16 mars 201812:01

Allocution et réponses à la presse du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'une conférence de presse conjointe avec les ministres iranien et turc des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et Mevlüt Çavuşoğlu suite à la rencontre des pays garants du processus d'Astana, Astana, 16 mars 2018

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Mesdames et messieurs,

La rencontre tripartite entre les ministres des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, de la République de Turquie et de la République islamique d'Iran, qui sont les pays garants du cessez-le-feu en Syrie, vient de prendre fin. Je voudrais profiter de l'occasion pour remercier sincèrement les autorités kazakhes et notamment le Président kazakh Noursoultan Nazarbaïev ainsi que notre homologue et ami Kaïrat Abdrahmanov, Ministre kazakh des Affaires étrangères, pour leur hospitalité et le soutien qu'ils ont accordé aux travaux du format d'Astana pendant toute l'année.

Nous avons analysé le bilan des travaux accomplis depuis le lancement de la plateforme d'Astana en janvier 2017. Depuis cette date, les hauts représentants des trois pays garants ont organisé à Astana huit cycles de négociations substantiels qui ont permis d'adopter des mesures concrètes visant à faire baisser les violences sur le terrain, à rétablir la confiance entre les parties en conflit, à améliorer la situation humanitaire et à donner une impulsion aux recherches d'une solution politique. Il est également important que le succès des efforts collectifs a permis de s'approcher considérablement de l'élimination complète de Daech, du Front al-Nosra et d'autres organisations terroristes considérées comme telles par le Conseil de sécurité de l'Onu. Aujourd'hui, personne ne peut nier de manière argumentée que le processus d'Astana et ses accomplissements sont devenus un outil efficace de concours à la paix et la sécurité en Syrie, qui a déjà prouvé son actualité et sa viabilité.   

Je dois immédiatement mentionner que nous avons constaté et constatons toujours des tentatives non-argumentées de diminuer voire de nier l'importance du processus d'Astana. Nous le voyons de manière parfaitement claire. Ces tentatives sont entreprises par ceux qui ne voient pas vraiment d'un bon œil le partenariat entre la Russie, la Turquie et l'Iran, ainsi que par ceux qui voudraient empêcher la Syrie de rester un État uni et transformer ce pays crucial en nouveau territoire de chaos où il serait très facile de mener ses jeux géopolitiques.

Face à cette politique aventuriste, les trois pays garants affichent leur attachement ferme à la souveraineté, à l'unité, à l'indépendance et à l'intégrité territoriale de la Syrie, autrement dit aux principes fondamentaux fixés par les résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu et notamment par la résolution 2254. Ces principes cruciaux ont été clairement confirmés par les représentants de tous les segments de la société syrienne au cours du Congrès du dialogue national syrien qui s'est déroulé en janvier dernier à Sotchi à l'initiative des présidents russe, turc et iranien. Aujourd'hui, nous sommes convenus de poursuivre notre concours au rétablissement de l'unité du pays par les Syriens et à l'adoption d'une solution politique, notamment via la création - selon les ententes conclues lors du Congrès de Sotchi - du Comité constitutionnel et le lancement de ses travaux à Genève dans les plus brefs délais. Tout comme par le passé, nous soutenons fermement le processus politique mené et mis en œuvre par les Syriens-mêmes. Selon le Conseil de sécurité de l'Onu, les Syriens doivent s'entendre entre eux sans aucune ingérence extérieure. Ce sont les Syriens qui devront décider de l'avenir du pays.   

