Agrégateur de contenus

4 octobre 201718:27

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 4 octobre 2017

1872-04-10-2017

  • de-DE1 en-GB1 es-ES1 ru-RU1 fr-FR1

Sur la rencontre du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec les diplômés d'université recrutés pour la première fois au sein du service diplomatique du Ministère

 

Lundi 9 octobre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra avec les diplômés d'université de 2017 recrutés pour la première fois au sein du service diplomatique du Ministère russe des Affaires étrangères.

Cette année a marqué un record depuis cinq ans: en tout, 115 jeunes spécialistes ont été embauchés en 2017 par le Ministère.

Ces rencontres sont déjà devenues une bonne tradition. Les jeunes collaborateurs diplomatiques du Ministère auront la possibilité de s'entretenir directement avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov sur les questions de politique étrangère d'actualité.

Des responsables du Ministère et des vétérans du service diplomatique russe, dont l'expérience et les connaissances n'ont pas de prix pour la nouvelle génération de diplomates, participeront également à cette réunion.

 

Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

à la réunion du CMAE de la CEI

 

Mardi 10 octobre à Socthi, sous la présidence du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, se tiendra la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères (CMAE) de la Communauté des États indépendants (CEI).

A l'ordre du jour: des questions englobant un large éventail de domaines de coopération multilatérale dans le cadre de la CEI, y compris sur les questions internationales d'actualité. Une attention particulière sera accordée à la lutte contre la corruption, à la garantie de la sécurité et à la lutte contre le terrorisme.

Les ministres devraient approuver le projet de déclaration soumis à la réunion des chefs d’État de la CEI sur le soutien de l'institution familiale et des valeurs familiales traditionnelles, élaboré à l'initiative russe dans le cadre de l'Année de la famille organisée en 2017 dans la Communauté.

Il est prévu d'adopter plusieurs documents visant à approfondir la coopération dans le domaine économique, du maintien de l'ordre public, militaire et socioculturel.

Les projets de documents approuvés à l'issue de la réunion seront soumis au Conseil des chefs d’État de la CEI (11 octobre à Sotchi) et au Conseil des chefs de gouvernement de la CEI (3 novembre, Tachkent).

Je voudrais attirer l'attention des journalistes sur le fait que le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères a publié une annonce concernant l'accréditation des journalistes pour cet événement. Ceux qui comptent le couvrir sont priés de s'accréditer d'ici le 6 octobre à midi.

 

Sur l'entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Ministre burundais des Relations extérieures et de la Coopération internationale Alain Aimé Nyamitwe

 

Le Ministre burundais des Relations extérieures et de la Coopération internationale Alain Aimé Nyamitwe se rendra en visite de travail à Moscou du 11 au 13 octobre. Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra avec son homologue le 12 octobre.

Les chefs de diplomatie évoqueront les questions relatives au développement des relations russo-burundaises, accorderont une attention aux aspects pratiques du développement de la coopération dans le domaine politique, commercial, économique, social et autres.

Les deux interlocuteurs échangeront leurs avis sur les principaux problèmes régionaux et internationaux en mettant l'accent sur le déblocage des situations de crise dans les points chauds du continent africain.

 

Sur la présentation de l'album "Joyau des Antilles" consacré à Cuba et au leader de la Révolution cubaine Fidel Castro

 

Vendredi 13 octobre, dans l'Atrium du bâtiment 1 du Ministère russe des Affaires étrangères, se tiendra la présentation de l'album "Joyau des Antilles" consacré à Cuba et au leader de la Révolution cubaine Fidel Castro.

L'ouvrage a été préparée par le Comité national de contribution à la coopération économique avec les pays d'Amérique latine conjointement avec le Conseil d'affaires Russie-Cuba, le Bureau des expéditions artistiques et le Centre culturel Orden sous la direction de l'académicien Vladimir Anissimov de l'Académie russe des beaux-arts et avec le soutien du Groupe Del Rio. Le recueil contient les reproductions de tableaux de peintres russes et soviétiques inspirés par l'Île de la liberté.

Les chefs de missions diplomatiques latino-américaines accréditées à Moscou, la Société russe de l'amitié avec Cuba, les représentants des institutions publiques et des milieux d'affaires coopérant avec La Havane ont été invités à la présentation. Dans le cadre de cet événement est prévue une exposition de plusieurs travaux parus dans cet album.

La venue du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est attendue.

 

Sur la mort de citoyens russes en République démocratique du Congo

 

Mardi 3 octobre, le Ministère de la Défense de la RDC a annoncé que parmi les cinq membres d'équipage de l'avion An-12 s'étant écrasé le 30 septembre dans la banlieue de Kinshasa, hormis les citoyens de l'Ukraine et de l'Ouzbékistan, se trouvaient trois Russes: le pilote en second Igor Morozov, l'ingénieur de bord Boris Mironov et le navigateur Andreï Tchebotarev qui travaillaient en RDC dans le cadre de contrats privés.

Prochainement, les autorités congolaises enverront à l'Ambassade de Russie à Kinshasa une lettre officielle avec les informations détaillées sur les membres russes de l'équipage de l'avion qui s'est écrasé. Les actions nécessaires seront mises en œuvre pour identifier les dépouilles et les rapatrier.

