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15 septembre 201717:44

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Yalta, 15 septembre 2017

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Je vais commencer par les événements alarmants, en évoquant ce qui s'est passé dans le métro londonien. Suite à l'explosion déclenchée à la station Parsons Green du métro londonien dans la matinée du 15 septembre selon les informations préliminaires, nous préconisons aux citoyens d'éviter la zone de la station et les quartiers environnants. A 8h20, des policiers, des pompiers et des ambulances ont été envoyés sur les lieux. A l'heure actuelle, l'incident est qualifié d'attentat par les autorités. L'Ambassade de Russie à Londres est en contact permanent avec la police pour établir l'éventuelle présence de citoyens russes parmi les victimes et les blessés.

Les citoyens russes peuvent s'adresser à l'Ambassade pour demander de l'aide ou fournir des informations utiles en composant le numéro d'urgence indiqué sur son site internet. Aucune requête n'a encore été reçue mais, je le répète, il est possible de le faire: les numéros verts de l'Ambassade de Russie à Londres fonctionnent.

 

Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov aux travaux de la 72e session de l'Assemblée générale des Nations unies

 

L'événement central de la semaine prochaine sera la participation de la délégation de la Fédération de Russie à la 72e session de l'Assemblée générale des Nations unies. Mardi 12 septembre à New York s'est ouverte la 72e session de l'Assemblée générale des Nations unies.  Dans le cadre de ce forum international de la plus haute importance, les États membres de l'Onu évoqueront un large éventail de problèmes d'actualité de dimension régionale et mondiale.
La délégation russe sera présidée par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Jeudi 21 septembre, il prononcera un discours pendant la discussion politique générale à l'Assemblée générale.

L'agenda de travail de Sergueï Lavrov à New York contient plusieurs dizaines d'activités de haut niveau et d'entretiens bilatéraux. Il participera aux entretiens traditionnels des ministres des Affaires étrangères aux formats multilatéraux et régionaux, notamment l'OTSC, l'OCS, les Brics, la CEMN, le TICE, la CICA et la Celac, ainsi qu'aux réunions thématiques de haut niveau organisées en marge de l'Assemblée générale sur les problèmes d'actualité. Un entretien est prévu avec le Secrétaire général de l'Onu Antonio Guterres et avec le Président de la 72e session de l'Assemblée générale Miroslav Lajcak.

Nous prônons de manière immuable un ordre mondial polycentrique et une sécurité égale et indivisible pour tous les pays, ainsi qu'un respect inconditionnel de la souveraineté et des droits des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Nous défendrons le respect des principes de primauté du droit international, ceux de la Charte de l'Onu, et les prérogatives statutaires de son Conseil de sécurité qui assume la principale responsabilité du maintien de la paix et de la sécurité.

Conformément aux intérêts nationaux, nous affirmerons à l'Onu à quel point il est inadmissible de déformer l'histoire et de réviser le bilan de la Seconde Guerre mondiale. Dans le cadre de ces efforts, aussi bien que dans le contexte de la lutte contre toutes formes et manifestations de racisme, de discrimination et de xénophobie, la Russie va de nouveau déposer à l'Assemblée générale le projet de résolution "Lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d'autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée". Ce document bénéficie du soutien le plus fort de la majorité écrasante des États Membres de l'Onu. Cependant, certains n'ont pas assez de volonté politique pour s'opposer à la glorification des nazis et de leurs adeptes dans certains pays. Nous espérons que les délégations qui, en 2016, se sont abstenues ou ont voté contre cette initiative, sauront revoir leur position.

Nous soutiendrons la réforme de l'Onu initiée par le nouveau Secrétaire général. Elle doit viser son adaptation aux réalités actuelles, tout en préservant le caractère intergouvernemental de l'Organisation et le respect inconditionnel du principe de séparation des pouvoirs entre ses organes principaux, comme le stipule sa Charte. Cela concerne le travail dans le domaine de la paix et de la sécurité, ainsi que dans la sphère du développement et de l'organisation de la gestion.

