Briefings du ministère des Affaires Etrangères

26 février 202119:22

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 26 février 2021

 

Sur l'entretien avec Mohammad Haneef Atmar, Ministre des Affaires étrangères de l'Afghanistan

 

En ce moment se déroulent des pourparlers entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le chef de la diplomatie afghane, Mohammad Haneef Atmar.

Durant cet entretien il est prévu d'évoquer les différents aspects des relations bilatérales, notamment les liens commerciaux et économiques, ainsi que les questions relatives au processus de paix en Afghanistan et la lutte contre les menaces du terrorisme et du trafic de stupéfiants.

 

Sur l'entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Abdulaziz Kamilov, Ministre des Affaires étrangères de l'Ouzbékistan

 

Les 1 et 2 mars 2021, Abdulaziz Kamilov, Ministre des Affaires étrangères de l'Ouzbékistan, se rendra en visite en Fédération de Russie. Il s'entretiendra avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Durant cet entretien il est prévu d'évoquer l'ensemble de la coopération bilatérale politique, commerciale et socioculturelle.

Une attention particulière sera accordée à la préparation de la signature de documents interétatiques, intergouvernementaux et interministériels dans le cadre de la visite à venir du Président de l'Ouzbékistan Shavkat Mirziyoyev en Fédération de Russie.

Il est prévu d'aborder les tâches des ministères des Affaires étrangères dans le contexte des activités prévues pour cette année: la 2e réunion de la Commission conjointe au niveau des chefs de gouvernement de la Russie et de l'Ouzbékistan, la 22e réunion de la Commission intergouvernementale pour la coopération économique entre les deux pays, ainsi que dans le cadre du soutien mutuel dans la lutte contre la prolifération du nouveau coronavirus.

Les deux chefs de la diplomatie échangeront leurs avis sur la situation régionale à travers le prisme de la contribution coordonnée au processus de paix interafghan, à la stabilisation de la coopération, ainsi qu'aborderont d'autres sujets.

 

Sur l'entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Daour Kove, Ministre des Affaires étrangères de l'Abkhazie

 

Pour le 3 mars 2021 est prévu un entretien entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Ministre abkhaz des Affaires étrangères Daour Kove, qui se trouvera en visite de travail à Moscou. Dans le cadre de cet entretien il est prévu d'échanger les avis sur les questions centrales des relations bilatérales et sur la coordination en politique étrangère sur la scène internationale.

Les relations russo-abkhazes amicales s'appuient que les principes d'alliance et de partenariat stratégique, possèdent une base juridique solide et ne sont pas soumises à la conjoncture. Conformément à la ligne validée par le Président de la Fédération de Russie, la Russie apporte à l'Abkhazie une aide active pour s'établir en tant qu'un Etat démocratique moderne, pour renforcer ses positions internationales, pour garantir la sécurité et le rétablissement socioéconomique. La République reçoit de l'aide pour lutter contre le nouveau coronavirus et régler d'autres tâches d'actualité dans différents domaines de la coopération.

Le dialogue au sommet est chargé. En 2020, le Président russe Vladimir Poutine et le Président abkhaz Aslan Bjania se sont entretenus à Sotchi le 12 novembre et se sont rencontrés à Moscou en marge des activités solennelles à l'occasion du 75e anniversaire de la Grande Victoire.

Une coopération active est établie au niveau de la Commission intergouvernementale russo-abkhaze pour la coopération socioéconomique, nous mettons en œuvre le Programme d'investissement de contribution au développement socioéconomique de la République d'Abkhazie pour 2020-2022.

Des contacts réguliers sont entretenus au niveau des ministères des Affaires étrangères et d'autres institutions compétentes, des échanges intensifs ont lieu dans le secteur socioculturel et régional.

 

Sur l'initiative du Secrétaire général de l'Onu Antonio Guterres concernant la création sous l'égide du G20 d'un groupe pour élaborer un plan global de vaccination contre le nouveau coronavirus

 

Pendant la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies du 17 février 2021, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies a suggéré la création dans le cadre du G20 d'un groupe spécial d'urgence afin de préparer et de mettre en œuvre un plan global d'immunisation contre le nouveau coronavirus. Son objectif consiste à apporter à la population de tous les pays du monde des possibilités égales d'accès aux vaccins contre la Covid-19.

La Russie entreprend des efforts actifs pour lutter contre la pandémie du nouveau coronavirus et apporte son aide aux pays dans le besoin. Nous considérons la vaccination contre la Covid-19 comme un bienfait social global, comme le confirme la résolution de l'Assemblée générale de la santé. Nous sommes prêts à travailler en détail sur l'initiative du Secrétaire général de l'Onu au G20 et nous attendons des propositions concrètes sur ce plan.

 

Sur la réaction russe à l'examen par l'Organisation mondiale de la santé des origines de l'agent pathogène de la Covid-19 à Wuhan

 

Nous trouvons important de commenter la situation concernant l'examen par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) des origines de l'agent pathogène de la Covid-19 à Wuhan.

Les études de l'OMS sont menées conformément à la directive des pays membres de l'Organisation donnée pendant la 73e session de l'Assemblée générale de la santé en mai 2020 portant sur la lutte contre le nouveau coronavirus.

Le voyage de janvier-février d'un groupe international d'experts en Chine était précédé par une préparation approfondie. L'OMS y procédait en coopération avec les autorités chinoises à partir de juillet 2020.

Ce groupe incluait des experts de Russie (Vladimir Dedkov de Rospotrebnadzor, vice-directeur pour le travail scientifique de l'Institut de recherche d'épidémiologie et de microbiologie Pasteur de Saint-Pétersbourg), de Chine et de 10 autres pays, ainsi que d'organisations internationales. Les experts ont effectué un travail très important. Les études ne sont pas encore terminées et il est trop tôt pour tirer des conclusions globales.

Nous constatons avec regret que les commentaires publiés dans certains médias étrangers concernant l'organisation et les résultats de la mission de l'OMS en Chine sont politisés et ne contribuent pas à la coopération internationale efficace afin d'établir la vérité et vaincre la pandémie de Covid-19.

Les résultats de cette mission sont activement étudiés en ce moment. Nous y veillerons car la Russie fait partie de l'OMS et travaille activement en ce sens.

 

Sur le rapport de l'institut italien des maladies infectieuses concernant le vaccin russe Sputnik V

 

Le 17 février 2021, l'Institut national italien des maladies infectieuses Lazzaro Spallanzani a publié une "Conclusion scientifique et technique sur le vaccin Sputnik V". Ce document contient une description des caractéristiques techniques du vaccin russe, analyse les méthodes et les résultats de son utilisation expérimentale à partir des recherches cliniques publiées par la revue Lancet, cite la liste des pays où Sputnik V a été enregistré.

Dans leur conclusion les spécialistes italiens notent que les informations à leur disposition témoignent du haut niveau de sécurité et d'immunogénicité du vaccin russe. A cet égard, l'Institut italien suppose que le Sputnik V pourrait jouer un rôle important dans les programmes de vaccination contre le coronavirus. Cette conclusion a été envoyée au ministères italiens de la Santé et des Affaires étrangères.

Dans une interview accordée à la chaîne italienne centrale RAI 1, le directeur de l'Institut Francesco Vaia a appelé les autorités italiennes à adopter une approche dépolitisée de l'acquisition des vaccins contre le coronavirus et a recommandé l'usage du produit russe aux Apennins.

Les conclusions de l'institut italien prestigieux non seulement réaffirment la grande efficacité du premier vaccin russe dans le monde pour prévenir le nouveau coronavirus, mais montrent également quelle doit être une approche objective et non engagée de la communauté scientifique en matière de lutte contre la pandémie. La Russie est prête pour une discussion ouverte, objective et scientifique à ces sujets. Nous sommes opposés à la politisation d'un thème vraiment vital à des fins égoïstes et conjoncturelles.

Nous ne pouvons que soutenir l'appel des chercheurs italiens à désidéologiser la lutte contre l'un des plus importants défis de notre époque. La Russie est disposée à la plus large coopération dans ce secteur.

