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2 November 201719:11

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 2 novembre 2017

2103-02-11-2017

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Sur l'entretien de Sergueï Lavrov avec le Secrétaire général de l'OSCE Thomas Greminger

 

Vendredi 3 novembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra avec le Secrétaire général de l'OSCE Thomas Greminger qui effectuera sa première visite de travail à Moscou depuis son entrée en fonctions en juillet 2017. Thomas Greminger participera également à la réunion du Conseil permanent de l'OTSC.

L'entretien prévoit un échange d'avis sur la situation au sein de l'OSCE et la présentation des plans du Secrétaire général pour son mandat. Les préparatifs de la réunion du Conseil des ministres de l'OSCE à Vienne les 7 et 8 décembre 2017 seront également évoqués.

La Russie souhaite immuablement que l'OSCE, la plus grande organisation régionale au monde regroupant 57 États, joue un rôle plus actif dans les affaires internationales et européennes, et accroisse son efficacité en tant qu'instrument pour construire une communauté de sécurité indivisible.

Nous comptons sur une étude substantielle de la contribution de l'OSCE à la diminution de la tension militaro-politique sur le continent européen et le rétablissement de la confiance tant évoqué aujourd'hui. Une attention particulière sera accordée au travail de l'Organisation pour lutter contre la criminalité transnationale et notamment le terrorisme, le trafic de stupéfiants et les menaces dans le domaine de la cybersécurité. Nous serons prêts à aborder les perspectives de nos projets conjoints avec l'OSCE visant à former en Russie des policiers anti-drogue afghans et serbes.

Lors des pourparlers à venir, une place importante sera réservée à la contribution de l'OSCE au règlement des conflits régionaux - à l'est de l'Ukraine, en Transnistrie, dans le Haut-Karabagh - ainsi qu'à la coprésidence des débats de Genève sur la stabilité en Transcaucasie et l'activité de l'Organisation dans les Balkans.

Nous sommes disposés à un entretien substantiel sur l'accroissement de l'efficacité des institutions OSCE-BIDDH et d'autres, notamment du Représentant de l'OSCE pour la liberté des médias ainsi que ses missions sur le terrain qui, selon nous, traversent une crise systémique.

Nous aborderons la nécessité de relancer la réforme de l'OSCE visant à redresser le déséquilibre géographique au sein de cette organisation, notamment en ce qui concerne les effectifs, ainsi que d'une plus grande transparence, notamment de projets hors budget. Nous avons l'intention d'attirer l'attention du Secrétaire général sur l'importance d'élaborer la Charte de l'OSCE, les règles de travail de ses structures exécutives, ainsi que de renforcer ses organes directeurs et ses règles de consensus. Cela permettra d'améliorer l'efficacité de son travail pour remplir les tâches d'actualité relatives à la sécurité et à la coopération en Europe.

Je voudrais également saluer, en tant qu'hôte de notre conférence de presse, la directrice du service de presse de l'OSCE Ina Parvanova qui accompagne le Secrétaire général durant sa visite à Moscou et que je rencontrerai à part.

 

Sur la cérémonie de remise de la médaille Pouchkine, récompense d’État de la Fédération de Russie, à plusieurs citoyens étrangers

 

Samedi 4 novembre au Ministère russe des Affaires étrangères se déroulera la cérémonie de remise, par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, de récompenses d’État de notre pays – la médaille Pouchkine – aux citoyens étrangers récompensés conformément au Décret 475 du Président russe Vladimir Poutine du 9 octobre 2017 pour les mérites dans le renforcement de l'amitié et de la coopération entre les peuples, l'activité fructueuse pour rapprocher et enrichir réciproquement les cultures des nations et des peuples.

Seront récompensés: le citoyen du Pakistan Najam Sahar Batt, médecin en chef de la clinique Najam Hospital, traducteur d'œuvres littéraires russes en ourdou; le citoyen de Hongrie Attila Vidnyanszky, directeur général du Théâtre national de Hongrie; la citoyenne du Vietnam Nguyen Thuyet Minh, consultante scientifique du centre Fondation Rousski Mir (Monde russe) auprès de l'Institut international de l'Université d’État de Hanoi; le citoyen de Lituanie Valeri Tretiakov, rédacteur en chef du journal Litovski kourier.

 

Sur la visite en Russie du Ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la Coopération Isselkou Ould Ahmed Izidbih du 6 au 8 novembre 2017

 

Le Ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la Coopération Isselkou Ould Ahmed Izidbih se rendra à Moscou en visite de travail du 6 au 8 novembre 2017 à l'invitation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Nous considérons la venue de notre collègue diplomate comme un pas important sur la voie de développement des relations traditionnelles d'amitié et de partenariat mutuellement bénéfique entre la Russie et la Mauritanie.

Pendant les pourparlers, les chefs de diplomatie comptent évoquer en détail les questions régionales et internationales d'actualité et notamment échanger leurs avis sur la situation en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, dans la zone Sahara-Sahel, sur le processus de paix au Sahara occidental et au Proche-Orient, sur la situation en Syrie et autour, ainsi que concernant d'autres sujets d'intérêt mutuel.

Une attention particulière sera évidemment accordée aux questions relatives au renforcement des relations bilatérales, notamment à la promotion d'une coopération mutuellement bénéfique dans la pêche maritime en vue de garantir les conditions de travail plus favorables pour les industriels russes dans la zone économique exclusive de la Mauritanie.

Nous avons l'intention d'évoquer substantiellement les perspectives de notre coopération et avant tout de la contribution à la préparation de cadres professionnels nationaux mauritaniens, les possibilités d'utiliser le potentiel des opérateurs économiques russes dans le domaine de l'énergie et des hydrocarbures, ainsi que d'envisager d'autres domaines concrets de partenariat.

 

Sur la participation de Sergueï Lavrov à la réunion conjointe des ministres des Affaires étrangères et du Commerce du forum de l'APEC

 

Mercredi 8 novembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la réunion conjointe des ministres des Affaires étrangères et du Commerce de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) qui se tiendra à Danang (Vietnam). Cette réunion marquera l'étape finale des préparatifs du 25e sommet anniversaire des leaders économiques de l'APEC prévu les 10 et 11 novembre.

Dans le cadre de cette activité ministérielle, il est prévu de tirer le bilan du travail sur les questions prioritaires de l'agenda APEC-2017 – la promotion d'une croissance stable, innovante et globale, l'approfondissement de l'intégration économique régionale, le renforcement du potentiel humain à l'époque numérique notamment dans la sphère des petites et moyennes entreprises, le renforcement de la sécurité alimentaire dans les conditions de changements climatiques – et d'aborder les tâches sur lesquelles les membres travailleront à terme.

La Russie a l'intention de participer activement aux débats en mettant l'accent sur la nécessité d'apporter un caractère "indivisible" au développement socioéconomique en Asie-Pacifique. Un accent particulier sera mis sur les idées et les propositions russes de "jonction" des processus d'intégration en Asie-Pacifique et en Eurasie, la contribution à l'établissement d'une économie numérique dans la région, l'intégration de territoires éloignés des économies de l'APEC dans un système régional de liens économiques, et la garantie de la sécurité de la croissance avec un accent sur la lutte contre la menace du terrorisme international.

A l'issue de la réunion sera adoptée la Déclaration conjointe des ministres et sera mis au point un projet de Déclaration finale des dirigeants.

Le calendrier des contacts bilatéraux du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est en cours de mise au point. Nous vous en informerons plus tard.

 

Sur la participation de la Russie à la recherche des Russes se trouvant à bord de l'hélicoptère Mi-8 qui s'est écrasé à proximité des côtes de Svalbard

 

Les établissements diplomatiques russes ont immédiatement commenté cette tragédie en répondant aux requêtes des médias.

La Russie participe activement à l'opération de recherche dans la région du Svalbard. Plus de 40 sauveteurs russes travaillent sur l'archipel depuis dimanche, dont 17 plongeurs disposant de l'équipement nécessaire, y compris des appareils sous-marins téléguidés.

Les sauveteurs russes, en collaboration étroite avec leurs confrères norvégiens, inspectent les débris de l'hélicoptère situé à 209 m de profondeur et examinent la ligne côtière. Il est prévu d'utiliser un navire norvégien de grande capacité pour remonter l'hélicoptère.

Les collaborateurs du Comité d'enquête russe et du Comité intergouvernemental d'aviation arrivés sur l'archipel se sont rapidement joints à l'enquête sur la tragédie. Ils travaillent avec leurs confrères norvégiens – les représentants de la police criminelle (Kripos).

La coordination directe, avec les autorités norvégiennes, de la participation russe à ces activités est assurée par l'Ambassade de Russie à Oslo et par le Consulat général de Svalbard qui ont entamé leur travail dès les premières minutes qui ont suivi l'annonce de la tragédie.