Nous sommes prêts à travailler activement sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies afin de le rendre plus représentatif sans préjudice pour son efficacité et son efficience.

Nous soutenons les initiatives réalistes visant à optimiser les activités de l'Assemblée générale des Nations Unies. Nous accordons une attention particulière à la mise au point des méthodes de travail et à la rationalisation de l'ordre du jour, actuellement surchargé.

La prévention du déploiement d'armes dans l'espace circumterrestre est l'une des priorités de la Russie. Le projet russo-chinois de traité sur la prévention du déploiement d'armes dans l'espace, de la menace ou de l'emploi de la force contre des objets spatiaux, ainsi que la mondialisation de l'initiative russe sur l'adoption par les États, en tant que mesure intermédiaire de renforcement de la sécurité et de la confiance, d'une obligation de ne pas être les premiers à placer des armes dans l'espace, correspond à cette tâche. Traditionnellement, nous déposerons le projet de résolution à ce sujet à la première Commission de la 72ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies.

Nous sommes prêts à coopérer de manière constructive avec d'autres délégations sur la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030 (Programme 2030) – sans inégalités ou accent sélectif sur les priorités. Nous contribuerons conjointement au renforcement et à l'efficacité accrue de l'activité de maintien de la paix de l'Onu, au développement, sur la plateforme de l'Onu, des normes du droit international, ainsi qu'à la prise de mesures efficaces dans la coopération antidrogue, anticriminelle et anticorruption.

 

Sur la prochaine réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l'Organisation de coopération de Shanghai

 

Je voudrais évoquer à part l'une des activités de la 72e session de l'Assemblée générale des Nations unies. Mercredi 20 septembre à New York, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à une réunion extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères (CMAE) de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se déroulera en marge de la 72e session de l'Assemblée générale des Nations unies.

Le CMAE de l'OCS se tiendra pour la première fois dans sa composition élargie avec la participation des ministres des Affaires étrangères de l'Inde et du Pakistan, devenus membres à part entière de l'Organisation en juin 2017.

L'agenda de la réunion prévoit d'aborder les tâches primordiales et les axes prioritaires de cette nouvelle étape de développement de l'activité de l'OCS. Les participants échangeront également leurs avis sur les problèmes d'actualité régionaux et internationaux dans l'optique de renforcer le rôle international de l'Organisation.

Le Secrétaire général de l'Onu Antonio Guterres participera à cette réunion.

 

Sur la réception organisée au Ministère russe des Affaires étrangères à l'occasion du Nouvel an musulman

 

Lundi 25 septembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov accueillera dans l'enceinte du Ministère russe des Affaires étrangères la réception traditionnelle à l'occasion du Nouvel an musulman en l'honneur des chefs des représentations diplomatiques des États membres de l'Organisation de coopération islamique (OCI). A cette réception sont également conviés les responsables de l'Administration du Président et du Gouvernement de la Fédération de Russie, des directions spirituelles des musulmans de Russie, de l’Église orthodoxe russe, des associations et des organisations politiques, des personnalités scientifiques et culturelles, ainsi que des journalistes.

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov prononcera un discours d'accueil dans lequel il partagera sa vision de l'état des relations entre la Russie et les États membres de l'OCI et exprimera les approches fondamentales de la Russie concernant les problèmes d'actualité pour les pays musulmans.

 

Sur l'évolution de la situation en Syrie

 

Après une grande victoire près de Deir ez-Zor, l'armée syrienne continue de nettoyer des terroristes de Daech les régions situées à l'est du pays. Les environs de cette capitale provinciale ont été libérés. Les unités avancées ont passé avec succès l'Euphrate et se sont retranchées sur sa rive est.

Les sites d'infrastructure sociale rouvrent leurs portent à Deir ez-Zor. Les militaires russes ont mis en place un acheminement de carburant, de nourriture, de médicaments et de fournitures scolaires dans cette ville assiégée depuis plus de trois ans par Daech.

