1 juin 201815:00

Conférence de presse d'Artem Kojine, Directeur adjoint du Département de l'Information et de la Presse du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 1er juin 2018

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Sur la visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en République du Rwanda

 

Dimanche 3 juin, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra en République du Rwanda pour une visite de travail. Il devrait notamment s'entretenir avec le Président rwandais Paul Kagame, qui assure en 2018 la présidence de l'Union africaine, ainsi qu'avec Louise Mushikiwabo, Ministre rwandaise des Affaires étrangères, de la Coopération et des Affaires de la Communauté d'Afrique de l'Est.

Ils évoqueront un large éventail de questions relatives à la coopération bilatérale, et notamment à ses aspects commerciaux et économiques. Les deux pays ont l'opportunité réelle d'élargir le partenariat dans des domaines tels que la prospection et l'extraction des ressources minières, l'énergie, les technologies de l'information, l'agriculture, la médecine et la formation professionnelle.

Ils examineront également en détail les problèmes internationaux et régionaux d'actualité, notamment la lutte contre le terrorisme, ainsi que les questions liées au maintien de la paix en Afrique et à la recherche de nouveaux moyens de régler les conflits dans les points chauds du continent, notamment dans la région des Grands lacs, en République centrafricaine et dans la région du Sahara-Sahel.

Enfin, ils évoqueront l'état et les perspectives de la coopération entre la Russie et l'Union africaine dans le domaine politique, économique, commercial et humain.  

 

Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères des BRICS

 

Lundi 4 juin, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la réunion des chefs de diplomatie des pays des BRICS à Pretoria.

Le Conseil des ministres des Affaires étrangères des BRICS évoquera un large éventail de problèmes d'actualité relatifs au maintien de la paix et de la stabilité internationale, à l'économie mondiale, à la coopération et à la concertation des approches des pays membres dans le contexte des turbulences politiques globales. Les ministres évoqueront en détail la situation dans les zones "chaudes", ainsi que les objectifs généraux dans la lutte contre le terrorisme international et l'assurance de la sécurité de l'information internationale. Ils accorderont une attention spéciale aux préparatifs du Xe sommet du groupe qui se déroulera du 25 au 27 juillet à Johannesburg.  

L'approfondissement du partenariat stratégique dans le cadre des BRICS est l'une des priorités de la politique étrangère de la Russie. Depuis quelques années, cet ensemble de pays émergents, qui était initialement un club économique, s'est transformé en mécanisme à part entière de coopération stratégique diversifiée. On organise annuellement deux sommets des leaders des pays du groupe - une réunion principale et une séance en marge de la rencontre du G20 - ainsi que près de 100 événements officiels, dont environ 20 au niveau ministériel. Les cinq pays ont créé un large réseau de coopération spécialisée, de contacts et de partenariat entre les milieux d'affaires, les scientifiques et d'autres représentants de la société civile.

Les BRICS sont attachés au principe de sécurité indivisible, au renforcement de la stabilité internationale dans tous les domaines, au méthodes collectives de règlement des situations de crise par la voie politique et diplomatique, à la multilatéralité et au rejet des interventions militaires, des mesures unilatérales de coercition économique, de protectionnisme et de concurrence déloyale. Les pays des BRICS défendent ensemble les bases du système multilatéral de commerce et le rôle de l'OMC, fondement de ce système et seule plateforme universelle d'élaboration des règles du commerce mondial.

Les membres du groupe recherchent conjointement de nouvelles sources de croissance économique. Les pays des BRICS ont joué un rôle important dans la promotion de la réforme du FMI, ont créé la Nouvelle banque de développement et le Fonds commun des réserves de change destinés à favoriser la modernisation de l'architecture globale de gestion et de sécurité financière, et se prononcent en faveur de la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030 et de l'Accord de Paris sur le climat.

Le groupe se focalise également sur la consolidation et la diversification des mécanismes de coopération, ainsi que la recherche innovante de nouveaux axes de coopération. Les BRICS sont ouverts au monde extérieur, et élargissent de manière cohérente leur coopération avec les pays intéressés et les ensembles d'intégration.

 

Sur la visite de travail du Ministre arménien des Affaires étrangères Zokhrab Mnatsakanian

 

Jeudi 7 juin, le Ministre arménien des Affaires étrangères Zokhrab Mnatsakanian se rendra en Russie pour une visite de travail.

Ses pourparlers avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov devraient porter sur un large éventail de questions relatives à la coopération bilatérale dans le prolongement de la rencontre du Président russe Vladimir Poutine avec le Premier Ministre arménien Nikol Pachinian le 14 mai dernier à Sotchi. Ils devraient accorder une attention particulière aux problèmes internationaux, notamment aux processus d'intégration dans le cadre de l'UEEA, de l'OTSC et de la CEI, ainsi qu'à la coordination au sein de l'Onu, de l'OSCE, de l'Organisation de coopération économique de la mer Noire et d'autres forums internationaux et régionaux reconnus.