La concertation future des efforts de la Russie, de l'Iran et de la Turquie en tant que trois pays garants est surtout importante aujourd'hui que nous faisons face à une aggravation considérable de la situation dans les régions syriennes de la Ghouta orientale, Yarmouk, Foua et Kefraya, Roukban, Raqqa, ainsi que dans les provinces d'Idleb et de Hama. Nous constatons une interprétation unilatérale de la situation dans la Ghouta orientale, que nous avions déjà observée lors des événements à l'est Alep. Il est évident que certains collègues occidentaux veulent défendre les terroristes, notamment du Front al-Nosra, contre les frappes, et préserver le potentiel de combat des extrémistes qui jouent le rôle de provocateurs dans les scénarios des "réalisateurs géopolitiques" occidentaux qui se laissent guider par tout sauf les intérêts du peuple syrien.

Les tirs incessants sur Damas, qui tuent les civils, et le blocage des convois d'aide humanitaire malgré les pauses humanitaires quotidiennes introduites depuis le 27 février, non seulement font peur à la capitale syrienne mais offrent aussi une occasion pour lancer des accusations infondées contre les autorités syriennes et la Russie qui ne feraient assez d'efforts pour mettre en œuvre la résolution 2401 du Conseil de sécurité de l'Onu. Rappelons que tout recours à la force contre Damas sur la base de prétextes imaginés est inacceptable. Les menaces récentes de frappes unilatérales américaines contre la Syrie, notamment contre Damas, comme nous l'avions déjà constaté en avril 2017 sur la base d'accusations infondées concernant l'utilisation d'armes chimiques par le gouvernement syrien, sont inacceptables et inadmissibles. Nous l'avons clairement fait savoir aux représentants américains via nos canaux diplomatiques et militaires.   

Malgré tout le bruit créé autour de la Ghouta orientale, nous poursuivons notre travail visant à aider les autorités syriennes à évacuer les civils, à assurer l'accès des convois humanitaires et à évacuer les malades et les blessés, ce qui donne des résultats évidents. Seulement hier, plus de 12 000 personnes ont quitté la Ghouta orientale, tandis qu'un convoi de l'Onu et du Comité international de la Croix-Rouge acheminait 137 tonnes de denrées humanitaires dans la ville de Douma. Nous envisageons de poursuivre nos efforts pour la mise en œuvre ferme et infaillible de toutes les clauses de la résolution 2401 du Conseil de sécurité de l'Onu afin de contribuer à renforcer le cessez-le-feu et à améliorer la situation humanitaire sur tout le territoire syrien, en luttant résolument contre les terroristes qu'aucune résolution ne peut défendre contre une frappe. Nous appelons toutes les autres parties à se laisser guider par les mêmes principes.

Je voudrais souligner spécialement qu'Astana a accueilli hier la première séance d'un nouveau mécanisme du format d'Astana: le Groupe de travail pour la libération des détenus et des otages, le transfert des corps des défunts et la recherche des disparus qui a réuni les représentants de nos trois pays, mais aussi de l'Onu et du Comité international de la Croix-Rouge. Le lancement des travaux de ce groupe contribuera de manière importante au rétablissement de la confiance entre les Syriens et à la normalisation de la situation en Syrie en général.

Le document de travail qui a été concerté hier définit les paramètres du travail futur et crée toutes les conditions nécessaires pour que ce travail soit efficace.

Pour conclure, je voudrais souligner encore une fois que le format d'Astana ne cesse de se développer. Il est pourtant encore plus important d'aller plus loin et de décupler le potentiel accumulé. La rencontre d'aujourd'hui confirme notre volonté commune de poursuivre le travail conjoint visant un règlement syrien solide et durable. Nos visions et projets d'avenir sont mentionnés dans la Déclaration commune des trois ministres qui sera distribuée après notre rencontre. 

Nous nous sommes également accordés pour préparer le nouveau sommet des leaders des trois pays qui se déroulera le 4 avril en Turquie, qui a une importance particulière dans le contexte actuel et vise à renforcer davantage notre coordination au nom d'une paix juste en Syrie. Je suis convaincu que l'accomplissement de cet objectif influera de manière positive la situation au Moyen-Orient en général.

