Briefings du ministère des Affaires Etrangères

15 janvier 202115:07

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 15 janvier 2021

Sur la conférence de presse en ligne de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, concernant le bilan de l'activité en politique étrangère en 2020

 

Lundi 18 janvier se tiendra la traditionnelle conférence de presse annuelle du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui sera consacrée aux principaux résultats de l'année 2020 en politique étrangère. Elle se déroulera pour la première fois à distance, en ligne.

Les journalistes russes et étrangers sont invités à participer à cette conférence de presse.

L'annonce a été publiée sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères (https://www.mid.ru/ru/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/4520005)?

L'accréditation pour les journalistes est ouverte depuis hier et se clôturera le 15 janvier 2021 à 18h00 (heure de Moscou).

Autre nouveauté. Compte tenu des restrictions techniques et de la durée limitée de la conférence de presse, les réponses aux questions qui ne seront pas énoncées pendant celle-ci seront fournies plus tard à ceux qui les ont posées.

Il est possible de formuler les questions et les thèmes qui vous intéressent dans la case correspondante lors de la demande d'accréditation.

 

Sur l'entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Miguel Moratinos, Haut représentant du Secrétaire général de l'Onu pour l'Alliance des civilisations

 

Lundi 18 janvier se déroulera un entretien entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Haut représentant du Secrétaire général de l'Onu pour l'Alliance des civilisations Miguel Moratinos, qui se trouvera en visite à Moscou.

L'un des principaux thèmes des pourparlers sera la préparation de l'organisation, en mai 2022 en Russie, de la Conférence mondiale des chefs d’État, des députés et des représentants des religions mondiales sur le dialogue interreligieux et interculturel par l'Union interparlementaire, avec la participation de l'Onu.

Nous saluons l'implication active de l'Alliance dans la participation et le travail de la Conférence mondiale. Nous soutenons sa participation à toutes les initiatives visant à trouver une entente entre les représentants des différents groupes ethniques, confessionnels et culturels.

Dans le cadre de la présence de Miguel Moratinos dans la capitale russe sont également prévus des entretiens au Conseil de la Fédération de l'Assemblée fédérale de la Fédération de Russie et avec les représentants des communautés religieuses russes traditionnelles.

 

Sur l'entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec les ambassadeurs des pays de la CEI

 

Jeudi 21 janvier à Moscou se déroulera un entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec les ambassadeurs des pays de la CEI accrédités en Russie.

Pendant cette rencontre, il est prévu de dresser le bilan du travail conjoint dans le cadre des associations d'intégration de l'espace postsoviétique en 2020, et d'évoquer les démarches à entreprendre pour renforcer la coopération multidimensionnelle dans le domaine politique, économique, socioculturel, ainsi qu'en matière de sécurité.

Un échange d'avis sur les thèmes régionaux et internationaux d'actualité est également prévu.

 

Sur l'entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Peter Szijjarto, Ministre des Relations économiques extérieures et des Affaires étrangères de la Hongrie

 

Vendredi 22 janvier à Moscou se déroulera un entretien entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Ministre hongrois des Relations économiques extérieures et des Affaires étrangères, Peter Szijjarto.

Dans le cadre de cet entretien, il est prévu de "mettre les pendules à l'heure" sur un large éventail de questions relatives aux relations bilatérales dans le contexte de la mise en œuvre des accords conclus le 30 octobre 2019 à Budapest lors de l'entretien du Président russe Vladimir Poutine avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban. A l'ordre du jour: une discussion sur les aspects pratiques de l'établissement du dialogue bilatéral, et l'interaction pour surmonter le coronavirus.

Les interlocuteurs échangeront leurs avis sur les thèmes européens et internationaux d'actualité, notamment le règlement de la crise ukrainienne et la garantie des droits linguistiques des minorités nationales en Ukraine, ainsi que la situation au Moyen-Orient et autour du Haut-Karabakh.

 

Sur la visite de travail en Fédération de Russie de Mohammad Javad Zarif, Ministre des Affaires étrangères de l'Iran

 

Mardi 26 janvier, le Ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif se trouvera en visite de travail à Moscou pour s'entretenir avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Ils échangeront leurs avis sur des questions internationales d'actualité, notamment la situation au Haut-Karabakh, autour du Plan d'action global commun sur le nucléaire iranien, en Syrie, en Afghanistan et dans la région du Golfe.

Il est prévu d'évoquer l'ordre du jour bilatéral, avant tout son aspect commercial et économique dans le contexte de la mise en œuvre d'importants projets communs dans les domaines énergétique et des transports, ainsi que les perspectives du renforcement des liens socioculturels.

Les relations russo-iraniennes continuent de se développer activement, ce dont témoigne le dialogue intense et de confiance au sommet: l'an dernier, les présidents de nos deux pays se sont entretenus quatre fois par téléphone. Malgré les restrictions dues à la pandémie de nouveau coronavirus, la Russie et l'Iran entretiennent des contacts réguliers, notamment au niveau des chefs des organes des Affaires étrangères, des représentants parlementaires, des ministères et des départements, ainsi que des milieux d'affaires des deux pays.

 

Sur le blocage, par une banque américaine, de l'aide humanitaire financière russe aux pays d'Amérique centrale

 

Nous voudrions vous informer d'un acte scandaleux de lutte contre la coopération humanitaire de la Russie avec des pays étrangers.

