07-09-2012


   Le ministère des Affaires étrangères russe a été créé le 8 septembre 1802 par le Manifeste de l'empereur Alexandre Ier.
   Le même jour, a été publié un Décret sur ​​la poursuite du fonctionnement du Collège des Affaires étrangères qui précédait le ministère des Affaires étrangères. Ce Collège a continué à gérer le même ensemble de questions et n'a pas changé ses effectifs, mais il était désormais sous la direction du ministre des Affaires étrangères Alexandre Romanovitch Vorontsov, un diplomate éminent et un homme politique du temps de Catherine. En raison de l'incomplétude et la dualité de la réforme ministérielle, la coexistence du Collège et du ministère des Affaires étrangères, conduisant souvent à la concurrence et la confusion dans le travail, a duré jusqu'en 1830.
   Le premier chef du ministère a fondé le Bureau temporaire du ministre, qui a été divisé en quatre expéditions, qui géraient les affaires asiatiques, la correspondance avec la mission à Constantinople et avec les ministres du Commerce et de l'Intérieur, la correspondance avec les représentants plénipotentiaires russes à l'étranger, et la délivrance des passeports. L'expédition des Chiffres (cryptographique) et le Département cérémonie subordonnaient directement au ministre.
   En 1806, une nouvelle structure du Bureau du ministre a été installée. Plus tard dans le ministère des Affaires étrangères ont apparu l'Expédition des affaires consulaires, le Département de formation des langues orientales, l'Administration interne, le Département de l'Intérieur, le Département des Affaires étrangères, etc.
   Vers 1816, le ministère a trouvé une structure claire, qui restait stable jusque les années 40 du XIX siècle. Son chef, le ministre des Affaires étrangères dans le rang de chancelier, était la deuxième figure après l'Empereur dans l'administration publique. Deux secrétaires d'Etat ont été nommés en tant qu'adjoints ou assistants du ministre. Les fonctionnaires ont été  avancés en grades selon la classification internationale établie par le Congrès de Vienne (en 1815). Adoptés en 1815, les rangs diplomatiques existaient en Russie jusqu'en octobre 1917.
   L'administration centrale du ministère des Affaires étrangères comprenait: la Chancellerie, le Département des affaires intérieures (chargé des affaires consulaires et politiques, ainsi que celles liées aux citoyens russes), le Département des affaires asiatiques et le Département du personnel et des affaires internes.
   La structure de l'administration centrale du ministère comprenait aussi les Archives, la Commission de la publication de chartes et traités d'État, et les bureaux de rédaction des publications officielles du ministère des Affaires étrangères en russe et en français.
   Les unités étrangères comprenaient: les ambassades russes dans les grands pays, les missions et les rézidientouras dans les pays de l'Est petits et dépends, les consulats généraux, les consulats, les vice-consulats et les agences consulaires.
   En 1846, à la suggestion du chancelier Charles Robert de Nesselrode, qui était à la tête du ministère des Affaires étrangères russe pendant 40 ans (de 1816 à 1856), on a adopté les «Institutions du ministère des Affaires étrangères » (l'instauration du ministère des Affaires étrangères), pour définir sa nouvelle structure et sa fonction. Selon l'article 1 des « Institutions », «Le ministère des Affaires étrangères a fait l'objet de relations politiques avec les Etats étrangers, intercédait pour la protection juridique des citoyens russes à l'étranger, et contribuait à répondre aux demandes justifiées des étrangers sur leurs affaires en Russie ».
   En 1856, le ministère des Affaires étrangères était dirigé par  Alexandre Mikhaïlovitch Gortchakov, dont le nom est associé aux plus grandes réalisations dans l'arène internationale, ainsi que la réorganisation du ministère lui-même. Ses fameuses circulaires sont entrées dans la postérité : celle de 1856, qui déterminait les principes de la politique étrangère de la Russie, et celle de 1870, déclarant que la Russie ne se considérait plus liée par les termes du Traité de Paris de 1856, qui limitait ses droits souverains dans la mer Noire.
   En 1859, A.Gorchakov a approuvé de nouveaux « Règles de la nomination au poste et au service » au sein du ministère des Affaires étrangères.
