19 décembre 201818:07

Extraits de la conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 19 décembre 2018

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Sur la situation autour de Maria Boutina

 

Jeudi 13 décembre, Maria Boutina a confirmé devant le tribunal qu'elle avait passé un accord avec l'enquête américaine et a plaidé coupable d'avoir mené une activité d'agent étranger.

Maria Boutina a pris cette décision sous une forte pression des autorités américaines. Le régime de détention de la citoyenne russe avait été considérablement raffermi à l'approche de l'audience. Vous pouvez donc tirer vous-mêmes toutes les conclusions qui s'imposent sur cette situation. Je pense que votre jugement sera plus objectif que celui du tribunal américain.

Je vais vous présenter les faits. Maria Boutina a été transférée dans une section de la prison destinée aux criminels très dangereux. Elle était confinée dans sa cellule 22 heures par jour et privée des soins médicaux dont elle avait besoin. Nous ne doutons pas que tout cela visait à montrer à Maria Boutina ce qui l'attendait si elle refusait de coopérer avec l'enquête.

Nous avons eu l'occasion de constater quels étaient les vrais principes de travail de la justice américaine, qu'on présente d'habitude comme un modèle de respect des droits de l'homme et qui explique sans cesse aux autres comment il faut se conduire dans ce domaine. Par ces conditions insupportables et les menaces d'un long emprisonnement - il en existe malheureusement beaucoup d'exemples réels - on a forcé notre concitoyenne à signer des aveux absolument absurdes.  

Nous considérons toujours l'interpellation, l'arrestation et la détention de Maria Boutina - qui est une prisonnière politique - comme une pression politique et un chantage politique.

Nous sommes convaincus que l'affaire de Maria Boutina ne s'explique que par la volonté de certaines forces politiques américaines d'encourager l'hystérie antirusse et de trouver tout ce qui pourrait être utilisé pour confirmer l'"ingérence" imaginée de la Russie dans les affaires intérieures américaines.

Nous continuerons de faire tout notre possible pour obtenir la libération et le rapatriement de Maria Boutina.  

 

Sur l'enquête autour de l'assassinat d'Andreï Karlov

 

Cela fait deux ans aujourd'hui qu'Andreï Karlov, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en République de Turquie, a été tué dans un acte terroriste à Ankara.

La justice turque a terminé l'investigation dans le cadre de l'affaire pénale lancée après ce crime et a transmis au tribunal l'acte de mise en accusation. Ces documents seront examinés par les enquêteurs russes qui maintiennent un contact permanent avec leurs homologues turcs.

Nous espérons que ce procès permettra de démasquer tous les coupables et qu'ils seront dûment punis conformément à la loi.

Le Ministère russe des Affaires étrangères et l'Ambassade russe en Turquie suivent attentivement cette affaire. 

 

Sur l'évolution de la situation en Syrie

 

Il est temps de tirer le bilan de l'année 2018, qui s'est soldée par des progrès positifs considérables en Syrie et dans son voisinage. Leur nature et leur envergure sont surtout visibles dans la capitale du pays, Damas, ainsi que dans les villes principales telles qu'Alep, Homs ou Lattaquié. Elles sont aujourd'hui revenues à la vie pacifique, et ont tourné la page de l'attente angoissée des bombardements et des tirs quotidiens de la part des terroristes - comme c'était le cas par le passé. Malgré des épreuves très dures, la population se prépare à fêter le Nouvel an - qui est une fête traditionnelle chez beaucoup de personnes dans ce pays historiquement tolérant - ou Noël chez les chrétiens. On constate donc une ambiance festive sur les territoires contrôlés par le Gouvernement syrien.

Les fêtes qui approchent risquent malheureusement de passer inaperçues à Idleb, qui fait toujours face à un chaos complet et reste contrôlée par les terroristes du Font al-Nosra. Leur "administration", sous la forme du "gouvernement de sauvetage", surveille sévèrement l'espace public pour que tous les symboles du Nouvel an soient exclus en tant qu'offense aux sentiments des musulmans. 

