26 juillet 201816:53

Conférence de presse d'Artem Kojine, porte-parole adjoint du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 26 juillet 2018

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Sur l'allocution du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov au Forum panrusse d'éducation et de jeunesse "Le territoire des sens sur la Kliazma"

 

Du 27 juin au 12 août, l'Agence fédérale pour les affaires de la jeunesse sous la supervision de l'Administration du Président de la Fédération de Russie organise le 4e Forum panrusse d'éducation et de jeunesse "Le territoire des sens sur la Kliazma".

Ce forum est un événement d'envergure consacré au thème de jeunesse de la Russie contemporaine avec une large participation de milieux socio-politiques et de jeunesse russes. Y sont également représentées les organisations de jeunesse de plusieurs pays étrangers. Le forum est très populaire, il attire l'attention du public russe et étranger.

Cette année son thème principal est "La Russie, un pays d'opportunités".

Traditionnellement au travail du Forum participent des hauts dirigeants, des personnalités publiques et politiques russes connues. Comme les années précédentes, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov compte visiter le forum pour y tenir un discours ce 30 juillet.

 

Sur l'évolution de la situation en Syrie

 

Une situation complexe demeure en Syrie. Hier, sur le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères nous avons publié un commentaire concernant les événements tragiques de Soueïda. Selon les dernières informations des médias syriens, le nombre de victimes d'une série d'attentats dans cette province a déjà dépassé 200 personnes, et on compte autant de blessés. Nous exprimons nos profondes condoléances aux proches et aux parents des victimes, nous souhaitons un rapide rétablissement aux blessés. Bien évidemment, ces crimes méritent la plus ferme des condamnations.

Néanmoins, dans l'ensemble la situation dans le pays a tendance à s'améliorer. On termine la suppression du foyer dangereux du terrorisme dans le sud-ouest du pays, dans les provinces de Deraa et de Quneitra. Actuellement, l'armée syrienne avec le soutien de l'aviation russe renforce la pression sur les positions du groupuscule Armée de Khaled Ben al-Walid affilié à Daech, qui tente de compenser les pertes grâce à la mobilisation des ressources de leurs concurrents démoralisés parmi les groupes armés illégaux locaux.

Dans les régions libérées de Deraa et de Quneitra se poursuit activement la mise en œuvre des accords conclus avec la médiation russe sur des trêves locales. Sachant qu'un troisième groupe d'opposants armés "irréconciliables" est déjà parti dans le nord de la Syrie, sachant que 2 800 combattants du Front al-Nosra et membres de leur famille y étaient déjà partis.

Récemment le Conseil des ministres de la Syrie a constitué une commission spéciale sous la direction du Ministre de l'Economie et du Commerce extérieur al-Muhammad al-Khalil qui sera chargée du rétablissement des territoires débarrassés des bandes armées.

La stabilisation progressive de la situation et le redressement de la situation humanitaire dans les régions contrôlées par le gouvernement russe contribue objectivement au processus actif du retour des réfugiés et des déplacés internes. Par exemple, seulement hier, le 25 juillet, plus de 400 Syriens sont revenus dans leur foyer depuis la Jordanie et le Liban voisins.

 

Sur la 10e Réunion internationale de haut niveau sur la Syrie

 

Les 30 et 31 juillet, à Sotchi se tiendra la 10e Réunion internationale sur la Syrie au format d'Astana.

A cette activité participeront des représentants (au niveau des vice-ministres des Affaires étrangères) de la Russie, de l'Iran et de la Turquie en tant que garants du processus d'Astana pour contribuer au règlement de la crise syrienne, des délégations du gouvernement syrien et de l'opposition syrienne, des observateurs de l'Onu et de la Jordanie. Une invitation a été également envoyée aux USA.

Les participants à la réunion examineront l'évolution de la situation en Syrie et autour d'elle, échangeront leurs avis sur l'établissement des négociations intersyriennes sur la base de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies et compte tenu des décisions du Congrès du dialogue national syrien, poursuivront la discussion sur les futures démarches pour lancer au plus vite le travail du Comité constitutionnel comme étant un élément important pour promouvoir le règlement politique de la crise syrienne. Une attention particulière sera accordée à la situation humanitaire en Syrie.

En marge de la réunion de Sotchi il est également prévu d'organiser la 4e réunion du Groupe de travail pour la libération des détenus/otages, le transfert de corps et la recherche de disparus créé par les trois pays garants du processus d'Astana.

 

Sur le rapport du Service scientifique du Bundestag concernant la légalité de la participation de la Russie au conflit syrien

 

Plusieurs fois nos partenaires occidentaux ont accusé la Russie de prétendue présence illégale de l'aviation russe sur le territoire syrien. Symptomatiquement, cela a été déclaré par ceux qui, pendant des décennies, en transgressant les normes du droit international et la souveraineté nationale, s'ingéraient dans les affaires intérieures des Etats, notamment en Syrie.

