19 avril 201716:51

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 19 avril 2017

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Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l'OCS

 

Les 20 et 21 avril à Astana, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères (CMAE) des États membres de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Les participants évoqueront l'état actuel et les perspectives de développement de l'activité de l'OCS compte tenu de l'adhésion attendue de l'Inde et du Pakistan. Dans le cadre du travail pour assurer un contenu substantiel au sommet des chefs d’État de l'OCS qui se déroulera du 8 au 9 juin dans la capitale du Kazakhstan, les ministres aborderont en priorité les documents et les décisions qui seront soumis à l'étude des dirigeants des États membres. Une attention particulière sera accordée à l'approfondissement de notre coopération en matière de sécurité et au renforcement des liens humains entre nos peuples.

Les participants échangeront leurs points de vue sur les sujets à l'ordre du jour régional et international, ainsi que sur le renforcement de la coopération et de la coordination pratique sur les plateformes multilatérales, notamment dans le cadre de l'Onu.

En marge de l'événement, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov prendra part à plusieurs contacts bilatéraux.

 

Sur l'entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec la Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini

 

Le 24 avril, la Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini se rendra en visite de travail en Russie à l'invitation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Il est prévu d'évoquer l'état et les perspectives des relations Russie-UE, ainsi que les principaux problèmes internationaux tels que la situation en Ukraine, en Syrie, en Irak et en Libye, le déroulement de la mise en œuvre du Plan d'action global conjoint pour régler la situation autour du programme nucléaire iranien, le processus de paix au Proche-Orient, la lutte contre le terrorisme international et bien d'autres sujets internationaux.

 

Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la présentation de la République de Tchouvachie

 

Le Ministère russe des Affaires étrangères apporte sa contribution aux sujets de la Fédération de Russie pour le développement et le renforcement de leur coopération avec des partenaires étrangers et la communauté d'affaires, ce dont nous vous informons régulièrement. Dans le cadre de cette activité, des présentations du potentiel économique et d'investissement des régions russes sont organisées à la résidence du Ministère russe des Affaires étrangères.

Le 24 avril se tiendra la présentation de la République de Tchouvachie avec la participation de représentants du corps diplomatique accrédité à Moscou, des autorités régionales et fédérales, du milieu d'affaires et de médias russes et étrangers. Cet événement vise à familiariser les participants avec les liens internationaux et économiques extérieurs de la République de Tchouvachie, ainsi qu'avec les projets des autorités de la région pour attirer des investissements étrangers et accroître la coopération avec les clients étrangers. On y présentera des projets prometteurs à la réalisation desquels pourraient participer les milieux d'affaires ou les structures d’États étrangers intéressées.

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le dirigeant de la République de Tchouvachie Mikhaïl Ignatiev tiendront un discours à cette occasion.

 

Sur l'entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Secrétaire général de l'OSCE Lamberto Zannier

 

Le 25 avril, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra avec le Secrétaire général de l'OSCE Lamberto Zannier, qui se trouvera à Moscou pour participer à la 6e Conférence de Moscou sur la sécurité internationale.

Pendant cet entretien il est prévu d'évoquer un large éventail de questions figurant à l'agenda de l'OSCE - la plus grande organisation régionale du monde avec 57 États membres. La Russie, qui en est un membre actif, prône le renforcement de son efficacité et de son rôle dans les affaires internationales en tant qu'outil important pour construire une communauté indivisible de sécurité.

Les deux interlocuteurs aborderont les tâches de l'OSCE en tant que plateforme unificatrice pour rétablir la confiance dans les relations internationales, sa contribution à la lutte contre les défis transnationaux tels que le terrorisme, le trafic de stupéfiants et les cybermenaces, ainsi que les perspectives d'harmonisation des processus d'intégration dans l'espace paneuropéen. Il est prévu d'évoquer le travail de l'OSCE dans les Balkans et d'échanger les visions du rôle de l'Organisation dans la contribution au règlement de différents conflits régionaux, y compris dans l'est de l'Ukraine.

Les interlocuteurs évoqueront en détail l'activité des missions de l'OSCE sur le terrain et des institutions spécialisées comme le BIDDH et le représentant pour la liberté des médias - notamment le besoin de redresser le déséquilibre dans leur travail - ou d'autres structures, ainsi que des questions de cadres relatives aux changements prévus au sein de leur direction.

Nous comptons sur des négociations fructueuses et constructives sur tous les sujets mentionnés.

 

Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la 6e Conférence de haut niveau sur la sécurité  à Moscou

 

Le Ministère russe de la Défense organise la 6e Conférence de haut niveau sur la sécurité à Moscou du 25 au 27 avril. Plus de 700 représentants des institutions publiques, des organisations internationales et non gouvernementales de 85 pays devraient participer à ce forum annuel.

