5 juin 201917:59

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 5 juin 2019

1170-05-06-2019

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Sur le 23e Forum économique international de Saint-Pétersbourg

 

Le 23e Forum économique international de Saint-Pétersbourg se déroulera du 6 au 8 juin.

Ce Forum se présente traditionnellement comme une plateforme de rencontre entre les leaders des affaires mondiales, les représentants du gouvernement, les experts et la communauté médiatique afin d'aborder et de chercher ensemble des solutions aux problématiques les plus d'actualité de l'économie russe et mondiale.

De par le niveau de représentation de l'élite politique et du monde des affaires de Russie et de l'étranger, ce Forum se tient au même rang que les formats mondialement reconnus.

Dans le cadre du thème principal du Forum actuel, "En formulant l'ordre du jour du développement durable", seront abordées les questions relatives à l'état actuel et aux perspectives de développement durable de l'économie mondiale.

Les discussions se dérouleront dans le cadre de quatre blocs thématiques: "L'économie mondiale à la recherche d'un équilibre", "L'économie russe: en réalisant les objectifs de développement national", "Les technologies rapprochant l'avenir" et "L'homme avant tout".

Une délégation représentative du Ministère russe des Affaires étrangères sous la direction du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participe traditionnellement aux activités du Forum. Ce dernier participera aux activités bilatérales dans le cadre du programme du Président de la Fédération de Russie, ainsi qu'à plusieurs entretiens bilatéraux. Je peux d'ores-et-déjà énumérer les entretiens bilatéraux du Ministre russe. Le 6 juin, il s'entretiendra avec le directeur du Programme alimentaire mondial David Beasley, avec le Président de la présidence de Bosnie-Herzégovine Milorad Dodik, avec le Ministre grec des Affaires étrangères

 

Sur le 23e Forum économique international de Saint-Pétersbourg

 

Le 23e Forum économique international de Saint-Pétersbourg se déroulera du 6 au 8 juin.

Ce Forum se présente traditionnellement comme une plateforme de rencontre entre les leaders des affaires mondiales, les représentants du gouvernement, les experts et la communauté médiatique afin d'aborder et de chercher ensemble des solutions aux problématiques les plus d'actualité de l'économie russe et mondiale.

De par le niveau de représentation de l'élite politique et du monde des affaires de Russie et de l'étranger, ce Forum se tient au même rang que les formats mondialement reconnus.

Dans le cadre du thème principal du Forum actuel, "En formulant l'ordre du jour du développement durable", seront abordées les questions relatives à l'état actuel et aux perspectives de développement durable de l'économie mondiale.

Les discussions se dérouleront dans le cadre de quatre blocs thématiques: "L'économie mondiale à la recherche d'un équilibre", "L'économie russe: en réalisant les objectifs de développement national", "Les technologies rapprochant l'avenir" et "L'homme avant tout".

Une délégation représentative du Ministère russe des Affaires étrangères sous la direction du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participe traditionnellement aux activités du Forum. Ce dernier participera aux activités bilatérales dans le cadre du programme du Président de la Fédération de Russie, ainsi qu'à plusieurs entretiens bilatéraux. Je peux d'ores-et-déjà énumérer les entretiens bilatéraux du Ministre russe. Le 6 juin, il s'entretiendra avec le directeur du Programme alimentaire mondial David Beasley, avec le Président de la présidence de Bosnie-Herzégovine Milorad Dodik, avec le Ministre grec des Affaires étrangères Georges Katrougalos, le vice-Président du Paraguay Hugo Velázquez, la Ministre des Affaires étrangères de la Centrafrique Sylvie Baïpo-Temon, le Ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto, le Ministre des Affaires étrangères du Qatar Mohammed al-Thani, ainsi qu'avec les chefs de diplomatie du Qatar et de la Somalie dans le cadre de réunions trilatérales. Une rencontre avec le Ministre slovaque des Affaires étrangères Miroslav Lajcak est à l'étude. Le 7 juin sont prévus des entretiens avec le Ministre des Affaires étrangères de la Serbie Ivica Dacic, la Ministre des Affaires étrangères du Kenya Monica Juma, le Premier ministre d'Antigua-et-Barbuda Gaston Browne, la Ministre des Affaires étrangères du Botswana Unity Down, ainsi qu'avec le Secrétaire général de l'Onu Antonio Guterres.

Comme toujours, le planning peut encore évoluer. En cas de changement vous serez informés en temps voulu. A l'issue des entretiens, nous publierons des communiqués de presse sur le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères.

Sur la session concernant la restriction de la liberté d'expression et les pratiques mondiales de régulation législative sur internet dans le cadre du Forum économique international de Saint-Pétersbourg

Le 6 juin, dans le cadre du programme d'affaires du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, avec le soutien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et l'appui organisationnel de l'Agence d'information internationale Rossiya Segodnya, se tiendra la session d'information consacrée à la restriction de la liberté d'expression dans le monde et aux pratiques mondiales de régulation législative sur internet. Les participants à cette activité, parmi lesquels figurent des responsables de commissions compétentes de la Douma d’État et du Conseil de la Fédération de l'Assemblée fédérale de la Fédération de Russie, des représentants d'agences de presse et d'associations journalistiques russes et étrangères, ainsi que des spécialistes des technologies de l'information, évoqueront la censure sur internet et l'avenir du réseau mondial dans le cadre de la confrontation de l'information à laquelle nous assistons pratiquement chaque jour. La lutte contre la désinformation et les fakes sera un thème à part.

Voici le lien avec les informations détaillées sur cette session: https://www.forumspb.com/programme/68875/

Une heure avant cette conférence de presse, j'ai noté le commentaire de l'Ambassadeur de l'UE en Russie Markus Ederer concernant sa participation au Forum. Il a notamment déclaré qu'il considérait cette visite au forum comme "une possibilité d'attirer l'attention politique de haut niveau sur l'affaire Baring Vostok". C'est très étrange quand on sait qu'une importante attention politique a été accordée à cette affaire. Je suggère au diplomate européen de prendre connaissance du commentaire fourni hier par le porte-parole du Président russe Dmitri Peskov. Avant cela, bien des choses avaient été dites par les représentants officiels russes et de la communauté d'affaires. Si ce diplomate de l'UE estime que sa mission consiste à attirer l'attention politique sur de tels thèmes, je me dois de lui suggérer d'attirer également l'attention politique sur les situations comme celle de Kirill Vychinski ou l'horrible cas, sans précédent, concernant le collaborateur de l'Onu Mikhaïl Krasnochtchekov au Kosovo. Ces affaires ne bénéficient certainement pas d'une attention politique suffisante de l'UE.

 

Sur la visite du Ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Tiébilé Dramé en Fédération de Russie

 

Le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Tiébilé Dramé, est attendu à Moscou du 9 au 10 juin pour une visite de travail. Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra avec son homologue lundi 10 juin. Ils évoqueront l'intensification de la coopération russo-malienne dans les domaines politique, commercial, économique, et social. Une attention particulière sera accordée aux perspectives de développement du partenariat d'affaires, notamment dans des secteurs tels que l'exploration et l'exploitation des réserves de ressources minérales, l'énergie et l'infrastructure.