La position de la Russie à ce sujet est connue et a été exprimée à plusieurs reprises. Elle était également confirmée par le gouvernement syrien légitime. Cependant, certains pays, en ignorant les arguments du bon sens, poursuivaient la réalisation de leurs objectifs en se cachant derrière une argumentation douteuse. Les spécialistes du droit international en Occident s'intéressaient également à la légitimité de la présence en Syrie. A cet égard, nous voudrions attirer l'attention sur le rapport du Service scientifique du Bundestag paru ce 28 juin concernant l'évaluation en matière de droit international de la participation de plusieurs pays au conflit syrien. Ses conclusions sont très révélatrices.

Les auteurs du rapport analysent le rôle et les paramètres de la participation de la Russie aux événements en Syrie. On rapporte que la présence militaire de la Russie sur le territoire syrien souverain et les opérations militaires russes se déroulent uniquement sur autorisation du gouvernement syrien. De cette manière, il est question d'une prétendue ingérence sur invitation. D'après le point de vue dominant dans le droit international, une telle ingérence est initialement admissible est n'est pas contraire à l'article 2 chapitre 4 de la Charte de l'Onu sur l'interdiction de l'usage de la force. C'est à cela que se réfère notamment le Tribunal pénal international et la Commission du droit international des Nations unies. La souveraineté territoriale permet à un Etat d'admettre le déploiement sur son territoire souverain de forces étrangères. Il n'est pas question d'une violation de l'interdiction de l'usage de la force en l'occurrence, car les opérations militaires russes ne sont pas dirigées contre les autorités légitimes syriennes. A cet égard, la présence russe en Syrie dans le contexte du droit international est considérée comme admissible.

Alors que ce n'est pas du tout le cas en ce qui concerne la présence des USA, concluent les experts allemands. Vous pouvez prendre connaissance avec leur avis dans ce rapport qui a été publié.

 

Sur la discrimination de Tsiganes en Ukraine et la déclaration du CDH de l'Onu à ce sujet

 

Nous observons avec inquiétude les événements en Ukraine. Les multiples actes de violence visant les minorités nationales et les représentants de groupes ethniques, notamment des Tsiganes, ne sont pas passés inaperçus. Nous avons attiré plusieurs fois l'attention de la communauté internationale sur le déchaînement du nationalisme et de l'idéologie néofasciste en Ukraine. Les violences visant les croyants, la violation des droits linguistiques de la population, la restriction de la liberté d'expression, les meurtres et les intimidations des journalistes, les attaques contre les représentants des minorités nationales sont depuis longtemps devenus une norme dans ce pays. Le plus cynique – toutes ces actions sont commises avec la complaisance des autorités officielles de Kiev qui ne peuvent pas ou ne veulent pas remettre à leur place les radicaux belliqueux. En fait, on assiste à une rpartition des citoyens en Ukrainiens et en gens de deuxième sorte. L'histoire a clairement montré quels pouvaient être les risques d'une telle politique.

Les mécanismes de surveillance internationaux en matière des droits de l'homme ne peuvent plus fermer les yeux sur l'anarchie qui règne en Ukraine. Et voici que les experts du CDH des Nations unies ont fait une déclaration très dure concernant une nouvelle attaque contre la communauté tsigane qui a conduit à l'assassinat d'un de leurs membres. Le représentant du Secrétaire général du Conseil de l'Europe Daniel Holtgen a également condamné ce crime. Nous saluons le fait que la communauté internationale commence à se réveiller en ce qui concerne la situation en matière des droits de l'homme en Ukraine. Nous espérons que les autres crimes des radicaux ukrainiens, ainsi que les actions discriminatoires des autorités de Kiev vis-à-vis de tous les groupes ethniques ne passeront pas inaperçues pour la communauté internationale, et que tous les coupables seront traduits en justice.

 

Sur l'enquête concernant les incidents de Salisbury et d'Amesbury

 

Nous accordons toujours une attention particulière à l'enquête sur les incidents de Salisbury et d'Amesbury. Nous constatons que faute de déclarations officielles et concrètes, les médias britanniques propagent des fuites invérifiables concernant le cours de l'investigation.

Il est à noter que les informations publiées ne font que confirmer la politique générale des autorités britanniques visant à classifier les données capables d'élucider les événements de Salisbury et d'Amesbury. Il faut notamment souligner les détails curieux concernant l'état et les conditions d'hébergement de Charlie Rowley, transmis à la presse par son frère. Il s'est avéré qu'on avait interdit à Charlie Rowley de quitter les locaux où il se trouvait sous une surveillance permanente de la police. Il est coupé du monde extérieur - il n'a aucun accès à la télé, aux journaux ou à d'autres sources d'informations - n'a qu'un portable octroyé par la police et ne peut pas divulguer les informations sur son lieu de résidence. 