Les ministres évoqueront également le règlement de la crise du Haut-Karabagh, où la Russie joue un rôle d'intermédiaire actif au même titre que les autres coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE. 

 

Sur la Journée de l'enfance

 

La Journée de l'enfance est célébrée depuis 1950. Aujourd'hui, plus de 60 pays du monde consacrent des événements solennels à cette date.

L'encouragement et la protection des droits des enfants, ainsi que la création des conditions favorables pour leur développement en toute sécurité et à part entière, restent un enjeu crucial du développement mondial.

La Convention des droits de l'enfant reste, depuis près de 30 ans, le repère principal pour toute la communauté internationale en matière de mise en œuvre des droits de l'enfant. Il s'agit du premier texte international universel reconnaissant que les enfants sont des individus indépendants jouissant des libertés et des droits de l'homme. La Fédération de Russie applique non seulement la Convention, mais aussi deux protocoles facultatifs liés à cette dernière sur la participation des enfants aux conflits armés et la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants.

La Russie est absolument attachée au respect des engagements juridiques internationaux dans ce domaine, ce dont témoigne l'examen du rapport russe sur l'application des clauses du Protocole facultatif à la Convention des droits de l'enfant concernant la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants, qui s'est déroulé le 22 mai 2018 à Genève dans le cadre de la 78e session du Comité des droits de l'enfant.

La Fédération de Russie présentera en septembre 2019 la synthèse du 6e et du 7e rapports réguliers sur l'application de la Convention et de ses deux protocoles facultatifs.       

L'encouragement et la protection des droits des enfants sont l'une des priorités de la dimension sociale de la politique intérieure russe.

La question des enfants fait partie de la plupart des projets nationaux. Le texte principal dans ce domaine est la Stratégie nationale des actions dans les intérêts des enfants pour la période 2012-2017, dont la mise en œuvre a permis de favoriser le perfectionnement de la législation familiale, de réduire la pauvreté des familles ayant des enfants, de former un espace familial sécurisé et confortable pour les enfants, d'assurer l'accessibilité et la qualité de l'éducation, de prévenir la violence contre les mineurs et d'assurer la réhabilitation des enfants victimes de violences.

Compte tenu des résultats obtenus lors de la mise en œuvre de cette stratégie, le Président russe Vladimir Poutine a signé le 29 mai 2017 le décret №240 pour faire de la période 2018-2027 la Décennie de l'enfance. Ce programme vise à poursuivre le perfectionnement de la politique publique dans ce domaine. On met actuellement au point la formation du Plan des principaux événements pour la période 2018-2020.

Les problèmes de l'enfance et les moyens de leur règlement ont également été reflétés dans la Conception du développement social et économique à long terme de la Fédération de Russie à l'horizon 2020, la Conception de la politique démographique de la Fédération de Russie à l'horizon 2025, la Conception de la politique familiale de la Fédération de Russie à l'horizon 2025 et la Conception de la sécurité nationale de la Fédération de Russie.

 

Sur les priorités de la Présidence russe du Conseil de sécurité de l'Onu

 

La Russie reprend aujourd'hui (1er juin) la Présidence du Conseil de sécurité de l'Onu - principal organe responsable du maintien de la paix internationale et de la prévention des conflits.

L'événement principal de la Présidence russe sera une réunion ouverte sur le thème "Le soutien à la paix et à la sécurité internationale: examen complet de la situation au Proche- et Moyen-Orient et en Afrique du Nord" qui aura lieu le 25 juin.

L'actualité de ce sujet ne fait aucun doute. Nous espérons analyser, lors de cette séance, les raisons profondes des conflits dans la région et les voies de leur règlement collectif. Les points chauds au Proche- et Moyen-Orient et en Afrique du Nord déstabilisent considérablement non seulement la situation politique et militaire dans la région, mais aussi les relations internationales dans l'ensemble. Les conflits de longue date continuent - notamment le conflit israélo-palestinien - et d'autres crises font rage - en Syrie, en Libye, au Yémen ou en Irak - qui se nourrissent et menacent les pays voisins. Tout cela lance un défi à la paix et à la sécurité internationales, aux contacts entre les civilisations et à la non-prolifération des armes de destruction massive. Les décisions véritablement durables exigent une approche globale sur la base solide du droit international, sans "deux poids, deux mesures" et en s'appuyant sur la Charte de l'Onu.

On constate depuis des mois une situation préoccupante à la frontière entre Israël et Gaza, ce qui se reflète évidemment sur l'agenda du Conseil de sécurité de l'Onu. Il a déjà fixé une séance consacrée au conflit israélo-palestinien et pourrait également organiser des rencontres supplémentaires.

Comme d'habitude, plusieurs événements seront consacrés aux différents aspects de la crise syrienne. Il s'agit notamment de la dimension politique, sur laquelle nous espérons un progrès après la décision du Gouvernement syrien de présenter ses candidats au Comité constitutionnel qui travaillera sous l'égide de l'Onu, ou concernant les questions humanitaires, dont l'examen se focalisera sur les projets d'élargissement de l'aide humanitaire destinée aux régions où l'on constate le retour des réfugiés et des personnes déplacées. A l'ordre du jour figure également l'examen du démantèlement du programme chimique syrien et de la situation dans la zone de responsabilité de la Force des Nations Unies chargée de surveiller le désengagement sur le plateau du Golan.

