12 October 201714:19

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 12 octobre 2017

1924-12-10-2017

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Sur l'entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Président de l'Assemblée législative du Salvador Guillermo Gallegos

 

Vendredi 13 octobre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra avec le Président de l'Assemblée législative du Salvador Guillermo Gallegos, qui fera le déplacement en Russie à la tête de la délégation du parlement salvadorien pour participer au travail de la 137e Assemblée de l'Union interparlementaire (Saint-Pétersbourg, 14-18 octobre).

Nous considérons le Salvador comme un partenaire prometteur en Amérique centrale. Ces dernières années, nos relations bilatérales ont acquis une dynamique notable et un caractère progressif pour finalement passer au niveau supérieur. L'accord sur les fondements des relations (17 décembre 2012) a été signé et est entré en vigueur, l'Ambassade du Salvador à Moscou a été ouverte (18 octobre 2012), depuis le 27 août 2016 est entré en vigueur l'accord intergouvernemental sur la levée des visas pour les voyages réciproques des citoyens russes et salvadoriens.

Le 3 juillet a marqué le 25e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Russie et le Salvador (1992). En mai 2017 à San Salvador s'est tenue la cérémonie solennelle de passation du drapeau russe pour son installation permanente dans la salle des réunions plénières de l'Assemblée législative du Salvador. L'exposition photo "La Russie contemporaine" a été ouverte. Un accord a été convenu avec le Parlement salvadorien pour l'organisation cet automne de plusieurs événements conjoints à l'occasion de l'anniversaire de nos relations diplomatiques - notamment un festival de cinéma russe et des expositions.

Les contacts interparlementaires sont un élément important du dialogue politique. Une impulsion particulière a été apportée à la coopération entre les organes législatifs de nos pays par les visites au Salvador de la direction du Conseil de la Fédération de l'Assemblée fédérale russe (août 2013) et de la délégation de la Douma d’État de l'Assemblée fédérale russe (mars 2014). En mai 2014, la Russie a été visitée par des députés salvadoriens sous la direction du Président de l'Assemblée législative Sigfrido Reyes, puis Medardo Gonzalez, député de l'Assemblée législative, Secrétaire général du parti au pouvoir Front Farabundo Marti de libération nationale, est venu à Moscou en mai 2015. 

Nous comptons sur une poursuite du progrès des relations russo-salvadoriennes, qui se développent dynamiquement dans le domaine politique, commercial, économique, d'investissement, social et autres.

Des informations supplémentaires sur les relations bilatérales seront publiées sur le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères.

 

Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov aux activités du 19e Festival mondial de la jeunesse et des étudiants

 

Le 19e Festival mondial de la jeunesse et des étudiants se déroulera du 14 au 22 octobre en Russie. La cérémonie d'ouverture se tiendra à Sotchi le 15 octobre.

A ce large événement international participeront plus de 20 000 jeunes de 150 pays. Le Festival est appelé à souder la jeunesse de différents continents afin de parvenir à la paix, à la justice et à l'entente mutuelles.

Des personnalités haut placées de l'étranger, des représentants de milieux sociopolitiques, scientifiques, culturels et sportifs russes et étrangers ont été conviés en tant qu'invités d'honneur.

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera aux programmes de recherche et d'éducation et aux discussions du Festival mondial.

 

Sur le Forum global des jeunes diplomates dans le cadre du Festival mondial de la jeunesse et des étudiants

 

Dans le cadre du Festival mondial de la jeunesse et des étudiants à Sotchi se tiendra le premier Forum global des jeunes diplomates.

Cette activité est le résultat de plus de quatre ans d'activité du Conseil des jeunes diplomates du Ministère russe des Affaires étrangères pour organiser des forums régionaux auxquels participent traditionnellement les jeunes diplomates des services diplomatiques. Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov y prononcera un discours.

Ce n'est pas seulement l'ampleur du Festival de jeunesse et des étudiants qui impressionne, mais également celle de cette activité qui se déroule sous l'égide du Conseil des jeunes diplomates. Le leitmotiv de cette réunion sera la sécurité informatique et l'environnement. Il sera également question de créer l'Association internationale des jeunes diplomates qui réunira tous les spécialistes en exercice des ministères des Affaires étrangères,  ainsi que les jeunes représentants des élites politiques et d'affaires.

 

Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la réunion du club Valdaï

 

Lundi 16 octobre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la 14e réunion annuelle du Club de discussion international Valdaï.

Depuis son lancement il y a plusieurs années, le forum de Valdaï a acquis la réputation d'être une plate-forme d'experts faisant autorité, où se déroulent des discussions ouvertes et honnêtes avec la participation des représentants des autorités, de personnalités politiques et publiques éminentes de la Russie et d'autres pays sur les questions les plus actuelles de la politique internationale.

Cette année, la réunion du Club sera consacrée aux contradictions du développement mondial. Les participants analyseront la nature des conflits contemporains pour savoir quel ordre mondial se mettra en place après la période actuelle de turbulence globale.

Dans son allocution devant les participants au forum, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov partagera la vision russe de la situation actuelle dans les affaires internationales et des perspectives de sa transformation. Comme le veut la tradition, il répondra ensuite aux questions du public.

 

Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la session ministérielle du Conseil euro-arctique de Barents

 

Les 18 et 19 octobre à Arkhanguelsk se tiendra la 16e réunion ministérielle du Conseil euro-arctique de Barents (CEAB) sous la présidence du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Cet événement constituera l'activité finale de la direction russe du Conseil en 2015-2017.

Les participants à la réunion évoqueront les questions centrales pour cette région sur lesquelles s'est focalisée la présidence russe: le perfectionnement de l'infrastructure logistique de transport, la protection de l'environnement et la lutte contre les changements climatiques, la coopération culturelle et l'augmentation de l'attractivité du Nord pour le tourisme international. Chacune de ces priorités était appuyée au niveau des ministères compétents du CEAB, ce qui a apporté à la direction russe du Conseil une orientation sur le résultat. Durant ces entretiens et lors des communications avec la presse à l'issue des réunions sera tiré le bilan du travail effectué.

