12 janvier 201817:44

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 12 janvier 2018

25-12-01-2018

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Sur la visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à New York pour participer aux réunions du Conseil de sécurité des Nations unies

 

Jeudi 18 et vendredi 19 janvier, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra à New York pour participer aux deux réunions de haut niveau organisées en janvier par le Kazakhstan, qui préside le Conseil de sécurité des Nations unies, sur les thèmes de "La non-prolifération des armes de destruction massive: mettre en place des mesures de confiance" et de "La construction du partenariat régional en Afghanistan et en Asie centrale en tant que modèle d'interdépendance entre la sécurité et le développement". La première réunion sera présidée par le Président du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaev, la seconde par le Ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan Kaïrat Abdrakhmanov.

Nous trouvons très opportune l'initiative du Kazakhstan d'organiser ces activités. Leur importance est définie par le grand intérêt des États membres de l'Onu, qui prônent le renforcement du rôle central du Conseil de sécurité dans la recherche et l'élaboration de solutions efficaces aux principaux problèmes des relations internationales. Nous espérons que ces réunions permettront un échange d'avis substantiel sur les problèmes liés à la non-prolifération des armes de destruction massive et sur la situation en Asie centrale et en Afghanistan.

Un entretien à part du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Secrétaire général de l'Onu Antonio Guterres est prévu. Le calendrier des entretiens bilatéraux est en cours de préparation et nous vous informerons en détail de ces contacts.

 

Sur les déclarations de David Satterfield, secrétaire d'État adjoint des USA par intérim pour les affaires du Moyen-Orient

 

Je voudrais citer les déclarations faites pendant les audiences au Sénat par David Satterfield, secrétaire d'État adjoint des USA par intérim pour les affaires du Moyen-Orient. Elles ont été nombreuses, j'ai noté les plus odieuses d'après moi. Il a déclaré notamment que les USA ne comprenaient pas quelle était la stratégie à long terme de la Russie en Syrie.

Nous organisons toutes les semaines des conférences de presse de la porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, dont les sténogrammes sont publiés sur le site officiel du Ministère. Nous y accordons une attention particulière à la stratégie à long terme de la Fédération de Russie en Syrie, précisément. Le Département d’État américain pourrait tout de même faire connaître à son représentant haut placé les textes de nos déclarations et conférences de presse, ainsi que les sténogrammes du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Tous les jours, l'Administration présidentielle russe et notamment le Président russe Vladimir Poutine, le Ministère russe de la Défense et le Ministère russe des Affaires étrangères parlent des démarches entreprises par la Russie pour régler la situation en Syrie à titre de mesures pour un rétablissement à long terme de la structure étatique syrienne. Qu'y a-t-il d'incompréhensible? Cela ne peut l'être incompréhensible que pour ceux qui ne s'intéressent pas à ce sujet. Nous ne pouvons pas attendre une telle incompétence d'un secrétaire d’État adjoint des USA.

Dans une autre déclaration, le secrétaire d'État adjoint des USA par intérim pour les affaires du Moyen-Orient David Satterfield a noté que les USA avaient l'intention d'agir en Syrie via l'Onu pour faire contrepoids au Congrès du dialogue national syrien de Sotchi. Il a notamment déclaré: "Nous avons l'intention d'agir, dans tout ce que font les USA et la communauté internationale, via l'Onu, via la légitimité du Conseil de sécurité des Nations unies et de la résolution 2254. C'est un contrepoids à Sotchi, aux initiatives russes appelées à contrôler et à se limiter à sa propre piste. Nous ne pouvons pas et ne légitimerons pas le processus de paix alternatif mené par la Russie". Sait-il que l'Envoyé spécial du Secrétaire général de l'Onu pour la Syrie Staffan de Mistura s'est rendu à Moscou, qu'il a rencontré le Ministre russe des Affaires étrangères et le Ministre russe de la Défense, que des modalités ont été mises au point pour faire participer l'Onu directement au déroulement du Congrès du dialogue national syrien prévu à Sotchi? N'a-t-il pas entendu les déclarations du Secrétaire général de l'Onu et de son représentant? N'est-il pas au courant des efforts entrepris par la Russie, conjointement avec l'Onu, pour rétablir à long terme la structure étatique syrienne?

Il est consternant que les USA disent très ouvertement qu'ils feront contrepoids au déroulement du Congrès - qu'ils cherchent par ailleurs à présenter comme une opposition aux processus de Genève. Nous avons dit à plusieurs reprises que ces processus étaient interconnectés. Un règlement à part entière de la crise est impossible sans Genève et Astana, sans la participation des plate-formes de négociation qui ont travaillé très activement ces dernières années. Tous ces éléments font partie intégrante du processus global. Il est étonnant qu'aujourd'hui l'opposition au déroulement du Congrès à Sotchi soit exprimée ouvertement, notamment par les diplomates américains. Maintenant nous comprenons pourquoi certains groupes de l'opposition syrienne déclarent qu'ils n'ont pas de position claire concernant leur participation au Congrès. Nous voyons qui est derrière cela et qui l'empêche activement.

Dans une autre déclaration - qui semble tout aussi odieuse - David Satterfield met en avant que "la Russie a annoncé que la lutte contre Daech en Syrie était terminée, mais les USA et leurs partenaires de coalition ne pensent pas que c'est la fin des efforts". C'est une incompréhension totale de ce que notre pays fait et faisait en Syrie. Au début, la Russie proposait (au cas où les responsables haut placés du Département d’État américain nommés récemment l'ignoraient) de lutter ensemble contre Daech et d'autres groupes terroristes, de le faire sur une base juridique internationale. Puis, faute d'avoir entendu la volonté de travailler ensemble, avant tout de la part des USA en tant qu'État menant une certaine coalition antiterroriste en Syrie, la Fédération de Russie a dû lancer sa fameuse opération pour lutter contre les groupes terroristes, à laquelle vous avez assisté pratiquement ouvertement, parfois en direct en vous rendant dans les régions. Durant cette opération, nous avons dit plusieurs fois que les USA et leur coalition internationale soutenaient directement certains groupes terroristes. Certains politiciens américains disent que ce n'est pas la Russie qui a remporté une véritable victoire dans l'affrontement contre Daech, mais eux. Aujourd'hui tout est présenté comme si les USA étaient restés seuls face à l'ennemi. C'est une incompréhension totale de ce qui se passe dans la région.

Après m'être attardée sur ces déclarations destructives, étranges et odieuses de certains diplomates américains, je voudrais passer aux choses concrètes.

 

Sur l'évolution de la situation en Syrie

 

Les provocations des terroristes du Front al-Nosra et des franges radicales des bandes armées illégales se sont nettement renforcées durant les premiers jours de l'année 2018. On a notamment déploré des attaques contre les bases militaires russes. D'ailleurs, David Satterfield aurait pu raconter des histoires vraiment intéressantes aux congressistes américains concernant le rôle des USA dans le soutien à cette structure terroriste.

Le Ministère russe de la Défense a rapporté les circonstances du bombardement de la base aérienne de Hmeimim le 31 décembre 2017 et les tentatives de large usage de drones dotés d'équipement de pointe contre nos militaires à Hmeimim et à Tartous. Sur le plan informatif, je n'ai rien à ajouter à ces communiqués. Je me permettrai seulement de poser une question, à David Satterfield également: où les terroristes ont-ils trouvé de nouveaux moyens militaires? Pourquoi les ont-ils obtenus précisément maintenant, quand un observateur même lointain peut voir que la tendance à la stabilisation de la situation en Syrie se renforce et que des conditions favorables sont créées pour parvenir au règlement politique et au retour du pays à la vie civile? N'est-ce pas parce que l'évolution de la situation, dans laquelle la Russie joue un rôle crucial, ne convient pas à certaines forces influentes? Nous en avons parlé aujourd'hui. Les partenaires américains le disent ouvertement. En particulier, ils ne sont pas satisfaits par le déroulement d'un autre événement très important et de grande ampleur lié à l'établissement du dialogue politique en Syrie sur la base déjà relativement solide des efforts significatifs pour lutter contre le terrorisme dans ce pays. Peut-être certains nourrissent-ils encore des illusions concernant l'abandon par la Russie de sa ligne de principe pour contribuer au processus de paix politique en Syrie en s'appuyant sur la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies, ou encore de ses efforts pour préparer le Congrès du dialogue national syrien à Sotchi les 29 et 30 janvier. Si vous avez encore de telles illusions, vous n'arriverez à rien malgré tous les efforts que vous déployez devant vos sénateurs.

En réponse aux nombreuses provocations des terroristes, les forces gouvernementales syriennes avancent activement au sud-est de la province d'Idleb et au sud-ouest de la province d'Alep en direction de la base aérienne d'Abou Douhour contrôlée par le Front al-Nosra depuis septembre 2015. Actuellement, les forces gouvernementales achèvent sa libération.

A la veille du Nouvel an, les terroristes du Front al-Nosra, d'Ahrar al-Cham et de Faylaq al-Rakhman ont commis une attaque dans la banlieue Harasta de Damas. De par son envergure, cette action est comparable à la tentative des djihadistes de percer le siège du quartier Kaboun de la capitale en mars 2017. La situation à Harasta s'est stabilisée le 4 janvier. Cependant, les opérations qui se sont déroulées dans le quartier ont impacté négativement la situation générale dans la zone de désescalade de la Ghouta orientale et ont suspendu la mise en œuvre des mesures de renforcement de la confiance dans cette région.