Tout cela est très similaire à la situation de Sergueï et de Ioulia Skripal qui ont été cachés par les autorités britanniques à l'opinion publique britannique et internationale. Rappelons que Londres viole les clauses appropriées de la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963 et de la Convention consulaire bilatérale de 1965, en laissant sans réponse les demandes de la Russie concernant l'accès consulaire aux ressortissants russes sous prétexte de respecter la vie privée de Ioulia Skripal. Tout cela ne fait que renforcer nos suspicions en indiquant que les Skripal ont été isolés de manière forcée par les autorités britanniques afin d'éviter des questions indésirables relatives à la version officielle des événements. Ainsi, nous continuons d'insister sur l'accès consulaire aux Skripal qui sont ressortissants russes.

Quant à l'opinion publique britannique, il lui faudrait faire attention à une détention infondée d'un citoyen britannique, devenu accidentellement victime d'un crime. Nous avons l'impression qu'on transfère des patients hors de l'hôpital de Salisbury ayant pour seul objectif d'empêcher leurs contacts libres avec le monde extérieur.

Nous constatons donc une bonne raison pour que les ONG se penchent sérieusement sur une attitude ouvertement méprisante de Londres envers les droits fondamentaux, ce qui concerne notamment des limitations infondées des contacts et des déplacements des personnes. 

 

Sur la demande de BBC concernant la réaction aux propos du Président de la Fondation Hermitage Capital William Browder sur la Russie

 

Nous voudrions évoquer la demande de la société de production audiovisuelle britannique BBC concernant la réaction aux propos du Président de la Fondation Hermitage Capital William Browder sur la Russie.

Le 19 juillet dernier, ce média nous a demandé de commenter le plus rapidement possible plusieurs propos voire accusations tenus par Président de la Fondation Hermitage Capital William Browder sur les autorités de la Fédération de Russie. On nous a prié d'envoyer une réponse écrite avant 9h00 le 20 juillet, c'est-à-dire le lendemain matin. Les Britanniques nous avons promis de lire cette réponse sans aucune modification au cours d'une émission télévisée consacrée à William Browder. Bien que très occupé, le Ministère russe des Affaires étrangères a rapidement rédigé une réponse détaillée et l'a envoyée à BBC.

Le lendemain matin, nous avons constaté avec surpris qu'on avait considérablement coupé notre message - dans la meilleure tradition des médias britanniques - et n'avait utilisé qu'une dixième partie de son contenu. L'émission de 20 minutes a été presqu'entièrement consacrée à l'interview de William Browder et n'avait consacré qu'une minute à notre commentaire.  

Il est à noter que ce n'est pas pour la première fois que BBC altère activement les propos des responsables russes. Il arrive parfois qu'on ne présente que 4,5 minutes d'une interview de 45 minutes accordée par les dirigeants du Ministère russe des Affaires étrangères. Ainsi, une interview accordée récemment par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à l'émission HARDTalk en constitue un bon exemple: on a coupé des extraits importants expliquant la position russe sur beaucoup de questions.

Franchement, nous sommes frappés par une présentation si déséquilibrée des informations. Nous considérons cette approche comme inacceptable pour un média qui se présente comme professionnel et objectif.

Comme BBC a refusé de citer notre réponse dans toute son intégralité, nous profiterons de l'occasion pour le faire nous-mêmes:

"Il est étrange d'entendre des accusation de vol de la part de la personne qui a volé plus de 1,5 milliards de dollars en Russie et a été condamnée en 2013 et en 2017 à neuf ans de prison et a des amendes énormes. Qui plus est, elle figure actuellement à une autre enquête pénale concernant des crimes graves dans le cadre de laquelle les organes compétents russes envisagent d'interroger plusieurs collaborateurs des services secrets américains et britanniques, ainsi que d'autres individus.       

La justice russe a enregistré 12 crimes du groupe mafieux de William Browder depuis 2004. Ces découvertes se sont soldées par des enquêtes pénales concernant la fraude fiscale, la non-exécution des obligations d'agent de contributions, une faillite préméditée, l'escroquerie, le blanchiment et d'autres crimes. L'État russe a subi des pertes de plus de 4,5 milliards de roubles à cause des actions de William Browder et de ses complices.

En février 2018, les enquêteurs russes ont lancé une nouvelle affaire pénale selon l'article 210 §1 du Code pénal russe (l'organisation d'un groupe criminel visant des crimes graves et très graves, la gestion de ce groupe ou la coordination des actions de ses membres), consacrée à tous les détails de l'activité criminelle de William Browder, notamment à son témoignage notoirement faux au tribunal américain dans le cadre de l'affaire "États-Unis contre Prevezon".