En période de présidence, une attention importante a été accordée également aux secteurs de coopération de Barents comme le développement des liens économiques frontaliers, le secteur forestier, la santé, la garantie des droits des peuples autochtones, les échanges éducatifs, scientifiques et de jeunesse, ainsi que la réaction conjointe aux situations d'urgence.

A l'issue de la réunion, il est prévu d'adopter une Déclaration conjointe fixant les décisions pratiques pour un développement socioéconomique et environnemental durable de la région de Barents, notamment à l'approche du 25e anniversaire de la coopération de Barents en 2018.

En marge de la session sont prévus plusieurs entretiens bilatéraux du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec les ministres des Affaires étrangères des pays membres du CEAB. Nous vous tiendrons traditionnellement informés du calendrier et des entretiens.

La présidence du CEAB pour la nouvelle période de deux ans qui va s'ouvrir passera, selon le principe de rotation, de la Russie à la Suède.

 

Sur les accréditations à la 16e session du Conseil euro-arctique de Barents (CEAB) à Arkhanguelsk les 18-19 octobre

 

Jeudi 19 octobre à Arkhanguelsk, dans l'enceinte du gouvernement de la région d'Arkhanguelsk (49, avenue Troïtski), se tiendra la 16e réunion ministérielle du Conseil euro-arctique de Barents (CEAB) sous la présidence du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

A l'issue de la session sera organisée une conférence de presse conjointe des chefs de délégation participant à la réunion ministérielle.

Jeudi 19 octobre, sur le site historique et architectural Gostiny Dvor d'Arkhanguelsk aura lieu la cérémonie de remise de la première bourse de Barents dans le domaine de la coopération culturelle.

Les médias russes et étrangers sont invités à couvrir ces activités. Les demandes d'accréditation sont à envoyer au courriel Sizemskaya@dvinaland.ru

Les journalistes accrédités seront informés plus en détail du programme des activités.

Contact: Svetlana Belova, responsable du département pour le travail avec la presse et les médias de la région d'Arkhanguelsk, tél.: +7(8182) 28-84-53, +7(8182) 20-06-55.

L'accréditation pour les médias est ouverte jusqu'à 12h00 le 16 octobre.

 

Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la Conférence de Moscou sur la non-prolifération

 

Du 19 au 21 octobre, Moscou se transformera en principale plate-forme de discussion sur la non-prolifération et le contrôle des armements.

L'ONG russe Centre de l'énergie et de la sécurité organise la Conférence de Moscou sur la non-prolifération conjointement avec le Ministère russe des Affaires étrangères. On prévoit la participation d'un large cercle de représentants officiels, de spécialistes et d'experts de différents pays et organisations internationales. A l'ordre du jour: les questions les plus importantes et sérieuses de la situation actuelle dans le domaine de la non-prolifération et du contrôle des armements.

Vendredi 20 octobre, lors de la conférence, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov prononcera un discours sur les principales approches et les priorités russes en la matière.

 

Sur l'entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Secrétaire exécutif de la Commission préparatoire de l'Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires Lassina Zerbo

 

Vendredi 20 octobre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra avec le Secrétaire exécutif de la Commission préparatoire de l'Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE) Lassina Zerbo, en visite à Moscou pour participer à la Conférence sur la non-prolifération.

Il est prévu d'évoquer le thème du TICE, notamment la coopération entre la Fédération de Russie et le Secrétariat technique provisoire de la Commission préparatoire de l'Organisation du TICE.

La Russie a ratifié le TICE en 2000, soutient continuellement ce texte et l'activité de la Commission préparatoire de l'Organisation du TICE, et considère l'entrée en vigueur rapide du Traité comme une tâche prioritaire.

 

Sur la 137e Assemblée de l'Union interparlementaire

 

Du 14 au 18 octobre à Saint-Pétersbourg se déroulera la 137e Assemblée de l'Union interparlementaire (AUI) – la plus ancienne organisation parlementaire internationale comptant 173 États membres. L'AUI coopère étroitement avec l'Onu et partage ses tâches et objectifs.

L'AUI se compose de groupes interparlementaires nationaux. Les coprésidents du groupe interparlementaire de la Fédération de Russie sont la Présidente du Conseil de la Fédération de l'Assemblée fédérale russe Valentina Matvienko et le Président de la Douma d’État de l'Assemblée fédérale russe Viatcheslav Volodine.

Les délégations de plus de 160 pays sont attendues à Saint-Pétersbourg, ainsi que près de 100 présidents et 70 vice-présidents de parlements étrangers – le niveau de représentation sera sans précédent pour l'histoire de cette Organisation prestigieuse née il y a 128 ans. Nous espérons que cela apportera une large résonance internationale aux discussions et aux décisions de l'Assemblée.

Le thème principal du forum parlementaire est "En promouvant le pluralisme culturel et la paix à travers le dialogue interreligieux et interethnique". A l'initiative de la délégation russe l'Assemblée examinera le projet de résolution "Pour le 20e anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle sur la démocratie: la communauté de notre diversité".

 

Sur l'évolution de la situation en Syrie

 

Les tendances positives se maintiennent dans l'évolution de la situation en République arabe syrienne.

Les forces syriennes soutenues par l'aviation russe ont poursuivi le nettoyage de la province de Deir ez-Zor des terroristes de Daech en descendant l'Euphrate depuis le centre administratif. Les forces gouvernementales ont libéré la partie centrale d'al-Mayadin, ainsi que le territoire de l'aéroport local.

L'armée a poursuivi les opérations militaires réussies contre Daech, qui s'est infiltré dans la ville d'al-Qaryatayn par la zone contrôlée par les USA autour de la commune d'al-Tanf à la frontière jordano-syrienne.