   En 1868, un nouveau décret sur les «Institutions du ministère des Affaires étrangères» a été mis en vigueur, et les effectifs des unités centrales ont été réduits. Si en 1839 le Ministère des Affaires étrangères comptait 535 fonctionnaires, à l'époque de  Gorchakov il n'en restait que 134 postes. Cependant, le Ministère a accordé aux Départements le droit d'avoir le personnel extérieur « pour améliorer leur fonctionnement ».
   En novembre 1895, un membre du Conseil du ministère des Affaires étrangères et un avocat renommé des affaires internationales, F.F. Martens a préparé un plan pour la réorganisation du ministère compte tenu de l'expérience des agences diplomatiques des pays d'Europe occidentale, mais ce projet n'a pas été mis en œuvre.
   C'est seulement après sa nomination en mai 1906, le nouveau ministre des Affaires étrangères, Alexandre Petrovitch Izvolski, a effectue une reforme, qui s'est étendue aux plusieurs années. Cette reforme visait à moderniser la structure des départements en conformité avec les nouvelles conditions politiques, basées sur les événements révolutionnaires de 1905 et la législature de la Douma d'Etat.
   En 1913, la Russie a mis en place un vaste réseau de missions diplomatiques et consulaires à l'étranger. Ainsi, en 1758 il y avait 11 missions russes à l'étranger, en 1868 – 102, en 1897 – 147, en 1903 – 173, et au début de la Première Guerre mondiale, la Russie entretenait les relations diplomatiques avec 47 pays et avait plus de 200 représentations à l'étranger.
   En 1914, le ministre Sergueï Dmitrievitch Sazonov a approuvé le projet de loi sur les nouveaux départements du ministère des Affaires étrangères, qui n'a pas été mis en œuvre en raison de l'éclatement de la Première Guerre mondiale. En temps de guerre, le ministère dispose d'une nouvelle unité – le département Juridico-consulaire. En décembre 1915, a été créé Unité spéciale de guerre, et en avril 1916 - le Département d'information en vue d'obtenir des renseignements  « sur le développement de la pensée politique dans les pays étrangers ». Pour maintenir un contact constant avec le Commandant en chef, on a établi la  Chancellerie diplomatique.
   En mars 1917, le gouvernement provisoire a adopté la décision sur la modification des «Institutions du ministère des Affaires étrangères» actuelles. Les Départements économiques et juridiques et un service de cryptographie ont été formés.
   Le 26 octobre (le 8 novembre) 1917, en conformité avec le Décret du II Congrès des Soviets sur la création du Conseil des commissaires du peuple a été formé le Commissariat du peuple aux Affaires étrangères. Son chef à la fin de février 1918 a été Lev Davidovitch Trotski, qui a marqué son activité  par cette position «ni paix ni guerre» dans les négociations avec l'Allemagne et ses alliés, et le fait que, dans les plus brefs délais il a organisé la publication des traités internationaux "secrets" des gouvernements tsariste et provisoire.
   En mai 1918 Gueorgy Vassilievitch Tchitcherine a été nommé le commissaire du peuple aux Affaires étrangères. Il a occupé ce poste jusqu'à juillet 1930.
   En juin 1918 a été approuvé le règlement du Commissariat du peuple aux Affaires étrangères de la RSFSR, qui a déterminé la structure  des départements et l'organisation de missions à l'étranger. L'expérience du Commissariat a constitué la base pour le Règlement du Commissariat du peuple de la RSFSR, approuvé en juin 1921. Dans le cadre de la formation de l'Union soviétique, le Commissariat du peuple de la RSFSR a été transformé en Commissariat du peuple aux Affaires étrangères de l'URSS. En 1923 a été adopté «le Règlement sur ​​le Commissariat du peuple de l'URSS». Le Collège se réinstaurait en tant qu'organe dirigeant du Commissariat.
