8 Mai 201919:49

Conférence de presse de la porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova, Moscou, le 8 mai 2019

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Sur les condoléances concernant la catastrophe aérienne à l'aéroport de Cheremetievo

 

Je voudrais commencer la conférence de presse d'aujourd'hui par mes remerciements adressés à nos partenaires étrangers - il y en a beaucoup - et, certainement, à l'opinion publique étrangère qui ont exprimé leurs condoléances sincères après une tragédie survenue le 5 mai à l'aéroport de Cheremetievo.

Nous avons reçu des messages de soutien au peuple russe, notamment au cours des pourparlers du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Finlande. Je voudrais exprimer encore une fois notre reconnaissance de cette réaction si empathique.

 

Sur le troisième round de négociations de paix russo-japonaises au niveau des ministres des Affaires étrangères

 

Moscou accueillera le 10 mai le troisième round de négociations de paix russo-japonaises au niveau des ministres des Affaires étrangères.

Cette rencontre permettra aux parties de poursuivre l'examen des moyens de la mise en œuvre des ententes des leaders des deux pays concernant l'accélération du dialogue dans ce domaine sur la base de la Déclaration commune de l'URSS et du Japon de 1956.

Les ministres débattront également des questions d'actualité régionale et internationale, notamment de la lutte contre de nouveaux défis et menaces, de la coopération sur l'arène internationale et de la situation dans la région Asie-Pacifique.

 

Sur la visite en Russie de Wang Yi, membre du Conseil des affaires de l'État de la Chine et Ministre chinois des Affaires étrangères

 

Wang Yi, membre du Conseil des affaires de l'État de la Chine et Ministre chinois des Affaires étrangères, se rendra en Russie pour une visite officielle du 12 au 13 mai. Ses pourparlers avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se dérouleront le 13 mai à Sotchi.

Ils examineront les perspectives du développement futur de la coopération bilatérale en mettant l'accent sur les préparatifs de la visite du Président chinois Xi Jinping en Russie et de sa participation au Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

Les deux ministres débattront également d'un large éventail de questions d'actualité internationale, notamment de la situation au Venezuela et dans la péninsule Coréenne, du règlement syrien, de la situation en Afghanistan et du maintien du Plan global d'action conjoint sur le programme nucléaire iranien.

En ce qui concerne ces pourparlers russo-chinois, je voudrais annoncer que l'accréditation pour la conférence de presse sera ouverte aujourd'hui sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères (http://www.mid.ru/akkreditacia). Profitez de cette opportunité, s'il vous plaît.

 

Sur l'élaboration de la visite du Secrétaire d'État américain Mike Pompeo en Russie

 

Comme nous l'avons déjà indiqué, la visite du Secrétaire d'État américain Mike Pompeo en Russie est actuellement en état d'élaboration. Nous envisageons de présenter un communiqué officiel à ce sujet contenant tous les détails plus tard, probablement aujourd'hui.

 

Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov aux travaux de la 129e session ministérielle du Comité des ministres du Conseil de l'Europe

 

Du 16 au 17 mai, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov envisage de prendre part à la 129e session ministérielle du Comité des ministres du Conseil de l'Europe à Helsinki, qui marquera la conclusion de la présidence finlandaise de cette structure. La future session ministérielle sera consacrée aux 70 ans de l'Organisation. Son sujet principal concerne les défis modernes pour l'avenir du Conseil de l'Europe. Cette question est sans doute d'actualité.

On peut dire avec certitude que cette session sera cruciale du point de vue des perspectives de l'Organisation. La Russie a intérêt à maintenir et à renforcer le Conseil de l'Europe en tant qu'institution européenne universelle, assurant l'unité de l'espace humanitaire et juridique du continent à l'aide de ses conventions. 

La session devrait également porter sur des solutions possibles à la crise du Conseil de l'Europe causée par une annulation illégale des droits de la délégation russe à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

Nous envisageons également d'attirer l'attention sur la nécessité d'impliquer plus activement les mécanismes spécialisés du Conseil dans la protection des droits des minorités ethniques, notamment en Ukraine et dans les pays baltes.

 

Sur la situation actuelle en Syrie

 

La situation la plus tendue se maintient actuellement sur les territoires non-contrôlés par le gouvernement syrien: à Idleb et dans le nord-est du pays.

La semaine dernière, on a constaté à Idleb plusieurs attaques massives du Front al-Nosra tuant plus de 30 militaires syriens. Les terroristes ont également lancé des tirs de missiles et de mortiers sur des localités situées à proximité de la zone de désescalade d'Idleb. Il y a des victimes civiles. Selon les dernières informations, les groupes terroristes locaux préparent une offensive contre les positions des forces gouvernementales syriennes dans les provinces de Hama et d'Alep. A ces fins, ils y envoient des unités supplémentaires et forment des groupes de frappe.

La population arabe du nord-est de la Syrie continue d'organiser des contestations contre les administrations kurdes locales. Des centaines d'habitants sont sortis dans les rues afin de protester contre l'aggravation des conditions sécuritaires et une hausse rapide des prix des aliments. Il est à noter que la dispersion des manifestants s'est soldée par trois morts et plusieurs blessés. En même temps, des attentats organisés par des combattants arabes dans les provinces de Raqqa et de Hassaké ont tué six Kurdes.    

En ce qui concerne la situation dans les régions du nord-est de la Syrie contrôlées par les États-Unis et leurs alliés, nous avons fait attention à une publication de l'ONG internationale Amnesty International concernant certains événements survenus il y a deux ans et liés aux bombardements et à l'assaut de Raqqa par la "coalition internationale" contre Daech. Ainsi, les opérations antiterroristes menées par les États-Unis et leurs alliés du juin à l'octobre 2017, ont pratiquement rasé cette ville syrienne.

Les collaborateurs d'Amnesty International et les experts du groupe de surveillance Airwars ont mené une analyse détaillée des circonstances de la "libération" de Raqqa. Ils ont notamment interrogé près de 400 témoins de ces événements horribles et ont étudié environ 2 millions d'images par satellite de la ville prises au cours des hostilités et après leur fin. Leur travail méticuleux a établi que des milliers de frappes non-sélectives de l'aviation et de l'artillerie des États-Unis et de leurs alliés avaient tué plus de 1 500 civils et avaient détruit plus de 11 000 bâtiments et sites d'infrastructure. Ces chiffres et matériaux sont accessibles sur le site www.raqqa.amnesty.org, qui permet d'apprendre les noms des morts, de lire des interviews des victimes et des familles des personnes décédées, ainsi que d'observer les ruines des quartiers résidentiels de Raqqa.