Je suis reconnaissant envers mes homologues pour leur coopération très étroite. Nous remercions encore une fois nos hôtes kazakhs. Je suis convaincu que ce n'est pas notre dernière rencontre sur le sol kazakh hospitalier.

Question: Avez-vous trouvé une entente sur la prolongation du fonctionnement des zones de désescalade? Si oui, de quel délai parle-t-on? S'agit-il d'encore six mois ou d'un autre délai? Avez-vous évoqué la possibilité d'élargir le territoire des zones de désescalade, notamment en couvrant la région d'Afrin? Une petite précision concernant les propos du Ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu: prévoit-on effectivement d'organiser, à Istanbul puis en Iran, des congrès similaires à celui de Sotchi?

Sergueï Lavrov: Je voudrais commencer par votre dernière question. La traduction devait être imprécise car nous avons dit que le sommet des présidents russe, iranien et turc qui a eu lieu en novembre dernier à Sotchi ne serait pas un événement isolé. Le prochain sommet des trois présidents aura lieu le 4 avril en Turquie. Ensuite, nous serons en effet prêts à examiner les invitations de nos amis iraniens. Contrairement à la traduction, ces futures rencontres ne seront pas des congrès et nous vous prions de ne pas créer d'ambiguïtés dans l'espace médiatique. 

Concernant votre première question, les zones de désescalade restent en vigueur mais elles ne sont pas permanentes, comme cela avait été souligné lors de leur création. Ce régime a déjà été prolongé une fois. Suite à l'expiration du délai actuel, on décidera de l'avenir de ces zones compte tenu de la situation sur le terrain et autour. Nous avons intérêt à stopper le plus rapidement possible les violations du cessez-le-feu et - ce qui est très important - à assurer l'établissement de contacts entre les autorités locales de ces zones et les institutions publiques syriennes concernant la vie et l'approvisionnement de la population. Il s'agit d'un élément-clé de la conception des zones de désescalade. Nous n'avons pas évoqué l'élargissement territorial ni la formation de nouvelles zones.

Question: Hier, 12 000 personnes ont été libérées de la Ghouta orientale grâce aux efforts du Centre russe pour la réconciliation des belligérants. Pourquoi, selon vous, l'Onu est-elle absente de ce processus? Êtes-vous globalement satisfait du rôle de l'Onu dans le processus de Genève visant à former la Commission constitutionnelle?

Sergueï Lavrov: Concernant la Ghouta orientale, j'ai déjà présenté les chiffres. Vous avez raison: plus de 12 000 civils ont quitté la Ghouta orientale et cette évacuation se poursuit. On vient de me téléphoner de Moscou. Je vous demande pardon, mais j'ai dû répondre. Cet appel concernait justement ce sujet. On fait face là-bas à des problèmes sérieux: les habitants quittent la ville mais les combattants tentent de les en empêcher. Dans tous les cas, le travail avec les chefs de guerre qui se trouvent dans la Ghouta orientale donne progressivement des résultats. J'espère qu'ils feront le pas majeur suivant en prenant leurs distances du Front al-Nosra qui contrôle une partie considérable de la Ghouta orientale. On envoie l'aide humanitaire dans cette enclave, notamment grâce aux efforts de nos militaires. Mais, comme je viens de le dire dans mon allocution d'ouverture, l'Onu et le Comité international de la Croix-Rouge ont envoyé hier un convoi humanitaire important de près de 140 tonnes, suite à une pause en effet très longue pendant laquelle l'Onu ne s'est pas occupée très activement de ces questions. Les raisons de sécurité ont sans doute joué un rôle. La communauté internationale devrait se montrer plus active en ce qui concerne l'aide humanitaire.