Au péril de leur vie, les démineurs militaires de Russie – qui ont enfin pris la place des tireurs d'élite terroristes qu'on parvient à repousser du territoire syrien martyrisé – et le génie syrien neutralisent les nombreux pièges meurtriers laissés par les terroristes après leur expulsion et détruisent les caches d'armes et d'explosifs.

En plus de six ans de conflit en Syrie, des centaines de milliers, voire des millions de tonnes de différents explosifs et munitions sont passés par les mains des terroristes et représentent aujourd'hui un risque pour la population civile du pays, empêchent sa reconstruction. Il faut que l'Onu se joigne activement au travail de déminage humanitaire, ainsi que les pays souhaitant sincèrement aider le peuple syrien.

La libération de vases territoires de l'est de la Syrie des terroristes, la mise au point du fonctionnement des zones de désescalade et le renforcement de l'efficacité de l'activité des comités de réconciliation nationale créent les conditions pour accroître la coopération humanitaire. Il faut reconstruire au plus vite les écoles et les hôpitaux, les sites d'approvisionnement en eau et en  électricité, organiser des livraisons continues dans le pays d'équipements médicaux et de médicaments, de nourriture et de produits de première nécessité, de matériaux de construction et d'équipement technique. Cette aide apporterait une contribution réelle à la stabilisation et à la création de conditions favorables pour le règlement politique de la crise en Syrie.

Nous estimons que dans ces conditions, il est primordial que tous ceux qui souhaitent la paix aux citoyens de ce pays  viennent en aide à la Syrie. Les conditions sont réunies aujourd'hui pour que l'aide arrive à ses destinataires. Nous appelons les agences humanitaires internationales, les institutions spécialisées de l'Onu, les États membres de l'Onu à entreprendre d'urgence les démarches nécessaires en ce sens, à coopérer de manière constructive avec les autorités syriennes en matière d'acheminement et de répartition de l'aide humanitaire.

Il est également important de restaurer en Syrie les monuments historiques et culturels, dont plusieurs sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. La ville de Palmyre, martyrisée, n'est que l'un de ces sites. Selon nous, l'activité de sauvetage des monuments historiques est et doit rester absolument dépolitisée. Elle ne doit être aucunement être assimilée au fait que certains apprécient ou non le gouvernement syrien actuel, car il est précisément question du patrimoine de la civilisation mondiale. Nous espérons que les membres de la communauté internationale déploieront les efforts et l'énergie nécessaires pour retrouver et faire revenir en Syrie les reliques historiques et les artefacts volés sur son territoire. Le travail coordonné de la communauté internationale pour apporter une contribution efficace au peuple syrien pourrait non seulement contribuer à une amélioration conséquente de la situation humanitaire en Syrie, mais également à avancer vers le règlement pacifique global de la crise dans ce pays en s'appuyant sur la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Sur l'incident pendant la Réunion de l'OSCE pour l'étude de la mise en œuvre des engagements dans le domaine de la dimension humaine à Varsovie

 

Je voudrais attirer votre attention sur l'incident très alarmant qui s'est produit le 11 septembre 2017 à Varsovie pendant la Réunion de l'OSCE, et partager clairement notre estimation à ce sujet. Cet événement annuel organisé par le BIDDH de l'OSCE est un forum international spécialisé offrant l'opportunité d'un dialogue multilatéral entre les États membres de l'OSCE et les représentants de la société civile. Tous les participants enregistrés ont le droit d'exprimer leur vision de la situation dans leur pays et dans le monde en général.

Cette année s'est produit un phénomène sans précédent. Dès la première réunion consacrée à la liberté d'expression, aux médias et à l'information, la délégation ukrainienne a exigé de couper le micro d'Andreï Trofimov, membre de l'Union des journalistes de Russie, représentant de la communauté journalistique de la République de Crimée.

