30 août 201814:01

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 30 août 2018

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Sur la visite à Moscou de Walid Mouallem, vice-Président du Conseil des ministres, Ministre syrien des Affaires étrangères et des Expatriés

 

Jeudi 30 et vendredi 31 août, Walid Mouallem, vice-Président du Conseil des ministres, Ministre syrien des Affaires étrangères et des Expatriés, qui préside également la partie syrienne de la Commission intergouvernementale russo-syrienne pour la coopération commerciale, économique, scientifique et technique, sera à Moscou en visite de travail.

Le programme de cette visite prévoit l'entretien de Walid Mouallem et de la haute délégation gouvernementale syrienne avec Iouri Borissov, président de la partie russe de la Commission intergouvernementale et vice-Premier ministre russe, afin d'évoquer le développement du partenariat mutuellement bénéfique sur l'ensemble des liens commerciaux et économiques bilatéraux. Parmi les questions prioritaires à l'ordre du jour figurent le renforcement de la contribution russe à l'établissement de l'activité économique dans les régions syriennes récemment libérées des terroristes, le rétablissement au plus vite de l'infrastructure socioéconomique, la mise en place des conditions pour le retour des déplacés internes sur ces territoires et le rapatriement massif des réfugiés syriens de l'étranger.

Aujourd'hui se tiendront également des pourparlers entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Ministre syrien des Affaires étrangères et des Expatriés Walid Mouallem pour évoquer en détail les aspects politiques de l'évolution de la situation en Syrie et autour, et décider de démarches coordonnées concrètes dans différents domaines du travail politique et diplomatique.

Parmi les priorités et les tâches d'actualité, les points suivants seront abordés: l'aide efficace apportée par la Fédération de Russie à la Syrie pour parachever l'élimination des groupes terroristes Daech et Front al-Nosra, la promotion du processus de paix conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies et aux résultats du Congrès du dialogue national syrien de Sotchi, la reconstruction du pays et la garantie du retour sûr et digne des réfugiés et des déplacés internes dans leur foyer, le rétablissement complet de l'unité, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie.

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Ministre syrien des Affaires étrangères et des Expatriés Walid Mouallem devraient évoquer en détail les plans qui permettront de contribuer au règlement de la situation en Syrie dans le cadre du processus d'Astana. L'attention sera focalisée sur la mise en œuvre des décisions du Congrès, notamment en ce qui concerne la formation et le lancement, avec la contribution de l'Envoyé spécial du Secrétaire général de l'Onu pour la Syrie Staffan de Mistura, du travail du Comité constitutionnel syrien à Genève. Le gouvernement syrien et l'opposition ont déjà présenté leurs candidats désirant siéger au Comité.

 

Sur la visite de travail en Russie d'Osman Saleh, Ministre des Affaires étrangères de l’Érythrée

 

Le Ministre des Affaires étrangères de l’Érythrée Osman Saleh se rendra en visite de travail en Russie du 30 août au 1er septembre. Le 31 août à Sotchi, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra avec lui en détail sur l'ensemble des relations bilatérales, ainsi que sur l'agenda africain et international.

Il est prévu d'évoquer les perspectives de renforcement du partenariat commercial, économique et d'investissement, notamment la réalisation de projets communs dans le secteur énergétique, l'exploitation en Érythrée de gisements minéraux, ainsi que la construction de sites d'infrastructure dans ce pays. Il est également prévu d'accorder une attention particulière à la formation de cadres professionnels érythréens dans les écoles supérieures de notre pays, et le renforcement de la base juridique et contractuelle de la coopération diversifiée.

Nous remarquons que grâce à la proximité ou à la coïncidence de nos positions sur les principaux thèmes africains et internationaux, le dialogue politique se développe activement entre Moscou et Asmara. Une coordination étroite se développe dans le cadre de l'Onu et sur d'autres plateformes. Dans ce contexte, un accent sera mis, pendant l'entretien à Sotchi, sur le règlement des situations de crise en Afrique, notamment par les forces des pays du continent. Une attention particulière sera accordée par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Ministre des Affaires étrangères de l’Érythrée Osman Saleh à la situation dans la corne de l'Afrique, où l'on constate dernièrement un progrès positif significatif dans le règlement de conflits de longue date.

On s'attend à ce que la visite du Ministre des Affaires étrangères de l’Érythrée Osman Saleh en Russie apporte l'impulsion nécessaire au travail commun visant à développer le potentiel des relations traditionnellement amicales entre Moscou et Asmara.

 

Sur la rencontre du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec les étudiants et les enseignants de l'Institut des relations internationales de Moscou (MGIMO) du Ministère russe des Affaires étrangères

 

Vendredi 3 septembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov rencontrera les étudiants et les enseignants de l'Institut des relations internationales de Moscou (MGIMO) du Ministère russe des Affaires étrangères.

C'est déjà devenu une bonne tradition, organisée chaque année à l'occasion de la Journée de la connaissance – qui marque le début de l'année scolaire.

Les rencontres de ce genre sont, depuis longtemps, devenues une pratique utile et positive. Tout comme lors de ses visites précédentes au MGIMO en début d'année scolaire, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov prononcera un discours de salutations avant d'échanger avec les étudiants, les aspirants et les enseignants de l'Université.

Cette conversation interactive sera retransmise sur les chaînes centrales, ainsi que sur les pages officielles des réseaux sociaux du Ministère russe des Affaires étrangères.

Par tradition, les vétérans du service diplomatique russe et les dirigeants du Ministère russe des Affaires étrangères participeront à cette rencontre.

 

Sur le déroulement de la conférence internationale "La lutte contre les fournitures d'armes illégales dans le contexte de la lutte contre le terrorisme international"

 

Les 3 et 4 septembre, le Ministère russe des Affaires étrangères organise, en coopération avec les ministères et services russes compétents, une conférence sur le thème de "La Lutte contre les fournitures d'armes illégales dans le contexte de la lutte contre le terrorisme international". L'événement se déroulera au Centre du commerce international de Moscou.

Le forum sera ouvert par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. La participation de la direction du Service fédéral de sécurité (FSB) et du Service des renseignements extérieurs (SVR), de l'agence Rosfinmonitoring, ainsi que des représentants de la Douma d’État et du Conseil de la Fédération de l'Assemblée fédérale est attendue. Un discours devrait être tenu par le Secrétaire général adjoint de l'Onu et Directeur exécutif de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) Iouri Fedorov.