La situation est bien meilleure dans les zones de désescalade au nord de Homs et au sud, à la frontière jordano-syrienne. Dans ces régions on ne constate pratiquement pas d'infractions du cessez-le-feu, ce qui permet au gouvernement syrien d'entamer des démarches concrètes pour réparer les lignes à haute tension détruites et, dans l'ensemble, normaliser l'approvisionnement en électricité des quartiers Rastan et Talbis.

Au début de l'année, 69 anciens membres de groupes armés illégaux ont été amnistiés par un décret du Président syrien. Dans la région de Damas 650 combattants ont été enregistrés, 50 unités d'armes moyennes et lourdes ont été rendues. 500 autres personnes ont régularisé leur statut dans les centres spéciaux pour travailler avec les déviationnistes du service militaire et les déserteurs récemment ouverts à Palmyre et à Fourkalis à l'est de la province de Homs.

Selon les militants syriens des droits de l'homme, en décembre 2017 89 civils ont été tués par des mines dans la province de Raqqa libérée par les Forces démocratiques syriennes soutenues par les USA avec un rôle primordial des rebelles kurdes. Les activistes se plaignent que les Américains et les autorités locales qu'ils soutiennent ignorent complètement ce problème ou tentent de prélever de l'argent aux habitants pour neutraliser les mines et les explosifs artisanaux laissés par Daech. C'est justement ce qui a été mentionné par le haut représentant du Département d’État américain David Satterfield quand il a dit que désormais les USA combattraient Daech sur le territoire syrien. En prenant de l'argent aux habitants pour déminer le territoire? Nous avons appelé plusieurs fois à mener des efforts collectifs pour aider la Syrie en matière de déminage humanitaire. La situation à Raqqa, où les civils ne peuvent donc pas retourner, confirme une fois de plus la pertinence de notre appel.

La Russie poursuit ses efforts pour apporter une aide humanitaire aux Syriens. Les militaires russes fournissent régulièrement des chargements avec de la nourriture et des médicaments dans les régions syriennes les plus touchées par les affrontements. Le Centre pour la réconciliation des belligérants travaille pour normaliser la situation humanitaire. Les comptes-rendus réguliers sur le travail des officiers du Centre sont publiés sur le site du Ministère russe de la Défense.

Les 6 et 7 janvier, nous avons fourni de l'eau potable et une aide médicale à la population locale - dont 32 enfants - dans les communes de Salihiya et de Hatla (province de Deir ez-Zor).

L'acheminent sûr et sans obstacle des convois humanitaires de l'Onu est assuré dans les communes de Tayyib et de Tell-Gehab dans la province de Deraa. Les habitants ont reçu 180 tonnes de nourriture et 240 tonnes de produits ménagers au total.

Les militaires russes ont livré plusieurs tonnes d'aide humanitaire dans la ville de Zabadani (région de Damas) et y ont déployé un poste médical mobile.

 

Sur la situation humanitaire à Raqqa

 

La situation humanitaire reste extrêmement difficile à Raqqa et continue de susciter de sérieuses craintes. Une grande partie de la ville reste minée et les munitions qui n'ont pas explosé sont très nombreuses. Plus de 80% des bâtiments sont endommagés. La distribution d'eau municipale ne fonctionne pas et l'électricité n'est disponible que dans certains quartiers. De nombreux corps restent sous les gravats. La menace d'épidémie est élevée. Les organes compétents de l'Onu ne peuvent pas encore procéder à la nécessaire évaluation de la situation. Les conditions pour le retour des civils dans la ville ne sont pas réunies.

Cette situation découle sans aucun doute des actions de force non sélective de la "coalition internationale" menée par les USA opposée à Daech, qui ont cédé la place aux manipulations avec la formation d'une sorte d'autonomie locale incontrôlée par les autorités légitimes de Damas.

Sur ce fond, les médias et les milieux politiques occidentaux s'adonnent à une véritable "omerta" concernant la véritable situation à Raqqa pour ne pas discréditer les agissements de Washington et de ses alliés en Syrie qui, je le rappelle, n'ont pas de justification juridique internationale. Dans le même temps se poursuivent les tentatives d'exacerber et de déformer les événements autour de la Ghouta orientale et d'Idleb, qui font partie des zones de désescalade mises en place en Syrie.

Le fameux observatoire des droits de l'homme de Londres a-t-il publié quelque chose sur la situation à Raqqa? Je ne crois pas. On ne l'entend plus. Il faudrait vérifier s'il va bien.

 

Sur les manifestations antirusses en Ukraine

 

Pendant les fêtes de fin d'année, la Syrie ne fut pas la seule à faire les frais d'une situation perturbée. Malheureusement, nous avons constaté une nouvelle fois que décembre et janvier étaient une période critique pour plusieurs forces politiques en Ukraine. Pour certains politiciens et un grand nombre d'extrémistes, le Nouvel an et le Noël orthodoxe sont une opportunité de faire parler d'eux. Et ce n'est pas la première fois. Cette année, ils se sont distingués en termes de russophobie. Honnêtement, nous avons été choqués par les événements.

A la télévision, le Président ukrainien Petro Porochenko a souhaité la paix à la population du Donbass et, pour prouver la "sincérité" de ses propos, a salué la décision de livrer dans le pays des armes létales américaines. N'est-ce pas de l'hypocrisie? Le Ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavel Klimkine, visiblement après avoir zappé sur quelques chaînes dans sa cuisine, a publiquement déploré "l'emprise du cinéma soviétique à la télévision ukrainienne la nuit du Nouvel an". Ce qui a évidemment provoqué une certaine atmosphère. A cela s'ajoutent les déclarations d'historiens falsificateurs ukrainiens scandaleux qui sont allés jusqu'à proposer de qualifier la période soviétique de l'Ukraine d'"occupation soviétique" et de considérer l'Ukraine contemporaine seulement comme l'héritière de la République populaire ukrainienne qui a existé quelques mois en Russie postrévolutionnaire. A nouveau se pose la question: pourquoi toutes ces déclarations en période de fin d'année? D'où vient cette obsession de gâcher le peu de jours fériés à soi-même et aux autres habitants du pays qui sont déjà en difficulté depuis plusieurs années?

Je me dois de parler de l'acte de vandalisme des nationalistes ukrainiens qui ont jeté de la peinture sur le bâtiment du Centre culturel et scientifique russe de Kiev. Les radicaux du groupe d'extrême-droite S14 se sont également distingués en bloquant la Laure des grottes de Kiev sous prétexte d'y chercher un prétendu "centre du FSB". La prochaine fois que vous aurez envie de saccager quelque chose, demandez-nous: nous vous dirons où se trouve le centre de la CIA à Kiev, vous pourrez y déverser de la peinture.

Une "surprise" de fin d'année préparée par les autorités du Maïdan attendait les Russes venus en Ukraine rendre visite à leurs proches et amis à cette période: ils ont été contraints de laisser leurs empreintes digitales à la frontière ukrainienne.

Le Ministère ukrainien des Affaires étrangères a manifesté très étrangement sa préoccupation pour les citoyens de son pays en avertissant qu'un voyage en Russie par les Ukrainiens pendant les fêtes de fin d'année pourrait être un "billet avec un aller simple". Difficile de le contredire, puisque c'est très réaliste. Je peux vous assurer que beaucoup de gens qui sont venus d'Ukraine à Moscou ces jours-ci et voyaient comment la capitale était décorée, comment nous étions ravis d'accueillir des visiteurs, disaient vouloir rester plus longtemps. Cette déclaration du Ministère ukrainien des Affaires étrangères ne manque pas de réalisme. Le Service de sécurité ukrainien intimidait les habitants du pays en parlant de prétendues "provocations anti-ukrainiennes" des renseignements russes. On prévoyait visiblement que des pères Noël déguisés kidnapperaient des gens rue Tverskaïa.

Ce qui a eu lieu dans l'espace médiatique et public en l'Ukraine sur le thème russe pendant cette période festive est une absurdité totale. Les représentants ukrainiens ont réussi à politiser même les vacances de fin d'année et de Noël en diffusant au maximum leur propagande russophobe pendant les jours de fête.

 

Sur l'enregistrement des données biométriques de citoyens russes traversant la frontière ukrainienne

 

Depuis le 1er janvier 2018, l'enregistrement des données biométriques par le Service ukrainien des frontières, y compris des empreintes digitales, est obligatoire pour les citoyens russes. Il y avait visiblement des moyens financiers supplémentaires que l'Ukraine ne savait pas comment utiliser. Comme si tous les autres problèmes avaient été réglés mais que la vie n'était pas réjouissante sans les empreintes russes.

Les autorités ukrainiennes ont annoncé que ces procédures se déroulaient aux postes de contrôle à la frontière sur la ligne de contrôle des passeports, dans les transports à destination de l'étranger, sur les lieux de stationnement des moyens de transport à destination de l'étranger, dans les locaux de service du Service ukrainien des frontières; et en dehors des postes de contrôle dans les lieux de contrôle des individus, dans les zones spécialement prévues pour le contrôle sur le territoire des ports marins (fluviaux), des entreprises de pêche, des quais, et dans les locaux de service du Service ukrainien des frontières.