Conformément aux accords conclus dans le cadre du processus d'Astana, les militaires russes du Centre pour la réconciliation des belligérants mènent un travail actif de prévention pour empêcher la violation du cessez-le-feu. Au final, le nombre de violations du cessez-le-feu s'est nettement réduit dans les zones de désescalade.

Néanmoins, à Idleb, dans la Ghouta orientale et dans la zone sud, les forces de contrôle ont constaté des incursions des terroristes de Nosra qui se sont fixés pour objectif de saper le travail mené pour la normalisation de la situation et l'instauration de la vie pacifique en Syrie.

Nous sommes également préoccupés par la présence dans la zone sud de djihadistes étrangers qui continuent de recevoir un soutien extérieur. Dans ces conditions se pose la question de l'utilité des livraisons transfrontalières de fret réalisées vers le territoire syrien sans en informer les autorités syriennes officielles. Après la mise en place des zones de désescalade, l'accès humanitaire est ouvert à ces zones depuis Damas. Dans la capitale syrienne travaille le comité humanitaire trilatéral où sont présents les représentants de la Russie, de la Syrie et de l'Onu.

Dans les régions libérées du pays on reconstruit les routes, les sites d'infrastructure sociale - notamment les écoles et les hôpitaux -, ce qui crée les conditions pour rétablir la vie pacifique et faire revenir dans leur foyer les réfugiés et les déplacés internes.

A Soueïda a été reconstruite la deuxième chaîne de l'usine de pain, ce qui a permis d'augmenter la production jusqu'à 20 tonnes de produits céréaliers par jour et de couvrir les besoins de la ville. Des travaux sont en cours pour réparer le centre médical municipal de Bloudan dans la province de Damas, où sont fournis les équipements nécessaires. Dans la province de Deraa a commencé la construction des lignes à haute tension entre Deraa et Herbat-al-Ghazala, ce qui permettra d'alimenter en électricité plusieurs villes au sud de la Syrie. Dans la ville de Muaddamiet-al-Shih (province de Damas) a été reconstruite une école pour 400 élèves.

Les militaires russes du Centre de réconciliation des belligérants ont continué d'apporter une aide humanitaire à la population aussi bien dans les zones de désescalade qu'en dehors. La nourriture et les produits de première nécessité ont été livrés dans les communes de HIrbat-al-Shabab dans la province de Damas, de Rasm-Faleh dans la province d'Alep, de Maarin dans la province de Hama, et de Khan-Ouraïnib dans la province d'al-Quneitra.

Dans le cadre de la mission humanitaire déployée, la section médicale russe a apporté une aide médicale compétente à l'hôpital militaire Mougaba d'Alep.

Le camp de réfugiés Rukabn, situé à la frontière jordano-syrienne dans la "deconfliction zone" délibérément mise en place par les USA sur le territoire syrien autour de la ville d'al-Tanf, reste un point chaud sur le plan humanitaire. Avec l'aide de l'aviation, de l'artillerie et des missiles, les Américains empêchent l'entrée des forces syriennes gouvernementales. Ceux qui ont trouvé refuge à Rukban, dont le nombre pourrait dépasser 60.000 personnes selon l'Onu, sont menacées par la famine. Il n'y a pas d'accès à l'eau potable. Le risque d'épidémie augmente.

Le commandement américain, à proximité duquel tout cela se produit, refuse l'accès à cette zone aux convois humanitaires envoyés par les autorités syriennes et les organisations humanitaires internationales.

J'ai une question: cette information ne sera-t-elle pas non plus dûment couverte ou, au moins, trouvera-t-elle une place sur les chaînes américaines, les sites d'information et dans les journaux? Une nouvelle fois nous parlons dans le vide, il y a un blocus médiatique aux USA autour de ces informations.

Les agences humanitaires ne peuvent pas accéder aux personnes qui sont de facto assiégées sur le territoire jordanien. Parmi les habitants de cette région souffrant de privation est mené presque ouvertement un travail actif de recrutement dans les rangs des groupes armés illégaux.

La situation humanitaire est difficile à Raqqa. L'aviation de la coalition menée par les USA a bombardé le dernier puits artésien dans la région de Tavassouia. La distribution d'eau en ville et douze autres puits alimentant la ville assiégée en eau potable ont été mis hors service encore plus tôt suite aux frappes américaines. Cette information se perdra également et sera cachée au public américain qui se focalise uniquement sur ce qui se passe en Fédération de Russie ou sur les actions de l'aviation russe sur le territoire syrien. Peut-être qu'enfin le journaliste d'une chaîne, d'une agence de presse ou d'un journal américain trouvera le courage de le raconter au public américain? Si vous n'êtes pas d'accord – nous sommes prêts à répondre à vos questions supplémentaires. Je répète, cette information n'arrive pas jusqu'au public américain et Christiane Amanpour ne montre pas les photos de ces gens sur CNN pour appeler à la miséricorde.

 

 Sur le bilan de la réunion du Groupe de contact OCS-Afghanistan

 

Mercredi 11 octobre à Moscou s'est tenue la réunion du Groupe de contact OCS-Afghanistan au niveau des vice-ministres des Affaires étrangères.

Le Groupe de contact a été créé en 2005 afin d'élaborer des recommandations et des propositions pour la coopération entre l'OCS et l'Afghanistan dans les domaines d'intérêt mutuel. Au sommet de l'OCS à Astana en juin, il a été jugé utile d'apporter des changements à son activité compte tenu de l'élargissement de l'Organisation.

Durant la réunion qui s'est déroulée en présence du vice-Ministre russe des Affaires étrangères Igor Morgoulov, les participants ont échangé leurs avis sur la lutte contre les risques et défis pour la sécurité dans la région, et évoqué le soutien aux efforts de l'Afghanistan pour reconstruire un État pacifique, stable et économiquement prospère. A l'unanimité a été soulignée la nécessité d'approfondir la coopération entre l'OCS et l'Afghanistan dans le cadre de ce mécanisme consultatif afin de remplir les tâches évoquées.

Les participants ont soutenu la proposition de la Chine, en tant que présidente de l'OCS, d'organiser la prochaine réunion du Groupe de contact début 2018 à Pékin.