En novembre 2020, l'Amérique centrale a été frappée par deux ouragans, Eta et Iota, qui ont infligé un grand préjudice à l'économie et aux habitants de cette région.

Dans ces conditions, la direction du Parlement centraméricain (Parlacen) a demandé à notre pays d'apporter une aide urgente. En réponse le gouvernement de la Fédération de Russie a décidé d'envoyer au Parlacen des fonds pour acheter des filtres de purification d'eau afin d'alimenter les habitants des régions touchées en eau potable et d'empêcher la propagation de maladies dangereuses.

Cependant, l'américaine Citibank, banque intermédiaire du virement, a d'abord posé beaucoup de questions "de clarification", a demandé des "informations supplémentaires" (à noter notamment la question de savoir ce qu'était le Ministère russe des Affaires étrangères en tant qu'organisation et ce qu'elle faisait en tant que telle), et après deux semaines d'atermoiement elle a renvoyé l'argent à l'expéditeur, c'est-à-dire aux autorités russes.

Nous attendons de la direction de la banque des explications pour connaître les motifs de cette décision qui inflige un immense préjudice à l'image de cette structure financière. Nous comptons également sur un commentaire à ce sujet du Département d’État américain, qui se fait passer pour un "combattant" pour les droits de l'homme et l'aide pour les citoyens ordinaires dans des situations difficiles.

Nous trouvons ce cas révoltant. C'est un exemple scandaleux d'entrave intentionnelle des États-Unis à la fourniture d'aide humanitaire aux pays dans le besoin. Nous ne voyons aucune explication logique à cela autre que la politique des sanctions économiques utilisées par Washington contre la Russie.

De notre côté, nous voudrions réaffirmer à nos partenaires centraméricains notre disposition à poursuivre la coopération, notamment dans le cadre du mécanisme de dialogue Russie-Système d'intégration centraméricain compte tenu de l'obtention par notre pays du statut d'observateur auprès de cette organisation. Nous agirons dans ce sens même en dépit des difficultés artificiellement créées depuis l'extérieur.

 

Sur l'inscription de Cuba sur la liste américaine des pays sponsors du terrorisme

 

Nous avons perçu la réinscription de Cuba sur la liste américaine des pays sponsors du terrorisme, dont La Havane avait été rayée en 2015, comme une nouvelle démarche absolument non constructive. Cette décision témoigne clairement de l'incapacité de Washington à mener une ligne cohérente en politique étrangère sur la base des réalités objectives et d'appréciations lucides de la situation.

On ne s'attendait pas à entendre quelque chose de logique sur les régions dont Washington n'a qu'une représentation très floue. Mais il s'agit ici d'une région à laquelle les États-Unis appartiennent directement. Ils sont liés par une longue histoire diversifiée, mais les États-Unis devraient connaître au moins cette partie de l'histoire mondiale.

Les accusations selon lesquelles Cuba fournirait un asile aux "rebelles" colombiens de l'Armée de libération nationale semblent particulièrement odieuses. Ces derniers, comme le reconnaît même le Département d’État américain, sont venus à Cuba dans le cadre des pourparlers de paix colombiens. Il s'avère que La Havane est sanctionnée pour ses efforts de contribution au dialogue, au règlement pacifique du conflit et à la réconciliation nationale. Selon cette étrange logique diplomatique, comme on dit, "une bonne action ne reste jamais impunie".

Dans l'ensemble, les États-Unis agissent dans les conditions d'un rejet collectif de leur politique cubaine par la communauté internationale. Les résultats de l'approbation annuelle de la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies contre le blocus, votée pratiquement à l'unanimité, viennent en témoigner. A présent, dans le contexte de la pandémie de coronavirus, les États-Unis se discréditent aux yeux de tous ceux qui sont bien placés pour connaître le travail dévoué des médecins cubains dans des dizaines de pays. Sur cette toile de fond, si Cuba mérite d'être inscrite sur une liste, c'est seulement sur celle des pionniers de l'aide et de la solidarité internationale désintéressée.

Nous espérons que les décisions ultérieures des États-Unis concernant Cuba s'appuieront sur des faits avérés et correspondront aux véritables intérêts des deux pays.

Quand Washington accuse La Havane de financer des terroristes, ne s'agit-il pas de fake-news, contre lesquelles les États-Unis prétendent lutter? Car c'est faux, c'est un mensonge auquel on a donné un statut étatique. Ce mensonge a un statut officiel car c'est une politique officiellement menée par Washington.

 

Sur la prison de Guantánamo

 

Cette année marque le 19 anniversaire de la prison tristement célèbre de Guantánamo. Malgré les multiples appels annuels de la communauté internationale à fermer cette honteuse institution de tortures moyenâgeuses, Guantánamo continue de fonctionner à ce jour.

Les détenus s'y trouvent dans un vide juridique total: ils ne sont pas inculpés, ils sont privés d'accès à un procès compétent, impartial, juste et indépendant. Le traitement inhumain dans cette prison est systémique. La détention illimitée et l'ignorance du sort des prisonniers représentent également une forme cachée de torture, qui apportent des souffrances morales insupportables tant bien aux détenus qu'à leurs proches et parents. Incapables de supporter les conditions de détention et les méthodes d'interrogatoire inhumaines, les détenus de Guantanamo meurent. Même si les véritables circonstances de leur mort restent inconnues.