Les représentants de 21 pays et les responsables d'unités antiterroristes de 11 organisations internationales ont confirmé leur participation. Trois sessions thématiques de la conférence permettront d'entendre les avis des experts, des politologues, des scientifiques et des personnalités publiques.

 

Sur l'évolution de la situation en Syrie

 

La Russie estime que des prémisses à une amélioration substantielle de la situation sont apparues en Syrie: l'élimination définitive des terroristes sur le territoire du pays, le début du processus de paix réel, l'intensification de l'activité économique, ainsi que le retour des réfugiés et des déplacés internes à leur foyer.

Durant de telles étapes de transition, il est facile de faire la distinction entre ceux qui cherchent réellement à contribuer au règlement et à la stabilisation et ceux qui l'empêchent en poursuivant les intérêts non pas du peuple syrien, mais leurs propres fins géopolitiques.

Malheureusement, le ciel s'assombrit de nouveau au-dessus de la Syrie. Avec leurs alliés occidentaux les plus proches, les USA, qui maintiennent la présence illégale de plusieurs milliers de leurs militaires sur le sol syrien, menacent à nouveau la Syrie d'une agression armée. Tout cela est fait sans l'ombre d'un doute et en faisant appel aux vieilles recettes utilisées par le passé. Ils utilisent la même méthode qu'en mars-avril 2018: d'abord les déclarations préventives des responsables officiels selon lesquelles le "régime d'al-Assad" pourrait soi-disant utiliser l'arme chimique et qu'il faudrait l'empêcher à tout prix. Ensuite, nous le savons déjà, il faut s'attendre à une provocation chimique - soit avec l'usage réel de substances toxiques, soit à une mise en scène d'attaque chimique. Enfin, le stade final sera celui des frappes contre les positions des militaires syriens et d'autres sites. Le processus est déjà lancé. Tout cela sera largement médiatisé grossièrement, sans inventer de nouvelles approches ni méthodes, selon un schéma bien huilé.

Les informations des militaires russes présentées pendant la conférence de presse du Ministère russe de la Défense le 27 août confirment que ces suppositions ne sont pas infondées.

Nous éprouvons d'énormes inquiétudes - que nous partageons avec le public mondial et les médias - quant à la mise en œuvre du scénario décrit. Cela serait un coup très dur non seulement pour le processus de paix en Syrie, mais également pour la sécurité nationale. Les conséquences de ce "jeu avec le feu" sont imprévisibles – il ne sera pas toujours possible de s'en tirer. Le 28 août, à l'initiative de la Russie, cette question a été soulevée pendant la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies. Malheureusement, les avis des participants à la discussion étaient opposés. Tout le monde a campé sur ses positions, même si, à des moments aussi fatidiques, nous avons besoin de consensus - ou au moins de constater une tentative de s'entendre.

Nous voudrions souligner une fois de plus que la Russie juge absolument inadmissible l'usage de produits toxiques, tout comme les mises en scène chimiques afin d'avancer des accusations notoirement fausses vis-à-vis du gouvernement et des militaires de la Syrie concernant une prétendue attaque chimique. Damas n'a même la capacité physique nécessaire pour agir ainsi: les arsenaux chimiques syriens ont été entièrement détruits sous le contrôle international en 2014-2015 pendant une opération sans précédent avec la participation notamment des USA, sans parler du fait qu'une telle démarche serait un exemple criant de folie suicidaire - dont il est difficile de soupçonner le gouvernement syrien.

Cette situation ne conduit qu'à une seule conclusion: l'Occident n'est pas satisfait par la ligne de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies pour le processus de paix en Syrie, et il cherche à réorienter l'axe des événements dans un sens qui correspondrait davantage aux plans de Washington et de ses alliés. Cela explique entièrement la réaction des capitales occidentales à l'initiative russe de contribuer au retour des réfugiés syriens chez eux. A première vue, ce projet humanitaire pourrait être vraiment unificateur pour toute la communauté internationale, être mis en œuvre avec un rôle actif de l'Onu et de ses agences spécialisées, notamment le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Mais non: l'initiative appelée à aider des millions de personnes à rentrer sûrement et dignement chez eux au lieu de végéter dans d'autres pays où leur dignité est mise à mal, où ils mènent une vie pitoyable sans logement ni travail normal, a été jugée "prématurée". Les valeurs de l'humanisme, malheureusement, sont passées à l'arrière-plan pour certains de nos partenaires à cause de leur aspiration à remplacer à tout prix le gouvernement "indésirable" de Damas.

Il est gênant d'en parler, mais nous avons mis la main sur un questionnaire qu'utilisent les fonctionnaires de l'agence spécialisée de l'Onu travaillant dans un pays du Moyen-Orient avec les réfugiés syriens qui ont exprimé leur désir de revenir chez eux. Au lieu d'entamer directement un travail pratique pour leur retour, il leur est proposé de répondre à plusieurs questions. En voici quelques-unes:

- Que ressentez-vous concernant votre retour en Syrie? Éprouvez-vous de l'inquiétude? C'est au-delà du cynisme. On demande à des gens contraints de quitter leur patrie, qui ont fui ce qu'ont perpétré sur leur territoire les terroristes et les combattants, s'ils éprouvent de l'inquiétude. Posait-on ces questions pendant le Printemps arabe?

- Comprenez-vous que la situation en matière de sécurité y reste instable?

- Êtes-vous conscients du fait que vous devrez faire votre service militaire?

A noter que selon les témoins, les conjoints sont interrogés séparément, ce qui augmente l'effet de pression psychologique sur les interrogés. Ce ne sont pourtant pas des interrogatoires, mais un questionnaire organisé sous l'égide de l'Onu.

La Russie agit continuellement dans l'intérêt de la paix en Syrie. Nous n'avons aucun agenda secret dans ce pays. Nous continuerons de suivre clairement cette ligne au profit du peuple syrien et pour la préservation de la Syrie en tant qu’État souverain uni indépendamment de savoir si peu ou beaucoup nous soutiendrons sur ce chemin. Nous voudrions cependant qu'ils soient plus nombreux, non pas parce que c'est dans l'intérêt de la Russie, de la Syrie, du peuple syrien et dans l'ensemble de la paix et de la stabilité dans la région et dans le monde entier. C'est nécessaire pour éviter d'entendre dans quelques années de nouveaux aveux de cécité de la part de ceux qui mènent aujourd'hui une ligne destructive. Nous voudrions que nos partenaires agissent avec plus de détermination, y compris sur les questions qui les concernent directement telles que la sécurité régionale et internationale, le terrorisme, les réfugiés.