La situation dans la ville ruinée de Raqqa reste également très compliquée. Personne ne peut plus y fêter Noël dans ce qu'il reste des églises profanées: pratiquement tous les chrétiens ont déjà quitté cette ville-fantôme.

L'approche du Nouvel an est une période d'espoir. Les espoirs des Syriens sont principalement liés à la poursuite du règlement de la crise et à l'élimination de ses conséquences, au rétablissement complet de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité territoriale du pays, à l'élimination définitive de la présence terroriste, à la reconstruction politique, sociale et économique, ainsi qu'au retour des réfugiés et des personnes déplacées.

Les résultats positifs des consultations avec les parties syriennes sur la composition du Comité constitutionnel, que les ministres des Affaires étrangères de la Russie, de la Turquie et de l'Iran - qui sont les pays garants du processus d'Astana - ont présenté hier à Genève à Staffan di Mistura, envoyé spécial du Secrétaire général de l'Onu pour la Syrie, constituent une avancée majeure. Je voudrais rappeler que la décision de former ce Comité a été adoptée au cours du Congrès du dialogue national syrien à Sotchi. Nous espérons que cet organe crucial sera en mesure de se réunir à Genève et de commencer son travail au début de l'année 2019 afin de préparer une réforme de la Constitution syrienne qui - tout comme la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l'Onu - devrait servir de base à des élections universelles.

Nous suivons attentivement l'évolution de la situation dans le nord-est de la Syrie, qui fait face à une escalade de la tension dont la raison principale réside dans le maintien de la présence militaire illégale des États-Unis. Le maintien de cette politique de Washington, qui courtise les politiciens kurdes séparatistes, a suscité une forte préoccupation à Ankara où les autorités s'inquiètent des menaces potentielles contre la sécurité nationale de la Turquie. Les Américains n'arrivent toujours pas à les dissiper. Dans ce contexte, la situation dans la région de l'Euphrate, le long de la frontière turco-syrienne, ainsi que dans les régions récemment libérées du contrôle de Daech, s'est considérablement aggravée et pourrait se transformer en crise aiguë. Cette situation prend en otage la population kurde et syrienne et soutient ce qu'il reste des combattants de Daech, qui commencent à relever la tête.

Nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises la véritable occupation d'une partie du territoire syrien par les États-Unis, et avons souligné que cette présence américaine illégale n'était plus un élément de la lutte contre le terrorisme international mais un obstacle dangereux sur la voie du règlement. Cette affirmation est totalement applicable au camp de personnes déplacées de Roukban, situé dans une "zone d'exclusion" de 55 km créée unilatéralement par les États-Unis autour de leur base illégale d'al-Tanf. Les Américains ont fermé cette zone aux autorités syriennes, offrent leur soutien aux combattants - y compris terroristes - qui s'y trouvent, notamment en les entraînant et en les armant. Par conséquent, des groupes armés illégaux contrôlent actuellement ce camp de 50.000 personnes que la plupart des résidents veulent depuis longtemps quitter pour revenir à leur foyer, sans toutefois pouvoir le faire de manière organisée.

On examine actuellement la possibilité d'envoyer un nouveau convoi humanitaire de l'Onu vers le camp de Roukban pour alléger les souffrances de ses occupants pendant l'hiver. La nécessité de leur octroyer une aide urgente est absolument évidente. Mais pour que cette opération humanitaire soit réussie, les États-Unis, qui contrôlent le territoire du camp, doivent offrir à l'Onu, au Comité international de la Croix-Rouge et au Croissant-Rouge arabe syrien des garanties exhaustives de sécurité et de partage ciblé des cargaisons parmi les habitants les plus démunis du camp de Roukban. Dans le cas contraire, cela n'aidera pas les réfugiés mais les extrémistes présents dans ce camp.  

 

Sur l'attitude du Secrétariat technique de l'OIAC, qui fait traîner en longueur l'enquête sur l'incident chimique à Alep

 

Nous sommes très préoccupés par le fait que le Secrétariat technique de l'OIAC, malgré plusieurs requêtes officielles de la Syrie, n'a toujours pas envoyé à Alep sa mission spéciale afin d'enquêter sur l'incident chimique du 24 novembre.