Nous exprimons nos sincères condoléances aux familles des personnes tuées dans cet incident tragique.

 

Sur l'évolution de la situation en Syrie

 

En dépit de toutes les incursions dangereuses des terroristes de Daech et de Nosra, qui tentent de profiter du deux poids deux mesures et de l'incohérence de certains de nos partenaires dans la lutte contre le terrorisme international pour réduire à néant les avancées vers la paix et le règlement politique, les tendances positives prévalent ces derniers temps dans l'évolution de la situation en Syrie. Le climat général dans les zones de désescalade au sud-ouest de la Syrie, dans les provinces de Homs et d'Idleb, ainsi que dans certaines zones de la province de Lattaquié, de Hama et d'Alep, est jugé stable dans l'ensemble. Il y a des provocations ponctuelles, mais elles ne sont pas systémiques et ne sapent pas significativement le cessez-le-feu en Syrie.

Les préparatifs de la 7e réunion internationale sur la Syrie à Astana prévue fin octobre se poursuivent. Le mécanisme de mise au point du fonctionnement des zones de désescalade travaille activement, y compris le Groupe de travail conjoint avec la participation de représentants des pays garants – la Russie, la Turquie et l'Iran. Les contacts se poursuivent dans le cadre du Centre de surveillance conjoint russo-américano-jordanien à Amman.

L'aviation russe frappe efficacement les terroristes de Daech à l'est et de Nosra à l'ouest de la Syrie, empêchant ainsi les tentatives de concentrer les forces et les moyens des terroristes pour organiser de nouvelles provocations. Les frappes du 3 octobre ont éliminé plusieurs chefs militaires de Nosra, leur chef Abou Mohamed al-Joulani a été grièvement blessé.

L'armée syrienne soutenue par l'aviation syrienne achève de pallier les conséquences de l'incursion de Daech dans la ville de Qaryatayn où les djihadistes se sont infiltrés à partir d'une zone contrôlée par les militaires américains près de la commune d'al-Tanf près de la frontière jordano-syrienne.

La Fédération de Russie continue d'apporter une aide humanitaire à la population syrienne en souffrance. Les médecins militaires russes ont déployé un hôpital supplémentaire à Alep. Dans ce nouvel établissement médical travaillent plusieurs brigades médicales. Chaque jour, plus de 100 Syriens reçoivent une aide médicale. Je voudrais noter en particulier que les médecins du Ministère russe de la Défense ont acheminé 7 tonnes de médicaments parce que la Syrie manque de médicaments de qualité à cause des sanctions des USA, de l'UE et d'autres pays.

Dans la ville de Homs, les militaires russes ont terminé la reconstruction de l'école secondaire Hassan Ibrahim pour 700 élèves. Dans la ville d'Adra, près de Damas, se sont achevés les travaux de mise en route de l'une des deux lignes de production de la chaîne de boulangerie Albassel, qui assurera une production quotidienne de plus de 10 tonnes de pain pour les habitants.

Dans la ville de Deir ez-Zor libérée, les spécialistes du Centre international de déminage de l'armée russe ont commencé le déminage des routes qui mènent à destination des sites sociaux de cette ville. Dans le but de garantir la sécurité du passage des convois humanitaires, les démineurs russes nettoient les routes et les bâtiments attenants.

Nous appelons les membres intéressés de la communauté internationale à apporter leur soutien au processus de désescalade et de stabilisation en Syrie, y compris à travers une aide supplémentaire à la population du pays. Les Syriens ont besoin d'une aide internationale pour reconstruire les sites vitaux, l'infrastructure sociale et économique, et déminer les territoires libérés des terroristes. Nous notons avec satisfaction l'intensification de l'activité des agences spécialisées de l'Onu et du CICR qui ont envoyé dernièrement des convois humanitaires dans différentes régions de la Syrie.

 

Sur la tragédie de Las Vegas

 

Au nom du Ministère russe des Affaires étrangères, je voudrais exprimer une nouvelle fois nos sincères condoléances suite à la terrible tragédie de Las Vegas. Ces derniers jours, des paroles de compassion et de soutien au gouvernement et à la population des USA ont été exprimées par le Président russe Vladimir Poutine et d'autres représentants officiels russes.

Le Ministère des Affaires étrangères continue évidemment de suivre l'évolution de la situation. Selon les informations actuelles, aucun citoyen russe ne compte parmi les victimes et les blessés. Les établissements diplomatiques russes demandent constamment des précisions et entretiennent le contact avec les autorités américaines, y compris avec la direction de la police de Las Vegas.

L'Ambassade de Washington travaille conjointement avec le Consulat général de Seattle. Malheureusement, vous le savez, notre Consulat général de San Francisco – le plus proche de Las Vegas et le plus grand à l'ouest des USA – a été récemment fermé sur décision des autorités du pays, et ses locaux ont été investis par les services de sécurité américains.

 

Sur la réunion du Groupe de contact OCS-Afghanistan

 

Mercredi 11 octobre à Moscou se tiendra la réunion du Groupe de contact OCS-Afghanistan. A l'ordre du jour: l'échange d'avis sur la situation actuelle en Afghanistan, la recherche de solutions pour le processus de paix afghan, ainsi que l'établissement de la coopération entre l'OCS et l'Afghanistan.

