Commentaires et déclarations du porte-parole ministère des Affaires Etrangères

12 septembre 201718:24

Communiqué du Département de l'information et de la presse du Ministère russe des Affaires étrangères concernant le nouveau rapport de la mission de surveillance des droits de l'homme des Nations unies en Ukraine

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Nous avons pris connaissance avec le 19e rapport de la mission de surveillance des droits de l'homme des Nations unies en Ukraine pour la période du 16 mai au 15 août 2017.

Nous exprimons une sérieuse préoccupation quant au niveau élevé de la violence dans le Donbass. Nous soutenons l'appel de la mission adressé aux belligérants à remplir rigoureusement l'accord de cessez-le-feu.

Nous regrettons que la trêve dite du pain annoncée le 24 juin dernier ait été violée plusieurs fois par Kiev et les groupes armés sous son contrôle.

Nous sommes alarmés par l'information de l'Onu que les sites d'infrastructure civile continuent d'être activement bombardés, ce qui contraire aux engagements internationaux de l'Ukraine pour la protection des civils. A cet égard nous soutenons à nouveau à part entière les recommandations de la mission de surveillance sur le respect rigoureux des Accords de Minsk.

Sur fond de réclusions illégales et de disparitions violentes largement pratiquées par le Service de sécurité ukrainien (SBU) nous sommes préoccupés par les nouvelles infractions systémiques des forces de l'ordre ukrainiennes: les arrestations et les accusations de terrorisme des citoyens ukrainiens qui font du commerce sur les territoires des DNR et LNR.

Nous sommes indignés et nous condamnons fermement les tortures violentes utilisées par les forces de l'ordre ukrainiennes et le SBU pour obtenir des aveux. Il est question d'un large recours à une imitation d'exécution par fusillade et à l'électrochoc. Selon les observateurs, les crimes ne font pas l'objet d'enquêtes appropriées, ce qui contribue à la propagation dans le pays de l'atmosphère d'impunité. Sur ce fond s'explique l'absence de progrès dans l'enquête sur la tragédie d'Odessa en mai 2014.

Nous sommes particulièrement préoccupés par les conclusions de l'Onu sur la politique discriminatoire inhumaine de Kiev envers les citoyens ukrainiens résidant dans le Donbass. Le refus des autorités de verser les retraites et les prestations sociales a poussé près de 4 millions de personnes au seuil de pauvreté.

Nous partageons les inquiétudes de la mission de surveillance concernant un nouveau cycle de restrictions législatives des libertés civiles et politiques dans le pays. Nous sommes d'accords avec les experts internationaux que la "chasse" aux journalistes et la persécution des journalistes et des activistes d'opposition, la poursuite pénale pour le recours au droit à la liberté d'opinion et d'expression, la fermeture des compagnies indésirables aux autorités, y compris des groupes médiatiques, l'incapacité de garantir les droits des minorités au rassemblent pacifique sont incompatibles avec les principes fondamentaux d'un Etat démocratique. Dans le même temps nous devons rappeler que le mandat de la mission de surveillance des droits de l'homme en Ukraine n'inclut pas l'étude de la situation dans les pays tiers. Nous soulignons à cet égard que la République de Crimée et la ville fédérale de Sébastopol sont un territoire de la Fédération de Russie, et les tentatives d'inclure une note de la situation des droits de l'homme dans cette région russe dans le rapport de l'Onu sur l'Ukraine sont abusives.

 

 

 

 

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