 

Sur les déclarations antirusses du Ministre danois de la Défense Claus Hjort Frederiksen

 

Malheureusement, nous sommes contraints de constater à nouveau une rhétorique pas du tout constructive et même hostile de la part des représentants officiels du Danemark, qui évoquent encore une prétendue menace russe. C'est devenu, selon nous, une mauvaise habitude. Récemment, c'est le Ministre danois de la Défense Claus Hjort Frederiksen qui s'est distingué par ses propos.

Ainsi, à l'approche des débats parlementaires sur un accord interpartis concernant les dépenses militaires du Royaume pour 2018-2022, le Ministre danois de la Défense Claus Hjort Frederiksen a décrit de manière spectaculaire les prétendues "intentions agressives" de la Russie, tout en affirmant que la guerre sur le sol européen était désormais une réalité. A cet égard, il a appelé - évidemment - à accroître considérablement la puissance militaire du Danemark car la Russie ne comprendrait, selon lui, que le langage de la force.

Il est parfaitement clair que de telles démarches visent à justifier l'augmentation des dépenses militaires du Royaume. J'ai un grand service à demander aux politiciens danois: cessez de mentir à votre propre population. Si vous voulez augmenter votre budget militaire, alors dites-le à vos électeurs. La Russie n'a rien à voir là-dedans. Évidemment, nous avons du mal à comprendre à quels scénarios militaires se prépare exactement Copenhague. Peut-être que quelqu'un peut nous expliquer de quoi il s'agit?

On voudrait plutôt que nos voisins danois en Baltique contribuent de manière constructive aux discussions actuelles pour renforcer la stabilité et la sécurité dans cette zone. De telles déclarations conduisent dans la direction opposée.

 

Sur les drapeaux russes arrachés par les autorités américaines

 

Nous avons appris hier que les autorités américaines avaient mené une nouvelle action hostile contre nos établissements diplomatiques. Sur le territoire de la Représentation commerciale de la Russie à Washington et du Consulat général de San Francisco, saisis cette année par les agents des services américains, les drapeaux russes ont été arrachés des bâtiments.

Nous considérons ces faits comme une profanation du symbole étatique de la Russie. Nous avons déjà exprimé aux USA une protestation ferme. Bien évidemment, la Russie n'a pas donné son accord pour retirer les drapeaux. Cela a été fait par des gens qui ont pénétré sans autorisation sur le territoire russe en forçant le portail et les portes de nos établissements, et qui s'y comportent à présent comme des occupants.

Les déclarations du Département d’État américain selon lesquelles nous ne serions pas privés du droit de propriété sur ces bâtiments est de la pure hypocrisie. Je peux officiellement confirmer que les collaborateurs russes ne sont pas autorisés à entrer sur le territoire de nos établissements. Ces derniers mois, l'accès à cinq sites de propriété diplomatique russe aux USA a été entièrement fermé aux représentants russes. Cela n'était encore jamais arrivé dans l'histoire des relations russo-américaines.

Hormis cette atteinte non dissimulée à nos drapeaux, les Américains ne cachent pas qu'ils ont également fouillé dans les documents restés au Consulat général après l'expulsion de force de ses collaborateurs, et ce bien que les archives consulaires soient intouchables toujours et partout, conformément à la Convention consulaire, même après la cessation de l'activité de l'établissement consulaire en question.

Nous entendons souvent des représentants hauts placés des institutions publiques américaines dire que la Russie cite des documents alors qu'eux sont tout nouveaux, travaillent depuis peu de temps et ne les connaissent pas. Il serait peut-être utile d'en prendre connaissance? Notamment de la Convention consulaire qui réglemente ce que font actuellement les USA sans aucune connaissance des lois et actes normatifs.

On a l'impression que plusieurs forces politiques américaines imprégnées de russophobie agissent de concert avec les renseignements et détruisent sciemment, de toutes leurs forces, les relations entre nos deux pays. D'ailleurs, ils le font probablement de manière intentionnelle pour créer un fond négatif au début de l'activité du nouvel Ambassadeur des USA en Russie Jon Huntsman.

Certes, les Russes sont un peuple patient. Mais il est impossible de supporter éternellement ces manières de cow-boy. Nous avons déjà rappelé plusieurs fois que le principe de réciprocité restait la pierre angulaire de la diplomatie. C'est pourquoi nous partons du fait que quand les services américains ont envahi le territoire des sites diplomatiques russes, les ont fouillés, en ont arraché les drapeaux (le tout pratiquement diffusé en direct), les autorités américaines ont admis la possibilité d'un même traitement vis-à-vis de leurs propres représentations sur le territoire russe.

La Russie va prendre une décision concernant des contre-mesures.

 

Sur la violation de la loi russe par le journaliste du magazine britannique The Economist Arkady Ostrovsky

 

En conférence de presse, pendant les interviews individuelles aux correspondants étrangers et dans d'autres formats, nous avons parlé de la pression sans précédent subie actuellement par les médias russes, notamment aux USA. Nous avons également dit que les questions relatives à l'activité des correspondants étrangers à Moscou étaient toujours et uniquement régulées par les lois de la Fédération de Russie. Aucune conjoncture politique ni notre attitude, même au niveau des experts, n'a pu influencer l'atmosphère de travail des correspondants étrangers. Nous avons autorisé beaucoup de choses qu'ont pu faire les correspondants étrangers, notamment américains et britanniques, sans rendre tout cela public. Nous pensions qu'il fallait agir de manière constructive. Puisque nous voyons un changement d'attitude dérivant vers une sorte d'arbitraire total vis-à-vis des chaînes et des journalistes russes dans plusieurs pays, alors nous avons le droit de répondre. La loi nous le prescrit.