William Browder est actuellement accusé de la fraude fiscale, de la non-exécution des obligations d'agent de contributions et d'une faillite préméditée. Aux fins de l'évasion fiscale, son entreprise embauchait même des personnes à mobilité réduite qui n'y travaillaient pas en réalité. La présentation des données erronées aux organes fiscaux a permis à sa société d'obtenir des facilités fiscales.

Tout cela a permis de recueillir un volume substantiel de matériaux sur cette affaire. La Russie estime que son utilisation est en mesure de changer l'attitude de la communauté occidentale envers la loi Magnitski, dont l'existence permet à William Browder d'éviter l'arrêt international en se présentant comme une victime d'une persécution des autorités russes et de nuire aux intérêts de la Russie".

Nous avons transmis à BBC une réponse détaillée de sept pages contenant des faits et des justifications juridiques. Si quelqu'un veut en prendre connaissance, nous sommes prêts à la partager suite à une demande appropriée.

Nous voudrions également souligner que nous continuerons de présenter des commentaires détaillés concernant les questions d'actualité internationale. Nous espérons que les journalistes soucieux de l'éthique professionnelle les présenteront à leur audience afin de former chez elle une vision objective de la situation. 

 

Sur l'arrestation de la citoyenne russe Maria Boutina aux USA

 

Nous continuons de suivre très attentivement le sort de la citoyenne russe Maria Boutina arrêtée le 15 juillet à Washington. Les collaborateurs de notre Ambassade lui ont rendu visite en prison et ont assisté aux procès pour déterminer la mesure de coercition et d'autres questions procédurales, notamment hier. Une protestation résolue a été exprimée au Département d'Etat américain compte tenu des actions entreprises contre elle, y compris une très forte pression psychologique.

Ne serait-ce que la perquisition de 8 heures lors de son interpellation quand des agents du FBI, qui ont pénétré dans son appartement de location avec des fusils d'assaut, cassaient littéralement les meubles, retournaient et déchiraient même les affaires, ouvraient le sol et les murs. Ils n'ont rien trouvé de préjudiciable, mais malgré l'absence totale de preuves d'une quelconque culpabilité il a été refusé de libérer Maria Boutina.

L'accusation fabriquée de toutes pièces par le FBI contre Maria Boutina, comme tout le monde peut le voir sur internet, est basée sur des extraits sortis de leur contexte de sa correspondance personnelle. On lui incrimine la violation de la loi américaine sur les agents étrangers, alors qu'elle ne travaillait pas et étudiait dans une université de Washington, elle s'intéressait aux armes, participait aux activités de la National Rifle Association aux USA. Elle le faisait de manière complètement ouverte, sans cacher sa citoyenneté russe, sans cacher ses connaissances et contacts, parce qu'il n'y avait rien à cacher.

Certaines forces politiques américaines à leurs fins égoïstes ont inventé l'histoire d'"ingérence russe dans les élections américaines", et sur la vague de la campagne de diabolisation de notre pays Maria Boutina a été envoyée en prison pour un prétexte complètement fabriqué – de facto, uniquement à cause de son origine. Qu'est-ce que c'est si c n'est pas une véritable "chasse aux sorcières"? Il y a même des craintes qu'elle puisse être dirigée contre tout notre compatriote qui se trouve aujourd'hui en Amérique.

Nous exigeons des autorités américaines de cesser immédiatement l'arbitraire et de libérer Maria Boutina. Son arrestation s'explique uniquement par des motifs de politique nationale et étrangère américaine, par conséquent elle est une prisonnière politique.

 

Sur la "déclaration criméenne" du Département d'Etat américain

 

Bien évidemment, nous avons remarqué la "déclaration criméenne" publiée hier par le Département d'Etat américain et nous l'avons déjà commentée. Elle était manifestement assimilée au discours du Secrétaire d'Etat aux audiences au Congrès américain où il a promis de mener une politique dure vis-à-vis de notre pays, et par la suite elle pourrait être surnommée "déclaration Pompeo".

Cependant, elle ne contient rien de nouveau. Washington fait régulièrement des déclarations sur la Russie et notamment la Crimée. Malheureusement, les politiciens américains, qui avaient activement soutenu à l'époque le coup d'Etat à Kiev et les persécutions de la population russophone qui avaient commencé en Ukraine, continuent depuis plus de 4 ans de négliger la Charte de l'Organisation des Nations unies. Ils refusent cyniquement aux Criméens le droit à l'autodétermination qui a été mis en œuvre par les habitants de la péninsule pendant le référendum ouvert de 2014.

Nous avons déclaré plusieurs fois que pour nous cette question était close – la Crimée est un territoire de la Fédération de Russie que cela plaise ou non aux USA ou aux autres. D'ailleurs, de plus en plus de simples Américains et d'habitants d'autres pays cessent de croire au mythe de l'"occupation" russe et se rendent volontiers sur la péninsule en vacances ou pour travailler, malgré les mises en garde menaçantes de leurs autorités.