Nous remercions les autorités norvégiennes pour leur niveau très élevé de coopération avec les participants russes à l'opération de recherche.

 

Sur la publication du journal Moskovski Komsomolets concernant le sort du blogueur russe Roman Manekine et les prétendus 300 citoyens russes "languissant" dans les prisons des DNR et LNR

 

Nous ne pouvions pas passer à côté et ne pas commenter l'article qu'a publié hier le journal Moskovski Komsomolets (MK) sur les prétendues "centaines de Russes" dans les prisons de Donetsk et de Lougansk. Cet article parle également de l'inaction des organes publics russes, notamment du Ministère russe des Affaires étrangères. Nous avons dit plusieurs fois que la situation concernant les citoyens russes interpellés et détenus dans les prisons à l'étranger était suivie de près par le Ministère. Nous n'en avons pas parlé sur un plan théorique: conformément à notre impératif immuable, nous avons également cité des faits concrets concernant le travail qui s'achève avec succès, qui est encore en cours.

Je voudrais noter que lors de la rédaction de cet article, notre service de presse du Ministère des Affaires étrangères (nous sommes chargés de la communication avec les médias pour fournir des commentaires) n'a pas été contacté par MK pour demander des commentaires ou des informations supplémentaires à ce sujet. En règle générale, les questions sur le sort des citoyens russes arrêtés en DNR et LNR adressées aux différentes instances russes par les proches et les amis arrivent en fin de compte au Ministère russe des Affaires étrangères. De notre côté, le Ministère transmet ces requêtes aux représentants des républiques en marge des réunions du Groupe de contact de Minsk pour le règlement du conflit en Ukraine. Dans les réponses reçues de la part des forces de l'ordre et des instances judiciaires de DNR et LNR se référant aux articles concrets du Code pénal sont indiquées les raisons des poursuites ou de la détention de ces citoyens. Cela permet aux principaux intéressés de soulever la question de leur libération dans le cadre du droit.

Au total, depuis le début des événements dans le sud-est de l'Ukraine, 17 requêtes de ce genre ont transité par le Ministère russe des Affaires étrangères. Sachant que dans les prisons des DNR et LNR restent détenus des citoyens russes qui ont été condamnés avant 2014 (ce qui est une nuance très importante quand on écrit des articles sur de tels sujets). Quoi qu'il en soit, il est important que nous puissions comprendre à partir de quels documents la revue évoque la présence de 300 Russes dans les prisons de Donetsk et de Lougansk. Nous attendons des journalistes cette information importante. Si elle existe, nous voudrions recevoir des informations véridiques. Le Ministère des Affaires étrangères est directement mentionné dans l'article, alors nous sommes prêts.

Quant au blogueur Roman Manekine, pendant la conférence de presse nous avons initialement répondu à la question sur son sort en disant que nous nous allions nous en occuper de près, tout comme du sort d'autres Russes, et c'est précisément ce que nous avons fait. Cependant, personne ne nous a contactés en écrivant cet article.

Selon les informations du représentant plénipotentiaire de la DNR au sein du Groupe de contact Denis Pouchiline, il a été effectivement interpellé à Donetsk suite à la publication de fausses informations sur la situation dans la république. Il était absolument inadmissible d'écrire qu'il était mort. Non seulement il est en vie, mais selon les informations dont nous disposons il a été libéré. J'ignore s'il se trouve encore sur le territoire de la DNR ou ailleurs. Mais je veux souligner que, selon nos informations, il est actuellement en liberté.

En ce qui concerne un autre citoyen russe mentionné dans cet article bâclé (je suis contrainte de le dire), nous vérifierons cette information.

Il sied mal à une publication aussi populaire que MK de s'abaisser à un niveau aussi bas. Pour ne pas paraître ridicule la prochaine fois et surtout ne pas propager de fausses informations portant sur le sort de citoyens concrets, je vous prie de demander des commentaires au Ministère russe des Affaires étrangères. Vous savez que nous les livrons rapidement. Nous vous aiderons.

 

Sur la mort de la citoyenne russe Vlada Dziouba à Shanghai

 

Plusieurs médias, notamment en ligne, nous ont envoyé des questions concernant les actions du Ministère russe des Affaires étrangères suite au décès, le 27 octobre à Shanghai, de la citoyenne russe Vlada Dziouba née en 2002. L'information sur l'hospitalisation de cette citoyenne a été rapportée au Consulat général de Russie à Shanghai dans la nuit du 26 octobre. Un médecin du Consulat général et un représentant consulaire lui ont rendu visite et ont établi le contact avec les médecins soignants de l'hôpital Ruijin et avec l'agence de mannequin qui avait envoyé la jeune fille travailler en Chine. Son état a été jugé grave par les médecins.

Le jour même, compte tenu de l'aggravation de son état de santé et avec la contribution du Consulat général, la patiente a été transférée en soins intensifs. Le représentant du Consulat général s'est rendu à nouveau à l'hôpital pour s'assurer qu'elle recevait l'aide nécessaire.

Malheureusement, en dépit des efforts des médecins, le décès de Vlada Dziouba a été constaté dans la matinée du 27 octobre.

Actuellement, le corps de la Russe se trouve à la morgue de l'hôpital. Le Consulat général fait tout pour établir le diagnostic définitif en coopération avec les médecins - cette procédure est payante.

Je voudrais noter que la situation est d'autant plus complexe que l'agence de mannequin qui a envoyé travailler la citoyenne russe, mineure, n'avait pas prescrit l'assurance médicale exigée par la loi russe. A cet égard, la diaspora russe de Shanghai a rapidement organisé une collecte de fonds pour effectuer une autopsie et mener les principales procédures nécessaires. Pour l'instant ces fonds sont insuffisants, mais nous y travaillons.

Je voudrais souligner également que la jeune fille s'était retrouvée en Chine sans être accompagnée par des représentants légaux.

Le Consulat général continue de garder la situation sous contrôle prioritaire et apporte aux proches de Vlada Dziouba toute la contribution nécessaire pour remplir les documents et régler les problèmes liés au rapatriement de son corps.

Je voudrais attirer l'attention sur cette nouvelle tragique pour mettre l'accent sur la nécessité de détenir les documents nécessaires pour les voyages à l'étranger, y compris les assurances médicales, notamment quand il est question de mineurs.

 

Sur l'évolution de la situation en Syrie

 

Les tendances positives se renforcent dans l'évolution de la situation en Syrie et autour. L'élimination du foyer du terrorisme international sur le sol syrien touche à sa fin avec un rôle clef des forces armées russes. Moscou continue d'apporter son soutien à Damas dans la stabilisation de la situation militaro-politique et pour la création d'une atmosphère favorable dans la société syrienne afin de surmonter politiquement les conséquences de la longue crise intérieure et du conflit armé.

En ce qui concerne l'initiative avancée par la Russie de réunir le Congrès du dialogue national syrien, elle est en phase active d'élaboration. Nous vous informerons par la suite des détails de cette activité, de sa date et des participants attendus.

Les délégués du Congrès auront la tâche difficile de poser les fondements pour rétablir l'unité de toutes les composantes ethno-confessionnelles et politiques de la société syrienne, de ses institutions traditionnelles. Les simples Syriens doivent se joindre aux efforts pour rétablir la vie politique normale dans le pays, pour définir les contours de l'ordre étatique.

Nous sommes convaincus que le Congrès du dialogue national syrien pourrait contribuer à l'application pratique des termes de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies sur le processus de paix en Syrie, aider à faire avancer les négociations sous l'égide de l'Onu à Genève.

La lutte contre les terroristes en Syrie se poursuit. Un attentat a été récemment empêché à Lattaquié, où 50 kg d'explosifs ont été découverts dans une voiture lors d'une fouille à l'entrée de la ville.

Dans le quartier Jobar, à l'est de Damas, les terroristes du groupe Faylaq al-Rahman - allié à Nosra - ont fait exploser un tunnel où se trouvaient des militaires syriens. Plus de 15 soldats ont été tués. La veille, les terroristes ont bombardé au mortier la banlieue Harasta de la capitale. Les quartiers Chagour et Abbasine de Damas ont également été bombardés. Les obus tirés par les terroristes contre l'école de Jisrine à l'ouest de Damas ont fait six morts parmi les élèves.

Un calme relatif s'est établi au sud de Damas après plusieurs jours de combats acharnés entre Daech, qui contrôle une grande partie du camp palestinien de Yarmouk, et les combattants du Hamas. Cela a permis au Croissant-rouge syrien d'acheminer une aide alimentaire vers le camp et les quartiers voisins Babila et Beit Sahm. Mais le convoi d'aide humanitaire suivant de l'Onu a dû être stoppé à cause de la reprise de fusillades sporadiques.