L'enregistrement des données biométriques n'est pas obligatoire pour le chef de l’État et le chef de gouvernement, les membres de délégations parlementaires et gouvernementales, le personnel technique qui suit de telles délégations et les membres de leur famille; les personnes mineures; les touristes en croisière; les membres d'équipage des navires (avions) militaires qui sont arrivés en Ukraine conformément au règlement; les personnes au sein des équipages de navires non militaires; les équipages des avions civils de lignes internationales et des brigades de trains internationaux en cas d'arrivée dans les aéroports ou les gares indiqués dans les horaires de circulation; les chefs de représentations diplomatiques et d'établissements consulaires, les membres du personnel diplomatique, les responsables consulaires, le personnel de service des représentations diplomatiques et des établissements consulaires, les collaborateurs de l'appareil des attachés de défense et des représentations commerciales et leurs époux, enfant et parents qui sont à charge des personnes mentionnées; les collaborateurs des organes des affaires étrangères qui sont venus en mission en Ukraine et possèdent un passeport diplomatique ou de service, ainsi que les membres de leur famille; les responsables des organisations internationales ayant un siège en Ukraine et bénéficiant d'un immunité et des privilèges diplomatiques conformément aux documents statutaires des organisations mentionnées ou aux accords internationaux, ainsi que les membres de leur famille.

En cas de refus de laisser leurs empreintes digitales, ces individus passent un contrôle de seconde ligne à l'issue duquel est prise la décision de laisser traverser ou non la frontière.

 

Sur la réunion prévue à Vancouver autour de la Corée du Nord

 

Nous sommes au courant des plans d'organiser à Vancouver une réunion entre les représentants des pays membres de la coalition datant de la guerre de Corée de 1950-1953. Nous considérons cette idée comme une réminiscence de la mentalité de la Guerre froide, qui plus est inappropriée quand on sait que le Nord et le Sud avancent actuellement vers le dialogue.

De sérieuses questions se posent quant à l'objectif annoncé par les organisateurs canadiens, à savoir «évoquer les éventuelles démarches pour renforcer la pression sur la Corée du Nord». C'est d'autant plus curieux après les déclarations faites il y a quelques heures par le Président américain Donald Trump, qui a dit qu'il avait établi de très bonnes relations avec le dirigeant nord-coréen.

A cet égard, nous voudrions rappeler qu'il y a moins d'un mois, le 22 décembre 2017, le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé par consensus la résolution 2397 prévoyant de nouvelles restrictions contre la Corée du Nord concernant la mise en œuvre de ses programmes nucléaire et balistique. Mais contrairement au Conseil de sécurité des Nations unies qui prend des décisions juridiques internationales légitimes contraignantes, la décision de durcir la pression et les sanctions décrétées unilatéralement ou par un groupe de pays sont juridiquement infondées.

Nous avons souligné plusieurs fois que le seul moyen de trouver une solution mutuellement acceptable aux problèmes de la péninsule coréenne était un dialogue direct entre les parties impliquées. Au lieu de cela, on organise une réunion des anciens membres de l'une des parties de la guerre. On ignore quel signal précis les participants à cette réunion voulaient envoyer à la communauté internationale en agissant ainsi. Il se pourrait qu'initialement l'objectif était différent mais qu'il ait changé en cours de réalisation. Cette lourde construction ne pouvait plus du tout suivre les derniers événements, s'étant transformée en n'importe quoi.

Nous jugeons impossible de soutenir une activité susceptible d'aggraver la situation déjà tendue sur la péninsule coréenne.

 

Sur les plans de développement de la coopération russo-japonaise en 2018

 

L'année 2018 aura une signification particulière pour les relations russo-japonaises. Conformément aux accords au sommet, pour la première fois de toute l'histoire de nos relations bilatérales se dérouleront l'Année de la Russie au Japon et l'Année du Japon en Russie. La cérémonie d'ouverture des années croisées est prévue le 26 mai au théâtre Bolchoï à Moscou. Ce grand projet est appelé à donner une grande impulsion positive à la coopération entre nos pays dans le domaine politique, économique, scientifique, technique ou encore culturel. Nous comptons en particulier sur la réalisation de grandes initiatives commerciales susceptibles de poser des fondations solides à une coopération économique mutuellement bénéfique à long terme.

Pour 2018 sont également prévus des contacts intensifs entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays. A l'issue de l'entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec son homologue japonais Taro Kono à Moscou en novembre 2017 a été conclu un accord sur le déroulement d'un entretien entre les deux ministres des Affaires étrangères au Japon ce printemps. De nouveaux cycles du dialogue stratégique russo-japonais seront également organisés entre les premiers vice-ministres des Affaires étrangères, ainsi que des consultations entre les vice-ministres pour la stabilité stratégique.

En ce qui concerne l'établissement d'une activité économique conjointe sur les Kouriles du Sud, dans le cadre des deux groupes de travail existants (pour les questions commerciales et logistiques) se déroule la mise au point de projets dans cinq domaines approuvés par les dirigeants: la mariculture, l'énergie éolienne, la création de domaines horticoles, le recyclage des déchets et l'organisation de voyages touristiques en groupe, ainsi que l'éventualité de lancer le régime de circulation frontalière locale entre la région de Sakhaline et la préfecture de Hokkaido. A partir des résultats de ce travail, il est prévu d'organiser un nouveau cycle de négociations au niveau des vice-ministres des Affaires étrangères en février.

 

Sur l'anniversaire de la libération de la Bulgarie de l'emprise ottomane

 

Le 3 mars 2018 marquera les 140 ans de la signature du Traité préliminaire de paix de San Stefano, qui a tiré le bilan de la guerre russo-turque de 1877-1878 et posé les fondements du développement futur de l'État bulgare indépendant.

L'un des principaux organisateurs des festivités en Bulgarie est le Comité national formé en mai 2017 sous l'égide de Rumen Radev, Président du pays. Il regroupe des représentants des institutions publiques, des ONG, des médias, de la science, de la culture et de la religion. Des commémorations des événements-clés de la guerre russo-turque sont déjà en cours dans certaines villes bulgares avec la participation active de personnalités politiques et sociales russes, ainsi que de diplomates de l'Ambassade russe à Sofia. Ainsi, la ville de Svichtov a fêté en juin 2017 les 140 ans de la libération de la première ville bulgare par les forces russes. Fin août 2017, le Président Rumen Radev et l'Ambassadeur russe Anatoli Makarov ont pris part à une cérémonie en hommage aux héros des batailles légendaires de Chipka. En décembre 2017, une délégation représentative de parlementaires et historiens russes a assisté aux événements consacrés à la victoire de Plevna, qui a joué un rôle décisif dans la guerre. Les habitants de Sofia ont fêté début janvier la libération de la capitale bulgare. La culmination des festivités aura lieu en mars avec la venue du Patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille.

Moscou organisera également des événements consacrés à cet anniversaire. Le 3 mars aura lieu la cérémonie traditionnelle de dépôt de gerbes au Mémorial-chapelle des grenadiers tués lors de la bataille de Plevna au cours de la guerre russo-turque de 1877-1878, situé sur le square Iliin. Une exposition de documents tirés des Archives de la politique étrangère de l'Empire russe sera également organisée au Ministère russe des Affaires étrangères, trois timbres à l'effigie du chancelier Alexandre Gortchakov et des héros de la guerre de libération Mikhaïl Skobelev et Edouard Totleben seront émis par la Russie et la Bulgarie, puis d'autres événements conjoints auront lieu dont nous allons vous informer en détails .

Si ce sujet vous intéresse, veuillez consulter le site officiel de notre Ambassade à Sofia qui publiera des informations, des rapports détaillés et des photos concernant la participation à ces événements.

Nous sommes certains que les festivités planifiées se dérouleront de manière appropriée et favoriseront le développement et le renforcement futurs du dialogue bilatéral.

 

Sur la profanation du mémorial aux soldats libérateurs soviétiques sur la Schwarzenbergplatz à Vienne

 

Nous sommes révoltés par le nouveau cas de profanation d'un mémorial aux soldats libérateurs soviétiques, cette fois sur la Schwarzenbergplatz à Vienne: la façade du monument a été couverte de peinture dans la nuit du 9 au 10 janvier.

Dans ce contexte, l'Ambassade russe en Autriche a envoyé au Ministère fédéral des Affaires européennes et internationales de la République d'Autriche une note de protestation en demandant de réparer immédiatement les dégâts, ainsi que d'identifier et de punir les auteurs de ces actions offensantes.

Nous sommes profondément déçus par le fait qu'aucun coupable n'ait jusqu'à présent été identifié malgré le caractère répétitif de ces actes cyniques de vandalisme, notamment à la veille des commémorations et des dépôts de gerbes planifiés.

Nous avons plus d'une fois évoqué avec nos partenaires la nécessité de renforcer la protection des mémoriaux contre les vandales en les faisant surveiller par des gardiens ou en installant des caméras sur les lieux. Malheureusement, nous constatons que Vienne n'a toujours pas entendu nos appels.

Nous espérons que cette fois, les autorités autrichiennes feront attention à ce problème et prendront des mesures exhaustives afin d'assurer la protection nécessaire du monument et d'éviter la répétition des incidents de ce genre à l'avenir.    

 

Sur la publication, aux États-Unis, de documents d'archives concernant les engagements de ne pas élargir l'Otan à l'est

 

Ces dernières années, l'Alliance atlantique s'étend activement sur son flanc est, sous prétexte d'une prétendue "menace russe". Malheureusement, nous avons plus d'une fois remarqué que les paroles de nos collègues occidentaux ne correspondaient souvent pas aux faits et aux réalités, qu'ils ignoraient les événements et les accords historiques.