Les tentatives de Washington d'interpréter le droit international à leur manière sont vouées à l'échec. Parce que tout le monde voit qu'on y parle de respect de l'égalité souveraineté et de l'intégrité territoriale des Etats seulement quand cela correspond aux intérêts américains. Mais qui s'est souvenue de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Serbie pendant les bombardements de l'ex-Yougoslavie et de la proclamation de l'indépendance du Kosovo qui a suivie?

La moralisation du Département d'Etat américain concernant le principe de non-usage de la force ou de menace d'utiliser la force paraît également complètement hypocrite. Il suffit de lire le rapport du Service de recherche du Congrès américain paru en octobre dernier. Selon ce document, en période de Guerre froide entre 1949 et 1991 le Pentagone a participé à 46 campagnes étrangères, et entre 1992 et 2017 elles ont quadruplé pour atteindre 188. Et ce, sans tenir compte des "opérations secrètes". A vous de conclure qui se comporte agressivement en réalité.

 

Sur la création par les USA d'un groupe pour lutter contre les cybermenaces russes

 

Les USA, tout comme les autres Etats souverains, ont le droit de créer des formats quels qu'ils soient pour débattre des questions qui préoccupent leurs autorités.

Les discussions sur la création par Washington d'un groupe à part pour combattre les cybermenaces russes ne datent pas d'hier. Selon nous, c'est essentiellement dû à la lutte entre les forces politiques intérieures aux USA dirigée contre le Président américain Donald Trump. Les idées de ce genre attisent la confrontation entre nos pays et jettent une fois de plus de l'huile sur le feu qui s'est déclaré autour des cyberattaques inexistantes en provenance de Russie.

Moscou a parlé à de nombreuses reprises de sa non-implication à une quelconque ingérence dans les affaires intérieures des USA. Au lieu du langage des accusations infondées visant la Russie nous optons pour la coopération officielle avec Washington sur les questions de cybersécurité. Nous sommes disposés à un dialogue sérieux et profond. La "cyber-balle" se trouve dans le camp des USA, et à présent il dépend des Américains comment ils réagiront concrètement – au niveau d'experts ou au niveau politique.

Mais si de l'autre côté de l'océan ils pensent pouvoir intimider la Russie, en créant notamment des groupes pour contrer des menaces fictives, c'est une grande erreur. Nous sommes sûrs de nous, nous connaissons nos capacités et nous n'avons pas l'intention de chercher à s'assurer les bonnes grâces de qui que ce soit. Nous ne comptons pas sur les ultimatums ou les actions unilatérales des principales cyberpuissances dans le milieu informatique, mais sur le dialogue pragmatique et constructif.

 

Sur les fournitures de produits pétroliers en Corée du Nord

 

Nous avons remarqué les publications qui ne correspondent pas à la réalité de plusieurs médias occidentaux, se référant notamment à la Représentante permanente des USA auprès de l'Onu, comme quoi la Russie et la Chine auraient "bloqué" la requête américaine adressée au Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1718 pour des sanctions contre la Corée du Nord exigeant d'interdire les fournitures des produits pétroliers dans ce pays.

Il convient d'apporter des explications à ce sujet.

Premièrement, le paragraphe 5 de la résolution 2397 du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée le 22 décembre 2017 fixe une limite annuelle pour la fourniture des produits de raffinage du pétrole à Pyongyang à 500 000 barils. Le Comité 1718 a été chargé de notifier quand la quantité totale des produits de raffinage du pétrole livrés à la Corée du Nord atteindra 75, 90 et 95% de cette limite, et seulement dans le dernier cas une notification est faite pour la cessation immédiate des ventes, des fournitures et des transferts des produits de raffinage du pétrole à la Corée du Nord pour le reste de l'année.

Deuxièmement, comme en témoigne l'information régulièrement mise à jour sur le site du Comité, fin juin la quantité totale des fournitures ne s'élevaient qu'à un quart de ce seuil. Par conséquent, il n'existe pas de raisons formelles pour suspendre les exportations des produits pétroliers en Corée du Nord. Et Washington en est parfaitement conscient et le sait.

Cependant, en poursuivant sa tactique favorite de pression continuelle par les sanctions contre Pyongyang, les Américains, s'attribuant les pouvoirs de procureur, ont rapporté au Comité 1718 que, selon eux, suite à l'utilisation de la pratique interdite par les résolutions 2375 et 2397 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Corée du Nord de transbordement des produits pétroliers en mer Pyongyang aurait déjà dépassé cette limite annuelle. Et Washington a compté 89 de tels cas entre le 1er janvier et le 30 mai. En plus des 8 images satellites publiées plus tôt par les USA où seraient fixés des "cas" d'opérations illégales en mer, à la requête adressée au Comité étaient jointes 4 autres images satellites montrant des cargos pétroliers nord-coréens amarrés qui déchargeraient des produits pétroliers de contrebande obtenus en mer.