Parmi les principaux intervenants des institutions publiques et des ministères russes, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov tiendra un discours pour évoquer un large éventail de questions d'actualité relatives à la lutte contre le terrorisme international, à la sécurité régionale et internationale au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, sur le continent européen, en Asie centrale, ainsi que dans la région Asie-Pacifique.

On s'attend à ce que cette conférence réaffirme son haut statut de plateforme internationale pour l'échange d'avis et le partage d'expériences afin de lutter contre les nouveaux risques et défis qui nécessitent une approche complexe globale.

 

Sur la participation russe à la conférence internationale de levée de fonds pour venir en aide au Yémen

 

La conférence de haut niveau visant à lever des fonds pour aider le Yémen à surmonter la crise humanitaire qu'il traverse, organisée par l'Onu, la Suisse et la Suède, se tiendra à Genève le 25 avril. La Russie y sera représentée par le Vice-ministre russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov.

Selon les estimations de l'Onu, la guerre au Yémen est déjà la plus grande crise humanitaire de notre époque. Il s'agit d'une épreuve extrêmement difficile pour la population de ce pays. Selon la fourchette basse, au moins 7 500 personnes ont été tuées et plus de 40 000 ont été blessées. 80% de la population a besoin d'une aide humanitaire, soit près de 19 millions de personnes. Plus de 7 millions d'habitants ne mangent pas à leur faim.

Parmi les objectifs de la conférence: assurer le financement du plan de réaction humanitaire de l'Onu, se montrer solidaire avec la population yéménite qui souffre d'une catastrophe humanitaire, envoyer au nom de la communauté internationale un signal clair aux belligérants concernant la nécessité de respecter rigoureusement le droit humanitaire international et d'assurer l'accès de la population à l'aide humanitaire.

Pendant la conférence, nous accentuerons notre appel à cesser immédiatement le conflit qui - nous en sommes entièrement convaincus - n'a pas de solution militaire. Les parties doivent revenir à la table des négociations avec la médiation de l'envoyé spécial du Secrétaire général de l'Onu Ismail Ould Cheikh Ahmed. La normalisation de la situation humanitaire dans le pays ne sera possible qu'à travers un cessez-le-feu durable et le lancement d'un règlement politique du conflit.

 

Sur la reprise du travail de la session extraordinaire du Conseil exécutif de l'Organisation pour l'interdiction de l'arme chimique

 

Je voudrais rappeler que la session extraordinaire du Conseil exécutif de l'Organisation pour l'interdiction de l'arme chimique (OIAC) a repris son travail aujourd'hui mercredi 19 avril sur la situation en Syrie suite aux événements de Khan Cheikhoun. Le chef de la délégation russe et Représentant permanent auprès de l'OIAC est l'Ambassadeur Alexandre Choulguine. Mikhaïl Oulianov, directeur du Département pour la non-prolifération et le contrôle des armements, participera aux débats.

Nous publierons rapidement la retranscription des discours sur le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères et nous vous informerons du travail de cet organisme.

 

Sur le 1er Sommet des peuples autochtones de la région de Barents

 

Le 1er Sommet des peuples autochtones de la région de Barents sera organisé à Moscou le 28 avril dans le cadre de la présidence russe du Conseil euro-arctique de Barents (CEAB) en 2015-2017 pour développer le dialogue de coopération entre les représentants des institutions publiques, des affaires et des organisations des peuples autochtones de la région.

Pour éviter toute confusion, je voudrais attirer votre attention sur le terme "sommet" et préciser que la participation de chefs d’État n'est pas prévue au forum. Nous attendons des représentants de peuples autochtones, ainsi que des représentants de différentes branches du pouvoir - je vais en parler plus en détail.

Cette initiative a été avancée par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pendant la 15e session ministérielle du CEAB à Oulu (Finlande) le 14 octobre 2015.

Cette activité se déroulera bout à bout avec la 12e Foire internationale Trésors du Nord et s'articulera autour d'une réunion plénière et de tables rondes avec la participation des représentants de peuples autochtones de la région de Barents, de la Douma d’État et du Conseil de la Fédération de l'Assemblée fédérale de la Fédération de Russie, des ministères et des services russes concernés, des administrations de la République de Carélie, de la région de Mourmansk et du District autonome de Nenets. Des représentants des institutions régionales et nationales du pouvoir exécutif et législatif des pays d'Europe du Nord participeront également au Sommet.

Les participants évoqueront les questions d'actualité pour les peuples autochtones de Barents relatives au développement socioéconomique et à l'amélioration du niveau de vie dans la région en mettant l'accent sur la préservation de leur ordre économique traditionnel, la défense des milieux linguistiques et la protection de la singularité de leur culture.  