Ce format a été instauré en 2005 par la décision du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l'OCS pour coordonner les efforts dans la lutte contre le terrorisme, le séparatisme, l'extrémisme et le trafic de stupéfiants, pour le lancement du processus consultatif entre l'OCS et l'Afghanistan, la participation de l'Organisation à l'élaboration et à la mise en œuvre de programmes internationaux pour apporter de l'aide à l'Afghanistan afin de stabiliser la situation socioéconomique et humanitaire dans ce pays. Les modalités du fonctionnement du Groupe de contact sont déterminées par le Protocole et le Règlement de travail des représentants de l'OCS. Après l'obtention par l'Afghanistan du statut d'observateur auprès de l'OCS, l'activité du Groupe de contact a été suspendue.

Les 8 et 9 juin 2017, pendant le sommet de l'OCS à Astana, il a été convenu à l'initiative russe de relancer le travail de ce mécanisme, mais cette fois à plus haut niveau: au niveau de vice-ministres des Affaires étrangères. Cette décision s'explique par la dégradation grandissante de la situation en Afghanistan et le renforcement menaçant de l'activité des groupes terroristes, y compris Daech, ce qui crée de graves risques pour la sécurité régionale.

Nous sommes convaincus que nos efforts conjoints dans le cadre de l'OCS contribueront au rétablissement de l'Afghanistan en tant que pays pacifique, stable et économiquement prospère.

 

Sur le progrès dans le rétablissement de l'unité interpalestinienne

 

Dimanche 17 septembre au Caire, à l'issue des négociations avec les représentants du gouvernement égyptien, le mouvement Hamas a annoncé la dissolution du Comité administratif dans la bande de Gaza, a appelé le Gouvernement palestinien d'entente nationale à répandre son pouvoir sur la bande et a soutenu la proposition d'organiser des élections palestiniennes générales.

Lundi 2 octobre, sur décision du Président Mahmoud Abbas pour organiser le travail des autorités centrales de la Palestine dans la bande de Gaza, l'ensemble du cabinet y est arrivé de Ramallah avec le premier ministre Rami Hamdallah. Le lendemain, la réunion du gouvernement s'est tenue à Gaza.

Nous pensons que le début du processus de passation des affaires de Gaza des structures du Hamas aux autorités officielles palestiniennes est une démarche importante et opportune allant dans le sens des efforts pour rétablir l'unité nationale palestinienne. Le rôle de médiation de l’Égypte mérite d'être mentionné en particulier.

 

Il est évident qu'il est impossible de surmonter immédiatement la scission qui perdure depuis 10 ans entre Ramallah et Gaza – ce processus demande du temps et une grande volonté politique. Nous appelons les Palestiniens à conserver leurs dispositions constructives pour parvenir à une véritable unité sur la plateforme politique de l'Organisation de libération de la Palestine et de l'Initiative de paix arabe. L'accomplissement de cette tâche difficile est une prémisse indispensable à la réalisation des attentes légitimes du peuple palestinien de créer leur propre État indépendant dans les frontières de 1967 conformément aux normes du droit international.

De notre côté, nous continuerons d'aider toutes les parties palestiniennes dans cette affaire.

 

Sur l'adoption par le Canada d'un texte analogue à la "loi Magnitski"

 

Nous sommes profondément déçus par l'adoption, par le Parlement canadien, de la loi sur la justice envers les victimes des fonctionnaires étrangers corrompus ce lundi 2 octobre. Elle a été copiée en grande partie sur la loi américaine odieuse dite "loi Magnitski" et détériore davantage les relations russo-canadiennes car elle vise directement à adopter des sanctions contre les citoyens de notre pays.

Vous comprenez que cette ligne ne mènera à rien de bon. Nous avons déjà souligné plusieurs fois que toute action antirusse des autorités canadiennes ne resterait pas sans réponse. Nous avertissons une nouvelle fois qu'en cas de durcissement de la pression de sanctions, conformément au principe de réciprocité, nous élargirons symétriquement la liste des personnalités canadiennes interdites de séjour en Russie.

Nous espérons toutefois que le bon sens prendra le dessus à Ottawa et que les autorités canadiennes comprendront enfin l'absence de perspective et la nuisibilité de la ligne de confrontation. L'isolement de la Russie a échoué. Désormais, les partenaires misent sur l'auto-isolement de la Russie, qui porte préjudice aux intérêts du Canada lui-même et empêche notamment la lutte conjointe contre le terrorisme, la coopération bilatérale en Arctique et dans d'autres domaines. Nous ne sommes pas certains que les Canadiens diront merci à leurs autorités pour une telle politique à courte vue.

 

Sur l'épidémie de peste à Madagascar

 

Une épidémie de peste a été constatée début septembre à Madagascar. On note une infection par deux formes de maladie – pulmonaire et bubonique. Selon les informations officielles, à l'heure actuelle 144 cas d'infection, dont 28 létaux, ont été enregistrés. L'épidémie touche essentiellement les grandes villes d'Antananarivo et Toamasina. Une quarantaine a été décrétée dans les écoles et les établissements scolaires. Le pays étudie la possibilité de décréter le "niveau de risque rouge".