C'est toute la base "solide" de preuves, sachant que les Américains basent leurs conclusions sur la "modélisation mathématique": ils prennent pour base la capacité totale des cargos nord-coréens "pris en flagrant délit" et calculent quelle quantité de produits pétroliers pouvait être chargée en cas de chargement à 33, 50 et 90%.

Il est évident qu'on ne fait pas de telles affaires impulsivement dans les organes de sanction du Conseil de sécurité des Nations unies. Il existe des procédures établies. En fin de compte, il y a le groupe d'experts qui a reçu un mandat pour examiner et même d'enquêter sur ce genre de soupçons des Etats membres. Depuis le début n'évitant pas de débattre à ce sujet, nous avons indiqué aux Américains qu'il ne fallait pas foncer tête baissée, d'autant que les informations qu'ils fournissent ne sont pas suffisamment travaillées et ne sont pas appuyées par des preuves. Ils ne nous ont pas entendus ou ne voulaient pas entendre, et au final la requête a été "freinée" jusqu'à l'obtention d'informations supplémentaires de la part des autorités américaines, et non bloquée, comme cherchent à déformer le fond des choses certains médias.

Nous appelons les collègues du Conseil de sécurité des Nations unies à prendre avec toute la responsabilité le travail de ses organes auxiliaires, à ne pas abuser de leurs prérogatives, à respecter les procédures établies et à renoncer aux interprétations élargies des termes des résolutions de sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Sur les déclarations antirusses du Ministre norvégien de la Défense Frank Bakke-Jensen

 

Nous avons remarqué les déclarations faites par le Ministre norvégien de la Défense Frank Bakke-Jensen dans une interview à la chaîne norvégienne TV2 le 17 juillet, en disant qu'Oslo renforce son potentiel militaire au Nord à cause d'un "voisin de plus en plus menaçant – la Russie" et "protégera le pays de la frontière russe et plus loin au sud".

On se demande – d'où vient ce dramatisme? Ce même Frank Bakke-Jensen a affirmé plusieurs fois que la Norvège ne voyait pas pour elle une menace militaire directe émanant de notre pays. Dans le même esprit s'exprimaient d'autres représentants officiels norvégiens, au plus haut niveau. Cette position d'Oslo a-t-elle changé et désormais les voisins norvégiens nous considèrent-ils comme une menace?

Nous estimons que de telles déclarations irresponsables sapent la confiance et la prévisibilité dans nos relations, notamment à la frontière russo-norvégienne, détruisent l'atmosphère de bon voisinage et de respect mutuel créée par de nombreuses générations de nos peuples.

 

Sur la confiscation de téléphones satellites non déclarées chez certains membres du groupe japonais sans visa qui a visité les Kouriles du Sud par un vol affrété

 

Conformément à l'entente entre les dirigeants de la Russie et du Japon à l'issue du sommet en mai, les 22 et 23 juillet un vol affrété a été organisé de Hokkaido sur les îles Kounachir et Itouroup pour transporter dans les Kouriles du Sud un groupe de Japonais – d'anciens habitants des îles pour visiter les tombes de leurs proches. Le voyage a été organisé dans le cadre de l'accord soviéto-japonais sur les visites sans visas des tombes sur le territoire des deux pays du 2 juillet 1986.

Pendant le contrôle douanier de la délégation à l'aéroport Mendeleevo (Ioujno-Kourilsk), 6 téléphones satellites non déclarés ont été découverts. Les appareils ont été confisqués car il s'agissait d'une violation du paragraphe 1 de l'article 16.2 (non-déclaration des marchandises soumises à une déclaration obligatoire) et de l'article 16.3 (non-respect des interdictions et/ou des restrictions sur l'entrée des marchandises sur le territoire douanier de l'Union économique eurasiatique) du Code de la Fédération de Russie sur les infractions administratives. Leurs propriétaires ne possédaient pas d'autorisation de Roskomnadzor pour l'entrée de ces équipements sophistiqués.

Dans le même temps nous voudrions noter qu'aucun problème n'est survenu avec les appareils télévisuels qui ont été préalablement déclarés par les Japonais et dont l'entrée était convenue.

Malheureusement, les participants japonais mentionnés n'ont pas fait preuve de disposition au constructivisme en refusant démonstrativement de signer les procès-verbaux dressés.

A l'heure actuelle, conformément à la législation russe une enquête administrative est en cours, à l'issue de laquelle l'affaire sera transférée au tribunal.

Nous voudrions attirer l'attention du Japon sur la nécessité de respecter rigoureusement la législation russe lors des voyages sur le territoire russe, y compris les Kouriles du Sud.