 

Sur l'étude de l'Unicef portant sur la situation humanitaire en Ukraine en mars

 

L'Unicef a publié sa nouvelle étude mensuelle concernant la situation humanitaire en Ukraine en mars 2017.

Actuellement, le personnel de l'Unicef travaille des deux côtés de la ligne de démarcation à Kharkov, à Dniepropetrovsk, à Kramatorsk, à Donetsk et à Marioupol. L'Unicef participe à la mise en œuvre de projets dans le domaine de l'éducation, de l'approvisionnement en eau, de l'assainissement, de la santé (notamment la lutte contre le VIH/Sida), de l'alimentation et de la protection des enfants. L'appel humanitaire de l'Onu, pour la partie qui concerne l'Unicef, a été financé à environ un tiers (9 millions de dollars sur les 32 nécessaires ont été versés).

Se référant à l'OSCE, l'étude constate que l'intensité des activités militaires diminue même si l'on constate encore des tirs contre des sites civils, qui entraînent des perturbations d'alimentation en eau. Les informations sur les pertes civiles font état de 5 adultes et d'un enfant tués, ainsi que de 36 personnes blessées.

L'interprétation, par les auteurs de l'étude, du déroulement des événements concernant le blocus commercial des DNR et LNR donne l'impression qu'il s'agissait d'une réponse des autorités de Kiev à l'instauration d'un "contrôle extérieur" sur toutes les entreprises ukrainiennes telles que Eaux du Donbass et MTS. Rien n'est dit sur les agissements provocateurs des fameux "vétérans de l'opération antiterroriste" qui ont bloqué les communications de transport avec le Donbass au début de l'année. Comme si tout le monde ignorait ce fait.

Parmi les incidents qui ont influencé la situation générale, on mentionne l'assassinat d'un ancien "législateur russe", la fermeture temporaire de la frontière russo-ukrainienne dans la zone de Tchernigov et l'attaque contre le Consulat général de Pologne à Loutsk.

Dans ce contexte, nous voudrions noter que la situation difficile des enfants du Donbass (selon l'Unicef, le nombre d'enfants ayant besoin d'aide a passé la barre du million) est aggravée par le blocus décrété par le gouvernement ukrainien sur la fourniture de nourriture et de médicaments dans le sud-est du pays.

De notre côté nous faisons tout pour faciliter la situation de la population dans le besoin. Au 23 mars 2017, la Russie avait envoyé aux DNR et LNR 62 convois humanitaires d'un total de plus de 66 700 tonnes. Voici la liste principale des cargaisons humanitaires qu'ils contenaient: de la nourriture, des médicaments, du carburant, des matériaux de construction, des équipements électroniques, des groupes électrogènes, des moyens agricoles spéciaux et des livres éducatifs.

D'après le Service fédéral de migration de Russie, le nombre total de citoyens ukrainiens résidant en Fédération de Russie au 16 mars 2017 s'élevait à 2 300 320 personnes, dont 1 015 214 venus du sud-est de l'Ukraine. 31 sites d'hébergement provisoire ont été installés sur le territoire russe dans 14 régions. Les migrants forcés d'Ukraine reçoivent régulièrement une aide alimentaire, médicale et autre.

Dans ce contexte, je voudrais également mentionner le thème des fake news, qui constituent en réalité une véritable campagne de désinformation. J'ai annoncé aujourd'hui un chiffre qui montre clairement que la Russie a envoyé aux DNR et LNR plus de 60 convois humanitaires. Souvenez-vous comment tout a commencé. Tout a commencé par les tweets et les publications de la presse occidentale insinuant que la Russie aurait lancé une invasion militaire en Ukraine. Les convois humanitaires (camions blancs) avec les inscriptions appropriées étaient présentés comme des convois de matériel militaire.

Qui diffuse des fake news? Je pense qu'il ne faut pas aller chercher trop loin. Aujourd'hui, on ne sait pas pourquoi, tout le monde garde le silence. Personne ne remarque les convois humanitaires dans le Donbass. Il n'y a pas de tweets, nous ne voyons pas et nous ne verrons pas d'articles dans la presse occidentale à ce sujet.

 

Sur l'apparition de fausses pages d'établissements diplomatiques russes sur Facebook

 

Pour poursuivre au sujet de l'agression médiatique contre notre pays, passons à une question  encore plus complexe. Ces derniers temps, nous constatons une recrudescence des cas de création de fausses pages d'établissements diplomatiques russes sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook. Y sont par exemple apparus des faux profils de nos ambassades en République tchèque et en Slovaquie qui diffusent des publications provocatrices induisant en erreur les utilisateurs. Ces dernières portent sur les thèmes retentissants qui attirent une grande attention des utilisateurs. Nous avons noté que le niveau professionnel de gestion de ces fausses pages était très élevé. Ce n'est que le début de l'histoire. Le plus intéressant reste à venir.