Un groupe avancé de la mission spéciale s'est rendu à Damas du 4 au 6 décembre. Cette visite lui a permis de recueillir un grand nombre de faits. Les Syriens et les militaires russes ont garanti qu'ils apporteraient tout le soutien possible aux experts de la mission à Alep. Qui plus est, selon nos informations, le Département de la sûreté et de la sécurité de l'Onu n'a exprimé aucune objection concernant un tel déplacement à Alep.

Près d'un mois s'est déjà écoulé depuis cet incident chimique. La situation reste pourtant inchangée. De surcroît, plus  on perd de temps, plus difficile il sera pour les experts de la mission de recueillir des preuves matérielles sur les lieux. Compte tenu de la volatilité importante du chlore, que les extrémistes ont utilisé pour produire les munitions chimiques artisanales qu'ils ont tirées sur les quartiers résidentiels d'Alep, la possibilité de retrouver les traces de cette substance se réduit de jour en jour.

La situation est la suivante: d'un côté, les responsables syriens ont déjà présenté des preuves montrant que ce crime avait été commis par les rebelles, et de l'autre, les hauts fonctionnaires de certains pays occidentaux affirment toujours que l'incident d'Alep du 24 novembre aurait été organisé par Damas - avec le soutien russe - pour accuser les opposants. Cela confirme encore une fois la nécessité d'une enquête fouillée et complète sur les lieux de l'incident, et pas à distance comme c'est souvent le cas. 

Tout cela laisse à penser que le Secrétariat technique de l'OIAC fait sciemment traîner en longueur cette enquête, ce qui constitue, par ailleurs, un manquement à son devoir direct. Ne le fait-il pas par complaisance avec la troïka occidentale qui, en poursuivant ses objectifs géopolitiques étroits, a déjà plus d'une fois recouru à la force - avant le lancement de l'enquête - contre cet État membre de l'Onu et de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques?    

Nous estimons que ce retard dans l'envoi des experts de la mission à Alep contredit les exigences de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques et tout simplement le bon sens, car cet incident s'est soldé par des victimes civiles. 

 

Sur le vote de l'Assemblée générale de l'Onu sur un projet de résolution ukrainien concernant la prétendue militarisation de la Crimée et de certaines parties des mers Noire et d'Azov

 

L'Assemblée générale de l'Onu s'est réunie le 17 décembre en séance plénière pour examiner le projet de résolution rédigé par la délégation ukrainienne intitulé "Le problème de la militarisation de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol (Ukraine), ainsi que des parties des mers Noire et d'Azov".

Ce texte est clairement politisé, se base sur des accusations inacceptables et vise à expliquer tous les problèmes intérieurs, politiques et économiques de l'Ukraine contemporaine par une mythique "agression russe", ainsi qu'à faire remonter la popularité du Président actuel Petro Porochenko, actuellement au plus bas.

Qui plus est, dans ce projet de résolution, Kiev réinterprète sa provocation du 25 novembre, quand trois navires militaires ukrainiens avaient tenté de s'introduire dans le détroit de Kertch sans en avoir préalablement informé la Russie. La description qui est faite de cet incident déforme la réalité. Les documents trouvés à bord des navires et les témoignages des marins ukrainiens indiquent clairement qu'il s'agissait d'une opération préméditée et planifiée.

De surcroît, la provocation ukrainienne a été organisée en violation de la Charte de l'Onu, des normes du droit international - notamment des articles 19 et 21 de la Convention de l'Onu sur le droit de la mer de 1982 qui fixent la procédure et les règles du passage pacifique - ainsi que du droit d'un État riverain d'assurer la sécurité dans ses eaux territoriales.