Un échange approfondi de points de vue sur les thèmes d'actualité en Afrique et dans le monde est prévu, avec un accent sur le maintien de la paix et de la stabilité en Afrique, notamment au Mali et dans la région du Sahara-Sahel. Les deux interlocuteurs évoqueront en détail la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme international dans le cadre des efforts collectifs visant à neutraliser ces menaces sur le continent africain et dans le monde.

 

Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov au forum international "Lectures Primakov"

 

Les 10 et 11 juin, le Centre du commerce international accueillera le forum international scientifique et d'experts "Lectures Primakov" organisé sous l'égide de l'Institut d'économie mondiale et des relations internationales (IMEMO) affilié à l'Académie des sciences de Russie. Cette année, les lectures, comme bien d'autres activités en Russie et à l'étranger, se dérouleront sous le signe de la célébration du 90e anniversaire d'Evgueni Primakov. Des politologues, des chercheurs, des diplomates et des journalistes russes et étrangers de renom participeront aux discussions sur le thème "Retour à la confrontation: y a-t-il des alternatives?".

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov prononcera un discours lors de la session du 11 juin. Il évoquera la vision russe de la situation dans le monde, formulera nos approches pour régler les problèmes internationaux d'actualité et répondra aux questions des participants.

Les "Lectures Primakov" occupent à juste titre une place centrale parmi les plateformes d'experts en Russie et dans le monde. En cinq ans d'existence, ce forum s'est illustré comme un format prestigieux pour un dialogue sérieux sur les principaux problèmes de la politique et de l'économie mondiales.

 

Sur la visite du Ministre des Affaires étrangères de la Grenade Peter David en Fédération de Russie

 

Le Ministre des Affaires étrangères de la Grenade Peter David effectuera une visite officielle en Russie du 9 au 13 juin.

Des pourparlers entre les chefs de diplomatie des deux pays se tiendront mardi 11 juin. Il est prévu d'évoquer les aspects d'actualité du développement de la coopération bilatérale, ainsi que les questions de l'agenda régional et international. Une attention particulière sera accordée aux perspectives d'élargissement des liens entre la Russie et la communauté des Caraïbes.

La première visite du Ministre des Affaires étrangères de ce pays des Caraïbes de toute l'histoire contemporaine des relations grenado-russes confirme la disposition réciproque à promouvoir le dialogue politique et à la coopération constructive entre nos deux pays.

 

Sur la situation actuelle en Syrie

 

La tension persiste autour de la zone de désescalade d'Idleb. Les terroristes de l'organisation Hayat Tahrir al-Cham poursuivent leurs attaques contre les positions des forces gouvernementales syriennes et les communes adjacentes. Par exemple, les villes de Suqaylabiyya et de Mhardeh, peuplées essentiellement de chrétiens, sont régulièrement bombardées par des mortiers et des missiles. Ces attaques touchent les civils, notamment des femmes et des enfants, et un important préjudice a été causé à l'infrastructure civile, aux établissements médicaux et scolaires.

En dépit des provocations et des incursions agressives des terroristes, la Russie reste attachée aux accords conclus avec la Turquie sur la stabilisation de la zone d'Idleb. Les militaires de nos pays sont en contact permanent et coordonnent leurs actions afin de prévenir l'escalade de la tension et la déstabilisation. Dans le même temps, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur les provocations dangereuses des terroristes, qui menacent la base aérienne russe de Hmeimim, les militaires et les civils syriens.

Il est particulièrement inquiétant que les terroristes poursuivent leurs tentatives d'aggraver la situation à Idleb en préparant des provocations chimiques. En témoigne la découverte, par les militaires syriens dans la commune de Qalaat al-Madiq, au nord de la province de Hama, d'un hôpital de campagne des pseudo-travailleurs humanitaires des Casques blancs. Les fouilles ont permis de découvrir une grande quantité de protections chimiques, notamment des masques à gaz, des costumes spéciaux, des médicaments et des équipements médicaux. Nous appelons la communauté internationale à prendre très au sérieux les nouvelles mises en scène éventuelles de l'usage de l'arme chimique par les terroristes, qui ont fait l'objet de nombreux avertissements de notre part. Selon les informations dont nous disposons, une structure spéciale a même été créée à ces fins au sein de l'organisation terroriste Hayat Tahrir al-Cham.

Sur le plan humanitaire, nous suivons l'évolution de la situation dans le camp de déplacés internes d'al-Hol situé dans la province de Hassaké, sur un territoire non contrôlé par les autorités syriennes. Vous le savez, la situation est proche de la catastrophe, le camp est débordé: le nombre de ses occupants a dépassé 74.000 personnes, dont plus de 47.000 enfants mineurs. Al-Hol manque cruellement d'eau et de nourriture, de personnel médical, de médicaments et d'équipements médicaux. Faute de pouvoir respecter les règles d'hygiène élémentaires, des maladies infectieuses se propagent dans le camp. Les normes de logement ont été largement dépassées. Plus de 15.000 personnes doivent vivre dans des huttes. A cet égard, un certain optimisme a été redonné par la récente décision de l'administration d'al-Hol d'entamer la procédure de recensement des personnes souhaitant quitter le camp. Nous espérons que ce camp sera prochainement dissous et que ses habitants pourront revenir dans leur foyer en Syrie et en Irak.

De notre côté, nous poursuivons le travail, en coordination avec les autorités syriennes, pour l'évacuation des réfugiés du camp de déplacés internes de Roukban situé dans la zone d'occupation illégale américaine. Nous nous attendons à la reprise prochaine des départs actifs des réfugiés vers les territoires contrôlés par le gouvernement syrien. Le ralentissement de cette sortie il y a environ un mois s'explique par la pression sur les habitants du camp qui, selon les informations rapportées, est exercée par les groupes terroristes subordonnés aux Américains.  Néanmoins, même dans ces conditions, la sortie des réfugiés se poursuit - le nombre total de personnes évacuées s'élève déjà à près de 14.000 personnes.

Nous notons un rétablissement progressif des liens rompus durant les années de guerre entre la Syrie et le monde extérieur, notamment avec les États arabes. Ainsi, la compagnie aérienne de Dubaï, Emirates, a annoncé sa disposition à rétablir les vols vers Damas: une requête a déjà été transmise à cet effet aux autorités compétentes des Émirats arabes unis. De son côté, la compagnie aérienne privée syrienne Cham Wings a annoncé le lancement de vols réguliers entre Damas et Mascate.

 

Sur la situation actuelle au Venezuela

 

Depuis plus de deux ans, le Venezuela est forcé de vivre sous l'"épée de Damoclès" d'une potentielle agression américaine. Depuis août 2017, quand  le Président américain Donald Trump a annoncé pour la première fois qu'il "étudiait toutes les options, militaire y compris, pour régler le problème vénézuélien", Washington s'efforce de "libérer" ce pays d'Amérique du Sud d'une prétendue "tyrannie". Nous avons déjà assisté à de multiples tentatives de coup d’État et de violation de la frontière souveraine de l’État sous des prétextes éloignés de la réalité et de la vérité. Washington travaille de manière ciblée pour identifier les personnes qui hésitent, qui n'ont pas encore de position politique sur différentes questions ou adoptent des positions centristes. Ce travail est mené parmi les généraux - les responsables américains appellent directement les officiers à déserter et à violer leur serment. Nous appelons à renoncer aux actions visant à diviser les forces armées du Venezuela. Cette institution publique doit veiller à l'ordre constitutionnel et ne pas participer à la politique intérieure.