Devoir en parler dans le premier quart du XXIe siècle semble absurde, mais il le faut. Les mesures législatives adoptées contre la torture par l'administration américaine ne peuvent pas être considérées comme l'accomplissement par Washington de ses engagements dans le cadre de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants de 1984, interdisant complètement la torture. Nous regrettons que les États-Unis n'aient toujours pris aucune démarche réelle pour traduire en justice les hauts responsables impliqués dans des crimes liés à la torture. Les législateurs américains devraient peut-être élaborer un acte Guantánamo et commencer à traduire en justice leurs propres responsables américains?

Nous jugeons nécessaire une enquête immédiate et impartiale sur tous les cas d'extradition extraordinaire, de détention secrète, de recours à la torture et d'autres traitements inhumains, cruels ou dégradants sous prétexte, entre autres, de lutter contre le terrorisme. Nous jugeons inadmissible de faire perdurer l'impunité dont jouissent tous les individus impliqués dans ces crimes.

Nous espérons que la nouvelle administration américaine tiendra les promesses faites par Washington et fermera immédiatement la prison de Guantánamo, accordera à ses détenus un procès juste, indépendant et impartial, mènera les enquêtes nécessaires et traduira en justice tous les responsables, y compris les plus hauts responsables, pour l'autorisation, la complaisance ou la participation à la détention secrète, l'arrestation arbitraire de civils, les tortures, le traitement inapproprié et les interrogatoires violents, notamment sous prétexte de lutter contre le terrorisme.

 

Sur une nouvelle déclaration antirusse du Département d’État américain

 

Nous avons appris avec surprise la déclaration du Département d’État américain publiée le 13 janvier 2020 à l'occasion de la Journée de la presse russe, contenant de nouveaux commentaires critiques sur le non-respect des droits des journalistes et des représentants d'ONG dans notre pays. Les représentants du Département d’État américain n'ont publié ce communiqué qu'en russe. Il n'y a pas de version anglaise, mais nous avons comblé cette lacune: nous avons traduit ce texte de russe vers l'anglais. Le public américain doit savoir quelles leçons leurs responsables du Département d’État américain donnent à d'autres pays. C'est contraire à ce que ces mêmes responsables américains font sur leur propre territoire. C'est la raison pour laquelle ce communiqué a été rédigé en russe. La traduction en anglais est prête. Les journalistes américains peuvent en prendre connaissance. Il y a beaucoup de choses intéressantes, notamment sur la position des États-Unis vis-à-vis de la presse.

 

Sur les tweets de Mike Pompeo, Secrétaire d’État des États-Unis, concernant les relations russo-américaines

 

Nous avons déjà fait remarquer plusieurs fois que les relations entre Moscou et Washington étaient, malheureusement, otages de la bataille politique entre les partis aux États-Unis. La série de tweets antirusses du Secrétaire d’État américain Mike Pompeo est une nouvelle tentative de l'administration sortante de "mettre en lumière ses succès" dans la destruction des relations bilatérales et d'"assouvir" le besoin intérieur de ceux qui prônent la détérioration des relations avec la Russie. C'est peut-être une tentative d'écrire quelque chose de marquant avant d'être bloqué.

Nous sommes d'accord avec Mike Pompeo pour dire que la normalisation du dialogue n'a finalement pas eu lieu avec les États-Unis en quatre ans. Washington nous a même inscrits sur la liste des "ennemis de l'Amérique". Les démarches hostiles et destructives des États-Unis visant à approfondir la crise dans les affaires bilatérales ont inclus l'adoption de diverses sanctions antirusses, de facto la fracture de toute l'architecture existante de la maîtrise des armements, et bien d'autres mesures. Force est de constater, avec regret, qu'il n'a pas été possible de trouver avec l'administration de Donald Trump des solutions pour améliorer les relations, et pas par notre faute. Au final, tous les progrès positifs dans la coopération russo-américaine ont été bloqués.

Nous réaffirmons qu'il est inutile et contreproductif de parler avec nous le langage des menaces et de l'intimidation pour obtenir des concessions unilatérales. Nous sommes conscients du risque d'une éventuelle dégradation de la situation, mais en l'occurrence le choix revient aux Américains. Nous estimons que, pour commencer, il faut cesser de manipuler l'opinion publique aux États-Unis mêmes, stopper la campagne de russophobie activement menée parmi les Américains et interrompre le flux de fake news à l'égard de notre pays, financé et promu par une certaine partie de l'establishment politique américain.

De notre côté, nous restons disposés à évoquer ensemble les "facteurs irritants" accumulés si Washington manifestait un tel intérêt sain.

 

Sur les déclarations du Secrétaire d’État américain concernant le Traité FNI

 

Nous avons remarqué les déclarations du Secrétaire d’État américain Mike Pompeo concernant le Traité FNI publiées le 11 janvier 2020 dans le cadre du bilan de l'activité de l'administration américaine sortante.

Les derniers jours de fonction, d'un côté, semblent être un bon moment pour une analyse objective de ce qui a été fait et pour déterminer les domaines où les successeurs devront travailler davantage, notamment pour redresser la situation actuelle. D'un autre côté, à en juger par les déclarations de Mike Pompeo, l'équipe diplomatique américaine sortante n'a toujours pas conscience des résultats et des conséquences de son activité destructive en matière de maîtrise des armements et continue de manipuler ouvertement les faits.