 

Sur l'aide russe apportée aux pays africains dans la lutte contre Ebola

 

Nous continuons de veiller attentivement à l'évolution de la situation relative à la fièvre d'Ebola dans les pays de l'Afrique centrale et occidentale. Le 13 février, au sud-est de la Guinée a été enregistrée une nouvelle épidémie de cette maladie. 6 cas mortels sont rapportés, ainsi que 3 personnes avec un diagnostic confirmé ont été isolées dans des centres anti-épidémiologiques.

En 2014-2015, la Russie avait déjà apporté un grand soutien à la Guinée, au Liberia et à la Sierra Leone pour lutter contre l'épidémie de cette maladie (notre contribution a dépassé 60 millions de dollars). En Guinée travaille le Centre de recherche russo-guinéen d'épidémiologie et de prévention des maladies infectieuses, où travaillent en permanence des spécialistes de Rospotrebnadzor, qui disposent des équipements nécessaires pour apporter une aide aux malades. En novembre 2019 ont été terminées les études post-enregistrement du vaccin russe contre Ebola GamEvac-Combi. A l'heure actuelle, le responsable du groupe de Rospotrebnadzor en Guinée participe au travail du centre de crise créé auprès du Ministère de la Santé de ce pays.

Nous espérons que les autorités guinéennes pourront contenir la maladie dans les plus brefs délais. Nous continuerons d'apporter l'aide nécessaire à la Guinée et à d'autres pays d'Afrique occidentale dans la lutte contre Ebola.

Depuis plusieurs années, la Russie apporte également son soutien à la République démocratique du Congo (RDC) pour lutter contre les maladies infectieuses, notamment la fièvre d'Ebola. Au niveau de Rospotrebnadzor la Russie forme des spécialistes congolais dans des secteurs tels que l'épidémiologie, la microbiologie, le diagnostic moléculaire et la biosécurité.

En mai 2020, le Ministère de la Santé de la RDC a reçu plus de 28.000 unités de consommables de laboratoire et plus de 8.000 unités de moyens de protection individuelle, notamment des respirateurs, des tenues spéciales et d'autres accessoires médicaux.

En septembre 2020, les autorités congolaises ont reçu deux laboratoires mobiles de microbiologie sur le châssis GAZ-33088. Ils possèdent une grande capacité de franchissement et sont dotés d'équipements russes les plus modernes pour un diagnostic rapide de maladies infectieuses. Ils permettent aux médecins congolais de desservir de manière autonome la population locale dans les régions éloignées du pays. De plus, ces dispositifs sont multifonctionnels et peuvent être utilisés non seulement pour lutter contre la fièvre d'Ebola, mais également contre le nouveau coronavirus, ainsi que d'autres maladies infectieuses.

En février dernier, il a été décidé d'apporter une aide consultative, scientifique, matérielle et technique supplémentaire à la RDC au niveau de Rospotrebnadzor afin de prévenir la prolifération et éradiquer les épidémies de la maladie provoquée par le virus d'Ebola, y compris la vaccination avec l'utilisation du vaccin russe en 2021-2022.

 

Sur une frappe des Etats-Unis contre un site sur le territoire syrien

 

Dans la nuit du 25 au 26 février, les Etats-Unis ont lancé une frappe aérienne contre un site sur le territoire syrien dans la région d'Abou Kamal frontalière avec l'Irak. Des communiqués rapportent des victimes. Selon les représentants américains officiels, la cible de l'attaque autorisée par le Président américain Joe Biden a été l'emplacement d'un groupe armé chiite pro-iranien qui serait impliqué dans des frappes contre des bases militaires américaines en Irak. Le ministre américain de la Défense Lloyd Austin a souligné que le choix de la cible pour les "représailles" était basé sur des informations irréfutables.

Nous condamnons fermement de tels actes, nous appelons au respect inconditionnel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie. Nous réaffirmons le rejet de toutes tentatives de transformer le territoire syrien en arène pour régler des comptes géopolitiques.

 

Sur la réaction franco-allemande à la lettre de Sergueï Lavrov concernant la situation autour d'Alexeï Navalny

 

Nous avons été confus par le refus clairement exprimé par les autorités françaises d'apporter une réponse au message oral de Sergueï Lavrov adressé au Ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian le 15 février dernier concernant la lettre du neurologue Vitali Kozak concernant les incohérences dans les affirmations sur l'empoisonnement d'Alexeï Navalny.

Nous avons reçu de nombreuses questions concernant la réaction ou plutôt l'absence de réaction de la France et de l'Allemagne aux lettres envoyées par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à ses homologues au sujet du prétendu empoisonnement d'Alexeï Navalny par une arme chimique. Nos partenaires occidentaux en ont accusé la Russie de manière infondée.

La France n'a toujours pas réagi ni à la requête officielle russe du 16 septembre 2020 pour présenter les résultats des analyses du blogueur ni à la requête du Parquet russe du 18 septembre 2020 concernant une entraide juridique conformément à la convention européenne en la matière.

Nous le considérons non seulement comme un nouvel recours aux doubles standards par Paris, mais également comme un mépris de la politesse diplomatique élémentaire.

Sans prendre la peine d'apporter des explications argumentées et fondées, Paris s'est joint activement à la campagne médiatique de pression sur notre pays. Il faut assumer ses propos. Faites-le, s'il vous plaît. Respectez vos glorieuses traditions et non les traditions déshonorantes de l'Occident collectif de ces dernières années.

La même chose est arrivée avec notre message adressé aux autorités allemandes pour demander de commenter le contenu de la lettre ouverte du neurologue. Et nous avons reçu seulement une réponse bureaucratique (les mêmes que nous avons reçues de Berlin à la requête du Parquet de la Fédération de Russie). En l'occurrence, il a été dit qu'il n'y avait rien à commenter car les collaborateurs du Ministère des Affaires étrangères de l'Allemagne "ne sont pas des spécialistes" dans les questions abordées.

Autrement dit, il y a six mois tout le monde étaient des "spécialistes" – les chefs d'Etat, les chefs de diplomatie. Des représentants des institutions, des ministères, des différentes structures, des gouvernements de dizaines de pays occidentaux commentaient cette situation de différentes manières. Ils exigeaient quelque chose, accusaient de quelque chose. Ils utilisaient des termes dont ils ne comprennent pas vraiment le sens en réalité, mais exigeaient, prouvaient et  racontaient quelque chose aux autres. Dès que nous avons fait passer la discussion sur un plan objectif, avons proposé de nous parler dans la langue des faits et non des ultimatums, ils sont soudainement devenus des "non-spécialistes". Ils nous disent bien qu'à Berlin, à Paris, dans les ministères des Affaires étrangères de ces pays ils ne sont pas des spécialistes sur ce sujet dont ils accusent la Russie.

Je rappelle que c'est les diplomates qui travaillent dans les représentations auprès de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). Les ministères des Affaires étrangères de plusieurs pays (et de l'UE certainement) il existe des services entiers qui s'occupent de l'arme chimique dans le contexte du désarmement. Où sont passés ces spécialistes? Pourquoi ont-ils cessé de l'être?

Rappelons le chœur de ministres des Affaires étrangères et d'autres politiques qui parlaient à l'unisson des détails du prétendu empoisonnement d'Alexeï Navalny en 2020. Rappelons la "brillante spécialiste" des armes chimiques, la première ministre britannique Theresa May, parlant de "l'affaire Skripal" au Parlement britannique il y a trois ans. Elle donnait l'impression d'être une spécialiste en la matière.

Tout écart de la logique d'accusations infondées et de négligence de la vérité, tous les avis indépendants sur la situation autour du "patient berlinois" dévoilant le parti pris et l'engagement de la position de l'Occident sont balayés d'entrée par nos collègues et partenaires occidentaux. Toutes les questions inconfortables et les propositions de parler les faits entre les mains et d'échanger les informations sont complètement bloquées.

"L'affaire Navalny" a clairement montré le véritable prix des déclarations des autorités françaises et allemandes concernant l'attachement aux principes du multilatéralisme, l'objectivité et la justice dans les affaires internationales, ainsi que le fait que ni Berlin ni Paris ne sont prêts à assumer leurs propos.