Après les contacts avec les organisateurs de la réunion, Andreï Trofimov a tout de même  reçu le droit de parole pendant les prochaines sessions. Cependant, il a reçu des menaces après son intervention à la tribune de la réunion. Un inconnu, qui avait caché sa carte d'accréditation dans sa poche pour ne pas être identifié, a insulté Andreï Trofimov et l'a menacé en disant que son nom serait inscrit sur les listes de sanctions et que ses informations personnelles seraient publiées sur le scandaleux site Mirotvorets.

Je rappelle que ce site, en violation du droit international, publie des informations personnelles sur les individus considérés par les propriétaires du site comme "complices des terroristes". Au lieu de fermer ce site illégitime, les autorités ukrainiennes continuent de facto de le soutenir. Comment, sinon, peut-on considérer le fait qu'il reste ouvert et continue d'être complété par de nouveaux noms?

La Russie a attiré l'attention des organisateurs de la Réunion et du Représentant de l'OSCE pour la liberté des médias Harlem Désir sur ce cas révoltant et a exigé de prendre des mesures pour empêcher que de tels incidents se reproduisent.

 

Sur la prolongation, par le Conseil de l'UE, des sanctions individuelles visant des personnes physiques et morales de Russie et du sud-est de l'Ukraine

 

Nous avons noté que, le 14 septembre 2017, le Conseil de l'UE avait une nouvelle fois décidé de prolonger les sanctions individuelles contre des personnes physiques et morales de Russie et du sud-est de l'Ukraine jusqu'en mars 2018.

Ce n'est pas une surprise pour nous, compte tenu des approches préconçues de l'Union européenne du conflit interne en Ukraine et de la réticence de ses représentants à formuler une estimation juste des agissements de Kiev sapant le processus de mise en œuvre des Accords de Minsk.

Je voudrais rappeler que, pour réagir aux actions hostiles de l'UE, a été adoptée une "stop-liste" russe qui reste en vigueur.

 

Sur le 2e Festival international sectoriel Radio sans frontières

 

Le 2e Festival international sectoriel Radio sans frontières se déroulera du 27 au 29 septembre à Kazan.

Cet événement, unique dans la profession, permet un échange d'expériences et offre la possibilité aux représentants des plus grandes radios de Russie et du monde entier d'évoquer les questions professionnelles d'actualité.

Le programme du Festival prévoit également des tables rondes et des ateliers, ainsi qu'un concours de projets radio auquel sont invités à participer les journalistes des radios russes et étrangères.

Je voudrais rappeler qu'il est possible de remplir une demande d'enregistrement sur le site officiel de l'Académie russe de la radio (www.radioacademy.ru). Les demandes d'accréditation peuvent être envoyées jusqu'au 25 septembre.

Nous vous attendons au Festival Radio sans frontières. Je pense que c'est l'Académie russe de la radio qui devait prononcer cette phrase mais je profite de l'occasion pour le faire à leur place. Je pense que ce sera une expérience utile, y compris pour les journalistes de Crimée.

 

Sur le lancement du compte Twitter officiel du Ministère russe des Affaires étrangères en espagnol

 

Nous continuons de travailler à la popularisation du site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères sur internet. Nous avons récemment annoncé l'ouverture d'une version du site en chinois. Aujourd'hui, nous lançons la promotion de nos publications en espagnol grâce à un compte récemment créé sur le réseau social Twitter. Nous utilisions déjà des comptes Twitter en russe et en anglais. Nous compléterons l'information officielle avec des graphiques et des commentaires d'actualité.

Je voudrais rappeler que l'espagnol fait partie des trois langues les plus répandues sur Twitter. L'information véridique sur la politique étrangère russe est sollicitée dans les pays hispanophones comme le Venezuela, l'Argentine, Cuba, le Mexique, les USA, l'Espagne et d'autres.

Nous publierons les liens de ce compte sur les réseaux sociaux du Ministère.

Nous invitons nos amis et journalistes hispanophones qui travaillent en espagnol à s'abonner à ce compte et à communiquer directement avec nous.