Comme je l'ai déjà dit, une aide humanitaire arrive dans la Ghouta orientale et ses volumes ne cessent de croître. Les problèmes sont liés à ceux qui quittent la zone, car il est nécessaire de les héberger, malgré le manque de biens élémentaires tels que les effets de couchage et les produits de première nécessité. Nous appelons la communauté internationale qui s'inquiète de la situation humanitaire dans cette région syrienne et de l'avenir des civils, ainsi que l'Onu et d'autres organisations humanitaires, à aider immédiatement à héberger les civils qui fuient le terrorisme et se rendent, depuis la Ghouta orientale, sur le territoire contrôlé par le Gouvernement syrien. 

Concernant le rôle de l'Onu dans le processus de Genève de formation du comité constitutionnel sur la base des décisions du Congrès de Sotchi, je ne veux pas tirer de conclusions ou présenter d'estimations. Un peu plus d'un mois s'est écoulé depuis le Congrès de Sotchi qui a permis d'obtenir des ententes sur la formation de la commission constitutionnelle. L'Onu joue évidemment un rôle de coordination, mais elle doit agir sur la base des contributions futures des trois pays garants. L'Onu devra s'appuyer sur les décisions du Congrès de Sotchi et assurer que la composition du comité constitutionnel soit absolument inclusive et représentative du point de vue de la participation de tous les groupes ethniques, religieux et politiques de la société syrienne.

Ce n'est pas un travail facile. Rappelons que - nous l'avons également évoqué aujourd'hui - la mise en œuvre de l'initiative très utile et soutenue par tout le monde de nos amis saoudiens prévoyant de réunir les groupes de Riyad, du Caire et de Moscou au sein d'une délégation de l'opposition syrienne a pris plus de six mois.

Je ne dis pas que la formation de la commission constitutionnelle devrait prendre le même temps, mais je voudrais m'abstenir de toute estimation concernant ce processus qui est déjà en cours. Il est très compliqué. Il s'agit probablement de la phase décisive du processus politique. Quand le comité sera formé et accepté par tout le monde en tant qu'organe plénipotentiaire, il sera possible d'aborder la réforme constitutionnelle. A condition naturellement que - comme l'indiquent toutes les décisions du Conseil de sécurité de l'Onu - tous les accords fassent l'objet d'une entente entre le Gouvernement et l'opposition. Personne ne peut rien imposer aux autres.

Question: Nous ne pouvons pas ne pas mentionner les propos et les actions de Londres et Washington par rapport à la Russie. Que pensez-vous de la dernière déclaration du Département d'État américain sur l'introduction éventuelle de nouvelles sanctions à cause du scandale concernant l'empoisonnement de Sergueï Skripal, ainsi que les nouvelles sanctions de la "liste Mueller" que le Ministère des Finance a déjà annoncées?  

Je vais citer encore une fois, sans traduire, les propos du chef des militaires britanniques: "Russia should go away and shut up". Pouvez-vous me dire la dernière fois qu'un responsable si haut placé a utilisé ce ton en parlant à la Russie? 

Sergueï Lavrov: It is highly impossible to remember. Je ne peux me souvenir de rien de tel. Nous avons cessé d'y faire attention car nous ne sommes (et n'avons pas vraiment été) particulièrement agités par l'annonce de plus en plus de sanctions. Certains ont monté une histoire concernant notre prétendue ingérence dans les élections. Cela traîne en longueur depuis plus d'un an. On lance des enquêtes et on organise des audiences, sans pourtant présenter un seul fait au public. Cette absence de faits est pourtant compensée par des vagues incessantes de sanctions motivées par une seule chose, ce qui, franchement, contredit le droit anglo-saxon. Aujourd'hui, le système anglo-saxon de droit et de justice se montre sous un jour très inhabituel. On l'a pourtant déjà constaté plus d'une fois au cours de ces dernières années - on aurait dû s'y habituer.

