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20 septembre 201618:11

Communiqué du Département de l'information et de la presse du Ministère russe des Affaires étrangères concernant le rapport de la mission d'observation de l'Onu pour les droits de l'homme en Ukraine

1659-20-09-2016

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Nous avons pris connaissance du 15e rapport de la mission d'observation de l'Onu pour les droits de l'homme en Ukraine couvrant la période du 16 mai au 15 août 2016.

Nous regrettons et sommes profondément préoccupés par la hausse récente du nombre de victimes parmi la population civile que relate ce document. Dans ce contexte l'appel des experts de l'Onu à Kiev, sommant les autorités ukrainiennes d'assurer le contrôle des activités des formations militaires autonomes le long de la ligne de démarcation, est d'autant plus pertinent.

Nous partageons les préoccupations, les conclusions et les recommandations des experts de l'Onu sur les violations des droits de l'homme commises par l'Ukraine, notamment par le personnel de ses forces armées et des services spéciaux qui pratiquent la torture et d'autres types de traitements violents dans les lieux d'incarcération contrôlés par Kiev, les interpellations arbitraires, la détention sans contact avec le monde extérieur, la violence sexuelle et sexiste.

A cet égard, nous saluons la reprise des visites du Sous-comité pour la prévention de la torture en Ukraine après une interruption depuis mai 2016, qui réussira, nous l'espérons, à apprécier objectivement la gravité des problèmes existants et à faire en sorte que les autorités ukrainiennes assurent le fonctionnement du système pénitentiaire conformément aux normes internationales du droit humanitaire et des droits de l'homme.

Nous sommes préoccupés pour les conditions de vie des citoyens ukrainiens après la décision des autorités de Kiev de s'écarter de leurs engagements en matière de droits de l'homme fondamentaux. Selon les estimations de l'Onu, une telle approche a déjà conduit à l'érosion de l'ensemble du système de protection des droits de la population du pays.

Nous partageons également l'inquiétude des experts quant aux conséquences de la nouvelle loi ukrainienne sur l'amnistie, qui a pour objectif d'accorder l'immunité aux participants aux opérations dans l'Est du pays – même à ceux dont les actes peuvent être qualifiés de crime contre l'humanité. Tout cela alors qu'on ne constate aucun progrès dans l'enquête sur des affaires scandaleuses comme l'incendie criminel à Odessa en mai 2014.

Nous sommes satisfaits de l'attention minutieuse portée par la mission de l'Onu à la situation dangereuse en Ukraine en matière de liberté d'expression et de restrictions pour les journalistes, qui ne peuvent pas exercer leur activité professionnelle sans craindre pour leur vie. Nous sommes alarmés par les informations des observateurs concernant une augmentation significative des cas de violence contre les journalistes dans ce pays.

Nous sommes préoccupés par les informations de la mission concernant la réticence des autorités ukrainiennes à s'occuper des personnes déplacées dans le pays: l'aide gouvernementale a été illégalement associée au lieu de leur ancienne résidence. Nous soutenons les exigences des observateurs adressées au gouvernement ukrainien d'annuler toutes les conditions pour apporter une assistance à ceux qui ont dû quitter leur foyer car ces conditions sont objectivement une discrimination.

Nous appelons Kiev à adopter une approche responsable de la mise en œuvre des recommandations préparées par la mission de l'Onu en Ukraine. Pour notre part, nous continuons de penser que seul l'accomplissement rigoureux des Accords de Minsk permettra de changer la situation en Ukraine, y compris dans l'Est du pays, pour y instaurer une paix durable.

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