Discours du Ministre

25 septembre 201717:52

Allocution du Ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov lors de la réception à l'occasion du Nouvel an musulman, Moscou, le 25 septembre 2017

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Vos Excellences,

Mesdames et messieurs,

Chers amis,

Selon notre bonne tradition, qui se perpétue depuis des années, nous fêtons le Nouvel an musulman en organisant une rencontre avec les ambassadeurs des États membres de l'Organisation de la coopération islamique, des représentants des organes du pouvoir fédéral russe, des associations religieuses principales, des personnalités publiques, des scientifiques et des politologues.

Maintenir des relations amicales avec les pays musulmans fait partie des priorités de la politique étrangère russe. Notre coopération - au niveau bilatéral, tout comme via l'Organisation de la coopération islamique - permet d'assainir la situation dans le monde et favorise la promotion du processus objectif de formation d'un monde polycentrique et démocratique. Elle se base sur le respect du droit international, la diversité culturelle et civilisationnelle et la volonté naturelle des peuples de décider eux-mêmes de leur sort.

Aujourd'hui, nous sommes tous profondément préoccupés par les nombreux conflits irrésolus dans le monde islamique, tout d'abord au Moyen-Orient et en Afrique du Nord: en Syrie, en Libye, au Yémen et en Irak. Un autre facteur durable d'instabilité reste le problème palestinien qu'il faut résoudre à l'aide d'un dialogue direct israélo-palestinien se basant sur les résolutions de l'Onu et l'Initiative de paix arabe. En tant que participante au Quartet pour le Moyen-Orient, la Russie est prête à favoriser activement ce processus en coopération étroite avec la Ligue arabe. Nous soulignons la nécessité de surmonter la division des Palestiniens et le rôle actif de l’Égypte, qui porte déjà des fruits dans la résolution de ce problème. Nous essayons, nous aussi, de contribuer au rétablissement de l'unité du peuple palestinien. Il est évident que les crises ne peuvent pas être résolues par la voie militaire. Nous insistons sur le fait que la seule solution envisageable est à chercher dans le secteur politique et diplomatique et prévoit une dialogue national constructif sans aucune intervention extérieure et sur la base du maintien de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États. Il faut faire tout notre possible pour éviter la dissolution des États et lutter contre les tentatives d'inciter à la haine ethnique ou religieuse. Il faut favoriser l'apaisement des contradictions entre les deux branches de l'islam: les sunnites et les chiites. La Russie promeut de manière cohérente l'initiative visant à renforcer la confiance et la sécurité dans le Golfe, qui est devenue encore plus urgente ces derniers temps. Au nom de la stabilité de la région, nous soutenons les efforts du Koweït visant à rétablir le Conseil de coopération des États arabes du Golfe.

Nous sommes encouragés par le développement positif de la situation en Syrie. Le processus d'Astana, que nous avons lancé à l'aide de la Turquie et de l'Iran, a permis d'obtenir les accords de création de quatre zones de désescalade, notamment au sud du pays, avec la participation de la Jordanie et des États-Unis. Elles ont considérablement réduit la violence et commencent le rétablissement des sites détruits et de l'infrastructure sociale et économique, améliorent la situation humanitaire. On a créé les conditions pour l'élimination rapide et définitive du foyer terroriste, l'établissement de la paix sur tout le territoire syrien et l'organisation d'un dialogue intra-syrien inclusif sur la base de la résolution 2254 de l'Onu. A la veille de la reprise du processus de Genève, nous saluons les efforts de l'Arabie saoudite visant à réunir l'opposition sur la plateforme constructive des négociations directes avec le gouvernement syrien.

La Russie se prononce régulièrement pour le règlement du conflit afghan dans le cadre d'un processus de réconciliation nationale dirigé par les Afghans eux-mêmes. Nous considérons les Consultations de Moscou sur l'Afghanistan, lancées au début de l'année, comme une plateforme optimale de concours à l'établissement d'un dialogue direct entre le gouvernement et les Talibans en respectant les critères établis par le Conseil de sécurité de l'Onu. Dans le cadre de la concertation des efforts régionaux en Afghanistan, on poursuit les travaux du Groupe de contact "OCS-Afghanistan" dont la première séance devrait avoir lieu le 11 octobre à Moscou.

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