La semaine dernière, pendant la conférence de presse, nous avons déjà évoqué la nécessité pour les journalistes étrangers de respecter la loi russe. Si vous vous souvenez, il était question des journalistes de la BBC qui ont d'abord enfreint la loi de notre pays (et ont fait l'objet de mesures appropriées), avant d'accuser dans leur film la Russie de prétendues "persécutions et interpellations". La dernière fois, nous ne l'avons pas simplement commenté: nous avons cité des faits concrets.

Aujourd'hui, je voudrais attirer votre attention sur un autre cas similaire.

Récemment le correspondant spécial du journal britannique The Economist, le citoyen russe et britannique Arkady Ostrovsky, s'est rendu par navire dans une ville de la région de Sakhaline qui, vous le devinez, fait partie de la zone frontalière. Je pense qu'Arkady Ostrovsky le savait également. A l'approche du quai le journaliste a photographié le territoire du terminal naval, ainsi que le déroulement du service de la patrouille frontalière.

A première vue, ce sont des adultes, ils ont travaillé dans des points chauds, ils ont couvert des visites officielles et savent qu'il faut recevoir une accréditation et suivre des règles de travail sur les sites de ce genre. Si quelqu'un ignore de quoi il est question, je voudrais attirer votre attention une nouvelle fois sur le fait qu'il est interdit de photographier et de filmer les zones frontalières sans autorisation. Ces actes sont réglementés par la loi sur la frontière nationale de la Fédération de Russie du 1er avril 1993 4730-1.

C'est pourquoi Arkady Ostrovsky s'est vu infliger une amende administrative par les forces de l'ordre.

Je voudrais souligner une fois de plus que les lois russes et les exigences légales des forces de l'ordre doivent être respectées. Cela concerne aussi bien les citoyens russes qu'étrangers. Même s'il s'agit de quelqu'un d'autre, par exemple un citoyen russe mais qui travaille pour un média étranger, cela ne l'exempt pas de respecter les lois russes sur l'ensemble du territoire de notre pays.

Je serai prête à répondre à toutes vos questions si vous prévoyez des voyages ou connaissez des situations litigieuses. Les collaborateurs du Centre de presse du Ministère russe des Affaires étrangères sont prêts à vous apporter toute l'aide consultative nécessaire.

 

Sur l'article "En aidant Poutine" paru dans le Times

 

Nous avons prêté attention à l'article paru mercredi 11 octobre sur le site du Times intitulé "En aidant Poutine". Dans cet article, les politiciens britanniques sont critiqués pour leur participation aux tournages, aux émissions et aux débats sur la chaîne russe Russia Today, car ils feraient ainsi le jeu de la propagande du Kremlin. Une logique imparable.

Hier, l'agence de presse Bloomberg a demandé de lui accorder une interview. J'ai une question: quand je donnerai aujourd'hui cette interview, de quelle propagande ferai-je le jeu du point de vue, par exemple, des médias britanniques? C'est un nouveau terme dans le journalisme.

Vous connaissez tous l'idée selon laquelle les médias sont le "quatrième pouvoir", mais dans les réalités britanniques les médias semblent être allés encore plus loin. Pas tous, mais certains d'entre eux s'essaient manifestement au droit non seulement d'influencer l'opinion publique par la parole, mais également de dicter leurs règles du jeu, notamment en décidant où les politiciens peuvent ou non tenir leur discours.

D'après la logique des auteurs de cet article, la communication libre des politiciens britanniques avec la chaîne russe est condamnable parce que ce faisant, "on peut se retrouver de l'autre côté de la vérité".

Bien sûr, nous savons depuis longtemps et sommes habitués au fait que ce soient précisément les médias occidentaux qui "savent" où se trouve "le bon côté de la vérité" - c'est l'inverse qui s'avère par la suite, mais la tradition existe déjà. Évidemment, du point de vue du mainstream médiatique occidental, la question "avec ou contre nous" se pose sans ambages. Je vous suggère de prendre connaissance de cet article parce qu'il se termine précisément par cette question rhétorique. En principe, remettre en question - et au fond restreindre la liberté de communication avec les médias aux députés de son propre pays - est nouveau dans le journalisme. Cela fait longtemps que je n'avais pas vu de tels exemples. Cela me rappelle une citation (que certains attribuent à Winston Churchill): "Il y a des gens qui croient avoir le droit de dire tout ce qu'ils veulent, et si quelqu'un décide de les en empêcher, c'est une violation de la loi".

Pour parler de ceux qui font le jeu des autres, je fais référence à la phrase utilisée par les journalistes britanniques. Il semble que les médias britanniques font le jeu de la partie de l'establishment américain infectée par la russophobie, derrière laquelle se trouvent les renseignements, parce qu'ils développent activement le thème de la prétendue "infréquentabilité" de la chaîne Russia Today.

  

Sur les déclarations de Daisy Sindelar, directrice de la chaîne Current Time, concernant les actions des USA contre Russia Today

 

Une journaliste respectée et expérimentée déclare que ni elle ni sa chaîne ne disposent d'informations concrètes concernant des actions dirigées contre Russia Today aux USA, et qu'elle ne voit donc pas de raisons d'attendre des contremesures. Daisy, vous êtes sérieuse? Les commentaires de ce genre sont consternants. Il s'avère qu'un représentant des médias, qui fait autorité, se trouve dans un vide médiatique total. Vous ne voyez pas les nouvelles, vous n'avez plus internet? Beaucoup de choses ont été dites ces derniers jours concernant les restrictions contre Russia Today aux USA.

Peut-être que madame Daisy Sindelar voulait-elle dire (elle s'est mal exprimée ou elle a été mal comprise) qu'elle ne voyait rien d'illégal dans les actions des Américains vis-à-vis de Russia Today. Je suis plus que certaine qu'elle ne remarquera pas non plus les contremesures visant les médias américains dont nous avons également beaucoup parlé.

 

Sur l'attitude de la Russie envers la perspective de fermeture du bureau des talibans au Qatar

 

Je voudrais répondre à une question du correspondant du Wall Street Journal. La Fédération de Russie estime que la poursuite du fonctionnement ou la fermeture du bureau des talibans à Doha est une affaire intérieure de l'Afghanistan.