Nous avons déjà vu les approches américaines à l’œuvre, les expériences menées sous l'égide des États-Unis avec la participation de plusieurs pays occidentaux dans d'autres régions du monde. Nous connaissons le résultat et le prix qu'ont dû payer les citoyens ordinaires pour ces tentatives ratées de coups d’État, ou pour ceux qui ont réussi mais qui ont engendré de véritables catastrophes dans plusieurs régions.

Même si la menace d'une intervention directe au Venezuela semble avoir diminué, le risque d'actions illégales contre le gouvernement de ce pays, notamment d'actions de basse intensité, est toujours présent. Néanmoins, les Américains continuent de préparer le public à une éventuelle opération de force contre Caracas. C'est notamment ce que l'on a pu constater avec l'appel lancé par le sénateur américain Lindsey Graham au Président américain Donald Trump de reproduire au Venezuela les actions du président Ronald Reagan à la Grenade. Une telle logique ne pourrait conduire qu'à de nouvelles aventures sanglantes. Nous espérons que Washington est tout de même conscient des conséquences éventuelles d'une telle rhétorique, d'une telle logique, et qui plus est de telles actions.

La lutte contre "la tyrannie dans l'hémisphère Ouest" annoncée par la Maison blanche, ainsi que contre les gouvernements légitimes concrets du Venezuela, de Cuba et du Nicaragua, se détache de plus en plus de la réalité et fait penser à un mauvais film d'action. Tout ressemble effectivement à un théâtre de l'absurde à l'échelle mondiale, car sous nos yeux, au cours de ces dernières décennies (ce ne sont pas les dernières années ou le dernier quinquennat, bien sûr), les États-Unis se sont transformés en ce qu'ils combattaient par le passé. Bien sûr, il est possible de dire de manière imagée que c'est de l'hypocrisie et qu'il s'agit d'un pseudo-combat pour la liberté. Pour revenir à la terminologie politique, c'est une justification de moyens bas par la prétendue noblesse de la fin. Si certains n'ont toujours pas appris les leçons de la Yougoslavie, de l'Irak, de la Syrie et de la Libye, il faut voir quel avenir attend les prétendus héros qui se considèrent comme des "défenseurs de la liberté". Tout le monde serait gagnant si les États-Unis ne répétaient pas leurs propres erreurs, apprenaient de celles-ci et se comportaient comme des acteurs responsables des relations internationales.

Il s'agit avant tout de respecter le droit international et de ne pas s'ingérer dans les affaires intérieures d'autres États. Je veux dire qu'il est avant tout nécessaire de s'abstenir de faire pression sur les représentants du gouvernement et de l'opposition, qui entretiennent des contacts avec la médiation internationale, de renoncer à l'imposition de conditions préalables et de laisser les adversaires politiques déterminer eux-mêmes le format de règlement des différends vénézuéliens nationaux. Je rappelle que seul un règlement diplomatique pacifique des divergences dans le cadre de la Constitution pourra déboucher sur une sortie durable de la crise.

Pour notre part, nous saluons l'aspiration du gouvernement et de l'opposition aux contacts mutuels et sommes prêts à apporter la contribution nécessaire à ce dialogue.

 

Sur le nouveau durcissement des sanctions anticubaines par les États-Unis

 

Le Ministère américain des Finances a annoncé hier l'entrée en vigueur d'un nouveau paquet de mesures illégitimes contre Cuba. A compter du 5 juin sont interdits les voyages de groupes de citoyens américains sur l'île dans le cadre d'échanges éducatifs, ainsi que l'entrée de navires de passagers américains dans les ports cubains.

La formulation cynique de Washington justifiant ces restrictions sévères contre La Havane et ses propres citoyens est franchement surprenante. D'après le Ministre américain des Finances Steven Mnuchin, qui s'est transformé en principal gardien des sanctions à la Maison blanche, Cuba jouerait un rôle déstabilisant dans l'hémisphère Ouest. Il ne reste qu'une seule question: s'agit-il vraiment de Cuba dans cette déclaration?

Nous condamnons fermement le renforcement du blocus anticubain par les États-Unis. Nous sommes convaincus que le durcissement des sanctions contre La Havane porte avant tout atteinte aux intérêts des citoyens ordinaires, les privant de leurs droits et libertés fondamentaux que Washington semble mettre tant de zèle à défendre.

 

Sur le Traité FNI

 

Nous avons remarqué que dans sa rhétorique publique autour du Traité FNI, la direction de l'Otan continuait d'accuser la Russie d'enfreindre ce texte et appelait les autorités russes à "faire preuve de volonté politique" ainsi qu'à "revenir au respect du Traité pour le sauver". A ce que l'on sache, cette activité s'intensifiera à l'approche du 2 août quand s'achèvera la procédure de retrait des États-Unis du Traité, ce qui le détruira définitivement. On ignore quel est le rapport avec la Russie. En accusant Moscou, les représentants de l'Otan cherchent, selon nous, à aider Washington à camoufler les véritables causes de l'effondrement du FNI et à détourner l'attention des intentions réelles des autorités américaines en créant, par de tels commentaires et déclarations, une sorte de rideau propagandiste.

Ce 4 juin, le Secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a tenu le même genre de discours. A cet égard, je rappelle que la Russie a tout fait pour sauver le Traité. Nous avons proposé à Washington plusieurs mesures réalistes basées sur la transparence réciproque pour remédier aux reproches formulés par les deux parties, y compris les préoccupations russes depuis des années, qui ont été transmises aux Américains et dont nous parlions publiquement. Mais, vous le savez, toutes les initiatives russes ont été rejetées. Washington n'a pas seulement refusé de remédier aux problèmes liés à son respect du FNI, mais également de participer à la démonstration, dans un esprit de bonne foi, du système de missiles russes qui "préoccupe" tant les États-Unis et d'autres pays de l'Otan. Tous ceux qui s'intéressent à ce thème ont pu participer à cette présentation. Il y avait des experts et des spécialistes qui auraient pu répondre à toutes les questions. Je rappelle que Washington a interdit à ses alliés de l'Otan de venir à la présentation.

Par conséquent, si le Secrétaire général de l'Otan prône effectivement le maintien du FNI, il serait logique d'attendre de sa part un appel, avant tout aux autorités américaines, à revenir à la table des négociations et à se pencher sérieusement sur le règlement de la crise autour du Traité.

 

Sur les déclarations du conseiller du Président américain à la sécurité nationale John Bolton concernant une prétendue "menace russe en Arctique"

 

Dans un discours devant les diplômés de l'Académie de la Garde côtière des États-Unis, le conseiller du Président américain à la sécurité nationale John Bolton a déclaré que les États-Unis avaient l'intention de défier la Russie en Arctique. Cela témoigne une fois de plus du changement d'approche que les Américains envisagent dans la région. A en juger par cette rhétorique belliqueuse, la ligne dominante vise à transformer la région en "théâtre des opérations", à faire monter la tension. Quel est le rapport avec la Russie? Ce n'est pas par hasard qu'un accent est mis sur les méthodes militaires, sur la hausse des dépenses militaires en Arctique, les tentatives de saper la confiance et l'atmosphère de la coopération arctique multilatérale. Toutes ces accusations paraissent complètement absurdes.