Le Ministère russe des Affaires étrangères suggère à toutes les personnes qui ont l'intention de se rendre prochainement à Madagascar de prendre en compte la situation sanitaire et épidémique et de respecter pendant le séjour dans ce pays les mesures de précaution nécessaires.

 

Sur l'affaire Dmitri Ganine

 

Les autorités estoniennes continuent d'essayer de clore l'enquête sur l'assassinat du citoyen russe Dmitri Ganine en avril 2007 à Tallinn. Suite à la clôture de l'affaire pénale pour prescription, le Parquet estonien a refusé de fournir les informations pour apporter une aide juridique aux forces de l'ordre russes qui mènent leur propre enquête sous un prétexte imaginaire de "niveau insuffisant de protection de données en Russie".

Nous considérons cette démarche comme un acte cynique franchement politisé qui n'a rien à voir avec les principes de justice. Elle montre clairement la réticence des autorités estoniennes à contribuer à traduire en justice ceux qui sont coupables de ce grave crime et remet en question globalement l'efficacité des mécanismes de coopération dans le cadre de l'Accord russo-estonien sur l'aide juridique et les relations juridiques pour les affaires civiles, familiales et pénales du 26 janvier 1993.

La tentative de Tallinn de justifier son refus par les normes de l'UE est inconsistante. Les actes de l'UE réglementant le secteur des données personnelles, y compris la directive 95/46/UE de 1995, n'excluent pas qu'elles puissent être transférées dans le cadre de la coopération juridique avec des pays tiers, y compris dans des enquêtes pénales.

L'Ambassade russe de Tallinn a remis au Ministère estonien des Affaires étrangères une note pour condamner fermement la décision en question. Nous insistons sur la remise, par les autorités estoniennes, d'informations exhaustives en réponse aux requêtes des autorités compétentes russes.         

 

Sur la manifestation des forces d'extrême-droite à Göteborg

 

Nous avons noté la manifestation qui s'est déroulée le 30 septembre à Göteborg (sud de la Suède), organisée par le Mouvement de résistance nordique d'extrême-droite. Plusieurs centaines de personnes étaient présentes à ce rassemblement qui s'est soldé par des affrontements avec la police.

On ne peut que s'étonner du fait que des groupes extrémistes aient reçu l'autorisation d'organiser de telles manifestations. La position détachée des autorités suédoises à l'égard du fonctionnement légal, dans le pays, d'un mouvement professant une idéologie extrémiste frise la complaisance.

 

Sur le changement de nom du parc Tolboukhine à Bucarest

 

Ces derniers temps, nous constatons avec inquiétude les tentatives de certains politiciens et historiens roumains de déformer la vérité sur les événements de la Seconde Guerre mondiale.

Moscou a remarqué l'initiative du maire du Secteur 2 de Bucarest, Dan Cristian Popescu, de renommer un parc portant, selon lui, le nom de l'"occupant" maréchal Fedor Tolboukhine. Nous sommes également préoccupés par les glorifications de plus en plus fréquentes des "héros de l'armée d'Ion Antonescu" qui a combattu du côté de l'Allemagne nazie, par le passage sous silence dans le pays du rôle des politiciens et des militaires qui ont poussé la Roumanie à soutenir la coalition antihitlérienne à l'étape finale de la guerre.

Les habitants de Volgograd, qui se souviennent encore des envahisseurs roumains qui ont marqué en 1942 par leur extrême violence et leur passion pour la marauderie, se sont également indignés en apprenant qu'en organisant ses activités de commémoration militaire en Russie, la partie roumaine insistait pour que les honneurs militaires soient rendus aux Roumains sur un pied d'égalité avec les soldats soviétiques qui ont défendu la liberté et l'indépendance de leur Patrie.

Nous soulignons que nos services compétents chargés de la coopération militaire commémorative avec la Roumanie sont satisfaits, dans l'ensemble, de la situation autour des cimetières soviétiques/russes en Roumanie et tiennent en grande estime l'attitude respectueuse que leur portent les autorités roumaines, les vétérans de guerre, les associations et dans l'ensemble la population locale.

Nous considérons également l'acte de vandalisme qui a eu lieu dans la nuit du 13 au 14 septembre au cimetière Vetchnost de Botoşani comme un cas isolé. Il est question d'un incident inadmissible pendant lequel des barbares saouls ont profané plusieurs tombes en renversant 120 pierres tombales portant les noms des guerriers soviétiques qui ont donné leur vie pour libérer la Roumanie du fascisme. Nous remercions les autorités locales pour leur réaction rapide qui a permis d'interpeller et de traduire en justice les coupables, ainsi que pour leur aide afin de réparer les dégâts occasionnés.

Moscou espère que les autorités de Bucarest ne céderont pas aux provocations des initiateurs du changement de nom du parc Tolboukhine, qui cherchent à ternir l'étape actuelle de développement de nos relations bilatérales.

 

Sur la profanation du monument aux guerriers soviétiques de Szczyrk (Pologne)

 

Un monument érigé en hommage aux 36 guerriers de l'Armée rouge tués dans les combats pour libérer la ville polonaise de Szczyrk (Voïvodie de Silésie) de l'occupation nazie en février 1945 a été profané. La plaque commémorative placée sur l'obélisque a été brisée.