 

Sur les tentatives du Pentagone de démentir les informations du Ministère russe de la Défense sur l'élargissement du groupe de porteurs de missiles de croisière américains au Moyen-Orient

 

Mardi 28 août, le Pentagone a tenté de démentir les informations du Ministère russe de la Défense sur l'élargissement du groupe de porteurs de missiles de croisière américains au Moyen-Orient.

Ainsi, le destroyer américain USS Ross transportant 28 missiles Tomahawk est déjà entré à plusieurs reprises dans le rayon d'utilisation efficace de ses armes contre le territoire syrien depuis la Méditerranée. En ce qui concerne l'USS The Sullivans, un autre navire du même type, il s'est empressé de quitter la partie du Golfe persique d'où il aurait pu sans problème détruire des cibles en Syrie après les publications des médias sur l'augmentation des capacités américaines destinées à porter une frappe éventuelle contre la Syrie.

Dans tous les cas, en démentant ces informations, les militaires américains ont oublié de mentionner qu'ils étaient en mesure d'élargir leurs capacités de frappe contre la Syrie en l'espace d'une journée.

Le groupe de frappe des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni comprend actuellement des avions stratégiques et tactiques stationnés en Jordanie, au Koweït et en Crète. Il compte environ 70 porteurs, près de 380 missiles de croisière air-surface, ainsi que deux destroyers américains l'USS Carney et l'USS Ross transportant 28 missiles Tomahawk chacun.

Qui plus est, ce groupe déployé en Méditerranée peut être renforcé en l'espace d'une journée par encore deux destroyers, l'USS Donald Cook et l'USS Porter qui se trouvent actuellement dans la base de Rota (Espagne), ainsi que par des sous-marins. Un jour serait également suffisant pour que le destroyer USS Jason Dunham entre en mer Rouge pour lancer une frappe contre la Syrie et pour que l'USS The Sullivans revienne dans le rayon d'attaque.

En résumé, au moins quatre porteurs navals disposant au total de plus de 112 missiles Tomahawk pourraient très rapidement se joindre à une agression éventuelle contre l'État syrien souverain.

Lors d'un entretien avec le général Valeri Guerassimov, chef de l'état-major général des forces armées russes, le général Joseph Dunford, président du comité des chefs des états-majors des forces armées américaines, a annoncé que le Pentagone rédigeait des scénarios de frappes contre des sites syriens, et que d'autres pays membres de la coalition pourraient y prendre part.

Ces frappes éventuelles contre la Syrie sont liées, selon les USA, à une éventuelle utilisation d'armes chimiques par les forces gouvernementales syriennes à Idleb.

Le général Guerassimov a indiqué à son homologue américain qu'il n'était pas question que l'armée syrienne ait recours aux armes chimiques, que les dirigeants syriens n'avaient aucun projet de ce genre.

Les autorités du pays ont déployé autour d'Idleb des forces gouvernementales considérables, qui ont une bonne expérience de combat et peuvent vaincre le groupe terroriste déployé dans la région.

Selon les données actuelles, 8 tonneaux de chlore et des munitions pour des systèmes de missiles qui devraient être vecteurs de ce chlore, ont été transportés le 23 et le 24 août dans la zone de désescalade d'Idleb - plus précisément, dans la localité de Jisr al-Chougour. On a également constaté l'arrivée des Casques blancs dans la zone, avec des équipements vidéo pour enregistrer ces mises en scène de l'utilisation d'armes chimiques. Une nouvelle provocation est donc activement organisée.

Qui plus est, selon les informations du Centre russe pour la réconciliation des belligérants, les Casques blancs ont transporté un volume important de substances toxiques à un dépôt d'armes et de combustible du groupe Ahrar al-Cham dans la ville de Sarakib (province d'Idleb). Ces substances ont été transportées par deux poids-lourds depuis la localité d'Afs.

Afin de donner plus d'ampleur aux mises en scènes et d'accuser le gouvernement de Bachar al-Assad d'usage d'armes chimiques contre les civils, une partie de cette cargaison de tonneaux de plastique non-marqués a été transportée vers d'autres points de stationnement des combattants dans le sud de la province d'Idleb. Je voudrais souligner qu'il s'agit de faits qu'on peut vérifier, et que les pays occidentaux disposent des moyens nécessaires pour le faire.

Ainsi, nous constatons les préparatifs actifs d'une mise en scène d'utilisation d'armes chimiques dans la zone d'Idleb par les forces gouvernementales, qui pourront servir de prétexte aux États-Unis afin de lancer des frappes de missile contre l'armée de Damas.

Compte tenu des préparatifs des forces armées américaines au Moyen-Orient, on n'exclut pas de nouvelles frappes de missile contre des sites syriens.

Je voudrais souligner encore une fois que cette initiative éventuelle des États-Unis pourrait repousser à l'arrière-plan tous les efforts entrepris pour le règlement du conflit syrien. Il faut bien être conscients de ce fait.

Il est également nécessaire de mentionner la situation non-résolue du camp de réfugiés de Roukban, qui se trouve dans la zone d'al-Tanf contrôlée par les États-Unis.

Cette question a également été évoquée lors des pourparlers entre le chef de l'état-major général de l'armée russe et le président du comité des chefs des états-majors des forces armées américaines.

Le général Joseph Dunford a proposé un transfert complet du camp de Roukban sous l'égide de l'Onu et a demandé au général Valeri Guerassimov d'évoquer cette question avec le Gouvernement syrien.

Selon le général américain, il serait utile «de présenter ensemble cette idée à l'Onu».

Il a également demandé si les forces armées russes pourraient se concerter avec le Gouvernement syrien pour les livraisons d'aide humanitaire au camp de Roukban.

Le Ministère russe de la Défense a soutenu ces propositions.

Actuellement, les parties se penchent sur leur mise en pratique.    

