13 décembre 201717:51

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 13 décembre 2017

2424-13-12-2017

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Sur la réunion du Conseil d'affaires auprès du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

 

La prochaine réunion du Conseil d'affaires se tiendra lundi 18 décembre sous la présidence du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Cette activité sera consacrée au développement de la coopération économique dans le cadre de l'alliance interétatique qu'est le groupe des Brics, au lancement de projets multilatéraux, ainsi qu'à l'utilisation des institutions et des instruments des cinq membres dans l'intérêt des affaires russes.

Les interlocuteurs évoqueront les plans de travail avec les partenaires des Brics pour 2018, année pendant laquelle l'Afrique du Sud présidera le groupe.

Des représentants du Ministère russe des Affaires étrangères et d'autres ministères et services russes, ainsi que des principaux groupes entrepreneuriaux, des grandes banques et compagnies russes participeront à la réunion.

 

Sur l'inauguration de la plaque commémorative en hommage à Andreï Karlov

 

Mardi 19 décembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la cérémonie d'inauguration de la plaque commémorative en hommage à feu l'Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire Andreï Karlov, Héros de Russie.

L'Ambassadeur de Russie en Turquie Andreï Karlov a été tué par un terroriste le 19 décembre 2016 à Ankara. Plusieurs activités se sont déroulées durant l'année écoulée pour immortaliser la mémoire de ce diplomate émérite. En son hommage ont été baptisées des rues à Moscou et à Ankara, l'école n°648 où il avait effectué sa scolarité, ainsi que l'école auprès de l'Ambassade de Russie en Turquie. Un buste du Héros de Russie Andreï Karlov a été érigé à Ankara sur le territoire de l'Ambassade de Russie.

La cérémonie d'inauguration de la plaque commémorative a été organisée conjointement avec le Département du patrimoine culturel de Moscou. Elle aura lieu à 10:00 rue Petrozavodskaïa 24 bât 2.

Nous invitons les journalistes à assister à cet événement.

 

Sur l'entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Commissaire de l'Union africaine à la paix et à la sécurité Smail Chergui

 

Mercredi 20 décembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra avec le Commissaire de l'Union africaine à la paix et à la sécurité Smail Chergui, qui se trouvera en visite à Moscou pour une visite de travail.

Nous sommes disposés à une discussion substantielle sur l'état et les perspectives de la coopération entre la Russie et l'Union africaine dans la lutte contre le terrorisme et contre le crime transfrontalier, y compris le trafic de stupéfiants, la traite des êtres humains et le trafic d'armes. Une attention particulière sera accordée au règlement des différentes situations de conflit en Afrique et notamment en Libye, dans le Sahara-Sahel, dans la région des Grands lacs et dans la corne de l'Afrique.

Durant l'entretien sera également abordé le thème de la coopération entre la Russie et les pays du continent concernant la problématique de l'Union africaine sur la plate-forme de l'Onu et de son Conseil de sécurité.

 

Sur l'Assemblée générale de la Commission russe pour l'Unesco

 

Mercredi 20 décembre, dans la Grande résidence du Ministère russe des Affaires étrangères, se tiendra l'Assemblée générale de la Commission russe pour l'Unesco sous la présidence du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

A cette activité participeront les responsables de l'Administration du Président russe et de l'Appareil du gouvernement russe, des ministres fédéraux, des dirigeants des sujets de la Fédération, des membres du Conseil de la Fédération de l'Assemblée fédérale russe, des députés de la Douma d’État de l'Assemblée fédérale russe, ainsi que des personnalités éminentes de l'éducation, de la science et de la culture de notre pays.

Durant cette réunion seront entendus les rapports des membres de la Commission, des responsables de ses comités de programme et régionaux, sera dressé le bilan du travail pour la période écoulée et seront prises des décisions concrètes visant à assurer le développement de la coopération de la Russie avec l'Unesco.

 

Sur la réunion de la Commission gouvernementale pour les affaires des compatriotes à l'étranger

 

Jeudi 21 décembre se tiendra une nouvelle réunion de la Commission gouvernementale pour les affaires des compatriotes à l'étranger sous la présidence du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Il est prévu de faire le bilan du travail de la Commission en 2017, dont l'événement central fut la Conférence thématique mondiale des compatriotes intitulée "100e anniversaire de la Révolution russe: s'unir pour l'avenir" qui a eu lieu à Moscou du 31 octobre au 1er novembre. Plus de 150 délégués de 91 pays ont participé à cet événement.

Les membres de la Commission analyseront les résultats du travail du Conseil interministériel pour la jeunesse auprès de la Commission gouvernementale pour les affaires des compatriotes à l'étranger.

Les interlocuteurs aborderont les tâches de la Commission gouvernementale pour les affaires des compatriotes à l'étranger en 2018, y compris la préparation  de l'élection présidentielle russe prévue en mars 2018 et le 6e Congrès des compatriotes fixé à l'automne 2018.

 

Sur la visite du Ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson en Russie

 

Une visite de travail du Ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson à Moscou est prévue d'ici la fin de l'année.

Il rencontrera le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pour évoquer l'état et les perspectives des relations russo-britanniques en se focalisant sur leur nécessaire normalisation à travers un dialogue équitable, mutuellement respectueux, et pas alourdi de réserves et autres conditions artificielles. Comme l'a noté le Président russe Vladimir Poutine pendant son entretien avec la Première ministre britannique Theresa May au sommet du G20 en Chine en septembre 2016, nous sommes prêts au rétablissement des relations dans la mesure où nos partenaires le sont aussi.

Dans l'ensemble, nous partons du principe qu'un dégel complexe du travail des principaux mécanismes de coopération bilatérale et de l'ensemble des liens interministériels est nécessaire. Nous comptons évoquer en détail avec le Ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson les éventuelles modalités de ce travail. Nous trouvons insuffisant de mener le dialogue uniquement de manière sélective, "sur certaines questions isolées représentant un intérêt pour le Royaume-Uni", comme le disent les responsables britanniques dans leurs déclarations publiques. Cela ne correspond ni au potentiel que porte en elle la coopération russo-britannique ni à nos besoins et, au fond, cela n'a pas de valeur ajoutée pour nous.

De plus, tout dialogue doit s'accompagner de démarches réelles, qui témoignent de l'aspiration réelle à redresser les liens bilatéraux. Ces démarches, selon nous, doivent être concrètes et palpables. Nous espérons que Londres, qui a poussé nos relations bilatérales dans l'impasse de son propre gré, entreprendra de telles actions avant ou pendant la visite du Ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson.

 

Sur l'évolution de la situation en Syrie

 

Le foyer militaire et politique de terrorisme international a été éradiqué en Syrie. Une contribution décisive a été apportée à cette victoire par le détachement russe qui, comme l'ont noté les dirigeants russes et les experts internationaux, a brillamment accompli sa mission et a aidé l'armée syrienne à défendre la souveraineté et l'indépendance de l’État syrien.