Le Conseil analysera la situation au Yémen du point de vue du règlement politique et de la résolution des problèmes humanitaires, qui ont atteint un niveau catastrophique.

Le Conseil accorde toujours une attention particulière à la situation en Afghanistan. Dans le cadre des débats du 21 juin, il examinera tout l'éventail des questions relatives au règlement afghan en mettant l'accent sur l'importance de la lutte contre le terrorisme, ainsi que contre la production et le trafic des stupéfiants.

Le Conseil de sécurité examinera en juin l'activité du Centre régional de l'Onu pour la diplomatie préventive en Asie centrale, que nous considérons comme un outil politique complexe d'établissement du dialogue dans la région. Il est, selon nous, nécessaire d'impliquer activement le Centre - notamment en coopération avec l'OTSC, l'OCS et la CEI - dans la coopération sur la question afghane dans le contexte des menaces provenant du territoire de ce pays.

On envisage d'adopter en juin des résolutions prolongeant les régimes de sanctions contre la Libye et la République démocratique du Congo. Des séances spéciales seront consacrées aux activités de l'Onu en matière d'établissement de la paix, et au Mécanisme pour les Tribunaux pénaux internationaux. L'ordre du jour comprend beaucoup de dossiers africains, notamment la République centrafricaine, le Soudan et le Soudan du Sud. Le Conseil devrait se réunir plus de 20 fois en juin.

Nous ferons tout pour assurer un travail harmonieux et le plus efficace possible du Conseil de sécurité de l'Onu sur la base de la coopération constructive entre tous ses membres.  

 

Sur les propos de la porte-parole du Département d'État américain concernant le rôle de la Russie dans le règlement du conflit entre les deux Corées

 

Nous avons appris dans les médias que la porte-parole du Département d'État américain  avait appelé la Russie à coopérer avec Washington sur le dossier coréen, au lieu de "travailler contre nous sur cette menace". Si ces propos reflètent bien la position de la diplomatie américaine, cela laisse perplexe.

Lors de la visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Corée du Nord le 31 mai, et dans le cadre de ses rencontres avec le Président de la Commission des affaires de l'État Kim Jong-un et le Ministre des Affaires étrangères Ri Yong Ho, la Russie a publiquement soutenu les efforts de Pyongyang et de Washington visant à normaliser les relations bilatérales, et souhaité du succès au sommet américano-nord-coréen. Qui plus est, la feuille de route du règlement coréen, formulée par la Russie et la Chine, souligne la nécessité d'établir un dialogue direct entre les États-Unis et la Corée du Nord.

Le rapprochement entre les États-Unis et la Corée du Nord et leur renoncement à l'hostilité et à la méfiance dans leurs relations - le seul moyen d'obtenir des ententes durables - prendront beaucoup de temps et exigeront des initiatives mutuelles et réfléchies. C'est pourquoi nous appelons à ne pas nourrir d'attentes exagérées et à s'abstenir d'exigences manifestement irréalistes qui pourraient torpiller les négociations. Nous espérons que Washington adoptera une approche raisonnable et commencera à rechercher des compromis visant à établir une paix durable en Asie du Nord-Est, au lieu de voir les problèmes là où ils n'existent pas.

 

Sur la situation en Syrie

 

Depuis une semaine, la situation en Syrie a évolué de la manière suivante.

La présence terroriste dans la région de Damas a été complètement éliminée. Les autorités syriennes ont rétabli leur contrôle sur les banlieues de la capitale - Al-Hajr, Al-Aswad, Tandamoun - et sur le camp des réfugiés palestiniens de Yarmouk. Les combattants restants de Daech - ils sont entre 800 et 1 500 - se sont retirés dans les régions désertiques à la frontière des provinces de Homs et de Deir-ez-Zor. Leurs familles ont été évacuées dans la province d'Idleb.

Les régions libérées ont levé les drapeaux nationaux syriens, lancé le déminage et le rétablissement du travail des services municipaux et des forces de l'ordre. Les brigades de réparation dégagent les décombres et nettoient les rues. Des milliers des réfugiés originaires de ces régions veulent revenir chez eux le plus rapidement possible, sans attendre la fin du nettoyage et du déminage. 

On constate en même temps la dégradation de la situation sécuritaire au nord et au nord-ouest de la Syrie. Les attentats organisés près des QG du Front al-Nosra à Idleb et à Dana ont tué ou blessé plus de 50 civils. Qui plus est, plus de 20 combattants ont péri lors des règlements de comptes entre différents groupes armés.

Les djihadistes actifs dans la zone de désescalade d'Idleb ont lancé des tirs de provocation contre les territoires contrôlés par les autorités syriennes. Ainsi, ils ont tiré plus de 105 obus et roquettes sur les quartiers résidentiels d'Alep lors des trois premiers jours de cette semaine.