Il est évident que cette approche est lourde de conséquences néfastes aussi bien pour les pays de la région que pour son développement en général. Cela n'apportera rien de constructif au travail des structures régionales, des forums et des plateformes internationales. Dans cette approche nous percevons une tentative d'imposer une politique destructive dans la région arctique, qui est traditionnellement une zone de partenariat international, de stabilité et de basse intensité militaire.

 

Sur les recommandations de Washington concernant l'élaboration de jeux vidéo sur la lutte contre les "régimes dictatoriaux"

 

Washington a suggéré aux grands développeurs américains de produits numériques de lancer une série de jeux vidéo appelés à orienter la jeune génération sur la lutte contre les "régimes dictatoriaux".

Ces produits informatiques doivent contribuer à unir les "forces du bien et de la justice" dans la lutte contre les "menaces globales pour la démocratie émanant de l'autoritarisme". En particulier, les scénarios suivants ont été mis au point:

- la Russie mène une opération militaire contre les pays baltes et l'Europe de l'Est;

- l'Iran est sur le point de lancer un missile nucléaire en direction d'Israël;

- la Chine prépare une attaque contre Taïwan et un massacre à Hong Kong;

- la Corée du Nord met au point des cyberattaques contre les bourses de Tokyo, de New York et de Londres.

Il sera proposé aux joueurs d'élaborer une stratégie du côté d'un "État démocratique" en attirant dans leur camp des alliés et en mettant au point un plan conjoint de lutte. Il serait intéressant de savoir si ces scénarios d'actions démocratiques incluent les bombardements de villes pacifiques, de capitales européennes, de la population civile? Sachant que dans la conscience des jeunes on inculque intentionnellement une vision négative de plusieurs pays, notamment de la Russie, tandis que la consolidation des "forces du bien et de la justice" doit, selon l'idée des auteurs de cette idée, se dérouler naturellement autour des États-Unis.

Au lieu de se charger effectivement de la problématique de l'alliance au niveau mondial, de revenir au débat sur la mondialisation, à son passage au niveau supérieur ou à une combinaison harmonieuse juste de la mondialisation et du maintien de l'identité nationale dans le monde, nous voyons ce que font ces idéologues: ils divisent le monde entier selon le principe "ami-ennemi", en utilisant tout l'éventail d'instruments qui devraient déjà faire partie du passé tels que la désinformation, les fakes et la substitution des notions.

 

Sur les exigences américaines à travers le monde

 

Dans une interview à CNBC, l'Ambassadrice des États-Unis à l'Otan Kay Bailey Hutchison a posé un ultimatum à la Turquie, selon lequel le gouvernement turc devrait renoncer à l'achat de systèmes antiaériens russes S-400 s'il souhaitait obtenir les chasseurs américains F-35: "Vous devez faire un choix. Vous pouvez avoir l'un ou l'autre, mais pas les deux."

Qui d'autre doit faire quelque chose pour que l'administration américaine soit satisfaite?

Je pense qu'il faudrait faire ce travail au Département d’État américain. Créer une rubrique spéciale sur leur site et écrire "qui doit faire quoi pour nous satisfaire". Commençons - peut-être qu'ils poursuivront:

- l'Europe doit payer pour sa participation à l'Otan en achetant aux États-Unis des armements et ne doit pas coopérer avec la Russie. L'Europe doit rompre les accords sur le Nord Stream et acheter du gaz aux États-Unis à un prix plus élevé. Les compagnies de télécommunications européennes ne doivent pas acheter des équipements bon marché et de qualité en Asie. L'Europe doit éternellement stocker l'arme nucléaire américaine sur son territoire;

- l'Inde doit réduire sa coopération militaro-technique avec la Russie;

- la Chine doit maintenir des taxes basses sur les produits américains, mais doit exporter ses produits aux États-Unis avec des taxes élevées. Elle ne doit pas concurrencer les États-Unis dans le domaine des télécommunications. Pékin doit également accorder aux États-Unis un accès total au secteur chinois des hautes technologies;

- les Philippines ne doivent pas acquérir d'armes russes et lutter contre la narco-mafia;

- le Mexique doit payer aux États-Unis la construction d'un mur à sa frontière;

- la Corée du Sud doit déployer sur son territoire des systèmes antimissiles américains et doit adhérer aux sanctions contre une compagnie chinoise du secteur des hautes technologies;

- le Japon doit oublier Hiroshima et Nagasaki, et le monde entier doit reconnaître que ce sont les États-Unis qui ont gagné la Seconde Guerre mondiale;

- l'Iran ne doit pas développer son programme nucléaire pacifique. Par ailleurs, les exigences visant la Corée du Nord, la Syrie, le Venezuela et l'Iran sont si excessives qu'elles sont impossibles à remplir pour ces États, même s'ils le voulaient. En partant de cette logique exprimée actuellement par Washington, il serait préférable de disparaître. Cela "réglerait" tous les problèmes.

- quant à la Russie, j'ai peur de commencer à énumérer ce que nous devrions faire.

J'ai une question: Washington ne craint-il pas que le monde puisse demander un paiement pour ces services, suite à ces "revendications", à une certaine étape?

Sans oublier, bien sûr, que tous les pays doivent également mettre à disposition leur territoire pour les bases militaires américaines. Regardez une carte.

 

Sur la situation actuelle au Kosovo

 

Après l'invasion brutale des forces spéciales albano-kosovares dans les municipalités peuplées par des Serbes au nord du Kosovo le 28 mai, la situation sur ce territoire reste tendue. Malgré la fin de la phase active de l'opération spéciale menée sous le prétexte fallacieux de la lutte contre le crime organisé, les arrestations de policiers, majoritairement serbes, se sont poursuivies. De notre point de vue, ce n'est rien d'autre qu'une action intentionnelle d'intimidation d'une partie de la population en créant des conditions insupportables pour elle.

L'arrestation et le passage à tabac du citoyen russe Mikhaïl Krasnochtchekov, collaborateur de la Mission d'administration intérimaire des Nations unies au Kosovo, possédant l'immunité diplomatique, témoigne de l'atmosphère d'impunité totale sur ce territoire, ainsi que de l'omission totale du droit international et des normes de la communication internationale civilisée. La Russie continuera de suivre de près le déroulement de l'enquête sur cet incident et insistera sur la punition des coupables au niveau de toute la chaîne de commandement.

Force est de constater que le Kosovo reste la source principale d'instabilité et de potentiel conflictuel dans la région. Ce territoire est pratiquement ingérable. Il n'est pas seulement une source d'instabilité, mais également une zone potentiellement dangereuse et non contrôlée au cœur de l'Europe.

Nous espérons que les protecteurs de Pristina, qui ne sont pas guidés dans les Balkans par les intérêts des peuples qui y vivent, mais par leurs propres intérêts, profiteront de leur influence pour faire revenir à la raison le gouvernement albano-kosovar. Dans le cas contraire, les conséquences pourraient être irréversibles.

 

Sur l'aggravation de la situation au Sud-Est de l'Ukraine

 

Malheureusement, les premiers jours de la nouvelle administration au pouvoir n'ont pas apporté le cessez-le-feu dans le Sud-Est de l'Ukraine qui avait été promis pendant le marathon électoral. En une semaine, l'intensité des bombardements a nettement augmenté: selon les experts, leur nombre a pratiquement doublé.