                 

Sur les persécutions politiques aux Etats-Unis

 

Ces dernières semaines, les Etats-Unis, qui ne peuvent pas sa passer un jour sans notre pays l'accusant de tous les péchés, se sont focalisés sur les droits de l'homme en parlant des persécutions politiques en Russie.

Qui en parle?  Des représentants de Washington. Alors parlons, nous aussi, des Etats-Unis. Quand nous voyons et entendons les nombreuses déclarations américaines concernant les prétendues persécutions dans notre pays de certains activistes de l'opposition russe dite non systémique, y compris les participants des récentes protestations non autorisées à Moscou, nous voudrions savoir si nous parlons aux spécialistes en la matière ou aux gens qui reçoivent simplement des notes et ne comprennent pas vraiment de quoi ils parlent. Je trouve que c'est la seconde option.

A cet égard, je voudrais rappeler à quel point la justice américaine peut être brutale envers ses compatriotes faisant de la politique.

La campagne américaine pour trouver et punir les personnes impliquées dans la prétendue "ingérence" de la Russie dans les élections américaines est devenue une fable du quartier. Le général Michael Flynn, le politologue George Papadopoulos, l'avocat Paul Manafort et bien d'autres activistes sociaux et politiques liés au Parti républicains ont été inculpés pour des liens présumés du siège de campagne de Donald Trump avec le Kremlin. Les prétextes étaient faux et infondés, et les accusations très graves dans le sens où il ne s'agissait pas d'une simple persécution (même si ce n'est pas une persécution, c'était une très puissante campagne médiatique), ce sont des affaires juridiques. Sachant qu'aucune preuve réelle d'un prétendu complot avec Moscou n'a été apportée. L'enquête menée sous l'égide de l'ex-directeur du FBI Robert Mueller n'a découvert aucune preuve d'une influence russe sur le déroulement et les résultats des élections de 2016, alors que la persécution de personnalités politiques américaines était tout à fait réelle. La Maison blanche et le Département d'Etat américain ne s'en souviennent-ils pas?

Prenons un exemple récent. La dernière course présidentielle aux Etats-Unis était sans précédent aussi bien de par la tension politique et le degré de scandales que de niveau de l'arbitraire et de la violence policière. L'apothéose a été la vaste campagne lancée par les renseignements américains pour poursuivre les participants à ce qu'on appelle "l'assaut" du Capitole le 6 janvier 2021 et d'autres contestataires de la victoire de Joe Biden, à qui l'administration et les médias affiliés ont collé l'étiquette de "terroristes intérieurs". Qu'en pensez-vous? Un nouveau terme a été inventé pour désigner les activistes sociaux et politiques qui vont contre le mainstream. Terroristes intérieurs, c'est ainsi qu'ils sont appelés aux Etats-Unis.

Le FBI a ouvert plus de 400 enquêtes pénales. Plus de 500 mandats de perquisition et convocations de suspects au tribunal ont été délivrés. Plus de 230 personnes ont été arrêtées. Elles subissent une forte pression, notamment un "traitement" de leurs proches et connaissances, les forçant à faire la "bonne" déposition. De plus, les personnes qui expriment simplement un point de vue alternatif, qui ne sont même pas inculpées officiellement, sont accusées de répandre des fakes et des théories du complot, perdent leur travail, sont bloquées sur les réseaux sociaux et subissent une persécution publique et l'ostracisme. Je ne parle pas du blocage d'accès aux réseaux sociaux pour les représentants officiels (à commencer par l'ex-Président Donald Trump et de ses adeptes) qui ont subi de véritables "sanctions" médiatiques de la part des géants, des monopoles d'internet aux Etats-Unis.

Tout cela se déroule dans un pays qui s'est habitué à se présenter comme un "phare mondial de la démocratie" et à appeler tout le monde à traiter humainement les "manifestations pacifiques". Ce n'est pas un "phare" de la démocratie", c'est un "ancre" de la démocratie.

La nouvelle administration américaine devrait avant tout écouter et entendre ses propres citoyens au lieu d'organiser une chasse aux sorcières dans son propre pays, et ensuite parler hypocritement des droits de l'homme dans d'autres pays. Dans les conditions actuelles s'est manifestée clairement l'absence à Washington de fondements moraux d'apprendre constamment la vie aux autres en termes de respect des droits de l'homme et des libertés civiles.

 

Sur la déclaration du Représentant permanent de l'Allemagne auprès de l'Onu concernant "la préoccupation de Berlin quant au sort des Tatars de Crimée oppressés"

 

Les dirigeants du "Mejlis du peuple tataro-criméen" ont inventé une "atmosphère de terreur créée par les autorités d'occupation". Malheureusement, cette invention est relayée volontiers par d'autres personnes malveillantes qui se font passer pour des défenseurs des droits de l'homme, mais qui sont en réalité des agents d'influence intérieurs ou leurs superviseurs extérieurs. Des fakes ont été publiés concernant de prétendus "kidnappings massifs de Tatars de Crimée" et de "multiples perquisitions et arrestations illégales d'activistes tataro-criméens" en Crimée. Tout cela est complètement infondé et n'est confirmé par aucun fait concret.

A cet égard, je voudrais suggérer à monsieur Christoph Heusgen de lire l'article "En Russie avec amour" des professeurs John O'Loughlin, Gerald Toal et Kristin Bakke publié début avril 2020 dans la revue américaine prestigieuse Foreign Affairs (les diplomates allemands devraient faire confiance à cette revue). Cet article contient des informations et des conclusions inhabituelles, voire choquantes pour la diplomatie allemande concernant les véritables événements criméens, les réalités et la perception par les habitants de la péninsule de leur propre vie.

Quant au "refus d'accès" de qui que ce soit en Crimée, nous voudrions également réfuter la déclaration du représentant permanent de l'Allemagne auprès de l'Onu. La Russie s'est montrée toujours prête à accueillir une visite officielle dans les régions russes, notamment en République de Crimée, de tout mécanisme de contrôle en matière des droits de l'homme, mais à condition que de telles visites auraient lieu dans le cadre de leur mandat et conformément aux procédures qui s'appliquent aux visites en Fédération de Russie.

Nous saluons la visite de la Crimée par des politiques, des journalistes et des activistes car nous trouvons que c'est le moyen le plus efficace pour informer véridiquement le public mondial de la situation sur la péninsule. Je voudrais rappeler que nous organisons des tournées de presse en Crimée pour des correspondants étrangers accrédités en Russie. Nous sommes également prêts à contribuer à la réalisation de projets d'affaires et sociaux en Crimée avec une participation étrangère. Simplement l'UE bloque tout cela. D'un côté, vous parlez des horreurs en Crimée, d'un autre, vous n'y venez pas vous-mêmes et interdisez aux délégations officielles de venir, tout en effrayant les autres qu'il ne faut pas y aller, que c'est dangereux, que des sanctions seront décrétées contre ceux qui s'y rendent. Vous le faites vous-mêmes, puis vous nous en accusez. Souvenez-vous de votre propre blocage dans les pays de l'UE des possibilités touristiques pour vos entreprises et vos citoyens par rapport à la Crimée. C'est vous qui le faites. Je vous rappelle, messieurs en UE, que vous ne délivrez pas de visas aux habitants de la Crimée. C'est vous qui le faites. C'est vous qui trouvez possible la discrimination même en matière de visa selon ce principe, en prétendant d'être préoccupés par les droits de l'homme, puis vous nous accusez de ne pas laisser quelqu'un venir en Crimée.

En 2020, près de 90 députés, représentants municipaux et personnalités culturelles et publiques se sont rendus en Crimée pour participer à différentes activités, notamment au sein d'un groupe d'observation du vote sur les amendements à la Constitution de la Fédération de Russie. Une question pour Berlin: avez-vous envoyé vos observateurs? Aviez-vous une telle volonté? Avez-vous envoyé une lettre aux autorités russes pour surveiller les processus électoraux en Crimée? Je ne m'en souviens pas. Envoyez une copie.

Je rappelle qu'il y avait cinq députés du Parlement européen, des représentants de partis parlementaires d'Allemagne, de Bulgarie et d'autres. Demandez comment ils arrivent en Crimée. Ils vous diront (à Berlin) comment il est tout de même possible de venir en Crimée.