Les combattants de Daech ont lancé plusieurs attaques contre les postes des forces gouvernementales. Ces dernières ont également intercepté quatre groupes de djihadistes de Daech qui tentaient de s'introduire au sud-ouest de la province de Deir-ez-Zor depuis l'est du pays.

 

Sur la situation humanitaire en Syrie

 

Le Conseil de sécurité de l'Onu s'est réuni le 29 mai à New York pour une session consacrée à la situation humanitaire en Syrie, alors que l'armée syrienne avait créé les conditions pour la normalisation de la situation sur une partie considérable du pays contrôlée par le passé par les terroristes et les extrémistes, notamment dans la Ghouta orientale, banlieue la plus proche de Damas.  

Selon les informations de l'Onu, encore plus de 10 000 personnes déplacées sont revenues depuis deux semaines dans la Ghouta orientale, où 200 000 civils ont besoin d'aide. Les Nations unies travaillent pour procurer de la nourriture et des médicaments à la population. L'Onu a spécialement octroyé 16 millions de dollars à ces fins.

Les sponsors occidentaux, qui se souciaient tellement de ces régions d'"opposition" par le passé, ont soudainement perdu leur intérêt pour ces territoires. Selon leur vision profondément cynique, ils n'accorderont leur soutien qu'à condition d'une "transition politique crédible" - qui signifie visiblement la destitution du pouvoir actuel. 

D'une manière générale, ces débats ont de nouveau démontré que les questions humanitaires étaient exploitées sans scrupules par les adversaires des autorités syriennes légitimes, afin de faire pression sur Damas de manière outrancière. Qui plus est, ils ignorent cyniquement les répercussions des sanctions économiques unilatérales qui ont été illégalement introduites par les capitales occidentales et se sont soldées par une catastrophe pour la population civile.

On préfère taire les problèmes humanitaires majeurs créés par les actions de la "coalition internationale" menée par les États-Unis. Ainsi, Raqqa, rasée par l'aviation américaine, est toujours en ruines. Ses vestiges sont saturés de mines et de munitions non-explosées. Aucune condition n'a été remplie pour le retour des habitants et le travail des structures humanitaires internationales, bien que le nombre des civils revenus ne cesse de croître et atteigne déjà 135 000 personnes.

Depuis des mois, la situation de la livraison de l'aide humanitaire au camp des personnes déplacées de Rukban dans la zone d'Al-Tanf, contrôlée illégalement par les Américains, n'est pas réglée. On constate également une situation très grave dans le camp de Tuweihina dans la région de Tabka.

On constate des tentatives de formuler de nouvelles exigences à Damas. Cela concerne notamment les initiatives récentes des autorités syriennes visant à régulariser les droits de propriété des citoyens. L'exemple le plus éloquent du caractère engagé des critiques réside dans le fait qu'ils refusent la possibilité d'évoquer ces mesures dans le cadre d'un dialogue direct avec les autorités, qui constitue, selon nous, le seul moyen de régler toutes les divergences et tous les malentendus.

 

Sur la situation au Nicaragua

 

Nous avons une estimation positive du dialogue national lancé le 16 mai au Nicaragua avec la médiation de l’Église catholique, visant à élaborer un mécanisme de résolution des problèmes existants sans aucune ingérence extérieure et dans l'intérêt d'un développement stable et efficace du pays.

Nous soutenons les efforts du Gouvernement sandiniste pour le règlement de la situation actuelle et espérons que toutes les forces politiques nicaraguayennes avanceront progressivement vers l'établissement d'une coopération constructive et respectueuse à la table des négociations. Les appels aux affrontements et à la confrontation sont inacceptables et ne peuvent se solder que par des pertes humaines injustifiées et une escalade de la tension.

La Russie a toujours soutenu et soutient encore aujourd'hui la résolution pacifique des divergences intérieures du pays ami qu'est le Nicaragua, sur la base de l'expérience riche du peuple de cet État d'Amérique latine en matière de protection de sa souveraineté et de ses valeurs démocratiques.

 

Sur la situation de l'affaire Skripal

 

Nous accordons toujours une attention spéciale à l'évolution de l'affaire Skripal. La publication d'un message vidéo de Ioulia Skripal la semaine dernière constitue sans doute un encouragement, car elle est visiblement vivante et en bonne santé. Nous sommes ravis qu'elle veuille revenir en Russie et sommes prêts à lui accorder tout le soutien nécessaire.

Cette courte vidéo laisse pourtant beaucoup de questions sans réponse, avant tout concernant la liberté de parole de notre concitoyenne.

On ne sait toujours rien des conditions d'hébergement de Ioulia Skripal, ou si elle peut contacter librement le monde extérieur. C'est pourquoi, malgré notre respect de sa vie privée, nous ne sommes en aucun façon certains de l'indépendance de ses actions et de ses décisions, et soulignons toujours que le Royaume-Uni doit remplir ses engagements juridiques internationaux en matière d'octroi à la Russie d'un accès consulaire à ses citoyens.