   En mai 1939 Viatcheslav Mikhaïlovitch Molotov a été nommé le chef du ministère des Affaires étrangères soviétique et il conservait en même temps le poste du Premier ministre (le président du Conseil des commissaires du peuple) jusqu'au 6 mai 1941 (tombé en disgrâce et rejeté de son poste de chef du Commissariat du Peuple, Maxim Maximovitch Litvinov a été ensuite retourné au travail diplomatique: dans les années 1941-1946 il occupait le poste de sous-commissaire, dans le même temps en 1941 - 1943 il était ambassadeur soviétique aux États-Unis et en 1942-1943 envoyé de l'Union soviétique à Cuba).
Avec l'avènement de V.M.Molotov, les licenciements collectifs ont été immédiatement effectuée, et la structure du ministère des Affaires étrangères a soumis à trois reprises à des réorganisations (en 1939, 1941, 1944).
   Parmi les cibles étaient les diplomates: selon certains rapports, seulement en 1936-1940 les licenciements ont touché de 2000 à 2500 employés du Commissariat du peuple aux Affaires étrangères, y compris 7 adjoints du Commissaire du peuple et plus de 40 représentants autorisés (ambassadeurs) ; ont été remplacés presque tous les chefs des départements opérationnels et des services ; selon d'autres rapports dans les années 30-50 ont été licenciés au moins 44 représentants autorisés et 24 chefs de départements. Le manque des effectifs suite à la répression collective du Commissariat du Peuple dans les années 1930 et les années suivantes ont été remplis par les actifs du Komsomol (soi-disant «appel Molotov"). En août 1939, pour accélérer la préparation du personnel diplomatique, sur la base de l'Institut du Formation du personnel diplomatique et consulaire (d'abord les Cours), créé en 1934, a été fondée l'École diplomatique supérieure (aujourd'hui l'Académie diplomatique du ministère russe des Affaires étrangères).
   Depuis le début de la Seconde Guerre mondiale le Commissariat du peuple aux Affaires étrangères a réorganisé ses activités en conformité avec les exigences de la guerre. En été 1941, un groupe important d'employés est allé au front et aux travaux de fortification (en total 146 personnes, soit environ 23% des effectifs). 62 personnes se sont inscrites dans la milice de Moscou. Les noms des 71 employés, qui sont tombés au combat, apparaissent sur une plaque commémorative dans le bâtiment du ministère russe des Affaires étrangères. Les contributions des employés de l'ambassade soviétique ont servi à former et  à envoyer une colonne blindée.
   En octobre 1941 les commissariats, y compris le Commissariat des Affaires étrangères soviétique et le corps diplomatique, ont été évacués de Moscou à Kouïbychev. Cependant, V.M.Molotov avec le Secrétariat et un petit groupe de membres du Commissariat sont restés au Kremlin. Cette situation n'a changé qu'en août 1943, alors que tous les diplomates, soviétiques et étrangers, ont retourné à Moscou.
   En 1941 le rang diplomatique d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire et d'envoyé extraordinaire et plénipotentiaire ont été introduits, et en 1943 – les rangs pour les autres membres du personnel diplomatique.
   Le 14 octobre 1944 par la décision du Conseil des commissaires du peuple de l'URSS à la base de la Faculté internationale de l'Université d'Etat de Moscou a été créé MGIMO (l'Institut d'État des relations internationales de Moscou), qui, avec l'Académie diplomatique, est « une forge » du personnel diplomatique.
   En mars 1946, le nom du Commissariat du peuple aux Affaires étrangères a été changé pour le ministère des Affaires étrangères de l'URSS. L'organisation d'après-guerre de l'Allemagne, la création de l'ONU, l'entrée sur ​​la scène internationale du mouvement de libération nationale, tout cela se reflète dans la structure et les objectifs du ministère des Affaires étrangères de l'URSS. Un nouveau moment est l'expansion des départements du ministère des Affaires étrangères : ceux qui s'occupent des relations avec l'Amérique du Sud et du Nord, le Proche-Orient, l'Asie du Sud-Est, l'Afrique et l'Extrême-Orient.
   Le 4 mars 1949 V.M.Molotov en tant que le chef du ministère a été remplacé par Andreï Ianouarievitch Vychinski. Cependant le 5 mars 1953 Molotov a retourné à la tête du ministère des Affaires étrangères et y est resté jusqu'au 1er juin 1956.