L'an dernier, presque 160.000 citoyens étrangers ont visité la Crimée. Le représentant permanent de l'Allemagne pourrait leur demander comment ils y viennent. Une certaine baisse de leur nombre par rapport à 2019 s'explique par un processus naturel – les restrictions dues à la prolifération du nouveau coronavirus. Cela a affecté le monde entier.

Maintenant, voici l'information la plus importante pour le représentant permanent de l'Allemagne auprès de l'Onu, qui estime qu'il est impossible de venir en Crimée parce que la Russie y refuse l'accès. A l'heure actuelle, l'aéroport de Simféropol accueille chaque jour entre 16 et 25 vols de 17 compagnies aériennes, dont 13 vols de Moscou, 3 de Saint-Pétersbourg, un d'Ekaterinbourg, un de Krasnodar, un de Mineralnye Vody, un de Rostov-sur-le-Don et un de Samara.

Suggérez à vos collègues à Moscou d'acheter un billet pour un tel vol, de se rendre en Crimée, de se faire sa propre opinion impartiale et de vous raconter comment il est possible de visiter la Crimée.

Oui, la vérité n'a pas de prix. Mais en l'occurrence elle en a un. La vérité sur la Crimée ne coûte pas si chère – c'est le prix d'un vol Moscou-Simféropol. Permettez-vous un tel luxe, achetez un billet, chers diplomates allemands, partez-y et cesser d'utiliser les plateformes internationales pour répandre des mensonges flagrants sur la Crimée.

 

Sur les efforts du Royaume-Uni pour affaiblir l'influence russe

 

Le 4 février 2021 ont été publiés des documents susceptibles d'appartenir au Ministère britannique des Affaires étrangères.

Selon eux, Londres soutient via des intermédiaires le travail d'éditions d'information soi-disant indépendantes, notamment Medouza et Mediazona. Il a également créé un réseau secret de blogueurs influents dans le segment russophone des réseaux sociaux "pour créer des conditions pour un changement de régime" en Russie et "saper l'influence russe" dans les pays d'Europe de l'Est et d'Asie centrale. Les informations sont très nombreuses. Nous les analysons à l'heure actuelle. C'est étonnant de n'entendre aucune réaction des Britanniques qui aiment tant parler des problèmes d'autres pays et donnent constamment à tous des leçons.

Nous voudrions entendre une réaction primaire des autorités britanniques. Peut-être qu'elles vont tout nier. Et c'est possible. Mais il faut être plus actif compte tenu d'une telle activité médiatique dans d'autres secteurs.

En novembre 2017 déjà, au sommet de l'UE Theresa May, à l'époque première ministre du Royaume-Uni, a parlé des plans d'accorder à la Russie le statut d'Etat "hostile" et avait promis d'ici cinq ans de dépenser plus de 100 millions de livres pour lutter contre la menace présumée de la "désinformation du Kremlin" à travers le monde. Et voici que nous recevons une preuve documentée du fonctionnement de ce programme.

Les fuites indiquent à cette opération de plusieurs millions de livres participent des médias britanniques tels que BBC et Reuters. Les collègues britanniques travaillent via des sociétés intermédiaires comme des agences des relations publiques, Zinc Network et Albany, des vétérans d'opérations médiatiques secrètes menées par le Royaume-Uni à l'étranger. Dans la liste de ces sous-traitants s'est retrouvé également le fameux groupe de soutien scandaleux de la propagande britannique, le projet Bellingcat.

Le spectre des services des sous-traitants mentionnés inclut la promotion du contenu, la recherche de nouveaux auditeurs et le changement de la politique de la rédaction de Medouza et de Mediazona. Nous voudrions également entendre la réaction de ces structures. Nous en tiendrons compte. Nous ne l'avons pas encore vue. A en juger par les documents publiés, on leur prépare même des projets à long terme et enseigne les dernières technologies pour manipuler l'opinion.

D'ailleurs, en juillet 2019, à Londres s'est tenue une conférence mondiale sur la liberté de la presse, à laquelle n'ont pas été admises la chaîne RT et Sputnik. Le représentant russe n'y a pas non plus été admis. Son visa lui a simplement été refusé. Les médias mentionnés n'ont pas été admis à cause de leur prétendu "rôle actif dans la diffusion de la désinformation". Les Britanniques sont mal placés pour en parler. Le visa a été refusé à nos représentants. Mais sur la liste des participants à cet événement figurait Galina Timtchenko, directrice générale de Medouza.

Ce n'est pas la première fois que le monde apprend l'implication des autorités britanniques dans de telles opérations médiatiques. Ainsi, en octobre 2020, Anonymous a publié des informations sur une formation de l'opposition syrienne en relations publiques par des structures affiliées au gouvernement britannique.

En ce qui concerne la campagne médiatique antirusse, il s'agit d'un vaste travail systémique mené par les autorités britanniques ne visant plus seulement à diaboliser notre pays sur la scène internationale, car cette étape a déjà été franchie, mais également à déstabiliser la situation politique intérieure.

A noter aussi la réaction des monopolistes occidentaux, des géants d'internet. Le grand article détaillé du journaliste Aaron Maté dans l'édition GrayZone à ce sujet a reçu une mention spéciale de Twitter que ses "informations auraient pu être obtenues par un hacking". Sachant que la presse occidentale mainstream passe sous silence ces informations très curieuses. Mais, par exemple, est-ce que les publications de Bellingcat sont désignées de la même manière sur les réseaux sociaux? Où ils ne jugent pas utile de demander à Bellingcat comment ils ont obtenu leurs informations: par un hacking ou autre moyen? Vous avez été simplement tous été pris en flagrant délit de propagande non dissimulée, d'utilisation de différentes ressources de financement via les gouvernements occidentaux, avec l'implication d'ONG, d'agences de relations publiques, de médias. Le rôle révoltant et illégal joué par les médias et les ressources qui se font passer pour des médias aujourd'hui dans le secteur médiatique actuel est flagrant. Le plus incroyable, c'est l'absence d'une réaction malgré ces publications et les articles des journalistes, qui le sont vraiment et qui écrivent de manière responsable à ce sujet. Parce qu'ils savent parfaitement qu'il faut atteindre, patienter et le thème se dissipera. Car ce thème n'est pas financé, c'est pourquoi il ne s'affiche pas dans les notifications du téléphone. C'est pourquoi il ne faut pas le commenter afin de ne pas attirer une attention supplémentaire. Vous n'y attirerez pas l'attention au Royaume-Uni, mais nous le ferons parce que nous vous avons pris en flagrant délit.

Les informations dévoilées (je rappelle, nous entamons leur analyse, elles sont très nombreuses) ne sont manifestement que la "pointe de l'iceberg". Je répète, nous attendons une réaction du Royaume-Uni. Elle doit suivre. En son absence, tout cela témoignerait de la fausse image créée par le Royaume-Uni en tant qu'Etat qui respecte le journalisme indépendant et la liberté d'expression. Un Etat qui prétend lutter contre les fakes, la propagande noire, l'ingérence dans les affaires d'Etats souverains, etc.

Nous savons aussi le prix de tous les forums internationaux organisés sous l'égide du Royaume-Uni soi-disant sur la liberté d'expression et ce que cachent ces forums, quelle est l'idée principale, le message principal. Sans entendre une réaction claire, nous comprendrons qu'en réalité l'indépendance des médias britanniques est très bien rémunérée.

Nous étudierons les informations et attendrons une réaction.

 

Sur la décision de la Cour d'appel du Monténégro sur l'affaire d'une "tentative de coup d'Etat"

 

Je ne serais pas étonnée si une partie des fonds évoqués dans le chapitre précédent serve à propager le thème qui avait submergé à l'époque la communauté médiatique occidentale. Je fais allusion à la "tentative de coup d'Etat au Monténégro" et à la prétendue implication de la Russie.

Le 5 février 2021, la Cour d'appel du Monténégro a annulé le verdict accusatoire de la Cour suprême de Podgorica sur l'affaire de la "tentative de coup d'Etat" de 2016 prononcé contre 13 condamnés (dont deux citoyens russes). Il atteste que le corps du délit et sa perpétration n'ont pas été prouvés.