Rappelons que nos partenaires occidentaux ont à l'époque présenté l'opération de Raqqa comme pratiquement la campagne aérienne la plus précise de toute l'histoire, en reconnaissant leur responsabilité de la mort de 159 civils. Aujourd'hui, il s'agit de plus de  1500 victimes civiles.       

Nous n'avons malheureusement constaté aucune réaction claire des États-Unis et de leurs alliés aux résultats de cette enquête des ONG. Washington et les autres capitales occidentales n'ont pas non plus commenté des fosses communes contenant les restes de milliers de Syriens, découvertes au cours du déblayage des décombres à Raqqa. Une omission consciente des aspects humanitaires tragiques de l'assaut de cette ville et des violations évidentes du droit humanitaire international - l'Occident affirme pourtant sans cesse son attachement à ce dernier - constitue une nouvelle manifestation de la politique "deux poids, deux mesures" de Washington et de ses alliés.

Nous poursuivons des efforts actifs concernant la dissolution du camp des personnes déplacées de Roukban et l'hébergement de ses habitants. Environ 4 000 personnes ont quitté le camp depuis deux semaines avec le soutien russe. En général, plus de 11 000 habitants du camp sont partis depuis le début du mois de mars. Ils ont tous reçu des soins médicaux, des aliments et des objets de première nécessité.

La libération de deux détenus syriens - Ahmed Hamis et Zidan Tawil - des prisons israéliennes, survenue fin avril avec le concours russe, a été un autre geste humanitaire important. Nous continuerons d'offrir nos bons services et notre médiation dans le futur.

 

Sur les activités concernant le dossier chimique syrien et les Casques blancs aux Etats-Unis et au Royaume-Uni avec la participation de l'activiste russe Maxim Grigoriev

 

Le 25 avril dernier, à New York s'est tenue une conférence de presse organisée par la Représentation permanente de la Russie auprès de l'Onu consacrée au rapport de la Mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) sur l'établissement des faits d'utilisation de l'arme chimique en Syrie (MEF) concernant l'incident chimique de Douma. Le rapporteur était le directeur de la Fondation pour l'étude de la démocratie Maxim Grigoriev, apportant une critique argumentée de ce rapport. L'expert russe a remis en question l'objectivité des spécialistes de la Mission, qui ont utilisé des informations notoirement fausses, qui a servi de prétexte pour rejeter la responsabilité pour les événements sur Damas. L'enquête du représentant de la société civile confirme les avis exprimés régulièrement par le Ministère russe des Affaires étrangères sur différentes plateformes concernant l'activité de l'OIAC sur la Syrie.

Il a présenté également un recueil de témoignages de multiples crimes commis par les fameux Casques blancs – les maraudages, les vols, le trafic d'organes, la complicité avec les terroristes. Le travail de la Fondation pour l'étude de la démocratie a débouché sur le rapport distribué pendant l'événement intitulé "Les Casques blancs: les complices des terroristes et les sources de désinformation", dont la version en russe est disponible via le lien suivant: https://cloud.mail.ru/public/2fHo/oHNqTM6eP.

Nous sommes contraints de parler à nouveau de l'accomplissement malhonnête par la partie américaine de ses engagements à titre de lieu d'emplacement du siège de l'Onu. J'en ai la preuve. Il était prévu qu'à cette activité à New York participe le responsable de l'une des institutions de recherche du Ministère russe de la Défense Dmitri Poklonski, à qui les autorités américaines n'ont pas accordé de visa dans les délais nécessaires. Ce spécialiste russe, qui est d'ailleurs l'expert du mécanisme du Secrétaire général de l'Onu sur l'enquête des cas supposés d'usage de l'arme chimique et biologique, devait présenter les preuves de la fabrication de l'incident chimique de Douma, qui résultait d'une provocation des groupes armés illégaux et leurs complices. Malheureusement, Washington s'est opposé à la présentation à l'Onu des avis professionnels et factuels avérés sur ces événements. Ce qui est forcément révoltant. Les Etats-Unis continuent d'instrumentaliser leur statut de pays d'accueil du siège de l'Onu et empêchent la diffusion de l'information factuelle importante qui indique que la frappe de missiles en avril 2018 des Etats-Unis et de leurs alliés contre le territoire syrien a été commise sous un faux prétexte et en violation de la Charte de l'Onu.

Nous avons été interrogés sur les preuves à disposition des autorités russes. Quand ces preuves existent et peuvent être présentées non seulement par des représentants politiques, mais également des experts et des activistes, des mécanismes appropriés se mettent immédiatement en route.

Le 29 avril, à Washington Maxim Grigoriev a présenté son rapport sur les Casques blancs pendant l'activité organisée par l'Ambassade de Russie aux Etats-Unis. A ce que l'on sache, les autorités américaines ont fait leur travail. Les ONG ont refusé en chœur de lui accorder une plateforme pour sa prestation. Nous comprenons bien que ce n'est pas un hasard. La société civile, les journalistes et les militants des droits de l'homme nous posaient constamment des questions sur la Syrie, sur le processus de paix, etc. Mais à présent il s'avère que des experts se rendent sur place pour partager avec les spécialistes américains leur analyse, mais on refuse de leur accorder une plateforme. Pire encore – l'activité des ONG américaines est directement coordonnée par les individus qui occupent un poste au sein du pouvoir exécutif, ce qui est inadmissible. Et surtout: que pouvait dire le représentant de la société civile russe aux militants et aux représentants des ONG américaines qui ne devait pas ou était dangereux à entendre? Nous n'excluons pas que derrière ce travail ne se trouve pas simplement le pouvoir exécutif américain, nous avons des raisons de penser qu'il s'agit directement du Département d'Etat.

Mais malgré tous ces efforts visant à empêcher cette activité, elle a eu lieu et s'est déroulée avec succès. Des invités et des journalistes y ont assisté. L'activité n'a pas pu être empêchée.

Les résultats de l'enquête sur les Casques blancs ont également été présentés à Londres dans le cadre de l'activité organisée le 1er mai dans la capitale britannique sur la situation humanitaire en Syrie, qui a suscité un intérêt des experts russes et locaux sur le dossier syrien, des représentants de la communauté diplomatique, ainsi que plusieurs médias britanniques et étrangers. A noter une disposition générale positive et une perception adéquate du point de vue de l'expert russe concernant la nature criminelle de l'activité des Casques blancs, la mise en scène de l'attaque chimique de Douma, la partialité du rapport de l'OIAC à ce sujet.

