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Merci d'avoir répondu à notre proposition de participer à la conférence de presse, consacrée par tradition aux résultats de l'année passée.
Cette année passée a été assez compliquée, parfois dramatique, fournie en importants événements contradictoires, qui ont très sérieusement influé sur la situation. C'est la crise financière globale, qui a sapé la confiance aux institutions financières internationales, formées après la Seconde guerre mondiale. Cela dit, les efforts actuels visent le rétablissement de cette confiance déjà sur une base nouvelle, qui reflète les réalités du monde multipolaire. C'est aussi la reconnaissance unilatérale – en dépit du droit international – de l’indépendance du Kosovo. C'est, certes, l'agression de la Géorgie contre l'Ossétie du Sud, qui n'avait pas atteint ses objectifs uniquement grâce aux actions de la Russie, qui, en entière conformité avec ses obligations internationales, a coupé court à cette action illégale.
Malheureusement, nous avons commencé l'année nouvelle sous l'accompagnement des hostilités à Gaza et de la crise artificielle de l'approvisionnement en gaz en Europe.
Je pense, que finalement, tous ces événements feront tous les participants des relations internationales faire face à la réalité. Feront tous comprendre, que les conflits modernes n'ont pas de solution par la force et par d'autres moyens illégaux. Dans les conditions de la mondialisation, il ne reste plus de place pour l'égoïsme national, pour les tentatives de régler ses propres problèmes financiers et économiques ou dans le domaine de la sécurité aux dépens d'autrui.
Je crois, que l'accumulation de la masse critique du potentiel conflictuel dans les relations internationales devra devenir le catalyseur de leur plus rapide et plus profonde transformation, celui de la formation du système polycentrique de la gestion globale, y compris ses fondations matérielles, et faire comprendre l'absence d'alternative des approches collectives au règlement des problèmes communs pour tous sur la base de l'application universelle du droit international.
L'année passée, la Russie a agi dans l'arène internationale avec la pleine compréhension de sa responsabilité et de ses capacités. A la base de notre ligne de politique étrangère a résidé la nette compréhension des intérêts nationaux, multipliée par le bon sens et la bonne volonté à une coopération d'égal à égal avec les partenaires internationaux. Le Président D.A.Medvédev a entériné le nouveau Concept de la politique étrangère de la Fédération de Russie, garantissant l'acceptabilité du cap de notre politique étrangère. Le Président a formulé la stratégie concrète dans la mise en pratique de ce Concept dans toute une série de ses interventions, surtout dans son premier message à l'Assemblée Fédérale de la Fédération de Russie.
La principale conclusion, que nous tirons pour nous des résultats de 2008, est que la Russie a essentiellement terminé la période de «concentration». Et la conclusion, que ferait toute la communauté internationale est que nous avons affaire avec une situation géopolitique de qualité nouvelle, peut-être, comme on dit, à quelque chose malheur est bon, la crise financière économique globale fait tous centrer leur attention sur les problèmes vitaux au lieu des projets virtuels. Il est aussi important, que la crise pousse nous tous aux actions communes. Ce qu'indique, en particulier, la transformation de fait du G7 financier en G20 financier, comme cela avait eu lieu au sommet à Washington en novembre dernier. Ce forum est suffisamment représentatif sur les plans géographique et civilisé. Sans dire déjà, que sur les pays du G20 tombent 80 % de l'économie mondiale. La Russie a agi en étroit contact avec ses partenaires et compagnons d'idées dans l'espace de la CEI, en Europe, au format BRIC, et a pris une participation active au sommet du G20 à Washington. Les renforcements ultérieurs sur cette piste, les efforts de transformation du système financier mondial nous attendent encore. Je pense, que ces efforts devront en principe aider à accumuler la masse critique de la confiance, ce qui permettra de régler les différends sur certains problèmes politiques, contribuera à la déidéologisation des relations internationales.
Un bon exemple de l'approche constructive, pragmatique en est l'interaction de la Russie avec l'Union Européenne et pendant la crise au Caucase, et pour surmonter les obstacles artificiellement créés sur la voie de l'approvisionnement de l'Europe en gaz. Je crois, que nous n'avons jamais encore coopéré aussi étroitement avec l'Union Européenne sur les problèmes vraiment importants pour les deux parties. Je noterai le rôle actif du Président Sarkozy en tant que président de l'Union Européenne pendant le semestre dernier. M.Topolanek, Premier ministre la République Tchèque s'occupe actuellement très activement, avec responsabilité et avec l'initiative idoine, du règlement des problèmes de l'approvisionnement en gaz de nos partenaires en Europe. L'année passée a aussi montré, que l'architecture euro-atlantique dans le domaine de la sécurité est faite de lambeaux et inadéquate aux exigences modernes. Je crois que beaucoup de gens ont mieux compris l'actualité de l'initiative du Président D.A.Medvédev sur l'élaboration du Traité sur la sécurité européenne. Nous ne pouvons pas à ce propos ne pas saluer le récent appel ouvert de Frank-Walter Steinmeier, Ministre des affaires étrangères de la RFA, au Président élu des USA avec la proposition de reprendre l'idée de la création de l'espace de sécurité euro-atlantique depuis Vancouver jusqu'à Vladivostok. L'idée est vieille, mais qui, à force de diverses raisons, n'a pas été mise en pratique immédiatement après la fin de «la guerre froide».
Certes, nous sommes prêts à tout développement des événements, mais, comme beaucoup d'autres pays, espérons sérieusement les changements pour le mieux dans la politique des USA, y compris les changements dans la politique de Washington dans l'arène internationale. Nous sommes prêts à ces changements et espérons l'étroite coopération.
Nous avons toujours l'espace de la Communauté des Etats indépendants comme priorité importantissime en politique étrangère. L'année passée, a été adoptée la stratégie du développement économique de la CEI jusqu'à 2020, le noyau d'intégration de la CEI en la personne de l'EurAsEc et de l'OTSC s'est renforcé. La création auprès du MAE de la Russie de l'Agence fédérale pour la CEI, les compatriotes vivant à l'étranger et la coopération humanitaire internationale est appelée à devenir l'instrument de l'augmentation de l'efficacité de notre cap dans l'espace post-soviétique.
D'autres pistes de la politique étrangère multivecteur de la Russie se sont également renforcées. Je noterai la coopération dans le cadre de l'Organisation de coopération de Shanghai, le développement des relations avec les partenaires au Proche-Orient, en Asie, en Amérique Latine, en Afrique. La diplomatie multilatérale dans le cadre du G8, du BRIC, de la CEAP et des autres forums a contribué à la garantie des intérêts nationaux.
Donc, dans l'année venue, les tâches d'envergure de politique extérieure nous attendent tous. Les événements qui ont terni le début de l'année constituent le témoignage évident du besoin de l'union des efforts pour un travail conjoint systématique. Le bien-être et la santé du monde entier vont dépendre du succès de ce travail. La Russie est prête à ce travail et espère cette approche de tous nos partenaires internationaux. Merci pour votre attention, je suis prêt à répondre à vos questions.