Nous voudrions également souligner que l'état de Ioulia Skripal et son embarras manifeste, observés dans la vidéo publiée, pourraient témoigner d'un manque extrême de soutien moral et psychologique de ses proches. On sait parfaitement que les autorités britanniques ont déjà refusé deux fois - sous des prétextes fallacieux - d'octroyer un visa à sa cousine Viktoria qui voulait se rendre au Royaume-Uni pour voir et soutenir ses proches. Londres pose de manière éhontée des obstacles sur la voie de cette volonté absolument naturelle et sincère, sans se soucier des sentiments des proches et de leurs droits.

Nous ne pouvons pas tolérer - et ne tolérerons pas - cette attitude manifestement dédaigneuse envers les droits de l'homme de la part de Londres, qui préfère ignorer les droits fondamentaux du citoyen, notamment en matière de limitations infondées des contacts et des déplacements - surtout qu'il s'agit de parents proches.

La situation n'a pas vraiment été éclaircie par les propos des médecins de l'hôpital de Salisbury, cités par les médias britanniques, qui non seulement n'apportent aucun élément de réponse aux questions posées par Moscou à Londres concernant les détails du traitement des deux citoyens russes, mais aussi contredisent les informations dévoilées par le passé sur cet incident.

Tout cela confirme la mise en œuvre d'un travail ciblé des autorités britanniques visant à tromper l'opinion publique, pour lequel on "injecte" régulièrement de nouveaux "faits" sur cette affaire dans l'espace médiatique.

Qui plus est, les autorités britanniques évitent toute communication directe avec la Russie, refusent de répondre aux demandes russes de coopérer sur l'enquête, créent une atmosphère de secret autour de l'investigation et contrôlent la présentation des informations via les médias.

Nous continuerons de demander à Londres des réponses exhaustives à toutes les questions que nous posons aux Britanniques en raison de leur provocation à Salisbury. Ils doivent notamment fournir des explications concrètes sur ces éléments-clés:

A-t-on conçu au Royaume-Uni des échantillons de la substance toxique de combat de type Novitchok, ou ses équivalents?

Quels signes ou marqueurs ont permis d'établir "l'origine russe" de la substance utilisée à Salisbury?

Existe-il au Royaume-Uni des échantillons de contrôle de la substance que les Britanniques appellent Novitchok?

L'absence de réponses britanniques à ces interrogations et à beaucoup d'autres questions nous rend de plus en plus certains du rôle négatif de Londres dans cette provocation qui s'est soldée par les souffrances des citoyens russes.

 

Sur un rapport antirusse du Parlement britannique

 

Nous avons beaucoup de questions concernant le rapport "L'or de Moscou: la corruption russe au Royaume-Uni", récemment publié par le Comité des affaires internationales de la Chambre des communes du Parlement britannique, qui contient des accusations bien connues, mais dénuées de preuves, contre la Russie.

Cette publication est en réalité un élément supplémentaire de la campagne antirusse des autorités britanniques et s'explique manifestement par l'aboutissement de l'examen parlementaire du projet de loi qui vise à créer au Royaume-Uni, d'ici sa sortie de l'UE en mars 2019, la base juridique nécessaire pour mener une politique nationale de sanctions.

L'adoption de ce projet de loi pourrait considérablement compliquer la coopération multilatérale dans le cadre des mécanismes internationaux existants. Comme on le sait, le Service fédéral russe de surveillance financière et la Direction britannique du renseignement financier échangent des données dans ce domaine sur la base de l'Accord de coopération dans la lutte contre le blanchiment de capitaux obtenus de manière illégale, signé en 2003 par les deux institutions. Au niveau multilatéral, le Service russe maintient des contacts de travail avec la délégation britannique au sein du Groupe d'action financière (GAFI). Autrement dit, les affirmations populistes de ce genre ne font que menacer l'efficacité de ce travail très demandé des structures internationales.

Nous constatons également le caractère hypocrite de la politique "deux poids, deux mesures" de Londres, qui a accordé l'asile à des dizaines de ressortissants russes accusés de crimes dans notre pays, tout en refusant leur extradition en vue de leur inculpation en Russie. Bien que beaucoup d'entre eux se présentent comme des "réfugiés politiques", pratiquement tous ont été accusés soit de vol ou d'escroquerie de grande envergure, soit de meurtres ou d'extrémisme.

D'une manière générale, nous considérons cette tentative des parlementaires britanniques de mélanger une bonne initiative dans la lutte contre le blanchiment d'argent avec des slogans russophobes, et la volonté de souligner son importance aux frais de la Russie, comme un nouveau signe de la formation d'une politique à long terme - mais de courte vue - des conservateurs sur l'axe russe, qui entraîne des répercussions parfaitement prévisibles pour les relations bilatérales.   