Les bombardements commis par une brigade d'infanterie motorisée de l'armée ukrainienne contre la mosquée d'Akhat Jami dans le quartier Kouïbychev de Donetsk dans la matinée du 4 juin, jour de l'Aïd el-Fitr, fête sacrée des musulmans, sont scandaleux.

Nous espérons que les promesses de campagne faites au peuple ukrainien par le gouvernement actuel, à savoir stopper "à tout prix" la violence dans le sud-est de l'Ukraine, seront tenues par les nouvelles autorités ukrainiennes.

 

Sur les nouveaux actes barbares de nationalistes radicaux ukrainiens

 

Des millions de gens ont été choqués par la nouvelle sortie barbare des nationalistes radicaux ukrainiens, qui ont profané la statue de Gueorgui Joukov à Kharkov. Avec la complaisance des forces de l'ordre locales, des éléments fascisants ont détruit en pleine journée le buste du maréchal. Je rappelle que c'est sous son commandement que les forces soviétiques ont libéré l'Ukraine des occupants allemands il y a 75 ans. Il est évident pour nous que ceux qui sont derrière cette action, outre la provocation d'un effet intimidant résonant, avaient également pour objectif de tester l'immunité de la société ukrainienne et des nouvelles autorités de Kiev au virus du nationalisme imposé artificiellement ces dernières années.

A en juger par le large écho que cet acte a suscité, la grande majorité des habitants de l'Ukraine, dont les pères et les grands-pères ont sauvé le monde de la peste brune dans les rangs de l'Armée rouge, a fermement condamné ce fait de vandalisme.

La réaction tardive des autorités ukrainiennes est surprenante, qui ont souligné que ces faits seraient "une affaire intérieure" de l'Ukraine. Ce que nous observons ces dernières décennies dans ce pays est un "jonglage avec l'histoire" - tantôt le rejet d'une histoire commune, tantôt, au contraire, le fait de s'attribuer certains de ses éléments. Je voudrais rappeler que la statue de Gueorgui Joukov, au même titre que les autres obélisques et mémoriaux aux guerriers et aux commandants soviétiques, symbolise la lutte de tous les peuples de l'Union soviétique contre l'Allemagne fasciste. La Russie, comme les autres anciennes républiques de l'URSS, ne peut pas ignorer le sort des symboles de notre histoire héroïque commune.

Nous condamnons fermement cette sortie des extrémistes, qui se font appeler "patriotes" et cherchent à s'affirmer par une guerre contre les monuments. Nous appelons les autorités ukrainiennes actuelles à donner leur avis sur ces faits, à trouver et à punir les coupables, à cesser la politique d'encouragement et de complaisance envers les radicaux et les nationalistes, ainsi qu'à prendre les mesures nécessaires pour protéger les sites du patrimoine culturel et historique commun.

Des appréciations plus détaillées sur la situation en Ukraine et tout ce qui concerne le règlement du conflit intérieur ukrainien ont été apportées par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans une interview au quotidien RBC. Nous vous invitons à en prendre connaissance. Elle sera disponible demain sur le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères. Son relevé intégral sera publié aussi bien sur RBC que sur les pages du Ministère des Affaires étrangères.

 

Sur les manifestations organisées en Turquie à l'occasion du 75e anniversaire de la déportation des Tatars criméens et du 150e anniversaire de la fin de la guerre du Caucase

 

En mai, plusieurs manifestations ont été organisées en Turquie à l'occasion du 75e anniversaire de la déportation des Tatars criméens et du 150e anniversaire de la fin de la guerre du Caucase. Nous constatons avec regret que la plupart de ces activités, notamment menées avec un soutien direct des autorités centrales et municipales turques, étaient politisées et ouvertement antirusses. Il est évident que cela ne contribue pas au développement des relations de partenariat multilatéral, une tâche fixée par les chefs d’État de la Russie et de la Turquie dans les documents bilatéraux à ce sujet. La complaisance envers la campagne antirusse d'Ankara ne correspond pas du tout à sa propre approche d'autres événements historiques.

Nous appelons les milieux politiques et publics turcs, les représentants des peuples qui vivent sur le territoire turc ayant des liens parentaux avec la Russie, à l'objectivité dans l'analyse des événements historiques complexes des XIXe et XXe siècles, que la communauté scientifique professionnelle doit continuer d'analyser. Nous partons du principe que de telles dates sombres ne doivent pas être manipulées pour la conjoncture politique immédiate, mais contribuer au rapprochement des États et des peuples sur la base de la mémoire historique commune.

Nous suggérons à nos confrères des missions diplomatiques des États-Unis et de l'Ukraine en Turquie, qui "se sont distingués" sur les réseaux sociaux par des déclarations à ce sujet, de se concentrer sur l'étude de l'histoire de leur propre État, dans laquelle il est possible de trouver plusieurs épisodes intéressants et instructifs.

En ce qui concerne le "trolling" sur les réseaux sociaux. Je me souviens très bien quand, il y a quelques années, l'Ambassade de France à Moscou se réjouissait sur ses pages et "trollait" l’État russe à l'occasion des manifestations et protestations. Il serait bien qu'aujourd'hui Paris utilise aussi activement les réseaux sociaux pour parler des manifestants et des manifestations des "Gilets jaunes", parce que jusque-là seul l'audimat de Russia Today grandit.

 

Sur la situation autour de "l'affaire Assange"

 

Nous suivons l'évolution des événements autour du fondateur de WikiLeaks Julian Assange.

Toute cette histoire est un exemple très parlant de politique du deux poids deux mesures, quand les États qui aiment tant donner des leçons de manière condescendante à d'autres pays concernant tout ce qui touche aux droits de l'homme, les oublient soudainement en fonction de leurs propres intérêts conjoncturels.

Voici une question pour l'Ambassadeur de l'UE à Moscou, Markus Ederer: ne voulez-vous pas attirer l'attention politique sur la situation de Julian Assange? Ce serait bien. Il ne faut pas vous taire ni vous retenir. Donnez un avis du point de vue des droits de l'homme.

Il est évident que la poursuite puis l'arrestation de Julian Assange sont contraires non seulement aux idéaux de la liberté des médias, mais violent également les libertés et les droits fondamentaux d'un individu concret. Ces dernières années, lors de différents forums internationaux des droits de l'homme, les représentants russes attiraient régulièrement l'attention de leurs partenaires sur la situation de Julian Assange et appelaient instamment les États concernés à respecter systématiquement leurs engagements internationaux en matière de promotion et de protection des droits de l'homme. La même chose a été dite à plusieurs reprises par les institutions internationales des droits de l'homme de premier plan, notamment les procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme des Nations unies (CDH). Récemment, le caractère inadmissible de la violation des droits de Julian Assange a été dénoncé par le Groupe de travail du CDH sur la détention arbitraire, par les rapporteurs sur le caractère intouchable de la vie privée, sur les exécutions sommaires et sur les tortures. Nous verrons à quel point les pays visés par les appels des mécanismes internationaux qui veillent aux droits de l'homme seront prêts à coopérer et, surtout, à remplir leurs engagements internationaux en matière de promotion et de protection des droits de l'homme.

Et, de la part du Représentant permanent des États-Unis auprès de l'Onu à New York, nous attendons qu'il organise une excursion pour Julian Assange. Je me souviens très bien à quel point ils aiment organiser des excursions et montrer l'Onu à ceux pour qui la liberté d'expression et les droits de l'homme sont effectivement une priorité dans la vie.