Les activités organisées témoignent très clairement de la nature criminelle de l'activité des Casques blancs en Syrie, à savoir leurs liens stables avec les structures terroristes, leur participation aux mises en scène d'attaques chimiques, les frappes d'artillerie et aériennes, les meurtres de civils, y compris des enfants, notamment pour prélever illégalement des organes, la destruction délibérée de l'infrastructure, ainsi que le deux poids deux mesures de plusieurs pays apportant un soutien financier et autre aux Casques blancs. Ce n'est pas un axiome, c'est une information pour faire réfléchir. On peut ne pas être d'accord, débattre sur les conclusions du rapport, mais il contient une quantité significative de preuves objectives recueillies.

 

Sur la cérémonie de donation à la Russie du tableau "Alep. L'aide est arrivée" du peintre espagnol Augusto Ferrer-Dalmau

 

Aujourd'hui, dans le Musée central des Forces armées russes a été organisée la cérémonie solennelle de donation du tableau du grand peintre de batailles espagnol Augusto Ferrer-Dalmau consacré à l'activité russe de maintien de la paix en Syrie. Pendant la cérémonie le peintre a été présenté par l'écrivain espagnol mondialement connu Arturo Pérez-Reverte.

En octobre 2018, avec la contribution du Ministère russe de la Défense et de notre Ambassade à Madrid, le peintre espagnol a visité la base de l'aviation russe de Hmeimim en Syrie pour préparer les esquisses du futur tableau. En avril 2019, ce grand travail a été terminé et le peintre a décidé de l'offrir à la Russie en signe de reconnaissance du rôle déterminant de notre pays dans la lutte contre le terrorisme international.

 

Sur la situation au Venezuela

 

Aujourd'hui, la situation autour du Venezuela se caractérise par une activité diplomatique accrue. C'est dû aux contacts qui ont eu lieu ces derniers jours en la matière. Ce thème a été évoqué lors des contacts téléphoniques entre les présidents de la Russie et des Etats-Unis, les chefs de diplomatie des deux pays, ainsi que lors d'un entretien personnel de Sergueï Lavrov avec Mike Pompeo en marge de la réunion du Conseil de l'Arctique. Comme l'a déclaré le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, les autorités russes s'efforcent de ne pas se concentrer sur les déclarations faites dans l'espace public, parce que nous comprenons la conjoncture. Malgré l'attisement artificiel de la situation, la Russie dresse autour du Venezuela un agenda constructif. Nous appelons à respecter la Charte de l'Onu, à respecter rigoureusement les principes et les normes du droit international, tels que le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, le non-usage de la force ou la menace d'utiliser la force. Nous soulignons que nous ne nous ingérons jamais dans les affaires intérieures d'un autre Etat et nous appelons les autres à ne pas le faire.

Dimanche a eu lieu un entretien approfondi entre les ministres des Affaires étrangères de la Russie et du Venezuela, qui ont eux-mêmes parlé de son résultat:

http://www.mid.ru/ru/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/3633216.

Nous sommes satisfaits par le développement des relations bilatérales malgré une situation difficile dans le pays. Nous exprimons un soutien ferme et continuel au gouvernement légitime du Venezuela avec le Président Nicolas Maduro.

La nécessité de chercher des solutions pacifiques et civilisées pour régler les divergences intérieures par les citoyens vénézuéliens eux-mêmes s'est manifestée à nouveau après une nouvelle tentative ratée de renverser le pouvoir à Caracas par la force ce 30 avril, quand l'opposition radicale a tenté une nouvelle fois de faire participer l'armée au coup d'Etat. Ces événements n'ont fait que confirmer la duplicité et l'hypocrisie non seulement de ces tentatives, mais également de ceux qui se trouvent derrière. Il est question de pseudo-combattants pour la liberté. De prétendus manifestants pacifiques exigeaient le passage des forces armées de leur côté, et après l'échec ils ont engagé des altercations directes, ils ont commencé à utiliser contre les forces de l'ordre des pierres et des cocktails Molotov. Il est évident que leur but consistait à provoquer les représentants des forces de l'ordre à riposter par la force. Les insurgés n'ont pas réussi à prendre le pouvoir d'assaut, ils ont commis une erreur de calcul dans l'estimation du niveau de soutien par la population de l'ordre constitutionnel et de la disposition des structures de force à le protéger. Je voudrais réitérer l'appel adressé à toutes les forces politiques à s'abstenir de l'incitation au conflit. C'est une position de principe de la Fédération de Russie.

La société et le système politique vénézuéliens ont résisté à une nouvelle tentative de déstabilisation de la situation. C'est un sérieux sujet de réflexion pour tous ceux qui ont soutenu sans réserve le président autoproclamé, se privant de manœuvre diplomatique à terme.

Des partenaires occidentaux demandent régulièrement à la Russie d'"influencer" le gouvernement légitime du Venezuela afin qu'il fasse le premier pas, envoie un signal à l'opposition, ce qui "créerait des conditions favorables pour un dialogue", pour chercher des solutions politiques. Aujourd'hui, nous nous appelons tous les membres de la communauté internationale, y compris les voisins proches du Venezuela, à aider à convaincre les forces antigouvernementales de ce pays d'entendre la voix de la raison et renoncer aux méthodes provocantes de lutte, à l'implication des forces armées dans le conflit civil.

Les leaders de l'opposition doivent enfin accepter le processus de négociations proposé depuis longtemps par le gouvernement, évoquer avec responsabilité et constructivement dans le cadre du droit et en parfaite conformité avec la Constitution les démarches visant à faire revenir le Venezuela sur la voie d'un développement stable et successif.

 

Sur la situation au Sri Lanka

 

L'état d'urgence décrété le 22 avril, après une série d'attentats qui ont coûté la vie à 257 personnes, selon les dernières informations, reste en vigueur. Les sources officielles ne confirment pas l'information annoncée plus tôt concernant plus de 300 victimes.

Les autorités contrôlent la situation dans le pays. Les sites d'infrastructure et administratifs les plus importants sont placés sous sécurité renforcée. Les strictes restrictions pour l'organisation de toute activité impliquant un grand rassemblement d'individus restent en vigueur.

Les forces de l'ordre ont interpellé des dizaines de membres du groupe extrémiste local National Thowheeth Jamaath (également appelé Jamaat al-Tawhid al-Wataniyah). C'est lui, selon l'enquête, qui est responsable de l'attaque terroriste du 21 avril. Certains terroristes et leurs complices pourraient encore rester en liberté.

De ce fait, nous suggérons à tous les Russes se trouvant au Sri Lanka de faire preuve de prudence. Nous préconisons aux citoyens qui comptent visiter ce pays à s'abstenir du voyage jusqu'à la normalisation totale de la situation.