Nous considérons cette décision comme une nouvelle confirmation convaincante de l'absurdité des affirmations concernant la prétendue implication de la Russie aux tentatives d'organiser des actions illégales sur le territoire du Monténégro. La Russie réfutait systématiquement et absolument ces accusations, elle soulignait leur nature infondée, gratuite et clairement commanditée.

Nous comptons sur l'objectivité et l'impartialité de la justice monténégrine lors d'un nouvel examen de cette affaire.

Souvenez-vous de la campagne médiatique fantastique, de la manipulation habile et rusée des termes, de l'entremêlement des faits avec des mensonges, de l'impression d'une conviction absolue de l'implication de la Russie dans ces événements. Que vont écrire maintenant ces auteurs? Ou vont-ils simplement oublier avoir un jour écrit à ce sujet?

 

Sur la suppression de comptes "russes" sur Twitter

 

Nous avons noté l'information concernant la suppression par Twitter de 100 comptes d'origine russe. Comme quoi ces microblogs auraient participé à des "opérations médiatiques russes". Il s'agit de deux comptes fakes (selon l'administration du réseau social) qui seraient liés à la Direction générale de l'état-major des forces armées russes et à l'Agence d'études internet. On cite même des chiffres concrets et des paramètres quantitatifs de ces publications.

Ce n'est pas la première vague de blocage de pages d'origine russe. A noter que les pages de pays occidentaux sur Twitter ne subissent pas de telles "opérations punitives" alors que les informations publiées sont parfois des mensonges flagrants.

Une nouvelle fois les arguments avancés sont des admissions et des insinuations sans preuves. Le motif cité dans le rapport de Twitter est absurde: comme quoi ces pages "diffusaient des sens liés au gouvernement russe", "sapaient la confiance en l'Otan", "influençaient les Etats-Unis et l'UE". C'est monstrueux parce que si les pages sont bloquées sous prétexte de saper la confiance en l'Otan, pourquoi n'a-t-on toujours pas bloqué la page du Président français Emmanuel Macron, qui a parlé de la mort cérébrale de l'Otan? Ou ce n'est pas perçu comme une atteinte à la confiance mais une simple constatation? En ce qui concerne l'influence sur les Etats-Unis et l'UE, cela peut porter sur tout: le contenu musical (sans parler du politique, les réseaux sociaux en font tout ce qu'ils veulent), mais il existe aussi des aspects sociaux, l'information sur la vaccination. Dans ce cas il faut le bloquer également car les informations sur les vaccins et la pandémie influencent très fortement les Etats-Unis et l'UE. Les gens apprennent des informations sur le vaccin et ses capacités, ils l'achètent en masse, signent des contrats pour sa fourniture.

A quel principe obéit le blocage? Ce ne sont pas des principes, c'est une ignorance totale ou même une paresse pour inventer des faux prétextes. En réalité, la culpabilité des propriétaires des pages bloquées réside manifestement dans le fait qu'ils ne suivent pas le mainstream occidental et expriment un avis différent de la seule à être juste.

Quant à la confiance en l'Otan, elle est sapée par les faits. Beaucoup de choses intéressantes à ce sujet pourront raconter nos partenaires serbes, qui ont été victimes d'une agression cynique de l'Alliance en 1999, et bien d'autres pays qui ont appris à leurs dépens ce qu'est l'Otan et ses membres en perdant notamment des civils.

Roskomnadzor a déjà contacté le réseau social en exigeant de transmettre la liste des comptes bloqués, d'expliquer les raisons de leur blocage et d'apporter des faits. Twitter affirme qu'il s'agit d'une suppression de comptes anonymes, mais les faits témoignent du contraire. Ainsi, le grand "ménage" a affecté même les pages officielles russophones et anglophones du Club de discussion international Valdaï. Est-ce une ressource anonyme? C'est une marque internationale, une plateforme réputée. A ses forums participent des professionnels connus en matière de relations internationales, des gens de renommée mondiale. Le club se réunit dans différents pays. Ses publications constituent une matière pour analyse et étude par les spécialistes de différents pays. Comment Twitter l'expliquera-t-il?

Les comptes du Club de discussion international Valdaï, aux activités duquel participent régulièrement le Président russe Vladimir Poutine, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, ainsi que des spécialistes réputés, des politologues, des économistes, des chercheurs du monde entier, ont été bloqués encore en septembre 2020. Il est impossible de comprendre pour quelle raison les modérateurs de Twitter ont jugé la page du club Valdaï comme un élément d'"opérations médiatiques subversives", et aucune explication n'a été donnée à ce jour. Cette décision infondée a même surpris ceux qui semblent être des experts tout à fait loyaux de l'observatoire en ligne américain de Stanford, qui collabore avec les plateformes en ligne dans le cadre des programmes de partenariat. Même ces personnes, qui sont loyales et ne s'ingèrent pas dans cette bagarre en essayant de rester au-dessus d'elle, ignorent les motifs des réseaux sociaux pour bloquer Valdaï.

Indépendamment de savoir si le cas du club Valdaï était une erreur d'algorithme de l'intelligence artificielle ou une démarche hostile intentionnelle, la pratique de blocages arbitraires illégitimes pour des critères complètement opaques est inadmissible. Elle sape la confiance en réseaux sociaux en tant qu'espace d'expression et d'échange libres des avis.

Force est de constater une nouvelle fois que Twitter dégénère rapidement et se transforme d'une plateforme de discussion indépendante en instrument de diktat numérique mondial entre les mains de l'establishment occidental. La direction de cette compagnie doit prendre des mesures pour ne pas perdre son indépendance et conserver l'impartialité et sa souveraineté de l'information.

              

Sur les sanctions décrétées par l'UE contre le Venezuela

 

Ces derniers temps, les restrictions unilatérales ont commencé à prendre de plus en plus de place dans l'inventaire diplomatique de l'UE. Il continue d'être activement appliqué malgré son illégitimité juridique internationale, ainsi que l'inutilité et la contre-productivité de cette approche pour tenter d'influencer la politique d'Etats souverains. Comme en témoignent les récentes restrictions contre les représentants de différentes branches du pouvoir au Venezuela.

A noter que sur les plateformes internationales, notamment lors des contacts avec nous, les collègues de l'UE prônent constamment la recherche d'une solution vénézuélienne intérieure aux problèmes qui existent dans ce pays basée sur le dialogue inclusif et le répètent comme un mantra. Par exemple, cette position a été reflétée dans la récente déclaration du Groupe de contact international sur le Venezuela dirigé par l'UE. Le message est merveilleux, mais les actes divergent avec ces messages et paroles.

Les actions de l'UE sont absolument contraires à ces déclarations. Le gouvernement vénézuélien est proclamé d'avance de "marginal", des tentatives sont entreprises pour l'étouffer par des restrictions illégales, pour lui imposer des décisions contre son gré. En d'autres termes, en prônant verbalement l'établissement du dialogue intérieur au Venezuela, en réalité l'UE le torpille systématiquement. C'est classique: déclarer soutenir le dialogue intérieur au Venezuela pour normaliser la situation politique tout en décrétant des sanctions unilatérales contre un certain groupe politique, dire que le nationalisme est inadmissible et c'est un mal au XXIe siècle, tout en soutenant dans certains pays des activistes nationalistes et sous prétexte d'être préoccupés par leur sort décréter des sanctions même contre un Etat qui condamne le nationalisme dans l'ensemble et dans le cas présent ces activistes.

D'où la question: l'UE a-t-elle vraiment oublié comment mener un dialogue équitable dans le respect mutuel dans le cadre des normes du droit international et sans tentatives d'ingérence dans les affaires intérieures des partenaires?

Nous voudrions encore une fois souligner que la sortie de la crise politique au Venezuela passé à travers un dialogue inclusif et pacifique entre les Vénézuéliens eux-mêmes sans influence extérieure destructive.

Sur cette base nous sommes prêts à poursuivre notre contribution à la normalisation de la situation dans ce pays, notamment en contact avec d'autres acteurs internationaux intéressés, dont l'UE.

Sur cette base nous sommes prêts à poursuivre notre contribution à l'intensification du travail en ce sens.