Conformément à l'ordre donné par le Président russe Vladimir Poutine lundi 11 décembre pendant sa visite à la base aérienne de Hmeimim, le retrait d'une grande partie de ce détachement vers son lieu de déploiement permanent a commencé.

Nos militaires conservent tout de même une présence sur le sol syrien et seraient prêts, si besoin, à agir de manière préventive si les terroristes tentaient de se regrouper et de compenser leurs pertes en personnel et en armements.

Je voudrais souligner que cette présence est légitime et s'appuie sur les accords conclus entre la Russie et la Syrie en parfaite conformité avec le droit international.

On ne peut pas en dire autant de certains de nos partenaires. La Syrie est rattachée à part entière au droit international, elle est membre de l'Onu. Dans le contexte de l'élimination de Daech sur le sol syrien, rien ne peut justifier les actions violant la souveraineté de cet État - notamment quand elles s'accompagnent de déclarations selon lesquelles Daech ne serait pas complètement vaincu en Syrie, et que s'il l'était alors le principal mérite reviendrait à la coalition menée par les USA.

Nous ne parlerons pas des mérites. Tout est déjà clair. Mais il existe un réel problème: la réticence à reconnaître que Daech a cessé d'exister sur le territoire syrien en tant que structure militaro-politique.

Malgré tout, cette nouvelle réalité objective ouvre la porte au règlement politique du conflit syrien et nécessite de commencer sans attendre la reconstruction du pays. La Syrie a besoin d'une large contribution internationale pour restaurer la vie pacifique sur son territoire et surmonter les conséquences de la catastrophe humanitaire qui l'a frappée.

Cette semaine, le Ministère russe de la Défense a rapporté qu'à l'issue des contacts avec la direction du Croissant-Rouge arabe syrien, des accords avaient été conclus sur l'organisation de convois humanitaires du 12 au 18 décembre dans une ville de la province de Homs et dans cinq villes de la province de Hama. De plus, nos militaires continuent de livrer une aide humanitaire aux régions syriennes les plus touchées par les affrontements.

Dans le même temps se poursuit le travail sur les questions organisationnelles pour réunir le Congrès du dialogue national syrien appelé à intensifier les négociations intersyriennes, à créer un terreau favorable au rétablissement du dialogue national, une sorte d'appui aux négociations intersyriennes de Genève sous l'égide de l'Onu. C'est dans le cadre du format de Genève que doivent être fixés définitivement les accords conclus sur une entente mutuelle entre les parties syriennes concernant la réforme constitutionnelle et les élections sous la surveillance de l'Onu, comme le prévoit la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Sur la livraison transfrontalière de l'aide humanitaire de l'Onu en Syrie

 

Actuellement, le Conseil de sécurité des Nations unies poursuit le débat sur la prolongation du régime particulier établi en 2014 permettant la livraison de l'aide humanitaire de l'Onu en Syrie via la frontière des pays voisins. Ce régime a été instauré par la résolution 2165 du Conseil de sécurité des Nations unies alors que le conflit armé traversait une phase aiguë, que le gouvernement syrien ne contrôlait pas d'importants territoires et qu'il n'existait pas d'autre moyen d'apporter une aide humanitaire à la population civile dans ces régions. La résolution a autorisé un accès humanitaire via les postes de contrôle à la frontière turque, jordanienne et irakienne sans obtenir l'accord des autorités de Damas mais en les informant préalablement. Un mécanisme d'inspection a été également fixé pour contrôler à la frontière le caractère humanitaire des chargements de l'Onu envoyés en Syrie, mais qui ne surveille pas la répartition de cette aide sur le territoire du pays. Malheureusement, cette aide se retrouvait souvent entre les mains des hommes armés qui combattait le gouvernement.

Dans le contexte de l'évolution positive de la situation en Syrie, nous jugeons nécessaire de fermer progressivement le régime établi sur décision du Conseil de sécurité des Nations unies, qui avait été créé dans des conditions complètement différentes et dans l'urgence. Il portait et continue de porter atteinte à la souveraineté de la Syrie et crée un précèdent extrêmement indésirable dans les approches internationales de l'acheminement de l'aide humanitaire. De plus, selon la Russie, ce régime contribue de facto à la division de la Syrie, ce qui est contraire aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et aux décisions convenues dans différents formats.

Nous sommes prêts à mener un travail conjoint pour déterminer le meilleur moyen d'arrêter le régime des fournitures transfrontalières de fret humanitaire, qui a rempli sa tâche avec un préjudice minimal pour ceux qui ont effectivement besoin de recevoir une aide. De plus, nous avons besoin d'un mécanisme transparent d'information du Conseil de sécurité des Nations unies sur la quantité et la destination de l'aide humanitaire de l'Onu via la frontière. Les propositions appropriées ont été soumises par la Russie au Conseil de sécurité des Nations unies. Nous sommes convaincus qu'une simple prolongation technique du mécanisme sans corrections majeures ne correspond pas aux nouvelles réalités en Syrie.

 

Sur la participation de l'Unesco à la reconstruction des monuments du patrimoine mondial en Syrie

 

La Russie entreprend des efforts continuels et ciblés pour reconstruire les sites de patrimoine culturel détruits par les extrémistes en Syrie. Un pas important a été franchi dans cette direction par la signature en octobre d'un Mémorandum d'entente entre le Musée de l'Ermitage et l'Unesco sur la protection et la reconstruction des biens culturels dans les zones de conflit et notamment au Moyen-Orient.

Nous saluons la nouvelle rédaction de la Stratégie pour le renforcement de l’action de l’Unesco en matière de protection de la culture et de promotion du pluralisme culturel en cas de conflit armé adoptée pendant la 39e session de la Conférence générale de l'Unesco. Nous pensons que ce document pourrait être une bonne base pour renforcer la stabilité de la coopération internationale à ce sujet.

Dans le même temps, nous sommes convaincus que l'heure est venue de passer des paroles aux actes concrets et appelons l'Unesco à intensifier son activité et à se joindre au travail pour la reconstruction des monuments du patrimoine mondial à Palmyre et à Alep.

 

Sur l'évolution de la situation autour du processus de paix au Proche-Orient

 

Les protestations se poursuivent depuis le 6 décembre sur les territoires palestiniens de Cisjordanie - y compris Jérusalem-Est et la bande de Gaza - ainsi que dans les régions arabes d'Israël suite à la décision du Président américain Donald Trump.

Selon les informations des médias, à ce jour 4 Palestiniens ont été tués dans les affrontements avec la police israélienne et près de 2 000 ont été blessés - dont des dizaines par balle.

De grandes manifestations se déroulent également dans d'autres pays arabes et musulmans, notamment en Égypte, au Liban, au Maroc, en Turquie, en Indonésie et en Malaisie.