De qui s'agit-il? J'ai regardé aujourd'hui les journaux télévisés de la BBC et de CNN. La présentation est très simple. Ils affirment que le Royaume-Uni a reçu le soutien et la solidarité de la France, de l'Allemagne et des États-Unis. Ces derniers ont demandé à la Russie d'expliquer les raisons de l'empoisonnement de ce colonel, et Moscou nie son implication. C'est tout, on ne dit rien de plus. On ne dit pas que l'enquête est toujours en cours, que les résultats de cette dernière n'ont toujours été transmis à aucun tribunal, y compris en Grande-Bretagne, que les Britanniques ont soulevé cette question à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques et doivent donc remplir leurs engagements dans le cadre de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, que la Russie a justement demandé de lui présenter les preuves de ces accusations et que Moscou s'appuyait sur un texte international, ratifié par la Russie, la Grande-Bretagne et tous les autres États qui expriment actuellement leur préoccupation à ce sujet. Ils nous ont clairement indiqué qu'ils n'avaient aucune envie de nous parler. Il s'agit d'une violation grossière de la Convention qui indique qu'avant de faire quoi que ce soit, tu dois t'adresser directement à l'État dont le territoire est, selon toi, la source de telle ou telle substance toxique. Mais ils nous disent avec arrogance qu'ils ne nous parleront pas. Vos collègues de la BBC et des autres médias n'expliquent pas toutes ces choses à l'audience occidentale. Ils présentent tout de manière très simpliste, mais avec des expressions prétendant à l'intelligence. On a demandé à la Russie d'expliquer pourquoi elle l'avait fait, mais elle nie l'avoir fait. On enfonce de manière assez active cette idée dans la tête des citoyens, ce qui fait visiblement partie des méthodes de la propagande occidentale. J'espère que nous ne descendrons jamais à un niveau aussi bas.

Je suis déjà un peu mal à l'aise quand je parle de la situation actuelle. A mon avis, nous avons déjà expliqué notre position, demandé officiellement aux Britanniques d'entreprendre les démarches obligatoires selon la Convention sur l'interdiction des armes chimiques. Vous voyez vous-mêmes la réaction. Même le leader de l'opposition britannique s'est vu refuser l'accès aux données des autorités du pays suite à la demande de les présenter aux députés du Parlement national. Encre une fois, on ignore absolument notre demande d'attendre le rétablissement - je l'espère - de Skripal et de sa fille qui est par ailleurs citoyenne russe. On ne nous présente aucune information sur sa situation en violation de toutes les obligations. On ne nous a également rien dit sur la mort de Nikolaï Glouchkov. Pourquoi ne pas poser les questions nécessaires à Sergueï Skripal quand il se rétablira, j'espère? Il devrait porter la lumière sur beaucoup d'événements survenus le jour de la tragédie. On ne sait non plus rien de la date possible de lancement d'un procès éventuel.

Lors de l'affaire tristement célèbre d'Alexandre Litvinenko, nous avons initialement coopéré avec la justice britannique. Ensuite, quand nous avons posé de nombreuses questions concrètes dans le cadre de l'enquête sur sa mort, nos collègues ont rompu le partenariat et fermé le processus. En résultat, le jugement a été adopté sur la base de documents secrets qui n'avaient été présentés à personne hors des séances de la cour. Malgré le caractère manifestement orienté de cette histoire et son auréole de mystère étrange, les réflexions du gouvernement britannique ne sont apparues que suite à un procès juridique. Aujourd'hui, personne n'a même pas encore lancé ce dernier.

Je n'ai pas vraiment envie de commenter la situation. Que tout cela reste sur la conscience de ceux qui ont lancé un jeu russophobe déraisonnable et sans vergogne.

En ce qui concerne le chef des militaires britanniques, comme vous l'avez appelé, le Ministre britannique de la Défense est un jeune homme sympathique qui veut visiblement laisser une trace dans l'histoire à l'aide de propos retentissants. "Highly possible" est l'argument principal de Theresa May en ce qui concerne l'implication éventuelle de la Russie. Lui, il dit que "Russia should go away and shut up". Il manque peut-être d'éducation, je ne sais pas.

  

  

 

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