 

Sur l'anniversaire de l'arrestation de Kirill Vychinski

 

Le 15 mai prochain, seulement quelques jours après la célébration enthousiaste de la Journée mondiale de la liberté de la presse par la communauté internationale, nous devrons, malheureusement, marquer dans le calendrier l'anniversaire de l'arrestation en Ukraine et de la détention du directeur du site RIA Novosti Ukraine Kirill Vychinski. Je rappelle qu'il a été arrêté pour une accusation ridicule de haute trahison. Le tribunal Podolski de Kiev a prolongé hier une nouvelle fois sa détention provisoire jusqu'au 22 juillet. Sachant que le changement de l'inculpation a été refusé à la défense de Kirill Vychinski.

Vous comprendrez que les idéaux de liberté constamment déclarés par Kiev n'ont rien à voir avec la campagne de répression sans précédent pour l'Europe contemporaine contre les médias russes et ses propres journalistes. Le régime ukrainien a réussi à maîtriser les méthodes diversifiées de pression sur les médias, de fermeture de chaînes, d'arrestation, d'influence physique et de déportation de journalistes. Et tout cela est présenté sous prétexte de "lutter contre l'agression médiatique". Quant à Kirill Vychinski, il a été touché parce qu'il faisait son travail professionnellement, et ce en parfaite conformité avec la loi ukrainienne et dans le cadre d'une politique rédactionnelle complètement ouverte.

Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de Kirill Vychinski. Nous ne laisserons pas ce thème quitter le champ de vision de la communauté internationale. Nous continuerons de travailler avec les structures internationales compétentes, notamment avec le représentant de l'OSCE pour la liberté des médias Harlem Désir, et rappellerons activement aux autorités ukrainiennes leurs engagements dans le cadre de l'OSCE.

 

Sur la réticence du gouvernement néerlandais de déclassifier les documents de service sur l'affaire du crash du Boeing malaisien  dans l'Est de l'Ukraine le 17 juillet 2014

 

En janvier dernier, nous avons déjà parlé du refus des autorités néerlandaises de rendre publics les dossiers de service sur l'affaire du MH-17.

Récemment, le Ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas a réaffirmé la position de son gouvernement dans une note adressée aux députés néerlandais en expliquant les raisons de l'impossibilité de dévoiler les circonstances du crash du Boeing malaisien dans le ciel ukrainien, notamment, suppose-t-on, la question de non-fermeture de son espace aérien par l'Ukraine.

Pour se justifier le Ministre néerlandais des Affaires étrangères s'est référé au décret du Conseil d'Etat du Royaume du 25 octobre 2017, qui a reconnu les exigences des députés de rendre publique la correspondance interministérielle infondées. Il est question des dossiers du Ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas et des services secrets néerlandais. Il a souligné que le gouvernement n'avait pas enfreint la législation nationale sur la transparence de l'administration publique.

Par ailleurs, selon ces mêmes députés, ces documents pourraient contenir des informations sur les véritables raisons du refus de l'Ukraine de fermer le ciel au-dessus de la zone des activités militaires, suite à quoi cette tragédie a eu lieu.

La ferme réticence des Néerlandais à rendre publique la correspondance de service prête à penser à une aspiration du Royaume à cacher des informations cruciales pouvant présenter sous un jour complètement différent cette catastrophe aérienne, ainsi qu'à l'intention à tout prix de protéger les autorités ukrainiennes et à rejeter toute la culpabilité sur la Russie.

Mais même les députés néerlandais ont des doutes, à raison, que Kiev savait forcément que la non-fermeture de l'espace aérien au-dessus de la zone d'activités militaires représente une menace pour la sécurité de l'aviation civile.

 

Sur l'incident avec une journaliste russe pendant les émeutes du 1er mai à Paris

 

Le 1er mai, à Paris, pendant la couverture de la manifestation du 1er mai, la correspondante de RIA Novosti Viktoria Ivanova a été touchée. A 12h20 elle est arrivée dans le quartier du Montparnasse où avec d'autres journalistes elle filmait sur un téléphone portable les affrontements qui avait éclaté avec la police pendant la marche. Malgré la présence d'une signalisation spéciale sur ses vêtements permettant de l'identifier en tant que journaliste, elle a fait l'objet de violences physiques de la part des forces de l'ordre. Un examen médical a établi une commotion cérébrale, des contusions de l'épaule gauche et de l'avant-bras, son bras a été bandé.

Nous trouvons inadmissible l'usage de la force, qui plus est envers les journalistes dans l'exercice de leurs fonctions professionnelles. Nous partons du principe que les autorités françaises mèneront une enquête minutieuse sur cet incident. En même temps, force est de constater avec regret que le représentant de l'OSCE pour la liberté des médias Harlem Désir, ainsi que la plupart des organisations et des ONG des droits de l'homme, n'ont toujours pas apporté leur avis sur ces faits. Si ce n'est pas une Russe, mais une représentante d'un autre pays européen qui avait été touchée, la réaction de la communauté internationale ne se serait pas fait attendre.

Nous avons l'impression que sous son administration actuelle la France ne remplit pas entièrement ses engagements en termes de liberté et de sécurité des journalistes.

 

Sur les déclarations du Ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt concernant la chaîne russe RT

 

Nous avons remarqué la déclaration du Ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt concernant la chaîne russe Russia Today. Il s'agit d'un commentaire fait le 2 mai à Addis-Abeba pendant un événement de l'Unesco à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse.

En parlant d'exploits de pays d'Afrique en matière de garantie de la liberté de la presse, le politicien britannique a soudainement parlé de RT en termes suivants: "les chaînes comme RT cherchent à inculquer aux spectateurs l'idée que la vérité est relative, et que les faits confirment toujours les propos du Kremlin, même s'ils changent constamment".

A titre d'exemple, Jeremy Hunt a traditionnellement reproduit le fameux fake que la Russie "a répandu plus de 40 de ses propres versions sur l'incident de Salisbury", qui auraient été répandues par la chaîne en servant d'"arme de désinformation".

Je voudrais noter que nous avons envoyé une note au Ministère des Affaires étrangères britannique pour exprimer notre stupéfaction quant aux nouvelles déclarations odieuses du gouvernement de Theresa May, notamment sur les fameuses "40 versions". Le fait que Jeremy Hunt se soit permis ces déclarations révoltantes pendant la Journée mondiale de la liberté de la presse témoigne de l'absence de scrupules et de l'irrespect total des politiciens britanniques envers les valeurs de la liberté d'expression, pour qui les notions de conjoncture politique sont bien plus importantes que les faits objectifs et la vérité.

En profitant de la plateforme de l'Unesco Jeremy Hunt aurait pu passer en revue les médias et les tabloïds britanniques sur la manière dont ils répandent des fuites, des rumeurs et des fakes. Ils le font régulièrement et ont atteint des sommets fantastiques en la matière. S'il a des problèmes et au Foreign Office personne ne peut s'occuper de ce travail, nous pouvons envoyer ces informations (nous en disposons) et Jeremy Hunt aura matière à présenter au forum de l'Unesco.