Moscou est très préoccupé par la déstabilisation dans la région, que l'administration américaine a provoquée en annonçant sa fameuse décision concernant Jérusalem. Nous sommes convaincus qu'il ne sera possible de sortir du cercle vicieux de la violence et de la tension qu'en relançant les négociations israélo-palestiniennes pour régler durablement le conflit sur la base des décisions bien connues de la communauté internationale. Nous partons du fait que d'ici là, toutes les parties intéressées doivent faire preuve de retenue et empêcher les actions susceptibles de blesser des innocents et d'éloigner les perspectives de rétablir la paix, la justice et la sécurité pour tous dans cette région.

 

Sur la suspension provisoire de la présence diplomatique russe au Yémen

 

Mardi 12 décembre, il a été décidé de suspendre la présence diplomatique russe à Sanaa. Tout le personnel de notre Ambassade au Yémen a quitté la capitale par un vol spécial. A bord de cet avion se trouvaient également 30 citoyens russes et d'autres pays qui ont souhaité quitter la zone du conflit armé qui perdure au Yémen.

Cette décision a été prise suite à une sérieuse dégradation de la situation sécuritaire sur fond d'escalade de la crise yéménite intérieure. L'Ambassadeur de Russie au Yémen, déplacé provisoirement à Riyad, poursuivra son activité et ses contacts avec les autorités légitimes du Yémen qui se trouvent en Arabie saoudite.

A cet égard, nous jugeons nécessaire de réaffirmer notre position de principe au profit de l'abandon au plus vite de l'usage de la force par les belligérants, pour parler des différends accumulés et de la future structure étatique à la table des négociations en tenant compte de l'avis de toutes les principales forces politiques de ce pays. Nous avons l'intention de continuer à tout faire pour contribuer à l'accomplissement de cet objectif.

 

Sur la réunion ministérielle du groupe international de soutien au Liban

 

Vendredi 8 décembre à Paris s'est tenue la réunion ministérielle du Groupe international de soutien au Liban (GISL). La Fédération de Russie était représentée par l'Ambassadeur de Russie en France Alexeï Mechkov.

Le Président français Emmanuel Macron a prononcé un discours d'ouverture. La réunion s'est déroulée avec la participation du Premier ministre libanais Saad Hariri, du Ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, de la vice-Secrétaire générale de l'Onu Amina Mohammed, ainsi que des représentants du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de l'Italie, de la Chine, des USA, de l'UE, de la Ligue arabe, du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, du Programme des Nations unies pour le développement, de la Banque mondiale et du bureau du coordinateur spécial de l'Onu pour le Liban.

Dans son discours, l'Ambassadeur de Russie en France Alexeï Mechkov a réaffirmé le soutien ferme et continuel de la Russie à la souveraineté, à l'unité et à l'intégrité territoriale du Liban, et l'aspiration de le voir comme un État stable et sûr. Il a souligné que le Liban ne devait pas devenir une plate-forme de règlement de comptes entre acteurs régionaux et internationaux influents. Cela risquerait en effet de déstabiliser le pays, de détruire la structure étatique libanaise et de faire apparaître de nouveaux foyers de conflit au Moyen-Orient. Le diplomate a attiré l'attention sur l'affluence, ces dernières années au Liban, de réfugiés originaires de la Syrie voisine dont le retour améliorerait significativement la situation au Liban. La Russie y contribue pleinement en aidant notamment à lutter contre le terrorisme, à assurer la sécurité, à reconstruire le pays et à régler politiquement les problèmes syriens. La Russie prône immuablement le règlement de toutes les questions difficiles figurant à l'agenda libanais par les Libanais eux-mêmes sans ingérence extérieure, par le biais d'un dialogue tenant compte des intérêts de toutes les principales forces politiques du pays et des différents groupes ethno-confessionnels de population.

A l'issue de la réunion du GISL a été adoptée une déclaration conjointe sur la situation au Liban.

 

Sur la réunion de la Commission conjointe dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d'action global commun sur le règlement de la situation autour du programme nucléaire iranien

 

Mercredi 13 décembre à Vienne s'est tenue la réunion de la Commission conjointe des Six et de l'Iran. Les parties ont évoqué en détail la mise en œuvre du Plan d'action global commun. Tous les membres de la Commission conjointe ont réaffirmé leur attachement à la mise en œuvre par étapes du Plan d'action. Un accent particulier a été mis sur la nécessité d'assurer son efficacité et sa durabilité à long terme.

La Commission conjointe a salué le respect rigoureux par l'Iran de ses engagements dans le cadre de l'accord global, ce qui est régulièrement confirmé par l'AIEA – la seule structure internationale habilitée à effectuer des vérifications sur le programme nucléaire iranien.

Pendant la réunion ont été soulevées les questions relatives à la mise en œuvre des projets pour mettre en place la production d'isotopes stables à l'usine de Fordo et pour la modernisation du réacteur d'Arak, ainsi que d'autres aspects du Plan d'action visant à élargir la coopération internationale avec l'Iran dans le domaine de l'usage pacifique de l'énergie nucléaire. Dans ce contexte, un accent a été mis sur les résultats positifs du séminaire international organisé à Moscou en octobre 2017 consacré au 25e anniversaire de la coopération russo-iranienne dans le domaine du nucléaire pacifique.

Pendant la réunion, une attention particulière a été accordée aux problèmes liés à l'incertitude quant à l'avenir du Plan d'action suite à la décision du Président américain Donald Trump de ne pas confirmer l'accomplissement rigoureux du Plan d'action par Téhéran. Les membres de la Commission conjointe ont réaffirmé à l'unanimité que le Plan d'action était basé sur le principe fondamental de réciprocité, qui est appelé notamment à contribuer à la normalisation de la coopération commerciale et économique internationale avec Téhéran.

Les représentants russes ont particulièrement souligné que l'omission de ce principe de la part de l'un des participants à l'accord remettait en question l'avenir du Plan d'action approuvé par la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies et dont le respect est obligatoire.

 

Sur l'évolution de la situation sur la péninsule coréenne

 

Nous suivons attentivement la situation sur la péninsule coréenne, qui est devenue encore plus compliquée après le lancement d'un missile par la Corée du Nord le 29 novembre. Nous constatons avec regret que sur cette toile de fond, les USA maintiennent la même ligne non constructive visant à accroître leur activité militaire en Asie du Nord-Est. En particulier, après le déroulement des plus importantes manœuvres conjointes de l'histoire de l'armée de l'air des USA et de la Corée du Sud du 4 au 8 décembre, les USA ont commencé des exercices navals trilatéraux avec la participation des Forces d'autodéfense du Japon le 12 décembre. Nous sommes certains que ce jeu de muscles non seulement ne contribue pas à la désescalade de la tension, mais risque au contraire de provoquer des conséquences extrêmement graves pour la situation dans la région.

Nous appelons instamment toutes les parties impliquées, avant tout les USA et la Corée du Nord, à s'abstenir de commettre des démarches susceptibles de provoquer une nouvelle aggravation du conflit et à entamer sans attendre un travail pratique conjoint pour trouver des solutions politiques et diplomatiques à tous les problèmes de la péninsule coréenne.