Le Secrétaire d’État tente de présenter la rupture du FNI, perpétrée sous un prétexte absolument fallacieux, pratiquement comme un "exploit" de l'administration de Donald Trump. Il affirme que la destruction de cet accord a renforcé la sécurité des États-Unis, qui étaient jusque-là "stupides" parce que, soi-disant, ils respectaient le Traité malgré les "transgressions russes" et "se désarmaient unilatéralement".

C'est un nouvel ensemble de légendes propagandistes des États-Unis concernant le FNI, dont le caractère mensonger a été exposé plusieurs fois par la Russie. La véritable situation et l'argumentation nécessaire ont été présentées en détail dans la rubrique thématique spéciale sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères. En particulier, des explications ont été données à l'issue de la mise en œuvre du FNI au début des années 1990, quand notre pays a détruit deux fois plus de missiles que les États-Unis, y compris le système Oka dont les paramètres de portée n'étaient pas concernés par le Traité. Nous avons analysé en détail l'absence de quelconques preuves de prétendues "violations russes", ainsi que les questions relatives au non-respect pendant des années de l'accord en question par les États-Unis et le blocage par Washington des initiatives russes pour initier une interaction objective et professionnelle afin de régler réciproquement les préoccupations des parties.

Nous n'allons pas nous attarder une fois de plus sur l'histoire de nos différends avec les États-Unis dans le cadre du FNI. Cependant, nous voudrions appeler une nouvelle fois les États-Unis à prêter dûment attention aux propositions russes visant à prévenir l'apparition en Europe d'une nouvelle crise de missiles et à empêcher une nouvelle course aux armements balistiques dans la région Asie-Pacifique. Ces propositions restent d'actualité. En ce qui concerne l'espace européen, elles ont été exprimées notamment dans la déclaration du Président russe Vladimir Poutine à ce sujet le 26 octobre 2020.

Nous comptons sur la disposition de la nouvelle administration américaine à opter pour une coopération constructive sur ce thème et sur d'autres questions de sécurité internationale.

 

Sur les accusations de piratage de ressources informatiques américaines visant la Russie

 

Les accusations proférées régulièrement par les États-Unis concernant des attaques de hackers "probablement d'origine russe" contre des ressources informatiques publiques et non étatiques des États-Unis sont devenues une routine. La déclaration conjointe du FBI, de la NSA, de l'Agence de sécurité de la cybersécurité et de l'infrastructure et du Bureau du directeur du Renseignement national, publiée au nom du Président américain Donald Trump, concernant une prétendue attaque, ne témoigne que d'une chose: l'administration sortante a décidé de faire monter les enjeux à la fin de son mandat. On a l'impression qu'en réunissant quatre institutions dans ce mensonge visant la Russie, le Président américain tente de "se couvrir" devant les démocrates et leur menace de le destituer. Nous n'écartons pas la poursuite du "jeu" de l'administration sortante, à savoir les tentatives de créer des obstacles supplémentaires pour la future administration et d'empêcher le président élu de prendre des mesures pour rétablir un dialogue objectif avec la Russie en matière de cybersécurité internationale.

Nous voudrions rappeler aux autorités américaines la déclaration du Président russe Vladimir Poutine du 25 septembre 2020, qui contient plusieurs propositions globales pour revenir à une coopération efficace sur cet axe.

Afin de résoudre les revendications concrètes, nous appelons les collègues américains à ne pas lancer des accusations gratuites et mensongères, mais à utiliser des canaux officiels établis en 2013 pour échanger entre la Russie et les États-Unis les informations sur les incidents informatiques. En 2018, le Centre national de coordination pour les incidents informatiques a commencé son travail en Russie, dont les tâches consistent à garantir l'interaction de notre pays avec les États étrangers et des acteurs non étatiques sur ce problème.

 

Sur les déclarations de responsables allemands

 

Les représentants de Berlin ne cessent d'étonner, et se sont distingués une nouvelle fois par des attaques antirusses. Dans une interview accordée à l'agence de presse DPA le 30 décembre 2020, le Ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a accusé notre pays de "bloquer toutes les propositions du Secrétaire général de l'Onu" pour réformer l'organisation et son Conseil de sécurité.

Ces affirmations non professionnelles n'ont rien à voir avec la réalité. Il est étrange que Heiko Maas l'ignore - ou s'il le sait, alors c'est de la désinformation. Nous voudrions rappeler que la Russie prône continuellement l'élaboration, dans le cadre de négociations intergouvernementales, d'un modèle de réforme qui bénéficierait du plus large soutien des États membres (par consensus de préférence), bien plus conséquent que les deux tiers des voix formellement nécessaires.

Nous avons déclaré plusieurs fois que nous soutenions la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies à travers l'élargissement de sa représentation par des pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. Dans sa composition actuelle, le Conseil de sécurité des Nations unies, notamment son "quintet" permanent, on perçoit une surreprésentation évidente de certaines régions, notamment du groupe régional des pays d'Europe occidentale et d'autres pays, notamment les États-Unis. Je comprends que cette surreprésentation suscite des sentiments nostalgiques de l'Allemagne, qui souhaite la maintenir. Mais cela ne signifie pas qu'il faut accuser la Russie de choses qu'elle n'a pas faites.