Par ailleurs, récemment Jeremy Hunt a annoncé avec l'envoyé spécial du Ministère britannique des Affaires étrangères pour la liberté des médias Amal Clooney la décision de créer un certain groupe d'experts sur les questions juridiques afin de préparer des recommandations pour les gouvernements des pays afin d'améliorer la situation dans le domaine de la liberté des médias. Nous comprenons à présent par qui ce groupe pourrait commencer – il pourrait commencer par le gouvernement britannique, par lui-même.

Nous attirons l'attention des structures internationales compétentes et de la communauté des droits de l'homme sur cet épisode à Addis-Abeba pendant l'événement de l'Unesco à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Nous voudrions entendre un avis sur la rhétorique provoquante de Jeremy Hunt de la part de la direction de l'Unesco – dans quelle mesure de telles déclarations correspondent aux efforts de l'organisation pour garantir la liberté d'expression dans le monde.

 

Sur l'épidémie de rougeole en Europe et dans certains pays du monde

 

L'incidence de la rougeole dans le monde et notamment dans les pays européens, demeure troublante depuis trois ans. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre des cas a atteint en 2018 le niveau record de cette décennie, dépassant de trois fois celui de 2017 et de 15 fois celui de 2016. Le virus a tué pour le moment 72 personnes en Europe. D'après les rapports annuels des pays européens au 1er février 2019, la rougeole a affecté plus de 80 000 personnes dans 47 des 53 pays européens du janvier au décembre 2018. L'incidence la plus élevée a été enregistrée en Ukraine, en Serbie, en Israël, en France, en Italie, en Grèce, en Géorgie, en Albanie, en Roumanie, au Monténégro et en Macédoine du Nord.

Selon les statistiques de l'OMS, plus de 110 000 cas de rougeole ont été enregistrés dans le monde au cours des trois premiers mois de 2019. Cela concerne également les pays, où on a complètement éliminé le virus dans le passé. Du 1er janvier au 26 avril 2019, 22 États américains ont enregistré 704 cas de rougeole, ce qui a dépassé les chiffres annuels des 19 années précédentes (New York a même introduit l'état d'urgence depuis le 10 avril à cause de l'épidémie). On constate également une situation troublante dans les pays tels que Madagascar (environ 135 000 malades et plus de 800 morts du septembre 2018 à l'avril 2019) ou les Philippines (plus de 18 500 cas depuis le début de l'année). Des cas isolés d'infection ont été enregistrés en Finlande, en Autriche, en Pologne, en Biélorussie, en Algérie et à Sainte-Lucie.      

La raison principale de la propagation de l'infection réside dans la réduction des programmes d'immunisation de la population, ainsi que dans l'élargissement des refus de la vaccination.

Ce n'est pas par hasard que nous évoquons cette situation. Dans ce contexte, le Ministère russe des Affaires étrangères appelle les citoyens russes qui envisagent de partir à l'étranger, à tenir compte de ces informations en planifiant leurs déplacements. Quant aux citoyens qui n'ont pas été affectés par la rougeole dans le passé et n'ont pas été immunisés contre cette maladie, nous leur recommandons de se faire vacciner au moins deux semaines avant le voyage.

 

Sur le programme de dépistage en Abkhazie

 

Les experts de l'Agence fédérale de médecine et de biologie de Russie mettent en œuvre un programme de dépistage global parmi la population de l'Abkhazie visant la prévention de certaines maladies. Plus de 50 médecins de haut niveau ont été envoyés dans la république à ces fins.

Ce programme de dépistage comprend deux étapes (du 5 au 26 avril et du 14 mai à la mi-juin) et devrait couvrir toutes les régions abkhazes. Ainsi, il a déjà été mené au bout dans les régions de Gali, de Tkvartchéli, d'Otchamtchiré et de Goulrypchi. Le dépistage sera donc poursuivi dans la région de Soukhoumi, dans la ville de Soukhoumi et dans les régions de Goudaouta et de Gagra.

Ce programme offre un avantage considérable qui réside dans la possibilité de se faire soigner en Fédération de Russie. Ainsi, 63 patients de la région d'Otchamtchiré devraient être examinés dans les cliniques russes.

Afin d'améliorer davantage les soins médicaux offerts aux Abkhazes et aux touristes russes, on envisage de construire d'ici quelques années dans la république un centre des soins d'urgence qui embauchera des spécialistes russes.   

 

Sur les événements festifs consacrés aux 74 ans de la Victoire

 

La Russie fête demain une grande date: les 74 ans de la Grande Victoire. Je voudrais brièvement citer les événements qui sont organisés à cette occasion à l'étranger avec le concours des missions russes. Des événements dans le cadre de la commémoration des 74 ans de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique se sont déjà déroulés dans 42 pays (l'Australie, l'Argentine, le Venezuela, l'Espagne, l'Italie, le Canada, la Chine, le Koweït, le Maroc, le Portugal, la Syrie, les États-Unis etc.) et dans plus de 100 villes dans le monde entier. Ils ont réuni plus de 50 000 personnes. Qui plus est, l'événement "Régiment immortel" s'est pour la première fois déroulé à Hong Kong et au Qatar.

Le Régiment immortel a été accompagné par un grand nombre d'autres événements: les initiatives "Ruban de Saint-Georges" et "Bougie de mémoire", le dépôt de gerbes aux tombeaux des soldats soviétiques, des concerts musicaux, des festivals de chansons militaires, des expositions de photos etc.

Les défilés du Régiment immortel ont été concertés avec les autorités des pays concernés. Des responsables de certains États envisagent eux-mêmes de prendre part à ces commémorations. Ainsi, l'événement de mémoire en l'honneur des soldats libérateurs soviétiques qui a eu lieu le 5 mai à Bratislava, a réuni des parlementaires, des membres des partis politiques et des associations civiles.

Les missions russes à l'étranger rapportent de nouvelles informations à ce sujet. Tout un nombre d'autres événements devrait se dérouler du 8 au 12 mai. Nous publierons toutes les informations relatives, notamment sur les réseaux sociaux - sur les pages du Ministère russe des Affaires étrangères et de nos missions - et sur notre site.

 

Sur la profanation d'un monument sur le territoire de l'ensemble de mémoire soviétique dans le parc de Treptow à Berlin

 

Des inconnus ont profané le 4 mai le monument "Mère en deuil", faisant partie de l'ensemble de mémoire soviétique dans le parc de Treptow à Berlin.