 

Sur le dernier rapport de la Mission de surveillance des droits de l'homme de l'Onu en Ukraine

 

Nous avons pris connaissance du 20e rapport de la Mission de surveillance des droits de l'homme de l'Onu en Ukraine pour la période du 16 août au 15 novembre.

Nous avons noté que l'Onu faisait état d'une réduction du nombre de victimes civiles du conflit dans le Donbass. Malgré tout, les statistiques actuelles – 15 morts et 72 blessés – sont choquantes. Ces meurtres injustifiables doivent cesser immédiatement!

Il est particulièrement préoccupant que les bombardements incessants à l'artillerie lourde contre les sites civils se doublent de plus en plus souvent de mines, de pièges et d'explosifs artisanaux qui frappent les citoyens ordinaires. Nous soutenons l'appel adressé aux belligérants par la Mission de surveillance à respecter rigoureusement l'accord de cessez-le-feu et les Accords de Minsk qui prévoient notamment un retrait de l'artillerie lourde de la ligne de démarcation.

Nous soutenons totalement le message de l'Onu appelant Kiev à remplir l'accord conclu à Minsk le 19 juillet sur la mise en place de zones de sécurité autour de la station d'eau et celle de filtration à Donetsk. Le bombardement de ces dernières mènerait non seulement à la privation de plus d'un demi-million de personnes d'accès à l'eau potable, mais pousserait également la région au seuil de la catastrophe écologique. Nous voudrions rappeler aux autorités ukrainiennes que les bombardements de l'infrastructure civile constituent une violation directe de leurs engagements internationaux.

Nous sommes très préoccupés par la réticence obstinée de Kiev à enquêter sur les violations grossières des droits de l'homme par les forces de l'ordre ukrainiennes et le Service de sécurité d'Ukraine (SBU) qui, comme l'indiquent les rapports de la Mission de surveillance de l'Onu, sont devenues systémiques. Il est question de privation illégale de liberté, de disparitions violentes, de détention sans contact avec le monde extérieur, de tortures, de violences sexuelles, ainsi que d'utilisation de la loi antiterroriste pour écarter l'opposition politique et les dissidents de la société. Cette fois, les membres de l'Onu ont constaté une pression directe sans précédent des autorités du pays sur le travail des juges. Cela contribue à la propagation de la permissivité et de l'impunité dans le pays.

Sur ce fond, nous sommes particulièrement indignés par l'absence de progrès dans l'enquête sur les crimes commis pendant les fameux événements sur le Maïdan de Kiev ou encore à Odessa en mai 2014, entre autres.

Nous sommes sérieusement préoccupés par la politique discriminatoire inhumaine de Kiev envers les citoyens ukrainiens qui vivent dans le Donbass, comme le confirment les conclusions de l'Onu. Le refus des autorités de verser les retraites et les prestations sociales aux habitants du Sud-Est du pays, l'absence de procédures de dédommagement de ses propres citoyens pour la perte de leur logement et de leurs biens suite aux actions des forces ukrainiennes, l'instauration de restrictions artificielles pour les résidents de la région souhaitant traverser la ligne de contact et la confiscation de leur argent ont non seulement poussé 4 millions d'Ukrainiens au seuil de la pauvreté, mais ont également contribué davantage à la division de la société ukrainienne, réduisant ainsi les chances de réconciliation nationale.

Nous partageons les préoccupations de la Mission de surveillance face à la nouvelle vague de manifestation, en Ukraine, de formes extrêmes d'intolérance, y compris du côté de l'establishment politique. Il est question d'une répression globale de la liberté d'expression et de réunion, de persécutions et d'attaques contre les journalistes, y compris étrangers, de leur déportation du pays. L'Onu constate à juste titre que, malheureusement, les autorités n'enquêtent même pas sur ces violations.

Nous appelons Kiev à consulter attentivement les conclusions de la Mission de surveillance concernant la loi sur l'éducation qui enfreint clairement les droits des minorités nationales vivant dans le pays. Pour justifier son caractère a priori discriminatoire, l'Onu se réfère à juste titre à la décision de la Cour européenne des droits de l'homme de 2001 sur l'affaire opposant Chypre à la Turquie. Dans le cas de la langue russe en Ukraine, il est question des droits et des intérêts légitimes de millions de personnes.

Nous devons rappeler une nouvelle fois que le mandat de la Mission de surveillance des droits de l'homme en Ukraine n'inclut pas l'examen de la situation dans les pays tiers. La République de Crimée et la ville fédérale de Sébastopol sont un territoire de la Fédération de Russie, et la nouvelle tentative d'inclure au rapport sur l'Ukraine un jugement sur la situation des droits de l'homme dans cette région russe est illégale.

 

Sur les conclusions de la Commission de Venise concernant la récente loi sur l'éducation adoptée en Ukraine

 

Lundi 11 décembre, la Commission européenne pour la démocratie par le droit, connue également sous le nom de Commission de Venise du Conseil de l'Europe, a publié ses conclusions concernant la scandaleuse loi sur l'éducation adoptée en Ukraine, qui a déjà provoqué une vague de critiques de la part de nombreux pays.

Les experts du Conseil de l'Europe soulignent que cette loi "ne contient pas de décisions concernant les langues n'étant pas des langues officielles de l'UE, notamment le russe qui est la langue non nationale la plus répandue (en Ukraine)". Il est souligné "qu'une attitude moins favorable envers ces langues est difficile à justifier, ce qui soulève la question de leur discrimination". Le document stipule que la solution la plus appropriée serait d'apporter des amendements à l'article 7 de la loi et de remplacer les termes actuels par des termes "plus équilibrés et mieux formulés".

Nous soutenons ces recommandations de la Commission de Venise. La mise en œuvre pratique de cette loi signifierait une discrimination non dissimulée envers des millions de citoyens ukrainiens russophones.

De notre côté, nous remarquons que les exigences russes en matière de protection des droits linguistiques de la majeure partie de la population ukrainienne ne sortent pas du cadre ce que recommandent instamment, à Kiev, les organisations internationales compétentes dont les rapports critiquent la situation en Ukraine en matière de droits de l'homme.

Nous appelons les autorités ukrainiennes, compte tenu des recommandations de la Commission de Venise, à organiser des consultations avec les représentants des minorités nationales et d'autres acteurs intéressés afin d'élaborer des décisions qui garantiraient des droits linguistiques égaux pour tous les citoyens ukrainiens sans exception.

Nous espérons que le Conseil de l'Europe veillera en permanence au respect par l'Ukraine des recommandations de la Commission de Venise. Nous avons également noté les déclarations de hauts responsables de l'UE qui ont promis d'insister sur leur mise en œuvre complète, ce qui est nécessaire pour garantir efficacement le droit des minorités nationales vivant en Ukraine à recevoir une éducation dans leur langue natale.

 

Sur la célébration du 100e anniversaire de l'indépendance de la Finlande

 

Le 6 décembre, la Finlande a largement célébré le centenaire de l'indépendance du pays. Au total, en 2017, près de 5 000 activités festives ont été organisées dans le pays et à l'étranger sous la devise "Ensemble" pour renforcer la cohésion de la nation finlandaise et rendre hommage à l'histoire nationale.