 

Sur la page Twitter de "Hala, fillette syrienne"

 

Il y a environ un mois, un nouveau projet propagandiste utilisant l'image d'un enfant a fait son apparition sur Twitter. A première vue, de tels projets sont nombreux. Vous allez comprendre pourquoi une attention particulière est accordée à celui-ci précisément. Il s'agit de la page de "Hala, fillette syrienne" (la description indique que "Hala" a six ans et qu'elle vit à Idleb). Sur son profil, "Hala, fillette syrienne" publie des vidéos de rencontres avec ses amis. En général, c'est ce que font les enfants de six ans quand ils se trouvent dans les zones contrôlées par des combattants où se poursuivent les activités militaires: ils rencontrent toujours leurs amis et publient des vidéos sur Twitter. Ceux qui ont des enfants savent qu'ils ne jouent pas, ne vont pas à l'école, ne prennent pas de photos: ils publient sur Twitter. Elle explique également comment elle s'efforce d'apprendre l'anglais. Que peut-on faire sur Twitter sans apprendre l'anglais, comment contacter le monde entier depuis la province d'Idleb? Il y a des messages sur des thèmes généraux. Et surtout, la fillette appelle le monde à "prêter attention à Idleb", à "cesser de tuer les enfants et de porter des frappes aériennes".

Cette page compte pour l'instant près de 350 abonnés, mais parmi eux, c'est intéressant, figurent la BBC, le Huffington Post, BuzzFeed et Radio Svoboda. Quelle attention pour un enfant! Après tout, ce n'est pas le seul enfant d'Idleb à mériter l'attention de la communauté internationale. Et on ose encore nous donner des leçons et nous dire que nous faisons de la propagande. Voilà comment il faut travailler. Voilà ce qu'est une véritable propagande. Un enfant a 350 abonnés, dont 5 grands médias. Certaines pages d'ambassades russes à l'étranger ne peuvent pas se vanter d'avoir un public aussi sérieux parmi leurs abonnés.

Je pense que la raison pour laquelle cette page a fait son apparition à ce moment précis est évidente. Nous nous souvenons bien des histoires qui ont été inventées et mises en pratique par nos collègues occidentaux avec toute la puissance des instruments de propagande médiatique.

Nous nous souvenons tous de la page d'une autre fillette syrienne, Bana al-Abed, qui avait attiré l'attention en pleine opération de libération d'Alep. Tous les messages y étaient également publiés en anglais, sachant que parfois jusqu'à 120 tweets étaient publiés en une journée - depuis des régions sans internet ni électricité.

Comment est-ce possible? Comment peut-on, de mois en mois, d'année en année, se faire mener par cette terrible histoire propagandiste? A présent, la cause de Bana est perpétuée par Hala. Elle n'a pas beaucoup de messages, mais je pense qu'il y en aura davantage. Ceux qu'elle a déjà publiés rappellent beaucoup les messages de Bana. Certains tweets utilisent des expressions pratiquement identiques et des thèmes très similaires. Nous ne serions pas étonnés que cette page devienne centrale si le scénario de la provocation, de la mise en scène et des frappes était mis à exécution. Il ne faut pas exclure que c'est la page de Hala qui partagera justement avec le monde des images de l'"usage de l'arme chimique" par les forces gouvernementales syriennes contre la population civile.

Nous avons déjà connu tout cela. Il y avait aussi l'adolescent de 15 ans, M. Hadj, qui parlait de sa vie difficile dans la Ghouta orientale en accusant le Président syrien Bachar al-Assad de l'avoir privé d'enfance. Et combien d'enfants ont été utilisés par les Casques blancs dans leurs mises en scène?! Le plus terrible n'est pas que cela se produit, mais que cela se produit systématiquement et qu'aucun grand média occidental n'a mené d'enquête pour mettre tout cela en évidence.

Évidemment, les souffrances des enfants sont inadmissibles. Je pense qu'il est inutile de répéter cette évidence. C'est le pire qui puisse arriver. Mais il est encore plus inadmissible d'exploiter des enfants à ses fins égoïstes, de les impliquer dans de sales jeux politiques. La guerre en Syrie a touché des millions d'enfants et il faut en parler, il faut le combattre, il faut aider les enfants à oublier ce qu'ils ont subi, mais ne pas les impliquer dans de nouvelles provocations malsaines. Or c'est l'objectif de ceux qui créent de telles pages en utilisant des images d'enfants. Ne voulez-vous vraiment pas savoir qui gère ces pages? Vous ne voulez pas savoir qu'en citant ces pages, vous êtes tout simplement utilisés?

Nous voudrions également que les souffrances du peuple syrien et des enfants cessent. Pour cela, la Russie - et j'éprouve de la fierté quand j'en parle - se bat activement contre les organisations terroristes sur le territoire du pays, s'occupe activement du processus de paix, de la reconstruction du pays. Nous ne créons pas de fausses pages en nous cachant derrière des images d'enfants. Nous menons un travail réel.

Hier, un avion du Ministère russe de la Défense a transporté à Saint-Pétersbourg un garçon syrien nommé Ioussef, 7 ans, atteint d'une forme aiguë de leucémie. Il attend une transplantation de moelle épinière, qui sera suivie d'une longue période de réhabilitation physique et psychologique. Sur les dessins du garçon: les activités militaires. Et dans ses yeux - une tristesse permanente. Mais il n'a pas de page sur les réseaux sociaux, il n'essaie pas d'envoyer des messages de réflexion à la communauté internationale. Il veut simplement vivre. Notre pays et nos spécialistes font tout pour qu'il ait cette possibilité. Il y a des dizaines et des centaines de cas similaires. Des enfants syriens se rendent en Russie, y sont soignés, se reposent et suivent des procédures de réhabilitation. Ces enfants reçoivent une bouffée d'enfance dont ils ont été privés par certains Occidentaux. Ils viennent à Artek et dans d'autres camps russes pour enfants, dans des centres de réhabilitation, ils sont examinés par nos médecins qui viennent sur place. Ces enfants n'ont pas de pages Twitter, mais ils ont l'espoir et la foi qu'un jour ils pourront vivre une vie digne de ce nom.

 

Sur le rapport du Secrétariat technique de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques concernant le progrès dans la suppression du programme syrien de l'arme chimique

 

Nous avons remarqué la publication du nouveau rapport mensuel du Secrétariat technique de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) concernant le progrès dans la suppression du programme syrien de l'arme chimique.

Ce document factuel confirme une nouvelle fois la destruction physique totale des 27 sites syriens anciennement destinés à la fabrication de l'arme chimique, ainsi que de tous les produits chimiques déclarés et évacués du territoire syrien en 2014. De plus, le Secrétariat technique de l'OIAC a fait part de ses plans d'organiser des inspections sur les sites du centre de recherche syrien à Barzah et à Jamrayah. Encore une fois, le rapport du Secrétariat technique de l'OIAC ne mentionne pas que ce centre de recherche a été entièrement détruit le 14 avril par une frappe conjointe des USA, du Royaume-Uni et de la France. Que comptent donc inspecter les experts de l'OIAC?