Cet acte conscient de vandalisme est d'autant plus révoltant qu'il a été commis à l'approche du Jour de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique et des 70 ans de l'ouverture de l'ensemble de mémoire dans le parc de Treptow qui comprend les tombeaux de plus de 7 000 soldats soviétiques.

L'Ambassade russe a envoyé une note de protestation au Ministère allemand des Affaires étrangères. Le Sénat (Gouvernement) de Berlin entreprend déjà des efforts visant à réparer le dégât subi par le monument. La police allemande a lancé une enquête sur cet incident.

Nous comptons que les autorités allemandes présenteront une réaction appropriée à cet acte barbare et adopteront les mesures nécessaires pour prévenir de nouveaux crimes de ce genre.

Nous espérons que cet événement n'assombrira pas les commémorations du Jour de la Victoire et de la libération de l'Allemagne du nazisme à Berlin.

 

Sur une nouvelle profanation d'un monument au cimetière des guerriers soviétiques en Pologne

 

Un autre cas révoltant concerne une nouvelle profanation du cimetière des guerriers soviétiques dans la ville polonaise de Jawor (voïvodie de Basse-Silésie). Un obélisque installé au milieu des tombeaux de 500 soldats de l'Armée rouge a été récemment rétabli par les autorités locales après un acte de vandalisme. On l'a pourtant encore une fois couvert de messages offensifs.

Les auteurs de ce crime tentent d'insulter la mémoire des soldats, mais n'insultent en réalité qu'eux-mêmes. Ils nous présentent un autre visage de l'UE, un niveau civilisationnel déplorable de ces pays. Nous évoquerons et dénoncerons tous les cas de genre. Nous faisons tout notre possible pour prévenir ces incidents dans le futur, pour trouver les criminels et les vandales. Ce n'est pas pourtant la question principale. L'UE, est-elle prête à se regarder dans le miroir? Sont-ils prêts à y voir leur réflexion? Se rendent-ils compte de leur image, si nous parlons ici toutes les semaines de nouveaux actes de vandalisme européen contre les monuments de leurs libérateurs? C'est exactement à cela qu'il faut réfléchir. Mais qui est-ce qui le fait en Union européenne? Tous les propos concernant les droits de l'homme ou des valeurs et des libertés supérieures ne valent rien, si les pays civilisés sont incapables de mettre fin à ce comportement de leurs citoyens.

Malheureusement, la justice polonaise n'a pas été en mesure de protéger le monument contre les vandales, qui se considéraient probablement comme les maîtres de la situation compte tenu du refus de Varsovie de reconnaître le rôle décisif de l'URSS et de l'Armée rouge dans la libération de la Pologne de l'occupation hitlérienne.

A la veille de la Victoire du 9 mai, je voudrais rappeler à tous les amateurs de l'altération de l'histoire que la carte moderne de l'Europe aurait été absolument différente sans l'exploit et le grand sacrifice du peuple soviétique. Nous honorons la fraternité des armes et avons le droit au respect mutuel.

Nous exigeons de réparer le monument de Jawor, de mener une enquête et de punir les coupables.

 

Sur le Ve Forum international des diplômés du MGIMO

 

Tachkent, capitale ouzbèke, accueillera du 18 au 19 mai le Ve Forum international des diplômés de l'Institut d'État des relations internationales de Moscou (MGIMO).

La liste des hôtes d'honneur comprend notamment le Président ouzbek Chavkat Mirzioïev, le Ministre ouzbek des Affaires étrangères Abdulaziz Kamilov et, probablement, le Ministre russe de la Culture Vladimir Medinski.

Le Forum réunira plus de 400 diplômés du MGIMO de la Russie, de l'Ouzbékistan, des pays d'Europe et d'Asie: des représentants des organisations internationales, des institutions publiques, de la communauté d'affaires, de l'enseignement et de la culture.

La première journée du forum prévoit des événements visant à familiariser les participants avec le pays hôte. Un élément substantiel du programme sera une table ronde des experts russes et ouzbeks consacrée à la sécurité régionale.

Le forum comprendra une présentation de nouveaux programmes d'études du MGIMO concernant les marchés de matières premières, l'intelligence artificielle, les marchés agricoles et la diplomatie sportive. Les participants prendront également connaissance des programmes de l'antenne ouzbèke du MGIMO à Tachkent, qui devrait ouvrir ses portes en automne prochain.

Le programme d'affaires sera présenté le 19 mai. Les débats se dérouleront dans le cadre de trois sessions plénières: "La carte du monde d'investissement. Le portefeuille ouzbek", "L'empathie stratégique contre la sécurité", "La politique internationale d'image". Cela permettra d'examiner l'éventail le plus large possible de questions économiques et culturelles, ainsi que les meilleures pratiques mondiales dans ce domaine.

Nous invitons les médias à couvrir cet événement.

L'accréditation a été lancée sur le site du forum (http://alumniforum.mgimo.ru/) et prendra fin le 13 mai à 17h00.

Veuillez contacter la porte-parole du MGIMO Viktoria Kalachnikova, portable +7-915-301-91-88, e-mail: kalashnikova.v.v@my.mgimo.ru 

 

Sur le 9e Forum international des Vainqueurs "La Grande Victoire obtenue par l'union"

 

L'importance de cet événement est indéniable. Le Forum des Vainqueurs s'est fait la réputation d'une plateforme de dialogue prestigieuse appelée à contribuer à la sauvegarde de la mémoire sur la Grande Guerre patriotique comme étant un événement historique crucial réunissant les peuples de l'ex-Union soviétique, à rappeler le rôle et la contribution des représentants de tous les peuples de l'ex-URSS à la Grande Victoire, à former des approches communes des experts et des représentants publics (notamment des jeunes élites) des Etats de la Communauté visant à lutter contre la falsification de l'histoire.

Pour la première fois y ont été exprimées les initiatives qui ont débouché sur des projets conséquents tels que le "Régiment immortel-Communauté", la Garde de la mémoire "Nous sommes des millions de gardes de Panfilov", et bien d'autres.

Il s'agit de la 9e édition du Forum international des Vainqueurs "La Grande Victoire obtenue par l'union", qui s'est tenu ce 25 avril à Saint-Pétersbourg. Son importance est confirmée par la participation au forum de 250 personnes, notamment des délégations de toutes les anciennes républiques d'union (des représentants du pouvoir, des communautés scientifique et d'experts, des organisations de vétérans et de jeunesse, des artistes, des journalistes), ce qui souligne le caractère unique de ce format. Les salutations du Président russe Vladimir Poutine ont été exprimées aux participants au Forum par le Gouverneur par intérim de Saint-Pétersbourg Alexandre Beglov.