La Russie a participé activement à la célébration de cette date-anniversaire. L'événement central a été la visite du Président russe Vladimir Poutine à Savonlinna (Finlande orientale) le 27 juillet à l'invitation du Président finlandais Sauli Niinistö.

Du 22 au 24 mai à Turku (Sud-Ouest de la Finlande) sous le patronat des présidents de la Russie et de la Finlande, s'est déroulé le 5e Congrès russo-finlandais des villes jumelées, auquel près de 300 délégués des deux pays ont participé. La Russie et la Finlande comptent près de 130 villes jumelées, par exemple Moscou-Helsinki et Saint-Pétersbourg-Turku.

Du 21 au 23 septembre à Saint-Pétersbourg s'est tenu le 18e Forum culturel russo-finlandais ouvert par les premiers ministres russe Dmitri Medvedev et finlandais Juha Sipilä sous le signe de cet anniversaire.

La Russie a contribué aux activités-anniversaire en organisant une tournée des plus grands groupes artistiques russes en Finlande: le Bolchoï à Savonlinna, l'orchestre du théâtre Mariinski sous la direction de Valeri Guerguiev à Mikkeli, le Cirque de Moscou avenue Vernadski et le théâtre Alexandrinski à Helsinki, ainsi que l'Orchestre académique national des instruments populaires de Russie Ossipov à Helsinki et à Imatra.

Un grand travail conjoint a été réalisé au niveau des Archives de Russie et des Archives nationales de Finlande. Les 19 et 20 décembre, elles organiseront à Moscou une conférence scientifique internationale "De l'empire aux républiques. La Russie et la Finlande. 1917-1920". Dans le cadre de la conférence sera ouverte une exposition historique et documentaire "La Russie et la Finlande: modèles de révolution, modèles d'indépendance, modèles de guerre et de paix. 1917-1920" et sera présenté un recueil de documents "La Russie et la Finlande: du conflit à la paix. 1917-1920". Le travail se poursuit sur le recueil conjoint de documents intitulé "La Russie et l'indépendance de la Finlande. 1899-1920".

 

Sur le forum d'investissement annuel de la Bourse de Moscou

 

Les 6 et 7 décembre à Londres, la Bourse de Moscou et la banque Goldman Sachs ont organisé un forum financier annuel consacré aux investissements en Russie. Plus de 400 représentants de banques et de fonds d'investissement européens, américains et asiatiques, compagnies du secteur des services et des associations professionnelles ont participé à cette activité.

Le principal événement du forum a été le discours du vice-Premier ministre russe Arkadi Dvorkovitch sur les sanctions antirusses occidentales, la croissance économique et la diversification du PIB de notre pays, notamment dans le contexte de l'amélioration de l'efficacité des compagnies publiques nationales, ainsi que la politique macroéconomique de la Russie. Une attention particulière a également été accordée à la présentation de la Bourse de Moscou, notamment dans le contexte des possibilités apportées par cette plate-forme commerciale pour les clients étrangers, et aux discours des dirigeants des plus grandes compagnies russes. Le déroulement réussi de cette activité a envoyé un signal clair supplémentaire montrant la disposition de la Russie au développement des relations d'affaires et au renforcement de la coopération financière avec l'Occident.

Nous jugeons importante l'existence de tels contacts directs des structures d'affaires internationales avec les autorités de notre pays. Nous sommes certains qu'en dépit des difficultés géopolitiques actuelles, les changements positifs dans le milieu d'affaires russe, notamment l'augmentation de la transparence et de la qualité de l'administration d'entreprise, la stabilité macroéconomique et l'élargissement de l'horizon des investissements, seront correctement interprétés par nos partenaires lors de la prise de décisions d'investissement en Russie.

 

Sur la fin des Saisons russes au Japon

 

Dimanche 10 décembre au Suntory Hall de Tokyo, le concert de l'orchestre du théâtre Mariinski sous la direction de Valeri Guerguiev avec le virtuose Denis Matsouev au piano a marqué la fin des Saisons russes au Japon. Selon les autorités japonaises, près de 3 millions de spectateurs dans 42 villes ont assisté aux activités des Saisons et au 12e festival annuel de la culture russe au Japon. Rien que dans le cadre du festival ont été organisées plus de 40 activités culturelles dans 27 villes visitées par près de 1,2 million de personnes.

Pendant les Saisons russes au Japon, outre la culture classique, la Russie a largement présenté notre culture contemporaine: l'animation, le cinéma, la cuisine, la mode, le rock, qui ont trouvé leurs adeptes parmi le public japonais exigeant.

Nous sommes ravis que les partenaires japonais soient disposés au développement diversifié des liens sociaux avec la Russie et soient prêts à un travail actif pour préparer les Années croisées. Nous espérons que ces formats de coopération se multiplieront. La Russie a toujours des choses à présenter au public hors de ses frontières.

 

Sur la mise en place des «Maisons du supporter 2018» au niveau des représentations étrangères de Rossotroudnitchestvo

 

Pour attirer activement l'attention du public étranger sur la Coupe du monde de football 2018 en Russie et afin de mettre en œuvre une approche systémique du travail avec les supporters et les touristes en Russie pendant le déroulement de grands événements sportifs, l'agence Rossotroudnitchestvo pour le rayonnement culturel et scientifique, en coopération avec le Ministère russe des Affaires étrangères, le Ministère russe de la Culture, Rostourisme, le Comité d'organisation Russie 2018 et d'autres autorités compétentes, met en œuvre le programme «Maison du supporter 2018» sur la base de ses représentations étrangères.

Leur mission consiste à fournir aux visiteurs potentiels des informations exhaustives sur la Russie et le Mondial 2018, ainsi qu'à contribuer à la planification des voyages et de la participation aux matchs en tant que spectateurs. Des diffusions de matchs, des rencontres avec les joueurs et les entraîneurs et une communication avec les associations de supporters russes y seront organisées pour les supporters étrangers.

Le 4 décembre, au Centre culturel et scientifique russe à Berlin, s'est tenue la cérémonie d'ouverture solennelle de la première Maison russe du supporter 2018 en Europe.

Le plus grand intérêt a été suscité par la procédure de délivrance de la carte personnifiée de supporter FAN ID qui assure aux citoyens étrangers une entrée sans visa sur le territoire de la Fédération de Russie pendant le déroulement du Mondial. Ce document est également nécessaire pour visiter les matchs du Mondial 2018 et se déplacer entre les villes-organisatrices. Dès à présent, les supporters allemands ont déjà déposé plus de 300 000 requêtes de billets.

Dans le cadre de la cérémonie d'ouverture, les représentants des villes-organisatrices du Mondial 2018 ont présenté leurs programmes pour l'accueil des supporters.