A l'est du pays, les forces gouvernementales ont poursuivi la libération des derniers quartiers de Deir ez-Zor occupés par Daech. Les quartiers Hadvija Sakr et la zone industrielle à l'est de la ville ont été complètement libérés, tout comme l'île de Sakr sur l'Euphrate.

L'armée syrienne a élargi la zone de contrôle autour de la station de pompage de pétrole T-2 qu'elle contrôle au sud-est de la province de Deir ez-Zor. L'offensive de l'armée syrienne contre le dernier bastion de Daech dans la province, la ville d'Abou Kemal, devrait se dérouler en parallèle avec l'avancée de l'armée irakienne sur le territoire de l'Irak vers le passage frontalier d'al-Qaim. De notre côté, nous saluons la coordination des forces irakiennes et syriennes dans la lutte contre les terroristes dans les régions frontalières de l'Irak et de la Syrie.

Les Kurdes agissant à l'est de l'Euphrate ont annoncé la libération d'al-Bousseir au nord-est de Deir ez-Zor et la prise sous contrôle du deuxième plus grand champ pétrolier syrien: al-Tanak.

Les militaires russes continuent régulièrement d'apporter une aide humanitaire à la population syrienne. Depuis le début de l'opération de l'aviation russe en Syrie, les personnes dans le besoin ont reçu plus de 2 254,5 tonnes de cargaisons humanitaires.

L'association panrusse militaro-patriotique Iounarmia a recueilli 950 cartables avec des fournitures scolaires, qui ont été livrés par l'aviation de transport militaire russe en Syrie et remis aux enfants syriens en septembre 2017.

La société civile russe est également active. Nous vous informons souvent des actions et des démarches des ONG russes qui apportent une aide humanitaire à la population syrienne. Aujourd'hui, je voudrais parler des élèves de l'école 1238 de Moscou qui ont participé à l'aide humanitaire et ont rassemblé des fournitures scolaires pour les enfants syriens. Tout cela a été transmis aux écoliers syriens.

Depuis l'arrivée du contingent russe en Syrie, 178 établissements d'enseignement primaire et secondaire ainsi que 35 écoles maternelles ont été restaurés avec la participation des militaires russes. De plus, les représentants du Centre russe pour la réconciliation des belligérants en Syrie ont apporté une aide médicale à 380 enfants. 14 enfants ont été hospitalisés en Russie pour recevoir des soins.

Nous appelons tous ceux qui souhaitent sincèrement que la paix se rétablisse en Syrie à apporter un soutien actif aux Syriens dans la recherche de solutions au conflit et en envoyant une aide humanitaire supplémentaire dans les régions les plus touchées de ce pays.

 

Sur la situation au Soudan du Sud

 

Nous suivons attentivement l'évolution de la situation au Soudan du Sud. Il est évident que le conflit intérieur actuel au Soudan du Sud est le résultat logique du projet géopolitique américain de séparer le Soudan du Sud du Soudan. Désormais, la communauté internationale et africaine est aux prises avec un conflit intérieur interethnique dans le jeune État du Soudan du Sud, qu'il est très difficile de régler.

La crise militaro-politique et la violence qui perdurent au Soudan du Sud depuis décembre 2013 ont déjà entraîné des conséquences humanitaires graves: le nombre de déplacés internes s'élève à 3,4 millions de personnes, le nombre de réfugiés sud-soudanais dans les pays frontaliers atteint 2 millions de personnes, et presque 7,5 millions de personnes ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence.

Nous sommes certains que ce ne sont pas les menaces de sanctions, traditionnellement proférées par les pays occidentaux à l'égard de Djouba, qui apporteront une paix durable au Soudan du Sud, mais le progrès dans le processus de paix. Dans ce contexte, nous comptons sur le succès du large Dialogue national initié par le Président Salva Kiir. Il est important qu'en même temps, l'opposition sud-soudanaise fasse des pas réciproques.

Nous soutenons les efforts de maintien de la paix de la communauté africaine, notamment de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) en Afrique de l'Est pour assurer la paix, la stabilité et la sécurité au Soudan du Sud. Nous trouvons également utile l'initiative opportune de cette organisation d'organiser en décembre prochain un forum international pour relancer l'accord de paix signé par les parties sud-soudanaises en 2015.

Nous partons du fait que le déploiement de la Force de protection régionale qui a commencé au Soudan du Sud sous l'égide de l'organisation intergouvernementale mentionnée se déroulera en respectant la souveraineté du Soudan du Sud et les principes fondamentaux du maintien de la paix.

 

Sur la situation au Kenya

 

Conformément à la décision prise par la Cour suprême du Kenya, une nouvelle élection présidentielle a été organisée dans le pays jeudi 26 octobre.

Selon les résultats annoncés lundi 30 octobre par la commission électorale indépendante, la victoire a été remportée par le président sortant Uhuru Kenyatta avec plus de 98% des voix. Son principal rival Raila Odinga a retiré sa candidature et a appelé au boycott des élections. Le vote n'a pas eu lieu dans quatre des 47 circonscriptions du pays à cause des actions de l'opposition.

Selon la déclaration des observateurs de l'Union africaine, de la Communauté d'Afrique de l'Est et de l'Autorité intergouvernementale pour le développement, les élections se sont déroulées conformément aux normes de la Constitution et du droit électoral du Kenya.

Moscou note la disposition absolue du président élu Uhuru Kenyatta au dialogue national et espère que la fin de ce processus électoral long et difficile donnera la possibilité à toutes les forces politiques du pays de travailler sur le règlement des tâches socioéconomiques de la société kenyane.

 

Sur la seconde mission d'affaires japonaise dans les Kouriles du Sud

 

Je voudrais vous informer des détails de la seconde mission d'affaires japonaise dans les Kouriles du Sud. Du 26 au 30 octobre s'est déroulée la seconde visite des représentants des services publics et des milieux d'affaires du Japon dans les Kouriles du Sud pour examiner la possibilité d'y mettre en place une activité économique conjointe. Je rappelle que le premier voyage avait eu lieu du 27 juin au 1er juillet 2017.

Au cours de la visite actuelle, l'accent principal a été mis sur l'analyse des solutions pratiques pour mettre en œuvre les projets conjoints de coopération dans cinq domaines approuvés par les dirigeants des deux pays à Vladivostok (mariculture, énergie éolienne, création de serres, recyclage des déchets, élaboration de voyages touristiques groupés). Une discussion substantielle a eu lieu sur chacun de ces domaines avec la participation des représentants des institutions publiques et des compagnies privées spécialisées des deux pays.

Une attention particulière a été accordée, pendant les discussions, aux paramètres commerciaux et techniques concrets d'une éventuelle coopération dans les domaines indiqués compte tenu de l'expérience accumulée des sujets économiques de la région de Sakhaline, ainsi que des projets russo-japonais réalisés dans d'autres régions de notre pays.

Nous notons les résultats positifs de la seconde étape de la mission d'affaires. Ils représentent un contenu solide pour une analyse conjointe et pour la poursuite du travail afin de mettre en œuvre les accords conclus au sommet sur la mise en place d'une activité économique conjointe dans les Kouriles du Sud. Désormais ce travail sera poursuivi dans deux groupes de travail pour les questions commerciales et logistiques, créés dans le cadre du principal format de négociations au niveau de vice-ministres des Affaires étrangères. D'ailleurs, aujourd'hui à Moscou se déroulent les réunions préparatoires des responsables de ces groupes du côté russe et japonais. Je suis prête à vous donner plus de détails si vous avez des questions.

Compte tenu de l'intérêt porté aux relations russo-japonaises, je voudrais dire qu'aujourd'hui le 2 novembre, pendant la visite du Directeur général du département Europe du Ministère des Affaires étrangères du Japon Yasushi  Masaki à Moscou, il s'est entretenu avec la directrice du Troisième Département Asie de notre Ministère Lioudmila Vorobieva pour évoquer les questions d'actualité des relations russo-japonaises, notamment le déroulement de la mise en œuvre de l'entente entre les dirigeants des deux pays sur le développement de la coopération dans les domaines pratiques et le calendrier des contacts politiques à venir.

 

Sur les nouvelles sanctions antirusses des USA

 

Malheureusement, nous allons maintenant parler des relations russo-américaines. Je dis "malheureusement", parce qu'il n'y a pas de choses constructives à partager, malgré l'envie et la nécessité qui s'en fait sentir depuis longtemps. Les nouvelles sanctions américaines n'ont pas été une surprise pour nous. Je veux parler de la publication à Washington, jeudi 26 octobre, des "consignes" sur les restrictions contre nos entreprises de défense et nos services spéciaux et la "spécification" parue mardi 31 octobre concernant les conditions de participation à des projets internationaux pétroliers et gaziers dans lesquels des compagnies russes sont impliquées.