Ce 9e Forum consacré cette année au 75e anniversaire de la libération totale de Leningrad du siège fasciste a été ouvert symboliquement, du point de vue de la sauvegarde de la mémoire historique, par une cérémonie de dépôt de fleurs devant la Flamme éternelle du monument Mère-Patrie au cimetière mémorial de Piskarev. L'histoire du siège en tant qu'exemple d'un courage sans précédent, de bravoure et de cohésion des peuples de l'URSS pendant la Grande Guerre patriotique a été le thème central du Forum, dont le programme incluait une réunion plénière et le travail de quatre sessions thématiques (des historiens, des chercheurs, des jeunes leaders et des journalistes).

Un axe important du travail consiste à créer des formats pour une coopération efficace et pour élargir la coopération entre les jeunes leaders des pays de la CEI, des pays baltes, ainsi que de la Géorgie en mettant l'accent sur la popularisation des connaissances historiques objectives sur la Grande Guerre patriotique et la continuité des valeurs intemporelles de la génération des vainqueurs. En particulier, l'une des sessions thématiques du Forum y était destinée – "Que les vivants se souviennent – les générations savent".

Le Forum international des Vainqueurs "La Grande Victoire obtenue par l'union" est organisé chaque année par des associations russes (la Fondation pour le développement Institut d'études eurasiatiques et le centre de politologie Nord-Sud) avec le soutien de la Fondation interministérielle de la coopération sociale des Etats membres de la CEI dans le cadre du grand projet multilatéral éponyme.

Cette activité se déroule depuis 2010 dans les villes-héros et les villes de la gloire militaire russes. En 2015, le Forum anniversaire assimilé au 70e anniversaire de la Grande Victoire s'est tenu au musée de la Grande Guerre patriotique à Poklonnaïa Gora à Moscou. En 2016, le Forum des Vainqueurs s'est tenu pour la première fois en dehors de la Russie – dans la ville-héros de Minsk (en 2017 – à Astana, en 2018 – dans la ville de la gloire militaire de Briansk).

 

Sur les démarches éventuelles visant à régler les problèmes humanitaires dans le Haut-Karabakh

 

Nous avons reçu une question pour savoir si, le 24 avril, Sergueï Lavrov et le Secrétaire général de l'OSCE Thomas Greminger avaient évoqué à Moscou des démarches visant à régler les problèmes humanitaires des habitants du Haut-Karabakh.

A la demande de Thomas Greminger, Sergueï Lavrov l'a informé des résultats de la réunion à Moscou du 15 avril des ministres des Affaires étrangères de la Russie, de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie avec la participation des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE pour le processus de paix dans le Haut-Karabakh et la déclaration conjointe adoptée. Comme cela a été indiqué, à l'issue de la réunion à Moscou a été constaté l'intérêt de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie pour coopérer dans le secteur humanitaire. Il est question des démarches visant à stabiliser la situation dans la zone du conflit, notamment pendant les travaux agricoles, de l'accès des proches aux individus détenus sur le territoire des parties et de la disposition à entamer un travail pratique pour établir le contact entre les gens, y compris les voyages réciproques des journalistes.

De son côté, Thomas Greminger a réaffirmé l'intention de l'OSCE de continuer d'accorder son soutien au processus de paix dans le Haut-Karabakh.

 

Réponses aux questions:

Question: Pouvez-vous parler plus en détail de la libération de détenus syriens de prisons israéliennes?

Réponse: Il est question de Hamis Ahmed et de Zeidan Tawil. Ce sont les noms des deux détenus syriens qui ont été libérés des prisons israéliennes avec la contribution de la Russie fin avril.

Question: Le 4 mai, lors des bombardements de la bande de Gaza un obus a atterri dans le bureau de l'agence de presse Anadolu et l'a pratiquement détruit. Que pouvez-vous dire à ce sujet?

Réponse: Vous le savez, les Etats ont des obligations pour garantir la sécurité des journalistes. Chaque Etat doit tout faire pour les remplir.

Question: Le membre de la Chambre civile de la Fédération de Russie Alexandre Malkevitch s'est vu refuser le 8 mai l'entrée en Moldavie, le désignant persona non grata. Son passeport a été saisi et il a été déporté, sans pour autant expliquer en quoi il était "fautif". Que pouvez-vous dire au sujet de cette démarche des autorités moldaves?

Réponse: Premièrement, il faut connaître leurs motivations. Si aucune explication ne lui a été donnée, on voudrait comprendre pourquoi. Je pense que nous poserons cette question via nos établissements diplomatiques dans ce pays. De tels actes n'apportent aucune valeur ajoutée par rapport au développement de relations normales, de bon voisinage et amicales avec un Etat avec lequel nous avons une riche histoire commune. En s'exprimant de manière très diplomatique, je ne pense pas que cette démarche peut être qualifiée de positive.

Question: Que propose la Russie pour garantir la sécurité à la frontière turco-syrienne: le déploiement des forces armées syriennes ou la création de zones de sécurité, comme le souhaite la Turquie à sa frontière avec la Syrie?

Réponse: Vous devriez poser cette question à nos experts militaires. Je n'ai rien à ajouter aux commentaires faits aujourd'hui par Sergueï Lavrov à l'issue de son entretien avec le Ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

Question: La Syrie est très préoccupée par la présence de forces turques sur son territoire. Quand les troupes étrangères doivent-elles quitter la Syrie? Sergueï Lavrov a déclaré récemment qu'elles devaient partir, mais quand?

Réponse: Elles ne devaient pas s'y rendre non plus. Cela pourrait ressembler à une réponse indirecte à votre question, mais en réalité c'est une réponse directe. Elles ne devaient pas s'y rendre sans invitation du gouvernement légitime de la Syrie. Je fais allusion à toutes les forces armées qui se trouvent sur le territoire syrien sans l'accord des autorités syriennes, ce qui n'a aucune base légitime.

Question: Aujourd'hui, les ministres des AE de la Russie et de l'Iran ont parlé d'une proximité des points de vue sur les différents aspects de la politique internationale, y compris la situation en Afghanistan. Que pensez-vous du rôle de l'Iran dans le processus de paix en Afghanistan? Des décisions ont-elles été prises à ce sujet?

Réponse: Aujourd'hui, la discussion était générale. Aucune décision concrète n'a été prise hormis la poursuite d'une coopération étroite entre les ministères des Affaires étrangères et nos experts en ce sens. En ce qui concerne le rôle de l'Iran dans le règlement de la situation en Afghanistan, nous le trouvons significatif. C'est pourquoi une attention particulière a été accordée au débat sur ce thème avec les partenaires.