Après nos requêtes de bloquer ces fausses pages, l'administration et les modérateurs ont fait exactement l'inverse: le réseau social Facebook a bloqué la page officielle de l'Ambassade de Russie en Slovaquie pour conserver la fausse page créée par des malfaiteurs cybernétiques inconnus.

Nous considérons cet acte comme une nouvelle attaque médiatique contre notre pays. Voilà en ce qui concerne les hackers, l'influence, l'agression médiatique, les guerres médiatiques et autres provocations. Nous plaçons l'apparition de telles fausses pages dans le contexte d'un nouveau cycle d'agression médiatique précisément du côté de l'Occident. Nous appelons les utilisateurs à être prudents non seulement par rapport à l'information diffusée via les pages des ambassades et des institutions russes, mais également en général car vos pages personnelles tout comme les pages de vos compagnies peuvent être dupliquées pour induire les utilisateurs en erreur. De nombreux utilisateurs peuvent subir un tel sort.

Étant donné qu'il n'existe pas de représentation de Facebook en Russie, le Ministère russe des Affaires étrangères a envoyé toutes les informations sur les faits mentionnés à Roskomnadzor – Service fédéral de supervision des communications, des technologies de l'information et des médias. Bien sûr, la logique nous fait penser que de telles requêtes doivent être adressées au bureau américain de Facebook. Je vais vous citer un exemple en évoquant une expérience personnelle.

J'ai une page Facebook. Elle est assez populaire et consultée. C'est ma page personnelle. Cela servira d'exemple concret pour en parler. Certains me demandent, pas uniquement des journalistes ou des personnalités publiques mais également des utilisateurs ordinaires des réseaux sociaux, s'il s'agit bien de ma page étant donné qu'il existe de nombreuses fausses pages. A une certaine étape, il y a quelques années, j'ai compris qu'il était assez difficile de répondre à tout le monde. Mais les gens doivent effectivement avoir des informations claires et puisqu'il s'agit d'une personnalité publique, sa page doit être vérifiée d'une certaine manière. Comme vous le savez, Facebook propose un tel service, une telle option – la vérification de la page en y apposant un signe spécial. En fournissant toutes les données personnelles pour prouver que c'était bien ma page, nous avons envoyé une requête au bureau de cette compagnie pour demander d'attribuer un signe de vérification à mon profil pour éviter les fakes. De cette manière, les utilisateurs auraient pu jouir de leur droit à accéder à des informations véridiques. Et vous savez quoi? Nous n'arrivons toujours pas à obtenir ce signe. Les explications sont comiques et étranges. D'abord, il a été dit qu'il fallait réunir un grand nombre d'utilisateurs sur sa page. Aujourd'hui le nombre d'utilisateurs de ma page dépasse les 300 000 abonnés. Je pense que ce n'est pas si mal pour Facebook et pour soulever la question de la vérification. Puis ils ont invoqué des problèmes techniques et qu'il était très difficile d'attribuer de tels signes via le bureau aux USA. Or de tels signes sont attribués, entre autres, à l'opposition russe hors système. Il est très difficile de comprendre le principe d'attribution du signe de page vérifiée.

J'ai cité cet exemple pour répondre à la question de savoir pourquoi nous n'avions pas agi par le biais du bureau américain. Nous l'avons fait à plusieurs reprises et avons posé la question aux collègues américains, à l'Ambassade des États-Unis à Moscou pour demander de donner des contacts directs et de contribuer à l'établissement d'un dialogue entre la Russie et l'une des plus grandes compagnies dans le milieu cybernétique américain. Malheureusement, nous sommes confrontés au fait qu'en luttant soi-disant contre les fakes, la compagnie Facebook, notamment, devient bon gré mal gré un outil de propagation de fakes. Si les USA et le Département d’État américain dépensent autant de forces et d'argent pour combattre les fakes, alors commencez par vous-mêmes et par votre propre compagnie, regardez ce qui se passe. On ne peut pas bloquer la page officielle d'une Ambassade tout en laissant actif le faux compte. Nous devons changer quelque chose et créer un canal de communication. Après tout, il n'est pas simplement question de la page d'un individu ou d'une compagnie.

Je le répète: je sais parfaitement à quel point il est désagréable pour les utilisateurs et les entrepreneurs ordinaires de voir leurs pages dupliquées par des fakes. Il est question de pages d'institutions officielles. Regardez combien d'attentats se produisent en Europe. Pour de nombreux utilisateurs de réseaux sociaux ce sont les pages de nos ambassades qui deviennent une source d'information véridique et rapidement diffusée où il est possible de trouver les contacts de l'ambassade, de laisser des commentaires, etc. C'est, entre autres, une question de sécurité, sans parler de sécurité informatique. C'est pourquoi nous avons dû attirer votre attention et celle de Roskomnadzor.