Depuis le début de l'année, il s'agit du 11e acte de vandalisme contre nos sites mémoriels en Pologne. Cette débauche de violence contre le patrimoine militaire historique ne s'arrête pas. La responsabilité en incombe aux autorités du pays. De tels actes criminels résultent directement de la "politique historique" de Varsovie, de la version falsifiée des principaux événements du XXe siècle imposée par les autorités. Ainsi, cette vision déformée de Varsovie fait de nos guerriers libérateurs des "occupants", alors que les monuments qui immortalisent cet acte héroïque sont, sous couvert de décisions pseudo-légales, condamnés au démantèlement total comme des preuves indésirables de la contribution décisive de l'URSS à la Victoire de l'URSS sur le fascisme, et deviennent la cible de différents marginaux.

Conformément aux accords en vigueur entre la Russie et la Pologne dans le domaine mémoriel, nous exigeons de l'administration polonaise qu'elle répare les conséquences de ce nouvel acte de vandalisme, restitue l'aspect initial du monument de Szczyrk, trouve et sanctionne les responsables.

 

Sur l'aide humanitaire envoyée au Mexique suite au séisme

 

Mardi 19 septembre, le Mexique a été secoué par un séisme destructeur qui a tué plus de 360 personnes. La Fédération de Russie s'est jointe immédiatement aux efforts internationaux pour apporter une aide au peuple mexicain amical.

Mardi 26 septembre, un avion du Ministère russe des Situations d'urgence a livré au Mexique 35 tonnes d'aide humanitaire (plus de 24 tonnes de nourriture et 10 tonnes de tentes).

Ce geste russe de solidarité a été hautement apprécié par le gouvernement du pays et la population mexicaine.

Dans son communiqué, le Ministère des Affaires étrangères du Mexique a exprimé sa profonde gratitude envers la Russie et tous les autres pays qui lui ont apporté une aide humanitaire. La page Twitter officielle du Ministère des Affaires étrangères du Mexique a aussi publié un commentaire à part disant: "Le Mexique remercie nos amis de Russie pour leur aide humanitaire aux Mexicains touchés par le séisme".

L'Ambassade de Russie à Mexico a reçu de nombreux messages des représentants de la société mexicaine, avec des mots de reconnaissance sincères.

 

Sur le 60e anniversaire de l'ère spatiale

 

Aujourd'hui nous célébrons une date marquante: le 60e anniversaire du début de l'ère spatiale de l'humanité. Le 4 octobre 1957, le premier satellite artificiel de la Terre était lancé à partir de Baïkonour. Nous sommes fiers que notre pays ait été le premier à atteindre l'espace. C'est notre science nationale qui a ouvert la porte de l'espace, et ce uniquement à des fins de coopération pacifique.

Pourquoi j'en parle aujourd'hui? Bien sûr, ce sujet a une dimension juridique internationale. Mais ce n'est pas la seule raison pour laquelle je voudrais en parler aujourd'hui. Nous avons décidé de rappeler comment, il y a 60 ans, avait été accueilli cet événement qui peut sans l'ombre d'un doute être qualifié d'historique et de très important du point de vue de l'évolution de la science, de la coopération et du droit. La réaction de l'autre côté de l'océan a été douloureuse. Les Américains n'ont pas réussi à devancer l'Union soviétique dans l'espace (par exemple, pour désigner leur propre échec, les journalistes américains utilisaient eux-mêmes au lieu du mot Sputnik les termes de "Flopnik" ou "Oupsnik").

Plus d'un demi-siècle s'est écoulé depuis. Les satellites russes travaillent pour le bien de notre pays, de la science mondiale et de nombreux secteurs de communication. La Russie exhorte systématiquement et continuellement à empêcher la militarisation de l'espace car au milieu du siècle dernier étaient réellement créés des centres de recherche pour "combattre les succès des Russes dans l'espace". Oui, ce fut le cas. La situation avec les satellites russes a été réglée en 60 ans, mais l'habitude de la lutte demeure, on crée de nouvelles ONG et fondations, on réoriente même des médias pour combattre la fameuse menace russe, les hackers russes, la propagande russe. C'est si familier! Ces recettes sont identiques. Voici comment, par exemple, les personnes, les forces politiques et les partis professant une voie qui n'est pas du tout orientée sur la coopération mais tirent des dividendes politiques et financiers précisément sur la confrontation perpétuelle, y compris de la Russie et des USA, remplissent la commande politique.

Nos satellites sont pacifiques, tout le monde le sait parfaitement. Nous avons toujours prôné un espace pacifique. Je voudrais dire que, malheureusement, depuis toutes ces années les USA sont le seul pays à s'opposer au projet russo-chinois d'accord international présenté à Genève en 2008 sur la prévention du déploiement des armes dans l'espace, l'usage de la force ou la menace d'en faire usage à l'égard des objets spatiaux.

Voici une histoire concrète qui a commencé il y a 60 ans et a prouvé l'historicité et l'importance du progrès scientifique accompli par l'Union soviétique, son caractère absolument pacifique, la non-orientation contre les USA sur le plan militaire ni aucun autre État ou continent.