Question: Les médias parlent d'une décision du Ministère russe des Affaires étrangères d'expulser deux diplomates suédois en réponse au refus de délivrer des visas diplomatiques à plusieurs collaborateurs de l'Ambassade russe. Pouvez-vous commenter cette information?

Réponse: De telles questions n'ont pas besoin de commentaires. Sans entrer dans la profondeur du problème, je peux dire que la réponse se trouve dans votre question. Je veux parler de la phrase "en réponse". Traditionnellement nous essayons de ne pas commenter ce thème.

Question: La CNN a commencé à être constamment associée aux fake news. Très récemment, Sergueï Lavrov est devenu l'auteur de l'expression "fake question". Je revendique le statut d'auteur de l'expression "fake information". L'escalade de la tension autour de l'Iran et l'envoi d'un porte-avions dans le golfe Persique sont basés sur l'information fournie par Israël aux Etats-Unis et à d'autres pays. Pour une certaine raison ces pays prennent suffisamment au sérieux les informations fournies par les services secrets israéliens, alors qu'elles se sont avérées fausses plusieurs fois.

Vous venez de dire que la Russie possède une certaine influence sur Israël. Ne serait-ce pas le moment pour que les autorités russes parlent au sommet avec les autorités israéliennes afin qu'elles ne fournissent pas aux Etats-Unis des informations provocantes et injustifiées et ne provoquent pas un nouveau cycle d'escalade de la tension dans la région, parce qu'en grande partie les Américains dépendent du lobby israélien dans le pays et sur la scène internationale?

Réponse: Je pense que vous venez d'essayer de rejeter une partie du travail qui doit être fait par les médias sur le pouvoir exécutif. Les médias doivent rechercher et percer à jour les fake news et les actions basées sur les fausses informations.

J'ai consacré aujourd'hui un bloc entier à la manière dont les représentants du pouvoir exécutif et des structures de force, ainsi que de la société civile travaillent pour dénoncer les fakes, et ce de niveau mondial. Les Casques blancs sont un parfait exemple de l'industrie mondiale des fakes. De notre côté, nous menons également ce travail. Sur notre site existe une rubrique sur les publications contenant de fausses informations. Lors de nos contacts avec les partenaires nous attirons l'attention sur ce point. Et nous le faisons régulièrement. Nous critiquons les déclarations mensongères qui sont faites par les antagonistes et les collègues étrangers. Vous le savez également.

Je pense qu'il est incorrect d'exempter les médias et les journalistes de la fonction visant à percer à jour les fakes. Beaucoup de choses dépendent de vous en tant que représentant d'un média populaire dans la région. Entre autres, on peut et on doit le faire en posant des questions. Votre question devrait être posée aux pays que vous venez d'accuser d'agir en s'appuyant sur de fausses informations. Par exemple, leurs ministères des Affaires étrangères disposent de services de presse, ils possèdent des ambassades à Moscou.

Question: Le comportement de la Lituanie voisine à la veille de la Journée de la Victoire est surprenant. Samedi, un monument a été inauguré à Chicago en hommage à un "frère de la forêt" Adolfas Ramanauskas-Vanagas. C'est un complice des nazis qui a tué des dizaines de milliers de civils, qui a pratiquement éradiqué toute la communauté lituanienne juive. Le Ministre lituanien des Affaires étrangères Linas Linkevicius a assisté à l'inauguration du monument. L'Ambassade de Russie aux Etats-Unis l'a critiqué. Hier, le Ministère des Affaires étrangères de la Lituanie a convoqué des diplomates russes pour exprimer sa protestation et suggérer d'étudier de plus près l'histoire et la biographie de cet homme. Récemment, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Lituanie a déclaré que l'Ambassade de Lituanie ne participerait à aucune activité consacrée au 9 mai. Pourquoi fallait-il faire cette déclaration? Pourquoi c'est fait à la veille du 9 mai? Est-ce une volonté de gâcher la fête? Comment faut-il y réagir?

Réponse: Nous avons déjà publié plus tôt nos commentaires concernant ces sujets. L'un d'eux a été publié sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères le 26 novembre 2018. Nous suivons ce thème depuis longtemps.

En effet, ce 4 mai, dans la banlieue de Chicago, en présence du Ministre lituanien des Affaires étrangères, a été inauguré un monument en hommage de la personne mentionnée, qui est accusée d'être impliqués dans l'Holocauste, dans les crimes d'extermination de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. La seule organisation américaine qui a protesté a été le Centre Simon Wiesenthal. Mais sa voix n'a pas été entendue par les autorités américaines et les militants des droits de l'homme, notamment par les nombreuses fondations pour l'étude de l'Europe de l'Est. Ce qui est particulièrement cynique, c'est que cette action a pratiquement coïncidé avec la Journée de la commémoration des victimes de l'Holocauste et s'est tenue à la veille de la Journée de la Victoire des Alliés en Europe.

L'an dernier, le projet d'installation de ce monument a été refusé dans la ville de New Britain, Connecticut. Mais Vilnius n'a pas abandonné les tentatives de réaliser ce projet. La Lituanie glorifie continuellement, et depuis récemment avec le soutien ouvert de l'Otan et de l'UE, les collaborateurs nazis, qui ont participé à l'Holocauste, en les faisant passer les bourreaux pour les victimes. C'est ce que fait le Centre pour l'étude du génocide et la résistance des habitants de la Lituanie. La falsification de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale a un objectif tout à fait pratique – blanchir le "Front des activistes lituaniens" profasciste, qui a commencé les exécutions et les pillages des Juifs et des Polonais avant l'entrée des troupes allemandes en Lituanie en 1941.

Pendant les années de guerre ces "activistes" représentaient le noyau des bataillons punitifs et de garde. Sur leur conscience l'extermination de toute la population juive de la Lituanie soviétique occupée. Quand l'Armée rouge a chassé les occupants fascistes allemands de la république (s'est distinguée notamment dans les combats la 16e Division lituanienne composée à un tiers de Juifs et le régiment aérien franco-soviétique Normandie-Niemen), les "activistes" ont poursuivi la lutte en tant que "frères de la forêt" en éliminant essentiellement les "collaborationnistes" – leurs propres compatriotes lituaniens aspirant à la vie pacifique.

Vous avez demandé pourquoi ils le font – j'ai répondu. Mais eux-mêmes ne comprennent-ils pas l'apparence odieuse de ceci? Je pense qu'ils en sont conscients, mais des objectifs ont été fixés, le mécanisme a été lancé, par conséquent la "locomotive" ne peut plus être stoppée. Bien évidemment, nous appelons Washington à raisonner leurs satellites baltes, qui cherchent à imposer à la société américaine les valeurs de ceux qui sont directement responsables pour les nettoyages ethniques, s'il n'est pas encore trop tard.

 

 

 

 

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