  

Sur le monument au maréchal soviétique Ivan Konev à Prague

 

Selon les dernières informations en provenance de Prague, notamment des médias tchèques, les autorités municipales n'ont pas abandonné leur projet de modifier la plaque installée sur le monument au maréchal soviétique Ivan Konev, érigé en 1980 dans la capitale tchèque, pour la compléter avec des "précisions historiques vérifiées" concernant sa biographie. Le texte qu'il est prévu d'inscrire sur la plaque est pourtant loin de la vérité historique. Par exemple, il affirme qu'Ivan Konev a participé aux "préparatifs de renseignement avant l'entrée des troupes du Pacte de Varsovie en 1968 en Tchécoslovaquie“.

En réalité, il a quitté son poste à la direction des forces armées soviétiques en avril 1963 et est décédé en 1973.

Nous avons déjà plus d'une fois présenté notre appréciation de la situation autour du monument d'Ivan Konev à Prague lors de nos conférences de presse. Nous regrettons le fait que le pouvoir exécutif thèque ne met pas fin à ces initiatives et n'exprime pas sa vision concernant leur nature morale et juridique.

L'idée même de placer des informations supplémentaires sur les monuments historiques érigés par le passé est absolument absurde. Les précisions qui vont à l'encontre du sens originel de l'installation de tel ou tel monument sont démagogiques, et constituent une altération volontaire des faits visant à influer sur la mentalité des citoyens et à déchaîner les passions à des fins strictement politiques.

Nous espérons pourtant voir triompher en République tchèque la justice historique et la reconnaissance envers cet homme dont il est difficile de sous-estimer le rôle dans la lutte contre le fascisme et pour la libération de l'Europe. 

 

Sur le transfert de l'église catholique de Sébastopol aux fidèles

 

Dimanche 3 juin, Sébastopol organisera, avec la participation du maire de la ville Dmitri Ovsiannikov, une cérémonie solennelle de transfert aux fidèles du bâtiment historique de l'église catholique avec la signature publique du décret "Sur le transfert à la communauté religieuse locale du bâtiment "Paroisse Saint-Clément de l’Église catholique romaine à Sébastopol"". La date mentionnée coïncide avec le 235e anniversaire de la ville et de la fondation des premiers bâtiments de la base principale de la flotte de la mer Noire.

L'église a été construite en 1911 pour les marins catholiques de la flotte de la mer Noire grâce aux contributions volontaires, notamment de la part de la famille impériale russe. Elle a été détruite par les fascistes au cours de la Seconde Guerre mondiale, avant d'être ensuite reconstruite et utilisée comme un cinéma pour enfants. La communauté catholique locale a plus d'une fois demandé de transférer aux croyants ce bâtiment historique quand la ville-héros était encore chapeautée par Kiev, mais en vain. Cet acte de justice historique n'est devenu possible qu'après le retour de Sébastopol et de toute la Crimée à la Russie et en faveur de l'accord signé en août 2017 lors de la visite en Russie du cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'État du Vatican, et de ses pourparlers avec le Président russe Vladimir Poutine. Qui plus est, il témoigne d'un développement constructif et fructueux des relations entre la Russie et Vatican, dont une partie importante est constituée par la compréhension croissante entre l’Église orthodoxe russe et l’Église catholique romaine.    

 

Sur le refus d'entrée en Russie opposé au directeur de l'Institut polonais des problèmes internationaux Sławomir Dębski

 

En ce qui concerne la demande de l'Agence Polonaise de Presse de commenter le refus d'entrée sur le territoire russe opposé à Sławomir Dębski, directeur de l'Institut polonais des problèmes internationaux, je voudrais dire ce qui suit.

Sławomir Dębski figure en effet sur la liste de personnes interdites d'accès en Russie. Cette mesure a été prise en réponse aux actions hostiles des autorités polonaises contre les politologues russes, privés de leur droit d'entrée dans les pays de Schengen à l'initiative de Varsovie il y a un certain temps.

Les mesures de riposte font partie de la pratique universelle dans les relations interétatiques, qui se basent sur le principe de réciprocité. Il n'existe aucune raison d'être surpris, ni scandalisé. Nous voudrions souligner que cette situation a entièrement été provoquée par la Pologne et pas par la Russie.

 

Sur la prolongation des délais de dépôt des demandes d'accréditation dans les centres de presse des villes-hôtes de la Coupe du monde 2018

 

Je voudrais dire quelques mots sur les étapes finales des préparatifs de la fête sportive qui aura lieu très bientôt.

Il est important de souligner qu'en raison de l'intérêt élevé et d'un grand nombre de demandes des journalistes russes et étrangers, il a été décidé de prolonger jusqu'au 20 juin les délais de dépôt des demandes d'accréditation dans les centres de presse des villes accueillant la Coupe du monde de football.

Rappelons que les centres de presse des villes ont été créés spécialement pour les représentants des médias qui n'ont pas d'accréditation officielle auprès de la FIFA, ainsi que pour les blogueurs et les journalistes indépendants qui souhaitent couvrir la Coupe du monde sur le territoire russe. Les centres de presse seront ouverts dans toutes les villes accueillant les compétitions.