 

Les condoléances suite aux incendies de forêt en Grèce

 

Nous voudrions exprimer nos condoléances au peuple grec fraternel suite aux conséquences tragiques des incendies de forêt qui ont touché le centre administratif de l'Attique. D'après les informations disponibles, on déplore 81 morts, 60 personnes sont hospitalisées. Il n'y a pas de citoyens russes parmi les victimes.

Nous partageons le deuil de la Grèce suite aux événements. Nous exprimons notre soutien et compassion aux proches et aux parents des victimes, et nous souhaitons un rapide rétablissement aux blessés.

 

Sur la signature d'un Mémorandum avec le Programme des volontaires des Nations unies

 

Jeudi 26 juillet, à Moscou s'est tenue la cérémonie de signature du Mémorandum sur la cotisation au budget du Programme des volontaires des Nations unies (VNU) pour la réalisation du projet pour la participation de volontaires russes à l'activité de l'Onu.

Conformément au Mémorandum, la Russie allouera au budget du Programme 1,004 million de dollars pour financer la participation de 19 volontaires de Russie aux projets et aux programmes de l'Onu dans les secteurs de développement international et de maintien de la paix.

La fin de la procédure de sélection des candidats est prévue pour septembre. A l'issue, les candidats sélectionnés seront envoyés dans 16 pays de la CEI, en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient.

La signature de cet accord a marqué une étape importante dans le développement des relations entre le VNU et la Russie, ce qui est particulièrement opportun dans le cadre du déroulement dans notre pays de l'Année du volontariat et du développement actif du mouvement de volontariat.

 

Réponses aux questions:

Question: Un attentat a été perpétré hier à Soueïda. On sait dès à présent que les terroristes de Daech bénéficiaient d'un appui depuis la base américaine d'al-Tanf en Syrie. Y a-t-il des informations? Que pensez-vous de ce soutien?

Réponse: J'ai déjà évoqué notre position sur les événements tragiques de Soueïda. Je ne peux qu'ajouter que tout crime et notamment les attentats doivent faire l'objet d'une enquête minutieuse. Attendons les résultats de l'enquête, je pense qu'elle aura lieu.

Question: Plusieurs déclarations ont été faites aujourd'hui par l'Union russe de l'industrie touristique en disant que des centres de visa pourraient fermer en Russie à cause de l'instauration de l'accréditation. Le Ministère des Affaires étrangères a-t-il des commentaires à ce sujet?

Réponse: Nous avons entendu cette information, un commentaire sera fait prochainement.

Question: Les coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE pour le Karabakh ont diffusé une déclaration indiquant qu'ils préparent une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan Zohrab Mnatsakanian et Elmar Mamediarov. Cependant, le lieu et la date de cette rencontre n'ont pas été annoncés. Y a-t-il des informations à ce sujet? Peut-il arriver que la Russie devienne l'organisateur de cette rencontre entre les ministres?

Réponse: Il n'y a aucun détail pour l'instant. Je demanderai des précisions. S'il y a des informations, nous vous contacterons. Dans l'ensemble, vous connaissez notre position concernant le processus de paix du Haut-Karabakh, elle a été exprimée à plusieurs reprises.

Question: Cette semaine, l'Ambassade de Russie au Danemark a déclaré qu'il était insensé de s'ingérer dans les élections au Danemark parce qu'aussi bien le gouvernement danois que l'opposition sont russophobes. Cette déclaration a été faite sur Twitter. Je voudrais préciser s'il s'agit de la position du Ministère des Affaires étrangères? Si des partis danois avaient un autre avis sur la Russie, serait-ce sensé de s'ingérer? Dans l'ensemble, soutenez-vous ce style des diplomates sur les réseaux sociaux qui est perçu parfois comme pas très diplomatique?

Réponse: Vous connaissez parfaitement la position de la Russie sur les prétendues ingérences. Nous avons dit à de nombreuses reprises que nous ne nous ingérons pas dans les affaires intérieures des Etats souverains, que nous traitons tout le monde avec respect.

En ce qui concerne la communication sur Twitter et sur les réseaux sociaux, c'est un genre à part. Vous savez que le Ministère russe des Affaires étrangères possède un grand nombre de comptes officiels sur différents réseaux sociaux. Vous suivez probablement notre travail dans cette sphère et connaissez notre style. Il est évident que les réseaux sociaux laissent une grande marge de manœuvre dans la communication. Ils existent en principe pour communiquer, ce sont des moyens pour entretenir le dialogue avec le public. Quelque part il y a la possibilité de s'écarter légèrement du langage officiel très sec, bien que, si vous suivez attentivement nos publications sur Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux, vous avez déjà senti notre style et vous comprenez que nous ne franchissons jamais certaines limites. A chaque fois, même si nous plaisantons parfois, nous le faisons toujours d'une manière très polie et courtoise.