 

Sur les publications de médias balkaniques concernant la livraison d'armes russes dans la région pendant le conflit en ex-Yougoslavie de 1991-1995

 

Nous avons noté la publication, par plusieurs médias balkaniques, d'articles sur de prétendues livraisons d'armes russes, y compris de systèmes antiaériens S-300, en Croatie pendant le conflit de 1991-1995. Cette information, présentée sournoisement, sous-entend que la Russie aurait joué un rôle malsain dans cette situation.

Nous avons publié notre réponse dans la rubrique appropriée. Je rappelle qu'il y a un mois nous avons lancé une rubrique qui perce à jour les fakes, pour lutter contre la propagation de fausses informations.

Nous voudrions souligner une nouvelle fois que nous avons immuablement respecté nos engagements juridiques internationaux par rapport à l'embargo décrété par l'Onu sur les exportations d'armements aux belligérants pendant la crise yougoslave de 1991-1995. Durant cette période une grande quantité d'armes, de munitions et de matériel de fabrication soviétique était présente dans les pays d'Europe centrale et de l'Est, ainsi que dans les ex-républiques soviétiques. Ce n'est pas un secret. On sait que des malfaiteurs croates en ont profité pour alimenter Zagreb. La Fédération de Russie n'avait rien à voir dans ces transactions.

Par ailleurs, l'objectif de la campagne de propagande basée sur de spéculations malintentionnées autour de ce fake est parfaitement clair: nuire à la coopération de la Russie avec les États amis des Balkans et compliquer la coopération avec nos partenaires, notamment avec la Serbie. Je le répète: nous suivrons ces articles et nous y réagirons rapidement.

 

Sur les déclarations antirusses du directeur de la CIA Mike Pompeo

 

Nous ne pouvons pas ne pas commenter la première allocution publique du directeur de la CIA Mike Pompeo au Centre d'études stratégiques et internationales de Washington le 13 avril, qui a critiqué la Russie, parlé d'ingérence de la Russie dans les élections et dans les affaires intérieures d'autres États, et dit que "la Russie était un territoire de propagande en la personne de Russia Today". La liste traditionnelle. Nous l'avons déjà entendue avec plus ou moins de variations. En particulier, la principale critique visait WikiLeaks. C'est cette structure qui a provoqué la colère du directeur de la CIA.

Il a directement déclaré que WikiLeaks avait coopéré avec les services russes, notamment qu'il aurait été utilisé par la GRU (direction générale des renseignements militaires) pour diffuser des informations compromettantes volées sur les serveurs du Parti démocrate. Selon lui, Julian Assange et Edward Snowden sont des "traîtres".

Mais ce n'est pas le plus intéressant: bien que le directeur de la CIA qualifie ces sites et ces individus de "traîtres" et dise "qu'ils travaillent pour d'autres pays", lui-même a utilisé WikiLeaks avec beaucoup de succès, sans parler de son utilisation à des fins professionnelles. Ce n'est pas mon histoire, c'est la vôtre. Mais sur internet il en a profité ouvertement.

Ainsi, dans un tweet du 24 juillet 2016, il a pointé les informations publiées sur le site concernant la correspondance du Parti démocrate comme étant la "preuve" que pendant les primaires, Barack Obama et tout le parti donnaient des armes à Hillary Clinton. Dans ce cas, il faut l'inscrire également dans la liste des traîtres puisqu'il a utilisé ces informations pour appuyer sa version. Ou il faut tirer les choses au clair. Si vous utilisez vous-mêmes ces données, alors décidez-vous: les gens qui travaillent pour la Russie sont-ils des traîtres ou non? Il ne peut pas en être ainsi. C'est honteux d'en parler. Depuis ce tweet a été supprimé, mais sa copie a été conservée. Mikhaïl Boulgakov écrivait à son époque que "les écrits ne brûlent pas". Les tweets encore moins.

 

Sur l'attribution d'un prix pour la diabolisation de la Russie

 

Je ne peux pas ne pas féliciter les journalistes du New York Times qui ont reçu le prix Pulitzer 2016 pour une série d'articles sur la Russie. C'est pour cela qu'on attribue des prix aujourd'hui. L'idée principale de leurs publications étant qu'il n'existe aucune différence entre la Russie contemporaine et poststalinienne. 62 ans de drame.

Après de tels articles et la manière dont ces prix sont attribués, on s'interroge sur le rôle des médias principaux américains et de toute la campagne de propagande menée actuellement contre la Fédération de Russie. On ne peut pas les définir autrement que comme des acteurs de la propagande.

