16 mai 201720:40

Réponse à la presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, concernant les prétendues "tentatives de la Russie d'empêcher le processus de paix à Chypre"

971-16-05-2017

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Question: Certains médias occidentaux accusent la Russie de vouloir empêcher le processus de paix à Chypre: que pouvez-vous dire à ce sujet?

Réponse: Moscou est surpris par ces publications selon lesquelles la Russie entreprendrait des tentatives d'empêcher la réunification de Chypre.

Ces affirmations reflètent le mécontentement de certaines forces politiques - orientées vers les cercles politiques que l'on connaît aux USA et au Royaume-Uni - quant à notre position de principe sur la question chypriote. Cette position reste inchangée: nous prônons le règlement total, juste et viable du problème chypriote dans l'intérêt de tous les habitants de l'île. Nous soutiendrons la décision qui sera prise par les Chypriotes. Nous trouvons inadmissibles les tentatives d'influencer de l'extérieur le processus de négociations pour l'accélérer artificiellement et aboutir au règlement de la question chypriote à tout prix. Nous saluons le retour des leaders des communautés chypriotes à la table des négociations. Nous suivons attentivement le déroulement de la nouvelle étape du dialogue intercommunautaire et lui souhaitons du succès.

Les insinuations antirusses sont une sorte d'"écran de fumée" pour cacher les problèmes réels qui nécessitent une solution dans le cadre du processus de paix chypriote, notamment les aspects extérieurs de la sécurité de l’État chypriote. Nous sommes déçus de voir que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies ne participent pas au débat sur ces questions. Il est évident que le système de garanties imposé aux Chypriotes par les accords de Zurich et de Londres de 1960 a prouvé son inefficacité. Nous sommes certains que la souveraineté et l'intégrité territoriale de la future Chypre unifiée pourraient être mieux assurées par des garanties du Conseil de sécurité des Nations unies.

Il convient de souligner une fois de plus notre conviction selon laquelle le règlement du problème chypriote ne pourra être réellement durable et solide que s'il résulte de l'expression de la volonté politique aussi bien des Grecs chypriotes que des Turcs chypriotes, et s'il est accepté par la population de l'île. Autant qu'on puisse en juger, les leaders des deux communautés chypriotes sont d'accord avec cette approche dictée par le bon sens.

Les affirmations concernant de prétendues tentatives de la Russie de bloquer le processus de négociations ne sont appuyés par aucun fait et sont absurdes.

Nous développons activement nos relations avec la République de Chypre dans différents domaines et nous sommes convaincus qu'elles continueront de se renforcer après la réunification de l'île. Nous connaissons la disposition des autorités chypriotes à promouvoir notre coopération. Nous pensons que les attaques antirusses de certains médias ne contribuent pas à ce processus et ne sont pas dans l'intérêt des Chypriotes.

 

 

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