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22 août 201720:27

Communiqué du Département de l'information et de la presse du Ministère russe des Affaires étrangères concernant les déclarations des USA sur l'usage de l'arme chimique en Syrie le 21 août 2013

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Le sarin, produit toxique, a été utilisé le 21 août 2013 dans la Ghouta orientale, à l'est de Damas. Cet acte inhumain a touché, selon différentes estimations, près de 1 400 personnes. La mission spéciale de l'Onu créée sous la direction du professeur suédois Åke Sellström n'a pas identifié les coupables de ce crime. Dans le même temps, elle a confirmé sur le fond les conclusions des experts russes sur le caractère provocateur de l'usage du sarin artisanal par des groupes extrémistes.

A cet égard, l'hypocrisie de la Maison blanche, du Département d’État et de la Représentation permanente des USA auprès de l'Onu est scandaleuse, qui, quatre ans plus tard,  ont accusé "en chœur" le gouvernement de Bachar al-Assad de l'attentat dans la Ghouta orientale. Il est également préoccupant que les USA, de facto au nom de la communauté internationale, accusent sans appel Damas de l'usage de l'arme chimique le 4 avril dernier dans la ville syrienne de Khan Cheikhoun. De cette manière, le gouvernement syrien est accusé de cacher son potentiel militaro-chimique en violation directe de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques. De plus, il est accusé d'avoir utilisé des produits toxiques contre la population civile syrienne.

Cela suscite un rejet catégorique car l'instance internationale compétente – l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques – a confirmé que l'arsenal chimique syrien avait été complètement détruit sous le contrôle international. De plus, le Mécanisme d'enquête conjoint OIAC-Onu n'a pas encore donné son verdict concernant les coupables de cet incident chimique.

Washington tente une nouvelle fois d'utiliser les événements de Khan Cheikhoun pour justifier son attaque contre le territoire de la Syrie, un État souverain, commise dans la nuit du 6 au 7 avril dernier en contournant le Conseil de sécurité des Nations unies et en violant les normes du droit international et humanitaire. Il n'est pas exclu que ces commentaires officiels peu attrayants préfigurent un éventuel renforcement de l'ingérence dans les affaires intérieures syriennes.

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