Les thèses de ce projet de résolution sur la prétendue militarisation de la Crimée et de parties des mers Noire et d'Azov par la Russie contredisent également la vérité. La Russie n'élargit pas sa présence en mer d'Azov: elle n'a dans cette zone aucune base navale. Les forces présentes dans cette région ne visent qu'à assurer la sécurité du pont de Crimée et de la navigation. Je voudrais rappeler que depuis les premières annonces de la construction du pont de Crimée, nous avons entendu des appels directs des responsables, des politiciens et des structures de forces ukrainiens - qui sont aux ordres du régime actuel de Kiev - à empêcher la création de ce site d'infrastructure civile ou, plus tard, à le détruire.     

Les mesures entreprises par la Russie - l'inspection sélective des navires, notamment russes - sont adaptées aux menaces des extrémistes - y compris des politiciens ukrainiens - contre le pont de Crimée et l'État russe en général.

Par contre, les actions de l'Ukraine, qui a annoncé la création d'une base navale à Berdiansk et ferme régulièrement certaines régions de la mer d'Azov pour lancer des tirs d'artillerie, visent clairement la militarisation de la mer d'Azov.

Malheureusement, même les amendements au projet de résolution, qui ont été proposés par plusieurs délégations et visaient à présenter la provocation ukrainienne du 25 novembre de manière plus équilibrée, auraient été incapables de corriger le caractère contreproductif et nocif de ce texte.

Dans ce contexte, la Russie n'avait aucun autre choix que de soumettre ce projet au vote et de voter contre. Le décalage considérable entre les positions des États membres de l'Onu, ainsi que le grand nombre de membres qui se sont abstenus ou étaient absents, constitue une preuve éloquente du rejet de cette interprétation peu objective de la situation autour de la Crimée et de la mer d'Azov. Qui plus est, on sait que beaucoup de pays ont subi une pression directe pour qu'ils votent en faveur de ce projet. Malgré tout, deux tiers des pays membres de l'Onu n'ont pas soutenu la résolution.

Les initiatives antirusses contreproductives de Kiev à l'Assemblée générale de l'Onu et au sein d'autres structures et organes des Nations unies ne font malheureusement que servir de couverture à la politique intérieure dévastatrice des autorités de ce pays, et ne favorisent aucunement le règlement de la crise intérieure en Ukraine.

 

Sur la situation autour du projet Nord Stream 2

 

Washington et certaines capitales européennes ont récemment réitéré leur opposition à la construction du gazoduc Nord Stream 2, prétextant le caractère prétendument non commercial du projet et la menace qu'il représenterait pour la sécurité énergétique de l'Europe. Nous avons déjà souligné à plusieurs reprises que les considérations de ce genre étaient dénuées de bon sens et de toute logique.

L'Europe achètera dans tous les cas le volume de gaz russe dont elle a besoin. Personne ne nous a expliqué pourquoi le monopole ukrainien sur le transit de gaz russe serait préférable à la diversification des itinéraires de livraison.

Nos opposants devraient également consulter une carte et prendre en considération le fait que depuis dix ans déjà, le centre de production de gaz en Russie s'est déplacé vers le nord, dans la région de Yamal. Pour ce combustible, l'itinéraire passant par le fond de la mer Baltique est donc de 2.000 km plus court que son analogue ukrainien. Le prix de transport est également tout à fait différent, notamment compte tenu du fait que l'Ukraine a officiellement triplé ses tarifs.

Les motivations de nos partenaires de l'autre côté de l'océan sont tout à fait compréhensibles. Leur objectif est de faire arriver le GNL américain sur le marché européen par tous les moyens possibles. Mais cessez alors de vanter les principes de marché et de concurrence honnête. La Russie est, de son côté, absolument prête à une concurrence honnête dans le domaine des gazoducs ou du GNL. Ce n'est pas Moscou mais Washington qui force la main de ses clients et menace d'introduire des sanctions contre les entreprises qui choisissent des options optimales de livraison de gaz aux consommateurs. Ce bâton de sanctions que Washington utilise actuellement de manière si fréquente constitue bien une pression politique. Quand il s'agit d'une réorganisation intérieure en matière de production et de réorganisation de ressources énergétiques visant à rendre ce produit plus compétitif et attractif pour nos partenaires, ce travail est destiné à améliorer la concurrence, ainsi que l'efficacité et la transparence de nos actions.  