Question: Ma question concerne les visites du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et du chef d'état-major des Forces armées russes Valeri Guerassimov en Israël, en Allemagne et en France. Durant ces visites une allusion a été faite à des pourparlers sur le retour des Syriens qui ont quitté leur pays. Du côté russe cela ressemblait à ceci: venus, parlé, repartis. Pouvez-vous expliquer plus en détail quel plan a été proposé par Sergueï Lavrov et Valeri Guerassimov à Jérusalem, à Berlin et à Paris concernant la situation relative au retour des migrants-réfugiés en Syrie?

Réponse: L'information officielle à l'issue de ces visites a déjà été publiée sur le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères. Je ne peux pas en dire plus pour l'instant. J'ajouterai seulement que la question relative au retour des réfugiés et des déplacés internes en Syrie est cruciale pour nous, vous connaissez notre position, et nos initiatives, notamment entreprises par le Ministère russe de la Défense, sont déjà rendues publiques. De nombreuses publications ont été faites à ce sujet par les médias.

Question: Le 10e cycle des négociations d'Astana se tiendra à Sotchi à la fin du mois. D'après vous, les résultats de ce cycle seront-ils plus productifs, notamment sur fond de rencontre du Président russe Vladimir Poutine avec le Président américain Donald Trump? La Russie insistera-t-elle sur la participation des Kurdes au processus de paix en Syrie?

Réponse: Bien évidemment, nous espérons que les résultats de la réunion seront positifs.

Je voudrais dire qu'à l'issue de cette réunion auront visiblement des points-presses et une conférence de presse finale. Je pense que les détails seront communiqués prochainement.

Question: Pouvez-vous préciser, a-t-on évoqué la présence de l'Iran et des conseillers iraniens en Syrie pendant la visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Israël, en France et en Allemagne?

Réponse: Bien que l'Iran soit un acteur responsable sur ce terrain et un pays garant, il conviendrait de poser cette question au gouvernement syrien.

En ce qui concerne les visites mentionnées, comme je l'ai déjà dit, toutes les informations ont été publiées sur le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères.

Question: Plus tôt cette année le Ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a déclaré qu'Ankara souhaitait autoriser les Russes à entrer en Turquie avec leur passeport intérieur. A-t-on avancé dans la mise en œuvre de l'initiative autorisant les Russes à voyager en Turquie avec un passeport intérieur?

Réponse: Je demanderai des précisions et nous vous répondrons prochainement.

Question: La visite d'une délégation russe importante au Liban et ensuite en Irak a été rapportée aujourd'hui. Pouvez-vous commenter la mission et le rôle de cette délégation?

Un groupe de jeunes s'est rassemblé aujourd'hui devant l'enceinte du Ministère des Affaires étrangères. Ils parlent et écrivent sur la liberté de Viktor Bout. Y a-t-il des commentaires de votre côté?

Réponse: En ce qui concerne Viktor Bout, vous connaissez parfaitement notre position. Elle n'a pas changé, tout cela a été publié et n'a pas changé. Nous en avons parlé plusieurs fois.

En ce qui concerne les visites, je n'ai pas encore d'informations. Suivez le site du Ministère des Affaires étrangères – tout y sera reflété.

Question: La presse occidentale publie des articles indiquant que l'initiateur du report de la prochaine rencontre entre le Président russe Vladimir Poutine et le Président américain Donald Trump n'est pas seulement l'Amérique, mais également la Russie. Le Congrès américain pourrait durcir les sanctions pour une nouvelle rencontre. Que pouvez-vous dire à ce sujet?

Réponse: Pour les questions concernant les activités présidentielles il convient de s'adresser au service de presse de l'Administration du Président russe.

Question: Le Président du Conseil politique suprême du Yémen Mehdi al-Machat a envoyé à la Russie la proposition de se porter garant de la trêve dans le processus de paix. Ce n'est pas la première proposition de ce genre des Houthis. Comment la Russie y réagit?

Réponse: Nous examinerons cette question et nous répondrons. Pour le moment nous ne disposons pas d'informations concernant une telle requête.

Question: Le Ministère saoudien du Pétrole a fait part de son intention de suspendre les exportations pétrolières tant que la question avec les Houthis n'étaient pas réglée. Que pouvez-vous dire à ce sujet?

Réponse: Il convient plutôt d'adresser cette question au Ministère saoudien du Pétrole.

Question: En septembre est attendue la rencontre entre les présidents de l'Azerbaïdjan et de la Russie à Moscou. Quelles sont vos attentes de cette rencontre? Dans quelle mesure contribuera-t-elle à l'approfondissement de la coopération compte tenu des documents qu'il est prévu de signer pendant cette rencontre?

Réponse: Chez collègues, ce n'est pas la première fois que je souligne que les questions relatives à l'agenda présidentiel doivent être adressées au service de presse de l'Administration du Président russe. Ce n'est pas de notre ressort.

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