Le bureau des talibans a été créé avant tout comme une plate-forme pour établir le contact entre Kaboul et l'opposition afghane armée dans le cadre des efforts pour entamer le dialogue national. Malheureusement, son activité n'a apporté aucun résultat notable en ce sens. De plus, certains pays ont utilisé cette plate-forme à leurs fins purement intérieures. Ainsi, les USA y ont négocié avec les talibans l'échange du militaire américain Bowe Bergdahl contre cinq prisonniers de Guantanamo.

 

Sur la visite du Secrétaire général du Conseil de l'Europe Thorbjorn Jagland en Fédération de Russie

 

Pour répondre aux questions des médias russes: nous étudions actuellement l'éventualité d'organiser une visite du Secrétaire général du Conseil de l'Europe Thorbjorn Jagland en Fédération de Russie pour évoquer la participation de la Russie à l'activité du Conseil de l'Europe.

 

Réponses aux questions:

Question: La semaine dernière, une délégation du parti russe LDPR s'est rendue à Pyongyang où elle s'est entretenue avec le Président de l'Assemblée populaire suprême Kim Yong-nam. Il a été question des essais de missiles de grande portée prévus en Corée du Nord. L'Ambassadeur de Russie Alexandre Matsegora a assisté à la réunion. On voudrait savoir s'il a communiqué des détails sur les pourparlers?

Réponse: LDPR est un parti politique, un mouvement qui mène son activité, y compris par des visites dans différents pays.

En ce qui concerne les informations de notre Ambassadeur, nous les avons évidemment reçues mais il s'agit de notre correspondance interne. Je peux demander des précisions pour savoir si nous pouvons partager certaines informations avec vous.

Question: Dans votre discours, vous avez mentionné la Conférence de Moscou sur la non-prolifération. La participation des représentants nord-coréens y est attendue. A cet égard, nous voudrions demander si le Ministère des Affaires étrangères avait des informations concernant la visite de la délégation nord-coréenne? Est-il prévu d'organiser des pourparlers bilatéraux dans le cadre de cette activité? La coordination d'un dialogue entre les Américains et les Nord-Coréens est-elle possible?

Réponse: En ce qui concerne la participation de la délégation nord-coréenne, je demanderai des précisions mais il me semble qu'il serait plus logique de s'adresser à l'Ambassade de Corée du Nord à Moscou. Vous savez parfaitement que nous commentons la participation des délégations officielles russes, et que les pays concernés envoyant leurs délégations doivent faire leur part du travail au niveau de leur ministère des Affaires étrangères.

Bien sûr, je demanderai des précisions. Vous aurez la réponse à cette question pendant la prochaine conférence de presse.

Question: Le mouvement d'opposition Forces d'élite syriennes rapporte que son leader Ahmad Jarba est attendu à Moscou le 13 octobre. Que savez-vous à ce sujet? Prévoit-on un entretien avec Sergueï Lavrov?

Réponse: Un tel déplacement est bien planifié. En ce qui concerne les délais concrets et les participants aux réunions, nous partagerons les informations avec vous quand elles seront disponibles.

Je voudrais rappeler que la Russie prône continuellement le règlement pacifique de la situation en Syrie à travers un dialogue inclusif multilatéral. Nous considérons que la consolidation de l'opposition pour mener des négociations constructives avec le gouvernement afin d'aboutir à la paix et rétablir la stabilité dans le pays est un facteur important. Sur la base de ces objectifs se déroulent des contacts avec différents représentants de l'opposition syrienne, ce dont nous vous informons régulièrement. Dès que nous pourrons partager des informations concrètes, nous le ferons.

Question: On voudrait connaître la position du Ministère russe des Affaires étrangères concernant la question catalane. Vous avez lu également que le Ministre letton des Affaires étrangères Edgars Rinkēvičs avait qualifié "d'inadéquates" vos déclarations à ce sujet, remettant en question la compétence de certains collaborateurs du Ministère des Affaires étrangères. Que pouvez-vous dire à ce sujet?

Réponse: Ces deux questions sont liées parce que toute cette histoire est partie du référendum en Catalogne. Nous avons fait connaître notre position avant le déroulement de ce référendum, pendant les événements. Des déclarations à ce sujet ont été prononcées récemment, et avaient une signification fondamentale pour l'Espagne. Premièrement, cette position était claire, deuxièmement elle était cohérente, troisièmement elle n'était pas en contradiction avec la position affichée plus tôt par la Russie à ce sujet.

Ce n'est pas simplement avec étonnement, mais avec indignation que nous avons eu vent des déclarations de la "personnalité diplomatique" mentionnée, qui a accusé la Russie d'être impliquée dans les événements en Espagne. Du moins, c'est ce que nous avons lu dans la presse et il n'y a pas eu de démenti. Contrairement à cette personnalité qui s'est permis de faire de telles déclarations au lieu d'exprimer la position de son pays à ce sujet, la Russie a énoncé plusieurs fois sa position de principe. L'un des derniers communiqués a été publié à ce sujet hier sur le site du Ministère des Affaires étrangères. Les autorités de l’État, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, les représentants de l'Administration du Président à différents niveaux ont plusieurs fois déclaré et réaffirmé la position russe en la matière.

Je pense que personne ne doute que nous adoptons une position très claire et cohérente. Après ce que je vous ai dit – tout cela est appuyé par les documents – vous pouvez vous-mêmes conclure qui tient des propos cohérents.

Question: Allez-vous commenter sa déclaration sur l'"incompétence"?

Réponse: Je viens de le faire.

Question: Le Ministère des Affaires étrangères a déclaré que la Russie était prête à jouer le rôle de médiateur dans les négociations entre l'Arabie saoudite et l'Iran, et à mettre à disposition une plate-forme pour les contacts. Est-ce que Moscou a reçu une réponse de ces pays? Quelle a été leur réaction?