Nous suggérons au Secrétariat technique de profiter des invitations multiples du gouvernement syrien à visiter ces anciens sites civils pour s'assurer sur place des destructions causées par les missiles et prendre enfin une décision formelle de cesser les inspections. Il faut revenir dans le monde réel.

 

Sur la situation concernant Maria Boutina, citoyenne russe arrêtée aux USA

 

Nous continuons de suivre la situation de la citoyenne russe Maria Boutina arrêtée sur de fausses accusations par les services secrets américains et détenue dans une prison américaine.

Nos diplomates à Washington sont en contact permanent avec la Russe. Une attention particulière est accordée à la garantie de ses droits à part entière, notamment en matière d'aide médicale.

Les autorités américaines ignorent les requêtes du Ministère et de notre Ambassade et n'ont toujours pas donné d'explications claires au transfert de Maria Boutina dans une nouvelle prison la semaine dernière, ce qui a été fait sans préavis.

Nous avons remarqué les tentatives du Parquet américain d'obtenir que l'examen de l'affaire de notre concitoyenne au tribunal se déroule à huis clos. De toute évidence, Washington cherche ainsi à dissimuler les faits qui dévoileraient le caractère fabriqué de l'affaire pénale visant Maria Boutina. Pour l'instant, à part des messages incohérents sur les réseaux sociaux, le Ministère américain de la Justice n'a pas fourni la moindre preuve, même indirecte, de la culpabilité de la Russie.

Nous exigeons des autorités américaines qu'elles cessent immédiatement d'exercer une pression psychologique sur Maria Boutina, et qu'elles la libèrent.

 

Sur l'aggravation de la situation à la frontière entre l'Afghanistan et le Tadjikistan

 

Selon les informations du Comité d’État de la sécurité nationale de la République du Tadjikistan, le 26 août, à 15h heure locale, un groupe de combattants afghans de 10-12 hommes a attaqué une voiture Niva transportant trois travailleurs forestiers locaux sur le territoire du district tadjik de Farkhor. Deux citoyens tadjiks ont été tués et un a été blessé. Les militaires de la section frontalière du Tadjikistan ont été placés en état d'alerte pour neutraliser les criminels.

Le Comité d’État de la sécurité nationale souligne que les forces aériennes tadjikes n'avaient pas reçu de mission dans le nord-est de l'Afghanistan – Douchanbé n'a pas le droit de lancer des frappes aériennes sur le territoire d'un autre pays sans consultations préalables avec le siège de l'OTSC.

Nous suivons attentivement l'évolution de la situation à la frontière entre l'Afghanistan et le Tadjikistan, où la 201e base militaire russe stationnée au Tadjikistan aide à assurer la sécurité et la stabilité.

 

Sur l'attaque contre les forces de maintien de la paix de l'Onu en République centrafricaine

 

Nous condamnons l'attaque commise contre un convoi de la Mission de l'Onu pour la stabilisation en République centrafricaine le 23 août près du village de Pavika, qui s'est soldée par la mort d'un militaire du Burundi. Nous sommes préoccupés par le fait qu'il s'agit du sixième décès d'un représentant des forces de maintien de la paix de l'Onu depuis le début de l'année.

Nous espérons que les autorités de ce pays organiseront une enquête fouillée et exhaustive autour de cet incident et engageront des poursuites contre les coupables. Les attaques contre les forces de maintien de la paix peuvent être considérées comme des crimes de guerre. Nous appelons tous les belligérants à respecter le droit humanitaire international.

Nous nous prononçons pour l'établissement le plus rapide possible du cessez-le-feu sur tout le territoire du pays et le lancement du processus de paix entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés.

 

Sur la conférence de haut niveau concernant la situation des pays du bassin du lac Tchad

 

Nous apprécions les efforts internationaux visant à normaliser la situation dans la région du lac Tchad, notamment le bilan de la conférence des donateurs pour la recherche de ressources financières et économiques, organisée par la Commission de l'Union africaine avec le concours de l'Onu à Addis-Abeba en février 2016, et de la Conférence humanitaire d'Oslo de février 2017. Les mêmes objectifs figureront à l'ordre du jour de la Conférence de haut niveau sur la situation dans les pays du bassin du lac Tchad qui aura lieu du 3 au 4 septembre à Berlin à l'initiative des Ministères allemand, nigérian et norvégien des Affaires étrangères, du Programme de l'Onu pour le développement et du Sous-Secrétaire général de l'Onu pour les questions humanitaires. La Russie y sera représentée par son Ambassadeur en Allemagne Sergueï Netchaev.

Nous soutenons la décision adoptée en octobre 2014 à Niamey au sommet des chefs d'État et de gouvernement des pays de la Commission du bassin du lac Tchad (Nigeria, Niger, Tchad et Cameroun) et du Bénin, de créer des Forces armées régionales multinationales des pays membres de la Commission pour la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram. L'objectif principal de ces forces est d'éliminer les extrémistes sur leur propre territoire, de bloquer leurs canaux de retrait et de couper leurs livraisons d'armes, leur financement et leur approvisionnement en nourriture.

Nous sommes certains que la conférence actuelle redonnera une impulsion au soutien politique et financier accordé aux pays de la région.

 

Sur l'évolution de l'enquête autour des incidents de Salisbury et d'Amesbury

 

Nous avons pris connaissance du communiqué récent de la police britannique sur le "nettoyage" du parc Reine Elisabeth à Salisbury. Nous constatons encore une fois un blocus d'information total concernant tous les faits susceptibles d'élucider la situation.

Nous ne pouvons pas ignorer le fait que les Britanniques ne fournissent toujours aucune information sur l'état de santé de Sergueï Skripal et de Ioulia Skripal, ainsi que sur leur situation. Nos représentants consulaires ont été privés d'accès à ces ressortissants russes en violation du droit international. Nous sommes toujours prêts à coopérer dans cette affaire, et appelons les Britanniques à répondre à nos demandes d'aide juridique formulées il y a plusieurs mois. 