 

Sur la situation autour du navire russe Merle intercepté en Libye

 

Ce cargo a été arrêté par la garde côtière libyenne dans les eaux de la Libye le 5 mars et a été convoyé jusqu'au port de Tripoli avec ses 7 membres d'équipage russes, qui sont détenus actuellement sur une base militaire dans la capitale du pays.

L'Ambassade de Russie en Libye (temporairement installée en Tunisie), a immédiatement contacté les autorités libyennes à Tripoli après avoir reçu l'information concernant l'incident avec ce navire pour demander d'organiser un entretien avec les marins russes, tout en demandant des explications sur les raisons de l'arrestation du Merle.

La rencontre avec les membres d'équipage a été organisée à la base Maïtiga le 13 mars. Les citoyens russes ont reçu des objets de première nécessité et ont obtenu de l'aide pour entrer en contact avec leurs proches. A l'heure actuelle on entretient un contact régulier avec les autorités locales, ce qui permet de recevoir des informations sur les Russes détenus. Selon nos informations, l'équipage est accusé de tentative illégale d'exporter de la ferraille en complicité avec des personnes non identifiées.

Le 3 avril, à la demande du Parquet libyen, le tribunal a prolongé la durée de détention des marins d'un mois.

Malheureusement, malgré nos nombreuses demandes, le Ministère des Affaires étrangères du Gouvernement d'entente nationale (GEN) de Tripoli n'a toujours pas fourni d'explications officielles sur les raisons de l'interpellation du cargo, se référant à l'enquête en cours. La question de la libération du navire et du rapatriement au plus vite des marins russes a été soulevée par le ministère russe des Affaires étrangères auprès du chef du Conseil présidentiel et Premier ministre du GEN Fayez al-Sarraj, qui a promis de prendre personnellement la direction de l'enquête.

Dans le cadre de ses compétences, le Ministère russe des Affaires étrangères continuera d'entreprendre toutes les mesures nécessaires pour garantir les droits et les intérêts légitimes des citoyens russes, ainsi que pour leur libération au plus vite.

Nous voudrions noter également qu'en dépit des recommandations réitérées et insistantes du Ministère russe des Affaires étrangères adressées aux opérateurs économiques qui effectuent des transports internationaux, ainsi qu'aux Russes qui font partie des équipages de navires et des avions, de s'abstenir de voyages en Libye pour des raisons de sécurité car de tels incidents continuent, malheureusement. Pendant plus d'un an, la Libye a retenu le cargo Mekhanik Tchebotarev et son équipage interpellés en septembre 2015. Un procès est en cours à l'encontre du capitaine du pétrolier Temeteron et de son assistant supérieur arrêtés en juin 2016.

 

Réponses à la presse:

Question: Bakou a fait savoir à plusieurs reprises sa disposition à participer à une réunion trilatérale au niveau des ministres des Affaires étrangères de l'Azerbaïdjan, de la Russie et de l'Arménie sur le processus de paix du Haut Karabagh. Il y a quelque temps, les coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE ont évoqué l'éventualité d'organiser une telle réunion à Moscou et appelé les parties à revenir au plus vite à la table des négociations. Une telle réunion sur le processus de paix du Haut Karabagh est-elle prévue? Si non, pourquoi? Y a-t-il des contacts?

Réponse: La probabilité des contacts que vous avez mentionnés sur le processus de paix du Haut Karabagh existe. Il n'y a pas pour l'instant de données concrètes que je pourrais vous communiquer. Je répète qu'une telle rencontre est probable. Nous vous informerons dès l'apparition de données plus concrètes.

Question: Pendant l'entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Secrétaire général de l'OSCE Lamberto Zannier, est-il prévu d'évoquer le processus de paix du Haut Karabagh?

Réponse: Je pense que parmi d'autres questions, celle-ci pourrait également être évoquée étant donné qu'elle revêt aujourd'hui une pertinence particulière.

Question: En ce qui concerne la situation du citoyen russe Alexandre Lapchine, il a été noté à plusieurs reprises que le Ministère russe des Affaires étrangères suivait en permanence cette question et entreprenait toutes les mesures possibles pour défendre ses droits. On voudrait savoir si le Ministère russe des Affaires étrangères prend aussi des mesures pour défendre le citoyen russe Dilgam Askerov qui a été condamné à perpétuité en décembre 2014 par le tribunal illégitime de la République du Haut Karabagh non reconnue.

Réponse: Je demanderais des précisions à ce sujet pour vous fournir des informations détaillées sur la situation.