Réponse: A ce que je sache, aucune réponse n'a encore été reçue. En ce qui concerne cette initiative et l'évolution de la situation qui l'entoure, nous vous tiendrons évidemment informés.

Question: Dans les communiqués sur le nouveau missile nord-coréen a été soulignée l'éventualité d'un nouveau lancement prochainement. Comment la Russie réagirait-elle si c'était le cas?

Réponse: Bien sûr, il y aura une réaction à l'issue d'un éventuel tir, et non en prévision. Elle sera cohérente, basée sur le droit international et sur la position russe à ce sujet.

Question: Une délégation nord-coréenne sera-t-elle présente à l'Assemblée interparlementaire à Saint-Pétersbourg?

Réponse: Il vaut mieux adresser ces questions aux services compétents qui organisent ces événements. A ce sujet, du point de vue éthique et professionnel, il convient de s'adresser à l'Ambassade de Corée du Nord à Moscou. Je voudrais vous rediriger vers elle. Je peux promettre encore une fois que, de notre côté, vous obtiendrez cette information également, mais avant tout il y a les représentants officiels de l'Ambassade de Corée du Nord en Russie.

Question: Il a été annoncé hier que le Ministère russe des Affaires étrangères n'écartait pas la possibilité de réduire davantage les effectifs de la mission diplomatique américaine. Pouvez-vous concrétiser ou détailler ce point? Par ailleurs, vous avez déclaré aujourd'hui que les autorités américaines, par leurs démarches hostiles, avaient signifié leur accord à l'idée de contre-mesures. De quoi pourrait-il s'agir?

Réponse: Comme je l'ai dit, nous nous réservons le droit de les élaborer. Nous ne nous pressons pas, nous avons le temps.

En ce qui concerne la réduction des effectifs de la mission diplomatique, nous voyons que du côté des USA le comportement complètement illégitime envers les diplomates russes, la propriété et les sites diplomatiques à l'étranger ne cesse pas, et s'accroît. J'ai cité un exemple concret – aucun collaborateur russe n'a accès à cinq sites qui appartiennent à la Fédération de Russie.

Même en mettant de côté un instant la tentative de comprendre l'engagement politique de ces manœuvres, nos ingénieurs et le personnel technique de nos établissements  diplomatiques pourraient parfaitement effectuer l'inspection de nos sites, de notre propriété. Mais ils ne sont pas autorisés à le faire. Même si on nous dit que nous possédons effectivement ces sites.

Chaque jour ou au moins chaque semaine, nous assistons à de nouveaux actes antirusses encore plus pervers. C'est pourquoi l'ensemble des contremesures pourrait être appliqué. Quand quelque chose arrive de la part des renseignements ou des services américains concernant les diplomates russes ou les sites diplomatiques russes, ils acceptent les contre-mesures de notre part. Nous leur en avons fait part plusieurs fois au niveau de l'Ambassade des USA à Moscou, de la direction du Ministère des Affaires étrangères et du Département d’État américain. Je répète que nous avons exprimé et entrepris plusieurs fois des contre-mesures, et nous avons dit que chaque nouvelle initiative hostile entraînerait, malheureusement, des contre-mesures. En quoi consisteront-elles - la question est actuellement à l'étude.

Honnêtement, nous voudrions déjà passer au dialogue normal sur les questions d'intérêt mutuel. Vous le savez, ces questions sont très nombreuses, à commencer par la Syrie. Mais vous voyez vous-mêmes ce qui se produit. Nous avons une idée des raisons pour lesquelles c'est fait et qui est derrière tout cela, et nous partageons parfois avec vous nos idées. Je pense qu'il y a plus de questions à poser aux USA qu'à nous.

Imaginez-vous qu'intentionnellement, et non à titre de contre-mesures, par exemple, les services russes arrivent à Spaso House, décrochent le drapeau américain, expulsent les diplomates et commencent à fouiller dans les documents consulaires et autres. C'est inimaginable. Mais tout cela a déjà été fait vis-à-vis des représentants russes de la propriété diplomatique. Pourquoi, pour quelle raison? Quel droit les autorités américaines avaient-elles de le faire? Quel droit avaient-elles de toucher notre drapeau, l'étendard au-dessus du site russe aux USA? Je répète: les situations peuvent être différentes. Quelqu'un pourrait découvrir une loi américaine, disons, de 1813. Parfois les Américains retrouvent tout à coup une vieille loi sur les drapeaux étrangers. De nombreuses choses se produisent aujourd'hui.

Il y a la correspondance, des contacts entre les ambassades, une certaine attitude de respect mutuel. Nous ne parlons pas de sympathie mais simplement de relations mutuellement respectueuses basées sur la loi. De quel droit viennent-ils et retirent-ils nos drapeaux? Qui leur a donné le droit? Qui a autorisé les services spéciaux américains à toucher au drapeau de la Fédération de Russie?

Imaginez-vous des "mister Smith" américains venir à la maison d'un fermier pour retirer le drapeau américain de sa maison. Pouvez-vous l'imaginer? Moi non plus. Pourquoi cela arrive-t-il vis-à-vis du drapeau d'un autre pays, d'un étendard appartenant à un autre pays, sur un site qui appartient également à un autre pays? Pourquoi quelqu'un y touche, d'où vient cet arbitraire? Vous me posez une question sur l'éventualité d'une réduction de 150 diplomates. Je vous cite simplement des exemples de ce qui se passe aujourd'hui. Quelles seront les contre-mesures? Faites marcher votre imagination, et imaginez-vous que tout ou une partie de ce qui se fait actuellement contre la Russie sur le territoire américain, à commencer par les Consulats généraux et en terminant par la chaîne Russia Today, qu'un centième de cela soit fait contre les diplomates, les citoyens et les médias américains intentionnellement en Fédération de Russie. Vous vous imaginez ce qui se produirait dans les médias américains? Alors pourquoi tout le monde garde le silence par rapport à la Russie? Et tout cela est fait sous des prétextes complètement fantaisistes concernant l'implication dans les élections. Aucune preuve n'a été présentée, des millions de dollars sont dépensés pour créer des pseudo-commissions qui produisent de fausses informations, battent l'eau avec un bâton, sans même citer de témoins. Toute la journée ils en parlent même quand des catastrophes naturelles se produisent aux USA et qu'il y a d'autres sujets à traiter dans les affaires internationales. On dépense des millions, des dizaines ou peut-être des centaines de millions de dollars des contribuables américains qui, avec cet argent, sont zombifiés dans leur attitude envers la Russie. Et cela sert de prétexte pour commettre des actes complètement illégaux vis-à-vis de la Russie, notamment sur l'exemple des biens diplomatiques et des médias russes.