 

Sur la politique de l'Administration américaine concernant les réfugiés palestiniens

 

Nous avons constaté la décision de l'Administration américaine de réduire de 200 millions de dollars son aide à l'Autorité palestinienne. Cette somme contribuait à remplir des missions éducatives et médicales dans les camps de réfugiés palestiniens en Cisjordanie et à Gaza. Washington explique sa décision par le fait que le maintien de cette aide "ne correspond pas aux intérêts nationaux des États-Unis et n'est pas avantageux pour les contribuables américains". Il envisage donc de réorienter ces fonds vers d'autres "priorités".

Cette décision s'explique évidemment par des motifs politiques et va à l'encontre des besoins humanitaires des près de deux millions de personnes vivant dans les camps de réfugiés sur le territoire palestinien. Si l'objectif est de renforcer la pression sur Ramallah et de rendre l'Autorité palestinienne plus conciliante concernant le règlement au Proche-Orient, on doute que cette méthode soit efficace. Washington ne peut pas ignorer le fait que cette décision pourrait aggraver la situation humanitaire qui est déjà très compliquée. C'est la position de la Russie, ainsi que de beaucoup d'alliés des États-Unis. 

Les mêmes motivations sont visiblement derrière la baisse considérable du financement américain de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) et sa dissolution éventuelle. Les États-Unis faisaient partie des fondateurs de cette structure qui contribue considérablement à améliorer la vie de 5,3 millions de réfugiés et à stabiliser la situation dans la région. Cela soulève encore une fois la question des intérêts nationaux, parce que l'on a justifié le lancement et l'interruption du financement en invoquant les mêmes raisons. Un financement adéquat, efficace et prévisible de l'UNRWA favorise le règlement de la crise au Proche-Orient sur la base reconnue du droit international dans les intérêts de la mise en pratique de la solution à deux États.

Le rôle important de l'Office est notamment reconnu par la Russie, qui a versé 10 millions de dollars à son budget sous forme de dons volontaires pour la période 2017-2021.

 

Sur l'activité de l'Otan en Europe

 

Les décisions prises lors du sommet de l'Otan en juillet à Bruxelles, qui développent et complètent celles adoptées au pays de Galles (2014) et à Varsovie (2016) pour "réfréner" la Russie, confirment l'intention des USA et d'autres pays membres de l'Otan d'accroître l'activité militaire à proximité des frontières russes, de poursuivre l'exploitation du théâtre des opérations européen et de créer un avant-poste pour exercer une pression par la force sur notre pays.

De plus, les participants ont approuvé la décision d'augmenter de manière continue les dépenses militaires des pays de l'Otan, notamment pour l'achat d'armements. La somme de leurs dépenses militaires représente plus de la moitié des dépenses mondiales dans ce domaine et dépasse d'environ 14 fois les dépenses russes.

Des exercices de plus en plus intensifs et d'envergure sont organisés près de nos frontières. En particulier, les exercices de l'Otan "Trident Juncture 2018", les plus importants depuis 16 ans, sont prévus pour octobre-novembre sur le territoire norvégien en mer Baltique et dans le nord de l'Atlantique. Le contingent et le matériel des membres de l'Alliance et de certains pays partenaires seront utilisés sur terre, en mer et dans les airs. Il est prévu de perfectionner les opérations défensives et, ce qui est fondamental, offensives dans les latitudes nord lors d'un conflit de "haute intensité" avec un "ennemi comparable".

Cette démonstration du potentiel de force se déroule à proximité immédiate de la frontière russe et revêt une orientation antirusse manifeste. Le nord de l'Europe et la région Baltique, autrefois calmes sur le plan militaire, se transforment en polygone pour simuler de vastes opérations militaires et préparent l'opinion publique à leur éventuelle transformation en théâtre réel des opérations militaires.

 

Sur la situation dans la ville allemande de Chemnitz

 

Nous sommes alarmés par les informations qui nous proviennent d'Allemagne ces derniers jours concernant les émeutes à Chemnitz dans la Saxe (Est de l'Allemagne) provoquées par le meurtre d'un homme lors d'une fête de rue le 26 août.

Nous confirmons qu'un citoyen russe figure parmi les victimes des événements à Chemnitz. Nous voudrions souligner que le Consulat général de Russie à Leipzig est en contact permanent avec lui. Sa vie n'est plus en danger.

Nous attendons que des mesures soient prises pour prévenir les actes de violence des migrants à l'encontre des citoyens locaux, ainsi que les crimes d'extrême gauche ou d'extrême droite. En l'absence d'actions déterminées des autorités, les attaques contre les étrangers, dont de nombreux sont nos concitoyens, continueront d'exacerber l'intolérance agressive à cause des préjugés migratoires.

 

Sur l'éventuelle création d'un analogue du système de paiement SWIFT

 

Nous avons noté la déclaration du Ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas faite pendant l'ouverture de la conférence des ambassadeurs au ministère des Affaires étrangères à Berlin, concernant la création d'un système de paiement alternatif au SWIFT.

Cette idée reflète la préoccupation grandissante en Europe et dans le monde face à l'intensification de la politique de sanctions américaine et au recours, par les USA, à des mesures législatives extraterritoriales.

Si cette initiative prenait une forme concrète, elle intéresserait indéniablement les organes financiers russes.

 

Sur le site "L'Amérique russe: histoire, culture, diplomatie"

 

Nous avons fini de mettre au point le site "L'Amérique russe: histoire, culture, diplomatie" (hébergé sur le portail du Ministère russe des Affaires étrangères à l'adresse rus-amerika.mid.ru) qui présente des documents uniques tirés des archives du Ministère consacrés au patrimoine historique et culturel russe aux USA.

Ils évoquent la contribution des voyageurs russes à l'étude du continent nord-américain, à la création de colonies russes en Alaska, dans les îles Aléoutiennes et à Hawaï, en Californie, le destin de Fort Ross, ainsi que le grand soutien accordé par l’État russe à la jeune démocratie américaine pendant la Guerre d'indépendance et la Guerre civile entre le Nord et le Sud.

Le site compile des articles scientifiques, des informations sur les activités les plus importantes sur ce thème, ainsi qu'une carte multimédia interactive contenant des informations sur le patrimoine historique et culturel russe aux USA - notamment le Musée des cadets et des vétérans de la Première Guerre mondiale et le Musée de la culture russe à San Francisco, la tombe et la maison de Sergueï Rachmaninov, la maison d'Alexandre Soljenitsyne dans le Vermont, la tombe du général Ivan Tourtchaninov, héros de la Guerre civile, le monument aux pilotes soviétiques à Fairbanks et la tombe des pilotes soviétiques à Anchorage, les églises et les monastères orthodoxes.

