13 mars 201715:50

Communiqué du Département de l'information et de la presse du Ministère russe des Affaires étrangères concernant le travail mené au Conseil de sécurité des Nations unies sur la Syrie

475-13-03-2017

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Vendredi 10 mars, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté un communiqué de presse à l'issue des négociations intersyriennes qui avaient eu lieu à Genève le 3 mars sous l'égide de l'Onu. Pendant le travail sur le document, la délégation russe a réussi à préserver son équilibre en gardant l'accent sur les questions relatives au règlement politique. La déclaration salue les résultats de la réunion de Genève, fixe les paramètres proposés par le représentant spécial du Secrétaire général de l'Onu pour la Syrie comprenant quatre "paniers" thématiques équitables de négociations qui se concentrent sur l'administration, la réforme constitutionnelle, l'organisation des élections et la lutte conjointe contre le terrorisme. En particulier, l'importance du processus d'Astana auquel participent les représentants des autorités syriennes et de l'opposition armée a été soulignée.

Dans le même temps, il est regrettable que le Conseil de sécurité des Nations unies ne trouve toujours pas de dénominateur commun sur le dossier syrien. Ainsi, à cause de la position engagée de plusieurs membres occidentaux, il a été impossible de trouver un consensus sur le projet de communiqué de presse du Conseil de sécurité proposé par la Russie pour condamner l'attentat sanglant commis à Damas le 11 mars qui a fait plus de 70 morts, selon les dernières informations. En accord avec la vision politique qu'ils essaient d'imposer à ce dossier, ils ont essayé de manière injustifiée de changer l'orientation du document pour y ajouter des accusations contre les autorités syriennes et légitimer les agissements des terroristes. Au final, nous avons été contraints de retirer le projet. Pendant le débat sur ce texte les Occidentaux nous laissaient clairement entendre qu'ils employaient un "autre standard" vis-à-vis de la Syrie, qui n'impliquait pas une condamnation inconditionnelle du terrorisme. Les conséquences d'une telle approche pourraient être des plus déplorables. Dans le même temps, nous considérons comme primordial le fait que le crime commis à Damas a été fermement condamné par le Secrétaire général de l'Onu.

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