Ceci étant dit, les efforts pour accorder au Conseil davantage de représentativité, de notre point de vue, ne doivent pas se refléter sur son efficacité et son opérationnalité. La Ministre allemande de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer, continue également de s'exercer à la rhétorique antirusse. Dans un article d'auteur publié dans la revus Focus le 10 janvier 2020 au sujet des nouvelles réalités dans la politique de sécurité, elle a noté un "renforcement massif des armements russes près des frontières Est de l'Otan", ce qui confirmerait l'importance et la pertinence de la politique d'"intimidation" de notre pays, qui est, dans l'interprétation d'Annegret Kramp-Karrenbauer, une prémisse à de prétendues ententes d'une position de force. A partir de cette position, la Ministre allemande de la Défense a l'intention de défendre dans le monde entier les valeurs démocratiques et les droits de l'homme, de contribuer au règlement pacifique des conflits, ainsi que de promouvoir des "règles" internationales et même les principes du multilatéralisme. Vont-ils inculquer la démocratie depuis une position de force? C'est une approche intéressante. Nouvelle pour ces dernières décennies, car certains pays l'avaient déjà fait par le passé, mais en vain.

Nous avons souligné plusieurs fois à Berlin, en s'appuyant notamment sur des exemples historiques concrets, le caractère contreproductif de toute tentative de sa part de parler à qui que ce soit, qui plus est à nous, depuis une position de force (parce que nous savons que l'Allemagne a traversé une grande tragédie au XXe quand elle a essayé de parler au monde d'une telle position). Une nouvelle fois, nous voudrions rappeler que ce n'est pas la Russie qui s'est rapprochée des frontières de l'Alliance mais l'Otan (dont les dépenses militaires dépassent plusieurs fois celles de la Russie), malgré les promesses faites par les partenaires occidentaux dans les années 1990, qui a organisé deux vagues d'expansion vers l'Est en renforçant l'infrastructure militaire et l'activité près des frontières russes.

Les signaux réguliers de la direction diplomatique allemande, selon qui la Russie représenterait une menace pour l'Allemagne, semblent assez étranges. On se demande: sur quelles preuves s'appuient-elle? De plus, ces remarques deviennent doctrinales et directives en se reflétant sur les décisions gouvernementales et les programmes allemands. Il faut apporter des preuves pour que de telles déclarations ne soient pas considérées comme des fakes.

Nous espérons que le réalisme prendra le dessus à Berlin (mieux vaut tard que jamais) dans la stratégie relative à la Russie. De notre côté, nous serons prêts à un dialogue franc avec l'Allemagne dans le respect mutuel, basé sur l'entente, sur le plus large éventail de problèmes internationaux et de questions bilatérales d'actualité.

 

Sur le financement par les Pays-Bas d'un groupe terroriste en Syrie

 

A peine le scandale concernant l'aide accordée par les Pays-Bas à des groupuscules syriens soupçonnés d'avoir commis des actions illégales sur le territoire syrien s'était-il apaisé que de nouvelles preuves de financement de terroristes par La Haye faisaient surface.

Il a été révélé que le gouvernement néerlandais apportait depuis plusieurs années un soutien matériel à ladite "Association syrienne pour la dignité des citoyens" dirigée par l'un des anciens leaders du groupe Ahrar al-Cham sévissant en Syrie. Aux Pays-Bas mêmes, ses membres sont condamnés pour terrorisme. Cependant, pour les ministres néerlandais des Affaires étrangères et de la Justice, cela ne semble pas constituer un obstacle pour reverser l'argent du contribuable néerlandais à ces criminels de guerre. Pour une raison qu'on ignore, ce groupe n'est pas inscrit sur la liste nationale des organisations terroristes malgré le verdict de la justice néerlandaise en ce sens.

En même temps, l'an dernier, le Royaume a annoncé son intention de lancer un procès contre Damas pour une prétendue violation de ses engagements dans le cadre de la Convention contre la torture. Où est la logique? Est-ce une nouvelle manifestation de doubles standards non dissimulés et d'une terrible hypocrisie de La Haye?

Je peux répondre à cette question: oui, c'est le cas. Sauf que le problème n'est plus dans la rhétorique mais dans les actions illogiques des partenaires occidentaux et dans l'incohérence entre leurs slogans et les démarches pratiques qu'ils engagent. Le fait est que ces actions infligent continuellement un préjudice au système démocratique qu'ils ont eux-mêmes bâti. Une question pour les partenaires américains: quand proclamerez-vous les Pays-Bas en tant que pays aidant et finançant les organisations terroristes, comme vous l'avez fait avec Cuba?

 

Sur la menace terroriste à la frontière du Mali, du Niger et du Burkina Faso

 

Nous sommes préoccupés par la forte détérioration de la situation en matière de sécurité dans le Sahara-Sahel au niveau du triangle de Liptako-Gourma à la jonction frontalière du Mali, du Niger et du Burkina Faso, où l'on assiste à une hausse significative de l'activité de nombreux groupes terroristes affiliés à Daech et à Al-Qaïda.