En fait, ces démarches changent peu de choses pour la Russie. Notre économie a appris depuis longtemps à travailler dans ces circonstances. De plus, nous en tirons un profit indéniable parce que cela a donné une puissante impulsion au développement de secteurs entiers de notre économie et que nous diversifions nos liens commerciaux. Tout cela ouvre certaines possibilités.

Malheureusement, les autorités américaines, au contraire, continuent de bloquer à leurs milieux d'affaires la possibilité de signer des transactions avantageuses et des contrats à long terme. Paradoxalement, les USA, qui se présentaient autrefois comme le modèle de l'économie de marché, rétrogradent de plus en plus vers des méthodes directives de gestion, sacrifient les intérêts des entreprises pour des raisons politiques, ce qui ne fait qu'empêcher la création de nouveaux emplois en Amérique et ralentit la croissance économique.

La ligne de Washington visant à poursuivre la dégradation des relations russo-américaines est également regrettable. C'est une politique à courte vue susceptible d'entraîner des conséquences négatives, y compris pour les USA eux-mêmes. Par exemple, nous sommes consternés par l'interdiction de coopérer avec nos services spéciaux qui porte atteinte à la possibilité d'une lutte conjointe contre le terrorisme.

Ce blocage de la coopération au niveau des services spéciaux paraît complètement déraisonnable sur fond de l'incursion sanglante d'un adepte de Daech à New York mardi 31 octobre. Vous le savez, elle a été organisée près du mémorial aux victimes de l'attentat du 11 septembre 2001. Nous compatissons sincèrement aux proches des victimes et des blessés, il n'y a pas d'autres mots que le soutien et la compassion. La société américaine devrait se demander pourquoi le Congrès américain, qui a adopté l'été dernier la loi antirusse sur la lutte contre les ennemis de l'Amérique par les sanctions, ne cherche pas les ennemis là où ils existent vraiment.

Nous espérons qu'avec le temps cette crise de russophobie s'arrêtera à Washington et que les autorités américaines prendront conscience du vice de la ligne visant la confrontation avec la Russie et de l'absence totale de perspectives de cette politique de pression sur nous. Plus vite cela passera, mieux ce sera pour nous tous.

 

Sur le blocage des publicités Twitter de Russia Today et de Sputnik

 

Vous le savez, une nouvelle audience s'est tenue hier au Conseil de la Fédération de l'Assemblée fédérale russe sur le refoulement de la chaîne Russia Today (RT) et de l'agence de presse Sputnik des États-Unis. Plus précisément, leurs comptes publicitaires sur la plate-forme Twitter ont été bloqués. Je voudrais revenir sur ce sujet. Vous le savez, l'interdiction a été décrétée jeudi 26 octobre par la compagnie-administratrice du service Twitter.

Membres de la communauté d'utilisateurs de ce réseau social, nous analysons attentivement les réactions à cette décision. Nous observons une augmentation du nombre d'utilisateurs mécontents qui ne comprennent pas les actions absurdes de cette compagnie. Il est indiqué à juste titre que les censeurs de ce réseau social préfèrent ignorer l'existence de centaines de comptes franchement extrémistes et fascistes pour exercer une pression sur les médias russes uniquement.

Nous avons noté également les déclarations des experts et des politiciens des USA et des pays d'Europe qui ont condamné la décision de la direction de Twitter, la qualifiant de nouvelle atteinte à la liberté d'expression, ainsi que de violation de la liberté d'entreprendre.

Je voudrais attirer votre attention sur une chose très importante. Ce sont les représentants de Twitter qui ont envoyé en 2016 au bureau de la chaîne russe RT une offre commerciale de coopération dans le secteur publicitaire pour une somme comprise entre 1,5 et 3,3 millions de dollars, tout cela avant puis en pleine campagne présidentielle aux USA. Confronté à la réticence de la chaîne russe à publier une publicité coûteuse, Twitter a été particulièrement insistant et a organisé une présentation pour les collaborateurs de RT. Mais même après cela, l'offre a été déclinée pour des raisons purement commerciales. Vous savez ce qui a suivi d'après le discours de la rédactrice en chef de la chaîne Margarita Simonian.

D'après nous, avec cette interdiction Twitter montre son inconsistance commerciale et sa dépendance totale envers la volonté de l'establishment des USA qui contrôle directement le processus de prise de décisions de cette compagnie, si nous comprenons bien à présent. Nous appelons tous les utilisateurs de ce réseau social à en tirer les conclusions compte tenu de cette situation. Aujourd'hui, Twitter interdit la publicité des médias russes, notamment de RT et de Sputnik, et demain, en suivant la conjoncture politique changeante, on pourrait proclamer "ennemis de l'Amérique" les médias ou les entreprises d'autres pays collaborant avec Twitter. Même si, de la même manière que la chaîne RT, ils investissent de l'argent dans des campagnes publicitaires ou des projets conjoints. Pour leur propre argent, ils subiraient alors des frais en termes d'image.

Voici une autre observation. Selon Twitter, en 2016, la chaîne RT a dépensé 274 100 dollars pour la publicité sur ce réseau social. Alors que pendant la campagne présidentielle de 2016 - j'ai sélectionné quelques informations, vous pouvez me corriger si ce n'est pas le cas - les candidats ont reçu des dons pour des dizaines, voire des centaines de millions de dollars. D'où ma question: sur fond de chiffres aussi disproportionnés (même en arrondissant on compare tout de même 300 000 dollars et plusieurs centaines de millions de dollars) comment la chaîne russe a-t-elle pu s'ingérer dans les élections et avoir une quelconque influence sur leurs résultats?

Nous percevons cette décision dans le contexte des tentatives continues de l'administration américaine d'éliminer une ressource d'information alternative défavorable pour plusieurs milieux politiques. Pour nous, l'intention des autorités américaines d'inscrire ces médias russes sur la liste des agents étrangers est dans le même registre. L'analyse de cette liste montre qu'elle inclut actuellement les compagnies qui ne fabriquent pas un produit médiatique à 100% mais font essentiellement de la réécriture d'information ou du lobbying d'intérêts ou encore d'autres services liés à la communication.

La liberté d'expression a toujours été une valeur fondamentale pour les USA. On espère que ce ne sont pas des paroles en l'air, même si nous constatons le contraire.

 

Sur l'inauguration au Tadjikistan du monument en hommage aux guerriers de l'Armée rouge tués, qui vient d'être restauré

 

Mardi 7 novembre 2017, dans le village de Touda de la région de Guissar du Tadjikistan, se tiendra la cérémonie d'inauguration du monument restauré en hommage aux guerriers de l'Armée rouge tués. Les travaux de restauration du mémorial ont été effectués grâce aux dons personnels des habitants du village.

Nous y voyons un exemple de l'attitude attentionnée du public tadjik envers notre histoire commune.

 

Sur la nouvelle profanation du monument en hommage à l'Armée soviétique à Sofia

 

Moscou est indigné par la nouvelle profanation du monument en hommage à l'Armée soviétique à Sofia. Cet acte a été commis dans la nuit du 30 au 31 octobre.

Les vandales (il n'y a pas d'autre mot) ont attaqué le monument il y a littéralement une semaine, et cette fois ils se sont "surpassés" en écrivant sur le mémorial des slogans franchement antisémites. Cet acte est d'autant plus cynique que pendant la Seconde Guerre mondiale c'est grâce à nos guerriers qu'a été empêchée la déportation de nombreux Juifs de Bulgarie, en sauvant ainsi près de 50 000 d'une mort certaine. Le plus terrible n'est même pas l'acte de profanation mais l'absence de sens dans ces faits parce que les profanateurs ignorent complètement leur histoire. C'est ça qui est terrible. Les faits décrits ont une valeur et une signification pour ceux qui connaissent leur histoire - ces derniers ne peuvent pas être d'accord avec de telles méfaits. Ceux qui arrivent avec des marteaux-piqueurs, des pelles et de la peinture pour profaner des monuments, malheureusement, ignorent complètement les pages glorieuses de leur propre histoire, sans parler de celle des autres.

Nous sommes convaincus que de tels actes criminels ne susciteront jamais la compassion et la compréhension auprès du large public bulgare.

Nous insistons pour que les autorités bulgares fassent enfin le nécessaire pour empêcher que se reproduisent de tels actes de profanation de la mémoire des guerriers soviétiques qui ont donné leur vie pour sauver le continent européen du fascisme.