D'ici mars 2018, il est prévu d'ouvrir de telles Maisons dans plus de 30 pays (16 en Europe, 3 en Amérique, 9 en Asie et au Moyen-Orient).

Les Maisons du supporter travailleront en permanence jusqu'à la fin de la Coupe du monde.

Si vous avez des questions, envoyez-les et nous y répondront rapidement.

 

Sur l'apparition d'une ambulance russe à Stockholm

 

De vives discussions ont été récemment provoquées sur les réseaux sociaux et dans les médias par l'apparition d'une ambulance russe dans les rues de Stockholm.

Malheureusement, l'absence d'informations au moment des faits a conduit à la propagation de spéculations diverses et variées à ce sujet, allant des suppositions inoffensives sur un éventuel tournage de film aux fantaisies les plus absurdes sur une nouvelle preuve prétendue de l'ingérence de Moscou dans la vie suédoise.

L'ambulance de Saint-Pétersbourg se trouvait dans la capitale suédoise pour transporter un patient d'Örebro à Saint-Pétersbourg dans le cadre de l'assurance de ce dernier. Dans une rue de Stockholm, nos médecins, comme il se doit pour des professionnels, ont apporté une première aide médicale à un passant avant l'arrivée de leurs collègues suédois. Je peux vous dire que ces actions rapides et compétentes des médecins russes ont été accueillies avec gratitude en Suède: des remerciements ont été transmis via l'Ambassade de Russie dans ce pays.

 

Sur la parution en Suède du livre L'Ours arrive: sur la russophobie, les stéréotypes et les échecs militaires

 

Ce livre a attiré notre attention parce qu'il va à contre-courant de la tendance antirusse générale. Son auteur, Mattias Göransson, a tenté d'analyser les origines et les causes de l'hystérie russophobe qui perdure en Europe - et, malheureusement, en Suède - en étudiant les exemples cités dans les médias depuis l'époque de la Guerre froide jusqu'à nos jours.

Ce n'est pas le premier ouvrage de cet auteur à aller dans ce sens. L'an dernier, il a notamment percé à jour "l'usine à trolls suédoise" qui s'occupait de la diabolisation permanente de la Russie aux yeux des Suédois. Cette fois, le travail est d'une plus grande envergure.

L'auteur commence son analyse historique à partir des années 1940 quand, selon lui, a commencé en coulisses la formation du triangle russophobe composé des forces armées, des entreprises militaro-industrielles influentes liées à celles-ci, ainsi que de groupes de pseudo-experts et de médias engagés et apprivoisés. Il dévoile tout le processus de lavage de cerveau et en décrit le système précis: d'abord un sujet avec un arrière-plan antirusse notoire est lancé dans la presse en se référant à des "militaires" ordinaires ou des "citoyens responsables". Il peut s'agir notamment de "phénomènes mystérieux", et l'article fait allusion à leur origine nationale. Nous nous souvenons tous les recherches maniaques des traces de sous-marins russes en Suède. Dans ce livre, on découvre que les histoires dans la série "incroyable mais vrai" se produisaient également plus tôt, encore à l'époque soviétique.

Nous avons visionné les conférences de presse de l'époque soviétique. A l'époque déjà, les porte-paroles du Ministère des Affaires étrangères de l'URSS commentaient ces histoires concernant de prétendus sous-marins soviétiques faisant surface. Bien évidemment, ces faits n'étaient pas confirmés. Mais ce sujet médiatique est exploité en permanence.

L'auteur énumère également des phénomènes comme les flashs mystérieux dans le ciel, des sons étranges sous l'eau, des pannes sérieuses sur les sites d'infrastructure. Ces sujets étrangers ou les descriptions de cas inconnus sont activement évoqués dans l'espace médiatique. Ensuite, ils arrivent sur les plate-formes de débats sociopolitiques. Bien sûr, les gens commencent à s'inquiéter concernant un certain "voisin perfide et agressif de l'est". De cette manière on atteint l'objectif fixé: les militaires obtiennent du gouvernement et des autorités compétentes un financement supplémentaire pour renforcer la défense "compte tenu de la situation tendue", le tout avec un large soutien de la population.  En règle générale, après avoir obtenu l'effet escompté, on tait et on rend souvent confidentiels les résultats d'enquête sur les "incidents mystérieux". C'est effectivement le cas parce qu'après la remontée à la surface de prétendus sous-marins et leur description détaillée, on n'explique jamais comme s'est terminée l'enquête.

L'auteur conclut que le fond antirusse actuel persistant résulte de la campagne à long terme ciblée et continuelle contre notre pays, derrière laquelle se trouvent les intérêts banals et mercantiles de certains milieux - et non idéologiques et géopolitiques. Malheureusement, un tel modèle de propagande est inhérent à la stratégie de régions entières. Bien sûr, il est regrettable que d'une part nos collègues européens affirment leur attachement au droit et à la liberté des médias, mais qu'en pratique on constate ces scénarios dont parlent ces mêmes Suédois qui s'occupent professionnellement de cette problématique.

 

Sur les déclarations de la porte-parole du Département d’État américain Heather Nauert

 

Nous avons remarqué la proposition relayée en conférence de presse le 12 décembre par la porte-parole du Département d’État américain Heather Nauert que la Russie et les USA fixent sur le papier dans l'éthique et le droit international l'engagement fondamental de ne pas admettre d'ingérence dans les affaires intérieures de l'autre. J'explique comment tout s'est réellement passé.

Dans le contexte de l'hystérie colossale que nous observons à Washington autour du prétendu et mythique "rôle de la Russie dans les élections aux USA", en juillet déjà la Russie avait proposé aux Américains d'échanger des lettres contenant des engagements, par exemple, au niveau des ministères des Affaires étrangères. Nous n'avons rien inventé de nouveau: ce principe avait déjà été fixé au moment du rétablissement des relations diplomatiques entre nos pays le 16 novembre 1933 et, je le souligne, à la demande insistante des Américains. A l'époque le Commissaire du peuple aux Affaires étrangères de l'URSS Maxim Litvinov, arrivé à Washington en 1933 et le Président des USA Franklin Roosevelt avaient échangé des notes personnelles attestant du droit incontestable de chaque pays à organiser la vie dans ses frontières à sa guise.

Le refus de Washington d'étudier aujourd'hui la proposition évoquée en ces termes par la porte-parole du Département d’État américain Heather Nauert montre une fois de plus que la campagne accusant la Russie d'une prétendue ingérence dans les élections américaines de 2016 est complètement infondée. En fait, c'est la reconnaissance du fait que rien de tel n'a existé et qu'aucune menace russe pour le système électoral américain n'a été ressentie en réalité.

Dans le même temps, les USA ont montré qu'ils ne voulaient prendre aucun engagement en la matière. Pourquoi? Ils supposent visiblement qu'eux ont le droit de s'ingérer dans les affaires des autres. Nous l'avons parfaitement vu sur l'exemple de la Yougoslavie, de l'Irak et de la Libye détruits par les "coalitions occidentales" - même si, selon la logique américaine, bombarder des femmes et des enfants au nom de la démocratie est normal et même juste.