Il est plus difficile de comprendre la logique de certains politiciens européens qui tentent de forcer les citoyens ordinaires et les entreprises à payer pour leur russophobie. Je pense que les événements qui se déroulent actuellement en France montrent clairement si les consommateurs européens sont prêts à acheter ou non un gaz beaucoup plus cher que le combustible russe.

Quant à l'Ukraine, nous voudrions souligner le fait qu'après quatre ans d'examen d'un partage possible de la gestion de son système de transfert de gaz, il n'existe toujours aucun partenaire solide avec lequel on pourrait négocier dans ce domaine. 

Nous sommes prêts à confirmer que la conception du Nord Stream 2 et du Turkish Stream ne prévoit pas un renoncement complet aux itinéraires existants de transit gazier vers l'Europe. Cela vaut également pour l'Ukraine. Le transit de gaz russe via ce pays pourrait être maintenu à condition que se normalisent les relations entre les entreprises intéressées, que l'itinéraire ukrainien soit rentable et qu'un climat normal de négociations soit établi. Nous ne constatons malheureusement aucun progrès en ce sens. 

Toutefois, pour montrer sa bonne volonté à ses partenaires européens, la Russie a accepté de poursuivre ses consultations tripartites avec l'UE et l'Ukraine sur le transit de gaz. C'est Kiev qui a refusé une nouvelle rencontre en décembre. Qui plus est, nous avons malheureusement des raisons de croire que si une telle réunion se tenait en janvier prochain, les autorités ukrainiennes tenteraient d'en profiter pour politiser la question et déployer une propagande antirusse afin de récolter des voix à l'approche des élections en Ukraine.

 

Sur la sécurité des journalistes

 

La semaine dernière, le 15 décembre, la Russie célébrait la Journée à la mémoire des journalistes morts dans l'exercice de leur fonction.

Selon l'Unesco, 94 journalistes ont perdu la vie dans le monde depuis le début de l'année 2018 en raison de leur activité professionnelle. Ces statistiques concernent les journalistes qui font leur travail non seulement dans le contexte des conflits militaires, mais aussi en situation de paix, en défendant le droit de la population à recevoir des informations réactives et honnêtes.

La Fédération de Russie accorde une attention particulière à la sécurité des journalistes, ainsi qu'au problème de l'impunité des crimes contre les journalistes et à leur prévention. Nous faisons tout notre possible pour traduire en justice ceux qui empêchent l'activité professionnelle des médias, surveillons les infractions contre ces derniers et coopérons dans ce domaine avec des organisations internationales telles que l'OSCE et l'Unesco.

La sécurité des journalistes en Ukraine suscite toujours une inquiétude profonde et justifiée. La Russie a plus d'une fois attiré l'attention de la communauté internationale sur les tendances dangereuses qui conduisent à une censure ouverte et à des violations grossières des droits de journalistes - allant jusqu'à leur élimination physique.     

Il n'existe toujours aucun progrès notable dans les enquêtes sur les meurtres des journalistes Anatoli Klian, Anton Volochine, Igor Korneliouk, Andreï Stenine, Andrea Rocchelli, Oles Bouzina, Sergueï Dolgov, Viatcheslav Veremiy, Pavel Cheremet, etc. Les représentants des médias font toujours face en Ukraine à des agressions physiques encouragées par les autorités de Kiev, qui ont depuis longtemps adopté une politique de répression des médias et des dissidents.

Nous appelons les structures internationales spécialisées et les ONG à réagir plus activement et à condamner résolument toutes les formes de pression du pouvoir ukrainien sur les médias, notamment l'élimination de journalistes jugés "indésirables".

Nous considérons comme une percée la décision sur la sécurité des journalistes adoptée en décembre par le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'OSCE. L'Organisation a ainsi montré à la communauté journalistique qu'elle tenait à protéger ses intérêts. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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