 

Sur l'extradition des Etats-Unis de l'ex-gardien du camp de concentration de Neuengamme, Friedrich Berger

 

Nous avons prêté une attention particulière à la décision du Ministère américain de la Justice d'extrader en Allemagne le criminel nazi Friedrich Berger, 95 ans. Nous saluons cette décision du Ministère américain de la Justice.

Selon les informations rapportées, Friedrich Berger reçoit une retraite allemande, notamment compte tenu de ses années de service pendant la guerre. A son arrivée en Allemagne il a été seulement interrogé, mais pas placé en détention. Selon plusieurs médias se référant au parquet allemand, l'enquête contre le nazi a été close faute de preuves.

De notre côté, nous avons l'intention d'exiger des autorités allemandes d'éclaircir la situation concernant Friedrich Berger et de l'inculper officiellement.

Les cruautés des bourreaux hitlériens et de leurs complices n'ont pas de prescription. C'est notre position fondamentale. C'est d'autant plus important compte tenu du 75e anniversaire du procès de Nuremberg célébré cette année.

Nous espérons que l'exemple positif de la tolérance zéro envers les anciens hitlériens dont a fait preuve en l'occurrence la justice américaine sera perçu comme une directive d'agir par le gouvernement et les instances judiciaires du Canada, qui retardent depuis des années une décision concernant l'ex-membre de la SS Helmut Oberlander. Comme nous l'avons déjà déclaré, il est inadmissible que les monstres nazis meurent impunis, comme le bourreau de Khatyn biélorusse Vladimir Kastriouk.

 

Sur la profanation du cimetière militaire soviétique de Jēkabpils en Lettonie

 

Le 24 février 2021, en Lettonie a été commis un nouvel acte de vandalisme visant un monument soviétique aux libérateurs de Jēkabpils. Dans la nuit a été furtivement volé le canon de 76 mm installé sur le site. Les héros immortalisés étaient originaires du Bachkortostan, d'Orenbourg, de Biélorussie. Ce sont le général d'artillerie Sergueï Kouprianov, du colonel Gavriil Charikalov et du colonel Sakhaboutdine Gazeev.

Notre Ambassade à Riga a immédiatement réagi à cet acte barbare et a envoyé une note de protestation au Ministère des Affaires étrangères de la République lettone. Elle a exigé des autorités lettones de prendre toutes les mesures nécessaires pour enquêter sur ce crime, traduire les coupables en justice, ainsi que de réparer les dégâts conformément à l'Accord intergouvernemental russo-letton sur le statut des cimetières militaires lettons sur le territoire de la Fédération de Russie et des cimetières russes sur le territoire de la République lettone du 18 décembre 2007.

Cette nouvelle situation scandaleuse a suscité une grande résonnance non seulement parmi les compatriotes, mais les médias ont également écrit à ce sujet.

Plusieurs journalistes ont rappelé que le monument se trouvait sous la protection de l'accord russo-letton de 1994 sur la sécurité sociale des retraités militaires russes résidant en Lettonie. C'est souligné notamment par nos compatriotes. En conformité avec l'article 13 de ce document, Riga "entretient, aménage et conserve les sites commémoratifs et les cimetières de guerriers" sur son territoire. Le Ministère des Affaires étrangères letton avait déclaré plus tôt qu'il respecterait cet accord. Un article très intéressant à ce sujet a été publié dans Sputnik Lettonie par Dmitri Ermolaev.

En soutenant ceux qui invectivent les vétérans en Russie, la Lettonie complait à la fois au vandalisme des sites commémoratifs de la Seconde Guerre mondiale dans son pays. Il ne sera pas possible de cacher ces phénomènes revanchistes honteux à la communauté internationale. Le public letton voit tout de même et condamne tout cela. Nous veillerons attentivement à la tenue par les autorités lettones de leurs engagements.

 

Sur la position russe concernant le processus de paix kosovar

 

Compte tenu des appels de certains représentants officiels occidentaux publiés dans des médias étrangers adressés à Belgrade et à Pristina pour accélérer l'avancement vers un certain "accord global", nous voudrions de nouveau souligner nos approches fondamentales pour déboucher sur une solution viable et mutuellement avantageuse du problème kosovar.

Nous pensons que cette solution doit s'appuyer sur la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies et être conforme au droit international, ainsi que recevoir une approbation du Conseil de sécurité des Nations unies.

Nous trouvons destructives les tentatives de forcer, d'adapter à des délais artificiels ce qu'on appelle la "normalisation définitive" entre Belgrade et Pristina. Le plus important, c'est de déboucher sur une solution viable durable qui sera notamment acceptée par le public.

Nous soutenons le dialogue entre Belgrade et Pristina afin de régler le problème kosovar sous l'égide de l'UE, qui doit remplir de bonne foi et de manière impartiale ses fonctions de médiateur conférées par une décision de l'Assemblée générale des Nations unies. Il faut faire appliquer les décisions déjà convenues par les parties, notamment en ce qui concerne la formation de la Communauté des municipalités serbes du Kosovo, sabotée par Pristina depuis 2013. Nous espérons que le Représentant spécial de l'UE Miroslav Lajcak parviendra à faire avancer le règlement de ce problème fondamental. Le dialogue est voué à être bloqué sans remplir les accords déjà conclus.

Nous trouvons alarmante la radicalisation de la rhétorique des Albanais du Kosovo après la victoire aux "élections législatives" anticipées du mouvement nationaliste Autodétermination. Son leader Albin Kurti déclare ouvertement que les négociations avec Belgrade se placent en bas dans sa liste des priorités, alors qu'à l'ordre du jour se trouvent les perspectives d'unification du Kosovo et de l'Albanie. Nous n'entendons pas de réaction claire des superviseurs occidentaux des Kosovars à de telles provocations. Par ailleurs, ces intentions risquent de faire effondrer la stabilité régionale déjà précaire dans les Balkans.

Nous appelons toutes les parties impliquées à faire preuve d'une approche responsable, à agir en s'appuyant sur le droit international, à chercher des compromis pour assurer une paix durable et un développement successif de tous les pays et nations de l'Europe du Sud-Est.

 

Sur une visioconférence des représentants spéciaux du "quartet" de médiateurs internationaux pour le Proche-Orient comprenant la Russie, les Etats-Unis, l'Onu et l'UE

 

Dans le cadre du travail sur l'agenda régional, nous accordons une attention particulière au processus de paix au Proche-Orient. Mi-février s'est déroulée une visioconférence des représentants spéciaux du "quartet" de médiateurs internationaux pour le Proche-Orient comprenant la Russie, les Etats-Unis, l'Onu et l'UE. La Russie y était représentée par le représentant spécial du Ministre des Affaires étrangères pour le processus de paix au Proche-Orient Vladimir Safronkov. A l'initiative de notre pays, depuis l'été dernier, ce mécanisme fonctionne à titre régulier: les contacts entre les membres du "quartet" ont lieu tous les mois. Nous pensons que l'intensification des efforts internationaux consolidés est nécessaire pour mettre en place un processus de paix durable au Proche-Orient.

Dans le cadre de la dernière réunion des coprésidents du "quartet" la Russie a mis l'accent sur l'importance de mettre en place au plus vite les conditions pour relancer les négociations israélo-palestiniennes directes sous l'égide du "quartet" afin de régler les problèmes fondamentaux du statut définitif conformément au droit international, reposant sur le principe de deux Etats – Palestine et Israël coexistant en paix et en sécurité. Nos partenaires partagent cette approche.

Nous voudrions également noter que le travail de la Russie pour le processus de paix au Proche-Orient ne se limite pas au format du "quartet". Nous poursuivons les consultations bilatérales actives aussi bien avec les Palestiniens et les Israéliens qu'avec les principaux acteurs régionaux et internationaux. Nous soutenons les efforts des mouvements politiques palestiniens visant à rétablir leur unité sur la base de l'Organisation de libération de la Palestine. Dans le cadre de la contribution à l'amélioration de la situation socioéconomique en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, le 23 février 2021, nous avons participé à la visioconférence du Comité de coordination provisoire de l'aide aux Palestiniens.