   A partir de 1953 commence l'élargissement des départements européens. La structure du ministère, fondée au milieu des années 50, est restée essentiellement inchangée jusqu'en 1986. Le ministre des Affaires étrangères de l'URSS à partir de février 1957 jusqu'en juillet 1985, a été un homme d'Etat et diplomate éminent Andreï Andreïevitch Gromyko.
   Pendant la période de la «perestroïka» - à partir de 2 juillet 1985 au 20 décembre 1990 - le ministre soviétique des Affaires étrangères a été dirigé par Edouard Amvrossievitch Chevardnadze. A cette époque, ont eu lieu des changements structurels majeurs de l'appareil central du ministère des Affaires étrangères, l'équipe de direction a été nettement renouvelé, ainsi que le corps des ambassadeurs, il y a eu des licenciements collectifs dans le but de lutter contre le «népotisme» et le «copinage».
   A partir de janvier 1990 jusqu'au coup d'Etat, le soi-disant «Comité d'urgence», en août 1991, Alexandre Alexandrovitch Bessmertnyh a dirigé le ministère des Affaires étrangères. Il a été plus tard remplacé par Boris Dmitrievitch Pankin. Au début de novembre 1991, le gouvernement du pays a adopté la décision sur la «réorganisation radicale» du ministère des Affaires étrangères et sa transformation en ministère des Affaires extérieures en y attachant le ministère des relations économiques extérieures. Le chef de cette structure «expérimentale» jusqu'à sa suppression en décembre 1991, a été Edouard Chevardnadze, brièvement retourné au travail diplomatique.
   Selon le Décret du Président de la RSFSR du 18 Décembre 1991 « sur le service de la politique extérieur de la RSFSR», le ministère des Affaires étrangères de la RSFSR a reçu «la gestion et la maintenance de fonctionnement du ministère supprimé des Affaires extérieures de l'URSS», et le 26 décembre 1991 le ministère des Affaires extérieures de l'URSS  a été liquidé dans le cadre de la dislocation de l'Union soviétique. Sur la base de la loi de la RSFSR № 2094-I du 25 décembre 1991, le ministère des Affaires étrangères de la RSFSR a été rebaptisé au ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie.
   En été 1991 en Russie a été créé le poste, non prévu par la Constitution de la RSFSR, le poste de secrétaire d'Etat – le Secrétaire du Conseil d'État auprès du Président de la RSFSR, qui a obtenu de vastes prérogatives dans divers domaines de l'administration, notamment dans le domaine de la politique étrangère (supprimé à la fin de 1992). Entre autres, le Secrétaire d'État a été chargé devant le Président du pays de formuler la stratégie de la politique étrangère et de  « coordonner l'activité politique extérieure des institutions gouvernementales», et il représentait le président du pays dans ses relations avec les états étrangers.
   Le Décret du Président de la Fédération de Russie du 25 février 1992 a fixé  «l'appartenance présidentielle» du ministère des Affaires étrangères, estimant que l'activité du ministère russe des Affaires étrangères « est dirigé directement par le Président de la Fédération de Russie ». La « gestion opérationnelle » du ministère a été attribuée au premier adjoint du ministre G.E.Burbulis (qui combinait cette position avec celle du Secrétaire d'État). Pendant cette période difficile et controversée Andrei Vladimirovitch Kozyrev a servi en tant que ministre des Affaires étrangères (à partir d'octobre 1990 jusqu'en décembre 1991 il a dirigé le ministère des Affaires étrangères de la RSFSR, et à partir de décembre 1991 jusqu'en janvier 1996 -le ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie).
   En janvier 1996, Yevgeny Maksimovitch Primakov a été nommé le ministre des Affaires étrangères de la Russie, en septembre 1998 le même poste a été occupé par Igor Sergeevitch Ivanov, et en mars 2004 le chef de la diplomatie russe est devenu l'actuel ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Sergueï Viktorovitch Lavrov, qui a été ensuite trois fois de suite renommé à ce poste.