En décembre 2017, le site des Archives de la sécurité nationale - ONG américaine auprès de l'Université Georges Washington - a publié des documents relatifs aux négociations sur la réunification de l'Allemagne en 1990. Ces derniers reflètent clairement les engagements de l'Occident de ne pas élargir l'Otan à l'est. Les copies des discours publics, des papiers de la Fondation Mikhaïl Gorbatchev, ainsi que des télégrammes, des lettres et des enregistrements de conversations officiellement déclassifiés par le Département d'État américain et les ministères des Affaires étrangères d'autres États, confirment directement ou indirectement les engagements des leaders des principaux pays occidentaux de ne pas élargir l'Alliance vers les frontières de l'URSS.

Ainsi, lors de son intervention à Tutzing le 31 janvier 1990, Hans-Dietrich Genscher, Ministre des Affaires étrangères de la RFA, a souligné que les "changements en Europe orientale et la réunification de l'Allemagne ne devront pas violer les intérêts de l'Union soviétique en matière de sécurité". L'absence de la menace contre l'URSS de la part de l'Otan a été promise à Mikhaïl Gorbatchev lors de ses entretiens avec le Ministre britannique des Affaires étrangères Douglas Hurd (11 avril), le Président français François Mitterrand (lors de sa visite à Moscou le 25 mai) ou encore le Président américain Georges Bush (par téléphone, le 31 mai). Beaucoup d'autres exemples existent.

La phrase célèbre du Secrétaire d'État américain James Baker - "pas un pouce à l'est" - qu'il a prononcée concernant le non-élargissement futur de l'Otan lors de sa rencontre avec Mikhaïl Gorbatchev le 9 février 1990, n'est que l'une des nombreuses assurances avancées par les leaders des pays occidentaux, qui affirmaient sans cesse au début des années 1990 que l'Alliance resterait cantonnée à ses frontières après la réunification de l'Allemagne.

Les mêmes sujets avaient été évoqué lors des entretiens de l'époque entre le Ministre allemand des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher, le Secrétaire d'État américain James Baker et son homologue britannique Douglas Hurd. Même chose pendant les rencontres de Mikhaïl Gorbatchev et Édouard Chevardnadze avec le Secrétaire d'État américain ou les entretiens de Vladimir Krioutchkov, directeur du KGB, avec Robert Gates, assistant du Président américain pour la sécurité nationale.

Toutes ces preuves, nombreuses et documentées, de l'existence d'engagements en ce sens ne laissent aucune chance aux tentatives de nos partenaires occidentaux de nier aujourd'hui ces faits évidents. Les textes publiés démontrent une violation grossière par l'Alliance de son "gentleman's agreement" avec l'URSS concernant le respect des intérêts en matière de sécurité et l'engagement de ne pas s'élargir à l'est. Mais y avait-il vraiment des gentlemen parmi les diplomates occidentaux qui ont passé ces accords?     

 

Sur l'attribution du statut d'agent étranger à la société RIA Global aux États-Unis

 

On a appris le 10 janvier que Washington envisageait d'attribuer le statut d'agent étranger - après Russia Today - à la société RIA Global qui fournit des informations au bureau de l'agence Sputnik aux États-Unis.

Je voudrais souligner de manière parfaitement claire qu'une mesure de ce genre n'est pas une formalité inoffensive - comme certains le pensent -, ce que nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises. Cette démarche bloque de fait le travail de nos médias aux États-Unis, ce que nous avons pu constater sur l'exemple de Russia Today dont les journalistes ont été privés d'accréditation au Congrès. Ces initiatives sont également renforcées par d'autres mesures: on annule les visas des collaborateurs des médias russes, on les expulse du pays et ils subissent parfois même des pressions de la part des services secrets étrangers.

Nous sommes encore une fois obligés de constater que Washington n'a aucune envie de revoir sa politique visant à renforcer l'hystérie et l'atmosphère de confrontation. Au lieu de cela, il lance une campagne de nettoyage de l'espace médiatique. Tout cela rappelle malheureusement d'autres événements de ce genre qui ont déjà eu lieu en Occident. Nous pensions que les États occidentaux avaient déjà tourné cette page de leur histoire mais ce n'est manifestement pas le cas. Les vieilles méthodes sont toujours d'usage.

Les mesures de ce genre sont absolument inacceptables. Nous les considérons comme une discrimination ouverte contre nos médias et comme une atteinte à la liberté d'expression en général. Sans parler du fait que ces initiatives contredisent absolument les règles du droit international en matière d'accès égal et universel à l'information et de liberté d'opinion.

Le plus intéressant est que tout en désignant les médias russes comme leur ennemi, les autorités américaines favorisent le fonctionnement du site ukrainien Mirotvorets qui publie les données personnelles des milliers de journalistes qui ont pris part à la couverture des événements en Ukraine et notamment dans le Donbass, ce qui met leur vie en péril.

Franchement, nous voudrions que soient remplis les engagements des organisations internationales et notamment de l'Onu et de l'OSCE en matière de défense des droits et des libertés des journalistes. Nous voudrions aussi que les défenseurs des droits de l'homme - surtout en Occident - qui utilisent tous les prétextes pour critiquer la Russie, réagissent. Où êtes-vous aujourd'hui, quand les médias russes font face à une politique discriminatoire?

 

Sur la campagne de pression sur les réseaux sociaux qui persiste en Occident

 

Les démocraties occidentales continuent de renforcer leur contrôle sur les réseaux sociaux. Ainsi, le Comité de la culture, des médias et du sport du parlement britannique a organisé en décembre dernier une nouvelle séance sur les "fake news" et les désinformations sur les réseaux sociaux, ainsi que sur leur influence sur la vie sociale des pays occidentaux. Les participants ont exprimé leur mécontentement à l'égard du fait que les entreprises administrant les réseaux sociaux supprimaient ces "contenus indésirables" de manière trop lente et étaient trop indépendantes, ainsi que fermées au contrôle public ou parlementaire.

On a l'impression que l'organisation de ces audiences par les parlementaires britanniques vise à créer les conditions pour introduire certains éléments de censure sur internet. Il n'est pas exclu que les autorités de ce pays adoptent des mesures législatives fermes afin de renforcer le contrôle des réseaux sociaux. Qui plus est, elles ont déjà un exemple à suivre: il s'agit de la mise en vigueur, le 1 janvier, de la loi allemande "Sur le renforcement de la discipline juridique sur les réseaux sociaux" - ou "loi sur Facebook". Selon cette dernière, les opérateurs des réseaux sociaux sont obligés de limiter l'accès aux contenus "manifestement illégaux" sous 24 heures après la première demande des autorités en ce sens. La violation de cette loi pourrait se solder par une amende de 50 millions d'euros pour une personne morale. La loi a provoqué des réactions mitigées. Ainsi, les médias ont ouvertement accusé les autorités d'avoir introduit la censure et le contrôle du domaine médiatique.

Ainsi, les réseaux sociaux globaux continuent de subir une pression administrative colossale de la part des autorités américaines, allemandes et britanniques qui - sous prétexte de lutter contre l'extrémisme - tentent d'affirmer leur mainmise sur les réseaux sociaux en les transformant en outils propagandistes entre les mains des gouvernements. Leur objectif est très clair et compréhensible: reformater les réseaux sociaux en faveur de leurs intérêts politiques et prévenir l'apparition de voix contredisant un certain mainstream.

Il est également intéressant de souligner la tendance concernant les relations et interactions sur les réseaux sociaux dans les médias traditionnels. On comprend bien que s'il s'agit du monde occidental, les médias subissent tel ou tel contrôle financier ou administratif. Il semble que cette publication non-contrôlée de contenus et le travail d'information sur les réseaux sociaux  - que le monde occidental a considéré comme une activité médiatique à part entière pendant de nombreuses années - soient devenus une menace directe contre l'existence de médias de masse traditionnels qui servent les intérêts des élites politiques occidentales. C'est pourquoi on constate actuellement une offensive totale contre la liberté d'expression sur les réseaux sociaux.

A notre avis, c'est dans ce contexte qu'il faut analyser les informations de plus en plus nombreuses sur la fermeture de pages sur les réseaux sociaux sans aucune explication. Nous voyons que les règles de modération sont parfois modifiées pour des raisons politiques.

Ainsi, j'estime que nous assisterons en 2018 à la poursuite de la politique de "verrouillage" du fonctionnement et des activités des réseaux sociaux. L'exemple suivant sera la France, comme l'a publiquement et clairement annoncé le Président Emmanuel Macron. On craint que d'autre pays occidentaux ne suivent ce dernier - à leur propre initiative ou sous la pression des "poids lourds".

Cette tendance mérite une attention particulière, que nous ne manquerons pas de porter.

 

Sur les recommandations du Département d'État américain concernant les voyages en Russie

 

Les recommandations du Département d'État américain destinées aux citoyens des USA, publiées le 10 janvier, laissent perplexe. Elles conseillent notamment de "s'abstenir de voyages en Russie", pays qui présenterait des "risques sérieux en matière de sécurité" et où la situation "pourrait changer à tout moment". Il est probable, selon moi, que le Département d'État ait décidé de soutenir ses collègues ukrainiens. Les uns parlent d'un "aller simple", les autres évoquent une "situation qui pourrait changer à tout moment". Le sens de leurs propos est tout à fait incompréhensible.

A notre avis, il s'agit encore une fois d'une rhétorique absolument infondée dont l'objectif principal est de renforcer l'hystérie antirusse aux États-Unis et de susciter chez les Américains une peur viscérale de la Russie.