 

Sur le 50e anniversaire de la signature de la Convention sur les substances psychotropes de 1971

 

Le 21 février a marqué le 50e anniversaire de la signature de la Convention sur les substances psychotropes de 1971. Ce document est devenu l'un des piliers du régime international de contrôle des stupéfiants. Nous avons l'intention de respecter rigoureusement ses termes, comme le stipule la Stratégie de la politique nationale antidrogue de la Fédération de Russie d'ici 2030 approuvée en novembre 2020.

Cette ligne est d'autant plus d'actualité au vu des tentatives de plusieurs pays d'éroder le système interétatique en place de contrôle des stupéfiants en légalisant certaines drogues et substances psychotropes. Avec les partisans des mêmes idées la Russie rejette fermement les aspirations de ce genre et prône activement, notamment sur les plateformes internationales, la consolidation des efforts de la communauté internationale dans la lutte contre la menace mondiale des stupéfiants.

 

Sur la réunion plénière de l'Assemblée générale des Nations unies

 

Le 23 février, à l'initiative de Kiev s'est tenue une réunion de l'Assemblée générale des Nations unies sur un point de l'agenda de sa 75e session "La situation sur les territoires temporairement occupés de l'Ukraine".

En ce qui concerne l'Allemagne, nous avons commenté cette situation. Je voudrais me concentrer sur l'Ukraine et son représentant permanent Sergueï Kislitsa, que nous connaissons bien avec ses déclarations scandaleuses et inadéquates. Dans son discours il a lancé contre la Russie des accusations habituelles, a déformé des faits réels et des événements survenus dans le contexte de la réunification de la Crimée avec la Russie en mars 2014 à l'issue d'un vote libre de la population de la péninsule. Vous savez, les avis peuvent diverger. Le travail des diplomates consiste à échanger ces avis, à trouver des points de convergence au lieu de déformer des faits. C'est inadmissible. Il ne faut pas faire passer les différences d'approches politiques pour des "déformations" ou faire passer les déformations des faits pour une approche fondamentale. C'est exactement ce que fait notamment la délégation ukrainienne à l'Onu. Le représentant permanent de l'Ukraine n'a pas non plus manqué de reproduire tout l'éventail connu d'insinuations concernant la situation dans le Donbass.

Nous attirons constamment l'attention des partenaires occidentaux sur le fait que les médias occidentaux ne travaillent pratiquement pas dans le Donbass. Ils écrivent et couvrent les Accords de Minsk, publient des articles mais n'y travaillent pas eux-mêmes. C'est pourquoi tout ce que vous entendez sur le Donbass de la part des représentants ukrainiens devrait être vérifié, en suggérant ou en inspirant les médias occidentaux à venir dans le Donbass pour filmer ce qui s'y passe en réalité.

Sergueï Kislitsa affirmait que ce n'est pas Kiev, mais Moscou qui ne remplit pas les Accords de Minsk. Dans son discours le représentant russe a démenti ces allusions en appuyant notre position par des preuves irréfutables.

A noter qu'à cette activité ont participé seulement 32 des 193 Etats membres. Et plusieurs d'entre eux sont manifestement venus sur ordre de Washington et de Bruxelles pour diffuser des approches appropriées à ce sujet. A en juger par un intérêt extrêmement bas pour cet événement, l'unique raison réelle pour son organisation est l'aspiration de l'Ukraine à "attiser" les sentiments antirusses à l'Onu et à maintenir ce point à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.

Plus vous propagerez des fakes dans les organisations internationales, moins il y aura d'intérêt pour de telles activités.

C'est décevant que Kiev préfère s'entraîner à une rhétorique politisée en avançant souvent des mensonges flagrants au lieu de s'occuper de la mise en place d'un dialogue constructif direct avec Donetsk et Lougansk (tel que c'est prévu par les termes des Accords de Minsk) visant à établir une paix durable à l'est du pays.

 

 

Sur l'acheminement en Egypte d'une première partie de wagons ferroviaires construits par l'entreprise Transmachholding en Hongrie

 

Le 23 février, au port d'Alexandrie (Egypte) a été livrée une première partie de wagons ferroviaires fabriqués par l'usine de l'entreprise russe Transmachholding située dans la ville hongroise de Dunakeszi. Plus tôt, l'Egypte a reçu des wagons fabriqués par l'usine de construction de wagons de Tver appartenant également à l'entreprise Transmachholding. Le contrat signé en 2018 entre le consortium russo-hongrois Transmashholding-Hungary Kft et les Chemins de fer égyptiens nationaux prévoit la fourniture en Egypte de 1.300 wagons de transport de passagers d'ici octobre 2023. Voici une coopération complexe et à la fois très constructive entre les pays et même les continents.

A la cérémonie solennelle organisée à cette occasion ont participé le Ministre égyptien des Transports Kamel El-Wazir, le Ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce extérieur Peter Szijjarto et l'Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en Egypte Gueorgui Borissenko, qui ont tenu en haute estime le déroulement de la réalisation du contrat trilatéral.

 

Sur la signature du Mémorandum d'entente entre la Russie et l'ASEAN sur la coopération dans la prévention et l'atténuation des situations d'urgence

 

En 2021, nous célébrons un "double" anniversaire dans le dialogue ANASE-Russie – le 30e anniversaire des relations de notre pays avec l'Association et le 25e anniversaire du partenariat à part entière devenu stratégique en 2018. La coopération se développe crescendo, nous travaillons activement sur l'élargissement de la coopération pratique, notamment dans les domaines tels que la lutte contre les nouveaux risques et défis, la sécurité de l'usage des technologies de l'information et des communications, les secteurs de pointe et la création de "villes intelligentes".

L'un des exemples démonstratifs du renforcement dynamique des liens de la Russie avec les Dix est la signature le 19 février du Mémorandum d'entente entre la Russie et l'ASEAN sur la coopération dans la prévention et l'atténuation des situations d'urgence par le Ministre russe pour la Défense civile, la Gestion des situations d'urgence et l'Atténuation des effets des catastrophes naturelles Evgueni Zinitchev et le Secrétaire général de l'ASEAN Lim Jock Hoi.

Ce Mémorandum crée un cadre juridique pour élargir la coopération entre l'ASEAN et la Russie en matière de réaction aux situations d'urgence, notamment la prévention et la surveillance des risques, l'échange de technologies avancées, la formation de spécialistes, l'aide dans les situations d'urgence. L'adoption de ce document contribuera au renforcement de la coopération entre les structures spécialisées telles que le Centre national russe de gestion des situations de crise et le Centre de coordination de l'aide humanitaire de l'ASEAN pour les situations d'urgence.

 

Sur le 20e anniversaire de la signature de la Déclaration sur le partenariat stratégique entre la Fédération de Russie et la République socialiste du Vietnam

 

Le 1er mars 2001, à Hanoï a été signée la Déclaration sur le partenariat stratégique entre la Fédération de Russie et la République socialiste du Vietnam. C'est devenu une confirmation visible de l'aspiration des peuples de la Russie et du Vietnam au renforcement successif des relations interétatiques basées sur les traditions de longue date d'amitié et de coopération mutuellement avantageuse. La signature de ce document historique a été un résultat logique d'une coopération productive depuis plusieurs décennies de nos deux pays dans différents secteurs et a montré leur détermination à élargir les lieux bilatéraux dans les nouvelles conditions historiques en s'appuyant sur une riche expérience de la coopération accumulée au cours des années précédentes.

En 20 ans, le partenariat stratégique russo-vietnamien a atteint des résultats impressionnants. Le dialogue politique est devenu régulier à haut niveau et au sommet. Une impulsion supplémentaire a été apportée à la coopération dans le secteur commercial, économique, militaire et militaro-technique, scientifique, technique et social. Les échanges au niveau interparlementaire et interpartite, ainsi que les contacts interrégionaux se sont intensifiés. De nouveaux mécanismes de coopération ont été élaborés afin de collaborer plus efficacement dans le règlement des questions de l'agenda bilatéral, de coordonner étroitement les actions sur la scène internationale. A noter qu'en 2012 notre partenariat stratégique est devenu global sur un accord mutuel des parties.