Je pense que vous posez parfaitement bien la question. Il est temps pour les médias américains et pour ceux en Amérique qui ne sont pas sous l'effet des émotions de réfléchir à pourquoi tout cela est fait, quelle sera la réponse et quel sera le résultat.

Question: Le Président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré à Kiev qu'il ne reconnaissait pas la Crimée comme un territoire russe. D'après vous, cette déclaration influencera-t-elle la coopération entre la Russie et la Turquie, en Syrie par exemple?

Réponse: La déclaration de qui que ce soit sur la reconnaissance ou non de la Crimée n'influencera pas le fait que la péninsule fait partie de la Fédération de Russie. Les partenaires sont différents. Tout le monde a des intérêts différents. Aucune déclaration n'influencera l'appartenance de la Crimée et la présence de la Crimée au sein de la Fédération de Russie.

Demain je rencontrerai des journalistes de Simféropol, à leur invitation. J'ai récemment organisé une conférence de presse pour les médias locaux à l'hôtel Mriya Resort & Spa. Des journalistes visitant le centre de presse du Ministère russe des Affaires étrangères y étaient présents. J'ai reçu une invitation à y aller, et je compte l'honorer. Demain nous organiserons des interviews et des rencontres. Je vous y invite tous, pour tout voir de vos propres yeux. Malheureusement, de nombreux politiciens étrangers ne veulent pas ou ont peur de le faire. Je pense qu'il vaut mieux se faire une idée de la région à partir de ses propres appréciations. Nous sommes toujours prêts à aider à organiser de tels voyages en Crimée si vous le souhaitez. Bienvenue! Venez en Crimée, parlez aux habitants, visitez les sites ouverts, obtenez une autorisation pour visiter les sites fermés. Nous sommes toujours prêts à apporter une aide. Quant aux journalistes de Simféropol, attendez, s'il vous plaît, c'est pour demain.

Question: Que pensez-vous du réalisme de la position de l'Otan concernant la situation en matière de sécurité dans le Caucase du Sud? Dans quelle mesure prend-elle en compte les nouvelles réalités géopolitiques, par exemple la hausse de la menace terroriste?

Réponse: Je demanderai des précisions sur votre question parce qu'elle est très vaste. Nous fournirons une réponse pendant la prochaine conférence de presse, soit sur le site du Ministère dans un communiqué à part.

Question: Dimanche 15 octobre en Autriche se dérouleront les élections législatives. Quelles sont vos attentes concernant cet événement?

Réponse: Bien sûr, les élections sont une affaire intérieure de chaque État. Elles reflètent la volonté et les attentes du peuple, qui plus est quand il est question des élections législatives. Nous partons du fait que tout se déroulera conformément à la loi.

Je ne vois pas de raison de faire des commentaires particuliers. C'est une affaire purement intérieure de l'Autriche. Nous pourrons peut-être faire des commentaires à l'issue du scrutin, ou ils seront faits au niveau de nos députés.

Question: Pendant la dernière conférence de presse, vous avez promis de parler plus en détail de la mission d'affaires prévue fin octobre dans les Kouriles du Sud. Avez-vous des informations à ce sujet?

Réponse: Il n'y a encore aucune information supplémentaire, dès qu'elle apparaîtra nous la publierons.

Question: Concernant la mission diplomatique russe. Les drapeaux ont été retirés et les représentants russes ne sont pas admis à entrer dans la propriété russe. Si je comprends bien, il s'agit d'un bien en location?

Réponse: Tous les sites dont il est question ont été acquis encore à l'époque de l'Union soviétique. Nous publierons encore aujourd'hui sur les réseaux sociaux du Ministère russe des Affaires étrangères des informations et des photos de ces sites. Nous l'avons fait il y a environ trois semaines. Nous vous en parlerons encore aujourd'hui, nous mettrons à jour les informations. C'est la propriété de la Fédération de Russie.

En effet, en ce qui concerne l'une des représentations, un bureau y était bien loué. Mais il n'en est pas question ici. Le Consulat général de San Francisco, la résidence du consul général, les sites du Maryland et d'Oyster Bay, etc. - tout cela est la propriété de la Fédération de Russie. Il ne peut y avoir aucun doute en principe. Des sommes appropriées ont été versées pour ces sites. Au cours des décennies, à commencer par l'époque qu'il est convenu d'appeler Guerre froide, les représentants officiels américains n'avaient encore jamais remis en question le droit de propriété de la Russie de ces sites. Cette question ne se discute même pas. C'est la propriété de la Fédération de Russie.

Question: Il s'avère que le refus d'accès aux représentants russes et le retrait des drapeaux russes constituent une violation directe de la loi. En général, le pays saisit la justice…

Réponse: Vous êtes probablement au courant de la consigne du Président russe Vladimir Poutine au Ministère des Affaires étrangères de préparer les documents nécessaires pour déposer les plaintes. Ce travail est en cours. Les médias ont rapporté différentes informations concernant la désignation d'une organisation pour représenter les intérêts russes. Actuellement, le travail préparatoire est en cours. La décision définitive concernant la compagnie qui représentera nos intérêts au tribunal n'a pas encore été prise.

C'est pourquoi je vous demande de vous référer aux informations officielles du Ministère russe des Affaires étrangères à ce sujet. En cas d'apparition de nouvelles informations, nous vous prions de les revérifier chez nous.

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