Le terrorisme est présenté aux touristes américains comme la principale menace potentielle. Dans ce contexte, je voudrais poser au Département d'État la question suivante: peut-on aller dans le Lower Manhattan à New York, selon ce critère? Il s'agit d'une hypocrisie absolue. Ce problème est commun: vous souvenez-vous des événements au Royaume-Uni, en France, en Espagne, en Belgique? Ces pays ont fait face à des attentats de masse horribles, mais le Département d'État les considère comme plus sécurisés. Ainsi, selon le Département d'État, la menace terroriste est absente dans ces États, ce qui est un non-sens absolu.

Le même texte affirme que les Américains feraient souvent face à des violences en Russie. Mais où est cet endroit en Russie où on aurait agressé des Américains, où on leur aurait causé de la peine ou des inconvénients? Est-ce que quelqu'un peut citer un seul événement du genre ayant touché un citoyen américain? Nous avons fouillé dans nos archives sans trouver un seul fait. De quoi parle le Département d’État américain? Les auteurs de ces recommandations sont un mystère.

En même temps, tout le monde est au courant des incidents de ce genre ayant touché les ressortissants russes aux États-Unis. Ainsi, lors d'une visite à Pittsburg le 19 décembre dernier, le citoyen russe Anton Kemaïev a été la victime accidentelle d'une fusillade de rue - il a reçu une balle dans la tête.

Par ailleurs, l'Ukraine, qui traverse une période d'hostilités, où la situation intérieure est en effet instable et pourrait changer à tout moment, est considérée par les analystes du Département d'État comme un pays plus sécurisé. Mais pourquoi? Qui sont les auteurs de ce texte?

Nous regrettons que les autorités américaines aient par le passé créé des problèmes artificiels pour l'octroi de visas américains aux Russes qui confinent à un véritable blocage des voyages en Amérique pour les ressortissants russes, et qu'elles déconseillent à leurs citoyens de se rendre en Russie en usant de mesures étranges et absurdes. Les statistiques affichent pourtant une croissance du nombre de touristes américains en Russie, qui a atteint 207 000 personnes au cours des neuf premiers mois de l'année 2017. Bienvenu en Russie! Et n'écoutez pas le Département d'État.

 

Sur la situation de Viktor Bout

 

Nous sommes très préoccupés par l'octroi tardif d'une assistance médicale au citoyen russe Viktor Bout, qui purge une peine de 25 ans de prison aux États-Unis pour des accusations infondées. Quand il a attrapé la grippe, ce qui a provoqué chez lui une fièvre élevée et une toux forte, l'administration pénitentiaire a souligné l'absence de médecin dans l'établissement et lui a proposé d'attendre deux semaines. 

Ce n'est que l'intervention de l'Ambassade russe à Washington qui a permis de débloquer la situation. Le traitement approprié a été dispensé grâce aux diplomates russes qui ont immédiatement contacté l'administration pénitentiaire, le Bureau fédéral des prisons et le Département d'État, ainsi qu'envoyé à ce dernier une note reprenant les exigences en ce sens. Le Russe a eu le droit à un examen médical, et on a commencé à lui octroyer les médicaments nécessaires.

Il ne s'agit pas d'un cas isolé. Le pilote Konstantin Iarochenko, condamné à 20 ans de prison aux États-Unis, a des problèmes sérieux de santé liés notamment aux conditions de son enlèvement par les agents américains au Liberia. Lui non plus n'a pas eu accès à une assistance médicale pendant une période prolongée.

Nous constatons, dès le déclenchement de ces affaires, une attitude peu objective envers les ressortissants russes, et des actions "standardisées". Viktor Bout et Konstantin Iarochenko ont été arrêtés par les Américains dans des pays tiers, transportés aux États-Unis de manière forcée et condamnés à de lourdes peines sans aucune preuve réelle. Leurs appels sont régulièrement rejetés et ils ne reçoivent pas à temps l'assistance médicale dont ils ont besoin.

Il s'agit d'un véritable arbitraire juridique! Nous craignons sérieusement pour la vie de nos citoyens, à qui Washington n'est pas en mesure d'assurer même les conditions élémentaires de détention. Nous continuerons de prendre toutes les mesures possibles pour défendre leurs droits et intérêts légitimes. Nous insistons pour qu'on leur octroie le plus rapidement possible la possibilité de revenir en Russie. 

 

Sur le rapport du sénateur américain Ben Cardin intitulé "Attaque asymétrique de Vladimir Poutine contre la démocratie en Russie et en Europe: les conséquences pour la sécurité nationale des États-Unis"

 

Concernant le passage du rapport du sénateur américain Ben Cardin sur la Serbie, nous voudrions souligner que Washington n'adopte toujours pas une attitude correcte envers ses partenaires étrangers.   

Lors de sa visite à Moscou en décembre 2017, le Président serbe Aleksandar Vučić - en conformité absolue avec les traditions d'amitié et de partenariat qui lient nos deux pays - a sincèrement et ouvertement exprimé sa volonté de développer la coopération avec la Russie sur tous les axes, et confirmé en même temps l'orientation de Belgrade vers l'intégration européenne et la neutralité militaire. Nous respectons absolument les priorités de nos amis serbes en politique étrangère, et nous basons sur notre attachement commun au renforcement de la coopération bilatérale. Nous voudrions souligner que notre travail commun avec Belgrade se déroule en conformité absolue avec le droit international et en tenant compte de tous les facteurs influant sur la situation dans les Balkans.

Qui plus est, nous n'avons jamais promu et ne promouvons actuellement aucun agenda négatif, ni n'appelons à des mesures orientées contre telle ou telle partie. Au contraire, avec nos partenaires serbes, nous sommes ouverts à débattre des questions d'actualité importantes pour la situation dans les Balkans avec toutes les parties intéressées. Le rapport dont il est question indique que tout le monde ne partage malheureusement pas de telles approches inclusives. De tels agissements ne favorisent en aucune façon le dialogue visant à résoudre les problèmes existants, ne font qu'aggraver les contradictions balkaniques et provoquer des tensions supplémentaires.

 

Sur la volonté britannique de discréditer l'organisation de la Coupe du monde de football en Russie

 

Nous avons plus d'une fois cité et montré les matériaux "injectés" par nos partenaires occidentaux et les médias qu'ils contrôlent afin de torpiller la réputation de la Russie avant le déroulement de différents événements sur son territoire. Hier, j'ai commenté les nouvelles tentatives d'accuser les diplomates russes d'ingérence dans les élections américaines. Nous l'avons déjà fait à de nombreuses reprises, mais les médias publient des articles à ce sujet sans même citer nos propos.

Je voudrais vous dire d'avance ce à quoi nous allons assister lors de la Coupe du monde de football. Vous vous rappelez certainement de toutes les insinuations liées à l'organisation des jeux olympiques à Sotchi. La vague de contenus négatifs dans les médias ne fera que croître à l'approche de la Coupe du monde 2018 en Russie. Nous avons des raisons très sérieuses de penser que cela sera l'un des sujets majeurs - voire prioritaires - des médias occidentaux. Nous avons déjà plus d'une fois évoqué cette question au cours de nos conférences de presse en démasquant ces sujets créés de toutes pièces. Nous avons notamment mentionné les médias britanniques. Mais il ne s'agit que de la partie visible de l'iceberg. Ainsi, on a appris que les journalistes du Royaume-Uni avaient pratiquement reçu une "commande publique" pour lancer une campagne médiatique visant à créer un contexte négatif à l'approche de la Coupe du monde 2018 en Russie. Les sujets, les thèmes et les approches ont également été élaborés. On n'a pas appelé les médias à rechercher des sujets mordants, mais on leur a tout simplement suggéré des thèses qu'il fallait utiliser dans les publications. Il s'agit notamment du manque prétendu de l'infrastructure et des conditions nécessaires pour organiser la Coupe du monde en Russie, de l'agressivité des supporteurs russes ou de l'absence de professionnalisme des forces de l'ordre, incapables d'assurer la sécurité des touristes étrangers. Par ailleurs, il n'est pas exclu que toutes les recommandations visant à dissuader les touristes de visiter la Fédération de Russie soient de telle ou telle façon liées à la future compétition.

Nous comprenons parfaitement la structure et le mécanisme d'influence sur les journalistes, notamment en Grande-Bretagne. C'est pourquoi nous n'attendons aucun exploit de leur part. Nous comprenons qu'ils doivent gagner leur vie. De notre part, nous appelons encore une fois les supporteurs étrangers à ne pas céder à cette propagande, à parler aux amateurs de football qui viennent régulièrement assister à des matchs en Russie et ont la possibilité réelle de ressentir l'hospitalité, d'évaluer l'infrastructure et de repérer les défauts réels sur les lieux, pas à travers le prisme des publications propagandistes.    

Prenez l'exemple de Sotchi et des publications alarmistes de certains médias. Et regardez ce qu'on a écrit après. Ainsi, le journaliste du quotidien britannique The Daily Telegraph Ian Chadband estime que la Russie a offert aux spectateurs un "voyage visuel spectaculaire dans l'histoire du pays". Son collègue du journal The Daily Mail Jonathan McEvoy indique quant à lui que "cette nuit a signifié pour la Russie sa renaissance en tant que centre d'influence de la période postsoviétique; ce pays est certain qu'il a sa place à la table des hôtes d'honneur après deux décennies de doutes et de dépression". Le quotidien italien La Repubblica écrit que la "cérémonie a été très somptueuse, comme on s'y attendait, et aussi éternelle que la Russie. Tous ses épisodes classiques ont été inoubliables".