L'esprit de solidarité et de soutien mutuel immuable inhérent aux relations russo-vietnamiennes s'est notamment manifesté dans le cadre de la prolifération du nouveau coronavirus. La Russie et le Vietnam s'apportent une aide consultative, méthodologique et autre, les organisations spécialisées des deux pays mènent un dialogue actif sur l'ensemble des questions relatives à la lutte contre la Covid-19, elles échangent en permanence leur expérience dans la lutte contre cette maladie dangereuse.

Aujourd'hui, en dépit d'une situation difficile dans la région et dans le monde, malgré la turbulence et les changements radicaux dans tout le système des relations internationales, le partenariat stratégique global entre la Russie et le Vietnam basé sur une longue expérience de coopération productive demeure un élément important de la politique étrangère russe dans la région Asie-Pacifique.

 

Sur la nomination de Natalia Vodianova ambassadrice de bonne volonté auprès du FNUAP

 

Nous saluons la décision du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) de nommer au poste de son ambassadeur de bonne volonté l'activiste, la philanthrope et simplement la très belle femme Natalia Vodianova.

Le FNUAP a été fondé par le Secrétaire général de l'Onu en 1967. Son principal objectif consiste à apporter une aide aux pays émergents en matière de planification familiale, à prévenir la mortalité maternelle, à suivre et à analyser les processus démographiques, ainsi qu'à apporter une aide aux gouvernements dans le développement des programmes en matière de population et de soutien financier pour leur mise en œuvre.

Les fonctions de l'ambassadeur de bonne volonté du FNUAP incluent la focalisation de l'attention publique sur la santé de la femme et la lutte contre les pratiques néfastes envers les femmes et les jeunes filles, ainsi que la participation aux forums thématiques.

Nous pensons que cette décision devrait se refléter positivement sur la dynamique de développement de notre coopération avec le Fonds qui connaît une activation à l'heure actuelle.

 

Réponses aux questions:

Question: Si vous le permettez, je voudrais me déplacer vers le nord compte tenu de l'ouverture prochainement de la Route maritime du Nord. C'est très important pour les gens, la circulation, le commerce et les ressources. Le nord prend de l'importance. Trois pays se trouvent au nord de l'Atlantique: le Groenland, l'Islande et les îles Féroé. L'Islande est devenue indépendante du Royaume du Danemark en 1944 parce qu'au printemps de 1940 Hitler a occupé Copenhague. Les antagonistes pensent que la non-indépendance des Groenlandais et des îles Féroé est un vestige de l'impérialisme danois. En 1944, l'Islande a organisé un référendum où 98% des habitants ont voté pour la "sortie" de la couronne danoise. Que pense la Russie de l'éventuelle indépendance des deux pays, du Groenland et des îles Féroé, où sont actuellement en vigueur la monnaie, la police, les lois danoises, etc.?

Réponse: Le Groenland et les îles Féroé sont des territoires autonomes au sein du Royaume du Danemark. Nous partons de là dans notre interaction avec eux.

En ce qui concerne les liens commerciaux, Nuuk et Tórshavn n'ont effectivement pas adhéré aux sanctions antirusses de l'UE et la coopération avec eux se distingue par le pragmatisme et une approche constructive. Nous réalisons des projets mutuellement avantageux dans le domaine de la pêche et de l'aquaculture, nous avons un intérêt commun pour mettre en place une coopération dans le traitement du bois, la construction, la culture, l'éducation et le sport.

En octobre 2020, à Nuuk a été nommé un consul honoraire de la Fédération de Russie. Nous sommes certains que cela apportera une impulsion supplémentaire à la coopération russo-groenlandaise.

Question: A partir du 15 février, l'Azerbaïdjan sans explication a interdit de mener des travaux de recherche pour retrouver les corps de militaires et de civils sur les territoires actuellement contrôlés par l'Azerbaïdjan. Etant donné que des casques bleus russes sont en négociations avec les autorités azéries, la Russie connaît-elle les délais de reprise des travaux de recherche?

Réponse: Nous recommandons de poser cette question aux représentants du contingent de maintien de la paix russe au Haut-Karabakh. Les casques bleus connaissent mieux la situation sur le terrain et coopèrent activement avec les autorités arméniennes et azéries dans les travaux de recherche et l'échange de prisonniers. Selon les informations disponibles, depuis le 13 novembre 2020 et à ce jour, 1.684 corps de militaires ont été remis, dont 1.374 aux autorités arméniennes et 310 aux autorités azéries.

Question: Des manifestations ont commencé après la déclaration de l'état-major des forces armées du pays exigeant la démission du Premier ministre Nikol Pachinian. Que pensez-vous des récents événements en Arménie?

Réponse: Que c'est une affaire intérieure de l'Arménie. Plusieurs déclarations ont été faites hier par des représentants officiels du Ministère russe des Affaires étrangères et au niveau du Président russe Vladimir Poutine. Des contacts ont eu lieu à différents niveaux. Et cela a été réaffirmé.

Question: Le Président azéri Ilham Aliev a déclaré dans une conférence de presse que l'Azerbaïdjan avait remis à l'Arménie tous les prisonniers de guerre, et qu'il reste seulement des saboteurs, alors que toutes les spéculations de l'Arménie et d'autres pays sont déplacées. Sauf que selon l'Arménie il reste encore près de 300 personnes en détention azérie. Que pouvez-vous dire concernant cette déclaration?

Réponse: Il vaut mieux poser cette question à nos casques bleus qui coopèrent directement sur place avec les autorités arméniennes et azéries pour les travaux de recherche et l'échange de prisonniers de guerre, participent tous les jours à ce travail. C'est pourquoi de mon côté je peux demander des précisions sur cette information. Mais dans tous les cas c'est avant tout leur zone de responsabilité et de compétence.

Question: Nos collègues de différents médias rapportent que plusieurs journalistes, particuliers, touristes, notamment des représentants d'organisations caritatives et internationales ne peuvent pas se rendre à Artsakh car, selon eux, les casques bleus russes le leur interdisent se référant à la position de l'Azerbaïdjan à ce sujet.

Est-ce que les casques bleus russes ont le pouvoir de prendre la décision pour savoir qui peuvent entrer ou non à Artsakh?

Réponse: Nous devons tous nous poser la question: que voulons-nous? Développer le tourisme à Artsakh à l'étape actuelle? Est-ce l'objectif principal? Ou déboucher sur une paix durable, faire revenir les réfugiés et normaliser la vie? A ce que l'on sache, l'objectif principal est précisément le second point. C'est la paix durable, le retour des gens et la normalisation de la vie, notamment le passage progressif au règlement d'autres problèmes qui sont très nombreux. Les casques bleus russes s'occupent précisément de cet objectif. Bien évidemment, ensemble avec les parties ils examinent chaque cas concret d'accès, de non-accès, les problèmes qui surviennent. Mais je répète, pour toutes les parties qui ont signé l'accord de 2020 et pour ceux qui se voient comme contributeurs au règlement de la situation et se trouvent en contact étroit avec les parties et les organisations internationales, l'objectif principal consiste à garantir une paix durable et un retour des gens et de la vie normale sur ce territoire.

Tout le reste sera réglé après l'accomplissement de l'objectif principal. Or il est complexe et difficile. Je pense que vous savez mieux que moi. Les provocations sont nombreuses, tout comme les situations complexes à régler hors du cadre d'un règlement juridique clair. Vous savez parfaitement à quel point ce conflit était long et difficile. Nous voulons tous que les journalistes puissent travailler partout dans le monde, que les touristes voyagent, mais il existe la réalité sur le terrain. C'est précisément la mission principale sur l'accomplissement de laquelle nous devons tous nous concentrer.

Merci d'avoir transmis la liste décrivant les cas concrets. Nous la transmettrons à nos experts en charge et verrons ce qu'il est possible de faire. Mais je répète: rien ne doit nous détourner de l'objectif principal, sinon nous ne le réaliserons pas. C'est inadmissible. Tout le monde a payé un prix trop élevé pour cela. C'est pourquoi, avec tout le respect pour les gens qui s'intéressent aux curiosités et à la nature locale (simplement pour élargir leurs horizons), ils doivent se rappeler également de l'objectif principal.

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