Nous suivrons les développements de cette histoire.

 

Sur la critique, par le gouvernement allemand, des prétendues "attaques" russes contre la Deutsche Welle

 

Dans une interview à l'influent quotidien allemand Die Welt publiée le 23 mai, la déléguée du gouvernement fédéral allemand à la culture et aux médias Monika Grütters a déclaré que la compagnie médiatique publique allemande Deutsche Welle subissait des "attaques" dans plusieurs pays où la liberté de presse était "menacée", et pointe avant tout la Russie.

De telles déclarations paraissent pour le moins étranges étant donné que dans notre pays ont été créées les conditions les plus favorables pour le travail des médias étrangers. Il n'y a et il n'y a jamais eu de discrimination de la part des représentants officiels et des structures russes vis-à-vis des médias et des journalistes allemands. J'ignore de quoi ils parlent. A ce que je sache, ils ne rencontrent aucune restriction dans leur activité professionnelle, publient de nombreux articles sur la Russie, souvent avec une part de critique virulente, et participent à la couverture de différentes activités organisées au niveau de l’État, allant jusqu'aux protestations.

Une véritable campagne a été lancée depuis longtemps en Allemagne visant à discréditer les agences de presse russes Sputnik et Russia Today, à laquelle participent aussi bien les représentants de l'establishment politique du pays que les associations professionnelles de journalistes comme l'Association des journalistes allemands.  Nous avons cité plusieurs fois les extraits de ces déclarations épouvantables et complètement impensables, notamment celle de Frank Überall appelant ouvertement à boycotter les médias russes et à leur interdire l'accès au câble.

Cela donne l'impression que nos partenaires allemands, au lieu de redresser la situation de la liberté d'expression et des médias dans leur pays en réponse aux multiples remarques russes, rejettent les problèmes sur nous.

Nous voudrions entendre les explications officielles de l'Allemagne concernant les reproches de Monika Grütters visant la Russie pour savoir à quelles difficultés précises est confronté la Deutsche Welle dans son travail dans notre pays?

J'ai une surprise pour Monika Grütters. Le 16 mai, des représentants du Centre de presse du Ministère russe des Affaires étrangères ont rencontré le rédacteur en chef adjoint de la Rédaction russe de Deutsche Welle, Ekaterina Kryjanovskaïa, et le correspondant en chef du bureau moscovite Iouri Recheto. Les journalistes ont eux-mêmes demandé cet entretien durant lequel ils ont remercié la partie russe pour sa contribution efficace au règlement des problèmes courants, ont témoigné leur appréciation pour l'aide et le soutien du Ministère russe des Affaires étrangères, tout en disant espérer poursuivre la coopération productive établie. De plus, ils ont particulièrement souligné les conditions favorables pour travailler dans notre pays.

Ça suffit de mentir, Mme Grütters. Parlez aux correspondants de la Deutsche Welle. Convoquez-les, comme vous le faites d'habitude, et demandez-leur s'ils arrivent à bien travailler en Russie. Ils nous disent le contraire de ce que vous déclarez à la communauté mondiale. Cela s'appelle un fake.

 

Sur le déroulement de l'enquête concernant l'affaire du passage à tabac de Frédéric Aigouy, journaliste de Russia Today, par la police française à Toulouse
 

Nous continuons de suivre la situation autour du passage à tabac du journaliste de Russia Today Frédéric Aigouy par la police française à Toulouse ce 25 mai. Nous attendons des autorités françaises une enquête rigoureuse sur cet incident.

Nous sommes préoccupés par les cas de plus en plus fréquents de violences policières à l'encontre des journalistes russes lors de la répression des protestations en France. Je rappelle que c'est loin d'être le premier cas d'attaque contre un représentant de Russia Today. Précédemment, le 1er mai, la correspondante de RIA Novosti Viktoria Ivanova avait été blessée par des policiers français. Or il n'y a toujours aucun résultat de l'enquête.

Je voudrais souligner que dans tous les cas, les victimes possédaient des signes distinctifs spéciaux permettant de les identifier en tant que représentants de la presse.

Nous appelons Paris à prendre des mesures pour mieux garantir la sécurité des journalistes qui couvrent les manifestations. Il est inadmissible qu'ils fassent l'objet de violences policières. Tout recours à la force doit être proportionné et justifié. Une enquête doit être menée sur de tels incidents.

Bien évidemment, nous continuerons de suivre le déroulement de l'enquête avec les organisations internationales compétentes. Nous attendons des informations officielles des forces de l'ordre françaises.

 

Sur l'attribution, par les États-Unis, du statut "d'agent étranger" à la société RM Broadcasting

 

Le Ministère américain de la Justice rapporte que le tribunal de district de la Floride a prescrit à la compagnie américaine RM Broadcasting, qui a signé en novembre 2017 un contrat avec Russia Today pour la diffusion d'émissions de radio de l'agence de presse Sputnik, de s'enregistrer en tant qu'agent étranger.

En d'autres termes, la direction de la société RM Broadcasting doit choisir entre cesser la coopération avec le média russe ou s'enregistrer en tant qu'"agent russe" comme avaient dû le faire l'Agence d'information internationale Rossiya Segodnya et bien d'autres compagnies médiatiques.

Sous prétexte de protéger les droits des citoyens américains contre la prétendue ingérence de la Russie dans les processus politiques intérieurs, Washington bloque de facto le travail de nos médias aux États-Unis.

A cela s'ajoute le durcissement de la censure sur internet. Les profils des médias russes ont été bloqués sur le réseau social Facebook. De facto, nous assistons au renforcement d'une campagne visant à nettoyer l'espace médiatique américain, à l'usage de leviers législatifs.

Nous y voyons un acte de pression directe sur les sources d'information jugées indésirables par Washington.

Nous appelons les organisations internationales et les associations professionnelles à diriger leur attention sur cette situation.

 

Sur le prolongement, par la chaîne Russia Today, du dépôt des candidatures au concours international Khaled al-Khatib

 

Cette année, pour la deuxième fois, la chaîne Russia Today organise le prix international annuel Khaled Alkhateb Memorial Awards remis aux journalistes pour les meilleurs travaux dans les zones de conflit.

Ce concours a été créé en hommage au journaliste Khaled al-Khatib, collaborateur de la rédaction arabe de Russia Today qui a été tué en Syrie. Dans ses reportages, il couvrait les événements et les affrontements entre les forces gouvernementales syriennes et les terroristes. En 2018, le Président russe Vladimir Poutine a signé un décret pour remettre à Khaled al-Khatib une médaille "Pour le courage" qui a été transmise à la famille du journaliste pendant la première cérémonie de Khaled Alkhateb Memorial Awards.

Des requêtes ont déjà été déposées par des journalistes d'autres pays. Nous sommes prêts à apporter une contribution pour la délivrance rapide des documents nécessaires.

Les vainqueurs seront annoncés le 30 juillet - jour de la mort de Khaled al-Khatib. Le dépôt des candidatures a été prolongé jusqu'au 24 juin. J'en parle parce que les représentants de plusieurs pays doivent obtenir un visa.

Il est possible de déposer sa requête sur le site https://award.rt.com.