 

Sur le lancement du train thématique "russe" dans le métro de Londres

 

Mercredi 25 octobre, à la station Baker Street du métro de Londres, a été lancé le train thématique "Le Cœur de la Russie" dont la décoration évoque les exploits de notre pays dans le domaine de la science et de la culture. Cette activité se déroule dans le cadre de l'Année russo-britannique croisée de la science et de l'éducation organisée en 2017 grâce aux efforts et aux frais de la municipalité de Moscou. Le projet inclut également 25 points de publicité extérieure sur les stations centrales du métro londonien et une application mobile. Le train circulera sur trois lignes du métro jusqu'à la fin de l'année.

Cet événement a réellement suscité un large intérêt aussi bien des Londoniens que des visiteurs de la capitale britannique. Nous espérons qu'il contribuera au développement progressif des liens humanitaires bilatéraux.

La même initiative sera réalisée à Moscou avec le soutien du British Council.

 

Sur l'organisation des Rencontres de Saint-Pétersbourg au Portugal

 

Plusieurs activités culturelles et éducatives regroupées sous la dénomination "Rencontres de Saint-Pétersbourg" ont été organisées à Porto, au Portugal, à l'initiative de la municipalité de Saint-Pétersbourg. Les activités de ce festival qui a pour objectif principal la promotion de la langue, de la culture et de l'éducation russes se sont également étendues à d'autres villes de la région. Son événement central fut le concert des solistes d'opéra de Saint-Pétersbourg à la Maison de la musique de Porto.

Les Rencontres de Saint-Pétersbourg ont eu un grand écho dans le cœur de nos compatriotes au Portugal, qui ont participé activement à la préparation du projet, et suscité un intérêt notable parmi les Portugais. De ce fait, nous étudions la possibilité d'organiser une telle activité dans la province d'Algarve, au sud du pays, en 2018-2019.

 

Sur le Forum national de la langue et de la culture russes au Mexique

 

La réunion nationale annuelle des enseignants russisants du Mexique s'est déroulée avec succès du 19 au 22 octobre à l'Université nationale autonome de l’État de Nayarit. Cette activité a été organisée par l'Association mexicaine des russisants, d'autres organisations de compatriotes russes, l'Ambassade et la Représentation de Rossotroudnitchestvo.

L'Ambassadeur de Russie au Mexique Edouard Malaïan, le recteur de l'Université Jorge Gonzalez et la présidente de l'Association Elena Jijko ont prononcé des discours d'ouverture.

Au programme du Forum figuraient des conférences de présentation du système éducatif en Russie et des conditions d'attribution des bourses d’État pour étudier dans les universités russes, un séminaire méthodique d'amélioration des compétences, des examens de certification de la langue russe, ainsi que des concours de lecteurs, un concert de musique russe et une exposition photo intitulée "La Russie contemporaine".

Nous avons noté l'intérêt croissant des jeunes Mexicains pour notre pays, sa culture et son histoire, la langue russe et l'obtention d'un diplôme dans les universités russes.

Les participants aux activités ont noté avec satisfaction une augmentation significative du nombre de bourses d’État accordées aux citoyens du Mexique (25 bourses en 2016/2017, 50 bourses en 2017/2018) et la hausse des fournitures de manuels scolaires dans le cadre du Programme fédéral ciblé Langue russe.

Les autorités et le Gouverneur de l’État de Nayarit Antonio Garcia, ainsi que la mairie de la capitale de l’État, Tepic, ont contribué à l'organisation et au déroulement de l'événement. Ce dernier a été largement couvert par les médias locaux.

De telles conférences sont organisées chaque année dans différents pays dans le cadre de Rossotroudnitchestvo et de la fondation Rousski Mir (Monde russe). Y participent aussi bien des représentants des autorités locales que des organisations spécialisées de compatriotes. Les forums visent à populariser le russe et la culture russe, ainsi qu'à promouvoir l'éducation russe à l'étranger.

Le Ministère russe des Affaires étrangères et la Commission gouvernementale pour les affaires des compatriotes à l'étranger soutiennent ce travail contribuant au renforcement des liens humanitaires bilatéraux entre la Russie et les pays étrangers et à la réalisation, par la diaspora russe, de son droit de recevoir une éducation en russe.

 

Sur le rapport de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne

 

Nous avons pris connaissance du rapport de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (FRA) sur l'évolution de la situation relative au respect des droits des migrants dans certains pays membres de l'UE en septembre 2017.

Le rapport indique que la situation la plus alarmante en matière de respect des droits des migrants, notamment en ce qui concerne le logement, est constatée en Grèce et en Italie. Les migrants en Espagne, en Suède, ainsi qu'en France dont les autorités suppriment de force les camps illégaux de réfugiés sont confrontés aux mêmes problèmes.

La FRA continue de constater des cas de manifestation de haine à l'égard des migrants, notamment en Finlande, en Suède, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Autriche.

La question relative à la garantie des droits des enfants migrants reste grave en UE. Là où arrivent les migrants dans plusieurs pays de l'UE, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), il n'y a pas de responsables pour la protection des droits des enfants migrants. Des enfants continuent de disparaître. Vous vous souvenez, nous avons même cité des statistiques.

Le problème de la traite des êtres humains n'est pas non plus réglé en UE. D'après le rapport du Fonds des Nations unies pour l'enfance et de l'OIM, 77% des enfants partis en Europe via la Méditerranée en ont été victimes.

Les faits reflétés dans le rapport de la FRA, selon nous, illustrent une nouvelle fois l'incapacité de l'UE à élaborer une politique migratoire cohérente et efficace. Au lieu d'assumer la responsabilité d'aider les réfugiés et les migrants forcés, les pays membres de l'UE prennent des mesures pour réduire leur nombre, soumettent les réfugiés au risque et leur refusent la protection garantie par le droit international.

A cet égard, nous trouvons utile de rappeler que la situation migratoire actuelle en Europe n'est pas survenue par hasard. Elle résulte de l'ingérence irresponsable dans les affaires intérieures des États souverains du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord afin de les stabiliser et changer de force les régimes indésirables. Cela a entraîné un effondrement de la structure étatique, des catastrophes humanitaires, des guerres civiles et une montée en puissance du terrorisme, rendant la vie de la population locale insupportable à cause de la menace pour la vie et l'irrespect des libertés et des droits fondamentaux provoquant un grand flux de réfugiés et de migrants en provenance de cette région.

Sur ce fond, la thèse du "partage de la responsabilité" pour l'accueil des réfugiés et des migrants, promue par les États membres de l'UE à l'Onu et au sein d'autres organisations internationales, paraît ambiguë.

 

Sur l'appel à renommer le pont Alexandre III de Paris

 

Nous avons remarqué la lettre ouverte parue sur l'internet francophone adressée à la maire de Paris de la part du "collectif de rebaptisation du Pont Alexandre III". A la tête de cette campagne: l'acteur et peintre libéral de gauche Thierry Paul Valette. La lettre est rédigée sur la base d'une pétition de son association Égalité nationale signée par 1 400 personnes. D'après les signataires, la présence d'un tel pont "est en contradiction avec les valeurs républicaines".

Je voudrais rappeler que le pont Alexandre III a été construit à la fin du XIXe siècle à l'occasion de la signature d'une alliance militaire franco-russe et qu'il demeure l'un des symboles d'amitié les plus marquants entre la France et la Russie.

En suivant la logique des auteurs de la pétition (j'espère qu'ils en ont), il faudra rebaptiser d'innombrables communes, places et rues nommées en hommage aux rois et aux héros du passé, d'Henry IV à Jeanne d'Arc, car aucun d'eux ne partageait les "valeurs républicaines". Et si la véritable motivation des personnes qui ont signé cette pétition est leur russophobie très difficile à dissimuler, nous nous empressons de les décevoir: qu'ils consultent les linguistes pour connaître le nombre de mots ayant les racines communes dans les langues russe et française, la forte influence réciproque exercée par les cultures de nos deux pays. Aucune pétition ne pourra gâcher cet héritage culturel et spirituel.

 

Réponses aux questions:

Question: Quel consensus pourrait être trouvé sur le processus de paix du Haut-Karabagh à l'issue de l'entretien de Sergueï Lavrov avec le Secrétaire général de l'OSCE Thomas Greminger?

Réponse: Demain, à l'issue de l'entretien, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov partagera les thèmes évoqués et les modalités de cette question. Nous déterminons les thèmes qu'il est prévu d'aborder, puis la discussion et les conclusions tirées seront commentées par Sergueï Lavrov et son collègue Thomas Greminger pendant la conférence de presse de demain.

Question: On a rapporté aujourd'hui la mort de huit militaires turcs pendant une fusillade avec les terroristes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) au sud-est de la Turquie. La coopération entre les USA et le PKK est perçue avec beaucoup d'indignation. Le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères a récemment publié la liste des délégations syriennes qui participeront au dialogue interethnique du 18 novembre à Sotchi…

Réponse: Vous avez peut-être mal écouté ce que je disais. Nous mettons au point les modalités et tous les détails de cette éventuelle activité: la date, le lieu, la composition des participants. La liste que vous avez mentionnée était le point de départ de ce travail.