   Le 7 mai 2012, le président russe Vladimir Vladimirovitch Poutine a signé le Décret «Sur les mesures concernant la mise en œuvre de la politique étrangère de la Fédération de Russie », définissant la tâche principale de la politique étrangère et de la diplomatie de la Russie à l'étape actuelle : la protection des intérêts nationaux du pays sur la base des principes de pragmatisme, du caractère ouvert et multi-vectoriel dans le cadre de la formation d'un système international polycentrique. Le Décret définit les priorités actuelles du travail diplomatique et expose en détails un vaste programme d'actions.
En signe de reconnaissance de la contribution à la mise en œuvre de la politique étrangère de l'Etat russe, le 31 octobre 2002 par le Décret du Président de la Fédération de Russie a été créé la Journée du diplomate, qui est célébrée chaque année le 10 février. Par le Décret du Président de la Fédération de Russie du 9 juillet 2010, a été créé un symbole héraldique - l'emblème du ministère des Affaires étrangères, et le 12 juillet 2012 est sorti le Décret du Président de la Fédération de Russie « Sur la création du drapeau du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie ».
   La diplomatie russe tout au long de son histoire était marqué par l'approche créative dans son activité et a donné les grands talents à la Patrie dans divers domaines. Plusieurs classiques de la littérature et de l'art se sont distingués dans le service diplomatique ou y étaient directement liés: Antioche Cantemir, Denis Fonvizine, Constantine Batiouchkov, Alexandre Griboïedov, Alexandre Pouchkine, Fiodor Tiouttchev, Dmitri Vénévitinov, Nikolaï Ogarev, Élim Mestscherski, Alexeï Tolstoï.
   La créativité dans la vie des employés du ministère des Affaires étrangères est conservée dans l'histoire plus récente de la Russie. Des recueils de poèmes de poètes diplomates russes en sont la preuve : « La lumière » (2001), «Le second souffle» (2004), «De siècle en siècle" (2006), «Ma Smolenka" (2008) et d'autres, qui comprennent des œuvres de diplomates russes du premier plan, y compris Y.V.Andropov, Y.M.Primakov, A.A.Bessmertnyh, A.L.Adamishin, S.V. Lavrov (auteur de l'hymne MGIMO et des dizaines de poèmes), A.G.Kovalev, V.V.Posouvaluk, M.I.Basmanov, V.N.Kazimirov, Y.B.Kashlev ; les diplomates-lauréats du prix F.I.Tiouttchev : A.G.Pchenitchnyi, V.I.Masalov, G.A.Rousakov, G.G.Gventsadze et beaucoup d'autres poètes talentueux d'un grand bâtiment sur la place Smolensk.


SUR LE FOND DU TRAVAIL DIPLOMATIQUE


Cette fête professionnelle a été créée par le Décret présidentiel du 31 octobre 2002, dans le cadre du 200e anniversaire du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie.
L'existence même d'une telle fête dans le calendrier russe montre la reconnaissance publique de la profession d'un diplomate et l'importance, que les dirigeants du pays attachent à notre métier. Et, bien sûr, cette journée nous rappelle l'énorme responsabilité que nous portons devant l'Etat, la société et devant tous les citoyens russes.
Le ministère des Affaires étrangères de la Russie estime que la création de notre journée professionnelle sert les intérêts du renforcement de l'Etat russe et de son soutien indéfectible – le service diplomatique, le développement des sentiments de patriotisme et de fierté pour notre Patrie et pour son histoire, la poursuite de bonnes traditions de la diplomatie russe qui est à juste titre considérée comme l'une des plus fortes dans le monde.
L'existence de cette journée professionnelle renforce le prestige de la diplomatie russe, stimule l'amélioration du niveau et de la qualité du travail des employés du ministère russe des Affaires étrangères et des agences à l'étranger pour mettre en œuvre la politique étrangère de notre pays, dirigée par le Président de la Fédération de Russie.
La création de cette fête est aussi un hommage aux anciens combattants qui ont défendu les intérêts de la dignité de notre pays dans les batailles diplomatiques dans les périodes difficiles de l'histoire russe et des relations internationales. Cette fête est une occasion pour nous de nous rappeler le passé et penser au présent et à l'avenir de notre service diplomatique.