Cette fois tout sera intéressant, professionnel et de grande envergure.

Encore une fois, nous prévenons que les médias britanniques lancent une campagne médiatique négative très active contre cet événement sportif organisé en Fédération de Russie. 

 

Réponses aux questions:

Question: L'Azerbaïdjan a été inscrit, avec la Russie, sur la liste des pays que les autorités américaines ne recommandent pas de visiter.

Réponse: L'Azerbaïdjan se moquerait-il aussi des Américains? Y a-t-il aussi des endroits où les Azerbaïdjanais leur porteraient atteinte?

Question: On ignore sur quoi s'appuie cette déclaration.

Réponse: Savez-vous sur quoi? L'Azerbaïdjan a également organisé avec succès de nombreuses activités internationales dans le domaine du sport et de la culture. Les pays qui réussissent, entre autres dans le domaine touristique, doivent toujours être maintenus sous tension pour ne pas oublier qu'avec la propagande il est toujours possible de créer l'image d'un certain danger. C'est ce que pensent manifestement nos partenaires occidentaux.

Honnêtement, je n'ai pas lu dans l'original du texte ces recommandations de ne pas visiter l'Azerbaïdjan, mais je l'ai vu dans les communiqués. Je pense que cela n'a pu être écrit que par des gens qui n'ont jamais visité Bakou. En tant que personne qui visite souvent et avec plaisir l'Azerbaïdjan, Bakou, son centre historique, ses restaurants, ses musées, ses amis, je peux dire que c'est absolument aberrant d'écrire qu'il n'est pas recommandé aux touristes de ne pas visiter Bakou et l'Azerbaïdjan.

Je répète que seules des personnes qui ne représente ni l'Azerbaïdjan ni la culture de ce pays ni les réalités politiques peuvent tenir de tels propos.

Question: Une question sur le Congrès du dialogue national syrien: comment se déroulent les préparatifs? Est-ce que tous les partis syriens, y compris kurdes, sont invités au Congrès?

Réponse: Vous savez, on ne discute pas actuellement du fait que tout le monde ait été invité ou non. Actuellement il s'agit de mette au point toutes les modalités, les délais, les dates des éventuelles activités, le cercle des invités et des participants. C'est pourquoi il est trop tôt pour dire qui a été invité et qui a confirmé sa participation. Le travail est très actif. Je peux simplement répéter que quand nous aurons des informations détaillées, nous les partagerons. Actuellement je vous assure que les préparatifs sont en cours.

Question: Pouvez-vous confirmer qu'une délégation du Ministère des Affaires étrangères et de la Commission électorale centrale (CEC) se rendra en Syrie pour organiser le déroulement de l'élection présidentielle russe sur le territoire de ce pays?

Réponse: En ce qui concerne l'organisation de l'élection du Président de la Fédération de Russie en 2018, la Syrie est un État qui fera l'objet d'une attention particulière compte tenu de la présence de nombreux citoyens russes sur son territoire - les militaires et les spécialistes qui s'occupent de la réhabilitation de ce pays. Les collaborateurs du Ministère des Affaires étrangères se rendent régulièrement en Syrie. Nous vous informerons ultérieurement d'un éventuel déplacement conjoint des représentants du Ministère russe des Affaires étrangères et de la CEC.

Question: Que pouvez-vous dire au sujet de la réaction des médias ukrainiens à l'attribution à Inal Ardzinbe du rang de conseiller d’État en exercice de la Fédération de Russie de 3e classe?

Réponse: J'ai vu cette réaction. Pour ceux qui ne l'ont pas vue j'expliquerai brièvement que début décembre 2017, par décret présidentiel destiné au chef du département de l'Administration présidentielle russe pour la coopération socioéconomique avec les États membres de la CEI, la république d'Abkhazie et la République d'Ossétie du Sud, le rang de conseiller d’État en exercice de la Fédération de Russie de 3e classe a été attribué à Inal Ardzinbe.

Cela a provoqué une réaction complètement inadéquate des médias ukrainiens. Nous avons alors été submergés de questions de nos propres médias demandant des commentaires parce que dans les médias ukrainiens (il y a des as de la propagande noire) cela avait été assimilé à l'attribution du rang de "général pour l'organisation de campagnes terroristes sur le territoire ukrainien".

C'est absolument délirant! Il existe une certaine "indifférence" envers Inal Ardzinbe en Ukraine. Cette obsession de suivre la vie et la carrière des responsables russes est due soit à une propre crise de cadres en Ukraine, soit à une volonté permanente de trouver des ennemis extérieurs. Ce n'est pas la première fois que nous le commentons. Je ne peux suggérer qu'une seule chose aux médias ukrainiens: s'occuper enfin de leurs propres problèmes politiques, économiques et sociaux au lieu de chercher des ennemis extérieurs, d'inventer de telles nouvelles qui se propagent ensuite. Il vaudrait mieux analyser l'accomplissement par Kiev des Accords de Minsk. Je pense que c'est toujours utile.

Inal Ardzinbe est devenu une sorte de héros favori de la poésie épique ukrainienne contemporaine.

Question: Le Président russe Vladimir Poutine a visité hier la rédaction du journal Komsomolskaïa Pravda. Il a fait plusieurs déclarations de politique étrangère, et dit notamment que la dénucléarisation de la péninsule coréenne devait se faire "par le dialogue". Ce dialogue dure depuis des années. Peut-on parler de progrès, de résultats mesurables à ce sujet?

Réponse: J'ai déjà commenté ce sujet très en détail aujourd'hui, j'ai parlé des progrès évidents que nous constations - et que nous n'étions pas les seuls à remarquer. Je pense que ces images ont fait le tour du monde (je veux parler du dialogue entre le Nord et le Sud). Nous partons du fait que c'est dans ce format – derrière la table des négociations, dans une atmosphère calme et normale – que peut et doit être réglé un problème aussi complexe (nous en sommes parfaitement conscients). Certainement pas par la voie militaire, pas par la démonstration de la force militaire par qui que ce soit, pas par l'intimidation des civils et encore moins par l'usage de l'arme nucléaire. Les éléments des négociations que nous avons vus doivent servir de signal très important et de symbole de la manière dont ce problème peut et doit être réglé.

De son côté, la Russie a déclaré plusieurs fois qu'elle était prête à apporter son aide pour le déroulement des négociations, le règlement de cette situation, et a répondu à la question de savoir si cette aide pouvait être informelle ou formelle. Nous partons du fait qu'il n'y a pas besoin d'un statut formel pour cela. Dans les contacts avec nos partenaires occidentaux, la Corée du Nord et du Sud, nous promouvons l'idée d'un règlement uniquement politique et diplomatique de la situation, nous faisons tout pour que la tension diminue et n'augmente pas.

Question: Les 22 et 23 janvier aura lieu la visite du Président argentin Mauricio Macri en Russie. Sera-t-elle précédée par un entretien entre les ministres des Affaires étrangères de la Russie et de l'Argentine?

Réponse: Je n'ai pas d'informations détaillées sur les activités en marge des réunions du Conseil de sécurité des Nations unies durant la visite actuelle du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à New York. Je demanderai des précisions pour répondre à votre question. Je ne dispose pas de telles informations aujourd'hui.

Vous le savez, un tel entretien s'est récemment tenu chez nous. Il a été rapporté en détail sur le site du Ministère.

Question: Vous avez déjà parlé aujourd'hui des persécutions de médias, des sanctions des autorités américaines visant Russia Today et Sputnik. Avant-hier, l'Ambassade de Russie à Washington a déclaré que la pression contre les médias se poursuivait dans ce pays. C'est aujourd'hui au tour de la télévision et de la radio publique iranienne d'être visée. Quel est votre avis concernant la liberté d'expression et le modèle américain de démocratie?

Réponse: J'ai régulièrement exprimé cet avis, notamment aujourd'hui. Bien sûr, je peux répéter qu'il est inadmissible de persécuter les médias quand il n'est pas question de menace pour la paix, la stabilité, l'implication dans une activité terroriste (tout cela est régi par la loi) mais manifestement d'un engagement ou de querelles politiques intérieures d'un pays (comme nous le voyons aujourd'hui aux USA), de l'expulsion de journalistes, de leur non-accréditation aux événements et d'une persécution publique interminable.

Je voudrais attirer précisément votre attention sur un point. Vous avez dit: "Maintenant c'est au tour de la télévision iranienne". Tout le monde doit s'en souvenir. Personne n'est à l'abri. Quand vous admettez silencieusement ce qui arrive à vos confrères, sachez que l'absence de réaction de la part de la communauté professionnelle donne le feu vert à tous ceux qui font des expériences sur vos confrères.

C'est pourquoi tout le monde journalistique doit se soulever quand ont lieu des agissements illégaux, inappropriés et inadmissibles à l'encontre de médias qu'ils soient russes, brésiliens, cubains, iraniens ou autres – il faut absolument réagir à travers les associations professionnelles nationales et internationales, les unions journalistiques, et individuellement. Il faut faire comprendre que c'est inadmissible. Ainsi tout le monde comprendra que la communauté journalistique internationale possède une voix puissante, que de telles expériences sont inadmissibles.

Autre point important: quand ces expériences concerneront vos médias, je vous assure que la même réaction de rejet d'une telle politique par rapport à la persécution des médias, la même voix puissante se fera entendre pour protéger vos médias et journalistes.