Question: Quelle est la différence entre la position de la Russie et celle des USA à l'égard d'organisations comme le PKK ou l'Union populaire-démocratique du Kurdistan?

Réponse: Je ne suis pas spécialiste en la matière: je vais demander à nos spécialistes un commentaire détaillé pour vous le transmettre. Mais globalement, il me semble que la Russie souhaite avant tout faire participer les Kurdes au consensus politique global ou au travail visant à parvenir à un consensus politique national global en Syrie, qui doit déboucher sur des résultats concrets. Non pas la manipulation des gens ou les particularités ethno-confessionnelles des différents groupes qui vivent en Syrie (qui sont si sensibles pour les gens), pas l'usage de ces personnes comme une monnaie d'échange pour parvenir à des fins globales, mais précisément le travail pour les faire participer à ce processus. Nous avons dit à plusieurs reprises pourquoi tout cela était nécessaire: précisément pour que l'avancée vers la reconstruction de l’État syrien soit réelle et qu'aucun des groupes peuplant ce pays ne se sente exclu de ce processus.

Vous savez parfaitement que de jour en jour, de semaine en semaine et de mois en mois les représentants russes à tous les niveaux évoquent la nécessité de faire participer la population kurde, y compris les différents groupes politiques, courants et associations, aux processus sur différentes plateformes. Nous avons tout fait et faisons tout pour cela. Vous savez également que nos efforts ont été souvent bloqués précisément par les partenaires occidentaux et d'autres. Nous avons dit que nous soutenions ces gens et ces groupes uniquement dans l'intérêt de la future structure de la Syrie et de toute la région.

Je pense que c'est la principale différence. Je ne veux pas commenter la position des USA, même si nous le faisons parfois. Dans certains cas, selon moi, on peut parler de manipulation des intérêts des citoyens à des fins nationales.

Question: Est-ce que Moscou compte réagir aux nouvelles sanctions antirusses de Washington contre les principales entreprises de défense russes, qui ont avant tout pour objectif d'empêcher une coopération militaro-technique entre la Russie et la Turquie, notamment d'empêcher la fourniture de systèmes antiaériens S-400 en Turquie?

Réponse: Nous considérons notre coopération avec la Turquie comme autonome et indépendante d'autres pays. Cette coopération n'est pas dépourvue de difficultés mais elle a beaucoup de perspectives. Nous comprenons parfaitement les intérêts - dans le bon et dans le mauvais sens du terme - des différents acteurs, mais pour nous il est important d'entretenir les relations précisément avec la Turquie, et c'est ce que nous faisons. S'il y a des questions, nous les réglons au niveau bilatéral, s'il existe des perspectives de coopération – nous en profitons. Ce sera le cas en l'occurrence.

Bien sûr, nous informons la communauté internationale de nos plans, nous ne les cachons pas, nous tenons compte de la problématique régionale et internationale, des questions de sécurité dans la région, c'est pourquoi nous entretenons un dialogue avec Ankara sans le cacher aux autres acteurs du processus international. Je répète que ce domaine est autonome et ne doit être soumis à aucune influence extérieure.

Nous avons déjà été témoins, malheureusement, de l'impact de l'influence extérieure sur les relations bilatérales. Le résultat est toujours négatif. Je pense qu'il faut en tirer une grande leçon: développer des relations auto-suffisantes et à part entière, faire tout pour éviter une influence négative extérieure. L'influence positive est saluée.

Question: Le gouvernement irakien a annoncé que l'objectif des négociations avec Erbil n'avait pas été atteint, c'est pourquoi il fallait s'attendre à la poursuite de la guerre contre le Kurdistan. Pouvez-vous exprimer la dernière position de la Russie sur cette situation?

Réponse: Notre position n'a pas changé. Nous sommes pour le dialogue intérieur. Il est nécessaire.

Il est très facile, notamment dans cette région, de déclencher un conflit interne - par endroits ils sont probablement provoqués de l'extérieur, mais il est très difficile de revenir vers la paix. Notre position initiale était que ce problème devait être réglé compte tenu des intérêts mutuels au sein de l'Irak.

Question: Le média Riafan.ru a subi une censure politique de la compagnie Google. Toutes les nouvelles de notre site ont été supprimées. Je voudrais connaître votre avis sur les raisons d'une telle agression de la part de Google. Et peut-on compter sur l'aide du Ministère russe des Affaires étrangères pour régler cette situation?

Réponse: Je suggère de procéder ainsi. Premièrement: envoyer une requête officielle à la compagnie Google (ils ont une représentation moscovite où travaillent de bons spécialistes) et poser directement la question pour connaître les motivations de cette campagne. La deuxième chose à faire, selon moi, est d'envoyer également des lettres officielles aux structures russes chargées de la protection des intérêts des médias russes (ce que nous devons faire selon la loi) et des différents aspects techniques du respect des droits de l'activité des médias russes aussi bien sur le territoire russe qu'à l'étranger.

Je confirme que le Ministère russe des Affaires étrangères a déjà reçu une requête de votre part. De notre côté, nous demanderons à la compagnie Google de motiver ses actions, nous enverrons des notifications aux structures internationales (le représentant de l'OSCE pour la liberté des médias que j'ai mentionné doit aussi en être informé). Vous devez également envoyer une lettre pour demander des explications à Roskomnadzor. Aujourd'hui, nous défendons tous ensemble les intérêts des médias russes qui sont lésés par nos partenaires occidentaux, non seulement au niveau des organisations privées mais précisément avec l'implication et l'influence des structures de force de tels ou tels pays. Nous le voyons pratiquement tous les jours sur l'exemple des USA. Si l'information selon laquelle vous avez été bloqués pour des raisons politiques se confirmait, ce serait un motif pour se pencher sérieusement sur cette situation.

Je répète que nous avons reçu votre requête et que nous y travaillons.

Question: Hier, vous avez prononcé un discours au Conseil de la Fédération lors de la réunion du groupe de travail pour la protection de la souveraineté informationnelle russe. Vos collègues ont parlé d'éventuelles réponses russes à toutes ces mesures entreprises par les Américains dans l'espace de l'information. Pouvez-vous lever le secret sur les contre-mesures concrètes?

Réponse: Comme disait Vladimir Vinokour: "Bien, ne répondez pas, il y aura une surprise". Il y aura une surprise!

Il faut comprendre que nous n'avons pas soif de contre-mesures "sanguinaires" visant la presse américaine ou d'autres médias. Nous avons stoïquement supporté toute l'attaque médiatique pendant plusieurs années, simplement en améliorant la qualité de notre travail. Pour nous, ces contre-mesures pour restreindre l'activité des journalistes ne sont certainement pas une fin en soi. De la même manière, je peux confirmer que nous n'avons aucun plaisir à le faire. Cela prend du temps, des forces et entraîne bien des choses qui détournent l'attention du travail principal. Cependant, quand il est question du franchissement de toutes les "lignes rouges" possibles et imaginables, de combat sans règles dans un club de combat, quand tous nos médias sont soumis à une pression directe, parfois à l'intimidation et au chantage, alors évidemment des contre-mesures sont prises. On ne parlera pas maintenant de ces contre-mesures, notamment parce que cela n'apporte aucun plaisir. Sont-elles mises au point? Bien sûr. Seront-elles mises en œuvre si l'activité notamment de la chaîne Russia Today aux USA était bloquée (il existe différents moyens de blocage)? Oui, elles le seront. Le gouvernement russe et les représentants des services compétents en ont parlé. C'est une position consolidée de la Fédération de Russie. Nous n'avons jamais engagé de telles démarches mais cette fois, il est question d'un cas sans précédent. Souvenez-vous des cas d'expulsions de journalistes russes de différents pays (cela arrive parfois). Des contre-mesures ont été prises. Nous le considérions comme des cas extrêmes mais isolés. Maintenant il est question du blocage du travail des médias russes dans l'ensemble, et non d'un retrait d'accréditation ou de refus d'accès à une activité concrète. Cela s'est produit également et nous n'avons jamais réagi à ce genre de choses. Par exemple, quand nos médias étaient accrédités pour un événement européen mais n'y étaient pas été admis physiquement, nous n'avons pas pris de contre-mesures – ce n'était jamais une fin en soi pour nous ni un plaisir particulier. Mais en l'occurrence il est nécessaire de prendre des contre-mesures.