Les centres de presse organiseront régulièrement des conférences de presse, des briefings et des téléconférences. Les journalistes auront également la possibilité de prendre part à des tours guidés et à des ateliers. Les centres de presse accorderont un rôle important à la zone de présentation de la région, qui permettra à tous les invités de prendre connaissance de ses particularités et de ses accomplissements. On envisage également d'organiser une retransmission en direct des matchs.

L'accréditation auprès des centres de presse des villes-hôtes - les journalistes recevront des badges spéciaux - permettra de mener une activité journalistique dans 17 régions de la Fédération de Russie (il s'agit des régions des 11 villes organisatrices de la Coupe du Monde, ainsi que des 6 régions qui accueillent les bases d’entraînement des sélections nationales).

Toutes les informations relatives aux modalités d'accréditation des médias et au calendrier de travail des centres de presse sont disponibles sur le site footballcitymediacenter.ru, ainsi que sur le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères.

Nous voudrions également indiquer à nos hôtes que lors de la récente visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Biélorussie, les deux pays ont signé un accord sur certaines questions liées à l'accès des citoyens étrangers et des apatrides aux événements internationaux. Ce texte établit les règles d'entrée de certaines catégories de citoyens étrangers sur le territoire de l'Union de la Russie et de la Biélorussie au cours des préparatifs et de l'organisation de la Coupe du monde de football de 2018 et des Jeux européens (Minsk, 2019).

Plus précisément, l'article 2.1 de l'Accord stipule que les citoyens étrangers et les apatrides qui envisagent d'assister à un événement sportif international pendant son déroulement sur le territoire d'un État, peuvent entrer, sortir, séjourner et passer par le territoire de l'autre État sans obtenir de visa, grâce à un document d'identité et un document confirmant le déplacement à un événement sportif international (FAN-ID).

Il faut également rappeler que la République de Lituanie a consenti à laisser passer quatre trains supplémentaires par jour vers la région de Kaliningrad via son territoire au cours de la Coupe du monde. Le transit via la frontière lituanienne sera possible à l'aide d'un visa lituanien de transit ou d'un visa Schengen. 

  

Réponses aux questions:

Question: Que pensez-vous de la situation de Kirill Vychinski, chef du site RIA Novosti Ukraine? Il a notamment annoncé sa volonté de renoncer à sa citoyenneté ukrainienne et, en tant que citoyen russe, a demandé de l'aide à Moscou. Est-ce que la Russie lui octroiera son soutien et son aide? Peut-on prévoir un certain échange?

Réponse: Je voudrais souligner que la Russie aide toujours ses citoyens. Tout le monde sait que nous n'abandonnons pas les nôtres. Nous agirons évidemment dans le cadre du droit international. La situation-même est regrettable. Il est scandaleux de constater des incidents de ce genre avec les représentants des médias. Nous espérons constater une réaction appropriée des structures internationales spécialisées. Rappelons également que nous avons déjà évoqué en détail ce sujet. Toutes les informations ont été publiées sur notre site.

Question: Le Président syrien Bachar al-Assad a récemment annoncé aux médias russes les préparatifs d'une opération militaire visant à rétablir le contrôle des régions du nord de la Syrie, qui sont actuellement occupées par les Forces démocratiques syriennes. La Russie soutiendra-t-elle cette opération de Damas? Ne pourrait-elle pas provoquer une aggravation ultérieure du conflit?

Réponse: Nous nous sommes toujours prononcés en faveur de l'intégrité territoriale de la Syrie. Le gouvernement syrien est maître sur son territoire. Nous suivrons l'évolution de la situation. Nous allons demander des précisions sur ce thème pour vous donner une réponse plus détaillée.

Question: La Russie et la Turquie négocient-elles le déploiement éventuel des militaires russes à Afrin, qui fait face à une situation compliquée en raison de l'hébergement des familles des combattants transférées depuis différentes régions de Damas?

Réponse: Je n'ai aucune information à ce sujet. Je vais demander des précisions pour y revenir plus tard.

Question: Certains médias ont annoncé aujourd'hui que les négociations d'hier à Pyongyang, avaient abouti à une entente sur un sommet russo-nord-coréen en 2018. Pouvez-vous confirmer l'existence de cette entente? A-t-on des informations plus précises sur la date de ce sommet?

Réponse: Je voudrais rappeler que le Ministère des Affaires étrangères n'évoque pas les rencontres entre les chefs d'État, qui relèvent des compétences du service de presse de l'Administration présidentielle.   

Question: Lors de son intervention dans le cadre de la conférence de haut niveau sur "La lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent" à Douchanbé, le Vice-Ministre russe des Affaires étrangères Oleg Syromolotov a noté que l'Afghanistan se transformait en base d'appui du terrorisme international. En même temps, les responsables du Pentagone soulignent que la Russie critique les pays qui aident l'Afghanistan dans la lutte contre le terrorisme, mais n'entreprend pas assez d'efforts pour réduire le nombre de citoyens russes ou des États de la CEI que les extrémistes recrutent dans leur pays d'origine. Qu'en pensez-vous?