Question: Le 23 avril se tiendra le premier tour de l'élection présidentielle en France, dans un contexte d'hystérie médiatique antirusse sans précédent - y compris contre les candidats qui prônent une amitié avec la Russie comme Marine Le Pen. Quelles sont vos attentes par rapport à cet événement?

Réponse: Nos attentes par rapport à cet événement concernent uniquement le fait qu'une élection présidentielle va se tenir en France conformément aux lois de ce pays et que les citoyens français vont élire leur président. Nous espérons également que notre position est claire pour les journalistes aussi bien russes qu'étrangers: les élections sont une affaire intérieure de la France, c'est le choix du peuple français que nous considérons avec beaucoup de respect.

Question: Quelle est la position officielle de la Russie par rapport au lancement par l'armée de l'air américaine de la "mère des bombes" sur le territoire afghan?

Réponse: En ce qui concerne les détails concrets, je pense qu'il faut s'adresser à nos experts militaires. Nous avons dit à plusieurs occasions que les actions des USA en Afghanistan n'étaient pas du tout systémiques et n'apportaient pas la stabilisation tant attendue mais détérioraient au contraire la situation. Malheureusement plus on avance, plus les faits se multiplient qui viennent confirmer ce constat.

Question: Le Président américain Donald Trump a récemment reconnu dans une interview l'existence d'un risque de guerre nucléaire entre la Corée du Nord et les États-Unis. Le Ministère nord-coréen des Affaires étrangères a déclaré à son tour être prêt à riposter à une attaque américaine. Quelle est, selon vous, la perspective d'un éventuel conflit entre les USA et la Corée du Nord?

Réponse: Je le qualifierais de "querelle verbale de destruction massive". Ce n'est pas un problème nouveau et on sait que sa solution se trouve dans les négociations. Il a sa propre base juridique internationale, histoire et expérience. Ce n'est pas la première administration des USA qui se penche sur la question. Nos collègues américains ont une très mauvaise habitude – d'abord ils font quelque chose, puis ils commencent à étudier la question. Ce fut le cas avec l'Ukraine, avec la Syrie et avec beaucoup d'autres dossiers de la dernière décennie. On voudrait vraiment que la situation à ce sujet se déroule selon un scénario foncièrement différent – d'abord étudier la question, puis comprendre et choisir la meilleure stratégie, et seulement ensuite faire des déclarations et agir. La communauté internationale a accumulé une immense expérience. Certaines choses n'ont pas fonctionné, d'autres ont apporté un résultat positif. On voudrait vraiment qu'en tenant de telles déclarations la partie américaine ne choisisse pas le scénario habituel, mais commence par étudier la question, par élaborer une stratégie avant d'agir.

Question: Dans le contexte d'aggravation de la situation sur la péninsule de Corée, les deux parties – les USA et la Corée du Nord – échangent des déclarations retentissantes et s'accusent mutuellement de pousser l'autre au conflit. De leur côté, la Russie et la Chine veulent relancer les pourparlers à Six.

Réponse: Je ne peux que le réaffirmer. Combien de situations avons-nous vu évoluer dans le monde selon la méthode du recours à la force irréfléchi? Dites-moi: où ce scénario s'est-il terminé par un "happy end"? Vous ne trouverez pas de tel exemple car il n'y en a pas. Créer un nouveau foyer de tensions, qui plus est quand il est question de l'arme nucléaire, est une perspective très dramatique.

Question: Récemment un vice-ministre nord-coréen des Affaires étrangères a déclaré à la chaîne Al Jazeera que les pourparlers à Six sur la dénucléarisation de la péninsule de Corée "n'étaient plus utiles" et qu'elles avaient été "tuées dans l'œuf". Faut-il le prendre comme de simples paroles ou est-ce une décision de Pyongyang?

Réponse: Je ne peux que répéter que nous restons attachés aux accords conclus et à l'expérience, dans le sens où il faut l'étudier à nouveau, "faire l'inventaire" des avantages et des inconvénients, des succès et des erreurs pour avancer dans ce sens.

Question: Vous avez commenté la présidentielle en France. L'identité du vainqueur n'a-t-elle vraiment pas d'importance pour vous?

Réponse: Pour nous, c'est le choix des citoyens français. A l'issue de l'élection sera formée une nouvelle équipe qui définira les priorités de la France et notamment la ligne qui sera suivie dans les relations avec la Fédération de Russie. Nous travaillerons avec nos collègues français. La question de savoir quel candidat à la l'élection est prioritaire et qui nous soutenons n'a jamais été soulevée par la Russie. Ce n'est pas notre style. Malheureusement nos collègues occidentaux soutiennent activement, publiquement ou non et par différents moyens, les candidats d'un autre pays avant l'élection en décidant ainsi à la place des citoyens quel candidat est plus fort et quel candidat a moins de chances de gagner. Cela n'est conforme ni au droit international et à la Charte de l'Onu en particulier, ni aux principes démocratiques qui régissent le vote et le déroulement des élections. Cela peut aller jusqu'à une pression directe sur les électeurs quand les dirigeants, les chefs de diplomatie et les politiciens éminents qui sont effectivement intégrés au système mettent en garde les populations et les citoyens d'un autre pays contre le vote pour tel ou tel candidat car il pourrait conduire à de sérieuses complications et difficultés. Ils appellent à réfléchir à la justesse de leur choix. Peut-on le considérer autrement qu'une ingérence dans les affaires intérieures?