Question: Le journalisme est un métier très dangereux. Des journalistes meurent dans différents pays. Comment peut-on lutter contre ça? Parfois, certaines nouvelles de Russie sont perçues comme une propagande directe et une menace pour l'UE…

Réponse: Quelles nouvelles sont perçues comme une menace pour l'UE? Je ne me souviens pas. La circulation à Londres de trains présentant la culture russe – c'est à cela que vous faites allusion? Quand et qui avons-nous menacé? Où sont les déclarations ou les actions menaçant l'UE?

Question: Notamment dans notre presse (bulgare), il y a parfois des nouvelles de Russie et on entend des accusations selon lesquelles il s'agirait d'une propagande russe directe. Peut-être qu'à terme nous parlerons de culture?

Réponse: Vous m'invitez au théâtre? Avec plaisir. Mais sérieusement, c'est un très grave problème. Je ne comprends pas pourquoi vous avez réuni le thème du risque pour la vie des journalistes et celui de la couverture de la Russie dans les médias, notamment bulgares. Je les séparerais.

Bien sûr, le travail des journalistes est dangereux, et nous le savons tous. C'est pourquoi, au sein de plusieurs organisations internationales, il existe des institutions entières, des appareils chargés de ces questions. A l'OSCE, à l'Unesco, au Conseil de l'Europe, à l'Onu et au sein des ONG on élabore des résolutions et on prend des décisions appropriées.

Évidemment c'est une question pour vous, pour la communauté professionnelle, mais il me semble qu'aujourd'hui nous pouvons parler non seulement du travail du journaliste lié au risque, mais également de la notoriété en principe en tant que facteur provoquant une agression potentielle envers une personne reconnaissable. Il y a des blogueurs qui écrivent et rassemblent de nombreux abonnés, attirant beaucoup d'attention sur leurs publications.

D'après moi, aujourd'hui ce problème est plus large qu'il y a 10-20 ans. Les nouveaux moyens de communication permettent à chacun de devenir populaire en dehors des médias traditionnels. Parmi tout le reste, il y a également le problème d'appréciation et d'analyse des menaces: qu'elles soient politiques (envers les journalistes) ou personnelles, ce qui est lié au travail public du journaliste. Il existe bien d'autres nuances et aspects.

Pour la Russie, tout ce qui est lié à la protection de la liberté d'expression et au travail des journalistes a une signification prioritaire. Malheureusement, on déplore également dans notre pays des cas d'attaque contre des journalistes pour différentes raisons. Ils font l'objet d'enquêtes prioritaires.

En l'occurrence, je ne peux que soutenir ce thème et dire qu'il faut en parler. Et c'est ce que nous faisons sur différents forums internationaux en élaborant des résolutions, ainsi qu'en respectant les lois notamment dans notre pays.

Votre seconde question porte sur la manière dont les nouvelles sur la Russie sont présentées. En effet, tout ce qui arrive en provenance de Russie de "première main" - des structures publiques et via les médias russes - est perçu comme une propagande. Du moins, c'est ainsi qu'on cherche très souvent à le présenter. Plus encore, on entend ces derniers temps des accusations d'avoir créé une sorte de machine à fabriquer des fake news.

Nous sommes toujours ouverts au travail sur ce sujet. S'il existe des exemples de diffusion de fausses informations, nous sommes prêts à les entendre. Cependant, toutes les accusations que nous avons vues et entendues concernant Russia Today sont tout simplement infondées. Aucune donnée ne nous a été transmise à ce sujet. Bien sûr, tout journaliste a le droit à l'erreur et il est dans l'obligation de la corriger. Aussi bien Russia Today que d'autres médias ont commis et corrigé ces erreurs en publiant des démentis, des excuses, etc. Mais dire que nous avons créé une machine pour diffuser de la propagande et de fausses informations est aussi une fake news.

Quant à l'accent sur les informations d'ordre social, culturel et artistique, c'est Rossotroudnitchestvo et d'autres ministères et services compétents qui s'en occupent. Je ne suis que pour. Je raconte avec plaisir ce qui se produit dans ces domaines. Je le ferai plus souvent.

Question: Cet été nous étions en Crimée. J'étais étonné de voir, en dépit des sanctions, de grands centres commerciaux européens. Que pouvez-vous dire à ce sujet?

Réponse: Il faut voir quand ils ont été ouverts, les affaires se mettent en place. Vous voulez qu'il y ait une sorte de blocus total de la Crimée? Nous avons déjà été témoins du blocus énergétique qui a pu être surmonté grâce aux efforts colossaux et titanesques. Vous n'imaginez pas ce qui a été fait pour régler ce problème. Nous sommes constamment confrontés au blocus médiatique. Je pense que je peux aussi qualifier de blocus la non-délivrance de visas aux Criméens par différents États et associations publiques.

Malheureusement, aujourd'hui, des journalistes de Crimée n'ont pas été admis à une activité organisée dans le cadre de l'OSCE. Ils avaient été accrédités mais les autorités autrichiennes ne leur ont pas délivré de visa. C'est un cas scandaleux. Malheureusement, ce n'est pas la première fois que des journalistes "en chair et en os", de formation (et non "envoyés", selon le mainstream occidental, par le Kremlin en Crimée pour se faire passer pour des journalistes, mais qui étaient toujours des journalistes – aussi bien en Crimée ukrainienne qu'après la réunification de la Crimée avec la Fédération de Russie), sont empêchés d'assister à un forum international pour parler de "première main" et répondre aux questions sur la situation chez eux si souvent évoquée, notamment dans l'espace européen. C'est un blocus, il n'y a pas d'autre mot.

Nous nous en sortons en créant des visioconférences en ligne. Hier, vous le savez, une telle visioconférence s'est déroulée au Ministère des Affaires étrangères. De la même manière, un mot sera accordé sur la plate-forme de l'OSCE aux journalistes criméens par l'intermédiaire de messages vidéo.

Les exemples de ce genre ne doivent susciter que de l'incompréhension. S'il existe des problèmes (or ils existent en Crimée), nous ne cherchons pas à les cacher mais nous disons aux journalistes de venir eux-mêmes voir ce qui s'y passe. Communiquez avec les gens, la population, les structures publiques, les ONG, les organisations des droits de l'homme, prenez l'information de "première main".

Ces rapports sont publiés à partir d'informations d'ONG qui n'ont jamais été en Crimée et dont les représentants n'y sont pas présents depuis longtemps mais donnent leur avis sur la situation. C'est cela qui doit susciter la surprise et l'incompréhension, et non la présence de magasins qui vendent des produits. Qu'y a-t-il d'étrange ou d'incompréhensible?

Ce qui doit surprendre est l'anti-propagande sur la Crimée de certaines capitales occidentales. Ils envoient des notes aux ambassades, écrivent des lettres, forcent les opérateurs touristiques à ne pas vendre de voyages vers cette destination et propagent des aberrations sur la situation et sur la vie des habitants. C'est cela, d'après moi, qui doit susciter la confusion et l'incompréhension.

Question: Les derniers attentats de New York (et pas seulement) ressemblent aux attentats déjà commis chez nous en Europe, à Paris, à Saint-Pétersbourg. La lutte contre le terrorisme peut-elle unir à nouveau la Russie et les USA?

Réponse: Je vais vous citer un exemple. Vous vous souvenez parfaitement du massacre, de l'attentat et du grand nombre de victimes aux USA - la fameuse "affaire des frères Tsarnaev". Je voudrais rappeler que bien avant l'attentat, les renseignements russes avaient envoyé à leurs confrères américains des informations sur l'activité suspecte menée par les Tsarnaev sur le territoire américain. Cette information n'a pas été envoyée dans une grande quantité de documents, dans une ligne à part ou cachée dans d'autres documents. C'était une information ciblée concrètement sur ce cas. Elle a été transmise de manière ciblée. Qui plus est, nos collègues des renseignements russes avaient tout particulièrement attiré l'attention des partenaires américains sur ce point. Malgré les faits concrets invoqués par la Russie et la focalisation des Américains sur ce cas précis, nous avons reçu une réponse se résumant au fait que nous n'avions pas à nous inquiéter, que la situation était sous contrôle, qu'aucune coopération n'était nécessaire de la part de la Russie, cas c'étaient leurs gens. Vous comprendrez que personne n'avait l'intention de s'ingérer dans les affaires d'un autre État. La coopération a été proposée mais puisqu'elle n'était pas nécessaire, il n'était pas dans l'esprit d'une telle pratique de s'ingérer avec des propositions supplémentaires. Cela a été dit, des données ont été transmises. Puis nous avons reçu une réponse très claire que les autorités américaines n'étaient pas intéressées par un partenariat ou une coopération dans ce sens. Du temps s'est écoulé et un attentat a été commis. Vous vous souvenez de tous les aspects de cette affaire retentissante.