Je pense qu'il convient de le rappeler aujourd'hui alors que nous lisons une telle quantité d'informations falsifiées concernant une prétendue "menace russe".

 

Sur les prétendues "persécutions et interpellations" du groupe de tournage de Simon Reeve (BBC)

 

Nous avons vu le documentaire récemment diffusé sur la chaîne BBC 2, intitulé "La Russie avec Simon Reeve", racontant le voyage de journalistes britanniques en Extrême-Orient à l'occasion du 100e anniversaire de la Révolution (seul Simon Reeve perçoit visiblement le rapport entre ces deux événements).

Les images professionnelles de la nature russe et les interviews avec des citoyens de notre pays sont mélangées, dans ce prétendu documentaire, avec des clichés politiques antirusses depuis longtemps utilisés par la chaîne britannique et des déclarations odieuses sur les prétendues "persécutions et interpellations" du groupe de tournage par les forces de l'ordre de notre pays. Le correspondant de la BBC se pose une question déjà impérissable pour les médias: "Si c'est ainsi qu'on traite les journalistes étrangers, qu'en est-il des Russes ordinaires?" Si on avait tourné un film véridique, on aurait eu la chance d'apprendre comment les correspondants étrangers vivent en Russie et comment ils sont traités.

Que s'est-il réellement passé avec le groupe de tournage de la BBC sur le territoire russe? Ils ont simplement oublié que quand ils viennent sur le territoire d'un autre pays il faut obéir à ses lois, du moins c'est ainsi qu'on nous l'a toujours appris. Quand on se rend à l'étranger, il faut respecter les lois du pays d'accueil, qui plus est quand on exerce une activité professionnelle et qu'on ne vient pas en simple touriste. L'opérateur du groupe de tournage de la BBC ne disposait pas de l'accréditation nécessaire pour mener une activité journalistique sur le territoire russe. Les représentants du groupe de tournage ont reçu une amende pour l'usage non autorisé d'un drone.

Maintenant, imaginez-vous qu'un groupe de tournage russe arrive dans un pays et utilise un drone sans autorisation nécessaire. Quelles sont les options? Je pense que l'équipe de tournage russe ne s'en sortira pas avec une amende ou un avertissement, mais qu'elle sera traitée par la machine juridique bien huilée qui adoptera toutes les sanctions et mesures nécessaires à l'encontre des journalistes russes. Je ne doute pas qu'un tel épisode serait également assimilé à une activité de renseignement, d'espionnage ou de cyberespionnage.

L'équipe de tournage britannique a effectué sur le territoire russe des enregistrements à partir d'un drone sans autorisation, et c'est pourquoi elle a reçu une amende. Mais manifestement, cette amende a seulement amusé les journalistes de la BBC qui ont lancé leur drone une nouvelle fois sans autorisation.

En outre, pour une raison qu'on ignore, les correspondants s'intéressaient précisément aux sites à haut risque. Ils cherchaient notamment à se rendre dans la zone de déversement d'un fleuve suite aux grandes crues. Vous comprendrez que pour des raisons de sécurité, l'accès à ces zones est strictement restreint. Cela ne s'applique pas seulement aux journalistes étrangers mais à toutes les personnes présentes dans ces zones. Je pense que des inondations se produisent partout dans le monde (aux USA, en Europe, en Asie) et tout le monde sait comment sont prises les mesures d'urgence pour protéger la vie de la population. C'est précisément ce qui a été expliqué aux journalistes par la police qui travaillait sur les lieux.

Ce sont ces cas qui ont été qualifiés de "persécutions" dans le reportage de BBC. Je m'interroge. Ces gens respectent-ils les lois dans leur pays ou peuvent-ils également lancer un drone sans autorisation, travailler sans accréditation ou en principe travailler sans documents statutaires? Est-ce que cela reste impuni? Même en présence de tous les documents nécessaires, les correspondants russes sont victimes de deux poids deux mesures. Et tout cela se termine, comme je vous en informe souvent, par des expulsions pour des raisons inconnues alors que les principaux intéressés possèdent tous les documents nécessaires.

J'ai un conseil pour la BBC: il ne faut pas mélanger la réalité avec les stéréotypes russophobes que vous diffusez souvent.

C'est pourquoi ce reportage se retrouve désormais, avec nos explications, dans notre rubrique des fake news qui se remplit régulièrement sur le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères .

 

Réponses aux questions:

Question: Aujourd'hui, en répondant à une question sur les Russes prétendument arrêtés en Syrie, le porte-parole du Président russe Dmitri Peskov a déclaré que «Moscou serait préoccupé par le sort de ces citoyens s'il s'avérait qu'ils étaient des citoyens russes». Le Ministère des Affaires étrangères a-t-il réussi à établir la citoyenneté de ces prisonniers?

Réponse: Dès l'apparition de cette information, tous les services russes ont commencé à travailler sur la question.