Visiblement consciente de l'impossibilité de trouver des justifications acceptables pour renoncer à l'ingérence dans les affaires intérieures, la porte-parole du Département d’État américain a tenté de ressortir les reproches infondés visant la Russie sur d'autres sujets - plus précisément le Traité sur les sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) - ce qui a été suivi d'une salve d'accusations.

Nous avons donné de nombreuses explications détaillées à ce sujet, nous avons publié un commentaire spécial sur le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et nos exports en ont parlé. Des explications détaillées ont également été apportées par le vice-Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov le 9 décembre. Je voudrais rappeler que les Américains n'avancent aucune preuve pour soutenir leurs accusations, et qu'ils ne peuvent pas le faire parce qu'elles n'existent pas. Ils ignorent également les préoccupations de la Russie par rapport à leurs propres engagements dans le cadre de ce traité. Ainsi, des systèmes de lancement sont déployés à la base américaine de défense antimissile de Deveselu en Roumanie, capables de tirer des missiles de croisière Tomahawk. En 2018, le Pentagone compte installer de tels systèmes en Pologne même si un tel déploiement terrestre va à l'encontre du FNI.

Nous avons entendu des reproches concernant le conflit en Ukraine. La Russie ne respecterait prétendument pas les Accords de Minsk. Je voudrais rappeler une nouvelle fois ou peut-être apprendre à quelqu'un aux USA que les engagements des Accords de Minsk concernent uniquement les belligérants, c'est-à-dire les républiques du Donbass et Kiev, mais que ce dernier sabote simplement ces accords depuis longtemps. Sans parler du fait que toute la crise ukrainienne a résulté du coup d’État de février 2014 auquel les USA ont directement contribué et qui, depuis, supervisent de près le gouvernement actuel de Kiev. Or les porte-paroles actuels du Département d’État américain ignorent ce que faisaient les représentants du Département d’État américain en 2014. C'est pourquoi je suis prête à le leur rappeler régulièrement.

 

Sur les déclarations de la porte-parole du Département d’État américain Heather Nauert

 

Nous avons remarqué la proposition relayée en conférence de presse le 12 décembre par la porte-parole du Département d’État américain Heather Nauert que la Russie et les USA fixent sur le papier dans l'éthique et le droit international l'engagement fondamental de ne pas admettre d'ingérence dans les affaires intérieures de l'autre. J'explique comment tout s'est réellement passé.

Dans le contexte de l'hystérie colossale que nous observons à Washington autour du prétendu et mythique "rôle de la Russie dans les élections aux USA", en juillet déjà la Russie avait proposé aux Américains d'échanger des lettres contenant des engagements, par exemple, au niveau des ministères des Affaires étrangères. Nous n'avons rien inventé de nouveau: ce principe avait déjà été fixé au moment du rétablissement des relations diplomatiques entre nos pays le 16 novembre 1933 et, je le souligne, à la demande insistante des Américains. A l'époque le Commissaire du peuple aux Affaires étrangères de l'URSS Maxim Litvinov, arrivé à Washington en 1933 et le Président des USA Franklin Roosevelt avaient échangé des notes personnelles attestant du droit incontestable de chaque pays à organiser la vie dans ses frontières à sa guise.

Le refus de Washington d'étudier aujourd'hui la proposition évoquée en ces termes par la porte-parole du Département d’État américain Heather Nauert montre une fois de plus que la campagne accusant la Russie d'une prétendue ingérence dans les élections américaines de 2016 est complètement infondée. En fait, c'est la reconnaissance du fait que rien de tel n'a existé et qu'aucune menace russe pour le système électoral américain n'a été ressentie en réalité.

Dans le même temps, les USA ont montré qu'ils ne voulaient prendre aucun engagement en la matière. Pourquoi? Ils supposent visiblement qu'eux ont le droit de s'ingérer dans les affaires des autres. Nous l'avons parfaitement vu sur l'exemple de la Yougoslavie, de l'Irak et de la Libye détruits par les "coalitions occidentales" - même si, selon la logique américaine, bombarder des femmes et des enfants au nom de la démocratie est normal et même juste.

Visiblement consciente de l'impossibilité de trouver des justifications acceptables pour renoncer à l'ingérence dans les affaires intérieures, la porte-parole du Département d’État américain a tenté de ressortir les reproches infondés visant la Russie sur d'autres sujets - plus précisément le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) - ce qui a été suivi d'une salve d'accusations.

Nous avons donné de nombreuses explications détaillées à ce sujet, nous avons publié un commentaire spécial sur le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et nos exports en ont parlé. Des explications détaillées ont également été apportées par le vice-Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov le 9 décembre. Je voudrais rappeler que les Américains n'avancent aucune preuve pour soutenir leurs accusations, et qu'ils ne peuvent pas le faire parce qu'elles n'existent pas. Ils ignorent également les préoccupations de la Russie par rapport à leurs propres engagements dans le cadre de ce traité. Ainsi, des systèmes de lancement sont déployés à la base américaine de défense antimissile de Deveselu en Roumanie, capables de tirer des missiles de croisière Tomahawk. En 2018, le Pentagone compte installer de tels systèmes en Pologne même si un tel déploiement terrestre va à l'encontre du FNI.

Nous avons entendu des reproches concernant le conflit en Ukraine. La Russie ne respecterait prétendument pas les Accords de Minsk. Je voudrais rappeler une nouvelle fois ou peut-être apprendre à quelqu'un aux USA que les engagements des Accords de Minsk concernent uniquement les belligérants, c'est-à-dire les républiques du Donbass et Kiev, mais que ce dernier sabote simplement ces accords depuis longtemps. Sans parler du fait que toute la crise ukrainienne a résulté du coup d’État de février 2014 auquel les USA ont directement contribué et qui, depuis, supervisent de près le gouvernement actuel de Kiev. Or les porte-paroles actuels du Département d’État américain ignorent ce que faisaient les représentants du Département d’État américain en 2014. C'est pourquoi je suis prête à le leur rappeler régulièrement.

Le bloc suivant concerne la problématique du travail des médias, plus précisément les restrictions qui leur sont imposées. Les absurdités ne nous surprennent plus mais elles dépassent les bornes. Il est évident que le "piano mécanique" n'est pas simplement désaccordé. Il est cassé, tient à peine debout, et il est important de garder ses distances pour ne pas se faire écraser.

Analysons point par point les dernières déclarations de Heather Nauert.

La porte-parole du Département d’État américain a déclaré qu'elle avait de "très grands soupçons" sur tout accord conclu avec la Russie. Et qu'en est-il de l'accord conclu entre les présidents russe et américain qui s'est soldé par la déclaration conjointe sur la Syrie rendue publique à l'issue de leur entretien en marge du sommet de l'APEC le mois dernier? Tout va bien avec la déclaration du Président? A l'époque, le porte-parole du Département d’État américain avait noté: "L'accord s'appuie sur plusieurs mois de discussions intensives avec les Russes… Les négociations ont été très tendues et difficiles, mais aussi professionnelles et finalement fructueuses". Il avait noté également que la déclaration conjointe prouvait la possibilité d'une coopération entre Moscou et Washington en dépit des divergences. Qu'y a-t-il? Ils ne se lisent pas et ne s'écoutent pas? Tout cela dans le cadre d'un même département.