Le 28 décembre 2020, suite à l'explosion d'un véhicule blindé au Mali près de la frontière du Burkina Faso, quatre militaires français ont été tués. Ainsi, les pertes de Paris depuis l'envoi du contingent français au Mali en 2013 s'élèvent à une cinquantaine d'hommes. Cet attentat constituait une riposte à l'opération spéciale menée le 24 décembre dans la région de Liptako-Gourma, dans le cadre de laquelle plus de dix terroristes ont été tués.

Il y a littéralement deux jours, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali a subi de nouvelles pertes: les terroristes ont tué trois casques bleus citoyens de la Côte d'ivoire.

Le 2 janvier 2020 au Niger, à l'approche du second tour de l'élection présidentielle, des islamistes radicaux ont commis un grand attentat contre deux villages situés près de la frontière malienne. Plus de 100 civils ont été tués, des dizaines ont été blessés. Le 13 décembre 2020, à quelques heures des élections municipales, des extrémistes ont pris et retenu la commune de Toumour. Plus de 30 personnes ont été tuées, près de 800 maisons ont été brûlées.

Nous condamnons fermement les crimes commis par les extrémistes. Nous présentons nos condoléances et exprimons notre compassion aux proches des victimes.

Nous soutenons résolument les efforts entrepris au niveau régional et international pour lutter contre la menace terroriste dans le Sahara-Sahel. Nous continuerons d'apporter la contribution nécessaire aux États de la région en ce sens, notamment pour renforcer l'opérationnalité des forces armées ainsi que pour former des militaires et des agents des forces de l'ordre.

 

Sur le transfert à la partie biélorusse de systèmes de dépistage du nouveau coronavirus

 

Le 5 janvier 2020, la Russie a gratuitement transmis à la République du Bélarus 300 systèmes de test et d'agents réactifs fabriqués par l’Établissement fédéral budgétaire de la science "Centre national de recherche en virologie et biotechnologie Vektor". Ils permettront d'effectuer 30.000 tests pour diagnostiquer la Covid-19.

Cette cargaison humanitaire a été acheminée à Minsk par un convoi spécial vers le Centre d'hygiène, d'épidémiologie et de santé sociale de la république. A la cérémonie de remise des produits ont participé le Ministre biélorusse de la Santé Dmitri Pinevitch, son adjoint l'épidémiologiste en chef du pays Alexandre Tarassenko, et l'Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie au Bélarus Dmitri Mezentsev.

En 2020, le Bélarus avait reçu gratuitement 240 systèmes de test et d'agents réactifs pour effectuer 24.000 examens en laboratoire, ainsi que des respirateurs et d'autres moyens de protection individuels. Une contribution a également été apportée pour le rapatriement des citoyens biélorusses par des vols russes.

La Russie continuera d'apporter toute son aide au Bélarus fraternel dans la lutte contre la prolifération du nouveau coronavirus, notamment à travers l'immunisation de la population de la République grâce à des vaccins russes.

 

Sur la destruction d'un monument aux parachutistes soviétiques et polonais en Pologne

 

La guerre contre le patrimoine mémoriel se poursuit en Pologne. Sur décision des autorités polonaises a été partiellement détruit un monument aux parachutistes soviétiques et polonais à proximité du village de Sokolowo, dans la Voïvodie de Grande-Pologne. On y a supprimé les noms de guerriers soviétiques et polonais, ainsi que l'inscription immortalisant l'exploit des soldats soviétiques et polonais du groupe commando du lieutenant S. Iliachevitch de la 1ère Armée polonaise qui agissait à l'arrière des Allemands qui y ont débarqué en 1944.

En général, ces actes sont commis par des vandales et nous les qualifions précisément d'actes de vandalisme. Mais aujourd'hui il s'agit d'actions des autorités polonaises officielles. Si je n'utilise pas ces termes, ce n'est pas parce que ces actes ne tombent pas sous cette qualification mais parce que nous accordons au gouvernement polonais une chance de se réhabiliter.

A ce que l'on sache, à l'heure actuelle la question est de savoir si le monument sera démantelé entièrement ou s'il sera conservé avec une nouvelle inscription impersonnelle. Les deux scénarios constituent de toute façon une violation de l'accord intergouvernemental russo-polonais de 1994 sur les cimetières et les lieux de mémoire en hommage aux victimes des guerres et des répressions. Nous attirons l'attention de Varsovie sur le fait que ce site commémoratif est inscrit sur la "Liste des lieux de mémoire en hommage aux défenseurs soviétiques de la patrie tués sur le territoire de la République polonaise" préparée par les autorités russes et polonaises en 1997.

Nous voyons que dans ses tentatives de réécrire l'histoire en rayant les pages qu'elle juge indésirables, la Pologne n'hésite pas à effacer de la mémoire aussi bien les noms des guerriers de l'Armée rouge que ceux des combattants polonais contre le nazisme.

La Russie exige de Varsovie le respect de ses engagements dans le domaine mémoriel et de remettre le monument en hommage aux parachutistes dans son état initial.

 

Sur un acte de vandalisme visant un monument aux soldats de l'Armée rouge en République tchèque

 

Nous condamnons résolument l'acte de vandalisme révoltant commis le 5 janvier 2020 dans la banlieue de la ville tchèque d'Ostrava contre un monument aux soldats de l'Armée rouge qui ont libéré cette région en avril 1945.

Nous espérons que les autorités tchèques identifieront les coupables pour les traduire en justice et prendront des mesures exhaustives pour empêcher la répétition de tels incidents à l'avenir.