Je voudrais rappeler qu'hier, le Ministère russe de la Défense a publiquement réagi à cette publication en réfutant les suppositions selon lesquelles les otages seraient membres des forces armées russes. Actuellement, le Ministère russe des Affaires étrangères travaille déjà avec d'autres services russes et nos collègues étrangers dans la région pour établir leur citoyenneté et leur éventuelle localisation. Nous cherchons à découvrir la raison de la présence de ces personnes sur le territoire syrien et les circonstances de leur enlèvement. Le travail se complique parce qu'à ce jour, aucune revendication n'a été formulée pour libérer les otages. Il faut noter également que le Ministère russe des Affaires étrangères est en contact étroit avec les autorités syriennes. Je pense que pour l'instant, nous nous limiterons à ces informations.

Je répète que tous nos services compétents sont impliqués dans le travail pour établir les faits et confirmer l'information rapportée. Notre tâche actuelle consiste à établir la citoyenneté et les circonstances de l'enlèvement, et c'est ce que nous faisons. Dès que nous aurons des informations à présenter, nous le ferons.

Question: Vendredi 29 septembre à Moscou, l'Ambassadeur itinérant du Ministère russe des Affaires étrangères Oleg Bourmistrov s'est entretenu avec la directrice du Département Amérique du Nord du Ministère nord-coréen des Affaires étrangères Choe Son Hui. Sur quoi cet entretien a-t-il porté? La Russie compte-elle assumer un rôle de médiateur entre la Corée du Nord et les USA pour réconcilier ces deux pays?

Réponse: Un communiqué de presse a été publié le jour même sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères à l'issue de cet entretien. Il donne toutes les informations que nous pouvons partager.

En ce qui concerne la seconde question, la Russie fait le nécessaire et entreprend des démarches pour un travail le plus efficace et opérationnel possible afin d'entamer la désescalade de la situation dans la région. Nous utilisons pour cela nos contacts bilatéraux avec différentes parties – avec les représentants de la Corée du Nord (notamment avec Choe Son Hui que vous avez mentionnée), de la Corée du Sud, des réunions de haut niveau ont eu lieu, nous évoquons cette question avec nos collègues chinois et les partenaires américains. Ce sujet est abordé à l'Onu, notamment dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations unies et de ses mécanismes.

Nous faisons tout ce que peut proposer la diplomatie russe. Bien sûr, ce processus est dynamique, nous réagissons aux nouvelles informations rapportées, nous analysons les résultats de nos démarches et initiatives. Vous le savez, la Russie et la Chine ont proposé l'initiative du "double gel" qui n'est pas seulement une "feuille de route" à part entière, mais qui peut également devenir très efficace pour régler la situation.

La Fédération de Russie fait tout ce qu'elle juge utile, efficace et qui peut aider, de notre point de vue. Je répète que les contacts ont lieu à différents niveaux et avec différentes parties, nous utilisons tous les formats possibles pour réduire le degré de tension dans la région. Nous avons parlé plusieurs fois de nos approches fondamentales de cette situation et des éventuelles conséquences d'un scénario de force. Toute l'information est disponible sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères. Nous avons également mis à jour et publié sur notre site un grand dossier à ce sujet.

Question: Le Ministère russe des Affaires étrangères suit-t-il l'évolution de la situation en Catalogne? Quelle est la position de la Russie par rapport au vote de dimanche dernier, à l'usage de la force qui a eu lieu dimanche et dans les jours qui ont suivi, ainsi qu'aux déclarations des autorités catalanes qui comptent prochainement proclamer leur indépendance unilatéralement?

Réponse: Les relations entre la Russie et l'Espagne sont riches d'une histoire séculaire – cette année marque le 350e anniversaire de l'établissement des premiers contacts diplomatiques entre nos États. Nos peuples sont unis par un sentiment de sympathie réciproque, de respect, et toutes les conditions sont réunies pour qu'en dépit de la conjoncture politique, la coopération russo-espagnole se développe dans différents secteurs.

Bien sûr, le Ministère russe des Affaires étrangères et le monde entier suit la situation autour du référendum sur l'indépendance de la Catalogne. Nous ne cachons pas notre inquiétude pour l'Espagne, mais c'est une affaire intérieure du Royaume d'Espagne. Nous espérons que la crise sera surmontée.

Contrairement à d'autres États, nous avons partagé nos positions fondamentales concernant l'intégrité territoriale de l'Espagne, le respect de la Constitution et notre position à ce sujet avant l'organisation du référendum. C'était une position fondamentale et ouverte de la Fédération de Russie. Elle a été exprimée à tous les niveaux politiques de notre pays.

Question: Récemment, la chaîne Rossiya 24 a diffusé le film "Turquie. Redémarrage" évoquant la vie et les succès d'un homme d'affaires turc en Russie. D'après vous, assiste-t-on à un redémarrage dans les relations russo-turques?

Réponse: J'ai vu ce film. Je crois que beaucoup l'ont déjà vu. Si vous me demandez mon attitude personnelle envers ce produit d'information, je le trouve intéressant et d'actualité. Bien sûr, le film présente le point de vue des médias, mais il m'a semblé qu'il reflétait assez amplement le caractère actuel du développement des relations russo-turques.

En ce qui concerne le fond de la question, je peux dire avec certitude que le redémarrage des relations bilatérales, comme vous l'avez dit, avance à toute allure. Vous le savez, il a commencé l'an dernier. Nous pouvons citer des exemples concerts. En témoigne la dynamique élevée du dialogue politique: depuis le début de l'année les présidents de nos deux pays se sont rencontrés cinq fois. Vous savez également que le dernier entretien a eu lieu il y a une semaine, le 28 septembre, à Ankara.