Ma consœur revient également sur le thème des conditions de travail des médias russes aux USA et déclare que les décisions à leur égard n'ont pas été prises par les autorités américaines, mais par une prétendue association de journalistes qui réglemente l'accès au Capitole. Nous n'avons pas compris. Pouvez-vous être plus concrets? Il a été dit plus tôt que toutes les décisions concernant Sputnik et Russia Today avaient été prises en s'appuyant sur la législation américaine en vigueur. Qui devons-nous croire? Quel jour faut-il croire le porte-parole du Département d’État américain?

Et la représentante du Département d’État américain appelle les autorités russes à "garantir les mêmes possibilités de travail pour la presse qu'en Amérique"! J'ai une question. Avez-vous bien réfléchi à Washington? Qu'arriverait-il si, en Russie, nous organisions le travail des médias américains exactement de la même manière que vous faites pour les journalistes russes? Vous rendez-vous compte de ce que vous souhaitez? Les souhaits peuvent se réaliser.

Je voudrais dire que dans notre pays, les médias américains assistent sans restriction aux conférences de presse du Ministère des Affaires étrangères et d'autres institutions publiques - jusqu'à récemment du Parlement - et réalisent régulièrement des interviews avec des personnalités politiques russes. Par contre, pouvez-vous nous dire quand pour la dernière fois le chef du Département d’État américain ou son porte-parole ont accordé une interview à part entière à Sputnik ou à Russia Today? Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et nos représentants communiquent régulièrement avec les journalistes américains, accordent des interviews et répondent aux questions. Or nous savons parfaitement (et vous l'avez annoncé comme une position officielle) que vous n'accordez pas aux chaînes russes et notamment Russia Today des interviews pour différentes raisons. Souhaitez-vous réellement la parité dans l'attitude envers les médias américains en Russie comme vous traitez les médias russes aux USA? Répondez à cette question au moins pour vous-mêmes.

 

Question: Le Président américain Donald Trump a déclaré hier en Floride devant ses partisans que les USA avaient gagné les deux guerres mondiales. Comment peut-on réagir à cela?

Réponse: Comme je l'ai dit, ces déclarations sont infinies dans leur absence de logique, leur inconsistance et leur changement permanent. Les déclarations des présidents américains, des chefs de diplomatie et des porte-paroles américains changent infiniment allant jusqu'à dire tout et contraire. Une seule question se pose: est-ce dit seulement pour leur activité politique, pour attirer l'attention des électeurs et des partisans ou est-ce la position officielle des USA? C'est difficile à comprendre.

Question: La Russie a-t-elle joué un rôle dans le rapprochement des positions de Washington et de Pyongyang au vu de la déclaration faite hier par le Secrétaire d’État américain Rex Tillerson concernant la disposition de Washington à négocier avec la Corée du Nord sans conditions préalables? Pensez-vous qu'une telle disposition ouvre la voie à la reprise des négociations à Six sur la Corée du Nord?

Réponse: Je pense qu'il faut demander aux USA ce qui les a poussés à faire cette déclaration. C'est leur prérogative et leur compétence d'expliquer les raisons qui les ont amenés à exprimer cette position.

Bien sûr, nous avons stimulé et tenté de motiver toutes les parties, non seulement les USA et la Corée du Nord, mais également tous les pays plus ou moins impliqués dans ce processus, à intensifier le règlement de la situation par la voie politique et diplomatique. Nous l'avons fait publiquement et dans le cadre des négociations diplomatiques. Nous l'avons fait très activement. Nous avons utilisé nos ambassades dans les pays concernés, nos députés ont fait des déclarations et des activités appropriées ont été organisées. Nous avons fait tout le nécessaire pour montrer que le recours à la force et l'exacerbation de la situation n'avaient aucune perspective. Nous avons également tenté de tout faire pour stimuler le processus politique. Par contre, la question de savoir sur quoi s'appuie concrètement la position des USA doit être adressée aux USA.

Question: Le 10 décembre, la Bulgarie a célébré le 140e anniversaire de la victoire sur l'Empire ottoman. Une activité solennelle a été organisée près du monument aux héros de Plevna à Moscou, pendant laquelle le Président Roumen Radev a rappelé le rôle de votre pays. Je voudrais noter que les enfants russes, tels des soldats, ont passé deux heures dans le froid près de ce monument. Je voudrais m'adresser au maire de Plevna. Je pense que ces enfants méritent de pouvoir se rendre en Bulgarie gratuitement. Des hommes d'affaires bulgares pourraient peut-être financer ce voyage.

Plus de 50 000 Juifs ont été sauvés en Bulgarie avec l'aide de l'Armée rouge. Je ne peux plus vivre "comme les animaux". Ça suffit de "travailler comme un Noir pour vivre comme un Blanc". Je voudrais qu'on fasse de moi un Juif…

Réponse: Je voudrais vous demander, puisque vous utilisez notre plate-forme hospitalière pour vos prestations, de ne pas être offensant envers d'autres ethnies, nationalités et personnes de différentes croyances religieuses. Pensez à elles, s'il vous plaît.

Question: Quelles actions compte entreprendre la Russie sur les plate-formes des organisations internationales suite à la reconnaissance de Jérusalem en tant que capitale d'Israël?

Réponse: Une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies vient de se terminer. Le représentant russe s'est exprimé de manière très argumentée à ce sujet. Vous pouvez consulter son discours. Je viens de commenter également ce thème. J'ai dit qu'il fallait attirer une attention particulière sur la hausse de la tension compte tenu des actions de Washington, et que cela entraînait une immense tension non seulement dans la région, mais également en dehors.

Nous suivons ce thème. Nous avons exprimé plusieurs fois notre position de principe à ce sujet, nous avons souligné la nécessité de se référer à la base juridique internationale accumulée sur le règlement du problème du Proche-Orient, qui est très aigu. Vous pouvez prendre connaissance de toutes nos appréciations. Consultez régulièrement nos ressources médiatiques.

Question: Le Ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a déclaré hier qu'il avait transmis à la Russie une liste de groupes kurdes admissibles en tant que participants au Congrès du dialogue national syrien pour la Turquie. Pouvez-vous confirmer sa réception et dire comment se déroule le processus de mise au point de cette liste?

Réponse: En ce qui concerne la réception d'une telle liste, je n'ai honnêtement pas d'informations exactes à ce sujet, mais je n'ai pas non plus de raisons de ne pas croire la déclaration du chef de la diplomatie turque.

Concernant les préparatifs, je peux dire qu'ils se déroulent très activement. On travaille notamment sur la question des participants avec les différents acteurs intéressés.

 

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