Il faut dire que le public local n'est pas resté indifférent face à cet événement. Ses représentants ont également attiré rapidement l'attention des forces de l'ordre sur cet acte de vandalisme. Une enquête pénale a été ouverte. Les autorités municipales ont remis le monument en état.

 

Sur l'acte de vandalisme visant une tombe de guerriers libérateurs à Kherson

 

Suite aux marches aux flambeaux traditionnelles début janvier (on parle de ça en 2021, au sujet de l'Ukraine) à l'occasion de la date anniversaire de la naissance du criminel nazi Bandera, en Ukraine ont eu lieu de nouveaux actes de vandalisme et de profanation de sites commémoratifs de la Grande Guerre patriotique. Le 12 janvier 2021, des vandales n'ont pas épargné la fosse commune de guerriers libérateurs de Kherson, 17 tombes ont été brisées et profanées. Le maire de Kherson a déclaré que les coupables seraient identifiés et traduits en justice. Nous espérons que ce ne seront pas des paroles en l'air et que les nationalistes le laisseront faire.

Rappelons que pendant la période d'occupation de la ville 17.000 civils soviétiques, dont des enfants, ont été fusillés et torturés à mort. 40.000 guerriers soviétiques sont morts dans le camp des prisonniers de guerre. Plus de 15.000 habitants de la ville et des villages voisins ont été envoyés en Allemagne.

La profanation de la mémoire des guerriers de l'Armée rouge qui ont donné leur vie dans la lutte contre les occupants fascistes et qui ont libéré la ville après une occupation de trois ans montre clairement où a mené la politique de "décommunisation" menée par Kiev ces dernières années. Les tentatives de falsifier l'histoire, de glorifier des adeptes nazis au niveau national ont débouché sur la perte de repères moraux dans la société, sur le déchaînement de groupes d'extrême-droite et sur le sentiment d'impunité totale pour les exactions commises par les transgresseurs de la loi.

Nous condamnons ces actions barbares, nous appelons à mener des enquêtes minutieuses et de punir tous les coupables.

Mais il ne faudrait pas commencer par là et engager avant tout une véritable révision de l'idéologie contemporaine en Ukraine.

 

Sur le projet "Lieu de mémoire"

 

De notre côté, nous faisons tout pour protéger les monuments et l'histoire, directement, sur le terrain.

Je voudrais rappeler le projet "Lieu de mémoire" de la Société russe d'histoire militaire. Tous les citoyens peuvent placer sur une carte virtuelle des informations sur les mémoriaux soviétiques de la Grande Guerre patriotique, y compris des photos, et apporter de cette manière leur contribution à la préservation de la vérité historique.

Cela est d'autant plus d'actualité pour les pays où nos monuments et notre patrimoine sont menacés par le vandalisme spontané et public. A ce travail participent déjà activement les représentants diplomatiques russes à l'étranger - les ambassades et les consulats généraux. Nos diplomates participent de tout cœur à cette action. Nous appelons les citoyens qui ne sont pas indifférents à unir leurs efforts à ceux de nos collègues.

 

Sur l'ouverture du premier centre culturel et éducatif russe au Tadjikistan

 

Le 10 janvier 2020 à Toursounzad s'est tenue la cérémonie d'ouverture du premier centre culturel et éducatif russe au Tadjikistan. Ce projet a été réalisé à l'initiative de l'association de compatriotes russes "Communauté russe" avec le soutien de l'Ambassade de la Fédération de Russie et des autorités locales.

Nous remercions la compagnie d'aluminium tadjike (TALCO) pour la mise à disposition gracieuse des locaux pour ce centre. A son aménagement ont également participé l'Ambassade de Russie au Tadjikistan, la représentation de Rossotroudnitchestvo, la 201e base militaire russe, des représentants d'affaires de nos pays, des associations, ainsi que le Diocèse de Douchanbé et du Tadjikistan de l’Église orthodoxe russe.

Le centre dispose de salles de langue et de littérature russes, de mathématiques et d'informatique, d'une salle d'art, de lecture et d'une bibliothèque. Il est prévu d'organiser des cours pour les étudiants qui se préparent à entrer dans une université russe.

 

Sur le 65e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Russie et le Liberia

 

Le 11 janvier 2020 a marqué le 65e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Fédération de Russie et la République du Liberia, avec lequel notre pays entretient traditionnellement des relations amicales.

Le Liberia est l'un des États les plus remarquables du continent sur le plan historique, qui doit son apparition aux descendants des esclaves africains envoyés en Amérique du Nord. C'est eux qui ont décidé de revenir dans le pays d'où étaient originaires leurs ancêtres pour créer leur propre État. Ainsi, en 1822 a été fondée une colonie de "gens de couleur libres", ensuite baptisée Liberia. Le 26 juillet 1847, les colons ont proclamé l'indépendance de la République du Liberia. Cet État est d'autant plus unique qu'il a réussi à conserver son indépendance pendant le partage colonial de l'Afrique.

Depuis lors, les relations russo-libériennes se sont construites sur la base des principes d'équité et de respect mutuel afin de renforcer la paix et la stabilité sur le continent africain. Moscou et Monrovia ont entretenu un dialogue politique, se sont efforcés d'exploiter au maximum le potentiel de la coopération dans le secteur commercial, économique et social.