Le travail sur ce site a été initié par le Groupe de travail interministériel pour la préservation du patrimoine historique et culturel aux USA créé sous la tutelle du Ministère russe des Affaires étrangères.

Il est question du patrimoine commun des deux pays, et les efforts pour sa préservation doivent être communs. Aujourd'hui que nos relations traversent une période extrêmement difficile, la coopération socioculturelle prend un sens supplémentaire en tant que facteur permettant d'entretenir les liens bilatéraux, d'assurer le rapprochement des sociétés civiles, des organisations scientifiques, des ONG et des milieux d'affaires des deux pays. Nous partons du principe que le nouveau site apportera sa contribution à l'intensification de cette activité.

 

Sur l'accord conclu entre la Russie et la Turquie pour la création d'un mécanisme de consultations afin de simplifier le régime de visa pour certaines catégories de citoyens

 

A l'issue de l'entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu, il a été convenu de créer un mécanisme pour élaborer des accords sur la simplification réciproque du régime de voyage pour certaines catégories de citoyens turcs.

La plateforme professionnelle la plus appropriée pour évoquer les questions de visa est celle des consultations bilatérales d'experts sur le thème consulaire prévues cet automne.

 

Sur la fin de l'enquête sur les cyberattaques contre le groupe d'armement suisse RUAG

 

Nous avons noté la déclaration du porte-parole du Parquet suisse du 27 août sur la fin de l'enquête sur les prétendues cyberattaques qui auraient eu lieu en 2016 contre le groupe d'armement suisse RUAG à cause de l'"impossibilité d'identifier les individus impliqués dans le délit".

Par cette déclaration, le Parquet suisse a confirmé l'inconsistance des accusations portées contre la Russie. Je pense que cela devrait servir de bonne leçon à tous ceux qui diffusent des informations complètement infondées sur la prétendue "menace de hackers" émanant de la Russie.

Nous sommes convaincus que seul le développement d'un dialogue bilatéral et multilatéral d'experts sur la sécurité informatique internationale permettra de déboucher sur des résultats concrets pour empêcher et enquêter sur de tels incidents. Nous sommes prêts à coopérer avec la Suisse, tout comme avec tout autre État souhaitant régler ces problèmes.

Je voudrais rappeler que cette coopération peut avoir lieu au niveau interétatique, et qu'à cet effet existent des mécanismes de consultations appropriés. En Fédération de Russie, il existe également des structures privées. Nous entendons souvent nos partenaires occidentaux faire référence aux structures privées et aux individus qui, de leur point de vue, pratiquent le piratage. Nous disons tout le temps que nous avons des structures privées qui enquêtent sur les cybercrimes. Si l'on se réfère au secteur privé, il est possible de l'utiliser et de le faire participer à l'enquête. Le secteur privé travaille activement non seulement sur le territoire de la Fédération de Russie, mais également sur le territoire des pays d'Europe de l'Est et occidentale. Nous avons parlé plusieurs fois de ces compagnies non pas pour leur faire de la publicité - elles n'en ont pas besoin - mais précisément pour répondre aux réclamations des pays occidentaux vis-à-vis de notre secteur privé. Adressez-vous aux structures privées de la Fédération de Russie pour mener l'enquête. Pourquoi pas?

 

Réponses aux questions:

Question: Prochainement, le Président azerbaïdjanais Ilham Aliev se rendra en visite officielle en Russie. D'après vous, à ce jour, quel est le principal exploit, l'aspect le plus positif dans les relations entre les deux pays et nations?

Réponse: Je pense que c'est le développement global de la coopération entre nos deux pays. C'est légèrement en contradiction avec votre question, parce qu'il est impossible de distinguer le plus important. Le plus important, c'est que tous les secteurs - social, politique, économique - se développent, toutes les dimensions. Il est même difficile de tout énumérer. Je pense que c'est le plus important. Cette non-volonté de distinguer un élément en particulier dénote une tendance excellente et positive.

Question: Récemment, dans le cadre de sa tournée en Transcaucasie, la Chancelière allemande Angela Merkel a déclaré que l'Allemagne était prête à contribuer au règlement du conflit du Haut-Karabakh et à assumer une certaine responsabilité politique à cet égard. Que pouvez-vous dire à ce sujet?

Réponse: Je pense que c'est tout de même aux pays directement impliqués dans le processus de paix de le décider, et que tout cela doit être fait en comprenant l'efficacité du travail des formats appropriés. C'est en combinant tous ces facteurs qu'il faut considérer de telles déclarations.

Question: Récemment, certains médias coréens ont rapporté que le Président russe Vladimir Poutine comptait se rendre en visite à Pyongyang le 9 septembre. Est-ce vrai? Quelles sont les perspectives d'un sommet Russie-Corée du Nord?

Réponse: Je ne peux pas commenter cette information pour une bonne et simple raison: nous ne commentons pas l'agenda, les pourparlers et les entretiens du Président russe. Par tradition, c'est le Service de presse et l'Administration du Président qui s'en chargent. Honnêtement, je ne voudrais pas déroger à cette tradition.

Question: Vous n'avez rien dit des préparatifs de consultations sur l'Afghanistan. Cette activité était prévue pour le 4 septembre, mais Kaboul a demandé de reporter la rencontre. Comment se déroulent les préparatifs?

Réponse: Nous l'avons commenté plusieurs fois de manière très détaillée sur le site du Ministère des Affaires étrangères. Il est clairement dit que compte tenu des changements prévus et opérés au sein du gouvernement afghan, cette activité sera reportée. Le Ministère l'a clairement annoncé et en a expliqué la raison. En ce qui concerne la nouvelle date, elle sera déterminée quand toutes les parties intéressées trouveront un accord. Et nous l'annoncerons.

Question: Le site du Ministère des Affaires étrangères a publié hier un bref communiqué sur l'entretien du vice-Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov avec son homologue japonais Takeo Mori, indiquant qu'ils avaient évoqué la sécurité en Asie du Nord-Est et l'ABM américain. Pouvez-vous préciser s'il était question des systèmes Aegis Ashore actuellement mis en place au Japon? De quoi d'autre ont-ils parlé?

Réponse: Je peux dire que j'ai vu les commentaires de Sergueï Riabkov à ce sujet pour les agences de presse. Je vous y renvoie parce qu'il a pleinement commenté ces pourparlers. Je n'ai rien à ajouter, mais je demanderai des précisions sur la partie concrète de votre question.