Malheureusement, il a fallu déployer beaucoup d'efforts pour réveiller la communauté journalistique quand cette vague inappropriée a submergé les médias et journalistes russes qui sont expulsés de Lettonie, privés d'accréditation en France, traités de propagandistes pendant les conférences de presse des porte-paroles américains, interrogés pendant plusieurs heures à leur arrivée en Ukraine ou encore soumis à une pression physique, par exemple en Moldavie. Où est tout le monde? Il faut réagir. Vous obtiendriez dix fois plus si vous vous retrouviez dans une telle situation. Il me semble que tous les journalistes internationaux doivent se réveiller. Ces expériences internationales sur les médias russes sont peut-être un essai pour tester sur les journalistes russes un modèle global de restriction des médias nationaux. Si vous laissez faire aujourd'hui, vous pourriez subir la même chose demain.

Question: Les dates du Congrès du dialogue national syrien sont-elles toujours les mêmes? Y a-t-il déjà des participants confirmés?

Réponse: Nous nous orientons aujourd'hui sur fin janvier. Un travail actif est en cours pour déterminer la liste des invités. Dès que nous pourrons confirmer la date exacte et les listes d'invités, nous le ferons.

Question: Le Ministère de la Défense a annoncé hier qu'il pensait que des pays tiers avaient fourni en Syrie des drones aux terroristes, et qu'il s'agissait très probablement des USA. D'après vous, cette situation vise-t-elle à faire échouer le Congrès du dialogue national syrien à Sotchi? Cela pourrait-il retarder le déroulement du Congrès?

Réponse: Il est clair que la déstabilisation de la situation dans la région, en Syrie et le long de ses frontières, n'apporte pas de valeur ajoutée à la préparation du Congrès. Comme je l'ai déclaré aujourd'hui, les efforts antiterroristes de la Russie, des Syriens et de tous ceux qui ont participé à l'élimination de terroristes dans ce pays ont créé une base très solide. Il était important de l'utiliser pour initier un processus global pas seulement de dialogue, mais de travail pratique de toutes les forces politiques qui existent aussi bien en Syrie qu'à l'extérieur pour la consolidation du pays et l'élaboration des principales modalités de son développement futur, pour le travail sur sa structure et les principaux documents réglementant son activité - je fais allusion à la planification pour ce faire. Saper cette base créée grâce à tant d'efforts depuis des années par ceux qui s'occupent et sont derrière la stabilisation vise à empêcher le processus de paix. Étant donné que la tâche du Congrès prévu à Sotchi est précisément le processus de paix en Syrie, il est évidemment une cible pour ceux qui déstabilisent la situation.

Question: Hier, l'opposition syrienne a rencontré le conseiller du Président américain à la sécurité nationale Herbert McMaster à la Maison blanche. Que pensez-vous de telles réunions sachant que la Maison blanche a récemment déclaré qu'elle ne comptait pas vraiment sur la plate-forme de Sotchi?

Réponse: Cela a visiblement été déclaré par des personnes qui ont encore une certaine notion de la diplomatie. J'ai cité aujourd'hui un discours direct disant que du point de vue des USA, le Congrès du dialogue national syrien entrerait pratiquement en contradiction avec la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies et certainement avec les efforts menés sur d'autres plate-formes. Cela a été déclaré par un haut représentant du Département d’État américain. Un diplomate qui doit faire des formulations diplomatiques a déclaré directement que le Congrès prévu à Sotchi ne convenait pas aux USA, tout en citant des arguments absurdes - parce que la Russie est la première intéressée par la mise en œuvre de la résolution en question.

Question: Après cela, avez-vous ressenti des tentatives de faire échouer les négociations?

Réponse: Pourquoi ressentir? Il faut seulement lire. Et je n'ai pas simplement lu: j'ai cité aujourd'hui un diplomate haut placé qui est un spécialiste. Si quelque chose du genre avait été exprimé par un diplomate spécialiste de l'Europe de l'Est, de l'Afrique ou de l'Asie, il aurait pu ne pas connaître de tels sujets. On aurait alors pu dire qu'il s'agissait probablement d'une erreur, d'une lacune ou d'une inexactitude. Mais il s'agit ici d'un spécialiste qui a prononcé un discours au Sénat sur une question concrète, disant que le déroulement du Congrès du dialogue national syrien ne s'inscrivait pas dans la vision américaine des événements dans la région, et que les Russes étaient très rusés puisqu'ils organisaient une activité d'une telle envergure. On a pu lire également que la Russie avait "pratiquement battu tout le monde". Si c'est cela qui est dit publiquement, on a peur d'imaginer ce qui l'est à huis clos.

En répondant à la question précédente, je disais que les armes de pointe détenues par les terroristes et utilisées pour organiser des attentats ou regrouper les terroristes - ce qui est constaté par le Ministère de la Défense - déstabilisaient indéniablement la situation. Cela ne peut pas influencer positivement le déroulement non seulement du Congrès, mais également d'autres activités visant à consolider l'opposition syrienne.

Question: L'Envoyé spécial du Secrétaire général de l'Onu pour la Syrie Staffan de Mistura ne peut-il pas influencer la position américaine? Faire changer leur point de vue concernant la nouvelle plate-forme? La Russie (et elle n'est pas la seule) a beaucoup travaillé pour réunir les représentants des différentes parties du conflit syrien à la même table.

Réponse: L'Envoyé spécial du Secrétaire général de l'Onu pour la Syrie Staffan de Mistura déploie des efforts de médiation. Il exerce ces fonctions de médiateur entre les belligérants en Syrie, mais communique aussi avec les principaux acteurs internationaux impliqués dans le processus de paix syrien. Vous avez raison de dire que l'Envoyé spécial du Secrétaire général de l'Onu, ayant tous les pouvoirs et occupant un poste sérieux, peut parler de l'importance du déroulement du Congrès à Sotchi et tout faire pour son succès - pas un succès pour la Russie mais pour la Syrie et les Syriens eux-mêmes. Quand aujourd'hui nous disons "Syrie", nous partons déjà du fait que c'est une Syrie pour tous les Syriens: ceux qui acceptent le gouvernement et ceux qui le combattent depuis des années, y compris, malheureusement, par des méthodes militaires, de force. Cette future Syrie est une Syrie pour tous les Syriens.

Nous partons du fait que les fonctions de médiation de l'Envoyé spécial devraient aider précisément les Syriens, devraient servir précisément la réussite de tous les citoyens syriens, des groupes, des forces politiques qui ont été choisis aujourd'hui et ont définitivement signé pour les mesures uniquement politiques et diplomatiques de consolidation et de reconstruction de leur pays.

Question: Que pouvez-vous dire au sujet des récentes négociations intercoréennes? Vous les avez déjà mentionnées et on voudrait connaître l'appréciation du Ministère des Affaires étrangères. Peut-on espérer qu'elles constituent un premier pas positif vers un changement d'agenda et un éventuel début des négociations entre les USA et la Corée du Nord? Ou faut-il plus prudemment les voir seulement comme des négociations entre les deux Corées concernant le mouvement olympique?

Réponse: Nous avons immédiatement publié un commentaire avec nos appréciations sur le site du Ministère. Il était très détaillé. Vous voulez que nous donnions des prévisions et des appréciations? Nous avons donné notre appréciation. Je l'ai répétée aujourd'hui. En ce qui concerne les pronostics, les prévisions, honnêtement  nous voudrions que nos appréciations et les appréciations que nous avons entendues dans différentes capitales soient mises en œuvre - et le soient à long terme. Et que ce ne soit pas une démarche unique dans une certaine conjoncture du déroulement des Jeux olympiques en Corée du Sud, et "après ça le déluge" des accusations mutuelles, des invectives et surtout des menaces. On espère que ce sera un exemple de la manière dont les deux parties peuvent coopérer de manière constructive, mener un dialogue, et de cette manière offrir la perspective d'un règlement politique et diplomatique.

Question: La réunion au niveau des ministres et des vice-ministres des Affaires étrangères de la Russie et du Japon se tiendra-t-elle à Tokyo ou à Moscou?

Réponse: Je demanderai des précisions et je vous le dirai.

Question: A l'approche des Jeux olympiques en Corée du Sud, le nombre de publications sur le thème sportif augmente dans différentes revues. Des médias rapportent que certains athlètes américains utiliseraient des vaccins pour dissimuler les traces d'utilisation du dopage. Que pouvez-vous dire à ce sujet?

Réponse: J'ai vu des communiqués informant qu'en raison de la préparation des sportifs américains pour les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver en Corée du Sud, les centres de contrôle et de prévention des maladies des USA avaient rédigé une liste de recommandations pour vacciner les athlètes contre un grand nombre de maladies infectieuses différentes, selon eux.

Nous avons creusé ce thème pour comprendre ce dont il s'agissait. Il s'avère que cette liste de vaccins, selon les experts, pourrait être utilisée pour protéger les sportifs américains qui auraient pu se faire prendre pour dopage. Un tel avis existe. Dans le code sportif réglementant les questions de dopage, il existe en effet des "échappatoires": les vaccins antiviraux ne sont pas considérés comme des produits interdits.

A cet égard je voudrais rappeler l'incident concernant plusieurs athlètes américains qui avaient participé aux JO de 2008 à Pékin. Des traces de clenbutérol - un produit interdit dans le sport depuis la fin du XXe siècle - avaient été retrouvées dans leurs échantillons. Les structures antidopage n'y avaient vu aucun problème en expliquant que les athlètes avaient probablement reçu une certaine quantité de ce produit via leur alimentation.