Un événement marquant dans le développement des contacts bilatéraux a été la participation de la délégation libérienne dirigée par le vice-Président du Liberia Howard-Taylor au sommet et au forum économique Russie-Afrique les 23 et 24 octobre 2019 à Sotchi. A l'issue de ces activités ont été précisées les axes de développement de la coopération bilatérale dans différents secteurs, dont l'énergie et l'exploitation des ressources naturelles. 

Nous comptons sur un développement progressif de l'ensemble des relations bilatérales à l'avenir. Nous souhaitons au peuple du Liberia paix, prospérité et bien-être.

 

Sur le projet "Carte gastronomique de la Russie 2021"

 

L'an dernier a été marqué par la coopération productive du projet fédéral "Carte gastronomique de la Russie" avec le Ministère russe des Affaires étrangères et la Direction générale de la production commerciale au service du corps diplomatique auprès du Ministère russe des Affaires étrangères. L'an dernier ont été organisées des présentations de la "cuisine régionale" des chefs cuisiniers et des producteurs participant au projet fédéral "Carte gastronomique de la Russie" de plus de 25 régions du pays.

Cette année, la Direction générale de la production commerciale au service du corps diplomatique auprès du Ministère russe des Affaires étrangères fête son 100e anniversaire. Dans le cadre de cet anniversaire, en partenariat avec la "Carte gastronomique de la Russie", seront lancés plusieurs projets communs appelés à familiariser les diplomates accrédités en Fédération de Russie avec les riches traditions culinaires des plus de 190 ethnies qui vivent dans les régions russes, avec différentes variations culinaires.

Nous coopérons aussi activement avec la "Carte gastronomique de la Russie". J'imagine ce qu'éprouvent actuellement les journalistes qui sont connectés parce qu'en général, pendant la période des fêtes de fin d'année nous organisons ici des dégustations de cuisine russe. Tout est à distance actuellement, attendons des temps meilleurs. Je pense que nous relancerons nos traditions.

 

Réponses aux questions:

Question: La Russie est le principal intermédiaire pour le processus de paix du Haut-Karabakh. Cela est dit régulièrement, ce n'est un secret pour personne. Moscou a indiqué plusieurs fois à différents niveaux qu'il était important d'instaurer la paix entre les peuples au niveau quotidien, de trouver des points de convergence. Dans quelle mesure, du côté de Moscou, sont envisageables des initiatives telles que la mise en place de plateformes conjointes pour le dialogue entre l'intelligentsia azérie et arménienne, des représentants de la société civile, ou encore des activités humanitaires conjointes avec l'accord de Bakou et d'Erevan visant à se rapprocher?

Réponse: Nous ne ferions que saluer l'établissement d'un dialogue direct entre l'élite azérie et arménienne, ainsi que l'organisation par les deux pays d'activités humanitaires conjointes.

Selon nous, de telles initiatives contribuent à créer une atmosphère de réconciliation, de confiance, d'entente, profitent à la fois à la population arménienne et azérie, ainsi qu'à toute la région du Caucase du Sud et donc à la Fédération de Russie.

La Russie soutiendra évidemment de telles actions humanitaires si Bakou et Erevan faisaient preuve d'une véritable disposition à avancer dans ce sens.

Question: A l'issue des pourparlers de Moscou du 11 janvier 2020, il est avant tout question d'un corridor de transport pour relier la partie principale du territoire azéri à Nakhitchevan. A-t-on déterminé les conditions de la mise en place de ce corridor: par exemple, à qui appartiendra le terrain qui sera traversé par cette route aussi bien automobile que ferroviaire? Qui construira cette route? Comment l'Azerbaïdjan garantira-t-il son intouchabilité, s'engagera-t-il à ne pas la bloquer?

Réponse: Conformément à la Déclaration des dirigeants de l'Azerbaïdjan, de l'Arménie et de la Russie sur le Haut-Karabakh du 9 novembre 2020 (paragraphe 9), toutes les communications économiques et de transport dans la région sont débloquées.

En effet, les dirigeants des trois pays, pendant le sommet du 11 janvier 2020 à Moscou faisant suite à ces accords, ont accordé une attention particulière aux démarches concrètes pour instaurer des liens économiques, débloquer les communications et développer l'infrastructure. Une déclaration à part a été adoptée à ce sujet.

A l'issue de la rencontre de Moscou a été créé un groupe de travail trilatéral sous la coprésidence des vice-premiers ministres de la Russie, de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie. Il est censé se réunir d'ici la fin du mois et  présenter avant le 1er mars 2021 une liste et un calendrier des activités prévoyant la reconstruction et la construction de nouveaux sites d'infrastructure de transport nécessaires pour organiser les transports internationaux. Des sous-groupes d'experts seront mis en place sur les axes de travail principaux pour prendre en charge les différentes questions, y compris celles que vous avez évoquées.

Il ne fait aucun doute que la mise en œuvre des projets mentionnés profitera à la fois à l'Arménie et à l'Azerbaïdjan, et dans l'ensemble au Caucase du Sud. Les intérêts de tous les États seront garantis. En particulier, l'Arménie disposera, via le territoire azéri, d'une sortie ferroviaire vers la Russie et l'Iran, et en même temps les communications de transport relieront l'Azerbaïdjan et Nakhitchevan via le territoire arménien.

 

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