Le choix de la date de la fête n'est pas un hasard - elle est liée à l'histoire de l'Ordre des Ambassadeurs. C'est ce jour-là en 1549 qu'on a la plus ancienne mention du premier ministère des Affaires étrangères de la Russie. Bien que l'histoire de notre diplomatie soit beaucoup plus ancienne et remonte au premier acte bilatéral historique du IX siècle - l'accord «Sur la Paix et l'Amour » avec l'Empire byzantin en 860, dans lequel, pour la première fois, la Rus' a reçu une reconnaissance internationale.
Depuis la création de l'Etat russe uni l'un des objectifs permanents de la politique étrangère du pays était le désir d'entrer dans le vaste monde des relations internationales, d'éviter l'isolement. C'est ce désir qui était la force motrice principale dans la formation, le développement ultérieur et l'amélioration des services diplomatiques nationaux.
À la fin du XVe siècle la diplomatie unitaire a cédé la place à la diplomatie d'Etat et au milieu du XVI e siècle, de nouveaux horizons et possibilités se sont ouverts devant le pays. L'empereur du Saint-Empire romain germanique a envoyé ses ambassadeurs à Moscou. Les diplomates russes sont devenus des invités réguliers dans les pays d'Europe. Notre pays a été également pris en compte dans l'Est. La Russie s'est transformée en un état puissant avec une politique internationale active. Dans ces circonstances, il est devenu nécessaire à structurer et institutionnaliser le service diplomatique pour répondre aux nouveaux objectifs de la politique étrangère. C'est alors que l'Ordre des Ambassadeurs a vu le jour. Depuis lors, le service diplomatique a été mise à part dans une branche spéciale du gouvernement et a reçu un statut spécial.
Dans les années 1718-1720 l'Ordre des Ambassadeurs a été transformé en Collège des Affaires étrangères. Le Collège a formé tout un groupe de diplomates talentueux qui ont jeté les principes et les techniques de base de la diplomatie russe, qui a continué à se développer et à se perfectionner par la suite.
Et en 1802 par le Manifeste de l'empereur Alexandre a été créé le ministère des Affaires étrangères.
Après la Révolution d'Octobre de 1917 en conformité avec le Décret du II Congrès des Soviets, le 26 octobre (le 8 novembre), "Sur la création du Conseil des Commissaires du peuple" a été créé le Commissariat du peuple aux Affaires étrangères. Toutefois, en mars 1946, le ministère des Affaires extérieures de l'URSS a été retourné à son ancien nom - le ministère des Affaires étrangères.
La structure organisationnelle actuelle du Ministère et ses fonctions sont déterminées par le Décret présidentiel approuvé du 11 juillet 2004, un nouveau règlement sur ​​le ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie (avec toutes les modifications  en conformité avec le Décret présidentiel № 854 du 9 juillet 2010). La base de la politique étrangère de notre pays, à laquelle le ministère s'appuie dans son activité quotidienne, est identifiée par le Concept de la Fédération de Russie, dont la nouvelle version a été approuvée par le Président de la Fédération de Russie Dmitry Medvedev le 12 juin 2008.
Le service diplomatique national garde, mène des études approfondies et développe son patrimoine historique, pour en tenir compte dans son activité, afin de promouvoir une conception objective de la politique étrangère active, traditionnellement inhérente à la Russie, qui pendant des siècles assurait non seulement le rôle de participant actif dans des processus internationaux pour notre pays, mais a également servi en tant qu'une des garanties les plus importantes de sa sécurité.
Dans un monde globalisé et interdépendant, la profession diplomatique acquiert de nouvelles qualités. Le domaine de l'activité diplomatique comprend les nouvelles sphères des relations internationales relatives à la coopération dans la lutte contre les problèmes mondiaux diversifiés. Mais le service de la politique étrangère peut être vraiment professionnel et efficace s'il se tient sur les valeurs historiques et culturelles nationales. Le respect pour le passé est la base de la continuité du processus historique, et de la conservation et valorisation des meilleures traditions de la diplomatie russe. Cela permet à la Russie de construire la ligne optimale dans les affaires internationales et de défendre efficacement ses intérêts nationaux.