Voici un exemple montrant comment la Russie tente effectivement, en dépit des circonstances, de mettre en place une coopération productive, même minime, avec les partenaires occidentaux dans la lutte contre le terrorisme. Nous en parlons sur les plate-formes internationales, à l'Onu, des documents sont adoptés pendant des conférences, des résolutions sont élaborées. Nous exprimons une volonté substantielle et concrète, nous proposons un dialogue constructif, un échange rapide d'informations, une consolidation des efforts. C'est nécessaire pour mettre en application les résolutions très importantes et nécessaires.

Aujourd'hui le terrorisme international a changé de forme, et désormais les terroristes n'ont plus besoin d'avions ni même d'explosifs. En principe, ils n'ont pas besoin de moyens spéciaux pour réaliser leurs plans. Ils ont besoin de ce que possède chacun de nous - une voiture par exemple, que peut posséder tout citoyen qui n'a pas l'intention d'enfreindre la loi. Cela complique d'autant plus les recherches et surtout le travail de prévention. Si auparavant - et, malheureusement, encore aujourd'hui - plusieurs extrémistes et terroristes utilisaient des moyens spéciaux (ils construisaient des bombes avec des substances explosives, etc.), aujourd'hui la vie de ces terroristes qui ont commis des attentats à Nice, à Londres, à New York et dans d'autres villes ne se distingue en rien de celle des millions d'autres citoyens respectueux de la loi. Cela nous ramène à la nécessité d'une coopération substantielle, détaillée et concrète entre les pays - mais elle a été entièrement fermée et bloquée par Londres, et malheureusement elle n'est pas satisfaisante au niveau des USA et de l'Otan.

Notre coopération sur la lutte contre le terrorisme doit être complète, telle qu'elle a été initialement pensée, mais elle n'évolue pas dans ce sens: elle a été stoppée et bloquée. Nous en parlons à chaque conférence de presse ou presque. Même l'administration russe en parle, le Président russe Vladimir Poutine, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, les représentants des services russes concernés. Nous envoyons ces signaux dans l'espace public, nous en parlons pendant les pourparlers. Vous vous souvenez de la situation, c'était pendant les attentats de Paris, quand nous avons dit que ces événements étaient une raison non seulement pour la compassion et l'expression de soutien, mais également une leçon nous poussant à unir nos efforts. Au final, certains médias occidentaux et russes ont eu l'intelligence de dire que le représentant russe faisait du mauvais esprit en disant qu'au lieu de changer de photo de profil sur les réseaux sociaux, peindre les bâtiments aux couleurs du drapeau national et exprimer la compassion en organisant des marches, nous appelions à la coopération et à ce que ce cas concret serve de leçon. Oui, il faut changer les photos de profil sur les réseaux sociaux. C'est un soutien, c'est indéniablement un appel à ne pas baisser les bras, à ne pas perdre la maîtrise de soi. Oui, il faut organiser des actions publiques de soutien et orner les bâtiments des couleurs du drapeau national. Oui, il faut descendre dans la rue et organiser des marches. Mais le terrorisme international est une maladie, et il faut la traiter avec les médicaments appropriés. L'un des plus efficaces est la coopération entre les renseignements. Nous le disons constamment. Nous voulons vraiment être entendus. Nous voulons que la situation change enfin et qu'on cesse de chercher les ennemis là où ils n'existent pas, et qu'on prête attention aux ennemis réels qui ne se cachent plus depuis longtemps.

Question: Que pensez-vous de la situation en Catalogne?

Réponse: Je vais profiter de votre question pour exprimer une nouvelle fois notre position, qui n'a pas changé et est restée cohérente. Nous l'avons exprimée bien avant le référendum en Catalogne.

Nous considérons la situation en Catalogne comme une affaire intérieure de l'Espagne. Nous partons du principe que l'évolution de la situation dans cette région espagnole se déroulera dans le cadre de la Constitution de ce pays, de la législation en vigueur, en respectant les normes démocratiques et les droits de l'homme. Nous espérons que les élections législatives anticipées fixées en Catalogne pour le 21 décembre seront une étape cruciale pour surmonter la crise et conduiront à la stabilisation du travail des institutions publiques et municipales.

Question: La seconde mission d'affaires japonaise s'est achevée: y en aura-t-il une troisième? En a-t-on parlé? Je sais que vous avez dit que les plans étaient en cours d'élaboration, je fais allusion aux entretiens du Ministre Sergueï Lavrov au prochain sommet, mais peut-être qu'ils sont déjà convenus d'un entretien avec le chef de la diplomatie japonaise? Taro Kono a déclaré aujourd'hui qu'il souhaitait vraiment se rendre en Russie. Le Ministère des Affaires étrangères pourrait-il contribuer à ce qu'il soit reçu plus rapidement?

Réponse: La préparation de cette visite du chef de la diplomatie japonaise en Russie est en cours. Il est prévu que monsieur Taro Kono s'entretienne avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et participe à la réunion de la commission intergouvernementale russo-japonaise pour la coopération commerciale et économique. Nous vous informerons plus tard des détails de la visite et du calendrier.

Question: Ces derniers temps, nous assistons au durcissement de la pression de l'Occident sur la Serbie depuis que le Président serbe Alexander Vucic a annoncé une nouvelle phase de dialogue intérieur sur le Kosovo. La position de la Russie concernant le Kosovo pourrait-elle changer si, au final, la position de la Serbie évoluait à ce sujet?

Réponse: Malheureusement, de nombreuses années se sont écoulées depuis la séparation forcée du Kosovo de la Serbie. Par conséquent, si à l'époque ce thème était constamment évoqué et que le public, avec les journalistes, était au courant de tous les détails des positions de chaque pays, désormais il reste simplement la problématique du Kosovo et on commence à oublier les positions de chaque pays.

Je voudrais rappeler que la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur laquelle la Russie s'appuie dans son approche du dossier kosovar reste en vigueur. Cette résolution est en vigueur, elle n'est pas simplement d'actualité ou non selon notre point de vue, c'est un outil juridique international, un mécanisme, un document qui doit être mis en œuvre, d'après nous. Rien d'autre n'a été proposé ni par la Serbie ni par la communauté occidentale (qui,  peut-être, proposait autre chose). Après tout, en l'occurrence, le premier rôle et la voix principale doit revenir à Belgrade. C'est pourquoi il n'y a pas d'autres initiatives, notamment de la part de Belgrade. Nous construisons notre position à partir de ce document juridique international. Tout est très clair, il n'y a pas de double jeu, et tout est cohérent. Il n'y a pas d'éléments contradictoires dans notre position, il me semble. Elle était et reste très cohérente.

Question: Pouvez-vous commenter la récente critique américaine selon laquelle la Russie aiderait actuellement la Corée du Nord? Notamment l'information selon laquelle la compagnie Transtelecom aurait fourni à la Corée du Nord une seconde ligne de communication?

Réponse: Je peux vous dire que les relations se développent entre la Russie et la Corée du Nord, tout en sachant que nous respectons scrupuleusement les résolutions de sanctions du Conseil de sécurité qui ont été adoptées, évidemment, avec la participation russe. Notre approche de la coopération avec la Corée du Nord s'appuie sur ces deux éléments.

Contrairement à d'autres pays, les USA par exemple, nous ne professons pas la pratique ou la politique des sanctions unilatérales, des sanctions supplémentaires, l'interprétation élargie des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies: nous nous tenons rigoureusement à nos engagements dans le cadre des résolutions de sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies à l'égard de la Corée du Nord.

Vous savez qu'en Russie des décisions sont prises conformément aux décisions signées par le Président russe pour l'application des sanctions du Conseil de sécurité. C'est également ce qui a été fait cette fois. C'est pourquoi tout ce que nous faisons n'est pas contraire aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous développons nos relations avec la Corée du Nord.

Malheureusement, vous avez raison de dire que notre position est très souvent déformée, notamment dans ce sens. Nous le constatons également. Certains cherchent en permanence à présenter notre position sous un angle étrange.

Question: Je parlais de la compagnie russe qui avait mis à disposition une ligne.

Réponse: Je peux demander des précisions sur les actions de la compagnie russe, même si je pense qu'elle peut aussi vous fournir un commentaire. Je dis que la Russie n'enfreint pas les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous n'avons pas décrété de sanctions supplémentaires contre la Corée du Nord parce que c'est contraire à notre conviction globale selon laquelle les sanctions sont légitimes uniquement dans le contexte des résolutions du Conseil de sécurité. C'est pour cette raison que nous n'avons adhéré à aucune autre sanction. Notre respect des sanctions est immuable, tout en sachant que le développement des relations avec la Corée du Nord se poursuit.

En ce qui concerne concrètement la compagnie, je pense que vous devez vous adresser directement à elle. Je peux également demander à nos experts si nous disposons d'informations supplémentaires à ce sujet.

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