl Cholokhov, Boris Polevoï, Valentin Kataev, et Alexeï Tolstoï.

Dans les années 1960, le Sovinformburo s'est transformé en RIA Novosti et a progressivement élargi le réseau de ses représentations dans 120 pays devenant, entre autres, un soutien important dans le travail du Ministère des Affaires étrangères et de ses établissements diplomatiques à l'étranger.

Aujourd'hui, Rossiya Segodnya est une équipe de véritables professionnels se référant aux véritables valeurs de l'éthique journalistique plaçant en priorité l'impartialité, la véracité et l'objectivité. Le groupe médiatique regroupe l'agence de presse internationale Sputnik et des sites dans 32 langues, la première agence de presse russe et le site RIA Novosti, ainsi que des projets tels que Prime, Ukraina.ru, Baltnews, la plateforme vidéo TOK et bien d'autres.

Nous tenons en grande estime le niveau de couverture de la politique étrangère par l'agence de presse et sa disposition à une coopération productive et créative avec le Ministère russe des Affaires étrangères et nos établissements diplomatiques à l'étranger. Nous tenons à nos relations de camaraderie. Nous sommes prêts à poursuivre le travail conjoint pour une couverture objective de la position de la Russie sur les questions centrales de l'ordre du jour national et international.

 

Réponses aux questions:

Question: La situation relative à la prolifération du coronavirus suscite de l'inquiétude dans tous les pays. Mardi 22 juin, la Russie a rétabli la communication aérienne avec la Turquie. Dans quelle mesure est-ce justifié compte tenu de la situation dans le Sud de la Russie: la situation d'urgence en Crimée, les inondations à Kertch, à Yalta, à Sébastopol? Un grand nombre de Russes partira cet été en Turquie, où la situation épidémiologique était très alarmante il n'y a pas si longtemps. On rapporte actuellement que les indices de morbidité en Russie augmentent. A cet égard, est-il sûr d'ouvrir la communication aérienne avec la Turquie à l'heure actuelle? Comment les autorités turques peuvent-elles assurer la sécurité des citoyens russes dans ce contexte?

Réponse: Je voudrais une nouvelle fois attirer votre attention sur le fait que les décisions à ce sujet sont prises par le Centre opérationnel pour la prévention de l'entrée et de la prolifération du nouveau coronavirus sur le territoire russe. Il travaille en coopération étroite avec les institutions, les structures gouvernementales et les organes du pouvoir exécutif.

Je vous conseille de consulter le site du Centre opérationnel. Il est très informatif et opérationnel. Je souligne également que la directrice du Centre opérationnel Tatiana Golikova a fait aujourd'hui des déclarations concernant votre question.

Question: Quelles démarches seront prises par la Russie à l'égard du Royaume-Uni en réponse à la dangereuse provocation et à la violation de la frontière nationale de la Fédération de Russie?

Réponse: J'ai déjà dit que le Ministère russe de la Défense avait commenté en détail nos actions. En ce qui concerne l'aspect diplomatique, j'ai également parlé de notre intention de convoquer l'ambassadeur britannique et de la décision prise à ce sujet.

Question: Pendant la dernière conférence de presse, une correspondante de la télévision publique arménienne vous a demandé de commenter la visite du Président turc Recep Tayyip Erdogan et du Président azéri Ilham Aliev dans la ville de Choucha, tout en la qualifiant d'occupée. Dans ses interviews le Président russe Vladimir Poutine s'est exprimé plusieurs fois pour la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan dans ses frontières reconnues au niveau international. Et la ville de Choucha fait partie intégrante de l'Azerbaïdjan. Une telle rhétorique est de plus en plus présente en Arménie ces derniers temps. D'après vous, comment une telle rhétorique impacte-t-elle le processus de paix dans la région?