Question: Je voudrais avoir des précisions concernant votre déclaration durant la dernière conférence de presse au sujet du slogan "Gloire à l'Ukraine! Gloire aux héros!" Vous aviez tracé un parallèle avec les saluts nazis en promettant que cette analogie serait inscrite dans le sténogramme de la conférence de presse: je l'ai lu attentivement, mais je n'ai pas trouvé ce passage. Pouvez-vous expliquer ce que vous vouliez dire? A quoi le Ministère russe des Affaires étrangères associe-t-il ce slogan?

Réponse: Le texte du sténogramme contient des liens. Nous vous les présenterons et les soulignerons. Regardez le sténogramme publié sur le site. Vous pourrez suivre le lien et tout lire. S'il ne fonctionne pas chez vous, je l'ouvrirai personnellement pour le montrer.

Question: La Pologne a l'intention de démanteler le monument aux combattants de l'Armée rouge dans le village de Starzynski Dwor (Voïvodie de Poméranie), près de Gdansk. C'est un monument particulier en hommage aux prisonniers de guerre soviétiques qui ont été brûlés vifs par les soldats hitlériens en 1945. Dans les années 1950, les Polonais ont érigé un monument aux victimes de cette tragédie. Il y a dix ans, il a été restauré. Il porte l'inscription "Aux soldats torturés de l'Armée rouge, aux prisonniers du régime hitlérien en 1942-1945". Mais aujourd'hui, dans le cadre de la décommunisation, les autorités polonaises ont l'intention de démanteler ce monument aux victimes des nazis. Qu'en pensez-vous?

Réponse: Nous commentons régulièrement ce thème, et disons que le démantèlement des monuments aux combattants de l'Armée rouge, de l'armée soviétique, est inadmissible. C'est un exemple concret de réécriture de l'histoire. Certains ne le croient pas et ironisent même à ce sujet, en disant que c'est faux, que Moscou a tout inventé. Non, nous ne l'avons pas inventé. Ce que vous dites, ce dont nous parlons régulièrement, tout comme de nombreux activistes, vétérans et représentants de la communauté historique, tout cela existe et fait partie d'une stratégie globale consistant à modifier l'histoire, à la réécrire. On se rapproche directement de ce qui était inadmissible il y a 30 ou 40 ans. Il s'agit ici du bilan du procès de Nuremberg, dont la réécriture et la révision étaient inconcevables pour la génération qui a connu la Seconde Guerre mondiale, la Grande Guerre patriotique.

Sur chaque cas nous ferons des déclarations politiques, nous mènerons un travail diplomatique, nous travaillerons avec les associations et les volontaires. Il y a des projets qui sont déjà partiellement mis en œuvre. Il est question de la préservation de la mémoire historique, du patrimoine historique dans ce contexte.

Question: Vous avez dit que, selon les informations disponibles, 8 tonneaux de chlore avaient été transportés dans la région d'Idleb. D'où viennent ces informations?

Réponse: De nous. C'est notre information. Nous avons nos sources. Je crois qu'à plusieurs reprises les informations que nous avions fournies se sont confirmées, notamment à ce sujet.

Question: Cette semaine, les autorités saoudiennes ont déclaré être prêtes à lancer des opérations contre l'Iran en cas de blocus du détroit d'Ormuz, si le Conseil de sécurité des Nations unies donnait son accord. Quelle est la position de la Russie concernant les actions dans le golfe Persique? Une guerre entre Téhéran et Riyad est-elle envisageable?

Réponse: Il est même terrible d'imaginer que cela puisse arriver. Nous partons du principe que pour le règlement des problèmes, même les plus complexes, il faut se baser sur le droit international et les institutions internationales compétentes.

Question: Le 9e Forum interrégional russo-azerbaïdjanais devrait se tenir prochainement dans la ville azerbaïdjanaise de Gandja. Je voudrais connaître votre avis: dans quelle mesure cet événement contribuera-t-il au renforcement des relations?

Réponse: L'organisation de tout forum interrégional réunissant différents États est un élément politique et économique important pour l'intensification de leur coopération pratique. Nous vous donnerons davantage d'informations, et expliquerons comment il se déroulera, quels seront ses objectifs et son format.

Question: Pouvez-vous confirmer que le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov rencontrera le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo en marge de l'Assemblée générale des Nations unies? Quels thèmes seront évoqués?

Réponse: J'ai été surprise de voir hier des flashs d'agences de presse concernant la rencontre entre les deux chefs de diplomatie avec des formulations du genre "qui a demandé l'autorisation à quelqu'un". La présentation de l'information était assez étrange. Honnêtement, je n'ai pas compris pourquoi c'était présenté comme un scoop. En général, la délégation russe organise plusieurs dizaines de pourparlers bilatéraux à l'Assemblée générale des Nations unies. L'emploi du temps du ministre est en cours de mise au point. Il est trop tôt pour dire quand, quel jour et dans quel format. Mais le sensationnalisme avec lequel cette information a été présentée hier, qui plus est non pas dans le contexte de l'Assemblée générale des Nations unies, mais globalement, sans la confirmation des parties, m'a surprise - honnêtement. En réalité, il n'y a aucun dramatisme ni scoop. Il est question d'une communication traditionnelle en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Son contenu, la date et la composition des experts qui y participeront sont en cours de mise au point.

Question: Mercredi 29 août est entrée en vigueur une nouvelle trêve "scolaire" dans le Donbass qui, malheureusement, n'est pas respectée par l'Ukraine. On rapporte des blessés. Récemment le Président ukrainien Petro Porochenko a rassemblé les représentants diplomatiques accrédités en Ukraine à Avdeevka pour déclarer que "l'Ukraine reprendrait les DNR et LNR", autrement dit que la guerre allait continuer. La communauté internationale peut-elle influencer d'une quelconque manière les agissements des autorités ukrainiennes qui ne respectent pas les Accords de Minsk?

Réponse: Nous nous efforçons de pousser la communauté internationale à faire pression sur Kiev afin de mettre en œuvre les Accords de Minsk. Je comprends que cette phrase ressemble davantage à un rêve impossible, mais nous ne perdons pas espoir, nous savons qu'il ne s'agit pas de politique en tant que telle, mais du sort de personnes concrètes. De notre côté nous faisons tout notre possible, notamment en fournissant régulièrement et pleinement une aide humanitaire à la population touchée dans les régions mentionnées.

 

 

 

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