 

Sur le retour d'Afghanistan de la citoyenne russe Talikhia Koujaeva

 

Grâce au travail effectué par l'Ambassade de Russie à Kaboul, les autorités compétentes ont décidé de remettre aux collaborateurs de notre mission diplomatique la citoyenne russe Talikhia Koujaeva, née en 1991, et de sa fille Aïcha de 5 ans.

Talikhia Koujaeva était détenue avec sa fille et son mari, condamné par la justice afghane pour avoir tenté d'adhérer au groupe terroriste Daech.

Le 11 septembre, Talikhia Koujava et sa fille sont revenues en Russie.

 

Réponse à une question de la chaîne Sky News concernant le service militaire en Suède

 

Avant la conférence de presse, j'ai reçu une question de la chaîne Sky News me demandant de commenter le rétablissement du service militaire en Suède. Elle était formulée ainsi: "Que pensez-vous de la reprise du service militaire en Suède à cause de la déstabilisation de la situation dans le nord de l'Europe et des éventuelles craintes concernant la politique agressive de la Russie?"

Bien sûr, nous ne commentons pas les décisions politiques intérieures du gouvernement suédois, notamment sur le rétablissement du service militaire.

Nous avons fourni un commentaire détaillé le 25 août concernant l'agitation dans les capitales occidentales concernant les exercices russo-biélorusses Zapad-2017. Je voudrais répéter que cette hystérie attisée est artificielle, a pour objectif de montrer au contribuable occidental le bien-fondé des dépenses incroyables pour les activités de déploiement en Pologne et dans les pays baltes d'une présence avancée renforcée et pour accroître l'activité militaire de l'Otan, soi-disant pour se protéger contre la Russie agressive. C'est précisément ce qui conduit à la hausse de la tension sur le continent - et non une prétendue menace russe.

Je voudrais une nouvelle fois attirer votre attention sur la publication, le 25 août dernier sur notre site, d'un commentaire très détaillé concernant les exercices Zapad-2017. Vous y trouverez des chiffres, des faits et une analyse.

 

Réponses aux questions:

Question: Les médias mondiaux ne couvrent pas avec suffisamment d'honnêteté les événements sur la péninsule de Crimée. En trois ans des délégations allemandes, britanniques, italiennes et espagnoles se sont rendues en Crimée. Nous voudrions que ces hôtes étrangers reçoivent des informations de première main. Nous voudrions vous demander d'organiser une visioconférence, via la chaîne Millet, avec les médias étrangers et les représentants publics pour qu'ils puissent poser les questions qui les intéressent et obtenir des informations véridiques.

Réponse: Je suis d'accord avec vous.

L'information réelle sur la Crimée (pas "arrangée" mais véridique, avec tous les avantages et inconvénients que cela comporte) ne passe pas. Notre tâche n'est pas de montrer seulement la Crimée sous un jour positif, mais de faire parvenir l'information selon laquelle c'est une terre vivante, peuplée de gens avec leurs problèmes et réussites. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas l'image présentée par les médias occidentaux.

Que faisons-nous pour cela? Vous savez que de très nombreux établissements fédéraux russes travaillent dans ce sens. Le Ministère russe des Affaires étrangères ne fait pas exception en s'occupant très activement - et précisément - de l'information du public à l'étranger par le biais de ses ambassades, dans les contacts avec les autres diplomates, sur les plateformes spécialisées des organisations internationales, lors des interviews de la direction et des experts du Ministère.

L'une de nos nouveautés est l'organisation de tournées de presse pour les correspondants étrangers, que nous faisons venir ici, que nous aidons dans l'organisation de rencontres avec les représentants officiels et de la société civile. Vous leur montrez tous vos exploits, problèmes, l'infrastructure qui grandit et se modernise réellement d'année en année. Nous ne cessons pas ce travail - et ne ferons que l'intensifier.

Votre idée de visioconférence est très intéressante. Il est possible de la réaliser de différentes manières: à travers les réseaux sociaux, dans un format télévisuel... Nous analyserons cette question et vous contacterons prochainement à ce sujet.