Réponse: Nous n'avons pas l'intention de vous dire quelles questions il faut poser ou non, cela relève uniquement de votre compétence, mais je voudrais suggérer à tout le monde avant tout de parler des efforts de toutes les parties impliquées dans le processus de paix pour rétablir la paix et stabiliser la situation dans la région. C'est le thème numéro 1 qu'il faut, d'après mois, promouvoir plus activement. Plus il y aura des informations sur les actions constructives, non fictives mais précisément la couverture de ces démarches constructives, plus les gens croiront à la normalisation totale de la situation. Or cela possède une importance critique parce que le retour à la vie pacifique et possible, évidemment, avec le soutien des parties, des forces qui y sont impliquées. Mais c'est les gens qui doivent revenir à la vie. Ils doivent avoir foi en lendemain, c'est pourquoi l'information de la population des démarches entreprises est cruciale.

Maintenant parlons du second aspect qui, malheureusement, empêche le premier. Nous entendons régulièrement différents représentants de différents pays à différentes périodes faire des déclarations déstabilisantes. Elles sont appelées à inspirer aux gens la peur et les craintes pour le lendemain, à saper leur foi en la réalisation des accords conclus. Tellement de déclarations ont été faites: provocantes, humiliantes et parfois même fakes. C'est pourquoi nous disons que toute la rhétorique des parties que nous entendons doit correspondre à ce premier objectif et à l'objectif commun défini dans les documents signés par les dirigeants des trois pays l'an dernier et réaffirmé cette année.

Question: Quelles actions la Russie attend-elle de l'Arménie à présent, à l'issue des élections législatives, dans le cadre de ses engagements dans le Caucase du Sud?

Réponse: Le nouveau gouvernement de l'Arménie est en cours de constitution conformément à la législation de ce pays. Il faut attendre la fin de ce processus. Pour l'instant, je peux vous renvoyer à notre commentaire du 21 juin concernant les résultats des législatives anticipées en Arménie. Il est publié sur le site du Ministère.

Question: Vous avez dit qu'à Minsk et à Brest venait de se dérouler le Forum international des compatriotes russes à l'occasion des 80 ans du début de la Grande Guerre patriotique. Nous sommes venus de plusieurs pays pour confirmer que nous ne sommes pas étrangers, nous servons la Patrie et la mère-Patrie peut compter sur nous. La devise de notre forum est "Nous remporterons la victoire!".

Nous voulons sincèrement remercier le Ministère russe des Affaires étrangères, Andreï Roudenko, Nikolaï Lakhonine, le Département pour les expatriés, Alexandre Nourizade,  l'Ambassade de Russie en Biélorussie, la Maison de Moscou à Minsk, le Conseil de la Fédération, Rossotroudnitchestvo, Evgueni Primakov et bien d'autres organisations qui nous ont aidés à se réunir tous ensemble.

Aujourd'hui, les compatriotes ne sont pas ceux qui demandent ou ne font que demander. Nous avons un grand potentiel créatif et intellectuel que nous utilisons pour la propagande de la Russie, du monde russe. Nous arrivons souvent à transmettre aux gens ordinaires davantage que la propagande officielle. Nous faisons notre propre service militaro-moral aux frontières extérieures.

Êtes-vous prêts à profiter davantage de nos capacités?

Réponse: Nous sommes prêts.

Dans la continuité de l'histoire pour savoir quelles doivent être les questions et les réponses, le meilleur exemple est une question à laquelle on veut donner une réponse brève, positive et affirmative.

Je vous remercie de ne pas être indifférent en tant que représentant des compatriotes, une personne qui ressent sensiblement et comprend non seulement le terme de "Patrie", mais la Patrie elle-même. Je vous remercie, à cette époque très difficile, notamment pour vous personnellement, je pense (je trouve que la pandémie a lancé un défi à tout le monde, il ne reste aucune personne qui ne serait pas concernée par cet agenda alarmant), de trouver du temps et des forces, pour votre dévouement entier pour réaliser des choses importantes pour vous liées à notre Patrie.

Merci beaucoup.

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