C'est loin d'être un cas isolé, ce qui prête à croire à l'éventualité d'un dopage légalisé mais sans base juridique, qui reste tout de même impuni si les sportifs sont intentionnellement "menés" en leur apportant un important soutien d'experts. Ce sont des informations très sérieuses à étudier par les spécialistes puisque le thème du dopage est devenu sinistre ces dernières années.

Question: Avant le Nouvel an, un célèbre politologue russe, le directeur de l'Institut international des États nouvellement établis Alexeï Martynov, a été arrêté en Italie et expulsé du pays sous prétexte qu'il aurait représenté une "menace à la sécurité nationale". Il disposait d'un visa Schengen français multiple de 3 ans. Il est également interdit de séjour en Pologne. Puisque le visa s'étend sur tout l'Espace Schengen, il est en principe interdit de séjour dans cet espace.

Après le Nouvel an a éclaté l'histoire des journalistes russes en Lettonie. Dans tous les cas, on entend le prétexte de "menace à la sécurité nationale". Que faire? Il est parfaitement évident que ces citoyens russes ne sont pas des terroristes, des trafiquants de drogue ou d'armes. En quoi consistent ces menaces à la sécurité nationale? C'est un abus classique de formulation! On enfreint les droits de nos citoyens.

Réponse: Ce n'est pas un abus: c'est une baguette magique qui change les lois physiques. Nos collègues européens (et occidentaux en général, mais en l'occurrence vous parlez de l'UE) ont élaboré et adopté pendant des années et des décennies des normes de régulation de la liberté des médias et de l'activité des journalistes. Sachant qu'ils ont appelé le reste de la communauté internationale non seulement à se joindre à ce travail (cela aurait été plus ou moins juste), mais également tenté d'appliquer directement leurs standards élevés à tous les pays sans tenir compte des spécificités nationales, des traditions, de la stabilité politique ou de son absence, et dans l'ensemble de tout ce qui se passait dans tel ou tel pays. Ils ont élaboré des standards très élevés en termes de liberté d'expression et, en utilisant ces recettes, essayé systématiquement non pas d'expliquer mais essentiellement de critiquer les pays concrets qui rejetaient un certain contrôle politique, où il fallait troller les élites politiques, le gouvernement du pays, maintenir constamment un foyer d'instabilité en conformité avec leurs propres intérêts.

Nous assistons aujourd'hui à une situation paradoxale. D'un côté, de nombreux pays ont atteint ce haut niveau de liberté d'expression, leurs médias ont déjà ressenti à l'intérieur de leur espace médiatique national toute la liberté dont ils pouvaient jouir, ils sont devenus des médias à part entière en faisant concurrence aux grands médias occidentaux avec d'immenses budgets. Et la situation est devenue telle que tout le monde s'est placé à égalité dans le milieu médiatique. L'espace médiatique actuel est paradoxal parce qu'il ne faut pas investir beaucoup d'argent pour qu'on entende votre voix haut et fort. Pour cela il faut du talent, du professionnalisme et de l'objectivité. Les capacités technologiques sont réunies pour cela. Il s'avère que dans les conditions de la concurrence actuelle - et occidentale du point de vue civilisationnel - de nombreux médias occidentaux traditionnels sont perdants. Or si les médias nationaux sont perdants, d'une manière ou d'une autre les élites politiques de ces pays le sont également. Le public peut choisir de se référer uniquement au produit informationnel des médias nationaux ou aux médias étrangers. Et c'est là que les élites occidentales se sont demandées comment soutenir leurs médias et écarter, voire évincer les jeunes concurrents de leur espace médiatique qui ont précisément grandi, ces dernières années, en se basant sur leurs standards juridiques. Combien de fois et d'années ont-ils invité des jeunes journalistes de l'espace postsoviétique, combien d'argent ont-ils alloué pour soutenir le milieu médiatique en Russie, en Azerbaïdjan, en Arménie et dans d'autres pays de l'espace postsoviétique russe? Et voilà que le journalisme a grandi.

On assiste à une situation pratiquement sans issue. D'un côté, ils ont eux-mêmes adopté des standards élevés qu'ils pensaient initialement appliquer à d'autres pays, mais à présent il s'avère qu'ils doivent les appliquer à eux-mêmes. D'un autre côté est apparu un milieu concurrentiel dans lequel leurs propres médias commencent à perdre pour différentes raisons. Il a fallu trouver un instrument "magique" qui légaliserait tout ce qui est lié à la restriction de l'activité indésirable des médias tout en garantissant que les hauts standards en matière de liberté d'expression ne seraient pas affectés. Ils ont trouvé la formule magique "sécurité nationale" pour ne pas délivrer d'accréditations et de visas aux journalistes, pour expulser les gens, ne pas les laisser entrer, leur refuser la communication. Il n'y a rien derrière cette phrase. Il y a des accusations des USA, en Europe et dans d'autres pays visant les journalistes russes concernant une prétendue menace pour la sécurité nationale sans aucune explication derrière. Mais cela est suffisant pour sauver la face dans leur propre pays et même auprès des organisations internationales en disant qu'en réalité, ce n'est pas de la censure ou des restrictions mais une démarche dans le cadre de la sécurité nationale. C'est l'unique thèse qui permet à nos partenaires occidentaux de s'en tirer. C'est ainsi que je l'explique.

Mais je pense que la communauté professionnelle doit se réunir à ce sujet, parler et réfléchir à la manière de sortir de cette situation. Demain, cela pourrait s'appliquer à tout le monde. Il y a des représentants de Prensa Latina qui sont présents ici et qui, d'année en année, à la réunion du Comité de l'information de l'Onu, soulèvent la question de l'inégalité dans les médias et de l'inégalité médiatique dans le monde. Traditionnellement, on estimait que le facteur matériel était la cause de l'inégalité. Le monde occidental dormait tranquille: il avait plus d'argent, de postes de télévision et de radios. Les pays émergents et autres n'étaient pas impliqués dans cette concurrence médiatique - loin de là.

Aujourd'hui, notamment grâce à l'internet, aux nouvelles technologies de l'information et aux nouveaux médias, chacun devient un acteur de ce milieu médiatique. On assiste à une situation paradoxale quand d'un côté ont été adoptés de nombreux documents, conventions et accords sur l'inadmissibilité de l'ingérence dans les affaires de la presse, et de l'autre quand on ne parvient plus à retenir cette concurrence.

Question: Il n'est pas seulement question des journalistes. Dans cette liste,  des politologues, des chercheurs et des militants des droits de l'homme russes se sont vu attribuer l'étiquette "menace à la sécurité nationale".

Réponse: La sphère médiatique s'est élargie. Je viens de dire que les journalistes n'étaient pas les seuls acteurs. Cette thèse a été activement élaborée par nos collègues occidentaux. Ces sept dernières années, à toutes les activités internationales, j'entendais dire que les blogueurs et les journalistes étaient égaux. Ce sont nos collègues occidentaux qui nous disaient que les blogueurs avaient un autre secteur d'activité, un autre niveau de responsabilité et d'autres traditions. Aujourd'hui ils sont les otages de leur propre modèle. Mais je pense qu'il faut évoquer cette question dans le milieu journalistique professionnel. C'est un problème très sérieux.

Question: Et si la Russie agissait de la même manière à l'égard des journalistes, des politologues et d'autres catégories de citoyens américains ou d'autres pays avec un visage hostile?

Réponse: Le principe de réciprocité reste en vigueur dans les relations internationales. En même temps, nous précisons que cela ne mènera à rien de bon. Cette politique de nos partenaires occidentaux est complètement erronée.

Question: Merci d'avoir soulevé le thème de la célébration de la libération de la Bulgarie du joug ottoman. Cela a beaucoup d'importance pour le peuple bulgare. Certains plaisantent même en disant que cela a fait de l'ombre, dans l'actualité, à la présidence bulgare de l'UE.

Peut-on dire que la rhétorique antirusse qui durcit dans le monde est une vengeance des USA et de certains pays occidentaux pour la victoire de la Russie en Syrie? L'Occident interdit-il aux pays mineurs de développer leurs relations avec la Russie, comme avec la Moldavie récemment?

Réponse: Ne dites pas que la Moldavie est un pays mineur, ils vont se vexer.

Ce concept n'est pas lié seulement aux événements ou aux activités concrètes mais à la doctrine de refrènement. Nous en avons beaucoup parlé. Tous les faits énumérés sont flagrants. Malheureusement, les tentatives des collègues occidentaux, notamment de Washington, de faire pression sur les pays qui d'une manière ou d'une autre ne sont pas à même de mener une ligne autonome, ont fait leur choix au profit de l'agenda consolidé de l'Occident sous la forme d'une pression sur le non-développement des relations avec la Russie, alors qu'il est question de relations naturelles et non fictives. Il est question de liens historiques, d'une proximité culturelle, d'un grand nombre de contacts scientifiques et sociaux.

Nous avons constaté tout cela pendant plusieurs années. Cela n'a pas commencé avec la Syrie mais bien avant la phase active de l'opération de l'aviation dans ce pays, avant les événements en Ukraine. C'était probablement lié au changement du rôle et du poids de la Russie sur la scène internationale, aux appréciations personnelles de différents responsables occidentaux, au rejet du concept multipolaire, au concept d'exclusivité d'un État et au rejet non seulement du rôle principal, mais simplement d'un rôle autonome d'autres États dans les affaires mondiales. Tout cela fait partie d'un concept unique de refrènement.

 

 

 

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