Réponse: La Russie, en tant que membre responsable de la communauté internationale, fait suffisamment d'efforts sur le dossier afghan. J'ai déjà dit que la question afghane serait l'une des priorités de notre présidence du Conseil de sécurité de l'Onu. Attendez donc les informations appropriées concernant les résultats de notre travail au Conseil de sécurité, notamment en juin.

Question: Lors d'une interview récente, le Premier Ministre arménien a déclaré que les négociations sur le règlement du conflit du Haut-Karabagh étaient impossibles sans la participation du "régime illégal formé sur les territoires occupés de l'Azerbaïdjan". A quel point les propos de ce genre compliquent-ils le règlement et empêchent-ils les parties de trouver un terrain d'entente?

Réponse: Les déclarations retentissantes, qui contredisent la logique formulée notamment par l'OSCE, semblent en effet peu constructives.

Question: L'un des premiers décrets du Premier Ministre arménien Nikol Pachinian, arrivé au pouvoir grâce aux contestations de rue et aux réseaux sociaux, a annulé la fête du 9 mai. Il a transformé la "Journée de la Victoire" en "Journée de la réconciliation et de la concorde". Les Arméniens sont pourtant morts en grand nombre pendant la Grande Guerre patriotique. Quelle est votre position sur l'annulation du 9 mai et le transfert de la fête au 8 mai, comme en Occident?

Réponse: La Journée de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique a toujours été et reste une fête sacrée pour les peuples de l'ancienne Union soviétique. Personne n'a oublié le prix payé par l'URSS pour vaincre le fascisme.

En ce qui concerne le changement des noms des fêtes, il existe des différences subtiles dans divers États, ce qui ne change en aucune façon la nature de la fête et l'attitude des peuples envers cette date sacrée.

Le peuple arménien, qui a lui aussi payé cher pour obtenir cette victoire commune, a fêté et continuera de fêter cette date avec nous.

Question: On évoqué ces derniers jours des rumeurs sur des négociations secrètes entre l'Iran et Israël en Jordanie. On parle en même temps du retrait des combattants à 25 km de la frontière du côté syrien. Pensez-vous que les frontières qui existaient avant le 4 juin 1967 ont été définitivement oubliées?

Réponse: La Russie n'oublie jamais les accords internationaux. Mais, comme vous l'avez dit, il s'agit de rumeurs. Vous savez bien que nous ne commentons pas les rumeurs. Nous préférons attendre les faits pour les commenter.

Question: La Russie a récemment nommé son nouvel Ambassadeur en Azerbaïdjan, Mikhaïl Botcharnikov. Qu'est-ce que le Ministère russe des Affaires étrangères attend du nouvel Ambassadeur? Quels objectifs a-t-on posé en matière de développement futur du partenariat stratégique entre les deux pays?

Réponse: Vous avez-vous-même répondu à votre question. Nos attentes les plus positives concernent le développement et le renforcement du partenariat stratégique futur entre la Russie et l'Azerbaïdjan. Notre nouvel Ambassadeur est un diplomate expérimenté et un homme respecté. Personne ne doute de ses capacités.

Question: Le porte-parole du Ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé que le Royaume-Uni était heureux que le journaliste Arkadi Babtchenko soit vivant, mais condamnait la Russie pour la persécution des collaborateurs des médias d'opposition. Que pensez-vous de ces propos britanniques, alors que beaucoup de pays européens ont dénoncé cette mise en scène? Existe-il, selon le Ministère, un lien entre l'affaire Skripal et l'affaire Babtchenko?

Le Ministre néerlandais des Affaires étrangères a indiqué qu'on pourrait mettre l'Ukraine sur la liste des responsables du crash du Boeing malaisien. Quel sera, selon vous, le résultat de cette affaire qui traîne en longueur depuis déjà quatre ans?

Réponse: Nous sommes ravis qu'Arkadi Babtchenko soit vivant.

Concernant les autres aspects, je voudrais souligner que les informations sur l'opération spéciale des services secrets ukrainiens impliquant le célèbre journaliste Arkadi Babtchenko et, selon les dernières publications, uniquement les agents et les collaborateurs du Service de sécurité d'Ukraine, ont définitivement torpillé la confiance envers les sources d'information ukrainiennes, notamment officielles.

Suite à ces événements, il est absolument clair - non seulement pour nous - qu'il est nécessaire de vérifier rigoureusement toutes les informations en provenance de Kiev, car elles pourraient s'avérer fausses - leur nombre est déjà très important - ou cacher une opération secrète "ingénieuse" des services ukrainiens.

Concernant l'enquête sur la tragédie du Boeing malaisien, nous sommes certains qu'on constatera tôt ou tard une révélation. Tout le monde comprendra que la tragédie du MH17, l'incident d'Arkadi Babtchenko et l'affaire Skripal font partie de la même campagne de propagande antirusse. 

  

 

 

 

 

 

 

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