Ce dialogue apporte évidemment des résultats. Durant la période post-crise, la Russie et la Turquie ont réussi non seulement à rétablir presque entièrement les échanges et les flux d'investissements réciproques, mais également, et surtout, à mettre en place un travail de confiance sur plusieurs thèmes, dont la Syrie est probablement le plus important. Tout cela vise à mettre un terme au conflit civil en Syrie.

Question: Washington étudie actuellement la fermeture de la représentation des talibans au Qatar. Est-ce que le Ministère russe des Affaires étrangères salue de telles démarches? Attend-on une réaction de la Fédération de Russie?

Réponse: Je vais demander des précisions à ce sujet et vous fournirai une réponse.

Question: A partir d'aujourd'hui, une nouvelle visite d'une délégation d'hommes d'affaires japonais se déroule dans les Kouriles du Sud. Peut-on préciser quels représentants officiels russes seront présents?

Réponse: Pendant l'entretien entre les dirigeants de la Russie et du Japon à Vladivostok début septembre, il a été convenu que pour une élaboration détaillée des projets prioritaires validés sur place pour la mise en place d'une activité économique conjointe, une deuxième mission d'affaires japonaise se rendrait dans les Kouriles du Sud. C'est probablement de ça que vous voulez parler.

Je demanderai quels entretiens sont prévus pour répondre plus en détail lors de la prochaine conférence de presse.

Question: Ma question concerne la loi ukrainienne sur l'éducation. Le Ministre hongrois des Relations économiques extérieures et des Affaires étrangères Peter Szijjarto a déclaré que la Hongrie et la Roumanie agiraient ensemble pour faire changer la loi ukrainienne sur l'éducation. Est-ce que la Russie compte se joindre à cette coalition internationale?

Réponse: En ce qui concerne la loi, vous vous souvenez que c'est la Russie qui a immédiatement fait part de sa position après avoir examiné ce document au niveau des experts et l'avoir comparé aux actes juridiques internationaux qui régulent ce domaine. Nous avons appelé les pays faisant partie de structures internationales compétentes, les pays signataires des déclarations consacrées à ce sujet, à exprimer leur réaction. De plus, nous avons adressé une déclaration aux pays dont les compatriotes feront les frais de cette loi élaborée et instaurée par le régime de Kiev. C'est Moscou qui a envoyé le signal clair et net que de tels actes législatifs (même si on peut difficilement les appeler ainsi), de telles élaborations conduisent en fait à un nouvel élan de confrontation au sein de la société ukrainienne. Elles tirent un trait sur les engagements juridiques internationaux de l'Ukraine qu'elle a signés, représentent un danger extrême et nécessitent indéniablement une réaction internationale.

Hormis nos déclarations politiques basées sur l'analyse de cette loi par les experts, nous avons fait des déclarations appropriées non seulement dans la sphère publique, mais également à l'OSCE. Le Représentant permanent de la Russie auprès de l'OSCE Alexandre Loukachevitch a clairement expliqué tout ce qui concernait la réaction russe à cette loi et les violations des engagements juridiques internationaux de l'Ukraine. Je ne suis pas convaincue qu'il existe un front contre cette loi, mais je pense qu'il est nécessaire. Les États doivent exprimer leur réaction appropriée. En outre, les pays doivent dire ce qu'ils ont à dire sur les plate-formes internationales.

Mais il est inutile de prouver que cette loi est sans précédent. Il faut par tous les moyens faire part des appréciations d'experts de la Russie et des pays que vous avez mentionnés aux structures internationales chargées de la régulation de ce secteur. De plus, il faut en faire part aux ONG changées des droits de l'homme et des questions humanitaires.

Il ne s'agit pas de créer une coalition ou un front, mais plutôt de travailler activement sur les plate-formes diplomatiques internationales, dans d'autres formats.

Question: Il y a quelques heures, le Président ukrainien Petro Porochenko a soumis au parlement ukrainien un projet de loi sur la réintégration du Donbass, dans lequel la Russie est qualifiée de pays agresseur. Il est dit également que pour garantir la défense et la sécurité nationale, ainsi que pour réfréner l'agression armée russe dans les régions de Donetsk et de Lougansk, les forces armées ukrainiennes sont utilisées selon les règles en vigueur. Comment ce projet de loi du Président ukrainien Petro Porochenko se rapporte aux Accords de Minsk déjà signés?

Réponse: Je pense que c'est le fond de la réponse à votre question. Nos experts devront analyser ce projet de loi au regard de sa conformité avec les Accords de Minsk étant donné que, comme vous l'avez noté, c'est une nouvelle initiative. Nous pensons que les documents concernant l'avenir du Donbass, de Donetsk et de Lougansk, doivent être conformes aux Accords de Minsk. Ce n'est pas seulement la position de la Fédération de Russie, mais également de la communauté internationale, comme cela a été annoncé depuis longtemps. Nous fournirons notre appréciation au niveau des experts après l'étude de ce document.

Documents supplémentaires

Photos

x
x
Outils supplémentaires de recherche