Question: Que penserez-vous de la situation si la Corée du Nord essayait à nouveau une arme nucléaire? Que pouvez-vous dire des menaces de la Corée du Nord de lancer des missiles balistiques chaque semaine?

Réponse: Je viens de dire que nous sommes attachés aux documents internationaux qui donnent une appréciation de la situation dans la région, y compris des lancements qui enfreignent les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Il faut adopter une approche complexe en partant de l'expérience accumulée et de la base juridique existante. Vous savez que nous livrons rapidement des appréciations aux actions entreprises par les pays impliqués dans la région.

Question: La fondation L'Amérique pour la Bulgarie a récemment émis un rapport qui accuse les médias bulgares de propagande antidémocratique, les qualifiant de "porte-voix du Kremlin" à cause de leur critique des États-Unis.

Réponse: Vous savez, il faut encore mériter cette distinction honorable de "porte-voix du Kremlin". Il ne faut pas coller des étiquettes à n'importe qui. Il faut le mériter. Qu'ils ne s'efforcent pas: ce ne sera pas si facile d'obtenir ce grade de "porte-voix du Kremlin".

Question: Que fait le Ministère russe des Affaires étrangères pour éviter la catastrophe humanitaire dans la ville syrienne de Deir ez-Zor, assiégée depuis trois ans?

Réponse: Comme vous le savez, nous apportons une aide humanitaire à la Syrie depuis le tout début de la crise dans ce pays. Cela fait plusieurs années que la Russie livre des produits alimentaires, des médicaments et organise la logistique de cette aide qui a, d'ailleurs, autant d'importance que les fournitures en elles-mêmes. L'organisation de l'acheminement et la répartition de l'aide humanitaire est une mission très difficile et dangereuse. Nous coopérons avec les autorités compétentes, l'Onu et les ONG qui exercent également une activité humanitaire sur le territoire syrien. Ce n'est qu'une partie des mesures que nous prenons. Je peux demander des précisions concernant Deir ez-Zor pour vous en informer.

Question: Je suis diplômé de l'Université russe de l'amitié des peuples (RUDN). Le 13 avril, nous nous sommes rendus au siège de l'Unesco à Paris pour y jouer un concert. Cette université est unique car elle accueille des étudiants de 150 pays du monde. Comme nous le savons, vous avez écrit votre thèse à la RUDN sous la direction de recherche du professeur Alexeï Maslov.

Réponse: Vous savez tout, on ne peut rien vous cacher. Aucune vie privée!

Question: Quelles impressions gardez-vous de cette université?

Réponse: J'ai gardé d'excellents souvenirs de cette université où, en effet, j'ai soutenu ma thèse. Le conseil était doctoral mais je défendais une thèse de candidat. J'ai gardé une excellente impression des directeurs de recherche, des experts. C'était un excellent institut, devenu aujourd'hui une université qui apporte énormément d'opportunités aux étudiants et aux candidats.

Je voudrais dire que dans pratiquement chaque délégation qui se rend en Fédération de Russie pour s'entretenir avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, il y a quelqu'un qui a été diplômé chez nous encore à l'époque soviétique, y compris à la RUDN. Aujourd'hui des étudiants de nombreux pays y suivent leurs études dans le cadre de programmes d'échange. Tout le monde réagit très positivement concernant cette université.

Question: Nous vivons dans le pays le plus culturel du monde – en Russie. Savez-vous que, dans les fermes européennes, on met parfois de la musique classique pour que les vaches donnent plus de lait? Est-il possible de se rendre avec vous à la Maison de la musique et, sous votre patronage, procéder à une telle thérapie musicale? Pendant vos conférences de presse nous écoutons constamment parler de guerre.

Réponse: Je pense qu'il est difficile d'imaginer quelque chose de plus thérapeutique que nos conférences de presse. Elles ont un effet guérissant à 100%. Tout le monde guérit.

Question: Même le Ministère russe de la Défense a organisé un concert de musique classique à Palmyre. Si c'était possible, tous les journalistes y partiraient avec joie, y compris les opérateurs.

Réponse: Il faut réfléchir à l'accompagnement musical de la politique étrangère russe.

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