Question: En introduction, vous avez parlé du travail de la mission diplomatique russe pour le retour de la citoyenne russe d'Afghanistan. Fin juin 2016, le navire grec Temeteron a été capturé près des côtes libyennes. A bord s'y trouvaient, entre autres, des citoyens russes accusés de transport illégal de pétrole. La plupart ont été relâchés mais le capitaine du cargo et son assistant en chef se trouvent depuis plus d'un an en détention en Libye. Pouvez-vous dire ce que l'on sait à ce sujet?

Réponse: Vous avez justement noté que nous nous occupons du sort de tous les citoyens russes. Il existe des cas plus complexes, quand nous disposons d'informations non vérifiées selon lesquelles des citoyens susceptibles d'être des citoyens russes (c'est difficile à établir en l'absence de documents, cela prend un certain temps) ont été arrêtés ou interpellés. On nous demande souvent de commenter immédiatement ce qui a été entrepris concernant le sort de tel ou tel citoyen russe. Au cours de la vérification, il s'avère parfois qu'il ne s'agit probablement pas de citoyens russes mais de personnes ayant des noms à consonance familière, mais de citoyenneté ukrainienne, biélorusse, etc.

En ce qui concerne cette situation, vous le savez, de nombreux membres d'équipage ont pu être libérés (et il n'est pas question de ce seul cas). Plusieurs épisodes de ce genre ont eu lieu dans les eaux de cette région. Nous mettons régulièrement en garde les personnes qui s'engagent sur des navires censés travailler dans cette région et leur demandons d'être extrêmement prudentes, d'être conscientes de toute la complexité de la situation.

Je peux vous assurer que nos diplomates à l'étranger s'occupent de la situation, nous sommes en contact à ce sujet avec des collègues étrangers sur différentes plateformes et à différents niveaux. Dès que nous aurons des informations précises à partager (il n'est pas toujours approprié de le faire en fonction de la situation et pour des raisons de sécurité), nous le ferons. Ces questions figurent parmi les priorités de la direction du Ministère.

Question: Nous nous trouvons en conférence de presse à Yalta, alors que le Président ukrainien Piotr Porochenko organise à Kiev sa propre "conférence de Yalta". Qu'en pensez-vous? Est-il légitime d'attribuer un tel nom à sa conférence?

Réponse: Est-ce l'unique bizarrerie du régime de Kiev?

On peut appeler ça des "douleurs fantômes", mais le régime de Kiev ne doit pas chercher les responsables de ses problèmes à l'étranger. Je comprends: il est pratique d'accuser de tout la Russie et, malheureusement, c'est devenu une idée nationale. L'immense erreur du régime de Kiev est qu'on parle constamment aux citoyens d'une prétendue agression russe et d'une prétendue culpabilité de la Russie de tous les maux. Je répète qu'il est très difficile de reconnaître ses propres erreurs. Il est bien plus facile de chercher des coupables et d'expliquer ses échecs et problèmes par d'autres facteurs plutôt que par ses propres échecs dans la politique nationale et étrangère.

Question: Le 1er septembre, les agents du FBI ont interrogé un ancien collaborateur de l'agence de presse Sputnik, Andrew Feinberg, dans le cadre de l'enquête sur la violation de la loi sur les agents étrangers. Que pense le Ministère des Affaires étrangères des agissements du FBI?

Réponse: Nous considérons les agissements de Washington, qui se positionne en tant que défenseur de la liberté d'expression (or nous voyons ce qui se passe en réalité) comme arrogants. Les interrogatoires de journalistes en lien avec leur activité professionnelle sont inadmissibles. Ce n'est pas nous qui avons inventé cette règle. Pratiquement toute la communauté internationale s'y est engagée. Il existe des documents, des déclarations et des conventions à ce sujet. La pression des autorités américaines sur l'agence d'information russe est une violation flagrante des engagements internationaux en matière de liberté d'expression et d'activité des médias, notamment du principe de liberté d'accès et de diffusion de l'information fixé par l'Acte d'Helsinki de 1975.