 

Sur la question de l'ouverture d'un second front

 

Ce 6 juin, le monde entier se souvient du début de l'opération Overlord - le Débarquement du 6 juin 1944 en Normandie par les alliés de l'URSS de la coalition antihitlérienne. De cette manière a été ouvert le second front, sur lequel insistaient le gouvernement et le commandement soviétiques. Nous honorons la mémoire de tous ceux qui sont tombés dans les combats sur le second front en Europe.

La contribution des Alliés à la victoire sur le IIIe Reich est claire, mais il ne faut pas la surestimer et, qui plus est, diminuer l'importance des efforts titanesques de l'URSS sans lesquels cette victoire n'aurait pas été possible. Je suis forcée d'en parler parce que nous assistons à une réécriture catastrophique de l'histoire. Cela se produit non seulement dans les almanachs historiques, mais également partout: des monuments sont démantelés, on organise des conférences pseudo-scientifiques, on diffuse des films soi-disant sur les faits de l'époque en déformant complètement la réalité.

Comme l'indiquent les historiens, le Débarquement de Normandie n'a pas eu d'impact fondamental sur l'issue de la Seconde Guerre mondiale et de la Grande Guerre patriotique: elle était déjà prédéterminée grâce aux victoires de l'Armée rouge, notamment à Stalingrad et à Koursk. Pendant trois ans, le Royaume-Uni, puis les États-Unis, avaient retardé par tous les moyens l'ouverture du second front, se limitant à des opérations localisées. On percevait une aspiration à attendre un affaiblissement  maximal de la puissance militaire de l'Allemagne en raison des pertes colossales qu'elle subissait à l'Est, tout en réduisant ainsi leurs pertes à l'Ouest. Des facteurs politiques entraient également en considération.

L'ouverture du second front, même tardive, devait faciliter les missions opérationnelles des unités de l'armée soviétique. En pratique, il a fallu sauver les alliés occidentaux qui avaient été défaits par les nazis dans les Ardennes. Nous espérons que nos partenaires s'en souviennent.

Une fois de plus je voudrais dire que ce jour-là nous rendons hommage à tous ceux qui sont tombés dans les combats sur le second front en Europe. L'exploit de chacun qui a combattu le nazisme et le fascisme indépendamment des opinions politiques, se plaçant au même rang et sans demander à ses camarades d'armes leur nationalité et confession, qui marchait en avant, au combat - la mémoire de ces héros est éternelle.

 

Réponses aux questions:

Question: L'Azerbaïdjan a accueilli récemment un grand événement de football, la finale de la Ligue Europa de l'UEFA, à laquelle ont notamment assisté des politiciens russes tels que le conseiller du Président russe Igor Levitine. Avant la finale, certains pays occidentaux ont donné des recommandations assez étranges. Le Royaume-Uni craignait notamment pour la sécurité de ses supporters. Nous nous souvenons que la même chose s'était produite avant la Coupe du Monde de football en Russie. L'an prochain, des matchs de l'Euro 2020 se dérouleront à Saint-Pétersbourg et à Bakou. D'après vous, à quoi pourraient être dues de telles déclarations?

Réponse: Honnêtement, je n'ai pas suivi ce dont vous avez parlé. Bien sûr, j'ai vu ces communiqués dans la presse mais je ne me suis pas penchée sur ce thème. C'est pourquoi je voudrais dire d'une manière générale que nous devons nous habituer à la politisation du sport, mais que cela ne signifie pas que nous devons l'accepter. La politisation des événements sportifs est contraire à de nombreux documents statutaires, notamment de l'Organisation des Nations unies (Onu), ainsi qu'aux accords bilatéraux et multilatéraux entre différents pays. Le sport vise à unir, et non à désunir.

Je voudrais rappeler que tout ce qui nous vient de l'Antiquité, les traditions sportives établies au XXe siècle, nous montrent que les événements sportifs sont appelés précisément à faire baisser la tension des conflits, voire même des activités militaires.

Je trouve que c'est cette tradition qui doit être rétablie avant tout. Le monde a fait renaître de nombreuses traditions sportives anciennes et glorieuses, mais celle-ci ne fait pas partie des priorités pour une raison qu'on ignore. Plusieurs déclarations ont été adoptées, des documents ont été signés à ce sujet, mais dans la pratique des relations internationales cette tradition n'a pas pris racine. Il serait positif que par les efforts des ONG, des États et des représentants spéciaux de la coopération sportive internationale, qui existent aujourd'hui pratiquement dans tous les pays, soit rétablie la tradition de l'utilisation de grands événements sportifs internationaux pour réduire le niveau des conflits ou stopper les activités militaires. Peut-être pas en créant un nouveau forum mais en utilisant les mécanismes déjà disponibles. Aussi difficile que cela puisse être à imaginer, aujourd'hui, compte tenu de la situation dans le sport et de ce que nous avons vu ces dernières années, je trouve qu'il faut aspirer aux idéaux.

Question: Avez-vous visité Bakou? Peut-on vraiment dire que cette ville n'est pas sûre? Ou Moscou?

Réponse: Je ne peux pas qualifier Bakou de ville dangereuse. Je visite cette ville avec plaisir. J'y suis venue en tant que collaboratrice du Ministère russe des Affaires étrangères. A la même époque j'ai participé à des activités informelles et j'ai été bouleversée par les changements de la capitale azerbaïdjanaise depuis dix ans. J'en parle régulièrement. Bakou figure sur ma liste personnelle des lieux où je me rends toujours avec plaisir. En revanche, je ne joue pas au football.

Question: Des militaires azerbaïdjanais et arméniens ont été tués récemment suite à la violation du cessez-le-feu dans le cadre du conflit du Haut-Karabakh. Le Ministère russe des Affaires étrangères entrevoit-il des signes laissant présager que les parties azerbaïdjanaise et arménienne pourraient tout de même parvenir à un accord sur les démarches humanitaires malgré ces événements dramatiques?

Réponse: Nous faisons tout pour mener cette affaire vers le règlement de la longue crise qui perdure dans cette région.

Question: Le Président azerbaïdjanais Ilham Aliev s'est entretenu récemment par téléphone avec le Président russe Vladimir Poutine. Le communiqué de presse du Kremlin a indiqué qu'ils avaient évoqué les futurs contacts à différents niveaux. Prévoit-on prochainement des contacts au niveau du ministère des Affaires étrangères et prépare-t-on de telles rencontres?

Fin 2018, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'est rendu à Bakou. Cette année, le Ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères Elmar Mamediarov s'est rendu deux fois à Moscou (les 5 et 14 avril). Nos diplomates entretiennent des contacts de travail. Nous sommes disposés à poursuivre la pratique des consultations interministérielles régulières. Je n'ai pas d'information sur des entretiens entre les ministres prochainement. Si c'était le cas, cette information serait partagée avec vous.

Nos pays entretiennent un dialogue politique actif à différents niveaux et dans différents formats. Ce ne sont pas seulement les formats bilatéraux et la coopération sur les plateformes internationales mais également, par exemple, le format des réunions au sommet Russie-Azerbaïdjan-Iran. Le travail de ce format sera poursuivi. En raison de la répartition de nos obligations je ne peux pas faire d'annonce, mais je voudrais dire que ce format poursuivra son activité intensive.