L'histoire nous permet de tirer des leçons pour le présent et le futur, de comparer les expériences historiques et nouvellement acquises, de se rapporter à l'expérience passée dans de nouveaux défis et problèmes majeurs de la politique étrangère dans un monde moderne en constante évolution. Par conséquent, l'attitude attentive et respectueuse envers l'héritage historique est l'un des éléments essentiels dans la formation de nouvelles générations de diplomates russes.
La fête professionnelle de la diplomatie russe c'est une occasion de rendre hommage aux nombreuses générations de ses prédécesseurs, qui ont servi fidèlement sa Patrie. Ils ont prouvé par leur dévouement et haut niveau de professionnalisme, l'importance du service diplomatique dans la sauvegarde des intérêts du pays sur la scène internationale.
Aujourd'hui, nous sommes pleinement engagés à préserver et à développer les riches traditions de notre diplomatie. Les meilleures traditions de diplomates russes du passé ont toujours été le patriotisme, le haut niveau de culture professionnelle, la compréhension profonde des intérêts nationaux, la capacité à corréler l'activité diplomatique avec des possibilités réelles et les ressources du pays. Comme il y a cent ou deux cents ans, ces exigences demeurent inchangées pour un diplomate : un large esprit politique, les compétences dans le travail avec des gens, la connaissance de langues étrangères, etc. Tous les employés du front diplomatique, y compris leur propre expérience, savent que ces qualités, et la personnalité même de diplomate, se forment au fil des années. Ces traditions sont d'une importance primordiale, elles sont la base sur laquelle repose le service diplomatique russe.
La position de notre pays dans le monde appliquait toujours les exigences professionnelles très élevées aux diplomates russes. Actuellement, ces exigences ne diminuent pas, et même deviennent plus fortes. La structure des relations internationales est de plus en plus complexe. La technique de diplomatie ne cesse pas à s'améliorer.  L'intensité des contacts internationaux est en pleine croissance. Tout cela nous voyons dans notre travail quotidien.
Le statut de département du ministère qui est directement subordonné au président de la Fédération de Russie, la complexité et la diversité des tâches-tout cela exige des compétences spécifiques de son personnel. À l'heure actuelle, l'appareil central du ministère des Affaires étrangères de la Russie et de ses bureaux à l'étranger compte environ 12 mille employés. Un tiers d'entre eux, à savoir 4500 personnes, sont  diplomates professionnels, dont environ un quart ont moins de 30 ans. La grande majorité de diplomates maitrise deux langues étrangères, se repère bien dans les réalités de la politique étrangère moderne, peut travailler avec des outils d'information au niveau approprié, s'y connait en questions de la culture et de la science mondiale. En outre, dans le bureau central et à l'étranger travaille un grand nombre de collaborateur du personnel administratif et technique – les spécialistes qui assurent le fonctionnement efficace des missions à l'étranger.
Notre service diplomatique accueille régulièrement les meilleurs diplômés des universités russes et des experts dans différents domaines. Il est gratifiant de constater que le nombre de personnes prêtes à consacrer leur vie à la diplomatie est en augmentation d'année en année. Cela reflète le prestige croissant de la profession dans la société, malgré toutes ses difficultés qui lui sont associées, et parfois des limites. Le grand honneur d'être un diplomate russe, pendant plus de deux siècles de l'histoire du ministère des Affaires étrangères, a signifié le service désintéressé à la Patrie, un large esprit et les compétences. Il est très important que de nos jours cette tradition ne soit pas interrompue. La génération actuelle du ministère des Affaires étrangères cherche à entrer dans l'histoire de la politique étrangère russe et à y remplir une nouvelle page pleine de gloire.
Lors de la Journée de diplomate, les employés du ministère rendent hommage à la mémoire des générations précédentes du service diplomatique soviétique, déposent des fleurs sur les tombes des éminents diplomates russes, enterrés en Russie et à l'étranger. On dépose également des fleurs aux plaques commémoratives dans le bâtiment du Ministère avec des noms des employés du ministère diplomatique qui sont morts sur les champs de bataille de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que les personnes tuées dans l'exercice de leurs fonctions pendant les années de répression stalinienne.
Chaque année, selon la tradition, dans le cadre de la fête professionnelle dans le bâtiment du ministère des Affaires étrangères à Moscou  et dans des institutions russes à l'étranger ont lieu des célébrations solennelles.