Cette démarche des USA, sans aucun motif, est inacceptable pour un État démocratique. C'est un signal alarmant pour toute la communauté journalistique mondiale. Il est important de comprendre que ce n'est pas un problème des médias russes ou des relations russo-américaines, mais de tous les médias et de toute la communauté journalistique et médiatique internationale. Si aujourd'hui on peut traiter de la sorte certains journalistes, demain on pourra se comporter comme ça avec tout le monde.

Nous nous réservons le droit de réagir aux actions révoltantes des autorités américaines.

Je voudrais vous dire quelque chose qui relève de mon expérience de travail à l'Onu. Aujourd'hui, parmi les priorités de l'activité de la délégation pendant l'Assemblée générale des Nations unies, j'ai mentionné le travail pour la promotion du projet de résolution "Lutte contre la glorification du nazisme et d'autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée". Il semblait que le seul nom de ce document conduirait à ce qu'il fasse l'unanimité. Dans le monde civilisé contemporain, on ne peut pas trouver un politicien ni même un individu ordinaire qui n'accepterait pas ce document. Mais Washington s'oppose toujours activement à ce texte et essaie d'entraîner dans son sillage les délégations d'autres pays. Et les résultats du vote le montrent. Les USA votent toujours contre la résolution visant à empêcher toute forme de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie, etc. D'après vous, comment les collègues américains motivent-ils leur vote contre ce document? Selon eux, cela pourrait enfreindre la liberté d'expression ou d'opinion. Vous imaginez? Vous pouvez prendre connaissance de ce document, il est disponible sur le site de l'Onu car il est adopté chaque année. Ce document pourrait devenir un "phare" pour lutter contre les formes contemporaines de discrimination raciale en tout genre, l'intolérance et la xénophobie. Washington motive son vote contre par la violation de la liberté d'expression et d'opinion. Du point de vue des USA, les gens qui expriment des opinions racistes ne doivent pas être stoppés par cette résolution qui enfreint leur liberté d'expression. Vous imaginez? Sachant que les gens si sensiblement attachés à la liberté d'expression interrogent les journalistes russes (peu importe pour le média de quel pays ils travaillent ou leur nationalité). Ils sont interrogés avec la participation de structures officielles, ce sont de véritables interrogatoires.

Ce n'est pas du deux poids deux mesures, c'est un comportement intolérable qui est absolument destructeur aussi bien pour le droit international que pour la liberté d'expression dans l'ensemble.

Question: La Russie et la Moldavie sont convenues de reporter les pourparlers sur le retrait des casques bleus russes de Transnistrie. Reste-t-il un risque de désescalade de la tension autour de la Transnistrie sur fond de crise du pouvoir en Moldavie?

Réponse: Nous partons du fait (les efforts des experts russes chargés de ce problème sont déployés dans ce sens) qu'il faut empêcher une évolution négative de la situation. Les contacts sont maintenus. Le travail dans ce sens se poursuit.

Question: Vous avez parlé de la victoire à Deir ez-Zor. Nous suivons cette situation. Moi-même, je m'en réjouis. Cette victoire a-t-elle influencé le fond des négociations à Astana?

Réponse: Littéralement dix minutes avant la conférence de presse j'ai regardé le fil d'actualité et j'ai constaté une évolution très positive des événements. Vous pouvez prendre connaissance des déclarations faites. Je vous invite à consulter les sources. On ne peut pas dire que nous accordons une priorité à un axe en particulier, nous considérons comme prioritaires tous les axes visant à contribuer au processus de paix en Syrie. Le processus d'Astana fait partie des principaux. Des déclarations à ce sujet ont été faites juste avant la conférence de presse, elles inspirent beaucoup d'optimisme.

Question: Durant les trois derniers cycles de négociations à Astana il était question de zones de désescalade. Quels sont les délais prévus pour l'adoption des documents appropriés?

Réponse: Prenez connaissance des déclarations faites à Astana il y a littéralement une demi-heure.

 

 

 

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