Un travail est mené sur le contenu substantiel des réunions à venir. La Commission intergouvernementale pour la coopération économique entre la Fédération de Russie et l'Azerbaïdjan travaille activement. Étant donné qu'elle est présidée par le Ministre russe du Développement économique Maxim Orechkine et le Ministre azerbaïdjanais de l’Économie Chakhin Moustafaev, les ministères concernés entretiennent des consultations régulières par un échange de délégations, en visioconférence, etc.

Question: Je suis revenu du Donbass il y a quelques jours. A Gorlovka, dans le district de Dokoutchaevsk, j'ai vu de mes propres yeux l'artillerie ukrainienne tirer contre des civils et les positions de l'armée populaire de Donetsk. Depuis 3 ou 4 mois sont menés des bombardements intensifs avec l'artillerie lourde et des obus sont lancés par des drones de l'armée ukrainienne. Ils ne s'en cachent pas. Internet déborde de vidéos filmées par les militaires ukrainiens eux-mêmes, où ils se vantent du travail de leur artillerie interdite par les Accords de Minsk. En tant que garant des Accords de Minsk, la Russie peut-elle faire pression sur le Conseil de sécurité des Nations unies ou soulever ce problème auprès d'une autre instance? Car des gens meurent presque tous les jours, on bombarde la population civile. L'armée de la DNR s'efforce de ne pas riposter, mais on ignore combien de temps ils auront la patience de tolérer cette anarchie.

Réponse: Nous sommes réalistes et nous savons parfaitement que peu de temps s'est écoulé depuis l'arrivée du nouveau gouvernement en Ukraine, et la mise en œuvre de ce qui a été annoncé pendant la campagne est impossible dans les plus brefs délais. Mais on voudrait voir, au moins, des efforts en ce sens.

Nous savons parfaitement que le Président ukrainien se trouve actuellement à l'étranger, plusieurs rencontres importantes sont prévues. C'est probablement quand il reviendra qu'il rétablira l'ordre, comme promis.

Question: Vous y croyez?

Réponse: Je crois en Dieu. Mais sur ces questions je constate, j'exprime une position. Nous travaillons dans cette direction.

Question: Vous avez déjà mentionné la situation du diplomate de la mission de l'Onu au Kosovo. Que pense le Ministère russe des Affaires étrangères de l'intention exprimée par Pristina de proclamer persona non grata ce collaborateur russe de la mission de l'Onu? Mikhaïl Krasnochtchekov reprendra-t-il ses fonctions après avoir été soigné?

Réponse: Je réitère avec plaisir notre position, peut-être même en expliquant des faits supplémentaires. La question fondamentale est de savoir que le territoire qui a été proclamé en tant qu’État ne l'est pas devenu. Sachant que ses superviseurs extérieurs lui attribuent précisément les pouvoirs d'un État.

L'attaque contre un collaborateur de l'Onu sur le territoire européen n'est pas simplement un incident: c'est un événement extraordinaire. Il n'est pas question d'un long conflit en phase chaude qui dure depuis des années. Ce n'est pas une situation où, sur un territoire contrôlé par des terroristes ou des combattants, des gens ont été pris en otages ou disparaissent. Il s'agit d'un prétendu État auquel des superviseurs extérieurs, l'Occident, ont accordé les pouvoirs d'un État et dans lequel on a injecté énormément d'argent, de moyens et de soutien politique, où a lieu une attaque contre un collaborateur de l'Onu.

L'interpellation illégale, ce 28 mai, par des prétendus policiers kosovars, du collaborateur de la mission de l'Onu au Kosovo, qui est actuellement soigné à l'Académie de médecine militaire de Belgrade, est un événement extraordinaire auquel doivent réagir toutes les structures occidentales aussi bien gouvernementales que non gouvernementales, mais avant tout étatiques et interétatiques.

Son état est actuellement satisfaisant. Je voudrais réaffirmer officiellement l'information parue dans les médias selon laquelle les os de son visage avaient été endommagés par les coups de crosse et sur la voiture. Il est question de policiers, c'est-à-dire d'individus ayant des fonctions policières attribué par un prétendu "État" et sur qui repose la sécurité à l'intérieur de cet État. Au début, quand cette information venait de paraître, elle était présentée avec des conséquences mineures, on entendait que Mikhaïl Krasnochtchekov avait simplement été interpellé. En réalité, il n'a bénéficié d'une aide médicale à l'hôpital de Kosovska Mitrovica que quelques heures après son arrestation. Compte tenu de la nécessité d'un examen et de soins plus qualifiés, il était prévu de le transporter en Serbie dès le lendemain, mais les autorités kosovares ont refusé de donner leur autorisation jusqu'au 30 mai.

Le 31 mai, la structure qui se fait appeler "Ministère des Affaires étrangères du Kosovo", illégalement et sans le moindre pouvoir pour cela, sans aucune notion de ce qu'est le droit international, a proclamé Mikhaïl Krasnochtchekov persona non grata. Impossible de dire que c'est bien ou mal: c'est absurde, hors de la logique des relations internationales, car une telle procédure est utilisée uniquement dans les relations bilatérales entre des États.

Nous percevons dans l'incident impliquant le collaborateur russe de l'Onu une négligence totale du droit international et des droits de l'homme en général. Une fois de plus, je voudrais dire que la Russie fait tout pour protéger son citoyen et élucider tous les détails de l'incident.

D'un côté, des structures du Kosovo privent un homme de son immunité et le proclament persona non grata, mais avant cela des policiers assermentés l'avaient fait concrètement en le frappant au visage. L'immunité ne les a aucunement stoppés. C'est également absurde.

Nous insisterons sur la condamnation des coupables de l'arrestation et du passage à tabac de ce citoyen russe travaillant à l'Onu. Je peux vous assurer que nous ne permettrons pas de "laisser filer" ce crime.

Question: Je voudrais poser une question concernant l'Américain Paul Whelan, accusé d'espionnage. Les autorités russes affirment qu'il a été pris en flagrant délit. En même temps, les autorités américaines disent qu'aucune preuve n'a été présentée. Pourriez-vous commenter cette situation?

Réponse: Cette question doit être adressée à la police. Elle n'a aucune composante politique. L'enquête est en cours, avec toutes les conséquences que cela implique. De quelle manière la question des preuves concernerait-elle le Ministère des Affaires étrangères? S'il existe des questions supplémentaires, j'y répondrais volontiers. Vous pouvez les poser maintenant ou les transmettre plus tard. De mon côté je peux apporter ma contribution en demandant aux collaborateurs des forces de l'ordre directement chargés de cette question de vous répondre. Évidemment, cette question s'adresse avant tout à l'enquête.

Nous sommes effectivement en contact avec les collègues américains, avec l'Ambassade. Ce thème a été évoqué pendant les réunions des responsables du Ministère russe des Affaires étrangères et du Département d’État américain. Nous apportons des réponses développées à toutes les questions de la partie américaine. C'est une pratique diplomatique. En l'occurrence, votre question s'adresse aux forces de l'ordre.

Question: Les coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE qui ont visité la région récemment ont fait plusieurs propositions sur les mesures concrètes à engager pour régler le conflit du Haut-Karabakh. Pouvez-vous dire de quelles propositions concrètes il s'agit?

Réponse: Un communiqué de presse a été publié à l'issue du voyage des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE en Arménie et en Azerbaïdjan. Il a été publié sur le site. Je n'ai rien à ajouter, toutes les informations sont là.

 

 

 

 

 

 

 

 

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